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  • [Science] Le mouvement ultra-rapide d’une célèbre plante carnivore décrypté

    [Science] Le mouvement ultra-rapide d’une célèbre plante carnivore décrypté

    Au début des années 2000, Yoël Forterre rencontre la dionée. Son chef d’équipe vient de se voir offrir cette plante carnivore qui referme son piège en une fraction de seconde sur tout insecte qui a le malheur de s’y aventurer. « J’étais fasciné, se remémore aujourd’hui le chercheur CNRS à l’Institut universitaire des systèmes thermiques industriels, à Marseille. Les mouvements des plantes sont généralement lents. Comment pouvait-elle produire un mouvement si rapide ? » Il est aujourd’hui en mesure de le décrire dans un article paru dans Science : pour se fermer en un claquement de doigts, la dionée modifie très rapidement la rigidité de sa paroi externe. « Cela n’avait encore jamais été observé et remet en question une hypothèse admise de longue date », assure-t-il.

    Robots mous

    Jusqu’alors, on pensait que ce mouvement était dû à un phénomène appelé « osmose » par lequel les plantes font gonfler la pression dans leurs cellules par transfert d’eau. Seulement, les mesures en laboratoire montrent que l’osmose ne peut être à l’origine du mouvement rapide : le transfert d’eau par ce biais pour traverser le piège est trop lent. « Cela prend entre 30 et 90 secondes, alors que le piège se ferme en une seconde environ », précise Yoël Forterre. En revanche, grâce à de délicates manipulations, le chercheur et la post-doctorante Jeongeun Ryu ont mesuré une baisse de la rigidité très rapide de la paroi externe du piège. « De l’ordre de la seconde », assure-t-il. Cela va dans le sens d’une hypothèse émise par deux chercheurs allemands dans les années 1980. « Ils avaient des résultats suggérant ce mécanisme mais n’avaient pas de preuve directe », souligne le chercheur.

    Pour expliquer comment la dionée modifie la rigidité d’une de ses parois aussi rapidement, il n’y a pour l’instant que des hypothèses. La principale ? La rupture des liaisons entre les fibres de cellulose de la paroi grâce à une modification de l’acidité du milieu. « C’est un mécanisme connu à des échelles plus lentes lors de la croissance de la plante, précise Yoël Forterre. Au déclenchement du piège, un signal électrique pourrait changer l’acidité de la paroi. C’est pour l’instant très spéculatif. » Il faudra l’étudier avec des biologistes.

    Pour l’heure, le mécanisme ultra-rapide de modification de la rigidité d’une plante pourrait bien attirer l’attention des ingénieurs ou autres chimistes. « Il pourrait y avoir des applications dans les matériaux ou la robotique molle, qui est un domaine en plein essor, souligne Yoël Forterre. Cela pourrait faire émerger des idées inspirées du vivant pour développer de nouveaux matériaux. » L’intérêt du chercheur, lui, est plus fondamental : « Nous aimerions étudier si ce mécanisme est présent chez d’autres plantes », glisse-t-il. Pour l’instant, la dionée est un cas unique. Mais le mécanisme est peut-être plus répandu qu’on ne le croit.

  • [Tribune] L’alerte de 28 structures culturelles publiques sur le financement

    [Tribune] L’alerte de 28 structures culturelles publiques sur le financement

    Au 2 juillet 2026, les 28 théâtres, opéras et institutions culturelles que nous dirigeons sur l’ensemble du territoire national se trouvent dans une situation d’incertitude sans précédent. À ce jour, les subventions de l’État pour l’année en cours n’ont été versées que partiellement, sans aucune garantie quant au versement du solde. Cette situation est, à elle seule, inacceptable pour des établissements publics auxquels l’État demande simultanément d’assumer pleinement leurs missions.

    Nous apprenons désormais que de nouvelles coupes budgétaires pourraient intervenir sur l’exercice 2026. Si elles étaient confirmées, elles ne constitueraient pas un simple ajustement budgétaire : elles reviendraient à rompre unilatéralement les engagements de l’État alors même que nos saisons sont engagées, nos contrats signés, nos artistes recrutés et nos dépenses déjà réalisées.

    Nos établissements construisent leurs programmations dix-huit à vingt-quatre mois à l’avance, parfois davantage. Depuis plusieurs années, nous absorbons seuls les effets de l’inflation, de la hausse des coûts de l’énergie, de l’augmentation des salaires et de l’ensemble des charges de fonctionnement, sans que nos subventions suivent cette évolution. Nous avons réduit nos marges, différé nos investissements, comprimé nos dépenses et rationalisé nos organisations. Aujourd’hui, il n’existe plus aucune réserve. Nous sommes arrivés au point de rupture.

    Toute nouvelle diminution des crédits aurait des conséquences immédiates et irréversibles. Plusieurs établissements seraient placés en procédure d’alerte. Certains seraient contraints d’annuler une partie de leur saison avant même son ouverture. D’autres ne pourraient tout simplement plus ouvrir leurs portes. Les contrats conclus avec les artistes et les producteurs ne pourraient être honorés. Les remboursements de billetterie se multiplieraient. Le recours au chômage partiel deviendrait inévitable. L’État déplacerait alors une dépense qu’il prétend économiser, tout en provoquant une désorganisation profonde de l’ensemble de la filière.

    Mais les conséquences dépasseraient largement nos seules institutions. Elles frapperaient les compagnies indépendantes, les ensembles, les artistes, les techniciens, les prestataires, les entreprises culturelles, les associations, les établissements scolaires et universitaires, les collectivités partenaires, ainsi que les centaines de milliers de citoyens qui fréquentent nos lieux. C’est toute une économie, tout un écosystème et une mission de service public qui seraient déstabilisés.

    Nous refusons que les établissements culturels deviennent la variable d’ajustement des finances publiques. La culture ne peut être célébrée dans les discours et sacrifiée dans les arbitrages budgétaires. Une telle décision porterait gravement atteinte à la crédibilité de la parole de l’État et remettrait en cause des décennies de politique culturelle fondée sur la confiance, la continuité des engagements et la responsabilité partagée.

    Comme l’écrivait Victor Hugo, il ne faut pas consentir « de bien maigres économies pour de bien grands dégâts ». Chaque euro investi dans nos établissements produit de l’emploi, de l’activité économique, de l’attractivité territoriale, de la cohésion sociale et de l’émancipation citoyenne. Les économies envisagées seraient dérisoires au regard des dommages humains, artistiques, économiques et symboliques qu’elles provoqueraient.

    Nous demandons solennellement la confirmation immédiate du maintien intégral des crédits 2026, le versement sans délai des subventions restant dues et l’ouverture d’une concertation urgente sur les perspectives budgétaires pour 2027.

    Il y va désormais de la survie de nombreuses institutions culturelles. Plus largement, il y va de la crédibilité de l’engagement de l’État envers le service public de la culture.

    Les signataires :
    Hortense Archambault, directrice, MC93 – Maison de la Culture de Seine-Saint-Denis ; Frédéric Bélier Garcia, directeur, La Commune, Aubervilliers ; Jean Bellorini, directeur, TNP Villeurbanne ; Pierre Brouchoud, directeur général, Orchestre national d’Île-de-France ; Richard Brunel, directeur général et artistique, Opéra de Lyon ; Émilie Capliez et Matthieu Cruciani, codirecteurs, Théâtre de la Cité – CDN Toulouse Occitanie ; Valérie Chevalier, directrice générale, Opéra Orchestre National Montpellier ; Chloé Dabert, directrice, Comédie de Reims ; Fanny de Chaillé, directrice, TNBA – Théâtre national de Bordeaux Aquitaine ; Laurence de Magalhaes, directrice, Théâtre du Rond-Point, Paris ; Nicolas Droin, directeur général, Orchestre national de Lyon ; Chrysoline Dupont, directrice générale, Opéra national du Rhin ; Matthieu Dussouillez, directeur général et artistique, Opéra national de Nancy-Lorraine ; Aurore Fattier, directrice, Comédie de Caen ; Nathalie Garraud et Olivier Saccomano, codirecteurs, Théâtre des 13 Vents – CDN Montpellier ; Jean-Baptiste Henriat, directeur général, Orchestre national de Lille ; Emmanuel Hondré, directeur général, Opéra National de Bordeaux ; Loïc Lachenal, directeur général, Opéra Orchestre Normandie Rouen ; Guillaume Lamas, directeur général, Orchestre national des Pays de la Loire ; Benoît Lambert, directeur, Comédie de Saint-Étienne ; Isabelle Melmoux, directrice par intérim, Théâtre Gérard-Philipe, CDN de Saint-Denis ; Arnaud Meunier, directeur, MC2 Grenoble ; Arthur Nauzyciel, directeur, Théâtre national de Bretagne ; Olivier Poubelle, directeur, L’Athénée ; Christophe Rauck, directeur, Théâtre Nanterre-Amandiers ; Claire Roserot de Melin, directrice générale, Établissement public du Capitole – Opéra national et Orchestre national ; Robin Renucci, directeur, La Criée – CDN, Marseille ; Julie Sanerot, directrice, MAC – Maison des Arts de Créteil, Scène nationale.

  • Douze célébrités débarquent au Mondial

    Douze célébrités débarquent au Mondial

    Une grande nouveauté. Pour sa 65e édition, le Mondial La Marseillaise lance son tournoi des célébrités. Douze stars seront sur le carré d’honneur du parc Borély ce samedi soir à 20h30. Parmi eux, le nageur et champion olympique Florent Manaudou, l’acteur et humoriste marseillais Patrick Bosso, les influenceurs Bengous et Paga ou encore le rappeur d’IAM, Freeman.

    Quatre triplettes seront opposées dans une compétition plus que jamais immersive. Les joueurs seront équipés de micros et pourront réagir en direct avec le public. Ils seront également épaulés par des champions de pétanque : Tanguy Penin, David Le Dantec, Axelle Bernard et Aimé Courtois.

    « Cela apporte une belle visibilité, c’est une belle vitrine », se réjouit Tanguy Penin, nommé sélectionneur de la Roumanie en janvier dernier. « C’est un sport disponible pour tous. Il y a beaucoup de Marseillais, des gars qui savent jouer aux boules, donc le niveau sera présent. On peut s’attendre à de jolis coups. »

    « On ne verrait pas ça dans d’autres sports »

    L’influenceur et freestyler aveyronnais, aux 950 millions de vidéos vues sur ses réseaux (480 000 abonnés), anticipe une pression du côté des joueurs. Il tentera de les rassurer quand ils en auront besoin : « On ne va pas leur apprendre des coups mais plutôt des stratégies de jeu, savoir quand pointer, quand tirer. Et surtout de la confiance quand il y aura de la tension. »

    La pression, Axelle Bernard la connaît bien. Vainqueure du Grand Prix féminin Paprec en 2020, elle saura insuffler son esprit de compétition. « Je vais les aider sur cet aspect-là. Nous avons de sacrées personnalités, il y aura de la hargne. Je m’attends à ce qu’ils se mettent un peu à plat ventre pour gagner les parties », assure la joueuse tricolore. « Pratiquer la pétanque avec beaucoup de public, c’est une certaine pression. Il faut qu’ils arrivent à faire le vide. Ça va être drôle et très sérieux à la fois. Je suis persuadée que ça va plaire aux gens. »

    Il faudra du sérieux pour espérer remporter ce tournoi, surtout avec un sportif de haut niveau dans le casting. « Ils sont adroits et ont cette gagne en eux », estime David Le Dantec, double champion du monde en triplette et ancien sélectionneur de l’équipe de France. « À travers le rire, notre rôle sera de les guider, prendre du plaisir, ne pas les brider et obtenir des résultats. On ne va pas les coacher comme des joueurs professionnels. »

    Avec une tactique claire : refaire jouer tout de suite l’adversaire. « Faire tomber les boules de ses concurrents le plus tôt possible », conseille Le Dantec. Dans un esprit propre au Mondial et à la pétanque : « Proposer un moment de convivialité de la sorte, on ne verrait pas ça dans d’autres sports. » L’entrée sera gratuite pour tous. La compétition sera également commentée sur les antennes numériques de France Télévisions par Guillaume Claret et le tennisman professionnel Benoît Paire. Le Mondial La Marseillaise débutera dimanche à 9h.

  • Saint-Barth’ est présent au rendez-vous

    Saint-Barth’ est présent au rendez-vous

    Les palmiers dessinés sur le côté gauche de leurs maillots blancs ne laissaient guère de place au doute. Deux cadets engagés au Trophée Crédit Mutuel Mondial des Jeunes ont traversé l’Atlantique depuis Saint-Barthélemy et Saint-Martin pour prendre part à la fête. Ce vendredi après-midi, aux alentours de 14h30, ils ont entamé leur tournoi par une victoire 13-10 face à une équipe de Vitrolles.

    Les Îles du Nord sont les dernières arrivées dans le paysage français de la pétanque. Émilie Aubin accompagne ces jeunes de moins de 15 ans et explique comment la discipline est structurée dans cette collectivité d’outre-mer : « Nous sommes le dernier comité créé par la fédération donc on est le CD 989. Il y a trois clubs, deux à Saint-Barth’ et un à Saint-Martin. La seule école de pétanque a été ouverte il y a seulement six ans et une autre est en développement à Saint-Martin. »

    Le comité compte environ 300 membres, dont 20 jeunes placés dans ladite école de pétanque. Les tournois sont peu nombreux dans ce coin des Caraïbes. « Nous avons un Grand Prix sur chaque île, Saint-Martin en juin et Saint-Barthélemy en octobre. Ce sont des nationaux. Ensuite, on a régulièrement des concours, des championnats de France. On y envoie plusieurs catégories, dont les doublettes et triplettes mixtes et hommes, ainsi que des jeunes en cadets », éclaire Emilie Aubin.

    L’éloignement de la métropole, sur des territoires de seulement 25 et 53 km², engendre certaines contraintes spécifiques. Les îles du Nord ne possèdent que des équipes cadettes puisqu’il est tout simplement impossible d’avoir des juniors. Saint-Barthélemy ne possède pas de lycée et les adolescents de 15-18 ans sont donc très peu nombreux, voire absents de l’île.

    En préparation pour

    les championnats de France

    Celian et Ethan sont associés durant la Marseillaise à Gianni, venu de l’Hérault, car leur troisième équipier n’a pas vu venir. « Ethan et Celian vont participer à leur troisième championnat de France et La Marseillaise est un peu une mise en bouche à une semaine de l’échéance », souffle Emilie Aubin.

    Ces compétitions en métropole leur permettent d’affronter des jeunes de leur catégorie puisque, outre-Atlantique, ils sont parfois obligés de se confronter à des adultes pour s’entraîner. Le Mondial prend tout son sens lorsqu’une petite bande parcourt près de 7 000 km pour jouer à la pétanque.

  • Les apprentis boulistes rayonnent par leur talent

    Les apprentis boulistes rayonnent par leur talent

    La Roseraie du Parc Borély a fait le plein avec 537 joueurs au coup d’envoi de ce Mondial des Jeunes. Comme l’an dernier, la chaleur était au rendez-vous. Coaches, parents et amis veillaient avec attention sur leurs protégés : glacières et boissons fraîches étaient de rigueur pour affronter cette journée caniculaire. Malgré les températures élevées, personne ne voulait manquer ce rendez-vous devenu incontournable du début de l’été marseillais.

    Commençons par les plus grands, les juniors. Ceux qui sont aux portes du très haut niveau et qui rêvent peut-être de suivre les traces de leurs glorieux aînés : Rocher, Bonetto, Lacroix, Quintais et tant d’autres, qui ont eux aussi débuté leur aventure sur ces terrains.

    L’unique tenant du titre encore en lice est Tylan Kapfer. Ses deux partenaires de l’an dernier étant désormais passés chez les seniors, il est aujourd’hui associé à Ilan Del Rio et Mathys Calderon. Un nouveau défi pour le jeune champion local, qui tentera de réaliser un magnifique doublé et de conserver une couronne chèrement acquise l’an passé.

    Entre exploits sportifs

    et convivialité

    Chez les cadets, les favoris et tenants du titre, Mylan Terryn et Loni Szczotkowski, sont toujours au rendez-vous. Seul changement dans l’équipe : Fabio Marco a laissé sa place à Liam Conti. Les trois garçons seront bien présents en huitièmes de finale avec la ferme intention de défendre leur bien et de poursuivre leur formidable aventure.

    Les minimes ont également le vent en poupe. Comme l’année dernière, Kaylon Vinterstein, Railey Lafleur et Taylor Ladam remettront leur titre en jeu avec l’ambition de conserver leur suprématie dans une catégorie particulièrement relevée. De nombreuses formations des Bouches-du-Rhône forment annuellement de petits prodiges de cette tranche d’âge.

    Tout au long de la journée, l’ambiance a été à la hauteur de l’événement. Entre les encouragements des parents, les conseils avisés des éducateurs et les applaudissements du public, la Roseraie a vibré au rythme des exploits de cette jeunesse passionnée. À l’ombre des arbres ou au bord des terrains, chacun partageait un moment de convivialité où le plaisir du jeu l’emportait sur l’enjeu.

    Car, au-delà de la compétition, le Mondial des Jeunes demeure avant tout une formidable école de vie. Respect de l’adversaire, solidarité entre partenaires, maîtrise de soi et transmission des valeurs de la pétanque provençale constituent l’ADN de cette manifestation unique. Ici se forgent les champions de demain, mais, surtout, les hommes et les femmes qui feront vivre notre sport dans les années, voire les décennies à venir.

    Rendez-vous ce samedi une nouvelle fois à la Roseraie avec, dans toutes les têtes, le même objectif : décrocher une place dans le stade d’honneur et avoir l’immense privilège d’y disputer une finale. Sous un soleil de plomb, la jeunesse de la pétanque va une nouvelle fois démontrer sa passion, son courage et son immense talent. Ils vont briller de mille feux.

  • À Miramas, la soupe au pistou ason championnat du monde

    À Miramas, la soupe au pistou ason championnat du monde

    Bonne humeur
    et convivialité

    « L’idée de créer cet événement est née en 2011 ou 2012 alors que les équipes de l’office de tourisme étaient invitées à participer au championnat du monde de la garbure, une soupe à base de choux et typique de la cuisine du Sud-Ouest », continue-t-elle. « Après avoir goûté, ils ont trouvé que cette soupe avait un goût de Provence alors ils ont décidé de faire la même chose avec la soupe au pistou emblème de notre cuisine provençale. »

    Les différentes équipes peaufineront leur plat samedi avant la dégustation du jury de chefs en fin de journée. Les visiteurs eux pourront assister aux préparatifs, profiter d’un marché de producteurs locaux sur la place ou encore participer aux animations prévues tout au long de la journée. « Il y aura des animations musicales avec des peña qui sont des fanfanres de rue tout au long de la journée et quand les gagnants de cette édition seront donnés, les festivités se poursuivront avec un apéro, et un spectacle pour tous », souligne Manon Martinez.

    En cas de fortes chaleurs et de restrictions, le Championnat du monde ne sera pas annulé mais déplacé vers la salle des fêtes de la ville.

  • [On passe à table] Ceviche de maquereau et sa touche provençale

    [On passe à table] Ceviche de maquereau et sa touche provençale

    Un poisson bleu, de la fraîcheur, quelques touches provençales et vous obtenez un plat généreux, savoureux et idéal en été. Découvrez la recette du tout nouveau chef du restaurant de l’hôtel Villa M, Jules Girandon.

    Une sauce goûteuse

    Commencez par réaliser le leche de tigre, sauce phare du ceviche traditionnel. Pour cela déposez les ingrédients dans un blinder en les coupant grossièrement. Le blanc des cébettes, la partie basse de la ciboulette, le zeste d’un citron vert lavé et le jus de deux d’entre eux. Coupez grossièrement à la main un beau bouquet de coriandre en utilisant les feuilles puis coupez en deux chaque piment épépinez-les et coupez-les en petits morceaux. Utilisez uniquement la moitié d’un piment pour ne pas que ce soit trop fort. Si vous êtes sensible au piment préférez un piment végétarien, plus doux. Ajoutez ensuite le zeste d’un combava, deux gousses d’ail pelées puis le gingembre. Grattez la peau au couteau et râpez-le à l’aide d’une microplane ou râpe traditionnelle pour éviter le côté filandreux de la racine dans la sauce. Versez un beau filet d’huile d’olive et la moitié d’un verre d’eau. Mixez.

    Pendant ce temps, levez la membrane de vos filets de maquereau, coupez-les dans le sens de la longueur puis faites des cubes assez épais pour garder de la mâche. Déposez-les dans un cul-de-poule et ajoutez tout de suite le leche de tigre. Mélangez bien à la cuillère et laissez mariner pendant 30 minutes au frais de préférence.

    La fraîcheur à l’honneur

    Pour l’accompagnement, coupez à la mandoline quelques tranches d’oignon rouge, la moitié d’un fenouil dans le sens de la hauteur, coupez vos petits maïs en deux et la figue en six quartiers. Brûlez-les au chalumeau. Si vous n’en avez pas, une poêle chaude sans matière grasse fera très bien l’affaire. Ensuite, assaisonnez le fenouil avec de l’huile d’olive, du sel et le jus de la moitié d’un citron vert. Mélangez bien. Déposez-le en fond d’assiette puis déposez quelques belles cuillères de poisson mariné. Ajoutez l’oignon rouge, les petits maïs et trois quartiers de figue. Un filet d’huile d’olive et quelques pousses de coriandre et d’aneth. Bon appétit !

    Il vous faudra :

    – 2 filets de maquereau, des cébettes, un oignon rouge, un fenouil

    – De la ciboulette, coriandre et aneth fraîches en bouquet

    – Un combava et 3 citrons verts, 2 gousses d’ail, du sel

    – Deux petits maïs, une figue, du gingembre, 2 piments antillais, huile d’olive

  • À Marseille, une nouvelle alerte pour la Splain et évacuations rue d’Aubagne

    À Marseille, une nouvelle alerte pour la Splain et évacuations rue d’Aubagne

    La tension est remontée jeudi soir vers 19h, rue d’Aubagne, autour du chantier de la Société publique locale d’aménagement d’intérêt national (Splain) Aix-Marseille-Provence où, devant un risque d’effondrement, les marins-pompiers ont procédé à l’évacuation de trois immeubles en vis-à-vis ou bien voisin du 16 rue d’Aubagne, de nouveau au centre de toutes les inquiétudes.

    L’évolution des fissures sur ce dernier immeuble pourtant fortement renforcé, très étayé et très surveillé depuis l’effondrement, le 18 juin, de tous les planchers et de la toiture côté Halle Delacroix, a déclenché l’ordre de retrait des ouvriers et l’arrivée d’une trentaine de marins-pompiers pour évacuer le secteur.

    Vendredi matin, la rue d’Aubagne était de nouveau coupée à hauteur des rues Rodolphe-Pollak et Vacon. Dans ce périmètre de sécurité, les marins-pompiers ont évacué en soirée, parfois par la grande échelle, les occupants des immeubles et des rez-de-chaussée des 21, 23 et 25 rue d’Aubagne, pour mener des vérifications sur le 16 rue d’Aubagne. « Par précaution, une dizaine de personnes ont été évacuées », expliquait Audrey Garino, adjointe en charge du logement. « Par mesure de précaution, un périmètre de sécurité a été établi. Toutes les équipes compétentes sont mobilisées afin d’évaluer la situation et garantir la sécurité des personnes impactées par la situation », ajoutait la Ville de Marseille sur son compte X. « Les dix personnes ont été accueillies et orientées vers des hôtels », ajoutait de son côté la maire de secteur sur X. Cinq habitants ont demandé à être relogés par la Ville.

    à l’évidence, l’effondrement du 18 juin a ébranlé l’îlot ou, à tout le moins, la parcelle sur un bâti très dégradé et remanié au cours des siècles par des surélévations pour y créer des logements supplémentaires. « Sur le plan structurel, les ouvertures de commerces ont fait l’objet de plusieurs transformations, pour s’agrandir, qui ont sensiblement modifié la composition architecturale et les descentes de charges originelles », peut-on lire dans le permis de construire.

    Un état bâtimentaire préoccupant

    Preuve que l’état bâtimentaire de cette rue reste toujours aussi préoccupant, un arrêté de mise en sécurité, procédure d’urgence, a été publié vendredi. Il concerne le 21 rue d’Aubagne et fait suite à un rapport de visite du 17 juin, suite à l’effondrement partiel du plancher bas du palier au 1er étage, avec risque imminent de chute de personnes. La forte corrosion des aciers des voûtains entraîne un risque imminent d’effondrement partiel du plancher haut, qui justifie l’interdiction d’occupation du sous-sol.

    Autre signe que l’éradication de l’habitat indigne est un combat sur le temps long, le préfet a prorogé de 5 ans la déclaration d’utilité publique de juin 2021 au bénéfice de Marseille Habitat, en vue de créer des logements sociaux au 6 rue d’Aubagne. La SEM de la Ville n’est pas parvenue, en cinq ans, à acquérir la totalité des lots.

  • Un diplôme pour 500 élèves marseillais à vélo

    Un diplôme pour 500 élèves marseillais à vélo

    Quatre mois pour apprendre à faire du vélo. Ce mardi 30 juin, les 500 enfants bénéficiaires du programme Savoir Rouler à Vélo (SRAV) ont reçu un diplôme pour marquer la fin de leur apprentissage.

    « On a des enfants qui ne savaient pas du tout pédaler, qui ont appris grâce au programme », explique Manon Conquer, salariée de la Recyclerie Sportive. Pour la première édition de cette opération, l’association a mis à disposition une centaine de vélos réparés aux élèves du quartier des Crottes, dans le 15e arrondissement de Marseille.

    De mars à juin, ces élèves de la grande section au CM2 ont roulé sur la piste d’éducation routière d’Euroméditerranée. Des séances rythmées par l’apprentissage de l’équilibre, du freinage, des règles de circulation, et conclues par une sortie en ville. Tous les cours étaient animés par les enseignants. « Les professeurs disent que cet apprentissage a renforcé la confiance des élèves », relate Manon Conquer.

    Un projet reconduit l’année prochaine

    Lors de la remise de diplôme, plusieurs élus étaient présents, dont Pascaline Lécorché, adjointe au maire de Marseille déléguée à l’éducation et au périscolaire. L’élu a notamment rappelé l’importance de l’apprentissage du vélo pour les enfants.

    Ce programme a été financé par le Fonds Vert, un dispositif de l’État. Et il sera reconduit pour 2026-2027, confirme Manon Conquer.

  • Les ambulanciers en grève face au manque de moyens

    Les ambulanciers en grève face au manque de moyens

    Le vase déborde depuis trop longtemps » selon Anthony Abihssira, le responsable départemental de la Fnap 13. L’élément déclencheur a été « un entretien avec l’actuelle ministre de la Santé, Stéphanie Rist, le 25 juin dernier ». Rien n’a changé depuis, si ce n’est que celle-ci « a demandé aux professionnels de s’adresser directement au Premier ministre ». Le 27 juin, ambulanciers et autres transporteurs privés se sont mobilisés à Paris, devant le ministère de la Santé. Plus de 400 ambulances venues de toute la France criaient, sirènes hurlantes, les souffrances auxquelles fait face la profession en ce moment et depuis trop longtemps.

    Parmi celles-ci, Anthony Abihssira cite « l’augmentation exponentielle du prix de l’essence sans compensation, des charges salariales et sociales toujours plus élevées, l’absence de réévaluation des tarifs, notamment ceux du transport urgent pré-hospitalier, et par conséquent une dégradation accélérée de l’équilibre financier des sociétés de transport médical et sanitaire ». Le 27 juin a donc débuté une grève qui durera « jusqu’à ce que les revendications des travailleurs aient été entendues ».

    « Aucun accord trouvé »

    Par responsabilité en période de canicule, les ambulanciers ont pris la décision « d’assurer les transports pour des rendez-vous médicaux vitaux programmés », précise le responsable de la Fnap. Ils n’assurent cependant plus les sorties d’hôpital pour retour à domicile. Dans la région, tous ont été réquisitionnés pour assurer un service normal du Samu, « ce à quoi on s’attendait ».

    Les services ambulanciers ont « été reçus, jeudi, par l’Agence régionale de santé, l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille et le cabinet du Premier ministre, mais à l’heure actuelle, aucun accord n’a été trouvé », précise Anthony Abihssira ce vendredi. La grève « se poursuit jusqu’à nouvel ordre, un préavis de manifestation a été déposé pour jeudi prochain, à Marseille ».