Tag: Marseille

  • Le prix Mizrahi pour des œuvres mémorielles

    Le prix Mizrahi pour des œuvres mémorielles

    Qui dit 6e édition, dit nouveauté pour ce prix Robert-Mizrahi, initié par le fonds social juif unifié Marseille Provence pour mettre à l’honneur un travail mémoriel de l’histoire du peuple juif. Cette année, deux prix ont été décernés, le prix individuel qui a été attribué à Nathan Sperling, étudiant journaliste, pour son mini-film sur Lucien Démarque, ancien ouvrier qui a été torturé dans les années 40. Le second prix a été décerné à l’École de Provence des élèves de première et terminale pour leur travail réalisé dans les archives sur l’ancien archevêque de Marseille, Monseigneur Delay.

    « Ils ont fait un beau travail de mémoire, mais le travail de ces jeunes compte parce que ça nous permet de comprendre ce qui s’est passé et de transmettre la mémoire », déclare Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille. Sous les yeux de Robert Mizrahi, les émotions étaient au rendez-vous avec des témoignages poignants de ces survivants d’un drame qui, grâce au travail de ces jeunes, ne tombe pas dans l’oubli.

  • Deux candidats pour la présidence des Républicains

    Deux candidats pour la présidence des Républicains

    Après la claque des municipales à Marseille et le coup de Jarnac de sa présidente sortante Laure-Agnès Caradec qui a annoncé ce mardi rallier l’extrême droite, le chantier qui attend les Républicains des Bouches-du-Rhône ne s’annonce pas comme une partie de plaisir, à moins d’un an de la présidentielle. Ils sont pourtant deux à lorgner, à l’occasion du congrès qui se tiendra les 8 et 9 juin, la tête de la fédération qui compte quelque 1 700 adhérents dans le département – moitié moins que lors du dernier congrès. Après l’annonce lundi de la candidature du vice-président de la Région Ludovic Perney (notre édition du 12/05), l’ex-présidente de la RTM Catherine Pila a officialisé face à la presse ce mardi matin : « Je suis candidate aujourd’hui à la présidence de la fédération des Républicains des Bouches-du-Rhône. »

    Le défi du renouvellement

    « C’est Bruno Retailleau lui-même qui m’a demandé de m’engager dans cette élection, assure-t-elle. J’ai un côté bon soldat, quand j’ai un chef, je suis mon chef. » Une suggestion qui date de plusieurs mois, raconte l’ancienne présidente du groupe municipal d’opposition de la droite, qui s’est concrétisée lorsque Laure-Agnès Caradec lui a confirmé, jeudi soir, qu’elle ne souhaitait pas conserver son siège « pour raisons personnelles ». Et pour cause, puisque la voilà désormais ralliée à l’UDR d’Éric Ciotti. Si Catherine Pila salue le travail mené par celle qui a dirigé pendant deux ans et demi la fédération, elle se défend de toute porosité avec le RN : « Mes idées ne sont pas d’extrême droite, elles ne sont pas au centre, je ne trahis pas mes convictions. » Dans l’entre-deux-tours des municipales à Marseille, elle avait bien relayé la demande de ceux qui réclamaient un accord technique avec le RN. « Ils m’ont demandé jusqu’au bout d’assumer le sale boulot en tant que présidente de groupe, mais il était hors de question pour moi de franchir ce cap », justifie-t-elle. Soutenue par la sénatrice Valérie Boyer et l’ex-maire d’Aubagne Gérard Gazay, elle ambitionne « de fédérer les militants et de retrouver cette flamme militante qui a brillé pendant des années ». Avec une priorité, ouvrir « une vraie permanence » pour la fédération et travailler à une école de formation des militants.

    « Nous avons deux visions totalement opposées, tacle en face Ludovic Perney. Sa vision, c’est de continuer l’héritage de Martine Vassal qui la soutient en off pour garder une main sur le parti. » « Nous sommes sur une élection interne qui ne concerne que nos militants », rétorque Catherine Pila, rappelant que la présidente (DVD) du Département n’est plus encartée à LR. Mais elle assure : « Je n’ai pas d’adversaire dans ma famille politique. »

    Mais tous deux partagent la nécessité de redresser le parti qui n’a plus aucun conseiller municipal à Marseille et de préparer le terrain pour une nouvelle génération. En misant notamment sur la candidature de Bruno Retailleau à la présidentielle, option retenue par les trois quarts des adhérents dans les Bouches-du-Rhône.

  • Laure-Agnès Caradec rallie l’UDR

    Laure-Agnès Caradec rallie l’UDR

    Elle faisait partie de ceux, dans l’entre-deux-tours des municipales, qui avaient milité pour une fusion des listes entre la droite et l’extrême droite à Marseille. Ce mardi midi, la présidente sortante des Républicains dans les Bouches-du-Rhône Laure-Agnès Caradec, arrivée à la tête de la fédération fin novembre 2023 après deux ans de vacance du poste, a annoncé rejoindre le parti d’Éric Ciotti, l’UDR.

    « J’ai mené la campagne municipale avec loyauté, écrit celle qui était tête de liste pour Martine Vassal dans les 9e et 10e arrondissements de Marseille. Mais aujourd’hui, je choisis une ligne claire, une droite à la fois libérale et sans compromission. » Avec l’ancienne adjointe de Jean-Claude Gaudin, c’est un ralliement de poids pour l’extrême droite qui n’a eu de cesser de miner les rangs de la droite. Elle « tire les conséquences de la campagne catastrophique de Martine Vassal », se gargarise le responsable départemental du RN Franck Allisio. « On comprend votre maintien au second tour des élections d’arrondissements, il visait à faire gagner l’extrême droite », tacle la tête de liste du Printemps marseillais (G.s) dans le secteur, Pierre Huguet. « Voilà le résultat quand certains sont guidés par la pleutrerie et la couardise » appuie l’ancienne colistière de Laure-Agnès Caradec dans les 9-10, Sandra Blanchard (Ren.) tandis que le conseiller municipal d’opposition (Ren.) Romain Simmarano assure qu’à droite, « il existe une école de pensée qui n’a rien à voir avec l’extrême droite, et qui n’a pas vocation à sauter dans le bain d’acide ». « Ce n’était pas une surprise, pour nous, c’est un non-événement », réagit-on dans l’entourage de la présidente (DVD) du Département Martine Vassal, dont l’exécutif compte désormais deux vice-présidents d’extrême droite avec le maire de Marignane, Eric Le Dissès. Y.S.

  • Vent debout contre la sélection par la nationalité à l’université

    Vent debout contre la sélection par la nationalité à l’université

    Devant les portiques du campus Saint-Charles de l’Université d’Aix-Marseille (AMU), une autre forme de tri se met en place. Près des grilles, personnels et étudiants plongent la main dans une boîte où il est inscrit : « La nationalité, une question de chance ». Une mise en scène symbolique pour dénoncer la sélection à l’entrée de l’université. Ce mardi 12 mai à midi, une mobilisation intersyndicale d’enseignants, personnels et étudiants s’est tenue sur place. Elle vise la décision du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Philippe Baptiste, de mettre fin à la possibilité d’exonération des frais pour la majorité des étudiants étrangers hors Union européenne.

    Bénissia, en master gestion des ressources humaines, se sent concernée. Originaire de République centrafricaine, elle étudie aujourd’hui à Aix-Marseille. « Moi, comme j’y suis déjà, ça ne me concerne pas. Mais ma sœur, qui vit en Centrafrique, veut venir. Elle a candidaté ici, mais avec ces frais, ça devient hyper compliqué. Si j’avais été dans cette situation, je ne sais pas si j’aurais fait le choix de venir », confie-t-elle. Pour rappel, en 2019 le plan « Bienvenue en France », censé renforcer l’attractivité des universités, avait déjà entraîné une forte hausse des frais pour ces étudiants : de 170 à 2 900 euros en licence, et de 250 à 3 900 euros en master. Jusqu’ici, de nombreuses universités contournaient ces montants grâce aux exonérations prévues par le texte.

    « Un décret excluant »

    Le gouvernement souhaite désormais en limiter drastiquement l’accès. Sur les 80 000 étudiants que compte Aix-Marseille, environ 5 000 sont extra-communautaires. « Cela ne concernerait plus que 10% des étudiants extra-communautaires. Autrement dit, 90% paieraient plein tarif », explique Julien, enseignant-chercheur en informatique et membre du syndicat Sud Éducation. Selon lui, cette mesure risque d’aggraver la précarité d’étudiants déjà fragiles. « J’avais un étudiant réfugié de Guinée : on s’est cotisés pour lui payer ses frais d’inscription », raconte-t-il, avant de dénoncer « un décret excluant, discriminant et xénophobe ».

    C’est aussi le rôle des étudiants internationaux dans l’université qui est mis en avant. Eric Berton, président de l’AMU, le rappelle : « L’excellence de nos universités se construit avec les étudiants internationaux. Ce sujet ne peut pas être regardé uniquement sous l’angle budgétaire […]. Pour AMU, l’ouverture sur le monde et la Méditerranée est un pilier de notre identité », rappelle-t-il. Christophe Baticle, maître de conférences en sociologie et anthropologie, en témoigne : « J’ai étudié à Amiens avec un ami venu du Congo. Aujourd’hui, nous menons des recherches ensemble, aussi au Congo. Il ne serait jamais venu avec ces conditions », constate-t-il. À quelques pas, un collègue plonge sa main dans la boîte : « Argentine ! ». Une syndicaliste lui répond avec ironie : « Ce sera 2 900 euros. Bienvenue en France ! ».

  • Un juge consulaire jugé pour neuf meublés illégaux

    Un juge consulaire jugé pour neuf meublés illégaux

    Quatre meublés au Panier, deux cabanons dans l’anse de Malmousque, trois logements rue Consolat près du Palais Longchamp dont un 7 m2 impropre à l’habitation. Pour ces 9 meublés touristiques illicites, la Ville a réclamé mardi au tribunal judiciaire de Toulon de prononcer à l’encontre de son propriétaire Philippe Bonifay et de sa société la somme totale de 918 000 euros d’amendes civiles et leur retour à la location classique sous astreinte.

    Spécialisé à l’origine dans l’immobilier d’entreprise, Philippe Bonifay, 71 ans, a créé et exploité de 2008 à 2014 la boutique officielle de Plus Belle La Vie où se vendaient les produits dérivés de la série télévisée. Sur Airbnb où ses annonces restent consultables, il se présente comme travaillant « dans le milieu de la location saisonnière entre particuliers depuis 2009 ». En raison de ses fonctions de juge-commissaire au tribunal des activités économiques de Marseille, l’audience a été dépaysée à sa demande à Toulon.

    « À Marseille la moitié des 12 937 loueurs de meublés touristiques sont dans l’illégalité » a rappelé l’avocat de la Ville, Me Jorge Mendes, rodé à l’exercice depuis les premières assignations qui ont conduit à la condamnation en février de deux bailleurs à 175 000 euros et 40 000 euros d’amende. « Marseille connaît la plus grave crise du logement depuis l’après-guerre. Le maire veut que ces appartements reviennent à des familles qui vivent dans leur quartier. Les touristes sont les bienvenus à Marseille mais pas dans des meublés illégaux », a dit l’avocat au président Olivier Issanjou dont c’était mardi la première audience à Toulon.

    « En tant que juge au tribunal de commerce, M. Bonifay se doit d’être exemplaire. Il doit encore plus se conformer à la loi qu’il applique aux autres », a rappelé Me Mendes. La réglementation adoptée par la commune en 2021 exige, s’agissant des résidences secondaires, une autorisation de changement d’usage qui suppose la création concomitante d’un logement locatif par transformation d’un local qui n’avait pas cet usage (hangar, friche, bureau, etc.). « Or ce professionnel multi-loueur n’a rien demandé, n’a rien compensé et fait commerce de 9 meublés touristiques sans autorisation. Il a fait fortune sur ses appartements qui lui rapportent 180 000 euros par an. »

    « Vous n’êtes pas le porte-voix de la municipalité de Marseille qui vous demande de vous rallier à son étendard pour faire un exemple », a lancé au tribunal Me Maxime Rovella pour le dirigeant social qui n’a pas fait le déplacement. « M. Bonifay est le contre-exemple de ce que la Ville prétend combattre. Car il a reconnu dès le début et sa coopération a été sans faille mais la Ville a refusé toute médiation. » À l’en croire, son client ne s’est pas enrichi. « Il n’a pas été gagnant. Il s’est trompé », a avancé l’avocat sur la foi d’une étude d’un expert judiciaire qui écrit qu’il n’a tiré « aucun bénéfice des locations meublées de tourisme en comparaison avec les revenus générés par une location classique ». « Le message est passé », a dit Me Rovella. « Après une période de latence due au respect des réservations », M. Bonifay a « remis à la location huit biens au bénéfice de familles marseillaises ». Un seul fait exception au rez-de-chaussée gauche du 165 rue Consolat. « Ce local de 7 m² ne peut être loué pour de l’habitation » a admis mardi l’avocat du juge marseillais qui a pourtant loué 112 fois en 2024 cette pièce caractéristique d’un hébergement incompatible avec la dignité humaine pour 50 euros la nuit à une clientèle de passage. Un délit cette fois passible de 5 ans de prison, de 150 000 euros d’amende et de la confiscation du gourbi.

    Délibéré le 23 juin.

    « En tant

    que juge, il se doit d’être exemplaire »

  • Julien Clerc en ouverture de l’été Marseillais

    Julien Clerc en ouverture de l’été Marseillais

    Depuis six étés maintenant, la Ville de Marseille organise son festival estival qui rassemble des centaines de milliers d’habitants et de touristes, fans de rap, électro et house ou simples curieux. Des artistes francophones et internationaux défileront sur le Vieux-Port du 3 juillet au 1er août. Une 7e édition qui confirme les ambitions de ce rendez-vous incontournable avec de belles têtes d’affiche invitées sur scène.

    Des artistes reconnus

    Dès l’ouverture ce 3 juillet, le festival débutera par un concert de Julien Clerc, icône de la chanson française, auteur de véritables tubes tels que Fais-moi une place ou Ma préférence. La chanteuse Blandine complétera le show d’ouverture. Le festival n’est pas seulement un spectacle musical, il célèbre le mois des fiertés avec une soirée Pride organisée le 4 juillet. Les célèbres Drag Queens Mami Watta et la Marseillaise Ruby on the Nail assureront le show, accompagnées par le groupe de pop, Yelle.

    La musique électronique sera mise à l’honneur au fil du mois avec des artistes reconnus comme Sébastien Tellier (10/07), Myd et Cassius (11/07), ou encore Folamour (17/07). La danse sera aussi représentée avec de nombreux spectacles, avec notamment, le 25 juillet, la représentation du spectacle 360, de Mehdi Kerkouche, qui mêle chorégraphie et énergie de concert, portée par Lucie Antunes, et une scénographie d’Emmanuelle Favre. Ce même 25 juillet les amateurs de musique urbaine pourront assister au show de l’étoile montante Jungeli qui sera présent au Vieux-Port pour enflammer la scène. Artiste qui a notamment participé à la célèbre émission Danse avec les stars et auteur du hit de l’été 2024 Petit Génie.

    La 7e édition de l’Été Marseillais se déroulera du 3 juillet au 1er août. Programmation disponible sur le site de la Ville et les réseaux sociaux de l’Été Marseillais.

  • La présidente sortante des LR 13 Laure-Agnès Caradec rejoint le parti d’Eric Ciotti

    La présidente sortante des LR 13 Laure-Agnès Caradec rejoint le parti d’Eric Ciotti

    Elle avait déjà confié à ses proches, jeudi soir, qu’elle ne se représenterait pas à la tête de la fédération des Républicains dans les Bouches-du-Rhône. Ce mardi midi, la présidente des LR 13 et ex-présidente de l’établissement public Euroméditerranée Laure-Agnès Caradec a annoncé qu’elle rejoindre les rangs de l’UDR, le parti d’Eric Ciotti, allié au Rassemblement national (RN).

    «J’ai mené la campagne municipale avec loyauté, écrit sur les réseaux sociaux celle qui était tête de liste pour la droite dans les 9e et 10e arrondissements de Marseille. Mais aujourd’hui, je choisis une ligne claire, une droite à la fois libérale et sans compromission.» Et celle qui avait hérité d’une fédération sans direction en novembre 2023 d’ajouter qu’elle a toujours été «une femme libre, de droite».

    Ce nouveau ralliement de poids à l’extrême droite n’a pas manqué de faire réagir la majorité municipale. «On comprend mieux sa responsabilité dans la victoire de l’extrême droite dans le 9/10, lance l’adjointe (PCF) au logement Audrey Garino, qui avait dirigé la campagne du Printemps marseillais dans le secteur. Les digues comme les masques n’en finissent plus de tomber.»

  • L’OM s’est offert une finale inespérée pour l’Europe

    L’OM s’est offert une finale inespérée pour l’Europe

    Du droit au but au droit au rêve, il n’y a qu’un pas que les Olympiens ont réalisé, dimanche.

    Grâce au penalty réussi par Mason Greenwood au stade Océane, l’OM signe son retour dans la course aux places européennes. Certes, le résultat n’a pas suffi pour lui permettre de se relancer dans celle pour la Ligue des Champions, mais les trois points engrangés au Havre ouvrent les portes de l’espoir.

    L’espoir a minima d’aller malgré tout disputer des joutes continentales en septembre prochain. L’OM s’est, difficilement, hissé à la sixième place de la Ligue 1 et peut donc de nouveau espérer. À condition de ne plus gaspiller, alors qu’il ne reste plus qu’un match avant le palmarès final.

    Cette sixième place est un peu le symbole de ce que vivent les Olympiens depuis quelques semaines. Ils donnent le sentiment de ne plus trop savoir où aller, car leur gouvernail est visiblement bloqué et que Habib Beye peine à trouver le moyen de lui rendre sa mobilité.

    Un but symbolique

    Il est parvenu, malgré tout, à forcer le passage face à des Havrais qui n’ont pas facilité la tâche. Mais ont montré une certaine naïveté qui a permis à Mason Greenwood de retrouver le chemin du but. Même si c’est sur penalty, en marquant, l’Anglais a engrangé de la confiance. Et apporté des réponses à ceux qui doutaient de son implication dans la quête phocéenne.

    En s’imposant au Havre, l’OM a donc repris la main sur sa destinée. Avec 56 points, les Marseillais remontent à la sixième place, dernière qualificative pour une campagne européenne pour l’équipe qui l’occupera au soir de la 34e journée. La conserver serait donc l’occasion pour eux de sauver les apparences, avec un lot de consolation qui serait une finale des barrages de la Conférence européenne.

    Néanmoins, il reste ce rendez-vous au Vélodrome face à Rennes. Rennes qui est juste devant, avec trois longueurs d’avance. Un succès dimanche aux dépens des Bretons serait la garantie de gagner une place au classement, et surtout rejoindre la Ligue Europa, plus en adéquation avec les standings phocéens.

    Ce match contre les Rennais sera aussi l’occasion d’une revanche sur le destin. C’est au Roazhon Park que l’OM avait connu son premier couac avec le clash entraînant le départ précipité d’Adrien Rabiot. La revanche sauverait les apparences.

    Classement

    Pts J G N P bp bc dif

    1. PSG 73 32 23 4 5 71 27 44

    2. Lens 67 32 21 4 7 62 33 29

    3. Lille 61 33 18 7 8 52 35 17

    4. Lyon 60 33 18 6 9 53 36 17

    5. Rennes 59 33 17 8 8 58 47 11

    6. OM 56 33 17 5 11 60 44 16

    7. Monaco 54 33 16 6 11 56 49 7

    8. Strasbourg 47 32 13 8 11 51 42 9

    9. Lorient 45 33 11 12 10 48 49 -1

    10. Toulouse 44 33 12 8 13 47 46 1

    11. Paris FC 41 33 10 11 12 45 49 -4

    12. Brest 38 32 10 8 14 41 52 -11

    13. Angers 35 33 9 8 16 28 47 -19

    14. Le Havre 32 33 6 14 13 30 44 -14

    15. Auxerre 31 33 7 10 16 32 44 -12

    16. Nice 31 33 7 10 16 37 60 -23

    17. Nantes 23 33 5 8 20 29 52 -23

    18. Metz 16 33 3 7 23 32 76 -44

  • Mathieu Claveau encore vainqueur d’une course en duo

    Mathieu Claveau encore vainqueur d’une course en duo

    Parfois, la voile offre également des dénouements incertains et un suspense jusqu’aux derniers instants de la course. C’est ce qu’il s’est passé durant la 2e édition de la CIC Med Channel Race. Ce Marseille – Marseille, avec des passages par la Corse, la Sardaigne et Majorque, a finalement tourné en faveur d’un local. Membre de l’équipe Phare 40, le Marseillais Mathieu Claveau s’est imposé après 5 jours et 23 heures en mer avec son acolyte François Verdier. Les deux hommes ont empoché la victoire pour seulement 10 minutes et 15 secondes, par rapport au duo Naas/Torreilles sur leur bateau Stella Terra Nova. Le podium s’est même joué en 45 minutes avec la 3e place pour l’écurie RDT Logistic – Ocean Connect.

    « Cette victoire valide tout le travail engagé depuis le début de la saison. Nous avons eu des conditions très variées, du portant, du près, du petit temps comme du vent plus soutenu, et le bateau a répondu présent dans tous les registres. C’est extrêmement encourageant pour la suite. Le Class40 [voilier utilisé sur cette course, Ndlr] est très sain, performant et agréable à mener, et avec François nous avons trouvé un très bon fonctionnement à bord », détaille Mathieu Claveau, en pleine préparation pour la Route du Rhum, son objectif de l’année (1er novembre).

    Nouvelle course

    cette semaine

    Le skipper originaire de Lozère améliore son résultat lors de la première édition puisqu’il était 3e en 2025. Il l’évoque rapidement, mais son entente avec François Verdier s’est avérée être une évidence. Les deux navigateurs n’ont eu que trois jours ensemble avant la Paprec 600, à Saint-Tropez, mais « l’osmose » est présente entre eux. Ils ont justement remporté cette première course et enchaînent un nouveau succès avec la Channel Race. « Remporter deux courses d’affilée en Méditerranée donne beaucoup de confiance avant les grands rendez-vous de la saison. Chaque mille parcouru est précieux dans la préparation de la Route du Rhum, et cette course nous permet de franchir un nouveau cap sportivement. »

    Les événements s’enchaînent pour la paire Claveau/Verdier. Dès ce mercredi et jusqu’à dimanche, ils participeront à la Porquerolles Race, mais cette fois en équipage. Avec les deux hommes, des blessés de guerre comme compagnons de navigation. Car c’est bien le but premier de l’équipe Phare 40 et leur bateau Phenix, permettre à des militaires et gendarmes de retrouver une mobilité par la pratique de la voile. Les rendez-vous sont encore nombreux avant ce fameux départ de la Route du Rhum, à Saint-Malo.

  • Le club phare de Château-Gombert triomphe sur la scène féminine

    Le club phare de Château-Gombert triomphe sur la scène féminine

    Quelques semaines après avoir été sacré champion de France par équipes en National 1 de tennis-fauteuil, le Tennis Club de Château-Gombert a décroché, dimanche au Centre de Ligue Paca de tennis à Puyricard, un nouveau titre avec son équipe 1 féminine, sacrée championne régionale R2. Invaincues toute la saison, les Marseillaises ont conclu leur magnifique parcours par une victoire en finale face au TC Vitrolles (4-2). « Notre projet a porté ses fruits », s’est réjoui Stefano Cimtile, président du TC Château-Gombert, dans le 13e arrondissement. Aux côtés de Mathieu Chagachbanian, moniteur et entraîneur de la section féminine, il a assisté au sacre de ses protégées. « Ça fait trois ans que l’on travaille sur le développement de cette équipe », souligne le dirigeant, conscient que la Ligue demande davantage aux clubs de développer la féminisation du tennis. La présence d’Aurélie Sciara, présidente et membre de la commission fédérale Para-Tennis à la Ligue Paca, permet au TC Château-Gombert d’insuffler cette dynamique, au travers d’événements comme des portes ouvertes ou des opérations spéciales comme « ramène ta copine ».

    Franchir le pas

    « On s’est rendu compte que beaucoup de femmes se mettent des barrières et ne franchissent pas le pas », glisse Stefano Cimtile, un président très porté sur la question de l’inclusion au sein de son association. À l’avenir, le président marseillais souhaite continuer à développer le tennis féminin. Avec l’espoir d’être reconnu comme un club pionnier en la matière.