Tag: Municipales

  • Gaby Charroux dresse son bilan en public ce samedi à Martigues

    Gaby Charroux dresse son bilan en public ce samedi à Martigues

    Un bilan sous le signe du « bouclier martégal », dont 95% des engagements ont été tenus. Voilà les termes du bilan de mandat de Gaby Charroux, maire (PCF) de Martigues, qui sera présenté ce samedi 17 janvier, de 10h à 12h, à la salle Dufy de l’espace Simone-Veil

    « Gaby Charroux démontrera comment la Ville a su protéger ses habitants tout en préparant l’avenir », indique son équipe, au travers des quatre thèmes politiques de la ville mobilisés que sont l’innovation, la durabilité, toutes les égalités et le vivre-ensemble.

    « Ce rendez-vous sera également l’occasion d’évoquer les rapports de force avec la Métropole pour la défense des services de proximité, notamment la propreté et les transports », promet l’équipe du candidat.

  • Le milliardaire Mohed Altrad veut régler ses comptes à Montpellier

    Le milliardaire Mohed Altrad veut régler ses comptes à Montpellier

    « Montpellier est dirigée comme une section du PS. Je suis venu pour démanteler ce système et rendre Montpellier à ses habitants ».

    Jeudi 15 janvier, Mohed Altrad n’a pas fait mystère de ses intentions en déclarant sa candidature à la mairie de Montpellier. Devant 500 soutiens et curieux réunis au Dièze Warehouse, il a d’abord tenté de séduire son auditoire avec sa parabole fétiche de « l’enfant du désert » devenu milliardaire. Mais le patron du Montpellier Rugby Club (MHR), en conflit avec l’actuelle majorité municipale au sujet de son projet de « village rugby », a vite fait comprendre qu’il venait aussi régler ses comptes.

    Il y a près d’un an, celui qui se dit ni de droite ni de gauche confiait à nos confrères de La Gazette que sa boussole était de faire tomber le maire Michaël Delafosse (PS). « Si je trouve quelque chose de moi en vous, que vous vous appeliez FN ou LFI, ça ne me gêne pas ». Opportuniste, Mohed Altrad l’avait déjà été en 2020 lorsqu’il avait choisi de s’allier dans l’entre deux-tours avec Alenka Doulain (proche de LFI) et l’humoriste Rémi Gaillard.

    Six ans plus tard, le revanchard qui aura 78 ans au moment de glisser un bulletin dans l’urne (ce qui ne lui arrive pas souvent), jure avoir appris de ses « erreurs » de novice en politique. « Trébucher, tomber, me relever, c’est toute ma vie », dit-il en revenant toujours à son parcours atypique, tout en regrettant qu’on le « renvoie à sa condition sociale ». Hier « immigré pauvre », aujourd’hui patron richissime jouissant d’une belle notoriété.

    En témoignent les 500 soutiens parmi lesquels le sénateur Jean-Pierre Grand (parti Horizons d’Edouard Philippe), l’ancienne secrétaire d’État macroniste Patricia Mirallès, le maire de Saint-Georges d’Orques Jean-François Audrin (Horizons). Des anciens compagnons de l’ex-maire Philippe Saurel également à l’instar de Stéphanie Jannin ou Annie Yague. Mais aussi le professeur Charles Sultan, fâché avec Michaël Delafosse. Sans oublier le fidèle Salim Jawari élu d’opposition. Actuel président de la commission des finances, celui-ci fustige « l’endettement multiplié par 5 de la Ville de Montpellier » et « l’écologie dogmatique financée par vos impôts ».

    Pour l’instant Mohed Altrad n’entre pas dans la bataille des chiffres. Plutôt que « le confort » de « siroter un verre sur la plage » ajoute sa fille Ema, il assure avoir choisi « le combat ». Le patron du groupe Altrad qui pèse plus de 5 milliards de chiffre d’affaires et 65 000 salariés dans le monde, se présente comme un « bâtisseur » avec une « vision ». Pour transformer « l’une des villes de sa taille les plus pauvres de France », fustige-t-il, l’homme d’affaires entend « passer de la politique des discours à la politique des résultats ».

    Sans dire comment, il promet de créer 30 000 emplois pour faire de Montpellier « une ville qui travaille, une ville zéro chômeur ». Ce qui n’existe nulle part. Tandis que le BTP est au ralenti, il affirme qu’il doublera le nombre de logements sociaux et rendra possible l’accession à la propriété au bout de 15 ans. « Le logement social ne doit pas être une prison ».

    Comme la gratuité des transports en commun est largement appréciée des habitants, il n’y touchera pas. Tout en regrettant que « la Ville vit à crédit », M. Altrad promet la gratuité des cantines pour tous les enfants sans condition. Le tout « sans hausse d’impôts ». Complexe.

    Comme inspiré par Robert Ménard (extrême droite) à Béziers, il prévoit « pour protéger » un couvre-feu dès 22h pour les mineurs de moins de 16 ans. « Traîner dans les rues à 12-14 ans, ce n’est pas la liberté, c’est l’abandon ». Il veut aussi créer une brigade municipale de propreté et un plan « anti-bouchons ». S’il est élu maire, celui qui n’a jamais mis un pied au conseil municipal avant de démissionner en 2024, jure d’abandonner le projet de chaudière CSR (Combustible solide de récupération) pour brûler les déchets. « Je ne veux pas de scandale sanitaire. Montpellier ne sera pas un énième cobaye. La santé des Montpelliérains ne se négocie pas ».

    Mohed Altrad qui vise aussi la présidence de la Métropole de Montpellier, conclut sur une note populiste. « Je ne prendrai pas un centime. Mes indemnités seront reversées aux associations ». Facile à dire quand on pèse plusieurs milliards d’euros.

  • Les anti-projet de Vinci vont mettre les candidats sur le gril à Montpellier

    Les anti-projet de Vinci vont mettre les candidats sur le gril à Montpellier

    En attendant le grand oral des Shifters sur le climat le 12 février, ils vont devoir se positionner sur le projet de Contournement ouest de Montpellier (COM). À Montpellier, Saint-Jean-de-Védas ou Juvignac, les trois communes traversées par le projet décrié de Vinci, les candidats aux Municipales vont être questionnés par le collectif Autre COM.

    Lequel ne digère pas que le projet initial (un boulevard urbain en 2×2 voies censé réduire les bouchons) soit devenu un bras autoroutier de 6,2 km en 2×3 voies élargies avec bandes d’arrêt d’urgence dimensionné pour du 110 km/h et visant à relier l’A709 à Saint-Jean-de-Védas à l’A750 à Juvignac. « Si les gens connaissaient vraiment le projet de Vinci, on ne serait pas minoritaire dans le sondage sur le COM », assure Céline Scornavacca, qui déplore une « communication agressive » trompeuse de Vinci et une opacité entretenue par les autorités favorables au projet. « Sans parler du trafic induit et de la pollution, je ne suis pas sûre que le projet va résoudre les problèmes des embouteillages à l’ouest ». Du côté de Vélocité, Christine Rouot fait un vœu. « On demande au moins de ne pas toucher à l’échangeur de Juvignac. » Sans quoi « on va ramener les camions du nord vers l’A709 ! », abonde Philippe Hippert, de Saint-Jean Environnement.

    Des arbres déracinés

    En attendant que ne soit jugé leur recours en appel contre la déclaration d’utilité publique, les opposants au projet de Vinci ont déposé le 7 janvier 2026 un recours contre l’autorisation environnementale préfectorale du 30 novembre 2025. D’une part ce document atteste qu’« il s’agit bien d’une autoroute » alors qu’une « réserve avait été émise sur l’absence d’alternative sobre au tracé », rappelle Jean-Michel Hélary de SOS Lez Environnement. D’autre part, l’arrêté préfectoral n’est censé permettre que des travaux préparatoires aux fouilles archéologiques. Or, depuis les fêtes, les opposants ont constaté des travaux de terrassement. « Des pins et des oliviers ont été abattus. L’habitat des petits mammifères et des chauves-souris a été détruit », s’indigne Gaspard Drillaud, du Groupe national de surveillance des arbres.

    Pour Françoise Hélary, il s’agit d’« atteintes environnementales évidentes ». La militante d’Alternatiba pense que « l’autorisation environnementale qui déroge à la protection d’espèces protégées (telle que la loutre d’Europe) est illégale ». Ce sera à la justice de trancher. Mais les véritables travaux du COM débutant début 2027, il sera peut-être trop tard.

  • Bagnols : une ville à réparer, une gauche à rassembler

    Bagnols : une ville à réparer, une gauche à rassembler

    À Bagnols-sur-Cèze, troisième ville du Gard, l’élection municipale s’annonce comme un match dangereux. Le paysage politique est éclaté : le maire sortant Jean-Yves Chapelet (divers centre) doit officialiser sa candidature le 24 janvier. Mais autour de lui gravitent d’anciens membres de la majorité devenus opposants, des candidats « hors étiquette », une droite radicalisée… et surtout une candidate RN, Pascale Bordes, qui fait de Bagnols une cible prioritaire. Les chiffres récents donnent la mesure du risque : aux européennes 2024, Jordan Bardella est arrivé largement en tête à Bagnols (plus de 41%). Et aux législatives 2024, Pascale Bordes a culminé très haut sur la commune au 1er tour.

    Cette dynamique ne tombe pas du ciel. Une partie de la ville est prise en étau. D’un côté, un centre ancien qui peine à retrouver du souffle : cellules vides, logements dégradés, image abîmée. La municipalité met en avant les outils « Action Cœur de Ville » et une concession de revitalisation (Crac) avec la SPL30 : acquisitions, restructurations, remise sur le marché de locaux adaptés, pour tenter de recréer une économie de proximité. Mais ces politiques, même utiles, restent lentes et fragiles si elles ne s’accompagnent pas d’un cap social clair : lutte contre l’habitat indigne, accès aux services publics, soutien aux petits commerces, politique du logement qui protège au lieu d’expulser.

    De l’autre côté, la question du narcotrafic empoisonne le quotidien, notamment aux Escanaux : opérations policières, interpellations, et jusque cette lettre attribuée à des dealers, promettant « coups de main », services et aide financière aux habitants, découverte en septembre dernier. Une offensive de communication glaçante, où l’économie parallèle tente de se donner des airs de solidarité, comme si elle pouvait se substituer aux services publics et acheter la paix sociale.

    À la croisée des chemins

    C’est là que la campagne bagnolaise devient tendue. L’union de la gauche, appelée dès le mois de juin par plusieurs forces politiques, n’a pas résisté aux logiques de chapelle. Faute d’accord, chacun avance désormais séparément. Le Parti communiste vient d’officialiser son soutien à Philippe Broche et à sa liste « Ensemble, Changeons Bagnols », avec l’entrée de plusieurs militants sur la liste. Pour le PCF, ce choix est assumé comme stratégique : éviter la dispersion des voix et construire une alternative crédible face à la majorité sortante et au RN.

    De son côté, Jérôme Jackel conserve un ancrage à gauche, notamment avec le soutien de Christian Roux (PRG), qui salue un projet fondé sur la démocratie participative, la solidarité et la justice sociale, ainsi qu’une démarche tournée vers le rassemblement. Mais la réalité demeure : la gauche part divisée. Or à Bagnols, l’enjeu dépasse la tambouille : il s’agit de savoir qui saura incarner une rupture réelle, défendre les services publics, lutter efficacement contre les trafics sans abandonner les quartiers, et redonner un horizon à une population qui doute.

  • Daniel Barrière se pose en seul véritable candidat de gauche à Bollène

    Daniel Barrière se pose en seul véritable candidat de gauche à Bollène

    Fort des échos positifs rencontrés auprès de la population lors de ses différents échanges, l’équipe de « Bollène, à gauche » avait pris soin de demander l’interdiction de circulation devant son local de campagne, ce mardi soir, à l’occasion de l’inauguration de ce lieu qui, depuis déjà plusieurs semaines, accueille débats et réflexions sur le programme municipal en cours d’élaboration. La salle s’est en effet avérée trop petite pour contenir la foule de sympathisants.

    C’est un Bollénois de fraîche date et encore plus récemment père de famille, Théo Falques, qui prenait la parole en premier afin d’expliquer son engagement sur la liste. Pour ce professeur, membre de la France insoumise, Bollène est une ville très bien située et dotée d’un fort potentiel, mais plombée par une urbanisation trop éparpillée où la place de la voiture est trop importante. Il souhaite développer en priorité les déplacements doux. Autre colistière jeune maman et bollénoise de toujours, Reine Bougrine, appuie sur la jeunesse, se rappelant avoir bénéficié de centres de vacances aujourd’hui fermés. Enfin, Patricia Ramière Baumann, membre de l’Anacr et jeune retraitée, plaide pour apaiser les relations entre les élus, la direction et le personnel communal, afin de redonner tout son sens à ce service public.

    Déjà candidat en 2020 (10,5%), Daniel Barrière (PCF) s’est placé comme le candidat de la gauche, alors que le maire-candidat sortant Anthony Zilio (SE) en était issu en 2020 et mène une majorité très diverse. Plus de justice sociale, de paix, d’écologie, de culture, et d’actions envers la jeunesse ont été les orientations énoncées par Daniel Barrière.

  • Place publique et le PS scellent leur accord aux municipales d’Avignon

    Place publique et le PS scellent leur accord aux municipales d’Avignon

    Ce n’était plus qu’une formalité. Après avoir annoncé il y a 20 jours entrer en négociations avec David Fournier (PS) et « l’union de la gauche » aux municipales, Benoît Belvalette a transformé officiellement l’essai ce jeudi lors d’un point presse. Le candidat Place publique était déjà présent samedi dernier à l’inauguration du local de campagne de David Fournier. « C’est un moment fort de la campagne », estime Benoît Belvalette, « même si c’est douloureux et qu’il y a un travail de deuil » de ne pas avoir à conduire une liste.

    Fin décembre, celui qui est aussi co-référent Place publique 84 reconnaissait que le sondage paru dix jours plus tôt et le créditant de 2% avait douché tous les espoirs. « Ce n’est pas un échec, on est une jeune formation, désormais on entre dans une autre étape de campagne », veut-il garder le sourire. Il insiste sur le fait que « le risque RN et l’intérêt d’Avignon » sont bien plus importants que les ego. Et d’adresser un message à Paul-Roger Gontard (La Convention), autre adjoint sortant encore en lice : « Tu fais un mauvais choix si tu maintiens ta liste, il faut être responsable et rejoindre l’union de la gauche. » Une supplique qui vise aussi, sans trop d’espoir, le PCF et Génération.s. Mais ces deux partis de la majorité doivent officialiser, aux côtés du collectif Avignon citoyen, ce vendredi leur soutien à la liste insoumise de Mathilde Louvain.

    Après Génération écologie, les Écologistes, l’Après ou le Parti animaliste, David Fournier enregistre donc un soutien supplémentaire. « Vous apportez de la fraîcheur et des attitudes saines, cet élan a bousculé en bien l’échiquier politique », remercie David Fournier.

    Le premier adjoint en lice

    Celui-ci a accordé trois places éligibles et une charnière à Place publique. Benoît Belvalette, Maurine Monnard et Claude Nahoum, actuel premier adjoint, devraient truster ces sièges. « Si on n’a pas de convergences programmatiques, on va droit dans le mur », prévient Benoît Belvalette, qui réfute donc toute « alliance de circonstances ». Fort soutien à la jeunesse, évaluation des politiques publiques ou renouvellement des élus sont édictés en priorité. Fin décembre, le chef de file de Place publique souhaitait un renouvellement de 2-3. « On est revenu dessus, c’est plus compliqué à appliquer dans une large union », pondère-t-il. N’attendant pas qu’on lui pose la question, Benoît Belvalette évoque le sujet LFI, une ligne rouge pour Place publique : « On n’a pas changé, un accord n’est pas possible pour nous. » Même au second tour ? « On prendra une décision collégiale, l’avis de Place publique sera important », tranche David Fournier quand, mardi, LFI s’était montré ouvert au dialogue.

  • La gauche rassemble et dévoile son programme pour La Seyne

    La gauche rassemble et dévoile son programme pour La Seyne

    Après une petite mise au point politique rappelant que certains ont fait le choix de ne pas s’intégrer à la démarche de rassemblement des forces progressistes, la tête de liste d’Unis à gauche, Stéphane Sacco (GRS) a enjoint à ne pas se tromper de combat. « Nos seuls adversaires ce sont la droite et le cirque politique qu’elle impose aux Seynois, et l’extrême droite », précise-t-il. Ce qui signifie que « la porte reste donc ouverte à ceux qui partagent les mêmes valeurs ».

    Et de dérouler les grands points du programme qui va être proposé aux électeurs. Avec pour commencer, la création au sein de l’équipe municipale d’une mission inter-délégations dédiée à l’écologie. Afin que chaque projet puisse être analysé à l’aune de son impact environnemental, sanitaire et social.

    Pour une ville solidaire

    Parmi ces derniers, la réhabilitation du centre-ville qui devra être pensée comme un écoquartier. Mais aussi le développement des énergies renouvelables, notamment le photovoltaïque sur les bâtiments publics. L’équipe s’engageant également à favoriser les circuits courts en renforçant les Zones agricoles protégées et en mettant en place un plan alimentaire territorial.

    Et tout cela en rendant les habitants acteurs de la transition par « la création d’une véritable assemblée citoyenne de l’écologie ».

    Stéphane Sacco a rappelé ensuite que « la première des sécurités c’est d’avoir un toit et de pouvoir se loger dignement », en mettant en avant les 3 000 demandes de logements sociaux en attente sur La Seyne pendant que 500 appartements sont laissés vacants.

    Et de poursuivre : « Nous créerons un service municipal du logement pour accueillir, orienter et aider les locataires. »

    Autre axe fort qui va guider l’action de la nouvelle équipe municipale : le développement des services publics de proximité, afin que « la mairie soit la République au coin de la rue ».

    « Il est temps de recommencer à investir pour notre ville afin d’améliorer le quotidien de ses habitants et répondre à leurs besoins », a entonné ensuite Stéphane Sacco. Ne serait-ce que pour se doter des équipements dignes d’une commune de plus de 60 000 habitants.

    Avec pour commencer, « un cinéma proposant une offre à la fois grand public et art et essai ». Le site envisagé étant celui de l’ancien commissariat.

    Mais aussi, poursuit-il, une Maison de l’industrie et de la mer. « L’identité industrielle et ouvrière de La Seyne-sur-Mer n’est pas une mémoire figée, elle est un patrimoine vivant, un levier de développement, et un socle pour construire l’avenir », insiste-t-il. Celle-ci serait dotée d’un lieu d’exposition et d’une salle polyvalente à disposition des associations et des acteurs culturels.

    « Nous agirons également tout de suite pour rouvrir en gestion publique la piscine restée fermée trop longtemps, qui est essentielle pour les scolaires, les associations sportives et les familles », ajoute-t-il.

    Et de poursuivre : « Nous voulons une ville humaine, solidaire, qui va de l’avant et prépare l’avenir… Nous sommes l’antidote au RN. »

    Puis en citant Nelson Mandela : « Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce soit fait. » Une conclusion qui a entraîné un torrent d’applaudissements dans la salle.

    Et aussi

    Plus d’éducation populaire

    Isabelle Renier (l’Après) est intervenue sur la situation dans les quartiers populaires où se cumulent les inégalités sociales. « Trop de jeunes grandissent avec moins de perspectives que les autres, trop de personnes âgées doivent choisir entre se chauffer ou se soigner », lance-t-elle, en rappelant que la pauvreté n’est pas une fatalité. L’équipe de Stéphane Sacco entend donc renforcé entre autres l’éducation populaire et le soutien aux associations structurantes.

    Un centre de santé

    Brigitte Cheinet (PCF) a pointé de son côté que « l’accès aux soins devient une urgence nationale et territoriale ». Et rappelle que certaines villes ont déjà mis en place un centre de santé public en lien avec l’hôpital. Et que c’est vers ce processus que compte s’engager la gauche avec « un système qui remette l’humain, la solidarité et l’égalité au cœur de la santé ».

    Nouvelle traversée

    Au sujet de la traversée du port, Éric Marro lance : « Oublions les idées de pont ou de tunnel très chers… »

    L’idée est plutôt de profiter de donner au centre-ville un grand espace public qui pourra jouer un rôle de catalyseur commercial. Et de déplacer les voies de circulation en supprimant les angles droits qui provoquent les bouchons, tout cela en gagnant sur la mer. Les bateaux déplacés seraient relogés à côté de la Société nautique des Mouissèques.

    Ville de sport

    Valérie Romboni (GRS) a précisé que « la pratique sportive doit être accessible à tout le monde, peu importe le niveau de pratique, l’âge, le genre, les revenus, le quartier, pour les personnes valides comme celles en situation de handicap ». En rappelant qu’investir dans le sport pour tous, c’est investir dans la santé publique, dans la jeunesse, dans le lien social. Et faire le choix d’une société plus juste et plus égalitaire.

  • Le maire sortant d’Aubagne Gérard Gazay démarre sa campagne et affiche ses soutiens

    Le maire sortant d’Aubagne Gérard Gazay démarre sa campagne et affiche ses soutiens

    Après avoir, dit-il, « commencé sa campagne à bas bruit » – si bas, d’ailleurs, qu’elle était jusque-là inaudible -, Gérard Gazay, 68 ans, élu en 2014 puis 2020, a annoncé, jeudi, qu’il entrait désormais dans le vif du sujet. Dans un environnement où les candidats « sans étiquette » fleurissent, il a déclaré : « Nous affirmons ce que nous sommes, une équipe de droite et du centre, de l’écologie sympathique et raisonnable jusqu’au parti Les Républicains. Nous n’avons aucune concession à faire avec l’extrême droite et avec l’extrême gauche. »

    Bruno Genzana, président du Nouveau Centre, s’est dit « très heureux » d’apporter le soutien de sa famille politique à Gérard Gazay. « J’ai été longtemps vice-président du Département des Bouches-du-Rhône. Les villes sont souvent en compétition et il faut peser pour remporter le morceau. Durant ces deux mandats, tu as été extrêmement engagé, volontaire. Tu défends pied à pied, avec des arguments très solides, les intérêts d’Aubagne. Par exemple le Val’Tram, qui va être inauguré dans quelques semaines », développe le conseiller régional.

    11 partis et mouvements en soutien

    Notamment président de la fédération 13 du Parti radical, Georges Panagiotou a revendiqué : « Soutenir Gérard Gazay, ce n’est pas un calcul de notre part, c’est le choix de la loyauté face à l’opportunisme, du rassemblement face à la division, de l’expérience face à l’improvisation. » Sylvie Brunet, présidente du MoDem 13, a loué « les valeurs » du maire, « la transparence, le dialogue, le respect des autres quelle que soit leur appartenance politique ». à l’exact opposé de tout ce que dénoncent les détracteurs du maire et candidats en lice, notamment, à gauche, Jean-Pierre Squillari (Aubagne en commun).

    Sur la « photo de famille » jeudi il y avait donc aussi, autour du maire sortant, Georges Cristiani, président de l’Union des maires de Provence (qui regroupe 100 maires sur 119), Christophe Madrolle, président de l’Union des centristes et écologistes, Pierre-Gilles Tronconi (Écologie et modernisme), l’UDI, Horizons, LR, Cap sur l’avenir (parti de Renaud Muselier), et Nouvelle Energie pour la France (parti de David Lisnard, maire de Cannes). Le 24 janvier prochain, Gérard Gazay inaugurera son local de campagne. Vers le 9 février, il présentera son programme, et sa liste mi-février.

  • La gauche choisit le logement pour propulser sa campagne à Aix-en-Provence

    La gauche choisit le logement pour propulser sa campagne à Aix-en-Provence

    Si les noms de colistiers proches et le programme restent encore à déterminer, la liste à gauche lance publiquement sa campagne. Rangée derrière Marc Pena, député PS de la 11e circonscription, la liste d’union Aix Avenir, composée des forces de gauche et écologistes (hors LFI), s’est affichée, mercredi soir dans son local rue Granet, derrière son candidat, pour une première rencontre avec le public. Marc Pena est d’ailleurs le premier des quatre candidats en lice pour le fauteuil de maire à avoir tenu une rencontre publique dans un contexte de campagne qui commence à peine à frémir. Chez Philippe Klein (Hor), Julie Boronad (LFI) et Jean-Louis Geiger (RN), les meetings n’ont pas encore commencé. Sophie Joissains, maire sortante (UDI), n’a toujours pas officialisé sa candidature.

    Chez Aix Avenir, c’est donc l’épineuse thématique du logement qui a été choisie pour rassembler les premières foules. Un débat animé par divers acteurs sur le sujet, dont Agnès Daures (DVG), conseillère municipale d’opposition dans le groupe Aix-en-Partage mené par Marc Pena, et commenté par les chefs de file des composantes de l’union. Pour le candidat, Aix « fait face à une crise du logement d’une ampleur inédite (…) notre ville ne respecte pas la loi SRU et accuse un déficit de près de 3 000 logements sociaux ».

    Promesses

    Avant d’annoncer : « Nous mettrons en œuvre une politique du logement d’abord, en considérant qu’avant toute autre aide, la priorité est de permettre à chacun d’avoir un toit », avec « une transparence totale dans les procédures d’attribution des logements », un « encadrement des loyers » et une « lutte contre les logements vacants et une régulation ferme des locations à courte durée ». Outre les promesses de campagne, le constat de mal logement est là, parmi les intervenants et le public militant, comme curieux. L’une des habitantes d’Encagnane évoque les nuisibles, le froid subi dans cette résidence. Un autre, participant aux maraudes sociales pointe le manque de solutions pour sans-abri : « J’en connais deux qui sont décédés sur la période [hivernale, Ndlr.]. » Constat similaire pour Emma Rose, cette étudiante dont la thèse est axée sur les solutions accueil des personnes à la rue dans Aix. Insalubrité, appartements qualifiés de passoires thermiques, logements délaissés… L’éventail des problématiques est large, le rôle de la majorité pointé du doigt. « On a en face de nous une municipalité bourgeoise et de droite dont le moins qu’on puisse dire c’est que le logement pour tous n’est pas sa priorité, et qu’elle préfère la spéculation immobilière au logement social. Ça campe le décor », pointe Agnès Daures. « Il va falloir se battre pour gagner deux fois. D’abord pour que Marc [Pena] soit élu maire : c’est déjà de ça qu’il s’agit. Le second combat est celui du jour d’après. (…) Il va falloir se battre pour que la commune ai les moyens d’appliquer tous les projets, toutes les propositions qu’on a entendues ce soir. C’est la deuxième étape du combat politique », estime David Tessier (PCF). À suivre.

  • Bruno Gilles veut en finir avec « l’affaire du portail » des Chutes-Lavie

    Bruno Gilles veut en finir avec « l’affaire du portail » des Chutes-Lavie

    La campagne officielle n’a pas démarré, mais Bruno Gilles (Horizons) est déjà dans le dur. L’ex-député-maire du secteur, candidat de la droite sur les 4e et 5e arrondissements pour les municipales, dénonce une tentative de déstabilisation. « C’est la première fois en quarante ans que je dépose trois plaintes en quinze jours », explique l’ancien patron de la fédération LR des Bouches-du-Rhône. La première pour des menaces de mort, a été déposée le 19 décembre. La deuxième suite au cambriolage de sa permanence, date du 29 décembre, et la dernière pour harcèlement, diffamation et dénonciation calomnieuse, du 9 janvier. « Ça prend de l’énergie, du temps et de l’argent », souffle-t-il.

    Violence politique

    Au cœur de la polémique, le portail de la cité HMP des Chutes Lavie, installé en 2019 par l’assemblée de copropriétaires. « Je n’étais même plus maire, mais on me fait porter le poids de tous les mécontents de ce portail », s’agace Bruno Gilles, accusant à demi-mot l’actuelle mairie de secteur d’en faire une affaire politique avant les élections. « Une histoire hallucinante s’écrit. Dans le quartier, on me dit : mais pourquoi as-tu fermé ce portail ? En gros, je suis un méchant. Donc, je dis stop ! Je n’y suis pour rien », martèle l’élu de droite, acculé dans son fief. « S’attaquer aux Chutes Lavie où je suis né, où je vis depuis trois générations, où j’ai mes meilleurs bureaux de vote… J’y fais plus de 60% au 2e tour en triangulaire. Peut-être qu’ils veulent ronger ce petit os jusqu’à la moelle ? »

    Romain Simmarano (Ren), porte-parole de Martine Vassal, candidate (DVD) à la mairie centrale, est venu en soutien. « C’est le symbole d’une violence politique qui rappelle des époques qu’on croyait révolues. Et le silence de l’héritier des méthodes Guerini, qui est Benoît Payan, est un silence coupable », tance le protégé de Renaud Muselier. Lui, choisit de taper sur le maire (DVG) de Marseille au moment ou sa candidate est distancée par le candidat (RN) d’extrême droite dans le dernier sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA.

    Dans ce climat plombant, Bruno Gilles esquisse des projets : piétonniser une partie du boulevard Chave, sécuriser les abords des écoles, réaménager la place Sébastopol. Rappelant son opposition à l’implantation de la Halte soin addiction, il plaide « la concertation », critique « les décisions imposées » arguant que lui « sait faire ». Le fiasco de la concertation sur la réhabilitation de la place Jean-Jaurès, sous le dernier mandat Gaudin, n’en est qu’un contre exemple.