Tag: Municipales

  • Municipales : à Gardanne, le PCF mise sur l’espoir

    Municipales : à Gardanne, le PCF mise sur l’espoir

    A contrario de vœux 2025 rapportés comme « anxiogènes » pour certains, c’est autour d’un bilan des victoires que s’est construit le discours de bonne année de la section locale du PCF. « Ce ne sera donc que des bonnes nouvelles », a lancé Amélie Barbey, secrétaire de section, face au groupe de militants, soutiens de gauche, cégétistes et composantes du Collectif Citoyen Gardanne Biver (CCGB) rassemblés ce samedi soir dans le local du parti, cours Forbin. Parmi eux, Marina Mesure, députée européenne LFI, Gérard Frau, conseiller départemental, Dylan Zeitoun, représentant départemental du PCF…

    « Nous avons eu l’incarcération de Nicolas Sarkozy, l’inéligibilité de Marine Le Pen -même si cela ne nous protège pas de grand chose- mais surtout, la victoire des travailleurs [de la Centrale], qui ont réussi à faire réembaucher les licenciés. Il faut en parler autour de nous !, poursuit Amélie Barbey. Ce n’est pas juste un combat pour l’emploi, mais aussi pour produire chez nous. » Alors si l’année a débuté sur « les délires criminels de Trump », sur des mobilisations en Iran violemment réprimées mais « qui pourraient marcher si on ne leur confisque pas leur révolution », l’avenir, selon le PCF, se dessine avec espoir. Au niveau national déjà : « En 2026, on n’est pas encore en 2027 ! », résume Amélie Barbey, mais au niveau local aussi. « En 2026, on va pouvoir présenter des listes de rassemblement à gauche dans les communes de Mimet, Simiane, Gardanne, Bouc-Bel-Air et Meyreuil, on verra… À Gardanne, on a rassemblé Place publique, le PS, le PCF, les Écologistes et LFI. Cinq partis : on est fiers d’avoir réussi là où tout le monde ne l’a pas fait et on tient à ce que tous soit mentionnés », poursuit la militante.

    Puis il y aura eu un long hommage à l’engagement de Claude Jorda, qui « passe la main ». « Je tire ma révérence mais je serai toujours là. À mon âge, il faut savoir passer le relais. On se bat pour la retraite à 60 ans mais pour s’accrocher à des postes ? Autour de nous, on ne voit que ça. Si je m’arrête c’est parce que je suis honnête avec moi-même », annonce Claude Jorda. Avec émotion.

  • Municipales : Gaby Charroux entend perpétuer le modèle martégal

    Municipales : Gaby Charroux entend perpétuer le modèle martégal

    À deux mois des municipales et alors que son mandat s’achève, l’heure, pour Gaby Charroux (PCF), est à la redevabilité. « Dans cette élection qui s’ouvre, nous sommes les seuls à pouvoir présenter un bilan, affirme le maire sortant, candidat à sa succession. Nous, nous ne parlons pas au futur, nous ne faisons pas de suppositions, nous présentons des
    faits.
     »

    95% des engagements pris en 2020 ont été tenus par l’équipe municipale. Les réalisations ont jalonné ces six dernières années, à l’instar de la création du Laboratoire d’innovation de santé environnementale territoriale pour protéger les populations des pollutions industrielles, de l’implantation de la Maison de santé de l’Escaillon ou du pôle entrepreneurial Mikado, petit frère de la Maison de la formation, de l’installation du Centre national des arts et métiers au bateau blanc ou encore de la mise en place de l’arrosage intelligent ayant permis de réduire la facture en eau de 50% grâce à des compteurs connectés.

    Gilles Picard, adjoint au maire délégué au numérique (PCF), souligne le renforcement de la « démocratie participative », avec des instances telles que Paroles de jeunes ou le comité citoyen de l’Atlas populaire de la biodiversité communale. Une co-construction qui donne naissance au carnaval, au festival des Fadas du monde ou encore à la nouvelle Place des Aires, pour ne citer qu’eux.

    Des services publics de proximité

    Entre la lutte victorieuse pour le maintien du bureau de Poste de Ferrières, le combat contre le plan d’efficience de l’hôpital public des Rayettes ou encore l’engagement pour la réhabilitation de Notre-Dame des Marins, l’équipe municipale a bataillé pour défendre les services publics de proximité et le « modèle martégal », celui d’une « ville qui ne veut oublier personne ».

    « Ce bilan n’est pas un point final, c’est le socle sur lequel nous allons bâtir l’avenir, assure Gaby Charroux. Car si beaucoup a été fait, beaucoup reste encore à faire. » L’édile sortant affirme, au nom de son équipe, avoir encore « 1 000 idées en tête », en en révélant deux : la création de centres d’initiation culturelle, sur le modèle des centres d’initiation sportive qui accueillent chaque année 1 300 enfants, ou encore la protection de la plaine agricole de Saint-Julien.

  • Municipales : Ohanessian hume l’air de la campagne marseillaise

    Municipales : Ohanessian hume l’air de la campagne marseillaise

    Sous la pluie hivernale de ce samedi 17 janvier, les 106 parcelles des jardins ouvriers Coder semblent remercier le ciel de ce coup de pouce. C’est en ces lieux, vestiges de l’usine éponyme où se construisaient des rames de trains et tramways jusque dans les années 1970, et où se perpétue depuis 85 ans la culture de la terre en communauté, que s’est tenue l’assemblée générale de son association gestionnaire.

    Une réunion à laquelle participait Yannick Ohanessian, qui en a profité pour saluer « le travail accompli et l’engagement » de ses membres, avant de se faire interpeller pour certains problèmes rencontrés par ces derniers. Une vie d’adjoint au maire en charge de la sécurité en fin de mandat, ayant tenu à témoigner de son attachement aux jardins Coder. Une propriété de la Ville enserrée par l’Huveaune, l’A50 et la voie ferrée Marseille-Toulon. « C’est une institution. Avec la Ville, on leur a permis de pouvoir s’élargir en 2022 en préemptant un terrain à proximité immédiate. Ils permettent le lien social, la solidarité au travers de la terre et de son partage, comment on apprend aux plus jeunes à la labourer, à planter ses propres fruits et légumes », rappelle l’élu municipal. « En 1941, il y avait 242 parcelles, avec une réduction depuis, années après années, des jardins. On en a toujours perdu, sauf cette année », situe pour sa part Denis Barthélémy, secrétaire général de l’association. « Ici le vivre-ensemble, on le voit dans les faits. Il y a des juifs, des musulmans… On a aussi par exemple un jardinier qui sait à peine lire et écrire, qui côtoie un docteur, finaliste des Chiffres et des lettres. Ils s’entendent comme des larrons en foire », illustre cet ancien conseiller général PS.

    « Au maire de décider, mais moi, je suis prêt »

    Pour Yannick Ohanessian, l’occasion de humer l’air de la campagne, électorale également. Mais aussi de se démarquer du maire des 11-12 sortant, Sylvain Souvestre (LR), et du RN, qui ne parlent que de sécurité. « Même si ces enjeux sont importants, tout ne peut pas se résumer à ceux-ci », estime l’élu PS. Son opposant de droite confiait il y a quelques jours dans La Marseillaise ses principales fiertés politiques, parmi lesquelles la création d’un centre de paddle et d’une Maison des abeilles et de la biodiversité. « Pas à la hauteur des aspirations des habitants du secteur avec notamment la question du logement », rétorque l’adjoint de Benoît Payan. Pour l’heure, le Printemps marseillais n’a pas encore désigné sa tête de liste dans les 11-12. « C’est au maire de décider, mais moi, je suis prêt », affirme-t-il.

  • Le RN parachute Julien Sanchez pour faire main basse sur Nîmes

    Le RN parachute Julien Sanchez pour faire main basse sur Nîmes

    « Le prochain maire de Nîmes sera communiste ou Rassemblement national ». C’est par cette prophétie destinée à siphonner une droite en fin de règne et divisée que Julien Sanchez (RN) a officialisé, samedi 17 janvier à l’hôtel Imperator, sa candidature à la mairie de Nîmes.

    Après avoir (en vain) tendu la main à Franck Proust (LR-UDI-Horizons) pour constituer une liste d’union des droites, Julien Sanchez, le vice-président du RN qui est aussi le directeur de la campagne pour le parti d’extrême droite, s’est auto-adoubé candidat RN en se parachutant à Nîmes avec le soutien de l’Union des droites pour la République (UDR), du Rassemblement pour la République (RPR) et de l’Avenir français. Si l’actuel président de l’Agglo Franck Proust (soutenu par le maire sortant Jean-Paul Fournier) et l’ex-premier adjoint Julien Plantier s’étaient entendus, « je n’y serais pas allé », prétend Julien Sanchez, opportuniste. « Avec deux listes, c’est fini pour eux, ils ont perdu », estime celui qui espère faire main basse sur la capitale gardoise.

    Sans rien dévoiler de son programme, Julien Sanchez a indiqué que deux députés seraient sur sa liste : Yoann Gillet et Sylvie Josserand. Actuel député européen, le vice-président du RN serait lui-même touché par le cumul des mandats si il venait à s’emparer de Nîmes. Un appétit qui confirme qu’il n’avait que faire des Beaucairois qu’il avait délaissés en 2024 pour aller se faire élire au Parlement européen.

    Dans un département qui est tombé dans le piège de l’extrême droite aux législatives 2024 (6 circonscription raflées sur 6), Julien Sanchez sera une menace majeure pour le camp des progressistes incarné par la liste « Nîmes en commun » de Vincent Bouget. Réalisé en novembre par l’institut Quorum pour Le Réveil du Midi, un premier sondage (à la méthodologie critiquée par la commission des sondages) donnait Vincent Bouget (en tête au premier tour dans 2 configurations sur 3), au coude-à-coude avec le RN et la droite en fonction du nombre de listes en lice.

    Depuis, l’offre politique s’est éclaircie et la campagne s’apprête à entrer dans le sprint final. Outre Vincent Bouget (Nîmes en commun), Franck Proust (LR-UDI-Horizons), le dissident Julien Plantier associé à la macroniste Valérie Rouverand (Renaissance) et donc l’extrême droite avec Julien Sanchez, la France Insoumise mènera une liste portée par Pascal Dupretz. L’ancien gilet jaune Jean-Marc Philibert entend lui aussi présenter une liste citoyenne « Vivons Nîmes ».

  • Nîmes en Commun passe à l’étape décisive du programme municipal

    Nîmes en Commun passe à l’étape décisive du programme municipal

    Lundi 19 janvier à 15h30, à l’auditorium du centre Pablo Neruda, le collectif Nîmes en Commun franchira une nouvelle étape de sa campagne municipale. À l’occasion d’une conférence de presse, ses représentants présenteront officiellement le programme qui portera la liste conduite par Vincent Bouget en mars prochain. Un programme dont la particularité tient moins à l’accumulation de propositions qu’à la méthode qui a présidé à sa construction. Depuis un an, le collectif a multiplié les temps d’écoute et de débat à travers la ville : réunions publiques, rencontres d’appartement, entretiens vidéo, et surtout un vaste questionnaire auquel près de 3 000 habitants ont répondu. Sécurité, jeunesse, logement, transports, considération : les priorités exprimées par les Nîmois ont progressivement structuré le projet.

    Cette démarche a trouvé un prolongement éditorial avec la parution du livre Si je vous dis Nîmes, coécrit par Vincent Bouget et Clément Luy, publié aux éditions Au Diable Vauvert. Un ouvrage qui restitue la matière brute de cette consultation et assume une ambition : redonner une place centrale à la parole citoyenne. « Ce qui compte d’abord, c’est le sens, le projet collectif », résume le candidat, qui revendique une inversion de la logique politique traditionnelle : non plus « faites-moi confiance », mais « on vous fait confiance ».

    Le programme dévoilé lundi se voudra ainsi la traduction concrète de ce travail patient. Parmi les thématiques appelées à structurer les propositions : justice sociale, transition écologique, place de la jeunesse, rééquilibrage des quartiers, démocratie locale et accès aux services publics.

  • Municipales : Michaël Delafosse annonce être candidat pour « continuer à transformer Montpellier »

    Municipales : Michaël Delafosse annonce être candidat pour « continuer à transformer Montpellier »

    « Par amour pour Montpellier, par ambition et exigence pour notre ville et l’envie de poursuivre cette transformation ». C’est par ces mots que Michaël Delafosse vient d’annoncer à Midi Libre les raisons qui le poussent à briguer un second mandat à la mairie de Montpellier.

    Pour la plupart des observateurs, ce n’est pas vraiment une surprise. Pourtant, à cause des menaces répétées des narcotrafiquants et en raison de son attachement à l’équilibre familial, l’édile socialiste a préféré prendre le temps de la réflexion. Mesurant aussi l’ampleur de la tâche que celle de diriger la 7e ville de France et sa Métropole de plus d’un demi-million d’habitants à la croissance démographique exponentielle. « J’ai acquis davantage d’expérience et de solidité qui me permettent de mieux agir pour Montpellier et dans ma vie privée », confie-t-il.

    Son premier mandat n’aura pas été un parcours de santé. Débuté en pleine crise Covid, handicapé par le désengagement de l’État et l’inflation amplifiée par la guerre en Ukraine, il aura malgré tout permis de concrétiser la plupart des promesses faites aux électeurs en 2020.

    La plus marquante reste la réalisation de la 5e ligne de tramway (inaugurée le 20 décembre 2025) couplée à la gratuité des transports en commun pour tous les habitants de la métropole. Une mesure que la plupart de ses opposants prétendaient « impossible ». D’autres gains de pouvoir d’achat et coups de pouce ont été offerts aux habitants via la création de la mutuelle communale, les 15 premiers m3 d’eau gratuits ou encore la tarification sociale dans les cantines scolaires pour les familles les plus modestes. Au prix certes d’un endettement accru. « On a investi pour 50 ans », répond le maire.

    Après la gouvernance Saurel (2014-2020) jugée pantouflarde par l’actuelle majorité de gauche, le mandat qui s’achève aura été celui des grands chantiers. 5e ligne de tramway, liaison des deux gares, première ligne de bustram, pistes cyclables, de l’Esplanade et de nombreuses places… Ces dernières années, les grues ont investi nombre de quartiers pour transformer les déplacements et le cadre de vie des habitants. Un grand chamboulement qui a forcément généré des nuisances (bruit, embouteillages…) et donc une part de mécontentement. L’élu socialiste assume en invoquant son mentor en politique et bâtisseur. « Je dois beaucoup à Georges Frêche, je sais combien il faut agir ».

    En 6 ans tous azimuts, Michaël Delafosse estime avoir « rattrapé le retard ». Désormais, il souhaite poursuivre son engagement pour un second « mandat de consolidation, de poursuite de transformation de la ville ». Plus apaisé donc même si à l’image des 4 lignes de bustram ou des opérations de rénovation urbaine menées conjointement avec l’État à la Mosson, il lui reste des chantiers majeurs à mener à terme.

    Dans les prochaines semaines, en vue des élections des 15-22 mars, le maire sortant va présenter ses nouveaux engagements pour Montpellier. Son équipe se tient prête. Des socialistes, des communistes, des écologistes… mais aussi des militants d’autres partis de gauche (Place Publique, PRG, Parti animaliste,…) ainsi que des membres de la société civile. En milieu de semaine, ces derniers avaient appelé de leurs vœux une candidature de leur capitaine. Au contraire de 2020, ils espèrent une campagne « digne » de leurs opposants.

    Avec cet engagement du maire sortant, la campagne 2026 s’accélère. Jeudi 15 janvier, la candidature du milliardaire Mohed Altrad avait été un fait majeur. Suivi le lendemain par l’investiture du RN accordée à la députée européenne France Jamet (soutenue par l’UDR). En milieu de semaine prochaine, l’ancien maire Philippe Saurel pourrait lui aussi se dévoiler et entrer dans la course.

    Jusqu’ici, deux députés s’étaient déjà déclarés. L’Insoumise Nathalie Oziol ainsi que l’écologiste Jean-Louis Roumégas. La notaire Isabelle Perrein a déjà le soutien de l’UDI. D’autres prétendant affirment vouloir monter une liste : l’élue d’opposition Alenka Doulain avec Cause Commune, Max Müller avec Révolution permanente, ou Thierry Tsagalos bien que privé de l’investiture du RN et qui risque l’exclusion. Tous vont désormais pouvoir débattre projet contre projet avec le maire candidat. Michaël Delafosse, que deux sondages donnent favori, se dit prêt à défendre son bilan et son projet pour l’avenir. « J’ai un cap pour Montpellier », assure-t-il.

  • Dans le Var, les communistes plus que prêts pour mener la bataille des idées

    Dans le Var, les communistes plus que prêts pour mener la bataille des idées

    Le secrétaire de la fédération PCF Pierre Daspre a commencé son allocution en adressant ses meilleurs vœux de santé, mais aussi de paix « dont nous en avons grandement besoin plus que jamais ».

    Avec un terrible constat : « Plus de 60 pays sont en guerre en début janvier, du jamais vu depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. » Le responsable politique pointant que « la situation internationale s’est détériorée de façon considérable depuis l’arrivée de Trump et son équipe de gangsters au pouvoir ». Mais aussi la place centrale prise par l’extrême droite dans la recomposition des rapports de force mondiaux. Sans compter les barrières qui ne cessent de tomber entre la droite conservatrice et cette extrême droite grimpante.

    Dans ce contexte, dénonce-t-il, le président Macron, a annoncé sa décision de lancer les travaux de réalisation d’un futur porte avion qui est « une impasse stratégique dangereuse, coûtant bien au-delà des 10 milliards d’euros annoncés ». Et de poursuivre : « Le PCF réaffirme son exigence de reconstruire un outil de défense modernisé, sous contrôle de la nation, concentré sur les missions de la défense nationale, au service d’une politique de paix et de respect du droit international. »

    Les candidats aux municipales

    Place a été donnée ensuite aux élections municipales, avec la présentation des candidats communistes du département. Les têtes de liste pour commencer, avec Christine Romano, à Fréjus, Jean-Pierre Meyer, à Sanary et Sylvie Vinceneux à Saint-Cyr. Ainsi que les apparentés communistes Pascal Cabras à Six-Fours, et Christiane Vincents à Solliès-Pont. Mais aussi tous ceux qui comme André De Ubeda à Toulon (2e place) ou Brigitte Cheinet et Cédric Turco à La Seyne sont des piliers des listes de rassemblement.

    « L’heure est aujourd’hui à la bataille », intervient le président et directeur éditorial de La Marseillaise Léo Purguette, en pointant que « l’extrême droite a décidé de faire des municipales une étape majeure de sa conquête du pouvoir ». Ce qui est particulièrement vrai dans notre département rappelle-t-il, notamment à Toulon, « un comble au regard du désastre financier et démocratique qu’avait été la gestion de cette commune par le FN dans le passé ». Et de poursuivre : « Le monde du travail, ceux qui ressentent durement l’injustice sociale n’ont rien à attendre dans ces municipales de cette force politique qui vient de voter 5 milliards d’euros de baisse des dotations aux collectivités locales... » L’occasion de réaffirmer que dans cette bataille qui s’annonce rude, « tous ceux qui peinent et qui espèrent ont un point d’appui inestimable ici dans ce département, c’est la Marseillaise ».

    C’est de la salle ensuite que sont parties les interventions. De Brigitte Cheinet (La Seyne) : « On a un programme qui est chiffré et aujourd’hui notre combat c’est contre la droite et l’extrême droite. » Puis de Sylvie Vinceneux (Saint-Cyr) : « En 2020, nous avions un certain nombre de difficultés quand on était sur des listes à faire valoir nos idées communistes et nos propositions, ce qui n’est plus le cas. Aujourd’hui nos idées impriment. il faut maintenant les traduire en adhésion et en électeurs ».

    Jean-Pierre Meyer (Sanary) insiste à ce sujet sur « l’importance d’avoir des élus communistes, militants parmi les militants » : « C’est un des meilleurs moyens pour créer les conditions du rayonnement de nos idées. » André De Ubeda est revenu, lui, sur « le symbole politique » que représente Toulon. « Nous espérons être en deuxième position au soir du 1er tour pour qu’il y ait un sursaut républicain, et peut-être, ça serait un tremblement de terre, la victoire. C’est une petite fenêtre historique, un trou de souris…» Autant donc se préparer à s’y faufiler.

    Et de laisser la conclusion à Léo Purguette qui a lancé : «Vive le communisme, vive La Marseillaise et vive la Résistance ! »

  • Séverine Dellanegra se présente en gage de stabilité politique à la mairie de Saint-Martin-de-Crau

    Séverine Dellanegra se présente en gage de stabilité politique à la mairie de Saint-Martin-de-Crau

    À peine un an et demi sépare le début du premier mandat de Séverine Dellanegra des élections municipales de 2026. La maire (SE) de Saint-Martin-de-Crau, candidate déclarée à sa succession, a inauguré sa permanence électorale, vendredi matin, en centre-ville.

    « Aujourd’hui, la stabilité est revenue, la sérénité aussi, et le dialogue est renoué. Les projets avancent et la ville a retrouvé sa voix », affirme la candidate, élue dans un contexte politique local déstabilisé.

    Séverine Dellanegra considère que « Saint-Martin-de-Crau est une ville avec une identité forte, un patrimoine à défendre, des traditions à préserver et un monde agricole auquel nous sommes profondément attachés ». « C’est une ville qui doit continuer à investir pour améliorer ses services publics, son environnement, sa qualité de vie », avance la candidate, pour qui « une ville doit écouter protéger rassemblés dans un esprit de solidarité et de respect ».

    « Un projet sérieux »

    Séverine Dellanegra annonce plusieurs réunions dans le cadre de la campagne « sur la santé, la solidarité, la sécurité, l’environnement, l’agriculture, les services publics, la culture, le sport et la vie associative ». « Ces rencontres ne sont pas des promesses, mais une méthode », affirme la candidate, pour « construire un projet municipal avec sérieux, sans clientélisme ni promesse irréaliste ».

    Élue avec 41% des voix au second tour des municipales partielles de novembre 2024, avec une abstention de 43%, l’actuelle maire pourrait faire face à Tania Teixier (SE), qui pourrait annoncer sa candidature prochainement.

  • L’étau se desserre autour des finances du Département de l’Hérault

    L’étau se desserre autour des finances du Département de l’Hérault

    Depuis plus d’un an, que la Chambre régionale des comptes prenne la main sur les finances du Département de l’Hérault est une épée de Damoclès qui reste sa hantise. « Ils supprimeraient toutes les dépenses non obligatoires comme les forestiers sapeurs », insiste Kléber Mesquida.

    Mardi 13 janvier, au moment de souhaiter ses vœux à la presse, le président héraultais semble pourtant moins préoccupé que l’an passé, où il manquait 103 millions d’euros dans les caisses pour boucler le budget. Le regain inattendu du marché immobilier y est pour beaucoup : les droits de mutation ont rapporté 293 millions d’euros (ME) à la collectivité contre à peine 242 en 2024. Les coupes dans certains budgets (comme celui de la culture), la mutualisation dans les services, la non-reconduction de certains CDD et la fin du renouvellement systématique des départs à la retraite des fonctionnaires a fait le reste.

    De sorte que si l’État ne baisse pas sa dotation globale de fonctionnement, l’Hérault devrait pouvoir voter un budget 2026 en équilibre le 31 mars. Grâce au fonds de sauvegarde, l’aide aux communes devrait être à peu près maintenue. L’exercice d’équilibriste n’en reste pas moins une prouesse. Kléber Mesquida rappelle que dans un département qui gagne 15 000 habitants par an, le reste à charge annuel dû à la non-compensation des charges transférées par l’État (RSA, Allocation personnalisée d’autonomie, Prestation de compensation du handicap, 6 961 enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance au lieu de 2 937 en 2020…) s’élève à 260 ME !

    Appel au privé à Bayssan

    Pas question de faire de folies en 2026. Aucun nouveau marché public ne devrait être ouvert. Mais les investissements lancés (rocade de Béziers, Lien…) seront poursuivis. « On fera face aux chantiers en cours et aux besoins de sécurité, pas de confort », précise l’ancien socialiste en pensant notamment à l’aménagement des collèges. Le Département n’a pas non plus renoncé à son grand projet de jardins de la Méditerranée et de pavillon des vins héraultais au domaine de Bayssan, à Béziers. En manque de fonds publics, « on a lancé une recherche de partenariats (privés), de mécénat », glisse le président qui espère 500 000 visiteurs annuels. « On doit booster l’économie dans le triangle Béziers/Agde/Pézenas, qui est le plus pauvre de l’Hérault ».

    Pour soutenir les conchyliculteurs, au-delà des exonérations de redevances sur les ports, K. Mesquida propose de « mettre à l’abri les huîtres dans les mas conchylicoles non utilisés ». Au printemps, il attend avec impatience l’inauguration de la 3e caserne de pompiers de Montpellier et espère fin avril le label Unesco tant convoité pour le Géoparc. « Le jury nous a dit que notre dossier était bon », révèle-t-il, confiant.

    Inquiet de la montée du RN et d’entendre qu’« on ne les a jamais essayés », K. Mesquida « craint » le scénario de Législatives couplées aux Municipales (15-22 mars). Enfin, il se dit favorable à un nouvel acte de décentralisation. À condition que l’État mette (enfin) la main à la poche.

  • Vers une union des gauches et des démocrates à Béziers ?

    Vers une union des gauches et des démocrates à Béziers ?

    Pour la première fois depuis l’élection de Robert Ménard en 2014, l’extrême droite partira divisée dans la cité de Riquet. L’adepte des plateaux télés aura face à lui Julien Gabarron, député RN de la sixième circo et secrétaire départemental du RN. Un air de deuxième round puisque ce dernier a battu Emmanuelle Ménard dans la course au Palais Bourbon. Sauf qu’un récent sondage – commandé par Omar Harfouch, proche copain de Ménard – place l’édile à 61% et Gabarron à 10%.

    Un score qui inquiète le Printemps de Béziers, liste regroupant 12 partis de gauche. « On n’est pas dupe sur ce sondage. Si Ménard est donné gagnant, il a moins de voix qu’en 2020 et les forces anti-extrêmes [le Printemps de Béziers, LFI et Thierry Mathieu, Ndlr] progressent. Il y a une dynamique encourageante donc nous lançons un appel à l’union », fait valoir Thierry Antoine, tête de liste du Printemps. Les négociations sont donc ouvertes. Bien que Thierry Mathieu « respecte l’appel à l’union », le conseiller régional de la majorité de Carole Delga se veut « dans une démarche locale, humaniste, républicaine » et fixe trois priorités : sécurité, éducation, emploi. Une priorité sur la sécurité pouvant faire écho à la proposition du Printemps de mettre en place des équipes de médiation et de sécurité dans les quartiers. « Il y a des différences entre nos listes, mais c’est normal, nous en avons aussi au sein du Printemps. On peut discuter et trouver des solutions », espère Thierry Antoine. LFI a dévoilé ses premières mesures pour Béziers, au premier rang desquelles, la démocratie participative. « Nous organiserons des réunions publiques en amont des conseils municipaux pour que les citoyens nous fassent remonter leurs avis sur des propositions. Nous étudions la possibilité que des questions soient posées par les Biterrois lors des conseils », développe David Ocard, tête de liste.

    Des années pour

    un logement social

    Vient ensuite le logement, dans une ville paupérisée où plus de la moitié des enfants de moins de 11 ans vivent dans un ménage pauvre. « Le logement est un problème et surtout le logement social. Les habitants nous ont fait remonter des problèmes de plomberies, de volets cassés, de présence de rats. Et il y a des problèmes d’effectifs à l’OPH Béziers [le bailleur social, Ndlr], ce qui fait que les gens attendent plusieurs années pour un logement social », détaille Wissal El Jarrary. Sur l’union, des discussions avaient déjà été entamées avant la naissance du Printemps, selon LFI. « Nous leur avons proposé un programme de rupture avec une tête de liste LFI mais ils ont refusé. S’ils sont d’accord sur ces deux conditions, nous pouvons être ouverts à l’union », détaille Wissal El Jarrari, numéro 2 de la liste. Face à cette possibilité de faire tomber l’extrême droite, la gauche doit désormais prendre ses responsabilités.