Tag: Métropole Aix-Marseille

  • Les militants du collectif écologiste Vaï font leur rentrée

    Les militants du collectif écologiste Vaï font leur rentrée

    Après un « été électrochoc suite aux canicules et aux mégafeux », l’heure est à une « écologie populaire et citoyenne de rupture face à un bloc réactionnaire ».Tels sont les mots de Sébastien Barles, fondateur du collectif Vaï et ex-adjoint au maire de Marseille. Né il y a un an et demi, Vaï affirme porter un projet radical, renonçant « au modèle des petits pas ».

    Lors de cette rencontre, les membres ont rappelé leurs objectifs : « Nous portons quatre grandes exigences : la gratuité des transports métropolitains, une politique de rénovation thermique des bâtiments, l’autonomie alimentaire et énergétique et un plan de désimperméabilisation de la ville », énumère Sébastien Barles.

    Les militants ont apporté leur « soutien total aux mobilisations lycéennes », tout en condamnant les auteurs de violences, de la part des civils comme des policiers. Ils ont aussi rappelé les actions réalisées par le groupe, comme des banquets citoyens, en réponse aux banquets polémiques organisés par le Canon Français.

  • Une charte pour remettre dans le circuit des biens saisis

    Une charte pour remettre dans le circuit des biens saisis

    Avec 44 à 47 000 logements indignes recensés à Marseille, 3 700 signalements l’an dernier et « 2 700 à date », la charte signée ce lundi 5 octobre entend faire bon usage des saisies judiciaires dans le cadre de la lutte contre les marchands de sommeil, a expliqué le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski.

    Depuis la loi Elan du 23 novembre 2018, la confiscation des biens immobiliers « ayant servi à commettre l’infraction de soumission à des conditions d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine » est devenue obligatoire. Problème, entre la décision judiciaire et le moment où l’Agrasc (Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués), soit l’État, devient propriétaire, il peut se passer « plusieurs années » reconnaît Charlotte Hemmerdinger, directrice de l’agence. Histoire d’en gagner quelques-unes, cet accord passé avec le tribunal judiciaire, la Métropole Aix-Marseille-Provence, la Ville de Marseille, la Spla-In (société publique locale d’aménagement d’intérêt national Aix Marseille), Euroméditerranée et l’EPF (Établissement public foncier) proposera prioritairement les logements aux collectivités locales pour améliorer l’offre de logements sociaux.

    Plus de fluidité

    De quoi éviter aussi que le bien devienne « inexploitable » car trop dégradé et gagner en « fluidité », précise le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone. L’Agrasc n’ayant de toute façon pas le budget pour réhabiliter et reloger précise sa directrice.

    Une liste sera soumise aux partenaires, à chacun de s’en emparer. « Cela peut paraître technique, mais ces procédures sont utiles. La lutte contre les marchands de sommeil est un axe majeur de la politique de la ville », estime Audrey Garino (PCF), adjointe au logement et déléguée à la Lutte contre l’habitat indigne à la Métropole.

    Sur les 21 biens immobiliers saisis par l’Agrasc, 7 relèvent de l’habitat indigne. Parmi eux, le 179 avenue Roger-Salengro (15e), détenu par Gérard Gallas, ancien flic de la police aux frontières, « un des marchands de sommeil les plus flamboyants de Marseille », selon Nicolas Bessone, qui purge une peine de 4 ans ferme. L’Agrasc en est propriétaire depuis 2023 et la charte pourrait permettre d’accélérer le mouvement et trouver un bailleur, espère Valérie Robert, directrice de l’Aménagement à la Spla-In.

    Restent des habitants pris au piège. En décembre dernier, dans une autre propriété de Gérard Gallas, au 85 boulevard Viala (15e), un incendie s’était déclaré malgré l’alerte sur l’état d’insalubrité donné depuis deux ans par le collectif Réseau Hospitalité. Selon la préfecture, 21 personnes ont été relogées. Là encore, la charte pourrait permettre d’intervenir plus rapidement, avec une prise en charge des occupants dans les six mois, assure Audrey Garino.

  • [Exclusif] Un moratoire sur l’abandon de la gratuité des transports sur le pays d’Aubagne

    [Exclusif] Un moratoire sur l’abandon de la gratuité des transports sur le pays d’Aubagne

    La très forte mobilisation dans le pays d’Aubagne face à l’annonce de la fin de la gratuité des transports commence à payer. Selon nos informations, le président (LR) de la Métropole Aix-Marseille, Nicolas Isnard, a annoncé lors d’une rencontre avec le maire (DVG) d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari, qu’il comptait mettre en place un « moratoire » sur la fin de la gratuité pour les transports en commun dans le pays d’Aubagne et de l’Étoile.

    Une solution qui était déjà glissée par le sénateur PCF Jérémy Bacchi dans une tribune publiée dans La Marseillaise. Si la durée de ce moratoire est encore indéterminée, celui-ci devrait courir au moins jusqu’à la fin de l’année 2027. « C’est une vraie victoire, mais on n’a pas encore gagné la guerre », souffle-t-on dans les couloirs de l’hôtel de ville d’Aubagne.

    Cette nouvelle sera annoncée à la population à l’occasion de la réunion publique organisée ce mardi soir, à 18h30, à l’Espace Bras d’Or d’Aubagne. Un rendez-vous qui était déjà prévu et que le maire de la ville avait annoncé lors du dernier conseil municipal, à l’occasion du vote d’un vœu réclamant le maintien de la gratuité, le 30 septembre dernier. La pétition lancée par la municipalité d’Aubagne a atteint près de 15 000 signataires et commence à faire tache d’huile au-delà du pays d’Aubagne.

    Si elle n’est pas encore inscrite dans l’ordre du jour prévisionnel, la fin de la gratuité pour les plus de 65 ans et les moins de 11 ans dans le reste de la Métropole devrait quant à elle bien être soumise au vote du conseil métropolitain, le 15 octobre prochain, à travers l’approbation d’une nouvelle tarification sociale.

  • Le maire de Cuges cherche une alternative à la gratuité des transports

    Le maire de Cuges cherche une alternative à la gratuité des transports

    Rares sont les maires du Pays d’Aubagne et de l’Étoile à s’exprimer contre la fin de la gratuité des transports que Nicolas Isnard, le président (LR) de la Métropole Aix-Marseille Provence, soumet au conseil métropolitain le 15 octobre, lors du vote du budget. Jean-Pierre Squillari (DVG) à Aubagne et Frédéric Szabo (DVD) à la Penne-sur-Huveaune ont affirmé leur ferme opposition à sa suppression. Michel Lan, le maire (DVC) de La Destrousse a lui aussi émis des réserves.

    Jeudi, Bernard Destrot est sorti du bois sur Facebook dans une position d’équilibriste qui se voulait claire mais reste floue. Si le maire (DVD) de Cuges assure qu’il prendra « le vote qu’il faut pour défendre son maintien », entre les lignes, il défend surtout le « principe » de gratuité, « un véritable soutien au pouvoir d’achat » et une politique qui encourage l’usage des transports collectifs, mais moins la mesure de gratuité totale.

    Conscient des difficultés budgétaires auxquelles sont confrontées les collectivités et la Métropole, l’élu estime surtout que d’autres solutions doivent être recherchées avant de faire contribuer les usagers. « Nous devons travailler sur les coûts du réseau », affirme-t-il.

    Adaptations de l’offre

    Partisan d’une « solution alternative », il plaide ainsi pour une analyse approfondie des fréquences, des horaires, du taux de remplissage des lignes et des coûts d’exploitation. Selon lui certaines lignes desservant sa commune « circulent une grande partie de la journée avec une fréquentation particulièrement faible ». Des adaptations de l’offre seraient donc possibles « sans remettre en cause l’essentiel du service rendu ».

    Pour préciser sa position, son cabinet nous livre « la trame d’un courrier adressé à Nicolas Isnard ». Face à une décision « aujourd’hui très mal perçue par une partie importante de la population », il y demande l’examen d’autres scénarios. Le maire évoque un « maintien de la gratuité pour certaines catégories de population », un « dispositif spécifique pour les habitants des communes éloignées des services » ou une « tarification adaptée aux trajets scolaires ».

    Persuadé qu’une solution intermédiaire existe, Bernard Destrot sollicite un échange avec le président et les services métropolitains pour qu’« une étude spécifique puisse être menée pour Cuges-les-pins avant toute décision définitive ». La gratuité pour les siens mais pas pour tous.

  • Pour sa rentrée, Marc Pena déjà tourné vers 2027

    Pour sa rentrée, Marc Pena déjà tourné vers 2027

    À l’aube de l’examen du dernier budget du mandat, c’est à Septèmes-les-Vallons que le député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône, Marc Pena, a tenu à faire sa rentrée politique, « une ville qui vote toujours à gauche aux municipales, et j’entends qu’elle vote à gauche à d’autres élections », justifiait-il dans un sourire.

    Dans cette rentrée marquée par les mobilisations sociales, il appelle le gouvernement à entendre la colère des lycéens, « plutôt que d’y répondre par la répression ». « Lorsqu’ils réclament des professeurs, ce n’est pas parce qu’ils ne veulent rien faire du matin au soir ! » ironise-t-il. S’il condamne les violences, il souligne que ces jeunes mobilisés « ont une conscience aiguë que leurs parents triment et ne trouvent pas toujours de quoi subvenir aux besoins de leur famille ».

    Cette rentrée politique est aussi l’occasion pour lui de jouer depuis Septèmes-les-Vallons le match retour du dernier conseil municipal aixois. « Madame Joissains n’est pas toujours calme », ironise-t-il. Tandis que la maire (UDI) d’Aix disait être prête à quitter la Métropole, le député réplique : « Oui, il faut réformer la Métropole, mais il ne faut pas la défaire à tout prix ».

    Saluant la victoire de la gauche unie aux sénatoriales, disant sa fierté de la loi intégrale contre les violences sexuelles et sexistes, il alerte sur le budget dont l’examen va commencer, « une véritable provocation ». « Pour l’instant, nous n’allons pas transiger sur les lignes rouges, annonce-t-il. Si ce sont les classes populaires, les classes moyennes qui portent l’essentiel de l’effort pour le pays, ce sera sans nous ! »

    Défendre l’union

    Mais surtout, il a le regard tourné vers les échéances de 2027, face à la menace de l’extrême droite. « Les propos de Jordan Bardella, même s’ils ont dix ans, sont les propos qui structurent le RN depuis sa construction », attaque-t-il. Certain que les anciens ministres macronistes seront sanctionnés par les électeurs, lui qui s’affichait auprès d’Olivier Faure à Marseille assure qu’il peut « y avoir une gauche républicaine, sociale, parlementaire, responsable tout en étant sur ses fondamentaux extrêmement exigeante qui peut encore séduire ».

    Il l’assure, il reste « un défenseur continu de l’union de la gauche », celle de la gauche qui lui « est chère », dans laquelle il ne cite pas les insoumis. « Ce qui se joue devant nous est bien plus important que nos différences », l’appuie l’adjoint PS marseillais Yannick Ohanessian. « C’est à nous, les militants de base, de faire remonter les choses pour qu’au plus haut on ait les conditions de créer une véritable union », défend aussi le maire (PCF) de Septèmes, André Molino. « Jamais on n’aurait pensé que cette circonscription soit à gauche, reconnaît de son côté Marc Pena, au moment d’aborder les législatives. Je suis persuadé qu’elle peut le rester et que l’on sera au rendez-vous. » Comme une annonce de candidature.

  • Sans surprise, le budget, s’il passe, sera austéritaire

    Sans surprise, le budget, s’il passe, sera austéritaire

    « Pyromane », c’est ainsi que le gouvernement est qualifié par la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet et le sénateur communiste Ian Brossat. Et pour cause : le projet de budget présenté ce jeudi en Conseil des ministres puis à la presse, prévoit un « effort » affiché de 54 milliards d’euros pour ramener le déficit public de 5,4% à 5% du PIB. Dans le détail c’est « 43 milliards d’euros de mesures de redressement » des finances publiques auxquelles s’ajoutent « la montée en charge de mesures de redressement prises en 2026 » et « antérieurement », amenant l’ensemble à « 54 milliards d’euros » l’an prochain.

    « C’est un effort important », concède le ministre de l’Économie Roland Lescure. « Il n’y a pas, dans ce budget, de hausse générale d’impôts », promet pour sa part le ministre des Comptes publics David Amiel. Puis, avant d’assurer que « nous avons l’une des Sécurités sociales les plus généreuses du monde, et c’est normal », il annonce deux milliards d’euros d’économie. Les retraités feront partie des plus impactés car l’exécutif propose que les pensions supérieures à 1 260 euros ne soient plus indexées intégralement sur l’inflation. Mais aussi de ramener à 3 000 euros le plafond de l’abattement fiscal de 10% sur l’impôt sur le revenu dont bénéficient nos aînés (contre 4 439 euros actuellement).

    Le baiser de la mort

    Alors que la fonction publique a manifesté ce mardi contre le gel du point d’indice, le gouvernement confirme la mesure. La revalorisation des APL est également gelée. L’aide publique au développement (APD) se voit entaillée de 1,85 milliard d’euros. L’écologie et l’agriculture ont, à ce stade, été épargnées par les coupes. Les crédits alloués à la sécurité augmentent de 600 millions d’euros pour atteindre 25,4 milliards d’euros.

    Le PCF compare le chef de gouvernement au président d’extrême droite argentin Javier Milei, actuellement en France : « 54 milliards d’euros de casse sociale : voilà le budget à la tronçonneuse annoncé par Sébastien Lecornu pour 2027. (…) Il faudrait payer toujours plus pour vivre toujours moins bien. Pendant ce temps, les grandes entreprises bénéficient de 2,5 milliards d’euros de contribution en moins. Les niches fiscales sont protégées et les actionnaires se gavent. Refusons ce massacre social. »

    A contrario, l’extrême droite elle, se félicite du plan dévoilé : « Deux nouvelles victoires ! Depuis que j’ai lancé ces combats contre les gabegies de France Travail et de l’aide publique au développement à vos côtés, nous avons contraint le gouvernement à baisser ces dépenses », glousse l’eurodéputée Reconquête Sarah Knafo. Le baiser de la mort pour la macronie.

    « Ce budget est une provocation, rien ne tend la main aux socialistes alors que le gouvernement et le Premier ministre nous a envoyé une lettre il y a peu de temps nous appelant à un compromis », fait valoir Estelle Mercier, députée PS cheffe de file sur le budget de l’État pour son groupe. Reste à savoir qui de l’opposition acceptera de s’allier à l’exécutif pour faire passer ce budget aux mesures inflammables à seulement quelques mois de l’élection présidentielle. Ou si le gouvernement activera le sempiternel article 49.3.

    Nicolas Isnard monte au créneau

    « L’addition est trop lourde » : le constat unanime des élus rassemblés au Congrès de France Urbaine, l’association regroupant les Métropoles et grandes Villes de France, qui s’est tenu jeudi à Paris en même temps que la présentation du projet de budget par le gouvernement. Parmi eux, Nicolas Isnard, président de la Métropole Aix-Marseille Provence, a clamé : « L’heure est grave pour les Métropoles de France. Nous sommes plusieurs institutions à avoir été placées financièrement dans le rouge par un État ruiné qui redistribue un argent dont il ne dispose pas ! » Et de demander « que les territoires industriels comme le nôtre soient mieux protégés. Participer à l’effort national me paraît normal mais à condition que l’on nous donne les moyens de nous réformer en profondeur ».

  • Le conseil municipal d’Aubagne demande le maintien de la gratuité

    Le conseil municipal d’Aubagne demande le maintien de la gratuité

    Les places manquent ce mercredi soir dans l’espace des Libertés d’Aubagne. Six jours après l’annonce par le président (LR) de la Métropole Aix-Marseille, Nicolas Isnard, de la suppression de toutes les gratuités des transports, le conseil municipal de la ville a voté un vœu solennel lui demandant de renoncer à ce choix. Un vœu qui « condamne avec la plus grande fermeté la décision unilatérale » et « exige le gel immédiat et le retrait sans condition de ce projet d’assujettissement tarifaire ». Y sont jointes les plus de 10 000 signatures récoltées en seulement quatre jours sur la pétition lancée par la municipalité pour défendre la gratuité des transports dans le pays d’Aubagne, ainsi que la demande d’une table ronde institutionnelle réunissant l’exécutif métropolitain, les douze maires du pays d’Aubagne et de l’Étoile ainsi que les représentants du tissu économique et des usagers.

    « Mandat impératif »

    « Il y a quelques jours à peine, par une déclaration unilatérale, sans le moindre débat avec les exécutifs communaux ni les représentants des usagers, le président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, Nicolas Isnard, a fait savoir qu’il entendait supprimer la gratuité des transports, résume le maire (DVG) d’Aubagne Jean-Pierre Squillari dès l’ouverture du conseil. D’un simple trait de plume, il voulait supprimer dix-huit années d’une conquête sociale, environnementale et humaine qui faisait l’honneur de notre territoire. » Face à cette « menace directe et sans précédent [qui] pèse sur la vie quotidienne de nos 42 000 concitoyens et les 100 000 habitants de notre bassin de vie », l’édile avait démissionné immédiatement de la présidence de la commission métropolitaine des transports, comme il l’annonçait à La Marseillaise. « Ce ne sont pas des tickets de transports que la Métropole veut réintroduire, mais un péage sur la vie quotidienne », dénonce-t-il. Et d’écarter les uns après les autres les arguments du président de la Métropole. Face à un coût estimé inférieur à 2 millions d’euros, « le gain net serait dérisoire », la billettique pesant jusqu’à 40% des recettes. D’autant plus que la gratuité était déjà assumée par le conseil de territoire. Il refuse également qu’un principe d’égalité juridique nivelle vers le bas l’accès aux transports, face à des tarifs déjà hétérogènes. Et pointe la double peine pour les employeurs qui devront payer la moitié des abonnements en perdant l’attractivité apportée par la gratuité. Surtout, il salue la « déferlante » des signatures sur la pétition lancée par la municipalité, « un mandat impératif du peuple d’Aubagne » et tend la main à l’opposition après la lettre écrite par l’ancien maire (LR) de la ville Gérard Gazay au président de la Métropole, refusant la fin de la gratuité.

    Peine perdue. Celui-ci s’emmêle les pinceaux en reprochant au maire d’avoir voté contre le budget métropolitain, quand celui-ci s’opposait aux coupes dans la dotation de solidarité communautaire. Et reproche à son successeur de ne pas avoir été informé plus tôt de la décision du président de la Métropole. « Défendre Aubagne ce n’est pas seulement protester, c’est négocier », lance-t-il sous les huées. En indiquant ne pas prendre part au vote sur le vœu solennel, selon l’habitude de son groupe. « Monsieur Gazay, les Aubagnais jugeront », réplique Jean-Pierre Squillari.

  • [Tribune] Suppression de la gratuité des transports dans le Pays d’Aubagne : l’urgence est à la suspension et à la concertation

    [Tribune] Suppression de la gratuité des transports dans le Pays d’Aubagne : l’urgence est à la suspension et à la concertation

    J’ai appris avec colère l’annonce par le président de la Métropole Aix-Marseille-Provence de son intention de mettre fin à la gratuité des transports dans le Pays d’Aubagne et de l’Étoile. Une décision aussi brutale qu’incompréhensible, sur la forme comme sur le fond.

    Sur la forme d’abord, il est inacceptable que le maire d’Aubagne et les onze autres maires concernés découvrent par voie de presse une décision qui touche directement leurs communes et leurs habitants. Ce mépris du dialogue avec les élus locaux n’est pas acceptable.

    Sur le fond, prétendre réaliser des économies dès 2026 en supprimant la gratuité relève de l’absurde. Installer un système de billetterie, équiper les bus et les tramways, organiser les contrôles et mobiliser les personnels nécessaires aura nécessairement un coût et ne se fera pas en quelques semaines. Cette décision, présentée comme une économie, risque donc de commencer par coûter de l’argent aux habitants et à la collectivité.

    Surtout, elle constitue une attaque contre un acquis social qui a fait ses preuves depuis près de vingt ans dans le Pays d’Aubagne et de l’Étoile. Et elle intervient au pire moment : celui d’une flambée du prix des carburants et d’un pouvoir d’achat toujours plus contraint.

    Quand prendre sa voiture coûte toujours plus cher, supprimer la gratuité des transports est une double peine infligée aux habitants.

    Au regard de la précipitation qui entoure cette annonce et de l’absence d’économie réalisable sur l’exercice 2026, il est urgent de suspendre ce projet et d’ouvrir une véritable concertation avec les maires, les usagers et l’ensemble des acteurs concernés. Une décision aux conséquences aussi importantes pour le quotidien de milliers d’habitants ne peut être imposée dans l’urgence et sans dialogue.

    Je resterai pleinement engagé aux côtés des douze maires concernés, des usagers et des associations qui défendent la gratuité pour faire échec, dans les jours et les semaines à venir, à ce projet profondément injuste.

  • Pays d’Aubagne : pétition, manif, et actions citoyennes pour défendre la gratuité des transports

    Pays d’Aubagne : pétition, manif, et actions citoyennes pour défendre la gratuité des transports

    Cette première intervention, en l’occurrence un point presse samedi matin qui a rapidement tourné à un rassemblement d’une cinquantaine de personnes sur le cours Foch, à Aubagne, « c’est le premier acte de la résistance », lance Maurice Marsiglia, le président de l’association Se déplacer en liberté et l’une des chevilles ouvrières de ce long combat pour la « gratuité des transports en commun ».

    « Pas question de se laisser faire », « il faut s’organiser ! », « aller manifester », « signer la pétition lancée par la mairie ! », « et informer dans vos associations, tout le monde est concerné ! » Les échanges fusent entre les participants. Car l’heure est grave. « Cette gratuité a été mise en place par l’Agglo d’Aubagne, en 2009, c’est une réussite », résume Yves Mesnard, le maire honoraire (DVG) de Roquevaire. Ils sont aussi venus de La Bouilladisse, de Belcodène, d’autres communes environnantes directement touchées par ce séisme, dont l’épicentre est à… Salon-de-Provence. « C’est honteux d’avoir fait une telle déclaration sans même en avertir les élus du territoire », dénonce Maurice Marsiglia. Et sur le fond, rien ne tient. « Les prétendues économies réalisées correspondent à 0,9% des 144 millions d’euros de déficit de la branche transport de la Métropole… », tranche Christine, membre de l’association, armée d’un solide argumentaire. À Rolland Bourglan de pointer les coûts faramineux pour remettre le réseau en payant, ce qui devrait réduire à néant les dites « économies ». « Sur le plan social comme écologique, alors que la moitié des grands réseaux urbains passent ou sont passés à la gratuité, cela ne va pas dans le sens de l’histoire… », conclut-il. Puis l’élu écologiste Denis Grandjean, délégué à la mobilité, apporte le soutien de la Ville aux militants qui s’apprêtent à livrer une dure bataille. Bataille qui s’apparente à une course contre la montre, « il y aura un vote sur cette question en séance, le 15 octobre prochain », pose Maurice Marsiglia.

    « Nous allons aussi nous mobiliser, lance Erwann Bouisseren, de la CGT Métropole, la gratuité concerne l’ensemble des salariés et des entreprises de ce territoire ! » Tous les citoyens, sans exception.

  • Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : la gauche conserve ses trois élus, le RN en obtient deux

    Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : la gauche conserve ses trois élus, le RN en obtient deux

    La liste d’union de la gauche est arrivée en tête des sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône ce dimanche soir, en obtenant 1008 voix et 27% des suffrages. Dans un scrutin marqué par un nombre record de candidatures et brouillé plus encore par la crise traversée par la Métropole Aix-Marseille, elle conserve ainsi les trois sièges de ses sénateurs sortants, Jérémy Bacchi (PCF), Marie-Arlette Carlotti (PS) et Guy Benarroche (EELV). Sans obtenir le quatrième siège qu’elle espérait conquérir, forte de son résultat lors des dernières municipales à Marseille.

    A droite, la liste menée par la sénatrice sortante Brigitte Devésa (UDI) et le président de Région, Renaud Muselier (Ren.) obtient 581 voix, soit 16% des suffrages. Elle obtient donc deux sièges, de justesse pour le président de Région. La sénatrice sortante Valérie Boyer (LR) réussit de son côté son pari en conservant son siège avec 395 voix (10%). Quant à maire de Gardanne Hervé Granier (LR), il reçoit 201 voix (5%) et échoue à entrer au palais du Luxembourg.

    La liste d’extrême droite, menée par deux récents ralliés au RN, Marie-Pierre Callet et Fabien Bravi, espérait obtenir deux sièges. Elle réussit son pari, avec 685 voix (18%). Le sénateur sortant (ex-RN) Stéphane Ravier, toujours sous le couperet d’une peine d’inéligibilité en attendant la décision de la Cour de Cassation, obtient de son côté 265 voix (7%) et perd son siège.

    L’ancien député (PS) Jean-David Ciot espérait quant à lui capitaliser sur la crise métropolitaine. Un pari perdu, avec 249 voix (6%). La sénatrice guériniste sortante Mireille Jouve perd elle son siège au palais du Luxembourg en n’obtenant que 201 voix (5%).

    Enfin, les Insoumis qui se présentaient pour la première fois dans ce scrutin dans le département reçoivent seulement 77 voix (2%) pour la liste LFI menée par l’élue d’opposition à La Bouilladisse Michelle Blanchard-Svoboda.

    Autant de voix qui privent la gauche de son quatrième siège.