Tag: Marseille

  • Greenwood convoité, Balerdi forfait pour le Mondial

    Greenwood convoité, Balerdi forfait pour le Mondial

    Le dossier Mason Greenwood est officiellement lancé. Auteur de deux saisons remarquées sous les couleurs de l’OM, avec 48 buts et 16 passes décisives en 81 matches toutes compétitions confondues, l’ailier anglais attire de nombreuses convoitises sur le marché des transferts.

    Arrivé à Marseille à l’été 2024 en provenance de Manchester United, où il était devenu indésirable après ses démêlés avec la justice britannique, le numéro 10 olympien s’est rapidement imposé comme la principale arme offensive du club.

    Confrontée à des impératifs financiers et contrainte de générer des liquidités cet été, la direction marseillaise pourrait être amenée à se séparer de certains de ses actifs les plus valorisés, à commencer par Greenwood. Une perspective qui ne laisse pas insensibles plusieurs formations européennes. L’AS Rome multiplie les approches en coulisses depuis plusieurs semaines et une offre estimée à 40 millions d’euros, hors bonus, serait à l’étude, selon la presse italienne. Plus récemment, Fenerbahçe s’est également invité dans la course.

    Pour autant, l’OM ne compte pas brader sa star qui dispose encore d’un contrat de trois ans. D’après Sky Sports, le club phocéen réclamerait au minimum 55 millions d’euros, bonus compris, pour envisager un départ de son attaquant cet été. Une somme dont une partie reviendra à Manchester United, qui bénéficierait de 40% de la plus-value réalisée.

    Multiples infortunes

    Parmi les nouvelles moins réjouissantes du week-end, Leonardo Balerdi a vu son rêve de Coupe du monde s’envoler. Le défenseur central de l’OM a été contraint de déclarer forfait en raison d’une blessure musculaire au mollet droit contractée à l’entraînement. Face à cette absence de dernière minute, le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a choisi de se passer du Marseillais et s’est mis en quête d’une solution de remplacement.

    Cette situation a notamment profité à Facundo Medina, qui a participé, samedi, au match amical opposant l’Argentine au Honduras (2-0). Autre Olympien concerné par les derniers réglages avant le Mondial, Timothy Weah est entré en jeu lors de la défaite des États-Unis face à l’Allemagne (1-2).

    Le mois de juin marque également le retour de joueurs prêtés. C’est notamment le cas d’Angel Gomes. Le milieu de terrain anglais n’a pas été conservé par Wolverhampton, lanterne rouge de Premier League et relégué en Championship au terme d’une saison particulièrement difficile. Son avenir reste désormais à définir du côté de Marseille.

    L’avenir de Nasser Larguet demeure également incertain. L’ancien directeur du centre de formation de l’OM a officialisé son départ de la Fédération saoudienne, où il occupait le poste de directeur technique national depuis quatre ans. Dans un message publié sur Instagram, le technicien marocain a annoncé sa décision tout en dressant un bilan positif de son mandat. Il a également mis en avant les progrès réalisés sous sa direction, soulignant les qualifications de plusieurs catégories pour les Coupes du monde, ainsi que les nombreux titres remportés depuis son arrivée.

  • Le Cercle des nageurs de Marseille triomphe

    Le Cercle des nageurs de Marseille triomphe

    Il n’est pas si fréquent d’être sacré champion d’Europe après une défaite lors du match retour. C’est pourtant le scénario vécu par les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille, vainqueurs de l’Euro Cup, samedi 6 juin, malgré leur revers face aux Croates de Jadran Split (16-14).

    Forts de leur succès acquis à l’aller au bassin Pierre-Garsau (19-16), les poloïstes marseillais ont fait la différence sur l’ensemble des deux rencontres pour s’adjuger le deuxième trophée européen de leur histoire, après celui décroché en 2019.

    « On a vécu ce match retour de manière assez difficile, parce qu’on ne s’est pas rendu la tâche facile. En plus de ça, on savait qu’on allait évoluer dans un environnement très hostile. Donc c’était vraiment très compliqué. On a gagné le titre, mais je ne pense pas qu’on ait joué à la fin du match comme on aurait dû la jouer », souligne Thomas Vernoux.

    Avec ses coéquipiers, l’étudiant à Polytechnique Marseille a vécu une expérience hors-norme. « Ils ont tout fait pour nous faire déjouer et nous faire perdre notre sang-froid. Cette finale a pris de telles proportions que nos familles ont été protégées par les forces de l’ordre avant et pendant le match », ajoute l’international français de 23 ans, hué toute la soirée par le public croate.

    Consécration avant

    un 43e titre national

    Dans un contexte tendu, le Marseillais a pourtant répondu présent. Auteur de cinq buts, dont trois inscrits dès le premier quart-temps, il a permis au CNM de rester au contact au tableau d’affichage.

    Jusqu’au dernier acte, où les Croates ont brièvement pris deux longueurs d’avance à cinq minutes du terme. Mais le collectif phocéen a tenu bon jusqu’au bout, fidèle à sa réputation. « Je faisais déjà partie de l’aventure en 2019, mais j’étais très jeune. Aujourd’hui, je mesure vraiment ce que représente le fait de gagner une Coupe d’Europe avec Marseille », confie le serial-buteur, conscient d’inscrire son club dans une trajectoire historique, avec deux titres européens glanés en moins de dix ans.

    De quoi susciter la reconnaissance du peuple marseillais. « Félicitations à nos poloïstes du CN Marseille, champions d’Europe à Split sept ans après leur dernier titre ! Marseille est fière de vous », a publié le maire de Marseille, Benoît Payan, sur ses réseaux sociaux.

    Au-delà de la dimension symbolique, cette consécration permet aux joueurs du Cercle d’atténuer l’amertume de l’élimination prématurée en Ligue des champions.

    « C’est sûr que l’on veut tous être sur la plus haute marche européenne. Après notre défaite contre Sabadell, on s’est dit que si on gagnait l’Eurocup, ce serait quand même une belle saison. Je ne pense pas qu’on soit très loin d’un sacre en Ligue des champions, mais il y a encore du travail », estime Thomas Vernoux, compétiteur dans l’âme. La saison des poloïstes phocéens n’est toutefois pas terminée. Ils sont toujours en course pour un 43e titre de champion de France.

    Après avoir largement battu Nice, le week-end dernier, les Marseillais recevront ce samedi (18h) les Maralpins en demi-finale retour. « La dernière fois que l’on a remporté l’Euro Cup, on avait perdu le championnat national », rappelle le cousin de Romain Marion-Vernoux.

    « On est tous contents et remotivés à l’idée de retourner s’entraîner dans quelques jours, après le repos, pour continuer à jouer ensemble tous les matches qui nous restent et profiter ensemble », lance-t-il avec sa volonté de fer légendaire.

  • Fracture sociale

    Fracture sociale

    Le cancer n’est pas seulement une affaire de santé, c’est aussi une question sociale. Longtemps perçue comme une maladie frappant sans distinction, la pathologie la plus meurtrière dans le pays révèle au contraire des fractures sociales profondes. L’étude de la Drees en apporte une démonstration implacable. Les plus modestes sont davantage exposés aux facteurs de risque, recourent moins au dépistage et sont plus souvent diagnostiqués à un stade avancé. Résultat : des formes plus graves, et des chances de survie plus faibles.

    Ce constat, les médecins le connaissent déjà. Sur le terrain, le cancérologue et élu (PCF) marseillais Anthony Gonçalves le confirme. Ce que les chiffres mettent aujourd’hui en évidence, les praticiens l’observent chaque jour : le cancer n’échappe pas aux déterminants sociaux. Il en est même l’un des révélateurs les plus douloureux.

    Enjeu politique

    Car ces inégalités ne relèvent pas du hasard. Elles sont le produit d’un accès inégal à l’information, à la prévention, et plus largement au système de soins. Lorsque certains se dépistent plus tôt et plus souvent, d’autres arrivent trop tard. Lorsque certains bénéficient d’un suivi régulier, d’autres renoncent, faute de moyens ou de repères.

    Derrière la maladie, c’est donc un enjeu politique majeur qui se dessine. Réduire les inégalités face au cancer suppose de sortir d’une approche strictement médicale pour investir pleinement le champ social : aller vers les publics les plus éloignés, renforcer les politiques de prévention et garantir un accès effectif aux soins. À défaut, la fracture ne pourra que se creuser davantage.

  • Le collectif Stop Croisières mobilise un large public

    Le collectif Stop Croisières mobilise un large public

    La pollution est visible en ville. J’imagine que c’est un accélérateur pour développer des maladies », s’interroge Gauthier. À ses côtés, Anne-Laure complète : « Il faut se questionner sur l’accès à la mer dans une ville comme Marseille. Quelle occupation sur l’espace public ? »

    À l’image de ces deux trentenaires, le public est varié sur l’esplanade du J4. Disposée en file indienne, une série de stands, sous les pins parasols, interpelle largement les passants sur la mer et son accès. Clean my Calanques sensibilise à l’entretien du littoral avec une collecte mensuelle ; Attac dénonce le projet d’une aérogare liée à un tourisme de luxe et invite à remplir le questionnaire réalisé par l’Association Environnement Estaque (AEE).

    Au milieu, bien sûr, le collectif Stop Croisières, qui est à l’initiative de cette manifestation pour la seconde année consécutive. Il informe le public et présente deux maquettes : « un J4 confisqué » et « un J4 pour toutes et tous ». Celles-ci ont été réalisées, d’un côté, à partir des projets économiques du Port, et de l’autre, à partir d’une première concertation menée auprès des habitants l’année dernière. Enfin, l’association Estaque environnement (AEE) et son président, Pierre-Yves Gilles, est à l’origine du formulaire de concertation intitulé : « Et si vous décidiez de l’avenir du J4 ? »

    « Les croisières sont un sujet clivant, mais le sujet de l’accès à la mer nous concerne tous. Au vu de la chaleur urbaine, c’est une question de justice sociale. Je pense vraiment qu’il faudrait faire une convergence des luttes du sud au nord », explique le retraité avec enthousiasme, à la sortie d’un petit bain de mer avec les Libres nageurs, dans la « piscine naturelle », devant le Mucem.

    Des questions générales, un rappel des différents projets et une dizaine de propositions interrogent les participants sur la priorité absolue qu’ils souhaitent donner à l’esplanade du J4, récemment rebaptisée esplanade Gisèle-Halimi. Les résultats de l’enquête seront diffusés largement, assure cet ancien universitaire. Dans l’eau, encore pas mal de monde qui entonne un joyeux « ça nage pour moi », sur l’air du tube de Plastic Bertrand. Force est de constater qu’en fin de journée, la vie est belle sur l’esplanade.

    Site web : stop-croisières.org

  • [Ce cancer dont personne ne parle 3/3] Des traitements pour le cancer de la vessie plus adaptés

    [Ce cancer dont personne ne parle 3/3] Des traitements pour le cancer de la vessie plus adaptés

    On sait que les tumeurs de la vessie, c’est des cancers tout le temps », pose d’emblée Géraldine Pignot, chirurgienne urologue à l’Institut Paoli-Calmettes (IPC) de Marseille. Mais la nature exacte de ce cancer, son degré d’agressivité et sa profondeur d’infiltration, va tout changer dans le choix du traitement.

    D’une analyse, faite grâce à une micro caméra qu’on appelle cystoscopie, ressortent deux informations clés : le grade, qui mesure l’agressivité des cellules, et le stade, qui indique jusqu’où le cancer s’est enfoncé dans la paroi de la vessie. Si la tumeur ne touche pas encore le muscle de la vessie, qu’elle est « non infiltrante », le simple grattage peut suffire. C’est le cas pour 80% des patients diagnostiqués à temps. Mais cette forme de cancer a tendance à récidiver. Si en revanche la tumeur a infiltré le muscle de la vessie, le traitement change radicalement. Il s’agit « de retirer la vessie, de faire une cystectomie, et parfois d’y associer de la chimiothérapie avant et ou de l’immunothérapie après », explique la chirurgienne. Ce qui implique de reconstruire entièrement les voies urinaires. Deux options existent : soit une dérivation externe, avec une poche collectrice fixée sur le ventre, soit une reconstruction interne à partir d’un fragment d’intestin suturé à l’urètre, ce qu’on appelle une néo-vessie, qui permet au patient d’uriner comme avant, en appliquant une pression sur le ventre. À l’IPC, chaque patient bénéficie d’abord d’une préhabilitation : avant même d’entrer au bloc, il est suivi par une diététicienne, une coach sportive, une psychologue et une assistante sociale. « On essaie de faire en sorte qu’ils ne soient pas dénutris, qu’ils aient une activité physique régulière, qu’ils soient bien accompagnés sur le plan psychologique », détaille Géraldine Pignot. L’objectif est d’arriver à l’opération dans le meilleur état possible. Pendant et après la chirurgie, c’est la réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC) qui prend le relais. Elle passe d’abord par la chirurgie robotique, moins invasive, qui permet depuis quelques années de préserver les organes génitaux et donc l’activité sexuelle. « Avant, on enlevait à la fois la vessie, l’utérus, le vagin chez la femme. Aujourd’hui on préserve l’utérus et le vagin chaque fois qu’on le peut », souligne-t-elle. Chez l’homme, les nerfs responsables de l’érection peuvent également être épargnés. Puis en post-opératoire, mobilisation dès le lendemain, réalimentation rapide et durée d’hospitalisation réduite : « Tout est fait pour que le patient retrouve une vie normale au plus vite.» Depuis sa mise en place il y a dix ans, « les taux de complications ont diminué et les durées de séjour se sont raccourcies », ajoute la praticienne. Ce qui enthousiasme le plus Géraldine Pignot, c’est ce qui devrait être proposé aux patients prochainement : une nouvelle combinaison chimiothérapie-immunothérapie administrée avant même la chirurgie. Un espoir concret, pour une maladie qui, prise en charge tôt et bien traitée, se gère de mieux en mieux.

  • Le Cercle des nageurs de Marseille remporte l’Euro Cup

    Le Cercle des nageurs de Marseille remporte l’Euro Cup

    Ce n’est pas courant d’être sacré champion d’Europe en terminant l’aventure par une défaite, mais les pensionnaires du Cercle des nageurs ont remporté l’Euro Cup, ce samedi 6 juin, après leur défaite face aux Croates de Jadran Split (16-14).

    Grâce à leur victoire de trois buts d’écart au match aller, au bassin Pierre-Garsau (19-16), les poloïstes marseillais ont assuré l’essentiel pour soulever le deuxième trophée européen de leur histoire, après la campagne concluante en 2019.

    Dans ce match retour face à Jadran Split, les cinq buts de Thomas Vernoux, dont trois ont été inscrits dans le premier quart-temps, ont permis au CNM de ne pas être distancé au tableau d’affichage. Du moins, jusque dans la dernière période où les Croates avaient pris deux longueurs d’avance au score, à cinq minutes du coup de sifflet final. Mais le collectif phocéen a tenu bon jusqu’au bout. La marque des champions.

  • [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] À l’Alcazar, le bureau et les tableautins de Louis Brauquier

    [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] À l’Alcazar, le bureau et les tableautins de Louis Brauquier

    On lui préférera, tranquillement solaire, le miracle de la toile peinte au même endroit qui figure sur la lucarne de cette chronique. Ce qui se donne derrière les deux fenêtres, c’est presque un jeu d’enfant, un miséricordieux moment de passé-présent. Le dehors et le dedans ne s’interrompent pas. On retrouve immédiatement en deux miniatures, sans gel, sans mélancolie ni froidure, les petits pans de mur et les architectures du paysage de l’ancienne rive.

    Sur les notices de cette vue du second étage du 17, du quai Rive-Neuve, on apprend que ce tableau fut peint entre juin et octobre 1956 : commencé à Marseille depuis l’immeuble qui abrite aujourd’hui le Théâtre Badaboum, achevé pendant l’automne depuis Alexandrie. Dans cette occurrence, Brauquier dont le style exotique et minutieux avoue d’ordinaire son étroite connivence avec Gauguin ou bien avec le Douanier Rousseau, s’empare de références à la fois intimes et avant-gardistes. Les couleurs du carrelage et la géométrie de son tapis, la savoureuse sobriété du mobilier et du décor, le repos de son épouse Geotte qui lit un livre peuvent être rapprochés des bonheurs d’expression d’Henri Matisse, par exemple pendant sa période de l’Intérieur aux aubergines vécue à Collioure en 1911.

    Louis Brauquier (1900 – 1976) avait coutume de dire qu’il devint très tard « un jeune peintre ». Un courrier adressé à Gabriel Audisio date d’avril 1953 sa décision. Cet autodidacte, ce peintre du dimanche ne fit pas de grands progrès. Il ne s’acharna pas vraiment. Il comprit très vite que « c’était passionnant et difficile ».

    Au troisième étage de la Bibliothèque de l’Alcazar, on peut découvrir cette toile dans le vrac d’un petit sanctuaire aménagé selon les directives de sa sœur Eugénie Brauquier, décédée en octobre 2003, la reconstitution à la fois dérisoire et attachante du bureau-atelier de son dernier appartement, situable au 367, avenue du Prado. Louis Brauquier parlait de cet espace comme s’il s’agissait d’un grand musée d’Espagne.

  • La Slow Fashion Week s’élance pour une 2e édition engagée

    La Slow Fashion Week s’élance pour une 2e édition engagée

    En juin 2025, près de 10 000 personnes ont assisté à la Slow Fashion Week. Une première qui affichait la volonté de faire de Marseille la capitale française de la mode responsable. Cette année, le Collectif Baga revient avec une deuxième édition lancée ce vendredi et qui se poursuit jusqu’au 13 juin. Une cinquantaine d’événements sont prévus dans divers lieux emblématiques de la ville : défilés, expositions, ateliers et conférences autour des enjeux écologiques de la mode durable, responsable et éthique.

    Marion Lopez, cofondatrice du Collectif Baga et fondatrice de l’école de mode Studio Lausié, confie : « On a reçu des centaines de candidatures du monde entier. Mais à la base, l’objectif reste de mettre en lumière les marques de Marseille et de la région. » Une centaine de membres actifs ont été retenus pour organiser et participer aux événements. Marion Lopez souligne : « Il y a une charte à respecter, fondée sur des valeurs communes : accessibilité, inclusivité et écoresponsabilité. »

    L’an passé, le collectif avait invité la Maison Cléo. Cette année, c’est Amour Collective qui sera mise à l’honneur, une marque établie en Normandie. « La démarche est complètement en accord avec ce qu’on fait : les castings de ses défilés sont inclusifs et elle ne travaille qu’à partir d’une revalorisation des matériaux qui existent chez de grandes maisons », complète Marion Lopez. Contribuer au développement, notamment des jeunes marques, est une nouveauté que la Slow Fashion Week instaure, cette année, grâce au partenariat passé avec le salon parisien Who’s Next, qui permet à des acheteurs de découvrir des nouvelles marques.

    « Le temps du geste lent »

    L’événement ne propose pas que des défilés : « Nous voulons prendre le temps du geste lent de la confection. On veut mettre en avant l’artisanat local, des savoir-faire qui sont un peu perdus, comme la broderie ou de la réparation », souligne-t-elle. Une manière de montrer que ces pratiques sont accessibles, notamment, « l’upcycling ». La fondatrice prend l’exemple des élèves de l’école de mode du Studio Lausié : « Ils récupèrent absolument tout et ils créent des pièces incroyables. C’est montrer que la mode écoresponsable, ça peut être digne de grande maison de couture. » La clôture sera symbolique avec le défilé des étudiants du Studio Lausié. « Une passation à la nouvelle génération qui veut changer les codes de l’industrie », confie Marion Lopez. La Slow Fashion Week, conclut-elle, c’est « célébrer Marseille, la mode écoresponsable, l’entraide et la collaboration ».

    Accès libre. Programme et modalités sur baga-collectif.fr

  • [On passe à table] Le ceviche traditionnel péruvien au leche de tigre

    [On passe à table] Le ceviche traditionnel péruvien au leche de tigre

    Un poisson bien frais

    Pour débuter cette recette traditionnelle que vous propose de réaliser Patricia, dans les règles de l’art, vous devez commencer par couper votre filet de poisson en cubes d’environ 2 à 3 centimètres pour garder de la mâche et éviter que le poisson ne cuise trop rapidement avec le citron vert. Réservez dans un plat. Pendant ce temps, épluchez et émincez finement l’oignon rouge. Il vous faudra ensuite le rincer trois fois à l’eau claire pour enlever toute son amertume et éviter qu’il prenne le dessus sur la préparation. Coupez les citrons verts en deux et pressez-les directement dans le mixeur. Attention de ne pas aller jusqu’au bout du citron pour ne pas qu’il soit trop amer dans le leche de tigre. Ajoutez ensuite une gousse d’ail, un morceau de céleri branche, du poivre blanc, du sel, quelques branches de coriandre en utilisant uniquement les tiges et non pas les feuilles que vous garderez pour plus tard. Quelques petits morceaux de piment antillais, un petit bout de gingembre pelé. Mixez le tout pendant une trentaine de secondes.

    Récupérez ensuite le cul-de-poule dans lequel se trouve votre poisson coupé. Ajoutez une pincée de sel et une de poivre. Une poignée d’oignons rouges, les feuilles de coriandre cette fois, émincées, de nouveau quelques petits morceaux de piment.

    Un savoir-faire unique

    Enfin, versez le leche de tigre sur le tout et mélangez bien à la cuillère. Pour le dressage, servez le poisson et sa sauce au centre de l’assiette et accompagnez de maïs grillés, d’un épi cuit et de quelques cuillerées de patate douce cuite au four avec de la cassonade et des clous de girofle. Pour terminer, vous pouvez agrémenter le tout de chips de banane plantain. Pour ce faire couper de fines lamelles de banane encore verte à la mandoline et passez à la friteuse.

    Servez tout de suite et bon appétit !

    Pour 2 personnes il vous faudra :

    – Un filet de dos de lieu noir de 240 g, cinq citrons verts 

    – Un oignon rouge et une patate douce, une banane plantain verte

    – Du gingembre, de la coriandre, du céleri branche, un piment antillais

    – Une gousse d’ail, du sel et du poivre blanc

    – De la cassonade et des clous de girofle