Tag: Marseille

  • Les soutiens de Raphaël Glucksmann sur le terrain

    Les soutiens de Raphaël Glucksmann sur le terrain

    À peine la candidature de Raphaël Glucksmann à l’élection présidentielle officialisée avec un passage au 20 heures de TF1, ce dimanche soir, que ses soutiens battent déjà le pavé, ce lundi. « On vient dire que l’on est prêt ! Prêt à soutenir sa candidature, prêt à aller à la rencontre des habitants de la région, prêt à expliquer que Raphaël Glucksmann est là pour gagner », plante Pascaline Lécorché, figure de Place Publique de la cité phocéenne et adjointe au maire de Marseille en charge de l’éducation, sous l’ombrière du Vieux-Port de Marseille.

    La cinquantaine de militants du parti de l’eurodéputé et candidat à la présidentielle, veulent montrer qu’ils occupent le terrain : « C’est une initiative spontanée, avec des militants venus de toute la région. En 24 heures, on a cinquante personnes déjà mobilisées ! On va reproduire ça dans les jours et semaines à venir ». Drapeau jaune à la main, les soutiens de l’ancien conseiller du président géorgien, pour le moins autoritaire, Mikheil Saakachvili, distribuent à tour de bras des tracts avec QR code dessus pour recevoir les dernières nouvelles de la campagne.

    Et à la question du positionnement politique de Raphaël Glucksmann, plutôt à la droite de la gauche, économiquement libéral et fidèle défenseur de l’Union Européenne, Pascaline Lécorché répond : « Notre programme tient compte des réalités concrètes du terrain, nos propositions s’inscrivent dans les territoires. Regardez les axes que Raphaël développe : santé, éducation, mixité sociale pour faire société, souveraineté industrielle, transformation écologique ! ». Reste que le candidat devra encore passer par la case primaire avec le PS pour être définitivement dans la course à l’Élysée, et sa formation fait mine d’ouverture avec le reste de la gauche. « La dynamique qu’on porte dépasse le cadre de Place publique : On s’inscrit dans une campagne avec le Parti socialiste, on tend la main aux écologistes et nos camarades du Parti communiste », martèle Pascaline Lécorché.

  • OM : Himad Abdelli se fait une place au milieu

    OM : Himad Abdelli se fait une place au milieu

    Contexte plus bénéfique, vrai regain de forme ou simple illusion ? Cette préparation pas comme les autres à l’Olympique de Marseille a permis à certains joueurs de sortir du bois. Mis à la cave ou envoyer en prêt, ils sont nombreux à avoir retrouvé le maillot olympien durant l’été. Himad Abdelli, Angel Gomes, Neal Maupay, Amine Harit, Derek Cornelius, ils ont tous participé à la solide victoire, vendredi dernier, face à Strasbourg (4-0). Qui plus est en étant impactants et en réussite pour les titulaires.

    Himad Abdelli symbolise bien ce début de renouveau d’éléments dans l’ombre depuis le début d’année. Transfuge d’Angers, le milieu de terrain a rejoint son club de cœur, l’OM, en janvier dernier. Les cinq premiers mois ne se sont pas déroulés de la meilleure des manières, mais l’intéressé n’a pas baissé les bras. « Mentalement, c’était très dur. Je pense que tout le monde le sait maintenant, Marseille, c’est mon club et peut-être que les émotions, je les ai un peu trop prises sur moi. Maintenant, je les ai mises de côté et c’est à moi de faire mon jeu pour que ça réussisse », appuyait le joueur lors d’un micro tendu après la rencontre face au Racing.

    De son côté, Bruno Genesio ne voulait pas s’attribuer les mérites de ce sursaut : « Peut-être qu’il y a un contexte qui est plus favorable, pour l’instant en tout cas, pour que certains joueurs s’expriment ». Sans vouloir particulièrement cibler une individualité par rapport à une autre, l’entraîneur olympien a accepté de pointer les réussites d’Abdelli durant l’affrontement de la 1re journée. « Chez Himad, ce qui m’a beaucoup plu, c’est son agressivité. On connaît ses qualités techniques, mais ce soir [vendredi], il a aussi montré qu’il était capable de récupérer des ballons et de donner le tempo dans l’agressivité. Je pense qu’au milieu de terrain, c’est très important. »

    « Mon objectif,

    c’est que l’OM gagne »

    Le milieu de terrain de la sélection algérienne a beaucoup cité son coach comme élément ayant apporté de la sérénité. Mais il a également fait preuve de lucidité sur ses débuts marseillais. « Pour ma part, j’ai eu besoin d’un temps d’adaptation. Peut-être que l’étape était importante et que je ne m’en suis peut-être pas rendu compte directement. Et comme je l’ai dit, la préparation m’a fait du bien. Je vais essayer de montrer toutes mes qualités tout au long de la saison », a-t-il simplement raconté.

    Himad Abdelli ne se met pas spécialement d’objectifs durant cette saison, plaçant la réussite de l’équipe avant tout. « Moi, mon objectif, c’est que l’OM gagne. Après, que je marque, que je mette des buts, des passes décisives, ça, je m’en fous un peu, entre guillemets. Moi, si l’OM gagne, ça me va. »

    Il est encore trop tôt pour connaître la nature exacte de ce regain de forme, mais si certains signes ne trompent pas. Dire que cela va se poursuivre jusqu’au printemps prochain est bien trop prématuré, mais ces améliorations de la vie de groupe sont bénéfiques à tous. Même pour les joueurs moins utilisés la saison dernière.

    Contexte plus bénéfique, vrai regain de forme ou simple illusion ? Cette préparation pas comme les autres à l’Olympique de Marseille a permis à certains joueurs de sortir du bois. Mis à la cave ou envoyer en prêt, ils sont nombreux à avoir retrouvé le maillot olympien durant l’été. Himad Abdelli, Angel Gomes, Neal Maupay, Amine Harit, Derek Cornelius, ils ont tous participé à la solide victoire, vendredi dernier, face à Strasbourg (4-0). Qui plus est en étant impactants et en réussite pour les titulaires.

    Himad Abdelli symbolise bien ce début de renouveau d’éléments dans l’ombre depuis le début d’année. Transfuge d’Angers, le milieu de terrain a rejoint son club de cœur, l’OM, en janvier dernier. Les cinq premiers mois ne se sont pas déroulés de la meilleure des manières, mais l’intéressé n’a pas baissé les bras. « Mentalement, c’était très dur. Je pense que tout le monde le sait maintenant, Marseille, c’est mon club et peut-être que les émotions, je les ai un peu trop prises sur moi. Maintenant, je les ai mises de côté et c’est à moi de faire mon jeu pour que ça réussisse », appuyait le joueur lors d’un micro tendu après la rencontre face au Racing.

    De son côté, Bruno Genesio ne voulait pas s’attribuer les mérites de ce sursaut : « Peut-être qu’il y a un contexte qui est plus favorable, pour l’instant en tout cas, pour que certains joueurs s’expriment ». Sans vouloir particulièrement cibler une individualité par rapport à une autre, l’entraîneur olympien a accepté de pointer les réussites d’Abdelli durant l’affrontement de la 1re journée. « Chez Himad, ce qui m’a beaucoup plu, c’est son agressivité. On connaît ses qualités techniques, mais ce soir [vendredi], il a aussi montré qu’il était capable de récupérer des ballons et de donner le tempo dans l’agressivité. Je pense qu’au milieu de terrain, c’est très important. »

    « Mon objectif,

    c’est que l’OM gagne »

    Le milieu de terrain de la sélection algérienne a beaucoup cité son coach comme élément ayant apporté de la sérénité. Mais il a également fait preuve de lucidité sur ses débuts marseillais. « Pour ma part, j’ai eu besoin d’un temps d’adaptation. Peut-être que l’étape était importante et que je ne m’en suis peut-être pas rendu compte directement. Et comme je l’ai dit, la préparation m’a fait du bien. Je vais essayer de montrer toutes mes qualités tout au long de la saison », a-t-il simplement raconté.

    Himad Abdelli ne se met pas spécialement d’objectifs durant cette saison, plaçant la réussite de l’équipe avant tout. « Moi, mon objectif, c’est que l’OM gagne. Après, que je marque, que je mette des buts, des passes décisives, ça, je m’en fous un peu, entre guillemets. Moi, si l’OM gagne, ça me va. »

    Il est encore trop tôt pour connaître la nature exacte de ce regain de forme, mais si certains signes ne trompent pas. Dire que cela va se poursuivre jusqu’au printemps prochain est bien trop prématuré, mais ces améliorations de la vie de groupe sont bénéfiques à tous. Même pour les joueurs moins utilisés la saison dernière.

    Ugo Lamare El Kadmiri vers un contrat pro

    L’information est dans les tuyaux depuis plusieurs jours, le prochain Marseillais à signer son contrat professionnel devrait être Ugo Lamare El Kadmiri. L’attaquant de 19 ans pourrait parapher un bail jusqu’en juin 2029. De nationalités marocaine et suédoise, il devrait cette saison être à la disposition de l’équipe Pro 2.

    Ugo Lamare El Kadmiri a effectué une année 2025-2026 pleine en U19 avec pas moins de 14 buts inscrits en 15 matches. Il a activement participé à l’aventure Youth League des Minots, marquant à deux reprises en six rencontres européennes. L’attaquant a également réalisé trois bouts de matches en Ligue 1, lors de la période Habib Beye.

  • À la Busserade les familles organisent leur départ forcé

    À la Busserade les familles organisent leur départ forcé

    Le vague espoir de gagner un délai permettant d’assurer une rentrée scolaire à leurs enfants, le temps d’une conférence de presse organisée en urgence sur le site le 18 août dernier, s’est totalement évaporé. Alors que ce collectif s’interroge sur une mobilisation à organiser, ce lundi 24 août les familles qui le pouvaient chargeaient leurs affaires sur les camions pour éviter la confrontation avec la police, annoncée mardi matin.

    Beaucoup d’abattement à l’intérieur de l’ancienne caserne du 3e arrondissement dans cet après-midi caniculaire de la fin août. Les hommes ont déjà démonté ce qui pouvait l’être, embarqué le maximum de matériaux pour reconstruire des abris et les appareils indispensables à la cuisine et la lessive. Ils s’apprêtent à réaménager un nouvel espace abandonné de la ville en un lieu viable. Découragé, mais fataliste, un père de quatre enfants explique la situation : « on sait qu’il n’y aura que des places d’hôtel pour les malades et les quatre femmes enceintes. Alors, comme d’habitude, on a tourné un peu partout pour chercher un autre endroit où s’installer ».

    Un terrain a été identifié dans le 10e arrondissement. « Il faudra réinscrire les enfants qui étaient à l’école ici dans de nouvelles écoles, ça va retarder leur rentrée. Mais les assistantes sociales vont nous aider pour ça », se rassure-t-il. Quelques-uns y sont déjà et ont « reçu la visite de la police. Ils ont vérifié nos identités et compté le nombre de personnes », complète un autre homme qui fait une pause à l’ombre d’un des bâtiments après avoir hissé une commode en bois sur un diable.

    Un référé liberté déposé

    « Depuis 16 ans que je mène des actions culturelles avec les enfants de ces familles, c’est la même histoire, on déplace la misère, on n’y apporte pas de solution », déplore Framboise Robert, d’arte Chavalo. Pourtant pour les quelques-unes avec qui un travail d’intégration a été réalisé et suivi, « ça a bien fonctionné ». La Ville de Marseille avait engagé un suivi social de ces familles roms dont les enfants ont été scolarisés dans les écoles de la Belle de Mai depuis deux ans. Un accompagnement mené en coordination avec les services préfectoraux qui devaient assurer leur relogement.

    Sept familles étaient identifiées. « D’autres sont venues s’installer sur le site au fil des mois », témoigne Sétif, riverain de la caserne dont les fenêtres donnent sur la cour. « Le souci, c’est qu’ils faisaient des feux. Je comprends qu’ils vivent d’une activité de ferraille. Mais on n’en pouvait plus d’être intoxiqués et du tapage le soir ». Les services municipaux ont été alertés. « Des efforts ont été faits avec des associations, mais bon, ça a recommencé », regrette le jeune père de famille de ce quartier populaire qui souhaite que « l’État trouve une solution pour ces gens et leurs enfants ».

    Le travail sur l’expérimentation d’un village d’insertion porté par l’ancien préfet délégué à l’égalité des chances, Laurent Carrié, et l’adjointe au maire en charge de la solidarité, Audrey Garino (PCF), a été abandonné par la préfecture. Maitre Adam Borie a déposé ce lundi un référé liberté pour ces familles : « Le concours de la force publique a été accordé sur une décision judiciaire de juillet 2025 et depuis la situation a changé », précise-t-il. Sollicitée, la préfecture n’a pas souhaité communiquer.

  • Le Provençal revient et se réinvente

    Le Provençal revient et se réinvente

    Une 108e édition placée sous le signe de la nouveauté. Cette semaine, du 27 au 30 août, a lieu Le Provençal, tournoi emblématique marseillais. Après un an d’absence, l’épreuve centenaire revient au Parc Borély et sur dix autres sites des 8e, 9e, 10e et 12e arrondissements de la cité phocéenne.

    Une conférence de presse s’est tenue lundi matin à l’hôtel du département, partenaire historique du Provençal. Plusieurs personnalités étaient présentes comme Gérard Poncié, directeur du concours, Joël Cantona, frère d’Eric et coorganisateur, Olivier Biscaye, directeur de la rédaction de La Provence, et le volet politique avec la Ville et le Département, représentés par Romain Pastor, Thierry Santelli et Martine Vassal, la présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône.

    Plus de ralentissement pour Le Provençal

    Assis au premier rang, l’humoriste Patrick Bosso est désormais ambassadeur à vie de l’événement et parrain de l’édition 2026. Il participera, samedi et dimanche, au trophée des légendes, en compagnie de Basile Boli, Éric Cantona, Jean-Marc Ferreri, Sabri Lamouchi, mais pas Michel Platini, indisponible ce week-end.

    Le premier lancer de bouchon se fera dès 8h30, ce jeudi. Ensuite, deux à trois parties par jour seront jouées avant la phase finale, disputée entre samedi et dimanche. La couverture médiatique sera importante autour du tournoi, comme l’a souligné Eric Breton, journaliste de La Provence et président de l’UJSF local : « Il ne faut pas oublier que ce sont deux journaux qui organisent les deux grands concours marseillais. La Marseillaise comme Le Provençal sont des sources inépuisables d’histoires pour nos lecteurs ».

    « C’est une évidence d’être partenaire, ce sont nos racines. On a bataillé pour maintenir Le Provençal et cette continuité est fondamentale », pointait Martine Vassal. La présidente affirmait déjà que les 109e et 110e éditions étaient dans les cartons. Le Provençal est bel et bien de retour.

  • Notre mer, un océan d’inhumanité

    Notre mer, un océan d’inhumanité

    La Méditerranée n’est plus seulement un immense cimetière de migrants creusé par l’inaction des gouvernements européens, elle est devenue le théâtre d’une violence croissante.

    Il y a un an, l’Ocean Viking, navire de l’association de sauvetage en mer SOS Méditerranée, avait essuyé des tirs de la part de garde-côtes libyens, causant d’importants dégâts matériels et un grave traumatisme pour les personnes à bord. Depuis, l’association dénonce une multiplication des interceptions de plus en plus violentes de personnes en détresse en mer et des « poursuites » de navires de sauvetage jusque dans les eaux internationales par des groupes armés.

    Impunité et indifférence

    Tout cela dans l’impunité s’agissant des garde-côtes libyens et dans une indifférence complice des gouvernements européens. Ceux-là mêmes qui ont fait de la Libye une plaie ouverte dans la rive sud de la Méditerranée où les migrants subissent l’esclavage, les viols et la faim.

    Comment accepter que des mafias paramilitaires se développent dans notre mer commune en instrumentalisant la misère humaine et ses conséquences ?

    Tandis que SOS Méditerranée sonne l’alerte, d’autres violences ont éclaté en Grèce dans des centres de rétention où la police anti-émeute a été envoyée.

    Cette situation est intenable. Pourtant un autre chemin existe : le respect des droits humains, du droit de la mer, des conventions internationales et le codéveloppement pour faire de la Méditerranée un espace de prospérité commune plutôt qu’un océan d’inhumanité.

  • [C’est l’été] Derniers voyages dans l’espace de l’été

    [C’est l’été] Derniers voyages dans l’espace de l’été

    Accompagnés d’écureuils astronautes ou de vrais médiateurs scientifiques, cette semaine, les astres de notre système solaire révèlent leurs secrets aux plus jeunes. Du lundi au vendredi, l’association Andromède propose deux séances commentées par jour : à 14h et 16h. Au programme, des projections et spectacles adressés aux enfants à partir de 5 ans, suivis de présentations des astres par les astronomes et selon la météo, d’observations commentées du ciel et du Soleil.

    Lundi 24 août, toute la famille est invitée à découvrir la Voie lactée à travers le spectacle « La petite étoile sans nom ». Pour les passionnés d’histoire, le film « Voyager » sera projeté directement sur la voûte du planétarium mercredi. Il retracera la mission spatiale de 1977. Puis dès 16h, petits et grands partiront en quête de la planète idéale aux côtés de Nino et Lili, les écureuils astronautes du film « Noisette ». Pour finir la journée, direction l’exposition « Les couleurs dans l’univers » et le télescope de Foucault. Le dernier temps fort de l’été se déroulera au planétarium mardi 25 août, de 21h à 23h, pour une soirée d’observation au télescope de Vénus et de la Lune.

    Andréa Goyard-de Castro

  • Journée d’hommage aux tirailleurs sénégalais

    Journée d’hommage aux tirailleurs sénégalais

    C’est au cœur du jardin africain, dans le parc du 26e centenaire, que la Ville de Marseille a célébré la Journée des tirailleurs. Cette commémoration fixée le 23 août au Sénégal, rend hommage aux tirailleurs sénégalais. Ces soldats d’Afrique subsaharienne qui ont combattu pour la France dans les guerres mondiales et coloniales. « Quand je pense aux tirailleurs sénégalais je pense tout à la fois à l’héroïsme du chemin des Dames, à la blessure non cicatrisée de Thiaroye, aux recrutements polémiques, au massacre de Chasselay mais aussi à Blaise Diagne ou à Samory Touré », relate Joël Broquet, président du Partenariat Eurafricain.

    Au total, quelque 350 000 tirailleurs sénégalais ont combattu sous le drapeau français lors des deux guerres mondiales et 60 000 sont morts au front. « Beaucoup furent enrôlés de force, arrachés à leurs villages, à leurs familles, pour un continent qu’ils ne connaissaient pas, projetés dans une guerre, que bien souvent, ils ne comprenaient pas », rappelle Hassan Guenfici, adjoint au maire de Marseille, en charge de l’éducation populaire. La cérémonie se déroule devant la seule plaque de Provence qui rend hommage à ces combattants. « Ce n’est pas un simple monument, c’est une promesse faite aux générations futures, que le sacrifice de nos aînés ne sera jamais réduit au silence », martèle Serigne Falilou Diouf, consul général du Sénégal à Marseille devant les élus et membres de la diaspora.

    « Faire vivre aujourd’hui la mémoire des tirailleurs sénégalais (…) c’est permettre aux nouvelles générations de comprendre que la liberté dont nous avons hérité fut conquise par des femmes et des hommes venus d’horizons très différents », conclut Romain Delmon, secrétaire général de la préfecture des Bouches-du-Rhône.

  • Les très lucratives résidences privées pour étudiants se multiplient

    Les très lucratives résidences privées pour étudiants se multiplient

    À l’entrée de la résidence Studéa de la rue du Pasteur-Heuzé, dans le quartier de Saint-Lazare (3e), Anas le reconnaît d’emblée : « Je cherche ailleurs, mais je n’ai encore rien trouvé. Ceux qui ont des studios préfèrent les louer à de jeunes travailleurs ». Arrivé il y a trois ans, l’étudiant en master d’électronique n’a trouvé que cette place dans la résidence du groupe Nexity, avec un loyer de 534 euros par mois pour 15 m². Face aux cafards et nuisances du quartier, il résume : « La résidence n’est pas bonne, mais on n’a pas les sous ».

    Il n’est pas le seul dans ce cas. Selon l’observatoire territorial du logement étudiant, l’offre des résidences étudiantes privées représente plus de 9 400 places sur le territoire de la métropole Aix-Marseille, avec des qualités d’accueil variables : une étude de l’Agam publiée en décembre dernier alerte sur le désengagement des exploitants lorsqu’elles arrivent en fin de bail, jusqu’à dénoncer un « fonds de pension en recherche de rentabilité court terme » pour la résidence Kley, rue de la République (2e). Désormais, un étudiant sur dix vit dans une de ces résidences : en vingt ans, leur nombre a triplé sur le territoire métropolitain. Elles représentent désormais 40% de l’offre en résidence étudiante, contre moins d’un quart il y a deux décennies.

    Marges confortables

    Deux groupes, Réside Études et Naxity, pèsent à eux seuls pour un tiers de cette offre privée avec plus de 3400 places.

    « Nous avons pour vocation d’aller compléter une offre immobilière tendue dans beaucoup de villes étudiantes, nous nous battons contre les phénomènes d’étudiants qui doivent se loger sur Airbnb ou abandonner leurs études », défend Nahuel Pedroso, le directeur de la filiale étudiante du groupe Nemea, troisième acteur du secteur sur le territoire métropolitain. Avec une offre sur mesure : salles de sport, de travail, services et référents sur place… « Nous nous sommes toujours refusés à faire de la promotion immobilière », précise le porte-parole. Le groupe verse des loyers aux propriétaires investisseurs, que ce soit des investisseurs institutionnels ou comme à Aix des particuliers.

    Dès la publication des premiers résultats de Parcoursup, les demandent affluent, et le taux d’occupation frôle les 100%. De quoi rendre le secteur particulièrement lucratif : les groupes Nexity Studéa (11,3 millions de bénéfices nets) et Néméa (3,2 millions) dégagent un taux de rentabilité commerciale avoisinant les 10%. Malgré un plan de sauvegarde lié à ses résidences senior, Réside études de son côté affiche un résultat de 6 millions d’euros. Alors les projets continuent de fleurir. « Nous ambitionnons d’ouvrir une vingtaine de résidences étudiantes en France sur cinq ans », indique Nahuel Pedroso. Selon une étude de CBRE, malgré 380 millions d’euros investis en France chaque année, ce marché « révèle un potentiel encore sous-exploité ». Le groupe de conseil immobilier pointe certes qu’« une grande partie des logements étudiants échappe aux investisseurs professionnels, compte tenu de l’importance historique du parc public ».

    Reste à savoir si les Crous, aux finances précaires, peuvent encore répondre aux besoins des étudiants.

  • Les syndicats préparent une rentrée de mobilisations

    Les syndicats préparent une rentrée de mobilisations

    « C’est scandaleux ». C’est le premier mot qui sort de la bouche de Kadal, militant du syndicat étudiant le Poing levé à Aix Marseille Université (AMU), quand on évoque les préconisations du rapport de l’IGF et de l’Igas. Pour l’étudiant, bien qu’il ne s’agisse pour le moment que d’une préconisation, il y voit « la volonté de la part du gouvernement d’essayer de faire payer la crise aux étudiants ».

    « D’autant plus que sans cette aide, les étudiants vont réduire d’autres dépenses, car on ne peut pas économiser sur le loyer, explique Louis Marjollet, membre du collectif d’étudiants de l’Université d’Avignon. Comme leur frais de santé, ou sur la nourriture ». Un enjeu d’autant plus grand pour les loyers dans les villes d’Aix-en-Provence, Marseille et Avignon ne cessent d’augmenter. « On est dans une situation telle, que certains étudiants commencent la rentrée au camping », insiste Kadal.

    Pour les syndicalistes, c’est une façon détournée de faire de la sélection à l’université. « En faisant en sorte que l’université soit le lieu où seules les personnes les plus aisées peuvent aller étudier », soutient Younes Dufresnes, représentant de l’Union étudiante de AMU.

    Une attaque supplémentaire contre les étudiants dont le coût de la vie aurait augmenté de 35% depuis l’élection d’Emmanuel Macron, d’après un rapport de l’UNEF. Une politique hostile qui s’est d’abord portée contre les étudiants extra-européens, avec l’augmentation des leurs frais d’inscription, puis la suppression de leurs APL en juillet dernier. « Ils ont fait un premier test avec les étrangers. Ils ont vu que ça passait. Et là, ils essayent de généraliser », se désole Kadal.

    Face à ce constat, une grande journée de mobilisation intersyndicale étudiante est donc prévue ce 15 septembre. « Il faut que les étudiants précaires, et les futurs précaires se mobilisent pour défendre les derniers droits qu’il nous reste », argue Younes Dufresnes. Une mobilisation contre la préconisation du rapport mais également contre les frais supplémentaires imposés aux étudiants étrangers. « Il faut que l’on se montre solidaire avec les étudiants étrangers qui sont en train d’être inquiétés par le gouvernement, sinon on va se retrouver dans la même situation quelques mois plus tard », ajoute Kadal.

    Une nouvelle attaque du gouvernement contre des étudiants qui se précarisent et que les syndicats appellent à combattre : « On a plus le choix, car ce ne sera que par la lutte sociale que l’on arrivera à repousser ce genre de préconisation », insiste Louis Marjollet.

  • Marseille commémore la liberté le 30 août

    Marseille commémore la liberté le 30 août

    Le rendez-vous est donné place du Colonel Eddon, le dimanche 30 août à partir de 9h devant la réplique du char Jeanne-d’Arc détruit au combat le 25 août 1944. Associations, dignitaires et autorités se réuniront pour rendre les honneurs aux courageux libérateurs de Marseille et à leur diversité. Ce char symbolise les sacrifices des régiments de tirailleurs algériens, des tabors marocains et des forces de la Résistance. Ces combattants souvent anonymes morts pour la France en 1944.

    La Libération de Marseille est initiée par une insurrection de la Résistance, et grâce aux efforts conjugués des soldats alliés arrivant aux abords de Marseille, sept jours de terribles combats permettront de libérer la ville des Allemands. Les soldats survivants poursuivront ensuite par le Jura puis l’Alsace, contribuant ainsi à la libération du pays.

    La Ville de Marseille rend hommage chaque année à ses libérateurs sans qui rien n’aurait été possible. Et rappelle que « commémorer c’est se souvenir mais c’est aussi et surtout rappeler l’histoire. Le 28 août 1944, Marseille était libérée ! Marseillaises, Marseillais, Françaises, Français, souvenons-nous !» Et de conclure : « Nous sommes libres parce qu’ils étaient là, épris de cette liberté si chèrement acquise. Cette dette de sang nous oblige à commémorer aujourd’hui ces valeureux tombés pour Marseille. Ce devoir de mémoire s’impose à nous plus que jamais. Ce passé nous parle ».

    Cérémonie de recueillement devant le Char Jeanne d’Arc – place du Colonel Eddon, (7e) – Le 30 août à partir de 9h.