Tag: Métropole Aix-Marseille

  • Des cendriers de poche offerts pour contrer les jets de mégots

    Des cendriers de poche offerts pour contrer les jets de mégots

    Dans le cadre d’une semaine de sensibilisation aux mégots mal jetés, la Confédération des Buralistes, la Métropole Aix-Marseille-Provence et Alcome, éco-organisme dédié à la réduction des mégots dans l’espace public, se sont associés pour mener une campagne intitulée #MonMégotOùIlFaut. Ils sont venus présenter leur initiative, ce jeudi, sur la terrasse de la brasserie Le Delibes (8e), avec comme mot d’ordre : « Neuf déchets sur dix sont des mégots. »

    Au total, 129 buralistes marseillais s’engagent à distribuer gratuitement à leurs clients près de 70 000 cendriers de poche. Une initiative qui vise à lutter contre la présence de ces déchets dans la rue. « Aujourd’hui, le mauvais jet du mégot par terre est inconscient », explique Jonathan Decottignies, directeur des opérations d’Alcome. Il appelle à « une réelle prise de conscience », alors que « quatre à cinq mégots sont présents en permanence tous les 10 mètres de voirie », affirme cette fois Hedi Ramdane, conseiller métropolitain délégué à la propreté et adjoint au maire de Marseille.

    En contact direct avec les fumeurs, les buralistes sont « le premier maillon à solliciter », explique Jonathan Decottignies. Un avis partagé par Frédéric Pourchier, président de la Fédération départementale des buralistes des Bouches-du-Rhône. Ce dernier se dit prêt à faire de la « prévention auprès des clients », car, selon lui, « c’est aux buralistes d’habituer les consommateurs ». Une manière également de montrer que les buralistes peuvent « s’engager pour l’écologie ».

    Pas de solution miracle

    À la fin de leurs discours, les trois hommes ont testé les cendriers. Ceux-ci peuvent contenir, selon eux, « une dizaine de mégots de cigarettes » et « ne dégagent aucune odeur dans les sacs ».

    Ainsi, les cendriers de poche restent l’outil « le plus important » pour sensibiliser la population, selon le président de la Fédération des buralistes. Pourtant, un seul cendrier ne suffit pas à répondre à l’ampleur du problème. En effet, « il en faut quatre à cinq à chaque fumeur pour qu’ils soient utilisés de façon régulière », afin « d’en avoir toujours un à disposition », explique Aliénor Galamez, déléguée régionale d’Alcome. Elle l’assure toutefois : « Le stock a été calculé pour que tout le monde puisse être équipé. »

    Si la Métropole et Alcome affirment agir tout au long de l’année face à ce phénomène, ils admettent « renforcer leurs efforts » en période estivale, où un nombre plus important de déchets est constaté. En effet, le jet de mégots sur la voirie est « un problème particulièrement récurrent en milieu festif et sur les plages où ont lieu de nombreux apéros », note Aliénor Galamez. Des « hot spots » (lieux où les déchets sont nombreux) ont été identifiés par la Ville afin de renforcer la prévention.

    Provence-Alpes-Côte d’Azur est la région qui compte le plus de fumeurs en France, selon une étude de Santé publique France publiée en 2024.

  • Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Dans une lettre adressée au président de la Métropole, Nicolas Isnard (LR), le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), se rallie au projet d’extension du tramway vers la place du 4-Septembre émettant, comme pour le commissaire enquêteur, un avis favorable sous conditions.

    « Nous considérons que cette extension du tramway peut contribuer à améliorer les déplacements du quotidien dans un secteur particulièrement fréquenté, à offrir une solution de transport plus fiable et à renforcer les alternatives de mobilité à disposition des habitants », écrit le maire, qui émet « un avis favorable conditionné aux réponses à nos demandes complémentaires relatives aux enjeux de circulation, de stationnement et de préservation du patrimoine arboré ». Benoît Payan rappelle que 7,5 millions ont d’ores et déjà été engagés par la Métropole sur un investissement de 76 millions d’euros, soutenu par l’État à hauteur de 19 millions d’euros sanctuarisés dans le plan Marseille en Grand.

    La Ville demande que soient revues les boucles de circulation pour éviter de saturer les quartiers environnants et garantir un accès fluide à la rampe Saint-Maurice et aux tunnels. Sur le stationnement et les mobilités douces, elle veut que « le nombre de places de stationnement soit dimensionné à la hauteur des besoins des habitants et une continuité des pistes cyclables ». Sur l’environnement, elle exige le respect strict des études phytosanitaires pour préserver les arbres d’alignement et veiller à la végétalisation. Quant à l’impact des travaux, elle demande que les nuisances du chantier soient limitées pour les habitants et que la RTM soit dès à présent associée pour organiser l’offre de transport durant le chantier.

  • Aménager les rivières pour sauver les anguilles à Marignane

    Aménager les rivières pour sauver les anguilles à Marignane

    Sauver l’anguille : des seuils aménagés pour des rivières vivantes », c’est le nom du projet financé par la Métropole, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et la Région Sud pour préserver la biodiversité aquatique.

    Il s’agit de rétablir progressivement le passage de l’anguille européenne dans les cours d’eau du territoire en agissant sur les seuils hydrauliques : les effaçant si possible ou en les aménageant lorsque le contexte le nécessite. Ces structures, qui régulent le niveau des rivières et des canaux constituent un obstacle aux déplacements naturels des espèces aquatiques migratrices, en l’occurrence l’anguille européenne.

    Dans le cadre de ce projet, la métropole Aix-Marseille-Provence a confié à l’établissement public Ménélik une intervention sur le seuil Saint-Pierre, situé sur le cours d’eau de la Cadière à Marignane.

    Une espèce en danger critique d’extinction

    Dans le cas du seuil Saint-Pierre, c’est la protection des anguilles européennes qui est visée par les aménagements. L’espèce est gravement menacée par de multiples facteurs comme la disparition des zones humides, les pollutions de l’eau, le parasitisme, le turbinage, la prédation, le braconnage, la pêche professionnelle et de loisir. Par-dessus tout, c’est la fragmentation des rivières par l’intervention de l’homme qui réduit drastiquement son taux de survie, la rendant incapable de se déplacer dans les rivières selon son propre cycle de vie. En effet, l’anguille doit remonter les cours d’eau pour grandir, un seuil peut devenir un véritable obstacle.

    Les aménagements consistent notamment en la création d’une rampe spécialement conçue pour les anguilles dont la surface rugueuse permettra à ces dernières de se déplacer au-dessus du seuil Saint-Pierre.

    Les travaux préparatoires ont débuté en mai 2026, et le seuil va être partiellement repris, accompagné par la création d’une rampe adaptée entre juillet et mi-août 2026. Dès novembre, les berges seront revégétalisées de manière durable et en cohérence avec l’écosystème local.

  • Nicolas Isnard tente de trouver une issue budgétaire

    Nicolas Isnard tente de trouver une issue budgétaire

    Après une conférence des maires ce mercredi 8 juillet, Nicolas Isnard (LR) va soumettre au vote en septembre le principe de création d’un fonds de concours d’un montant « équivalent à la baisse de dotation solidaire communautaire ». Les élus avaient refusé de voter le budget 2026 le 28 avril dernier, le président de la métropole estimant que l’État était responsable d’un trou de 144 millions d’euros, laissant la main à la Chambre régionale des comptes et au préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski. Au-delà des 91 millions d’euros d’économies dans le fonctionnement et les investissements de la collectivité, les magistrats financiers proposaient de sabrer 53 millions d’euros dans la dotation de solidarité communautaire.

    Pour le maire de Salon-de-Provence, pas question de recourir à l’impôt pour redresser la barre et une idée fixe : préserver la capacité d’investissement des communes.

    Des marges de manœuvre très réduites

    « Le budget arrêté réduit fortement les marges de manœuvre des communes. Il était de notre responsabilité de trouver une solution qui permette d’atténuer cette perte. En transformant cette perte de Dotation de solidarité communautaire en fonds de concours pour 2026, nous apportons une réponse concrète, rapide et solidaire, tout en respectant les équilibres financiers de la Métropole », souligne-t-il.

    Les 92 maires ont également convenu « d’engager immédiatement les travaux sur le futur pacte financier et fiscal entre la Métropole et les communes. » Un groupe de travail étant mis sur pied pour examiner « l’ensemble des leviers permettant de construire un cadre financier durable et équilibré. » Attributions de compensation, dotation de solidarité communautaire, fiscalité… « Toutes les pistes seront mises sur la table afin de préparer la suite du mandat dans un esprit de responsabilité et de dialogue », assure la présidence de la métropole. La première réunion devant se tenir dès ce jeudi.

  • L’immobilier affronte une crise « sans précédent »

    L’immobilier affronte une crise « sans précédent »

    Des loyers de plus en plus chers, un nombre insuffisant de logements neufs et de logements sociaux. L’Observatoire immobilier de Provence (OIP) fait état d’un parc immobilier en difficulté, dans toutes ses dimensions. Lors de la conférence de presse du 6 juillet, Cyril Sauvat, le nouveau président de l’observatoire, parle d’une crise « sans précédent ». Il déplore l’« impact sociétal monumental » de cette crise, notamment sur les logements sociaux. Dans les Bouches-du-Rhône, ce sont plus de 40 000 salariés qui ont demandé à bénéficier d’un logement social. « De plus en plus de salariés dorment dans leur voiture », souligne Cyril Sauvat.

    « Il faut une prise

    de conscience collective »

    Sur l’ensemble de la région Paca, 11 000 agréments ont été déposés en 2025, avec un loyer de 450 euros en moyenne. « On a enfin dépassé le cap des 10 000 », se félicite Florent Léonardi, directeur de l’ARHLM Paca et Corse. Mais ces agréments demeurent bien en deçà de la demande réelle en logements sociaux. Selon l’ARHLM, « il faudrait doubler la production pour atteindre l’objectif fixé par la loi solidarité et renouvellement urbain (SRU) ». À l’échelle régionale, 90 000 demandes urgentes devraient être prises en charge par les bailleurs sociaux. Autant de personnes qui devraient pouvoir dormir dans un logement social « dès ce soir », précise Florent Leonardi.

    « Créer des logements sociaux, c’est aussi créer des richesses », explique le directeur. Payer un moindre loyer permet d’augmenter son pouvoir d’achat, le loyer étant le premier poste de dépense des ménages. Cela représenterait près de 140 millions d’euros, réinvestis dans le territoire de la Métropole.

    Le Plan local de l’habitat (PLH) prévoit 11 000 logements livrés chaque année, sur la période 2023-2028. Cet engagement, promis par les 92 maires de la métropole d’Aix-Marseille, est loin d’être tenu. « On est seulement à 2 000 », reconnaît Arnaud Bastide, président de FPI Provence. Un manque de logements, résultat d’un marché locatif en tension : « on a perdu notre clientèle d’investisseurs, soit 50 000 ventes », regrette le président.

    En cause ? Une faible dynamique de délivrance de permis, des prix à l’achat beaucoup trop élevés et la fin de la loi Pinel, entre autres. Cette loi permettait de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu après un investissement locatif dans le neuf.

  • À Martigues, les habitants co construisent un projet de transition

    À Martigues, les habitants co construisent un projet de transition

    Un chemin serpente derrière les immeubles de Boudème. Là, un QR code attend d’être scanné par les promeneurs. Un clic amène sur une page qui recense la biodiversité communale, entre pins d’Alep, coquelicots et écureuils. C’est l’une des nombreuses actions initiées par Neede, une structure de médiation scientifique qui se donne pour mission d’accompagner les populations méditerranéennes dans leur compréhension des enjeux de la transition environnementale.

    Pourquoi méditerranéennes ? « C’est la zone la plus peuplée au monde qui se réchauffe le plus vite et qui vit, avant toutes les autres, les impacts du dérèglement climatique », explique Cyprien Fonvielle, directeur général de Neede.

    C’est à Martigues que l’organisation s’est lancée dans le tout nouveau dispositif financé par la Métropole Aix-Marseille, « Quartier en transition », qui vise à renforcer le pouvoir d’agir des citoyens et à accélérer les transitions locales grâce à un réseau d’acteurs et une méthode participative.

    Cyprien Fonvielle développe : « L’un des axes d’intervention pour nous est à destination des publics les plus fragiles, notamment les populations des quartiers prioritaires, parce que ce sont ceux qui génèrent le moins d’impact sur l’environnement et ceux qui souffrent le plus des effets induits du réchauffement climatique et de la chute de la biodiversité. (…) On considère que la transition pour être efficace doit être faite territoire par territoire. (…) Il faut arriver à comprendre les actions qu’il faut porter pour que les politiques publiques soient pleinement ancrées dans le réel de ces populations-là. »

    Une feuille de route

    Emma Chatelon et Loren Porée, chargées de projet chez Neede, ont encadré six mois d’ateliers dans les quartiers de Canto-Perdrix/Quatre Vents et de Boudème. Au total, 350 habitants ont participé à 31 rendez-vous. « On a travaillé sur trois axes : la reconnection à la nature, l’ouverture des quartiers et le lien social, puis l’orientation et l’insertion professionnelles », expliquent-elles.

    À Canto, « des habitants nous ont dit qu’il y avait une problématique de moustiques et de chenilles processionnaires, on a donc construit des nichoirs à oiseaux avec eux, qu’on a installés près du centre social », illustre Loren Porée. Neede a aussi proposé un temps sur la gestion des ravageurs et des espèces envahissantes pour les riverains qui ont une parcelle dans les jardins partagés. D’autres sujets n’ont pas pu être traités, à l’instar de la gestion des déchets et des dépôts sauvages. « Dans ce cas, on l’inscrit dans les préconisations qu’on envoie aux pouvoirs publics », précise Emma Chatelon.

    « On travaille avec les services de la Ville et de la Métropole pour définir le pas d’après, souligne Cyprien Fonvielle. L’enjeu, c’est d’essayer de faire un effet boule de neige. (…) On sait aujourd’hui que sur les questions climatiques, un euro investi, c’est cinq euros économisés demain. »

  • À Aubagne, un second souffle pour le contrat de ville

    À Aubagne, un second souffle pour le contrat de ville

    Un nouveau contrat pour une nouvelle ville. Le maire d’Aubagne récemment élu, Jean-Pierre Squillari (DVG), s’est félicité, ce mardi 30 juin, de la signature du nouveau Contrat de Ville. Il fait suite à un appel à projets pour 2027, où associations et habitants étaient invités à proposer des actions concrètes pour la ville.

    À Aubagne, le quartier prioritaire de Charrel et ceux « poches de précarité », à la Tourtelle et dans le centre-ville, sont placés au cœur des priorités de la mairie. Un tournant dans la politique de la ville, menée durant deux mandats par l’ancien maire LR, Gérard Gazay. À travers ce nouveau Contrat de Ville, le conseil municipal entend réorienter ses engagements et ses projets en faveur des habitants.

    Le Contrat de Ville est un dispositif de l’État, piloté par la préfète déléguée à l’égalité des chances, Isabelle Épaillard, la Métropole Aix-Marseille-Provence, le Département et la Ville d’Aubagne.

    Les besoins des habitants au cœur du dispositif

    Dans le programme du contrat, certaines subventions ont été réexaminées. Ainsi, 8 000 euros supplémentaires ont été injectés pour les séjours de vacances proposés par la Ville, dans le cadre du projet « Quartiers d’été ». « Davantage de jeunes pourront ainsi partir à Saint-Vincent-les-Forts (Alpes-de-Haute-Provence). C’est une action très attendue par les jeunes aubagnais pour pouvoir sortir de la ville pendant l’été », explique la mairie.

    Le contrat vise également à « réévaluer les finances pour renforcer les actions de certaines associations, notamment Contact Club ». Des structures qui œuvrent notamment pour l’accès au droit des habitants.

    La Ville d’Aubagne souhaite enfin multiplier les animations de proximité grâce aux fêtes de quartier : « Tous les mois, un quartier est mis à l’honneur lors d’un moment festif, avec un repas partagé. » Ces événements sont principalement organisés par les maisons de quartier. La prochaine fête se tiendra le 11 juillet dans le quartier de Charrel.

  • Première opération « Coup de neuf ! » dans le quartier de la Belle de Mai

    Première opération « Coup de neuf ! » dans le quartier de la Belle de Mai

    « Tut tut ». Les camions de propreté de la Métropole de Marseille se succèdent dans la rue du Jet d’Eau, dans le quartier de la Belle de Mai, dans le 3e arrondissement de la cité phocéenne. Les agents municipaux et métropolitains mobilisés ce jeudi matin s’activent pour la première opération de « Coup de neuf ! », un dispositif de propreté pensé par la Ville et la Métropole, qui sera déployé dans tous les arrondissements de Marseille.

    « Une forte demande des habitants »

    Pour l’instant, six rues du quartier sont concernées. « Il faut bien commencer par un secteur. Il y avait une forte demande des habitants », déclare Hedi Ramdane, adjoint au maire de Marseille délégué à la propreté dans la ville et désormais conseiller métropolitain.

    Jusqu’à présent, la propreté était une compétence de la métropole. La salubrité de la ville étant au cœur des débats, le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, a créé ce poste et nommé Hedi Ramdane, pour « recoudre la ville et la métropole » sur cette compétence. L’idée étant de pouvoir coopérer et de « redonner un cadre de vie aux habitants ».

    Au delà de cette opération, un nettoyage des rues est réalisé quotidiennement dans différents quartiers de la ville. « On met les moyens nécessaires pour rééquilibrer les choses et rattraper toutes ces années où le travail n’a pas été à la hauteur », reconnaît Hedi Ramdane, également ancien adjoint au maire en charge de la jeunesse. Une ambition partagée par Hamza Aftis, adjoint à la mairie du 2e et 3e arrondissement, délégué au cadre de vie. « On se bat pour les habitants. Ils ont eu le sentiment de ne pas être écouté pendant des années. »

    Une colère qui s’exprime

    C’est le cas de cette riveraine, descendue de sa maison pour exprimer sa colère. « On est très énervés. Marseille est dégueulasse. On est à l’abandon ! » Et de ces deux amis âgés d’une quarantaine d’années, qui observent le travail des agents. « Ça fait deux ans qu’ils ne sont pas venus nettoyer », vitupère l’un d’eux. « C’est très bien, mais il faut que ça se poursuive », espère de son côté une habitante de la rue François Barbini.

  • Michèle Rubirola réélue présidente du Conseil de surveillance de l’AP-HM

    Michèle Rubirola réélue présidente du Conseil de surveillance de l’AP-HM

    « Cap sur 2030, ce ne sont pas seulement des bâtiments, c’est l’ ambition d’une médecine plus moderne, mieux coordonnée, la volonté de lutter contre les inégalités de santé, a assuré Michelle Rubirola, il reste des défis à relever et je souhaite apporter ma contribution à cette stabilité dont je crois que notre institution a besoin. » Par ailleurs, le Conseil a accueilli deux nouveaux membres : Pierre Huguet, représentant de la Ville de Marseille. Il est 8e adjoint au maire de Marseille, conseiller métropolitain 1er vice-président délégué à l’Amélioration du cadre de vie (voirie, propreté), il rejoint l’instance aux côtés de Pascal Dellessard, personnalité qualifiée représentant les usagers et président de l’association Petits Cœurs de Beurre.

  • Le maire d’Aubagne annonce le retrait de ses élus de la société publique L’Eau des Collines

    Le maire d’Aubagne annonce le retrait de ses élus de la société publique L’Eau des Collines

    « Un passage en force » validé par le « silence assourdissant de la Métropole », discréditant « la promesse d’une Métropole des maires [ laquelle devait, selon son président Nicolas Isnard (LR), laisser les compétences de proximité aux communes] ». C’est l’accablante analyse que fait la Ville d’Aubagne de l’élection de Serge Perottino, maire (DVD) de Cadolive et vice-président de la Métropole Aix-Marseille, à la tête de la Société publique locale (SPL) L’Eau des collines.

    Cette structure publique est responsable de la gestion du service de collecte et de transport des eaux usées de l’ensemble des communes du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, ainsi que de la production et de la distribution de l’eau potable dans les communes d’Aubagne, La-Penne-sur-Huveaune, Cuges-les-Pins et Saint-Zacharie. La Métropole et les communes en sont actionnaires. La SPL est depuis sa création présidée par un élu aubagnais. Mais, lundi soir, lors du conseil d’administration de la SPL, c’est la candidature du maire de Cadolive qui a remporté les suffrages.

    La Ville veut quitter la SPL

    « Comment un élu, dont la commune n’est même pas desservie par le réseau, peut-il justifier de présider un outil dont les habitants de Cadolive ne sont même pas usagers ? C’est un mépris total de l’histoire et du travail des communes fondatrices », s’est indigné Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne.

    En réaction, il annonce le retrait de ses élus du conseil d’administration de la SPL, l’engagement immédiat de « démarches pour préparer la sortie de la Ville d’Aubagne de la SPL » et l’ouverture d’une « réflexion approfondie, avec l’ensemble de la majorité municipale, pour définir un nouveau chemin et une nouvelle stratégie en matière d’intercommunalité. » « Cette structure est-elle encore un outil au service des habitants, ou est-elle devenue un obstacle à notre autonomie et à notre action ? Nous attendons des actes, pas des promesses. Aubagne sera respectée », conclut-il.

    La mairie indique n’avoir pour l’instant pas obtenu de réponse officielle de Nicolas Isnard, président (DVD) de la Métropole.