Un secteur particulièrement touché, « avec +2% d’accidents mortels en 2024 », précise Pascal Maeestracci. Le secrétaire général du syndicat dénonce « la disparition des CHSCT qui obligeait l’employeur au respect des règles de sécurité. Désormais, dans le Code du travail, l’obligation de résultat est devenue obligation de moyens, c’est d’autant moins contraignant qu’il y a peu ou pas de contrôles ».
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La classe média de Le Ruissatel à la découverte de La Marseillaise
Ils étaient quatorze à visiter le journal ce mardi. Les élèves de quatrième du collège Le Ruissatel (11e) ont découvert les coulisses de la rédaction. Une sortie particulière pour ces jeunes élèves issus de plusieurs classes et qui constituent la classe média du collège. Les élèves ont pu assister à une conférence de rédaction en compagnie des journalistes, suivi d’un rappel important sur l’histoire du journal avec le président et directeur éditorial de La Marseillaise, Léo Purguette, et enfin ils ont effectué une visite des locaux avec une présentation des plaques commémoratives et de l’emblématique tableau de Pierre Ambrogiani qui orne le mur de la salle de la rédaction. Une sortie marquante à la fois pour le journal puisque ces moments privilégiés de transmission sont fondamentaux pour La Marseillaise et également pour les minots qui découvrent l’impact des médias et développent ainsi leur esprit critique et leur curiosité face aux informations.
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Mathieu Claveau et son équipe en course en Méditerranée
Une conférence de presse en chaussettes, assis entre les nombreuses cordes d’un voilier de 20 mètres de haut. À quelques jours de la CIC Med Channel Race, qui s’élancera dimanche de Marseille, Anthony Streicher et Mathieu Claveau ont accueilli, mardi, plusieurs journalistes sur leur bateau de course, ancré au pied du Mucem. Le premier cité est le fondateur de l’équipe Phare 40 et de Phenix, l’embarcation concernée. Le second, basé dans la cité phocéenne depuis 15 ans, a rejoint l’aventure en 2024 et sera à la barre pour tous les prochains événements.
Partenariat avec l’arméeS’allier était une évidence pour ces deux hommes, autrefois adversaires sur l’eau, car leurs projets s’entremêlaient. « L’un des buts de notre équipe est de développer le côté courses au large. Nous avons envie de rester en Méditerranée, donc nous cherchons aussi un hangar entre Toulon et Sète. Il y a un vrai pôle de compétences à créer ici », détaille Anthony Streicher.
Mais ceci n’est pas la mission principale de Phare 40, ce qui en fait une écurie atypique, unique, dans le paysage de la voile. « Notre principal projet est d’aider à la reconstruction des blessés de l’armée et de la gendarmerie. Nous avons un partenariat avec l’armée, qui choisit les blessés pour nous. Chacun à sa place dans le processus, nous réalisons une sensibilisation et une préparation à terre avant de les embarquer en mer », explique le fondateur. L’objectif étant de les emmener sur certaines courses en équipage.
Sur le volet course, c’est Mathieu Claveau qui a les clés. A 37 ans, il commence à être expérimenté avec une participation à la dernière Route du Rhum et une victoire en catégorie pointu lors de la Transat Café L’Or. Jamais favori, il a déjoué les pronostics avec une préparation millimétrée du bateau : « Nous nous inspirons beaucoup de l’automobile et de l’aéronautique pour améliorer l’embarcation. » Justement, le capitaine est à l’origine ingénieur en aéronautique. Sa formation l’aide désormais lorsqu’il est sur un voilier. « Les deux compétences m’apportant le plus lorsque je navigue sont la capacité à apprendre et la vision des problèmes et des stratégies de course. J’utilise souvent des routes différentes selon les capacités de mon bateau, en s’adaptant aux paramètres de course par exemple », analyse Mathieu Claveau.
Lors de la CIC Med Channel Race, il sera associé à François Verdier. Malgré trois jours de navigation ensemble, les deux hommes ont remporté, le week-end dernier, la Paprec 600 Saint-Tropez. De dimanche à vendredi prochain, ils poursuivront leur « osmose » sur cette course Marseille – Corse – Minorque – Marseille. Un morceau de préparation avant la Route du Rhum 2026, débutant le 1er novembre 2026 à Saint-Malo, objectif majeur de Phare 40.
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La Métropole place l’état face à « ses responsabilités »
C’est avec trois quarts d’heures de retard que la très attendue séance du conseil métropolitain a démarré. Et elle a duré presque autant. Une séance express ponctuée de quelques délibérations consacrées à des nominations dans différents organismes, puis les élus d’Aix-Marseille Provence ont fait ce qu’ils avaient acté une semaine plus tôt en conférence des maires : ils n’ont pas voté le budget 2026. Les délibérations sur le budget principal et les budgets annexes ont été retirés de l’ordre du jour, avec l’accord des 92 maires, toutes tendances confondues. Le résultat d’un bras de fer engagé avec l’état face aux difficultés financières et au déficit de 123 millions pour 2026, sur un budget de 4,8 milliards en 2025.
« Les choix faits à Paris »« Il a été décidé de transmettre ce budget insoutenable aux services de l’État, à la Chambre régionale des comptes (CRC) d’abord, au Préfet ensuite, pour qu’ils trouvent le moyen de l’équilibrer », explique le président Nicolas Isnard (LR), maire de Salon. Une décision « forte et inédite », « de responsabilité et de courage » souligne-t-il : « On ne peut pas couper constamment les aides allouées aux territoires sans qu’il y ait de la casse. Ça servira à l’ensemble des territoires, communes et intercommunalités du pays. L’État doit comprendre que dans les prochaines lois de finances, nos territoires devront être traités différemment. »
Dans le viseur, la baisse des dotations à la collectivité chiffrée à 120 millions en deux ans, dont 70 millions actés le 19 février, et qui s’accompagne de la hausse des coûts de fonctionnement liés aux infrastructures de transports avec le Plan Marseille en grand. Avant d’entrer dans l’hémicycle, le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, assumait de provoquer « un électrochoc ». « L’État ne nous a pas crus quand nous avons dit que nous ne présenterions pas de budget », réagissait ce dernier après la séance lors de laquelle seule la Dotation de solidarité communale (66 millions répartis entre les 92 communes) a été votée. C’est sur cette base que la CRC travaillera en lien avec les services métropolitains au projet de budget. Elle aura un mois pour rendre un avis au Préfet qui devrait arrêter sa décision courant juin. Deux pistes se dessinent : toucher aux attributions de compensation des communes et augmenter la fiscalité.
« Je suis content et impatient de voir l’État faire l’exercice avec nous, qu’il se rende compte au local de la conséquence des choix faits à Paris. Les baisses de dotations mènent mécaniquement à des hausses d’impôts massives, un transfert d’impopularité fiscale qu’il va voir de ses propres yeux », assume David Ytier, vice-président délégué aux finances. « L’État va se rendre compte qu’équilibrer un budget avec les décisions prises à Paris n’est plus tenable. Sauf si on remet une carte dans le jeu qui s’appelle le versement mobilité. »
« Choc fiscal » à venirLes élus métropolitains avaient lancé la semaine passée un appel solennel à l’État, réclamant notamment le déplafonnement de cette taxe payée par les entreprises. Son augmentation de 1% rapporterait 200 millions dans les caisses de la Métropole souligne le maire de Marseille. « On est là pour défendre nos habitants et nos communes, on n’est pas là pour combler les trous de l’État qui décide d’exonérer de taxes certaines grandes entreprises et des actionnaires qui gagnent de plus en plus… Il faut qu’ils puissent aussi contribuer au budget de l’État. Ce n’est pas simplement au contribuable de boucher les trous de l’État », insiste Benoît Payan.
L’intercommunalité a de son côté élaboré un « plan d’économie d’urgence » d’un peu plus de 30 millions d’euros qui permettra d’atténuer le « choc fiscal » à venir en 2026 et 2027, a rappelé Nicolas Isnard. Plusieurs pistes d’économies évoquées sont loin de faire consensus, que ce soit la hausse de la fiscalité, la baisse des subventions aux associations ou l’augmentation des tarifs des transports. Le président a d’ailleurs annoncé des Assises sur le financement des mobilités métropolitaines à la rentrée, « pour faire émerger des pistes pour un financement équitable et pérenne du réseau de transports dans les années à venir ».
Vice-présidents
Pierre Huguet : Amélioration du cadre de vie (voirie, propreté); Sophie Joissains : Conférence des Maires, Concertation territoriale, Relations avec les institutions extérieures; Gaby Charroux : Industrie, réindustrialisation et industries créatives; Robin Pretot : Eau et Assainissement, Pluvial; Georges Cristiani : Proximité, maisons de la Métropole, Projet Métropolitain; Olivia Fortin : Emploi, Insertion, Économie Sociale et Solidaire; Pascal Montecot : Aménagement, Planification et Commande publique; Arnaud Drouot : Relations Internationales, Tourisme et Attractivité; Alexandre Doriol : Ressources Humaines et relations sociales; Capucine Edou : Transition écologique, Protection environnement, Lutte contre les pollutions et GEMAPI Marseille; David Ytier : Budget, Finances, Stratégie Fiscale, Maîtrise de la dépense publique et pilotage des satellites; Pascaline Lecorché : Enseignement supérieur, Formation professionnelle, Recherche et Fonds Européens; Frédéric Vigouroux : Mobilités, Mobilités durables, Transports et Projet « Quartier Gare Saint-Charles », LNPCA; Laurent Simon : Énergie et Transition énergétique; Serge Perottino : Relations usagers service public de gestion des déchets – Collecte des déchets; Eric Garcin : Agriculture, Viticulture – Alimentation et circuits courts; Anne Reybaud-Decroix : Traitement et Valorisation des déchets – Ruralité; Jean‑Pascal Gournes : Développement économique, relations entreprises et au monde économique, artisanat et Commerce; Martial Alvarez : logement, habitat et cohésion sociale; Maxime Marchand : Mer, Littoral, Ports.
Conseillers délégués
Lionel De Cala : Patrimoine et Politique immobilière, foncier économique; Joël Canicave : Stratégie financière et Contractualisation, Contrôle de gestion; Kayané Bianco Roatta : Jeunesse, Sports, CJM; Daniel Gagnon : Culture, équipements culturels; Michel Iillac : Gestion du trait de côte, Relations avec les usagers du nautisme, Activités nautiques; Audrey Garino : Logement insalubre et politique de la ville; Arnaud Mercier : Métropole numérique, politique publique de la donnée, Relations usagers des services numériques et téléservices mis à disposition des habitants; Hedi Ramdane : Propreté Marseille; Véronique Miquelly : Égalité Hommes/Femmes, Lutte contre les Discriminations et Inégalités; Loïc Gachon : Grand cycle de l’eau, GEMAPI hors Marseille, Étang de Berre; Philippe Ardhuin : Forêts et paysages, espaces naturels et biodiversité, archéologie.
Lettres de mission
Hervé Granier : Sécurité/Erp, Sidérurgie, pétrochimie, aéronautique; Pascal Chauvin : Infrastructures, parcs et aires de stationnement, pistes cyclables; Michel Boulan : Équipements Sportifs
Philippe Charrin : Risques majeurs; Samia Ghali : Anru – Rénovation Urbaine; Michèle Rubirola : Handicap, Santé, Recherche Médicale, Économie de la Santé; Grégory Allione : Relations avec le Parlement européen.
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Séquence budgétaire dans l’hémicycle Bargemon
Dans un contexte économique et institutionnel tendu, marqué par l’inflation persistante, les incertitudes sur les dotations de l’État, ce budget primitif 2026 entend affirmer une trajectoire de continuité et d’engagement. Il s’élève à près de 2,16 milliards d’euros, dont 1,58 en fonctionnement et 582 millions en investissement.
Les recettes de fonctionnement progressent modérément (+2,7%), portées notamment par les produits des services municipaux et une fiscalité à taux constants. La Dotation globale de fonctionnement atteint 248,9 millions, en légère hausse, mais la Ville alerte sur un effet de ciseaux à moyen terme lié à l’évolution des critères de richesse.
Côté dépenses, l’effort est assumé sur les priorités du mandat. Les charges de personnel (841 millions, +5,7%) traduisent la poursuite du rattrapage des effectifs, notamment pour la police municipale et les services de proximité. L’éducation reste la boussole municipale, avec des moyens renforcés pour les écoles, la restauration scolaire et la petite enfance. La Ville confirme aussi ses engagements en matière de sécurité, de logement et de lutte contre l’habitat indigne.
Protéger, investir, préparerL’investissement demeure à un niveau élevé (473 millions), orienté en priorité vers les écoles et crèches (près de 59 millions), le logement et la rénovation urbaine (48 millions), la transition écologique, la sécurité et les équipements sportifs. La dette consolidée poursuit sa baisse par rapport à 2020, malgré un recours à l’emprunt d’équilibre de 277 millions.
En dépit d’un cadre national contraint, la majorité municipale revendique un budget « qui protège, qui investit et qui prépare l’avenir », en maintenant les services publics et les politiques de justice sociale au cœur de l’action municipale.
La séance abordera aussi le Plan Écoles, avec des acquisitions foncières et des ajustements financiers, ainsi que des mesures éducatives : dotations par élève, carte scolaire, aides à la Caisse des écoles. Côté cadre de vie, les élus sont appelés à se prononcer sur les taxes publicité et nettoiement et des travaux (stades, patrimoine municipal, immeubles communaux). La culture et la vie associative ne sont pas en reste, avec des conventions d’expositions, des restaurations d’œuvres et des subventions urgentes. Enfin, plusieurs délibérations concernent le logement social, la mer et le littoral.
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Solidaires et en colère
Ils étaient nombreux, hier, devant le palais Monthyon à Marseille pour dire leur soutien à Pascal Galéoté, figure de la CGT du Grand port maritime et son camarade Bernard Cristalli.
Le report d’audience de 8h à 13h n’aura pas entamé leur détermination ni leur conviction dans la probité des deux militants.
Pour eux la chose est entendue : il s’agit d’un acharnement visant un des secteurs les plus combatifs de la CGT.
Les précédents épisodes de cette affaire qui remonte à plus de 10 ans alimentent en effet la suspicion sur la sincérité de la démarche judiciaire. À l’origine, la très libérale Cour des comptes s’émeut de la gestion du CSE du Port. Le parquet s’est ensuite saisi tardivement du dossier sur fond de rivalité syndicale, ni le Port ni le CSE n’étant parties civiles.
Empressement à salir
Avant son procès Pascal Galéoté, a été entendu par la police. Une garde à vue annoncée par un journal proche du pouvoir avant même qu’il ne le sache lui-même… Puis c’est une Une sur les « grands procès à venir » cette année qui le fait figurer à côté du chef du clan Yoda, un criminel de niveau international… lui, le militant syndical portuaire qui fait partie des premiers signataires de « l’Appel de Marseille » contre le narcotrafic.
Pourquoi cet empressement à salir ? Son avocat a martelé à l’audience qu’il n’y avait pas d’enrichissement personnel. La justice a promis de trancher le 1er juin. En attendant, la frénésie politico-médiatique qui entoure ce procès témoigne d’un fait. La bourgeoisie de ce pays n’a jamais digéré que les salariés aient arraché la possibilité de gérer une partie du fruit de leur travail.
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Marseille : toujours mobilisés contre un data center à Saint-André
« Le tramway, la première chose positive depuis bien longtemps dans le quartier, va passer là. Et on veut ajouter des camions ? » Venus de l’Estaque gare, Riaux ou de Saint-André, des habitants se sont de nouveau mobilisés, ce mardi 28 avril, devant le 90, chemin de Ruisseau-Mirabeau (16e). C’est là, sur 6 hectares de la friche industrielle de TCSI, qu’un data center, d’une puissance de 33 mégawatts, et une plateforme logistique de 34 000 m2 sur trois étages, devraient être construits si le projet porté par le groupe britannique Segro est validé.
Il a déjà franchi, le 27 mars, l’étape de l’enquête publique avec des avis favorables. « Un Coderst [Conseil de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques Ndlr.] doit se tenir demain matin. Nous demandons à ce qu’il soit repoussé jusqu’à ce que soit faite une étude sérieuse sur le plan de circulation », pose Patrick Robert, président du comité d’intérêt de quartier (CIQ) de l’Estaque Gare et vice-président de la fédération des CIQ du 16e arrondissement. Une centaine de poids lourds transitent déjà, chaque jour, pour desservir la quarantaine d’entreprises de logistique domiciliées à cette adresse.
« Prédation foncière »En ajouter davantage paraît intenable pour les riverains. « On a proposé de changer la destination du plan local d’urbanisme et de faire des logements, on en manque. Au CIQ Saint-André, on réclame l’arrêt total de ce projet », insistent Denis et Élisabeth Pelliccio, vice-président et présidente du CIQ en question. De son côté, Stéphane Coppey, délégué au juridique, aux transports et à la mobilité au sein de l’association France nature environnement (FNE) Bouches-du-Rhône, sera présent au Coderst. « Nous porterons la voix des CIQ », promet-il.
Pour Antoine Devillet, du collectif « Le nuage était sous nos pieds », la perspective de cet énième data center, quand Marseille en compte déjà cinq sur son port, et qu’outre celui de Saint-André, un autre bâtiment serait prévu sur le site de Saint-Louis Sucre, pose problème. Ces installations « prennent la place d’autres projets, pour pratiquement aucun emploi. C’est de la prédation foncière », estime-t-il, quand environ 400 postes, dont 129 pour le data center, sont évoqués. Il pointe une « empreinte écologique énorme ». Autant de raisons pour lesquelles les habitants seront aussi devant le conseil municipal, ce mercredi à 8h, pour alerter les élus. À noter que dans l’enquête publique, Samia Ghali (DVG), maire adjointe, indiquait être « en désaccord avec le projet (…) dans les conditions actuellement proposées ».
![[Mort au travail] Sans contrôle ni obligation, le BTP reste le secteur le plus meurtrier](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/04/edfdc7b2c1de11fa61db44001451efb8.jpg)


