Tag: Métropole Aix-Marseille

  • Le président de Provence Métropole logement rallie Allisio

    Le président de Provence Métropole logement rallie Allisio

    Président du bailleur social de la Métropole Aix-Marseille, Provence Métropole Logement (ex-HMP), et de son parc de 14 700 logements sur le territoire, Patrick Pappalardo devrait annoncer, ce lundi, son ralliement au candidat du RN pour les prochaines municipales à Marseille, Franck Allisio.

    Une information confirmée de sources concordantes, que ni l’intéressé, ni le RN n’ont commenté suite à nos sollicitations. Lui-même n’avait même pas encore échangé au moment où nous écrivons ces lignes, vendredi soir, avec la présidente (DVD) de la Métropole, Martine Vassal, elle-même pressentie pour être candidate à la tête de l’union de la droite et du centre à Marseille.

    Sollicité, son entourage ne souhaitait pas faire de commentaire. Mais dans la matinée de samedi, la candidat d’extrême droite a annoncé tenir lundi une conférence de presse pour présenter « le ralliement d’un acteur local marseillais de premier plan ».

    Patrick Pappalardo est conseiller métropolitain et conseiller d’arrondissement dans les 9 – 10 où il avait intégré avec en 2022 un groupe dissident de la droite majoritaire formé de huit élus autour de Didier Réault, Guy Tessier, Frédéric Guelle, baptisé « Droite républicaine centriste et indépendante ».

    Ce ralliement fait suite à celui du président de son groupe à la Métropole, Jean-Baptiste Rivoallan (UDR) suivi par plusieurs élus des 11e et 12e arrondissement, ainsi que de l’ancien secrétaire général du groupe Olivier Rioult, désormais responsable du RN à Marseille.

  • La gauche pointe les échecs de la Métropole

    La gauche pointe les échecs de la Métropole

    Le rendez-vous ne pouvait pas mieux tomber, en plein affrontement entre la majorité marseillaise et son opposition de droite sur la propreté. Ce jeudi soir, le groupe Pour une Métropole du bien commun, où siègent les élus de la gauche marseillaise, a convié la presse pour tirer les leçons de son mandat métropolitain. « Il faut toujours rappeler d’où l’on vient, ce sont d’énormes leviers d’amélioration pour la suite », justifiait la présidente (GRS) du groupe, Sophie Camard. Un bilan de six années de bras de fer entre la Métropole, présidée par Martine Vassal (DVD), et sa ville centre, dirigée par Benoît Payan (DVG), sur les reversements financiers, les transferts de compétences, le développement des transports ou les crises de la collecte des déchets. Que la maire des 1-7 résume comme « la chronique d’une revanche politique de la droite ».

    Blocage politique

    Les élus marseillais énumèrent ainsi, selon eux, les échecs de l’intercommunalité. « Une Métropole, normalement, c’est une machine à investir, mais malheureusement, sa dette l’en empêche », déplore l’adjoint (PS) aux Finances, Joël Canicave. Quand Lyon investit 765 millions d’euros en équipements de transports, la Métropole Aix-Marseille met moins de 400 millions, pointe-t-il. « Nous sommes sur un recul de services flagrants qui contraint les Marseillais à une assignation à résidence très regrettable », abonde l’adjointe (PM) aux Transports, Marie Batoux, déplorant le manque de service, la fermeture du métro en soirée et un plan vélo qui devait s’achever en 2024, mais ne sera réalisé qu’à 68% en 2026. Même si les réalisations du plan Marseille en grand se concrétisent et la gratuité est partiellement étendue au 1er septembre. « La question des déchets est celle qui suscite le plus de crises régulières », rappelle aussi Sophie Camard, saluant les avancées obtenues après la mission d’information et d’évaluation mise en place à sa demande. « La Métropole a tenu sur un genre de statu quo, mais on sait la poussière qu’il y a sous le tapis, analyse-t-elle. Nous sommes à la veille d’un renouvellement de la RTM, le budget déchet est ric-rac, la dette n’est pas réglée. »

    La question du transfert de la compétence propreté avec la voirie, refusé par la municipalité, résume à elle seule ces blocages. « Les négociations ont été très dures, l’enveloppe financière pour faire les investissements a été calculée autour de 50 millions d’euros, mais ils nous transféraient la dette, il fallait déduire le poids des emprunts ! »

    Pourtant, Ville et Métropole ont su trouver des terrains d’entente, sur une dotation de solidarité communautaire, sur le logement. « C’est un paradoxe absolu, nous travaillons très bien avec les services et le vice-président », reconnaît l’adjoint (GRS) au Logement Patrick Amico, sans dissimuler les divergences, à l’image de l’encadrement des loyers. « Avec mon homologue, on ne partage pas les mêmes opinions, euphémise l’adjoint (EELV) à la Mer, Hervé Menchon. Mais nos services travaillent très bien ensemble : quand ça coince, c’est au niveau du cabinet de la présidente », Martine Vassal (DVD). Un blocage politique qui ne passe plus. « On ne peut pas imaginer que ça recommence », jure Sophie Camard, à six mois des prochaines municipales.