Tag: Marseille

  • Des Marseillais conquis par un feu d’artifice au final « exceptionnel »

    Des Marseillais conquis par un feu d’artifice au final « exceptionnel »

    « J’ai rarement vu ça ! » Sur le Vieux-Port de Marseille, les feux d’artifice ont résonné lundi 13 juillet. Au-dessus des bateaux et jusqu’au fort Saint-Jean, un spectacle pyrotechnique d’une trentaine de minutes a pris forme sous les yeux émerveillés des spectateurs.

    Quelques minutes avant les premiers retentissements, Audrey et Christian se réjouissent de voir pour la première fois les feux d’artifice depuis le Vieux-Port. « Il paraît qu’il est très beau », espère Audrey, assise au bord de l’eau. Ils ont pourtant toujours vécu à Marseille, mais préfèrent d’ordinaire se rendre dans le Var pour l’occasion. Cette année, ils y ont vu l’opportunité « de se rendre davantage dans le centre-ville » jusqu’où ils se sont faufilés à moto.

    À quelques mètres de l’ombrière du Vieux-Port, une tente blanche est installée en début de soirée. Hannah est bénévole de la Croix-Blanche depuis quatre ans et a l’habitude d’intervenir pendant les feux d’artifice. Elle fait principalement de la prévention et agit en cas de malaise ou de blessure légère. Avec son équipe, elle est basée sur le Vieux-Port, « une zone particulièrement attractive », selon elle, où de nombreux spectateurs se réunissent chaque année.

    Au calme au Pharo

    C’est pour éviter la foule que certains ont préféré regarder le spectacle depuis le parc du Pharo, avec une vue panoramique sur la cathédrale de la Major. Dès l’ouverture, à 18h, une queue de plusieurs mètres attendait aux abords du parc. Parmi eux, Cathy et Éric étaient venus avec leurs trois petites filles. Avec des enfants en bas âge, « le Vieux-Port, ce n’était même pas la peine », expliquent-ils. Un avis partagé par Esther, qui attend de pouvoir rentrer avec sa fille. Déjà venue au Pharo, c’est selon elle « plus convivial et bon enfant ».

    À la sortie, les spectateurs semblent conquis. Venue avec trois de ses amis, Camille décrit « un final exceptionnel » et une ambiance « chaleureuse ». Elisa, quant à elle, vient d’emménager à Marseille et a adoré sa première soirée dans la ville. « Une très bonne première impression » pour elle, qui a particulièrement « apprécié la playlist » qui accompagnait le show.

  • Parcoursup : 126 000 candidats en attente

    Parcoursup : 126 000 candidats en attente

    C’est un été compliqué qui s’annonce pour des milliers de lycéens et étudiants en réorientation. La phase principale d’affectation de Parcoursup s’est clôturée samedi 11 juillet, la plateforme recense 126 652 candidats, parmi lesquels 57 024 bacheliers, 46 216 étudiants en réorientation et 23 412 candidats scolarisés à l’étranger, n’ayant pas reçu de proposition positive à l’un de leur vœu formulé. Cela équivaut à près de 15% des demandes, quand 576 749 bacheliers et 152 351 étudiants ont reçu au moins une proposition d’admission. À titre comparatif, le nombre de candidats sans proposition était de 103 582 en 2025. « Comme l’an dernier, ce sont des dizaines de milliers de bacheliers qui ont des réponses négatives à leurs vœux, des dizaines de milliers qui sont affectés dans une filière “par défaut”, parfois loin de chez eux, avec tous les frais et les difficultés que cela engendre… », dénonce dans un communiqué la Fédération nationale de l’enseignement de la culture et de la formation professionnelle Force ouvrière (Fnec FP- FO).

    Huit ans après son instauration, l’outil reste plus que jamais décrié. « La logique de Parcoursup a été faite pour créer une espèce de goulot d’étranglement qui s’inscrit dans la volonté de tri des élèves qu’on a vus à tous les niveaux, jusqu’au collège avec “le choc des savoirs” », fustige Marion Chopinet secrétaire académique du Snes-FSU Aix-Marseille. Dans un communiqué, le ministère de l’Enseignement supérieur pointe un « contexte de croissance forte du nombre de candidats inscrits cette année sur Parcoursup », soit 66 000 supplémentaires, en particulier du nombre de lycéens +10 000 par rapport à 2025 (660 000 lycéens au total) et davantage d’étudiants, 206 000 étudiants en réorientation (soit +23 000 par rapport à 2025).

    Une hausse démographique qui s’accompagne d’une suppression de 10 300 places cette année par rapport à 2025 selon Snesup-FSU. Auxquelles s’ajoutent les 43 000 places en moins par rapport à 2024. « Au lieu de mettre les moyens sur le supérieur et sur l’université pour ouvrir des places à tout le monde, on a pris le prétexte des taux de réorientation ou d’échec en première année pour créer un système de sélection extrêmement difficile. C’est-à-dire que maintenant, même sur un accès à l’université, la place n’est pas acquise », tempête Marion Chopinet.

    « Même à l’université,

    la place n’est pas acquise »

    Dès lors, et pour éviter que les élèves ne subissent le stress de se retrouver sans orientation, les professeurs les incitent à choisir des filières moins sélectives, à défaut de s’orienter vers celles qui leur plaisent… « On est hyper attentifs à ce que les élèves mettent des vœux de sécurité. C’est dans toutes les stratégies expliquées partout qu’on ne fait pas que des vœux sélectifs sur Parcoursup, puisque même les universités s’intègrent là-dedans, mais là aussi, même quand on demande une fac de sciences ou de langue, on n’est pas du tout sûr d’avoir de la place », déplore la syndicaliste. Quelque 5 781 bacheliers et 719 étudiants sans proposition d’admission ont depuis le 1er juillet sollicité l’accompagnement personnalisé des commissions d’accès à l’enseignement supérieur (CAES) pour les aider à trouver une place.

    La phase complémentaire se poursuit sur Parcoursup jusqu’au 10 septembre. Les candidats pourront se tourner d’ici là vers les formations où des places sont encore disponibles. Quelque 83 000 places sont vacantes dans 6 000 formations diversifiées (licences, BTS, BUT, classes préparatoires, écoles, etc.), selon le ministère de l’Enseignement supérieur. Si l’on se fie à la carte interactive des formations disponibles, il reste par exemple des places en prépa au lycée Saint Exupéry à Marseille (15e), ou encore en licence de lettres à l’université d’Avignon, en BTS négociation et digitalisation de la relation client au lycée Dominique-Villars de Gap, en BUT génie biologique parcours agronomie au site de Digne-les-Bains de l’IUT d’Aix-Marseille, ainsi qu’en apprentissage certificat de spécialisation sommellerie au sein du lycée des métiers d’hôtellerie et tourisme Anne-Sophie-Pic à Toulon.

    Explosion de l’enseignement supérieur privé lucratif

    « En parallèle, le gouvernement Macron-Lecornu fait tout pour diriger les jeunes vers des formations payantes… ou bien vers l’armée », fustige la Fnec FP-FO, qui appelle à abroger Parcoursup. Et pour cause : sur les 16 635 formations consultables sur la carte interactive du ministère en charge, 6 646 le sont au sein d’établissements publics, 4 425 vers des structures privées en contrat avec l’État ou d’établissement d’enseignement supérieur consulaire (EESC), quand 5 564 sont exclusivement privés, allant de l’apprentissage rémunéré par l’entreprise à des formations facturées à 9 700 euros l’année ! « Parcoursup, ce n’est pas seulement le stress et la sélection. C’est aussi l’explosion de l’enseignement supérieur privé lucratif. Un marché parallèle s’est développé, financé par la taxe d’apprentissage et par des familles laissées seules face à un algorithme. Les jeunes sont l’avenir du pays, pas une marchandise. », alertait en janvier le sénateur communiste Pierre Ouzoulias.

  • Machine à broyer

    Machine à broyer

    Ils sont cette année 126 652 à ne pas avoir eu d’affectation pour la rentrée. Triste record. Plusieurs dizaines de milliers de jeunes à qui on va bousiller l’été. Parcoursup se révèle encore une fois être une véritable machine à broyer. Après leur avoir pourri leur scolarité en les tannant depuis le collège sur l’orientation, la nécessité d’être performant, de savoir ce qu’ils veulent faire… Élisabeth Borne avait même été jusqu’à dire que les enfants devaient réfléchir à leur futur métier dès la maternelle.

    Des jeunes que l’on a confiés à un algorithme et à qui on demande un CV et une lettre de motivation après leur avoir fait faire des stages de plus en plus nombreux. Autant dire bien formatés pour intégrer le monde de l’entreprise, monde qui pénètre chaque année davantage le milieu éducatif.

    Émancipation

    Les syndicats enseignants n’ont de cesse de dénoncer l’opacité de ce système et son caractère terriblement inégalitaire car lié aux capacités d’aide et de soutien des parents. Mais le gouvernement ne les écoute pas. Trop heureux d’avoir trouvé une option pour développer sans en avoir l’air le développement exponentiel de l’enseignement privé lucratif.

    La démocratisation du bac a été lancée dans un objectif d’émancipation et s’était accompagnée d’investissement massif pour permettre au maximum de jeunes d’obtenir le bac, cette clé d’entrée dans les études supérieures. Le ministère de l’Éducation nationale doit se rappeler que la formation et l’épanouissement de la jeunesse et la formation de futur citoyen capable de réfléchir sont ses objectifs prioritaires.

  • L’OM boucle enfin ses premières ventes estivales

    L’OM boucle enfin ses premières ventes estivales

    Greenwood en Turquie

    Le premier grand feuilleton estival a trouvé sa conclusion. L’OM a trouvé un terrain d’entente avec Fenerbahçe concernant le transfert de Mason Greenwood. L’Anglais, après deux saisons intéressantes sous le maillot olympien, était suivi par plusieurs clubs. La Roma a été la première à faire des avances. Mais sanctionné par l’UEFA, le club de la capitale italienne a finalement renoncé.

    Trois autres sont alors entrés dans la danse. Fenerbahçe, l’Atlético de Madrid et al-Ahly. Les offres étaient proches, avec une base de 40 millions d’euros. Seul le montant du bonus différait.

    Mason Greenwood a refusé de s’engager du côté d’al-Ahly. Si elle semblait la plus intéressante pour lui, il ne se sentait pas de prendre aussi tôt sa retraite sportive, en rejoignant un championnat saoudien peu intéressant sportivement.

    Restaient en lice Fenerbahçe et l’Atlético de Madrid. C’est finalement le club turc, qui avait dépêché un négociateur à Marseille pour appuyer sa requête, qui décroche la timbale. L’OM va empocher 40 millions d’euros, auquel s’ajoutera un bonus en cas de revente. Néanmoins, les dirigeants marseillais devront verser une partie de cette indemnité à Manchester United.

    Mason Greenwood a signé un contrat de quatre ans. Assorti d’une conséquente revalorisation salariale. Il est le second départ, après le prêt payant de Hamed Traoré au Genoa.

    Des pistes défensives pour l’après-Balerdi

    Si la priorité reste aux ventes, l’état-major marseillais continue de surveiller certaines opportunités, notamment dans le secteur défensif. Après la piste Jean-Clair Todibo, celle menant à Malang Sarr est apparue. Libre de tout contrat, le défenseur de 28 ans s’est parfaitement relancé cette saison sous les couleurs lensoises, au point de figurer dans l’équipe type de Ligue 1 des trophées UNFP. Ses performances ont également attiré l’attention de la Real Sociedad.

    Accessible financièrement, puisqu’aucune indemnité de transfert ne serait à verser, l’arrivée de Malang Sarr semble toutefois conditionnée au départ de Leonardo Balerdi. Avec l’une des plus fortes valeurs marchandes et l’un des salaires les plus élevés de l’effectif, l’international argentin, actuellement blessé, figure parmi les candidats au départ cet été. En quête d’un défenseur central, la Juventus Turin garde un œil sur l’ancien capitaine olympien, mais seulement en cas d’échec dans le dossier menant au Slovène Tarik Muharemovic.

    Benatia toujours là

    Toujours dans un souci de vendre, la direction de l’OM continue de faire confiance à Medhi Benatia, son ancien directeur sportif. Selon L’Équipe, il continue de peser sur certains dossiers internes, notamment en ce qui concerne le mercato. L’ancien international marocain aurait d’ailleurs obtenu une proposition en provenance d’Arabie saoudite pour Pierre-Emile Højbjerg.

    Premier match amical en Côte d’Ivoire

    Dans le cadre de leur préparation estivale en vue de la saison à venir, les Olympiens s’envoleront mercredi pour la Côte d’Ivoire. Ils y séjourneront durant trois jours à l’occasion du partenariat noué avec « Sublime Côte d’Ivoire », un programme porté par le ministère du Tourisme et des Loisirs du pays ouest-africain. Un déplacement qui sera également l’occasion pour les Marseillais de disputer leur première rencontre amicale, jeudi à 15 heures, face au Yamoussoukro FC.

    Selon la communication officielle de l’OM, l’ensemble des rencontres du Summer Tour sera diffusé sur OM.fr et sur la chaîne Twitch officielle du club. L’accès au direct sera réservé aux membres Peuple Bleu & Blanc Essential, Gold et Platinum, ainsi qu’aux abonnés (subs) de la chaîne Twitch officielle de l’OM.

  • [Entretien] Mario Morisi : « La poésie fait partie du monde de Roberto Baggio »

    [Entretien] Mario Morisi : « La poésie fait partie du monde de Roberto Baggio »

    La Marseillaise : La figure de Roberto Baggio s’avère parfaite pour montrer que le foot est un objet culturel, non ?

    Mario Morisi : Venu en France pour fuir Mussolini en 1922, mon papa me racontait quand j’étais sur ses genoux aussi bien Rome et la Renaissance que les exploits de grands sportifs. Il me mimait les actions pour en faire un mélange de culture populaire et de divertissement. À l’époque il n’y avait pas de télé et peu de magazines. C’est de là que vient mon amour pour le sport, de Piantoni et Platini jusqu’à Baggio. Pour ce bouquin, démarré il y a 30 ans, j’ai commencé à faire le portrait du décor : une Italie des cités, des couleurs, coupée entre les clubs du Nord et du Sud, l’industrie contre la poésie, revenir sur l’histoire des principautés qui s’affrontent… J’ai voulu raconter tout le substrat culturel italien qui fait qu’en Italie, en Angleterre ou en Amérique du Sud, sport et culture peuvent se marier comme l’ont prouvé de grands écrivains et cinéastes. J’ai dû récupérer et traduire des milliers de documents pour montrer les angoisses et envies autour de Roberto Baggio. Il est tellement beau que, comme Marilyn Monroe ou Rita Hayworth, il déclenche des vagues d’amour comme de haine.

    Outre son génie foot, sa fragilité physique et émotionnelle en font un personnage romanesque…

    M.M. : À cause des réseaux sociaux, on est en train de vivisecter le destin des gens. Baggio a beau aimer la chasse ou la poésie, ne reste plus du coup dans les mémoires que son penalty raté [en finale de coupe du monde 1994 contre le Brésil, Ndlr] et sa queue-de-cheval. La coupe du monde actuelle est à ce titre un cauchemar. On transforme une légende en film, pub, slogan. Moi avec mon bouquin, c’est le contraire, je veux reconstituer l’histoire. Il faut se rappeler que Baggio joue un dernier match avec Vicenza quand il a 17 ans. Il est acheté 3 milliards de lires par la Fiorentina (en 1985), plus cher que Maradona. Pour ne pas trahir son club de Vicenza, il tient quand même à jouer le match de la montée et s’explose le genou. Il est blessé pendant deux ans. À Florence, il se promène dans les rues comme une âme en peine. Tous les habitants le considèrent alors comme un putto, ces chérubins qui ornent les toits de la ville, et le prend en affection. Après un an et demi de calvaire, il finit par rejouer contre le Naples de Maradona et marque un coup franc. Il a même fini par être nommé Monument de la ville de Florence, au même titre que le David. Tous les artistes et poètes le voient comme la représentation de la grâce. C’est le plus beau et émotionnel de tous les footballeurs. Il n’a jamais eu un palmarès extraordinaire, mais a sculpté dans l’émotion des gens des moments paranormaux.

    Son transfert chez l’ennemi juré de la Juventus Turin déclenche même une émeute à Florence…

    M.M. : Le propriétaire du club, Pontello, décide de vendre la Fiorentina au producteur Cecchi Gori, mais juste avant, de vendre aussi pour 25 milliards de lires Baggio, alors que ce dernier venait de jurer qu’il n’oublierait jamais la considération des Florentins quand il était juste un joueur avorté. Mais la magie capitaliste se met alors en route. Le patron de la coordination des supporters de la Fiorentina m’avait expliqué que Roberto a dit qu’il était prêt à signer à vie en divisant par deux son salaire à Florence. Mais Pontello ne lui aurait pas vendu le club du coup. Le public a cru qu’il était un Pinocchio. En plus, Baggio joue la finale de la coupe UEFA contre la Juve, son futur club. Il y avait une telle pression que ça a fini en émeutes. À la Juventus, son premier match se déroule contre la Fiorentina, à Florence. Il joue très mal, refuse de tirer un pénalty contre son ancien club. On lui jette une écharpe de la Fiorentina. Il se baisse, la met et le public l’applaudit ému.

    Quel est le plus beau chef-d’œuvre de Roberto Baggio à vos yeux ?

    M.M. : Avec Brescia, contre la Juventus, à la fin de sa carrière (en avril 2001). Andre Pirlo lui envoie une grande balle qui arrive par-derrière. Pendant trois secondes, le ballon est dans le ciel. Baggio se retourne et se place. Dans le même geste, il arrive à faire un amorti et un crochet qui prend à contre-pied le gardien à qui il a fracassé la colonne vertébrale. C’est le but le plus pur, dingue et conceptuel jamais mis. C’est comme le Rasoir d’Ockham, principe de ce philosophe préscientifique qui dit que la nature tire au plus court.

    Baggio fait partie de ces artistes du foot, une espèce quasi disparue…

    M.M. : J’ai l’impression que c’est une chimère. Il est passionné de chasse, est bouddhiste, aime la nature. Il imitait même pour ses coups francs le vol des colverts quand ils atterrissent sur l’eau. La poésie fait partie du monde de Baggio. J’ai essayé d’entrer dans son destin avec pudeur. Il est croyant, actif dans son école bouddhiste, antiraciste et humaniste. Je demande s’il va serrer la paluche de Trump pendant cette coupe du monde. Ce n’est pas possible. S’il le faisait, c’est comme si c’était moi qu’il trahissait.

    « Roberto Baggio, vingt ans de folie italienne et mondiale » aux éditions Culture Foot et Cie. 29,90 euros, 460 pages.

  • Balèti à Menpenti

    Balèti à Menpenti

    L’occasion de s’amuser avec de nombreuses animations et le repas de midi – un aïoli, sur réservation auprès d’Edmonde au 06.68.00.26.72 – et le bal à partir de 21h. Mais aussi de réfléchir et discuter. Durant le débat proposé sur les congés payés ou pendant l’apéro organisé à midi où chacun pourra rencontrer et discuter avec les élus. Le tout sur la place Pierre-Roux dans le 5e, à partir de 10h.

  • À Marseille, un entrepreneur condamné à un an de prison ferme pour escroquerie

    À Marseille, un entrepreneur condamné à un an de prison ferme pour escroquerie

    Escroquerie, escroquerie en récidive, faux, usage de faux et pratiques commerciales trompeuses, c’est la liste des infractions pour lesquelles Laurent Pepoli, ex-entrepreneur dans le secteur des travaux, a été condamné par le tribunal correctionnel de Marseille. Au total, entre 2024 et 2025, près d’une quinzaine de plaintes ont été reçues par les agents de la Concurrence, de la Consommation et de la répression des fraudes (CCRF) de la Direction départementale de protection des populations, mais aussi par les services de gendarmerie de Cassis. Le motif ? Des chantiers « abandonnés ou achevés avec de nombreuses malfaçons », indique la DGCCRF dans un communiqué publié le 10 juillet. Et l’enquête a permis d’établir un mode opératoire bien rodé : contacté sur les réseaux sociaux, Laurent Pepoli se rendait au domicile de ses clients pour établir un devis avant d’insister pour obtenir 30 à 40% d’acompte. Au commencement du chantier, il exigeait le règlement de l’intégralité de la somme due avant d’abandonner les travaux.

    Après de multiples convocations ignorées, le chef d’entreprise a finalement été condamné, notamment, à un an de prison ferme, 10 000 euros d’amende et une indemnisation des victimes à hauteur de plus de 200 000 euros.

  • À Marseille, une tournée pour célébrer les congés payés

    À Marseille, une tournée pour célébrer les congés payés

    Depuis le 22 juin et jusqu’en novembre, une camionnette festive sillonne la France pour aller à la rencontre des territoires, des structures et des publics qui font vivre cet héritage au quotidien. Les Marseillais ont bénéficié de deux dates au Panier(2e) et au centre social de Campagne l’Évêque (15e). À chaque étape, l’Eskale se déplie comme une guinguette itinérante : tables, guirlandes, exposition, témoignages, échanges autour des acquis sociaux du Front Populaire, banquets citoyens, bals, …

  • Les cours de coaching bien-être gratuits pris d’assaut à Marseille

    Les cours de coaching bien-être gratuits pris d’assaut à Marseille

    Pour sa 10e édition, l’ambition du programme « Coach bien-être » est de faire découvrir au plus grand nombre des activités sportives terrestres et aquatiques, « tout en encourageant la lutte contre la sédentarité par la pratique d’une activité physique », insiste Eric Méry, adjoint au maire délégué aux sports. Ce vendredi, le rendez-vous était à la Pointe Rouge, mais le dispositif ne consiste pas uniquement en des sports aquatiques, parfois, certains cours se font dans des parcs de la ville ou même à la plage de Corbières, mais à chaque fois, ils affichent complet, car la quinzaine de places par séance est réservée en quelques minutes.

    « Allez, allez, allez ! On va jusqu’au bout là-bas et on revient ! », lance la coach pleine d’énergie avant d’entraîner le petit groupe pendant une heure d’aquagym. L’équipe composée en grande majorité de femmes va enchaîner les exercices dans l’eau, avec des frites, sans frites, pour les bras, pour les jambes… « Pendant les cours on bouge bien ! Ce que j’aime par rapport à un cours de gym normal c’est qu’on n’a pas de douleurs après, c’est beaucoup plus doux et j’ai la forme pour la journée ! Le seul bémol est le nombre de places et la rapidité à laquelle elles partent », explique Francesca, retraitée habituée des cours de coach bien-être. Allant du yoga au cardio boxe, trois niveaux existent selon l’intensité recherchée : doux, remise en forme ou sportif. Gratuits dans le cadre de l’Été marseillais du 22 juin au 28 août, les cours se prolongent même au-delà, entre le 1er avril et le 30 septembre, pour la modique somme de 2 euros hors Été marseillais. Un site dédié aux inscriptions et au programme des activités a été créé par la Ville de Marseille.

    Louis Golliot

  • [Beach-Volley] Marion Castelli et Caroline Reb reprennent la main aux Catalans

    [Beach-Volley] Marion Castelli et Caroline Reb reprennent la main aux Catalans

    Non, Marion Castelli et Caroline Reb ne sont pas encore à la retraite.

    « Lorsque nous avons été battues l’an dernier, certains ont dit que nous étions trop vieilles. Je pense que nous avons répondu ! » clame Marion, quelques minutes après que le trio dont elle est la capitaine ait gagné sa 140 levée du tournoi des Catalans.

    Le coup de jeune apportée par Sammy Slater, venue des États-Unis et nouvelle licenciée au club des Catalans, est une des explications de ce renouveau. À cela s’est ajoutée la faim de victoire, à laquelle n’ont pas résisté les finalistes Fanette Jaumet, Anouk Dupin et Céleste Paille, balayée en deux manches (21/14, 21/18).

    Chez les hommes, c’est un trio inédit qui s’est affirmé au fil du tournoi. À l’image d’une finale où ils ont eu un peu de retard à l’allumage, Hilir Henno, Nathan Canovas et Anatole Chaboissant ont terminé en boulet de canon.

    Le trio Andrej Jokanovic, Noah Gardavour, Andréas Brinck a cru trop tôt à la victoire, après avoir survolé le premier set et mené de 14 points dans le second. Mais les services précis d’Anatole Chaboissant et les feintes de ses compères ont permis d’enclencher une remontada (12/21 – 21/19 – 15/8).

    La qualité de cette cuvée 2026 du tournoi des Catalans a de quoi satisfaire Jean Castelli. Le président du CBCV a « apprécié le spectacle, malgré une canicule éprouvante. Heureusement, les joueurs ont su bien gérer la situation ». Tout est lancé pour une 77e édition, l’an prochain.