Tag: Marseille

  • La centrale de Gardanne, point de convergence des luttes

    La centrale de Gardanne, point de convergence des luttes

    Quoi de mieux pour lancer un nouveau mandat syndical que d’essayer de faire vivre la convergence des luttes ? C’était toute la volonté de la CGT de la centrale de Gardanne, lors de son 5e congrès qui se déroulait ce vendredi, à la Halle Léo-Ferré. Volonté qui s’est concrétisée par la présence de moult représentants syndicaux d’horizons divers, à l’instar de Serge Coutouris, secrétaire général adjoint de la fédération des Ports et Docks, de Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13 ou encore de représentants de la CGT Énergie Corse.

    Concrétisation aussi avec l’organisation d’une table ronde, animée par La Marseillaise, au sujet de la convergence des luttes en cours dans le département ou encore de la répression syndicale. « La convergence, on y a participé bien avant de l’organiser à notre tour. Les anciens de la centrale s’en souviennent : on était avec les ex-Fralib, la réparation navale puis la CPMM [Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne] », campe Jean-Michel Roccasalva, secrétaire général sortant de la CGT de la centrale de Gardanne. La veille, une délégation de la centrale était d’ailleurs sur le front de Fibre Excellence Tarascon.

    Le syndicaliste, figure de la lutte de la centrale ces dernières années et qui passe la main à un co-secrétariat général composé de Jean-Charles Pascal et de Mickael Bounoua, résume : « Tout n’est pas gagné, mais on fait partie des luttes gagnantes, grâce à la convergence. »

    « L’isolement fait perdre »

    Nicolas Guglielmacci, pour la CPMM, la coopérative ouvrière qui a repris l’activité de la messagerie de presse marseillaise la SAD après une âpre lutte, abonde : « On a su se trouver des ennemis communs : on avait envahi un casino parce qu’il vendait des magazines et que Kretinsky en est actionnaire. » Daniel Kretinsky étant le propriétaire de la centrale de Gardanne. D’où le constat : « Quand nos adversaires voient que les différents conflits sont soutenus, cela aide à aboutir. » Le lien avec l’autre sujet de la table ronde, la répression syndicale, est tout trouvé : « Les attaques que subissent les travailleurs prennent différents visages. Si on ne répond pas collectivement, ce sont des brèches qui s’ouvrent pour que le capitalisme nous fragilise », commente Pascal Galéoté, secrétaire général de la CGT du Port de Marseille. D’où la conclusion de Jean-Michel Roccasalva : « L’isolement fait perdre et la prochaine direction du syndicat s’efforcera à ce qu’on continue à participer aux différentes luttes du département. »

  • [Journées européennes du patrimoine] À Marseille, une visite de la Citadelle réinventée et valorisée

    [Journées européennes du patrimoine] À Marseille, une visite de la Citadelle réinventée et valorisée

    Et si la journée démarrait dans un transat face au lever du soleil ? C’est la promesse que fait la Citadelle de Marseille en donnant un rendez-vous avec vue dès 7h samedi matin, pour lancer ses journées du patrimoine. « C’est gratuit, on vous offre même le café ! Mais il ne faut pas oublier de s’inscrire sur notre site, le nombre de places est limité », invite Mathilde Rubinstein la directrice déléguée du lieu. Bien plus qu’un café, c’est un moment un peu hors du temps qui est proposé, avec des chances d’observer les nombreux oiseaux qui s’éveillent eux aussi sur le site.

    Pour le grand public plus tardif, c’est de 10h et jusqu’à 18h durant deux jours que ce lieu, très longtemps en mode défensif, ouvre grand ses grilles aux visiteurs qui auront la forme pour monter le long escalier qui mène au site. Une fois à l’intérieur, la grimpette continue, des chaussures confortables sont recommandées. La vue sur la mer se mérite. Construit en 1660 à l’entrée du Vieux-Port par Louis XIV, comme fort pour surveiller les Marseillais et leur esprit de rébellion, labellisé monument historique en 1969, il est devenu depuis deux ans, un tiers-lieu patrimonial de créations et d’innovations. Les trois associations qui occupent le site accueillent régulièrement des artistes en résidence et les partenaires des structures, dont Acta Vista, acteur majeur de l’inclusion par le patrimoine.

    Un large programme

    Visites, démonstration de métiers, lutte et escrime médiévale ou encore trois expositions orientées vers le patrimoine du fort Saint-Nicolas sont au programme. Les visites gratuites spécialement conçues pour ces journées, permettront d’explorer au mieux la Citadelle. Découverte, faune et flore, Matrimoine, balade sonore, métiers du bâti ancien, proposées par les équipes in situ, l’association Vauban et les architectes du patrimoine sont sur réservation via le site internet. Des « visites flash » sont libres et assurées par les salariés des trois associations. Rencontres, activités jeune public, stand patrimoine naturel et bien sûr, la Guinguette attendent le public.

  • La Fête de l’Humanité : luttes, joie et débats pour le Syndicat des avocats de France (SAF)

    La Fête de l’Humanité : luttes, joie et débats pour le Syndicat des avocats de France (SAF)

    Par le SAF Marseille

    Chaque semaine, retrouvez « Robes noires », une chronique dédiée au monde de la justice, proposée par des avocats du SAF, issus des barreaux d’Aix-en-Provence, de Marseille et de Montpellier.

    Ce week-end se tenait en région parisienne l’historique rassemblement du Parti communiste français : la Fête de l’Humanité, ou « Fête de l’Huma » pour les intimes. Ces 91 dernières années, ce rassemblement s’est élargi aux associations, syndicats et autres partis politiques de gauche. Le Syndicat des avocats de France (SAF) est un habitué de la « Fête de l’Huma », où il tient régulièrement un stand depuis plusieurs années. En 2023, le Syndicat de la magistrature (SM) a lui aussi fait son entrée, marquant sa toute première participation à la grande messe de la gauche. Les deux syndicats ont depuis scellé leur alliance en partageant un stand commun, transformant leur QG en lieu de débats sur de nombreux sujets touchant à la justice, l’accès au droit, ou encore la répression judiciaire des militants. Sur les trois jours de cette fête, les bénévoles du stand commun du SAF / SM ont organisé plusieurs tables rondes et moments festifs pour les militant.es et curieux.ses s’intéressant à ces sujets.

    Un prisme international

    Un prisme international a été choisi en évoquant d’abord les évolutions des droits des personnes étrangères en 2027, ainsi qu’une table ronde sur la justice internationale sous pression politique, questionnant l’avenir du droit international notamment face à des États faisant fi des normes internationales.

    La politique pénale nationale n’a pas été laissée de côté, des experts ont exposé l’impact de la récemment créée amende forfaitaire délictuelle, dont l’application par la police municipale « surpénalise » la jeunesse racisée. Des chercheurs et avocats ont pu partager leurs constats face à une jeunesse endettée pour des infractions mineures, et les modalités de lutte face à ce phénomène inquiétant.

    Les questions de justice climatique ont également été centrales et notamment la question de la criminalisation de la défense de l’environnement. Cette table ronde a permis de revenir sur certains procès récents de militants écologistes dans le cadre d’actions de lutte menées pour la défense de l’environnement.

    Les violences sexistes et sexuelles, sujet brûlant et remis à la Une depuis l’affaire Lyhanna, ont également été évoquées avec des professionnels et professionnelles du secteur afin d’identifier comment améliorer la réponse pénale face à ce phénomène de société massif, tout en partageant un prisme anti-carcéral à la lumière d’une surpopulation croissante dans nos prisons. Le stand SAF / SM a également su partager de la joie et des rires en invitant une fanfare pour enjoindre les militants à danser en fin de journée, ainsi qu’un humoriste de stand-up et plusieurs DJs pour clôturer ces denses journées d’échanges. La lutte, oui, mais avec de la joie toujours !

    Une question ? Besoin d’un conseil ? Contactez nos chroniqueurs par mail avocats@lamarseillaise.fr

  • Santés humaine, animale et environnementale sont interdépendantes

    Santés humaine, animale et environnementale sont interdépendantes

    « Le principe “Une seule santé” consiste en une approche intégrée et unificatrice qui vise à équilibrer et à optimiser durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes. Il reconnaît que la santé des humains, des animaux […] et de l’environnement […] est étroitement liée et interdépendante. » La définition est donnée immédiatement. Soigner n’est pas une affaire de médicament, mais d’interdépendances : une seule santé.

    Mercredi s’est tenu dans la grande salle de la brasserie Zoumaï la reprise du Bar des sciences, une rencontre mensuelle organisée par les chercheurs de l’Observatoire des Sciences de l’Univers. L’objectif : rendre accessible les recherches des scientifiques du laboratoire. Animée par deux étudiantes du master Information scientifique et médiation en environnement, trois experts aux postures complémentaires y sont conviés : Thierry Tatoni, professeur d’écologie, Zoé Le Monnyer, chargée de mission « Une seule santé » à L’Agence Régionale de la Biodiversité et de l’Environnement et Anthony Gonçalves, adjoint au Maire de Marseille délégué à la Santé.

    Le concept d’Une seule santé émerge dans les années 1990, dans un contexte de lutte contre la rage et du développement de l’antibiorésistance. Il est redéfini en 2022 par l’OHHLEP, groupe d’experts conseillant sur le sujet plusieurs organisations internationales comme l’OMS et la FAO.

    La destruction de notre habitat

    Thierry Tatoni, professeur d’écologie à l’Institut méditerranéen de biologie et d’environnement (IMBE), rappelle que l’écologie, du grec oikos logos, est l’étude de l’habitat, des conditions d’existence du vivant. Son regard sur les enjeux de santé publique est systémique.

    Remontant le temps au milieu du XIXe siècle, le chercheur revient sur la période de la révolution industrielle et du début de l’exploitation des matières fossiles. Production massive d’énergie et explosion démographique, ces changements majeurs ont été le point de départ d’une profonde déstabilisation de l’ensemble des dynamiques du vivant.

    Selon le dernier rapport du Planetary boundaries science Lab (2025), sept des neuf limites planétaires ont été dépassées, menaçant l’habitabilité même de la Terre pour l’espèce Humaine. Un million d’espèces animales et végétales sont menacées d’extinction, selon l’ONU.

    « L’espèce humaine, qui est la seule à expérimenter la notion de futur, est aussi la seule qui fait tout pour le flinguer », conclut le chercheur.

    Faire le pont entre biodiversité et santé

    Pour Zoé Le Monnyer, le concept « Une seule santé » est porteur d’espoir car porteur d’un pouvoir transformateur fort. Et si la santé devenait la boussole de nos politiques publiques ? Chaque année, 33 000 décès sont liés à la chaleur en France et 40 000 à la pollution de l’air, selon Santé Publique France.

    Missionné par l’ARS Paca dans le cadre d’un Plan Régional Santé Environnement, l’Agence Régionale de la Biodiversité et de l’Environnement vise à faire dialoguer les acteurs de la biodiversité et de la santé. L’ARBE coordonne depuis juin 2026 un réseau régional opérant plusieurs projets en cours : partenariat entre l’Hôpital du Pays salonais et le Conservatoire d’espaces naturels, surveillance de la faune locale en Camargue…

    À terme, l’objectif est de construire une vision macro de l’état de santé global du territoire.

    Un public participatif

    Dans la salle, les questions fusent, entre scepticisme et incompréhension. Comment gérer l’impact environnemental désastreux des projets de data center ? Des études sur l’impact des travaux dans le quartier de la Joliette sur la santé de ses habitants ont-elles été réalisées ? Le développement d’une gentrification verte liée à la création d’espaces verts dans les quartiers populaires est-il pensé

    L’adjoint au Maire de Marseille délégué à la santé Anthony Gonçalves rappelle l’importance d’une gouvernance démocratique de ces questions sensibles. Les compétences, souvent partagées, sont parfois difficilement mobilisables sans l’appui de la métropole ou de l’État, et la municipalité peut se retrouver bloquée. « Sans une impulsion nationale, la mairie restera un petit bras », regrette-t-il.

    Thierry Tatoni lui fait part de l’importance de la réhabilitation du Jarret et des Aygalades, cours d’eaux traversant les 14 et 15e arrondissements de Marseille. Aujourd’hui bétonnés, leur réhabilitation permettrait de changer radicalement le visage de ces quartiers.

    Prendre soin de la ville pour la santé de tous.

  • Legré Mante : la consultation du public est lancée

    Legré Mante : la consultation du public est lancée

    La consultation du public sur le permis de construire au 195, avenue de Montredon (8e), sur les friches industrielles polluées Legré Mante, est ouverte depuis lundi et pour 30 jours.

    Les 25 premières expressions par voie électronique sont divisées. « Pourquoi faut-il construire 140 logements, générer de nouveaux déplacements et augmenter encore la pression sur un quartier déjà saturé pour rendre possible la réhabilitation d’un site dont la pollution est connue depuis des années ? », interroge une adhérente de Santé Littoral Sud. « Ce projet traîne depuis des années et il est vraiment temps qu’il puisse enfin voir le jour. Au-delà des logements, c’est tout un quartier qui va pouvoir être réaménagé », estime au contraire Sandrine.

    En juillet 2024, le tribunal administratif a annulé les deux permis délivrés en raison de l’information très lacunaire du dossier d’enquête publique, mais surtout pour non-respect de la loi Littoral : 300 logements représentaient une densification excessive en bord de mer. En juin 2013, les permis d’Océanis Promotion avaient connu le même sort judiciaire.

    Le nouveau projet propose 139 logements collectifs, dont 30% sociaux dans les bâtiments existants dépollués et réhabilités, une villa individuelle ainsi que 400 m² de surfaces commerciales. La société de construction-vente LGM Madrague (Constructa et Ginkgo) ambitionne « de faire renaître cette friche industrielle et permettre aux riverains de se la réapproprier » avec l’agence d’architecte Kern +associés et le paysagiste Marc Richier. « Ce site d’exception sera rendu aux habitants, à la nature, aux futures générations, avec la volonté de valoriser son architecture industrielle historique et de l’inscrire comme un témoignage précieux du passé marseillais. »

  • La Méditerranée à l’honneur de l’édition 2026 de la Foire internationale de Marseille

    La Méditerranée à l’honneur de l’édition 2026 de la Foire internationale de Marseille

    Alors que l’édition 2025 avait déjà été une franche réussite d’après les organisateurs, les ambitions sont d’autant plus grandes pour cette année. « Nous avons connu une hausse de 15% de la fréquentation en 2025 par rapport à l’édition 2024 », se félicite Pierre Arvis, directeur général de Marseille Events, opérateur de la foire. « Nous espérons être aussi performants que l’an dernier », poursuit-il pendant son discours.

    Passage obligé de la rentrée marseillaise, la Foire est un événement qui, chaque année, est particulièrement attendu. « Il y a un engagement et une demande très forte autour de la Foire », confirme Samia Ghali, adjointe au maire de Marseille. Cette édition 2026 conserve ce qui a fait le succès de la Foire, en apportant des nouveautés, notamment des activités comme une recyclerie mobile et des expositions en réalité virtuelle notamment, liées à la Méditerranée et sa préservation et au développement durable.

    50 pays représentés

    « La dimension internationale fait partie de l’ADN de Marseille », rappelle Aurélie Prost, la directrice opérationnelle de l’événement. Avec la mise en avant d’une cinquantaine de pays qui seront représentés. Pilier incontournable de la Foire, l’espace restauration et gastronomie accueillera des stands proposant des spécialités du monde entier, du Pérou à la Thaïlande, sur plus de 7 000 m2.

    Pour Jean-Paul Tinetti, vice-président de la chambre de commerce italienne pour la France de Marseille, « l’axe de lecture écologique doit être important, que ce soit par la nourriture, les transports et bien sûr la mer », insiste-t-il. Face à un patrimoine si riche et fragile que la Méditerranée, la volonté affichée est de le protéger tout en le partageant.

  • Menace sur la Poste à la Rouvière

    Menace sur la Poste à la Rouvière

    Tandis que les facteurs se mobilisent, ce vendredi matin, devant le centre financier de la Poste contre la réorganisation des tournées sur le site des Docks, l’annonce d’une possible fermeture du bureau de la Rouvière (9e) suscite à son tour une levée de boucliers. Ce mardi 15 septembre, une pétition a été lancée pour protester contre cette décision, s’alarmant de voir disparaître « un service public de proximité, un lieu d’accueil, d’information, de lien social ». D’ores et déjà, le syndicat Sud PTT appelle à un rassemblement devant le bureau de Poste, le 26 septembre à 10h face à une fermeture qu’ils craignent avant la fin de l’année.

    « C’est une décision que nous ne comprenons pas, répète Paul-Maurice Aldebert, délégué chez Sud PTT. C’est quand même un bureau où l’on n’a pas réduit l’offre, un bureau de plein exercice, qui tourne ! » La décision, annoncée aux organisations syndicales en comité social et économique fin août, surprend d’autant plus que le bureau, implanté dans la plus grande copropriété d’Europe et dans un centre commercial dynamique, reçoit plus de 150 personnes par jour, selon le syndicat. Surtout, elle intervient après les fermetures successives des bureaux de Luminy, du Cabot, de Mazargues. « Les bureaux de Sainte-Marguerite et du Rouet n’ont pas la même capacité d’accueil », s’inquiète-t-il.

    « Aucune décision définitive n’a été arrêtée à ce stade », déclare la Poste de son côté, en indiquant que « des échanges avec les élus et les parties prenantes locales doivent encore se poursuivre afin d’étudier les solutions les plus adaptées ».

    Pétition en ligne sur change.org

  • À Marseille, le Couvent Levat doit s’ouvrir sur le quartier

    À Marseille, le Couvent Levat doit s’ouvrir sur le quartier

    Avant même la publication de l’appel à manifestation d’intérêt (AMI), le renouvellement de la gestion du Couvent Levat, à la Belle de Mai (3e), a fait couler beaucoup d’encre au fil de l’été. Le 6 août, l’association Juxtapoz, qui gère aujourd’hui les lieux, annonçait ainsi qu’elle ne candidaterait pas pour y rester, après que sa directrice a expliqué à nos confrères de Marsactu qu’elle n’allait pas « s’excuser d’être des blancs » face aux critiques du collectif L.E.V.A.T., qui réclame un lieu « davantage tourné vers les besoins du quartier » (notre édition du 08/08).

    Un mois plus tard, le lundi 7 septembre, la municipalité marseillaise a finalement ouvert officiellement l’appel à manifestation d’intérêt, qui court jusqu’au 19 octobre, pour un bail de trois ans renouvelable deux fois. Fondés en 1843 et occupé jusqu’en 2016 par les sœurs Victimes du Sacré-Cœur de Jésus, les lieux sont dédiés, depuis le départ des religieuses et le rachat par la municipalité, à la création artistique, la gestion des 1,7 hectare de jardins étant dédiés depuis 2023 aux paysagistes de l’association l’Hydre.

    Désormais, la municipalité et la mairie de secteur veulent en faire « un lieu consacré à la nature en ville, au développement de projets citoyens et aux enjeux liés à l’environnement, au soutien à la création artistique, ancré sur son territoire », décrit le document. Dès le 1er janvier prochain pourraient ainsi être proposées « des animations pédagogiques en faveur de la sensibilisation écologique », tandis que des études de sols seront menées pour implanter des jardins partagés. La « cité d’artistes » doit être aussi pérennisée.

    Mais surtout, la municipalité insiste sur l’ouverture au quartier et réclame « une programmation socioculturelle spécifiquement à destination des ménages du quartier, notamment des plus fragiles ». Les locaux du rez-de-chaussée, que la Ville va rénover pour les rendre accessibles aux publics, pourront ainsi accueillir les associations du quartier. Quant aux jardins, ils vont être repris en régie pour devenir un parc public, avec des espaces de détente, de balade et de jeux.

  • Mobilisation nationale contre le « permis de tuer »

    Mobilisation nationale contre le « permis de tuer »

    « Marche ou crève ». C’est le slogan des manifestations qui doivent s’organiser ce week-end dans toute la France pour protester contre la proposition de loi (PPL) sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, avec, pour Marseille, un départ prévu dimanche à 14h du Vieux-Port (2e). C’est aussi le slogan que porte sur son tee-shirt Issam El Khalfaoui, père de Souheil
    – 
    jeune homme tué par la police lors d’un contrôle routier à la Belle de Mai (3e) en 2021 – jeudi, au pied de la préfecture des Bouches-du-Rhône, à l’occasion d’une conférence de presse pour annoncer les marches prévues en fin de semaine. Il est le cofondateur de Stop aux violences d’État (Save), association à l’origine de l’appel national à la mobilisation. « À peu près 100 marches sont prévues ce week-end en France contre le Permis de tuer XXL, rappelle-t-il. C’est une version de la loi qui dit qu’à chaque fois que les policiers feront usage de leurs armes, ils seront considérés comme étant dans leur bon droit. Il n’y aura donc pas d’enquête automatique, pas de garde à vue. (…) Ce week-end des 19-20 est le début d’un mouvement qui a décidé d’en finir avec ces lois qui nous stigmatisent tous ». Et d’ajouter : « Je demande aussi, à Marseille comme ailleurs, aux premiers concernés par cette loi, les jeunes racisés et des quartiers populaires, de rejoindre cette marche », avant d’interpeller Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille, pour qu’il prenne position. Un temps d’échange sur la loi est prévu dès 12h sur le Vieux-Port, avant le départ de la marche.

    Une loi approuvée

    par l’Assemblée

    Inspirée par une proposition de Jean-Marie Le Pen pour la présidentielle de 2007, la PPL, portée par un député LR des Alpes-Maritimes, a été approuvée à l’Assemblée nationale le 7 juillet, avec le soutien du gouvernement et grâce aux votes de la droite et du centre. Concrètement, elle stipule que les agents qui font usage de leur arme sont « présumés avoir agi » dans un cadre légal. Cette présomption peut théoriquement être « renversée », si une preuve contraire est apportée. La PPL doit désormais être examinée par le Sénat.

    ET AUSSI

    Aix-en-Provence

    Rassemblement prévu dimanche à 11h à la place des Prêcheurs.

    Avignon

    Manifestation dimanche à 17h au départ du 14 boulevard Saint-Roch.

    Digne

    Manifestation samedi à 10h30, au départ du rond-point du 11-novembre.

    Toulon

    Manifestation dimanche à 10h30 au départ de la place Louis-Blanc.

    Gap

    Manifestation samedi à 10h au départ de l’esplanade de la Paix.

  • L’OM n’a pas tenu la distance face à Besiktas

    L’OM n’a pas tenu la distance face à Besiktas

    Premier constat, Bruno Genesio avait promis du changement, il en a effectué. Avec notamment la présence de Keyliane Abdallah. Après seulement quelques bribes de matches en Ligue 1, le minot étrennait sa première titularisation. Comme Jérémy Gavanon avant lui, appelé dans le but marseillais lors d’un duel décisif face au Partizan Belgrade en Ligue des Champions le 9 décembre 2003 dans un contexte tout aussi compliqué qu’à Istanbul, c’est à tout juste vingt ans qu’il a vécu son baptême du feu en coupe d’Europe. Il était d’ailleurs le premier Olympien à chauffer les gants d’Alexander Nübel, après une entame tonitruante des Stambouliotes.

    Déjà buteur contre Strasbourg, lors de la première journée de Ligue 1, Keyliane Abdallah devait signer ses débuts continentaux en y allant de son but, à la demi-heure de jeu.

    Cela aurait pu être parfait pour l’OM s’il n’y avait eu les habituelles petites erreurs qui plombent l’entame de saison phocéenne et championnat. Avec des pertes de balle trop rapides. Dont une avait permis à Junior Olaitan d’envoyer Ilhan Fakili ouvrir le score. Toutefois, le jeu marseillais ne se délitait pas, et l’égalisation était des plus logiques.

    Elle a même coupé les ailes des aigles noirs, qui ont eu du mal à se retrouver. Jusqu’à cette occasion de leur capitaine Orkun Kökçü, que Jeffrey de Lange sortait de manière magistrale juste avant le repos.

    L’OM avait su contenir, puis tenir face à un Besiktas pas toujours inspiré dans son utilisation du ballon. Allant jusqu’à semer le doute chez leurs adversaires.

    Trois minutes infernales

    Des adversaires qui se remplumaient juste avant l’heure de jeu. En trois minutes, la défense phocéenne retombait dans ses travers, laissant Vaclav Cerny puis Michaël Murillo creuser l’écart, juste avant l’heure de jeu. Après avoir été proches du KO, les Stambouliotes venaient de renverser la vapeur, infligeant un double coup d’assommoir à un OM payant cash la moindre erreur.

    La galère phocéenne se dirigeait vers un nouveau naufrage dans le Bosphore, le troisième en quatre passages sous la Sublime Porte. Les entrées d’Amine Gouiri et Igor Paixão n’y changeaient rien. La dynamique de la fin de match était dans le berceau de Besiktas. Alors que les Marseillais n’avaient plus d’énergie.

    Besiktas 4 (1)

    OM 1 (1)

    1re journée de Ligue Europa

    Stade Tüpras (40 000 spectateurs environ)

    Arbitre : A. Colombo (ITA).

    Buts : Faklili (15), Cerny (56), Murillo (59), Poku (81) pour Besiktas, Abdallah (30) pour l’OM.

    Avertissements : Agbadou (10) à Besiktas, Harit (72) à l’OM.

    BESIKTAS : Nübel – Murillo, Agbadou (Djalo, 46), Töpçu, Ouattara – Olaitan (Miretti, 83), Ozcan, Kökçü ( c , Ndidi, 71) – Cerny (Poku, 70), Vlahovic, Fakili (Ho, 83).

    Entraîneur : V. Italiano

    OM : de Lange – Weah ( c ), Egan-Riley, Cornelius (Aguerd, 67), Garcia (Emerson, 58) – Höjbjerg, Gomes (Paixão, 58), Abdelli – Abdallah (Mmadi, 83), Maupay (Gouiri, 67), Harit

    Entraîneur : B. Genesio

    Lyon avait montré la voie aux Marseillais

    L’OM n’est pas le seul club français engagé en Ligue Europa.

    Lyon et Rennes sont également dans la course de la phase principale de la compétition. Ces deux équipes ont aussi débuté par un déplacement. Hasard du calendrier, c’est face à des prochains adversaires des Phocéens qu’ils étaient opposés.

    Lyon était à Anderlecht, au Parc Astrid, de triste mémoire pour l’OM, les Gones se sont imposés 2-1.

    Rennes était à Graz, où les Bretons se contentent d’un nul (0-0). Franck Haise, l’entraîneur rennais, y dirigeait son 17e match européen, et n’a toujours pas connu la victoire.

    M.Ga.