Tag: Marseille

  • Les jeunes artilleurs du Département ont fait le show

    Les jeunes artilleurs du Département ont fait le show

    Ils étaient 200 au départ et il n’en restait plus que 8, ce lundi soir. Le Mondial La Marseillaise, en collaboration avec le Comité bouliste 13, organisait les finales des championnats des Bouches-du-Rhône. Trois catégories de jeunes étaient en lice : les benjamins, les minimes, les cadets et les cadettes. Enfants et adolescents ont eu le plaisir de jouer sur le stade d’honneur, alors que le soleil tombait peu à peu sur le parc Borély. Président du Comité, Patrick Fara décrivait cet événement : « Les sélections se sont déroulées en mars, avec 200 petits. La compétition a été mise en place par l’organisation de La Marseillaise et le Comité. On voulait leur offrir le terrain d’honneur pour leurs finales. »

    Plusieurs clubs locaux étaient représentés comme Fuveau, Fos-sur-Mer mais aussi Pélissanne, lors de ces finales en cinq étapes. Plusieurs ateliers ont été effectués pour départager les finalistes : tirer la boule seule, une boule derrière un bouchon, une boule entre deux autres, une boule sautée et le cochonnet seul.

    Hauts comme trois boules de pétanque, mais déjà très habiles, les benjamins ont ouvert le bal. Wyatt Buche et Mayven Marsille se faisaient face sous les yeux de quelques dizaines de spectateurs. C’est finalement le dernier cité qui s’est imposé sur le score de 24-15. Ensuite, les minimes sont entrés en piste avec encore plus de précision. Le jeune tireur de Fuveau Maysson Herlemann a finalement battu de peu Essaie Lucchesi (24-20).

    Il ne restait ensuite plus que les cadettes et cadets. Toujours calme durant sa partie, Paloma Mathieu a battu sa partenaire de club Manon Bert. Score final : 18-6. Pour boucler la soirée, le vainqueur du trophée des jeunes la veille, Dunkan Baudino, a remporté le titre départemental face à Esteban Bontoux. Tout ceci en réalisant le meilleur score général (32-18). Tous les finalistes ont reçu des cadeaux et ont pu fermer le terrain principal.

    « On voulait leur offrir
    le terrain d’honneur »

  • Un lundi d’initiation tourné vers le handicap

    Un lundi d’initiation tourné vers le handicap

    Palalalala, je t’ai battu ! Ça va, pas trop dur d’être nul ? », s’exclame, railleur, le cadet du petit groupe venu du centre Saint-Raphaël (14e), foyer de vie pour personnes atteintes de handicaps mentaux, pour participer à une initiation pétanque en marge du Mondial. « Trop concentré » pour répondre à nos questions, le jeune homme a été invité, comme ses cinq autres camarades, par le Département des Bouches-du-Rhône pour prendre part à une matinée conviviale autour des boules. Avec eux, six résidents du foyer Exister, installé à Peypin, ont eux aussi été conviés.

    Pour les coacher lundi matin : « Mimi » des Amis de Saint-Julien et Yannick, tous deux éducateurs en école de pétanque. Trois épreuves leur sont présentées : le point, le tir, et la boule « [Philippe] Quintais », joueur de pétanque cinq fois vainqueur du Mondial. « Sans doute l’épreuve qui repose le plus sur la chance », note Mimi. Le principe ? Parvenir à coincer sa boule dans l’un des trous creusés sur une planche à l’effigie du mythique joueur. « Ils sont bon public, partout où on les emmène ils se régalent, à partir du moment où ils arrivent motivés », glisse Arnaud Farin, éducateur spécialisé à Exister, ravi de l’enthousiasme que suscite l’activité.

  • Messonnier a imposé sa Loy à l’équipe Grégori

    Messonnier a imposé sa Loy à l’équipe Grégori

    Après un rude cinquième tour, où une équipe de Gémenos les ont poussés dans leurs retranchements, Patrick Messonnier, double vainqueur du Mondial, Yohan Cousin, membre du collectif France, et Michel Loy, triple champion du monde, ont connu lundi une fin de journée plus confortable. Pourtant, sur le papier, leur 64e de finale face à la formation des Provençaux Steve Gimenez et Patrice Grégori, aujourd’hui pensionnaires du Saint-Georges Pétanque sur l’île de Beauté, pouvait grandement les inquiéter par leur force de frappe. Mais le niveau de jeu de Michel Loy a fait la différence. Dura lex, sed lex.

    6e partie

  • Alerte sur l’hébergement d’urgence à Marseille

    Alerte sur l’hébergement d’urgence à Marseille

    D’année en année, les recours dans le cadre du droit à l’hébergement opposable (Daho) explosent dans la région. 2 195 demandes ont été déposées en 2025, en hausse de 24% sur une seule année, concentrés essentiellement dans les Bouches-du-Rhône. Plus des deux tiers obtiennent une réponse favorable. « L’effectivité de l’accès à une offre d’hébergement n’est pas systématique », alerte cependant le rapport annuel publié à la mi-juin. Chaque mois, 11 246 nuitées ne sont pas pourvues par le numéro d’urgence, le 115. Jusqu’à la mise en place de critères qui « peuvent impacter la notion d’inconditionnalité de l’accueil prévue par le législateur » note pudiquement le rapport.

    Et les signaux d’alerte se multiplient. Dans un courrier adressé le 24 juin dernier à la préfète déléguée à l’égalité des chances, le réseau Hospitalité de Marseille dénonce des expulsions de lieux précaires qui se sont multipliées ces derniers mois, avec l’annonce de nouvelles interventions cet été. « La multiplication des expulsions sans perspectives crédibles de relogement ou de mise à l’abri risque d’alimenter une véritable fabrique de la grande précarité, écrivent les 17 associations du réseau. Elle entraîne des ruptures de parcours, fragilise les liens sociaux, nourrit le découragement et compromet les efforts engagés depuis plusieurs années. » Elles soulignent les conséquences directes « particulièrement lourdes », de la privation des accès à l’eau et électricité à une exposition accrue aux violences et risques sanitaires. « Les personnes concernées ne disparaîtront pas à la suite de leur expulsion », alertent-elles en réclamant un dialogue « constructif ».

    Lors du conseil municipal de Marseille le 26 juin, Audrey Garino l’adjointe (PCF) au logement avait aussi alerté sur le risque de fermetures de places. « On nous annonce une nouvelle fois des coupes budgétaires dans les crédits de l’hébergement quand trop de personnes appellent sans obtenir de réponses », dénonçait-elle (notre édition du 27/06), déplorant que les expulsions ne soient plus suivies systématiquement de mises à l’abri. Un message aussi relayé par le député LFI Manuel Bompard ce jeudi : à travers un courrier, il sollicite l’appui du préfet « afin d’éviter toute réduction des capacités d’hébergement sur notre territoire ».

  • Un nouveau bateau-école pour les sauveteurs

    Un nouveau bateau-école pour les sauveteurs

    Inauguré à la Pointe rouge par le commandant et formateur Jean Jacques Grenaud, ce nouvel équipement sera bientôt mis à la disposition des stagiaires de L’Entente Valabre. L’organisme internationalement reconnu forme, chaque année, plus de 1 583 stagiaires issus des Sdis (service départemental d’incendie et de secours) de France à des missions de sauvetage ou d’intervention en milieu immergé ou aux noyades. De nombreux partenaires nationaux et internationaux sont aussi formés, tout comme des plongeurs qui s’entraînent au secours en environnement complexe, exigeant ou hostile.

    Le désir de l’Entente, avec ce renouvellement de bateau, est « d’investir dans des moyens performants, au service de la formation, de la sécurité et de l’excellence opérationnelle. » L’idée est aussi de « proposer à ses stagiaires des moyens actuels de formation face aux risques nautiques qui évoluent et se diversifient. » Le nouvel appareil vient renforcer et moderniser une flotte de quatre bateaux.

    Ce 5e navire a été baptisé « La Bonne Entente », un nom qui fait référence à la cohésion qui anime ces héros des mers. Il lui a été donné par sa marraine, Alexandra Oppenheim-Delauze, présidente directrice générale de la Comex, une entreprise marseillaise de renommée internationale, spécialisée dans l’ingénierie et les interventions en milieu hyperbare.

    À l’occasion de l’inauguration, le 30 juin, une convention de partenariat a été signée entre l’entreprise d’ingénierie et l’organisme de formation. Selon Alexandra Oppenheim-Delauze, elle vise à « mettre sur le papier un partenariat déjà existant qui résulte en un échange d’expertise ».

    Louis Golliot

  • [En direct] Un mardi au Mondial la Marseillaise à pétanque

    [En direct] Un mardi au Mondial la Marseillaise à pétanque

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  • Une galaxie de champions étoilés au Mondial à pétanque

    Une galaxie de champions étoilés au Mondial à pétanque

    Les combats de chefs ont commencé plus tôt que prévu. Ce lundi a été marqué par des oppositions de très haut niveau, où plusieurs équipes annoncées parmi les favorites comme les outsiders ont déjà laissé des plumes. Une journée digne d’un ring de boxe, avec des K.-O. dans l’air. C’est ainsi que la formation composée de David Riviera, Adrien Delahaye et Mayron Baudino a fini au tapis. Longtemps dominés, parfois acculés dans les cordes (1-11), ils ont subi le retour spectaculaire de Marco Foyot d’un côté et Ludovic Montoro de l’autre, capables de renverser la situation pour arracher une victoire presque inespérée. La marque des grands dans une Marseillaise où la pression est maximale, où les passages à vide se paient cash sous une chaleur écrasante. Le tirage, cruel pour certains et heureux pour d’autres, joue une fois encore un rôle déterminant dans ce marathon où la fraîcheur physique est essentielle. Les chocs se sont enchaînés. Foyot, associé à Sissou Cantarell et Jérémy Fernandez, a su déjouer le piège d’Aimé Courtois dans un stade France 3 en surchauffe, validant ainsi son billet pour les 32e de finale dès le lendemain matin.

    Juste derrière, dans une ambiance toujours aussi dense, la confrontation entre Philippe Roux et Vigo Dubois, deux anciens vainqueurs, a retenu l’attention. Cette fois, Philippe Roux a pris le dessus avec ses partenaires aixois Sébastien Batista et Stéphane Pagni. Antoine Dubois, dit « Vigo », ne décrochera pas sa septième étoile. Les spectateurs affluent, et Dylan Rocher est passé tout près de la sortie. Tous se battent pour gagner, comme beaucoup d’autres encore en course.

    Des outsiders dangereux

    La Marseillaise se montre impitoyable : la moindre faiblesse peut être fatale. On ne sait plus où donner de la tête. Même les spécialistes du long jeu, Hervé Fontani, Alain Valdes et Philippe Stievenart, revenus de très loin lundi matin, ont trouvé les ressources pour décrocher leur place en 32e de finale. On note également la présence d’anciens pointeurs de renom comme Gilles Gayraud ou Michel Adam. Puis viennent les « gros poissons », très gros même, à l’image de Maurel, Durk et Prudhomme, qui avancent sans bruit et sans trembler. Ils seront bien présents dans la course finale, aux côtés de Dylan Rocher, Mickaël Bonetto ou Stéphane Robineau.

    Le Mondial La Marseillaise 2026 s’impose plus que jamais comme un véritable championnat du monde officieux, avec une multitude de prétendants au titre. On pense aux champions du monde malgaches, accompagnés de l’étonnant Franck Picq, mais aussi au Belge Claudy Weibel, heureux de découvrir le stade France 3.

    Sans oublier Jean-Michel Puccinelli et Ligan Doerr, anciens lauréats toujours ambitieux. Luc Laille impressionne au tir depuis dimanche, bien épaulé par un Kévin Philipson en pleine ascension et un Jean-Baptiste Tellene solide à l’appoint. Attention à eux. La journée de mardi s’annonce prometteuse avec la nouvelle formule des quarts de finale.

    15

    C’est le nombre d’anciens vainqueurs du Mondial à être encore en lice, ce mardi matin, lors de cette 65e édition : Yves Rakotoarisoa, Marco Foyot, Tyson Molinas, Jean-Michel Puccinelli, Philippe Roux, Michel Adam, Gilles Gayraud, Patrick Messonnier, Cédric Salvini, Ludovic Montoro, Ligan Doerr, Mickaël Bonetto, Dylan Rocher, Stéphane Robineau et Didier Chagneau.

    Renversant

    La matinée a été riche en émotions, avec plusieurs favoris au bord du gouffre, à l’image de Foyot ou de Montoro, finalement sauvés in extremis. Mais la Marseillaise ne laisse jamais de répit : chaque mène peut renverser une partie, chaque erreur se payer cash, et les écarts se font et se défont à une vitesse folle sous la chaleur déjà pesante.

  • Un vaste programme social de 1 000 logements à Marseille d’ici 2050

    Un vaste programme social de 1 000 logements à Marseille d’ici 2050

    « Un projet construit en dialogue permanent avec les habitants », affirme Fairouz El Hayti, directrice territoriale d’ICF Habitat lors de l’inauguration de la résidence « Les Jardins de Cazaulx » ce mardi 30 juin. La construction de ces 88 logements marque la première des 7 phases d’un projet plus vaste de renouvellement patrimonial des plus de 1 000 logements sociaux de la Grande Bastide Cazaulx dans le 12e arrondissement de Marseille à l’horizon 2050. Chaque phase respecte la même logique : de nouveaux logements sont construits afin de loger des habitants d’anciens appartements pour pouvoir les libérer, les détruire et reconstruire.

    Afin d’améliorer la qualité du logement et de réduire les coûts énergétiques pour les habitants, la directrice se félicite d’une opération « exemplaire sur le plan environnemental ». En effet, en plein épisode caniculaire, la réponse aux enjeux du changement climatique était au centre de la présentation. Pour Audrey Garino, adjointe (PCF) au maire de Marseille déléguée au logement, ce projet est à la fois « adapté aux besoins des habitants » mais aussi « aux enjeux de demain ».

    Ces habitants sont au cœur de la conception du projet comme le rappelle André Cargnino, membre du comité régional Action Logement qui a financé à hauteur de plus d’1,6 million d’euros l’opération et pour qui la priorité reste d’« accueillir, héberger et loger les salariés ». Le maire de secteur d’extrême droite, Olivier Rioult, se contente lui de commentaires sur l’esthétique des constructions…

    Un enthousiasme partagé par les habitants

    « C’est beaucoup mieux qu’avant », savoure Mohamed, habitant de la résidence, qui note l’amélioration du confort et des aménagements. Chaque appartement dispose maintenant d’un espace extérieur (terrasse ou jardin) et une majeure partie des unités sont équipées d’ascenseurs afin de garantir l’accessibilité de la résidence. Des efforts d’adaptation salués par Patrick, résident en fauteuil roulant qui se réjouit de pouvoir se « déplacer beaucoup plus facilement ». Pourtant, ce dernier émet une réserve : selon lui certains bâtiments de la résidence ne sont pas accessibles aux ambulances, camions de pompiers ou de police.

    Finalement, alors que tous les logements sont déjà occupés, la préfète Isabelle Epaillard, met en garde sur la situation du logement social, « il n’y en a pas assez ! ». Elle félicite néanmoins le département qui a dépassé les objectifs de reconstitution de l’offre de logement l’année passée et voit ce projet comme la continuité de cette dynamique.

  • Les Copains du monde réinventent l’école pendant une matinée

    Les Copains du monde réinventent l’école pendant une matinée

    « Dans l’école idéale, tout le monde est égal, c’est l’école qui s’adapte aux enfants et à leurs difficultés », imagine Mamadou, 16 ans, qui a participé à la onzième édition de l’université d’été du Secours populaire ce lundi 6 juin dans le 14e arrondissement de Marseille. Cette année, le sujet de réflexion principal était l’école, « ECOL’LECTIF : pour que la solidarité devienne une valeur indestructible de l’être ». Même si les délégations libanaise et états-unienne n’arriveront que ce mardi, les Copains du monde marseillais ont pu échanger avec des enfants venus du Maroc et de l’île de la Réunion et partager leur vision d’une école idéale.

    Chaque jeune avait développé durant des ateliers d’écriture encadrés par le Secours populaire et les associations marocaine et réunionnaise présentes (IFLAN et K-pab6T) une idée précise de l’école parfaite, qu’ils ont restituée sous forme de textes ou de saynètes de théâtre. « Les adultes aident les enfants à s’exprimer sans dénaturer leurs propos et leurs pensées » explique Léna, chargée de projet pour Copains du monde au sein du Secours populaire.

    « Je pense que l’école ne devrait pas seulement transmettre des savoirs, mais aussi apprendre à vivre ensemble. Il faudrait mettre en place davantage de projets solidaires à l’école », affirme la Marseillaise Rifae. Dans l’idéal de Khadija, marocaine de 14 ans, « l’école c’est ma seconde maison, mes camarades sont devenus des frères ». La délégation marocaine monte sur scène pour une saynète. Khadija joue la maîtresse devant Mohamed et Ziad, assis sur des chaises et représentant les élèves. Dans un dialogue de quelques minutes, ils racontent une école sanctuaire de la solidarité.

    Cependant, les textes présentés ont surtout permis de prendre conscience du décalage entre cet idéal et la réalité de l’école à laquelle ces jeunes sont confrontés. « Aujourd’hui, c’est les enfants qui doivent s’adapter, il y a de la compétition et ils ne prennent pas en compte les difficultés des élèves » estime Mamadou. Il déplore un manque d’initiative de la part du système éducatif, notamment face au harcèlement et à l’isolement de certains jeunes, « moi je me suis fait harceler plus jeune, généralement il n’y a pas vraiment d’action qui est mise en place », poursuit le jeune homme.

    Décrochage

    Arbabi, 15 ans, vient de la Réunion. Lui aussi alerte sur les conséquences de l’isolement et du décrochage : « les personnes en difficulté baissent les bras et les profs n’essaient même pas de les relancer. Quand ils décrochent ils finissent dans des histoires de vente de drogues, de meurtres, ou de braquages. C’est ce que je vois tous les jours dans mon quartier ». Arbabi insiste sur le rôle fédérateur et inclusif que doit jouer l’école pour tous les jeunes : « chez nous, quand un élève est en décrochage, il est critiqué, il perd confiance en lui. Il se sent plus accepté dans la rue qu’à l’école, alors il arrête l’école », détaille-t-il. Khadija, 14 ans, regrette un lien de confiance altéré entre les enfants et les professeurs, « ils vont beaucoup se disputer, ça peut être très conflictuel ».

    Dans l’assemblée réunie pour cette matinée de débat, les témoignages des enfants font réagir. « Je suis plutôt triste après tous ces textes, ça me fait mal au cœur », lâche Danielle, bénévole au Secours populaire. Elle ajoute : « les accompagner, les aider à grandir, c’est un peu ce que devrait faire l’Éducation Nationale ».

    Gaëlle Salado, organisatrice des universités d’été répond qu’à la suite des ateliers d’écriture, une lettre à destination du ministre de l’Éducation a été rédigée et envoyée par les enfants. « Une bouteille à la mer » ironise Philippe, autre bénévole, qui n’est pas étonné que la lettre n’ait reçu aucune réponse.

    Les enfants Copains du monde interpréteront leurs textes au théâtre de la Rotonde pour le festival d’Avignon ce mercredi.

    TÉMOIGNAGES

    Ziad, 13 ans, membre de la délégation marocaine accompagné par l’association IFLAN.

    « L’école ne doit pas seulement être un endroit pour apprendre à lire et à écrire mais un endroit pour s’épanouir. C’est un endroit pour se construire, un endroit pour construire des relations et des valeurs ».

    Dounia, 15 ans, Marseillaise et membre des Copains du monde depuis 3 ans.

    « C’est la troisième année où je participe aux ateliers d’écriture et à l’université d’été du Secours populaire. C’est des ateliers où tu es libre de t’exprimer, c’est important d’avoir ce temps et cet espace tous les mercredis pour faire ça ».

    Daris, 13 ans, Marseillais et membre du mouvement Copains du monde depuis 3 ans.

    « Les divisions dans le monde et dans la société alimentent les discriminations et l’isolement au sein de l’école. Ce n’est pas souvent défini comme du harcèlement, il y a des enfants isolés mais ce n’est pas pointé du doigt et nommé comme du harcèlement. C’est pas juste ».

    Recueillis par S.M.

  • L’arrêté de fermeture du Marché du soleil jugé illégal

    L’arrêté de fermeture du Marché du soleil jugé illégal

    Les juges ont relaxé George Dahan dans le volet sur la sécurité du marché. Le patron du Marché du soleil était jugé pour des manquements à la réglementation ERP d’octobre 2023 à février 2026, date de la fermeture effective pour 6 mois prise par arrêté préfectoral.

    Le tribunal a jugé que l’arrêté municipal de fermeture du 24 janvier 2023 était illégal, faute d’avoir été précédé d’une mise en demeure. Me Stéphane Ceccaldi a fait mouche en arguant que « ce vice substantiel fait disparaître l’infraction ». Un arrêté de fermeture ne peut être pris qu’« après mise en demeure restée sans effet de l’exploitant ou du propriétaire de se conformer aux aménagements et travaux prescrits ou de fermer son établissement dans le délai imparti ».

    L’arrêté de janvier 2023 évoquait certes un courrier de mise en demeure du 2 juillet 2019, mais qui se rapportait au premier arrêté inappliqué du 10 juin 2008 pris à la suite d’un incendie… « Il existe en réalité une seule mise en demeure au dossier, datée du 6 octobre 2023, donc postérieurement à l’arrêté. » Un camouflet qui interroge sur la tolérance de la commission communale de sécurité avec 25 procès-verbaux d’avis et de préconisations signés depuis 2010. « Comment la Ville pourrait-elle invoquer une urgence quand l’arrêté de fermeture initial avec prescriptions de travaux est du 20 juin 2008 ! », plaidait Me Ceccaldi. S’agissant du 3e et dernier arrêté municipal de fermeture du 28 novembre 2023, ses deux mises en demeure sont encore postérieures.

    Sur le délit de mise en danger délibérée de la vie d’autrui par violation manifestement délibérée d’une obligation de prudence ou de sécurité, le tribunal estime que, certes un certain nombre de désordres ont été relevés, mais qu’il n’est pas démontré un « risque de mort et de blessures immédiat et direct ». Si la Ville a attendu le 17 février 2026 pour dégainer un arrêté de mise en sécurité d’urgence, il ne concerne qu’une partie d’un bâtiment en fond de cour.