Tag: Marseille

  • Les bibliothécaires exigent plus de moyens à Marseille

    Les bibliothécaires exigent plus de moyens à Marseille

    Ce samedi, pas d’ouverture pour les bibliothèques d’Alcazar (1er), Salim-Hatubou (15e), Merlan (14e), la Grognarde (11e) le Panier (2e) et Cinq Avenues (4e).À l’appel du collectif CGT bibliothèques, de nombreux agents se sont mis en grève pour dénoncer la baisse de budget, réclamer de nouvelles embauches et la rénovation du bâti. « Depuis le mois d’août, on ne peut plus rien acheter [pour les collections des bibliothèques] », se désole Christiane* syndiquée à la CGT. Devant l’Alcazar, ils sont une trentaine à exiger plus de moyens pour le réseau des bibliothèques de Marseille. « Sans nouveaux documents, moins de nouveautés, moins de choix, moins de diversité », précise le tract distribué à tous les badauds. Une baisse de budget que reconnait à demi-mot Gwénaël Richerolle, adjoint au maire (les Ecologistes) en charge des équipements culturels. « Il y a eu des arbitrages au niveau du budget culturel mais nous allons veiller, sur le budget 2027, à financer les acquisitions d’ouvrages et la programmation », affirme l’élu.

    Une crainte des agents qui s’étend aux embauches. Louis*, employé à l’Alcazar s’inquiète du manque de recrutement et du non-remplacement des départs à la retraite. « Car si on veut vraiment étendre les horaires, il va falloir plus de personnel ». L’élu en charge des bibliothèques affirme cependant qu’il y aura des recrutements pour la nouvelle bibliothèque Loubon et que pour celles existantes, «il faudra faire quartier par quartier pour connaitre les besoins spécifiques».

    L’état du bâti des bibliothèques inquiète aussi après un été compliqué : panne d’ascenseur à Cinq Avenue, problème de climatiseurs au Merlan et à Bonneveine ou encore insalubrité à Salim-Hatubou. Sur ce point, Gwénaël Richerolle affirme que des rénovations sont prévues pour le Merlan et qu’une « étude est en cours » sans pour autant donner de date précise. Des réponses municipales déjà entendues par les syndicats lors d’une réunion avec l’élu la semaine dernière, mais qui n’ont pas convaincu. Le collectif CGT bibliothèques appelle à une nouvelle grève, samedi 19 septembre.

  • [Recette] Les Spritz artisanaux de Terrakoa

    [Recette] Les Spritz artisanaux de Terrakoa

    Pour une trentaine de biscuits, il vous faudra :

    – 380g de beurre

    – 140g de cassonade

    – Une pincée de fleur de sel

    – 80g de blancs d’œufs

    – 450g de farine

    – 2 gousses de vanille

    – 200g de chocolat

    Une belle pâte à biscuits

    Pour commencer, réalisez un beurre pommade, c’est-à-dire un beurre assez mou, mais non fondu, que vous pourrez travailler plus facilement. Pour ce faire, rien de plus simple : passez-le quelques secondes au micro-onde après l’avoir grossièrement coupé en morceaux.

    Déposez-le dans un saladier à l’aide d’une maryse et ajoutez le sucre glace. Pour réaliser votre sucre glace maison, il suffit de prendre du sucre en poudre, ici de la cassonade, mais le sucre blanc classique fonctionne aussi très bien, et de le passer au mixeur. Incorporez-les au beurre et mélangez jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène.

    Ajoutez ensuite la farine en plusieurs fois pour éviter les grumeaux et faciliter le mélange. Attention : mélangez toujours avec une maryse et non avec un fouet, sinon, le beurre risque de coller.

    Un chocolat brillant

    Ajoutez ensuite une pincée de fleur de sel, puis les blancs d’œufs, également incorporés en plusieurs fois. Mélangez l’ensemble jusqu’à obtenir une préparation homogène et lisse.

    Une fois la préparation à gâteaux terminée, coupez vos gousses de vanille en deux, dans le sens de la longueur, et grattez l’intérieur à l’aide d’un couteau. Ajoutez les grains à la pâte et mélangez à nouveau.

    Mettez le tout dans une poche à douille avec, si possible, une douille cannelée. Sur la plaque du four recouverte de papier cuisson, vous pouvez ensuite former vos biscuits soit en zigzag comme les Spritz classiques, ou selon la forme de votre choix. Enfournez ensuite à 170° pendant une quinzaine de minutes.

    Une fois cuits, laissez-les refroidir au frais complètement et, pendant ce temps, préparez le nappage au chocolat. Vous pouvez faire fondre du cacao en poudre au bain-marie. Puis faites redescendre la température à 30°. Trempez enfin la moitié des biscuits dans le chocolat fondu et déposez de nouveau sur la plaque de cuisson. Dégustez et surtout, régalez-vous !

  • Une exploration hors du commun du Château d’If

    Une exploration hors du commun du Château d’If

    Deux personnages vous accompagneront dans votre découverte et mèneront une enquête où la science de l’imaginaire répond à des mystères… qui n’existent pas ! À la fois guides, détectives et conférenciers, ils sont quelque peu anachroniques et s’amusent à brouiller les repères temporels à travers une science appelée la pataphysique.

    Un mélange de vrai et de faux

    « La pataphysique est une science qui cherche des solutions à des problèmes qui a priori n’existent pas, souligne Lucie Bondoux. Pour autant, c’est un mouvement littéraire, une science de l’absurde reconnue dont fait partie le metteur en scène des explorations. » C’est donc une aventure à la croisée de l’histoire, de l’humour, du théâtre et du patrimoine qui vous attend. « Ce qui est intéressant avec ce lieu, au-delà du fait qu’il est magnifique, c’est qu’il est lui-même pataphysique puisque certains éléments qui le composent ne sont pas réels », poursuit Lucie Bondoux. C’est d’ailleurs le cas de la cellule d’Edmond Dantès par exemple, héros du roman Le Comte de Monte-Cristo d’Alexandre Dumas.

    Au fil de cette visite contée, les personnages vous feront revivre leur enquête, leurs questionnements et leurs déductions au cœur de ce lieu chargé d’histoire. « Le vrai et le faux sont mélangés dans l’exploration, mais ce sur quoi on va le plus s’attarder, ce sont les petits détails que l’on ne remarquerait pas de prime abord et c’est d’ailleurs ce qui tient les spectateurs en haleine tout au long de la visite. Ils vont à leur tour chercher et essayer d’enquêter pour voir ce qu’ils auraient pu rater », ajoute la comédienne.

    11 euros par personne,

    hors traversée maritime.
    chateau-if.fr.

  • [Rue de la République] Renaud Muselier : « A la Région, j’ai 16 députés RN. Je les connais. On ne peut pas leur filer les clés »

    [Rue de la République] Renaud Muselier : « A la Région, j’ai 16 députés RN. Je les connais. On ne peut pas leur filer les clés »

    Sénatoriales

    Didier Gesualdi : Nous voudrions d’abord vous interroger sur votre candidature aux sénatoriales au sujet de laquelle on a tout entendu.
    Peut-être parce que l’on n’a pas voulu m’écouter, m’entendre. Je me suis exprimé clairement au lendemain des municipales où ma majorité de la droite et du centre a gardé à peu près 45 communes données perdues dans la région au profit de l’extrême droite. On nous avait dit « vous allez perdre ! » Où ? On a perdu à Menton où c’était compliqué car nos élus étaient un peu tous en prison et l’arrivée de Monsieur Sarkozy fils était un peu tardive, à La Seyne où nous avions trois candidats et donc la division. On a perdu à Tarascon où notre candidat n’a pas voulu se représenter et Nice mais où c’est plus un combat Christian Estrosi et Éric Ciotti. Après cela, je pense que la mère des batailles va être la présidentielle et les législatives. On ne sait pas ce qui va se passer mais si on est au Sénat dans l’opposition face au RN, parce qu’on s’est tous divisés, on aura un lieu de combat républicain et démocratique qui fera un contre-pouvoir. Et donc je veux aller là-bas.

    Léo Purguette : Aux municipales droite et centre ont globalement avancé unis, en revanche, il y a quand même un éclatement des candidatures pour ces sénatoriales. Est-ce que vous en prenez votre part d’échec ?
    On va voir à la sortie. Je prends toujours ma part de responsabilité, j’ai essayé d’invoquer l’union, j’ai obtenu de la totalité des formations politiques de la droite et du centre le soutien de la majorité sénatoriale autour et derrière Gérard Larcher. Pour cette raison, j’ai reculé afin de permettre à Mme Devésa d’être première et Mme Boyer d’être troisième et j’ai eu les investitures. Je pensais que cela apaisait. Cela a apaisé un mois. Et au bout d’un mois, madame a dit « je ne veux pas ».

    Léo Purguette : Valérie Boyer soutenue par Bruno Retailleau, cela vous a surpris ?
    On a le soutien de la commission d’investiture présidée par M. Karoutchi par délégation de M. Retailleau. On a le soutien de la majorité sénatoriale présidée par M. Larcher, et on se retrouve dans un schéma où à titre personnel ils la soutiennent… Moi je suis issu de la Chiraquie, avec un chef qui décide… Je suis donc un peu surpris.

    Extrême droite

    Didier Gesualdi : On en est où de votre combat contre le RN ? Vous pensez que cela sera aussi flamboyant au Sénat ?
    Je souhaite aller au Sénat pour porter mon combat politique de toujours lors duquel vous n’avez jamais vu une porosité avec le RN. Je pense que ce n’est pas bon pour le pays, pour notre vie quotidienne, pour notre sécurité, notre environnement, pour nos finances. Je les ai en face de moi à la Région, 16 députés, on ne peut pas leur filer les clés.

    Léo Purguette : Celle qui vous fait face aux sénatoriales pour le RN, Marie-Pierre Callet, a pourtant été longtemps dans votre famille politique. Cela ne vous interroge pas ?
    Il ne faut pas oublier que Marie-Pierre Callet a eu des positions très anti-RN. Mais vraisemblablement, ayant fini battue 4 fois sur sa commune de Maussane, elle s’est dit qu’elle jetait tout à la poubelle et se présentait contre ses anciens amis.

    Léo Purguette : C’est la traduction d’un opportunisme ? Pas des limites idéologiques qui se brouillent ?
    Sûrement aussi pour certains mais… Ça a toujours été un problème à droite. Avec Chirac on avait tranché. Là, il y a des porosités sur les lignes… Si on va plus loin, au lendemain des municipales à Marseille où avec ma candidate on n’a pas brillé, Mme Pila voulait avec Mme Caradec se retirer au profit du RN et Mme Boyer faire une fusion technique. Là, il y a une porosité réelle. Dans mon équipe, aucune fusion, aucune porosité.

    Présidentielle

    Didier Gesualdi. Les grands électeurs et même simplement les citoyens sont un peu perdus. Droite, Macron… Votre cœur penche où ?
    Mon cœur était pour la droite et le centre et c’est comme cela que j’ai gagné. Je suis de la famille gaulliste, du RPR, fondateur de LR, de l’UMP et j’ai fait l’union de la droite et du centre pour gagner les élections régionales. Dans le cadre des présidentielles qui approchent, je dis il en faut qu’un pour notre camp. Sinon, on ne sera pas au second tour. Il faut le faire avant Noël.

    Didier Gesualdi : Ce « un », c’est Gabriel Attal ?
    C’est celui qui est le mieux placé et aujourd’hui ce n’est pas le mieux placé. Ce « un » c’est celui qui peut gagner. Donc, quel que soit celui qui soit en tête, que le mode de désignation permette de gagner au deuxième tour. Et quand vous regardez, même si c’est toujours relatif et qu’il faut faire attention aux sondages, aujourd’hui celui qui peut gagner c’est Édouard Philippe. On va voir d’ici décembre, la campagne va avancer… Mais mon calendrier est clair et mon discours toujours le même.

    Austérité

    Léo Purguette : On est en plein débat sur le budget de la nation, il se passe beaucoup à l’Assemblée nationale, mais le Sénat c’est la chambre des territoires. Beaucoup d’élus regrettent amèrement les contractions de budget qui leur sont imposées. Quelle sera votre position vis-à-vis de cette austérité ?
    Nous en Provence-Alpes-Côte d’Azur on a fait 220 millions d’euros d’économie, de rabot budgétaire, sur un budget de trois milliards. On a voté notre budget, on l’a appliqué… Mais aujourd’hui il y a une volonté d’État de baisser le taux de compensation de la TVA – TVA plus ou moins active sur les régions, le domaine de l’économie dépend de nous et ils veulent nous enlever la proactivité de cette TVA. Ce qui veut dire que nous qui sommes très dynamiques et avons un retour sur la TVA à cause du travail des entreprises, on veut nous le sucrer. Ce n’est pas acceptable.

    Jeux Olympiques

    Léo Purguette : Concernant les Jeux olympiques, M. Grospiron a quitté la présidence du Cojop. Ça fait plusieurs directeurs aussi qui sont soit fragilisés, soit mis à la porte. Qu’est-ce qu’il se passe ?
    Depuis maintenant le mois de juillet et juin, plus exactement, même au lendemain des municipales, je suis sur ma campagne sénatoriale et je suis donc moins au fait. On a un bureau exécutif qui aura lieu cette semaine. Je vais débloquer du temps pour, bien entendu, y participer.
    On a le DG maintenant, c’est clair. On va avoir le livreur, celui qui doit faire en sorte que ça puisse être livré en temps et en heure. On a le budget et on a le soutien du CIO. Ça, c’est clair.
    On a eu le départ de Nice au profit de Lyon, ce qui est une tristesse absolue et un désastre économique et financier pour la région, au profit d’Auvergne-Rhône-Alpes. Ça, c’est clair. Et là, j’ai cru comprendre qu’il y avait encore une difficulté importante avec le président, elle est traitée avec le maximum d’élégance, pour continuer ce beau championnat des Jeux olympiques.

    Léo Purguette : La cérémonie de clôture, est-ce que vous avez avancé ? Vous aviez évoqué deux pistes, le lac de Serre-Ponçon ou Marseille.
    Il faut quand même regretter Nice. La cérémonie de clôture, ça représente quoi ? Ça représente, dans une période de non-tourisme, tous les hôtels pleins, tous les restaurants pleins et une dimension mondiale de visibilité, plus les aménagements des territoires. Donc, une fois qu’on dit ça, on réalise ce qu’on vient de perdre. Sur la volonté, quand même du maire, M. Ciotti, qui a pris la décision, seul, de punir son propre territoire. Premier volet.
    Deuxième volet, j’essaie de trouver une solution. Dans les solutions, Embrun pose un problème d’accès, pas un problème de cadre. C’est-à-dire qu’en fait, la famille olympique est à Lyon. Et donc, comment on les amène de Lyon à Embrun ? Voilà, c’est complexe. Donc ça, je pense que ça ne va pas avancer.
    Il faut prendre la famille olympique comme on l’a fait pour Cortina et Milan, où on les a pris et on les a amenés pour la cérémonie de clôture, puis on les a ramenés, puisque pour la sécurité, ils dorment dans le même hôtel. Et donc, ça veut dire qu’on a une organisation à voir et que sur Marseille, j’essaie d’avancer. Le maire m’a donné son accord pour avancer là-dessus.

    Métropole

    Léo Purguette : Le nouveau président de la Métropole, Nicolas Isnard, a échoué d’une voix à baisser la dotation de solidarité aux communes. Quelle est votre analyse ? Cette Métropole a-t-elle encore un avenir ?
    L’assemblée métropolitaine n’a pu s’entendre sur le budget modificatif de l’institution pour l’année 2026. Cela pose un certain nombre de difficultés, puisque nous sommes en septembre.
    Les dysfonctionnements de cette institution ne datent pas d’hier, ils sont le fruit de sa création. Cela a des conséquences pour nos habitants, et avec eux tous les acteurs économiques, associatifs, sociaux, sportifs, culturels du territoire.
    Il en va donc de l’avenir de notre territoire de trouver une solution institutionnelle, durable et stable. La loi de la création de la Métropole Aix-Marseille Provence a été conçue au Sénat, elle sera modifiée par le Sénat. Nous nous y engageons, et ceci au plus tôt.

    Présidence de la région

    Didier Gesualdi : Votre favori pour vous succéder, si vous êtes élu, est toujours François de Canson ?
    François de Canson est un vice-président de la Région, il était tête de liste dans le Var, président du CRT. C’est un homme expérimenté, maire élu, il est réélu plusieurs fois. Je pense qu’il sera un très bon Président. Et puis je reste élu régional.

    Léo Purguette : Il se murmure qu’un de vos vice-présidents alpins pourrait y aller ?
    Non, je ne crois pas, je pense que je le saurais. Mon départ a un peu saisi tout le monde mais petit à petit, tout le monde intègre que la Région doit évoluer. Je veux garder mes dossiers à moi, les Bouches-du-Rhône, les JO… et après, il faut créer, fabriquer, il faut donner.

    La question des lecteurs

    Christine : Si vous n’êtes pas élu sénateur, resterez-vous à la Région ?
    Je resterai à la Région quoi qu’il arrive car j’ai annoncé que je passerai la main à la présidence, pas que je quitterai l’institution. Si je ne suis pas élu, c’est triste. Pas tellement pour moi, mais c’est-à-dire que mon expérience et mon savoir-faire ne pourront pas être utiles ou ne sont pas souhaités en national. Je l’entends, je ne souhaite pas que ça se passe comme ça. C’est la raison pour laquelle je fais campagne, parce qu’il n’y a jamais rien d’acquis, que j’ai confiance dans le résultat, et que quel que soit le résultat, de toute façon, ma décision, elle est prise. Je laisserai la présidence de la Région, mais je resterai au conseil régional. En fait, moi, vous savez comment je fais. Je fais exactement l’inverse de ce qu’on a fait pour moi. C’est-à-dire que j’aime bien fabriquer, transmettre, aider, globalement, tous ceux qui sont dans mes équipes, tous ceux qui sont autour de moi, tous ceux qui sont à la Région, ils ont tous bénéficié de cette technique d’apprentissage, de formation, de victoire. Et donc, voilà, même si la reconnaissance est rarement réelle en politique, j’estime que c’est mon devoir. J’ai 67 ans, je pense que c’est une forme de sagesse, malgré mon combat, mes combats permanents, qui font en sorte qu’aujourd’hui, un combat est à mener ailleurs, et qu’aujourd’hui, il faut aider les autres à grandir, à pousser, à gagner. C’est ma marque de fabrique.

  • Pour adopter les bons réflexes en cas d’inondation à Marseille

    Pour adopter les bons réflexes en cas d’inondation à Marseille

    Premier risque naturel en France par le nombre de personnes exposées, les inondations menacent 9 millions d’habitants sur le pourtour méditerranéen, en particulier en automne. La saison est en effet propice à l’apparition d’« épisodes méditerranéens », autrement dit des épisodes de très fortes précipitations où peuvent tomber l’équivalent de plusieurs mois de pluie en seulement quelques heures ou quelques jours. De quoi motiver le gouvernement à lancer une nouvelle campagne de prévention, dont le coup d’envoi a été donné vendredi, au Centre zonal opérationnel de crise (10e). « L’été 2026 a été celui de tous les superlatifs et le rôle de l’État est d’anticiper les prochains risques, qui sont des risques fréquents sur l’arc méditerranéen, actifs du fait du dérèglement climatique, a noté en introduction Mathieu Lefèvre, ministre délégué auprès du ministre de la Transition écologique. Nous venons avec plusieurs messages (…) [dont celui] de la prévention et de la préparation à la fois collective et individuelle, en rappelant les bonnes conduites à adopter ». Parmi les bons réflexes à adopter en cas de fortes pluies : laisser ses enfants en sécurité à l’école, ne pas prendre sa voiture, car seuls quelques centimètres d’eau peuvent suffire à l’emporter, couper, si possible, les réseaux de gaz, d’électricité et de chauffage, ne pas descendre en sous-sol ou dans les parkings souterrains, ou encore s’éloigner des cours d’eau, des berges et des ponts… « Dans notre pays, beaucoup de moyens sont déployés pour assurer la sécurité de nos compatriotes, a souligné Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur. Mais au-delà de ces moyens, il faut que nos compatriotes deviennent eux-mêmes acteurs de leur sécurité. (…) Par une bonne pratique, ils peuvent sauver leur vie, mais également celles des autres Français ». À voir ce qu’en pensent les sapeurs-pompiers, qui annoncent une mobilisation historique le 29 septembre pour dénoncer la saturation du système de secours.

  • Le jour d’après pour la Métropole Aix-Marseille

    Le jour d’après pour la Métropole Aix-Marseille

    Retour à la case départ. Au lendemain de l’approbation d’une modification budgétaire assumée comme insincère par l’hémicycle métropolitain, les services de l’État confirment que le préfet saisira logiquement la chambre régionale des comptes, dès lors que la délibération lui sera notifiée. Une décision sans surprise. Le vote qui modifiait le budget arrêté par la préfecture au mois de juin ignorait délibérément la disparition de 53 millions de recettes issues des coupes prévues dans la dotation de solidarité versée aux communes. À une voix près ce jeudi, le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan a imposé une minorité de blocage, échappant à une perte sèche de 36 millions d’euros pour sa ville.

    « Benoît Payan et les élus du Printemps marseillais se sont battus pour défendre Marseille, les Marseillaises et les Marseillais », rappelle encore ce jeudi la majorité marseillaise, qui reproche à la droite et l’extrême droite d’avoir « marqué contre Marseille » en approuvant cette délibération. Le RN et ses alliés de leur côté remercient encore le président (LR) de la Métropole Nicolas Isnard « qui a très clairement annoncé lors de cette séance budgétaire sa volonté de travailler avec nous » sur un nouveau plan de coupes sombres de 100 millions d’euros.

    Trois options

    « Le Département continuera d’accompagner les communes, de soutenir la Métropole lorsqu’elle agit dans l’intérêt général », réagit sa présidente Martine Vassal (DVD) face à ce « blocage institutionnel ». Et d’insister sur son vote en faveur de la délibération coupant dans la dotation de solidarité, appelant le président à « prendre ses responsabilités ». « Nous voulons faire une délibération en octobre sur des aides complémentaires aux structures et communes en très grande difficulté », annonçait lui aussi le président (Ren.) de la Région Renaud Muselier, en campagne pour les sénatoriales, sur BFM Marseille jeudi soir. Il promet d’ores et déjà de modifier la loi spéciale qui a créé la Métropole, ce « truc en plomb qui ne peut pas avancer ». Les Insoumis de leur côté rappellent qu’ils veulent la supprimer.

    Reste à savoir ce qui va advenir dans l’immédiat à cette Métropole. Dès lors que la chambre régionale des comptes sera saisie, c’est le budget arrêté par le préfet au mois de juin qui de nouveau s’applique, avec ses coupes dans les attributions de compensation versées aux communes. Les magistrats financiers ne pourront que constater l’insincérité assumée du budget, qui présente des recettes inexistantes, et donc son déséquilibre réel. « À partir de là, l’incertitude est totale », reconnaît le vice-président (LR) aux finances David Ytier. Trois options se profilent déjà dans la copie qui doit être rendue un mois après la saisine : les magistrats pourraient réitérer leur proposition initiale ou reprendre le budget arrêté par le préfet. Mais la municipalité marseillaise espère aussi qu’ils proposeront une trajectoire pluriannuelle pour résorber ce déficit, comme cela a été le cas pour le Département de Gironde. Des propositions qui devront être soumises au vote. « On regrette d’en être arrivés là », souffle-t-on dans l’entourage du maire, face à « un défi lancé à des institutions qui ne nous feront pas de cadeau ». Si un départ de l’exécutif n’est pas à l’ordre du jour, « nous avons été déçus par l’absence de dialogue et de considération de Nicolas Isnard », reproche-t-on dans les couloirs de l’hôtel de ville. « Cela va ajouter beaucoup de complexité à l’exercice de 2027 », craint de son côté l’argentier de l’institution. « On décale le problème, on ne le fait pas disparaître », pointe David Ytier, en rappelant que chaque commune peut saisir aussi les magistrats financiers pour solliciter des dépenses obligatoires. Mais la réunion du pacte financier et fiscal prévue ce mardi à Aix-en-Provence reste maintenue. « Nous continuons à travailler », insiste-t-il, et en bonne entente avec Marseille. Le même jour, Nicolas Isnard présentera l’édition 2027 de son marathon. Une épreuve que la Métropole doit désormais courir.

    « Nous décalons
    le problème. »

  • Graffiti, DJ et breakdance pour les minots de la Gavotte-Peyret

    Graffiti, DJ et breakdance pour les minots de la Gavotte-Peyret

    Les premiers pas sur le lino, posé en plein cœur de la résidence de la Gavotte-Peyret à Septèmes-les-Vallons, sont un peu timides. Installé ce vendredi après-midi, l’objectif est de faire découvrir aux enfants mais aussi aux plus grands, la culture hip-hop. Au programme : initiations gratuites aux tags, au mixage et à la breakdance.

    Et pour chauffer tous les habitants, c’est Mofak, breaker, compositeur et directeur artistique de la Breaking Cup, qui est au micro. L’artiste participe à l’événement depuis 3 ans. Pour cet enfant de Marseille « c’est important de transmettre ce que l’on nous a appris. Ça fait partie des valeurs de ce milieu ». Alors, il n’hésite pas à motiver les plus timides à venir apprendre les bases de la danse avec Lina Félicité, danseuse de l’association Ac2n.

    Mais au début, le lino impressionne un peu, laissant la piste à la danseuse qui en profite pour faire une petite démonstration. C’est vers les bombes de peinture que les minots se précipitent d’abord. Organisés par le graffeur Ozas, les petits apprennent « les bases : comment utiliser la bombe, à quelle distance et avec quelle pression », explique le taggeur. Ce qu’ils testent en remplissant les lettres du nom de leur quartier, dessinées par Ozas. Une petite victoire pour Aziza, qui avec deux amies observe toute cette effervescence. « Je suis contente, mon petit-fils est là-bas, alors que normalement, il n’y a que le foot qui compte. »

    Passées les premières réticences, des petits groupes de curieux s’aventurent sur la scène centrale. Si les premiers gestes sont hésitants, les conseils de Lina semblent porter leurs fruits : Iden et ses amis s’essaient même à quelques figures. Des tentatives encouragées par Mofak au micro : « je vois que ça break un max ».

    Samia et Jasmine ont elles aussi, osé s’aventurer sur le lino. Après avoir appris quelques mouvements, elles se lancent dans une battle. Si Jasmine fait déjà de la danse, en étant pom-pom girl, c’est une première pour Samia : « j’ai trop aimé quand on a appris certains mouvements. Après la figure c’était un peu difficile », ajoute-t-elle.

    Une histoire

    de transmission

    Un savoir-faire que Lina Félicité est heureuse de transmettre. Si elle n’a fait que deux ans de cours de breaking, elle a déjà bien assimilé ses valeurs. « Je trouve ça cool de faire en sorte que les enfants s’intéressent à cet univers. Moi c’est à l’école primaire que je l’ai découvert, et j’ai tout de suite adoré », se rappelle-t-elle.

    Derrière DJ D.D, il y a foule aussi, curieux de voir comment l’artiste fait ses transitions et le fameux scratching [toucher les vinyles pour faire un effet éraflé et rythmé]. Parmi les bambins qui s’essayent aux platines, il y a le petit-fils de Shérazade, celle-ci félicite ce genre d’initiative : « c’est vraiment super ce genre d’événement, ça permet aux petits de découvrir plein d’activités et ça nous fait sortir », sourit-elle.

  • Bboys et bgirls fin prêts pour les battles… que le meilleur gagne !

    Bboys et bgirls fin prêts pour les battles… que le meilleur gagne !

    La Marseillaise Breaking Cup se déroule tout au long de la journée de dimanche, mais comment va se dérouler la compétition ? La discipline se dispute en battle, des face-à-face entre deux breakers. B-boy Wesna figurera dans le jury (toujours d’un chiffre impair) de cette 5e édition, il explique en détail le fonctionnement : « Dans un 1 contre 1, c’est tout simplement que les danseurs se mettent face à face, et ils vont donner leurs meilleurs moves pour pouvoir gagner », explique-t-il simplement. Tony Badman, le speaker de l’épreuve, détaille la meilleure manière de gagner. « La musicalité, le style, l’originalité, il y a énormément de choses qui sont prises en compte. On a aussi la propreté, l’exécution, la prise de risque aussi. Il y a une chose aussi qu’il ne faut pas faire, c’est ce qu’on appelle dans le jargon du hip-hop : “pomper“. C’est le fait de recopier le move d’un danseur. »

    La musique prend une place énorme dans la gestion d’une battle. Wesna dira que « sans musique, on ne peut pas danser, tout simplement ». L’adaptation au DJ est aussi importante pour les danseurs, peu importe la discipline, alors que le speaker, le « MC », pose un cadre pour que spectacle se fasse. « Il doit connaître l’univers du danseur, le milieu du break, pour pouvoir le présenter au mieux », renchérit Tony. Au final, deux passages doivent départager et désigner le vainqueur de chaque battle.

  • [Entretien] Mofak : « On va célébrer les cultures urbaines comme il se doit »

    [Entretien] Mofak : « On va célébrer les cultures urbaines comme il se doit »

    La Marseillaise : Pourquoi vous tient-il à cœur de vous investir au plus près des quartiers avec La Marseillaise Breaking cup ?

    Mofak : Ça peut être l’occasion de donner une étincelle à un jeune, de lui transmettre une passion, de lui donner envie de prendre des cours de danse, de DJing, de graff. Et parfois, tout simplement, cette rencontre peut déclencher quelque chose chez un jeune. Pour moi, c’est donc essentiel de pouvoir aller dans les quartiers et transmettre ce qu’on a nous-mêmes reçu des grands, qui étaient là avant nous. Ils nous ont donné leur temps, leur énergie, leur savoir et leur passion. Aujourd’hui, c’est à notre tour de redonner.

    Vous disiez avoir beaucoup reçu
    de vos aînés. Pouvez-vous nous raconter comment vous avez vécu votre enfance au quartier du Clos-la-Rose, dans le 13
    e arrondissement ?

    M. : Nous, on était peut-être un peu plus autonomes, mais on a surtout eu la chance d’avoir des grands autour de nous. Des personnes comme DJ Djel de la Fonky Family, qui m’a un peu initié, ou Didier Dazoyam du groupe IAM, qui a pris le temps de me montrer, de transmettre. Je suis vraiment reconnaissant de tout ce que j’ai pu recevoir de ces grands-là. Et aujourd’hui, je pense que c’est à nous de donner à notre tour, notamment aux jeunes qui sont curieux, qui ont envie d’apprendre et qui veulent s’investir. Ça me fait plaisir de pouvoir le faire, parce que le temps passe et, à un moment, il faut aussi savoir laisser la place. Pour moi, c’est ça, l’héritage du hip-hop. C’est une culture de transmission, de partage et d’héritage. C’est important de ne pas garder pour soi ce qu’on a appris.

    Qu’apportent les cultures urbaines à la jeunesse ?

    M. : Les jeunes écoutent certaines musiques, mais ils ne connaissent pas forcément leur origine, ni toute l’histoire qui se trouve derrière. Les danseurs étaient avec les rappeurs, les rappeurs avec les DJs, les DJs avec les graffeurs… Tout le monde faisait partie du même mouvement. C’est l’histoire qui a fait qu’avec le temps, les disciplines se sont davantage séparées, mais à l’origine, elles étaient profondément liées. C’est un petit moment d’histoire qu’on leur transmet.

    Cela permet également aux jeunes de se détacher des écrans, devenus omniprésents dans notre société…

    M. : Beaucoup de personnes sont devenues esclaves des écrans, il faut le dire. C’est un véritable fléau et ça touche aussi bien les enfants que les adultes. C’est important de pouvoir préserver les jeunes le plus longtemps possible, de leur permettre de rester concentrés sur une activité, de leur donner quelque chose qui les passionne et qui les éloigne de certaines choses. Cette activité, ce n’est pas forcément le hip-hop. Ça peut être le foot, le basket, la danse, la musique… Peu importe. L’essentiel est de leur donner un cadre, une passion, quelque chose dans lequel ils peuvent s’investir et s’épanouir.

    Quel message souhaitez-vous faire passer aux Marseillais ?

    M. : Rendez-vous dimanche à l’Opéra de Marseille ! On va célébrer ça ensemble, parce que c’est historique : c’est la première fois qu’on est programmés à l’Opéra. On va fêter ça comme il se doit, parce qu’on marque une page de l’histoire. Je suis vraiment content et fier de pouvoir vivre ce moment avec La Marseillaise. Et en plus, c’est gratuit ! On s’est battus pour que cet événement soit accessible à tout le monde. Alors vraiment, il ne faut pas rater ça. On va célébrer les cultures urbaines comme il se doit.

  • La Breaking cup franchit les portes l’Opéra

    La Breaking cup franchit les portes l’Opéra

    L’heure est venue d’entrer pleinement dans le vif du sujet. Après six jours de démonstrations et d’animations autour de la culture urbaine à Marseille et dans ses environs, La Marseillaise Breaking cup propose, ce dimanche, une compétition internationale. La discipline prendra ses quartiers toute la journée devant et à l’intérieur de l’Opéra. Une première qui s’annonce remarquable, avec des activités proposées sur le parvis du matin au soir.

    L’événement débutera justement au cœur de la matinée. Le fronton de l’Opéra accueillera les qualifications de la Breaking Cup. À l’issue d’un mini-tournoi, seuls les meilleurs accéderont à la scène principale dans l’après-midi. Entre 14h et 18h30, les phases finales se dérouleront sur le parquet de l’édifice. Une épreuve longue durée avec trois catégories du breaking qui sont représentés : le popping, le breakdance et le hip-hop. Des styles et des façons de danser différents qui mettront en appétit les 600 spectateurs attendus pour assister à la compétition. L’entrée est totalement gratuite, mais la réservation est conseillée, puisqu’une majorité des places a déjà été réservée.

    Un jury international

    pour les battles

    Pour désigner les vainqueurs, un jury de choix a été constitué. Neuf personnalités issues du monde du breaking départageront les concurrents des trois disciplines. En breakdance, les Français Lil’Kev et Babyson, ainsi que le Brésilien Samuka, jugeront les performances. Pour le popping, Ness, Sonya et le Canadien Hya ont été invités. Le hip-hop sera quant à lui évalué par Dykens, Sam Yudat et le Marseillais Pakdjeen.

    Parmi les danseurs stars conviés (voir par ailleurs), figure notamment la B-Girl Pita. Enfant de Marseille, Pita Auffan participera aux « battles », avant de se rendre aux championnats du monde de breakdance, début décembre, à Paris. Cinq DJ rythmeront la journée. Un pour chaque discipline, tandis que DJ Cali animera le roller-disco prévu sur le parvis à partir de 15h. Asli s’occupera du warm-up et des entractes. Kmeleon et Tony Badman seront, eux, les speakers officiels de la compétition.

    La Marseillaise Breaking Cup clôturera la saison événementielle du journal et fera entrer ce type de danse dans une nouvelle dimension grâce à sa présence dans ce cadre unique. « On est très heureux de pousser les portes de l’Opéra de Marseille. Toute la communauté du hip-hop marseillais est “choquée” de ce qui arrive », lance Tony Badman.