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  • Marseille : Sébastien Delogu veut sortir « le Kärcher »

    Marseille : Sébastien Delogu veut sortir « le Kärcher »

    On va nettoyer au Kärcher ce système corrompu. » Ce samedi, pour son premier meeting de campagne en vue des élections municipales, l’insoumis et député de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu, a joué à fond la carte du dégagisme.

    Dans une salle de la Cartonnerie pleine à craquer, à la Friche de la Belle de Mai (3e), l’élu LFI des quartiers Nord a martelé sa volonté de s’attaquer « aux élus corrompus » de la ville. « Une poignée de petits notables ne survivent que des fruits de la résignation qu’ils engendrent, échangeant des logements sociaux, des postes dans les collectivités et des subventions, contre des allégeances, des services et de l’argent », dénonce-t-il. Comme une reprise du fameux refrain « tous pourris », largement utilisé par l’extrême droite, en mettant tous ses adversaires dans le même panier : « Les candidats qui sont face à nous sont tous les mêmes. Ils nous donnent des leçons de République mais ils sont invisibles quand nous souffrons. »

    Car l’insoumis a notamment débuté son discours en s’attaquant aux violences policières et « aux souffrances des quartiers populaires », dans la foulée d’une intervention d’Assa Traoré, fondatrice du comité Vérité et Justice pour Adama et sœur d’Adama Traoré, mort des suites d’une interpellation par des gendarmes en 2016. En faisant référence à l’assassinat de Mehdi Kessaci, frère d’Amine Kessaci, militant écologiste marseillais, il persiste et signe dans son tacle des élus locaux et nationaux : « Vous avez fait honte à Marseille en jouant des coudes, autour d’une famille en deuil pour faire oublier votre inaction. Mais quelques heures après, un enfant de 15 ans a reçu une balle dans la tête […]. Et aucun de ces hypocrites que vous avez vu autour de la famille Kessaci n’a dit un mot. »

    Faire cavalier seul

    En ouverture du meeting, le député Manuel Bompard reprenait la même rhétorique mais en faisant des distinctions : « Marseille ne veut pas d’un député touriste d’extrême droite élu de Vitrolles, Marseille ne veut pas de Franck Allisio. […] Marseille ne veut pas d’une incompétente, 8 ans à la tête de la Métropole qui n’a rien fait pour les habitants de la ville [Martine Vassal, Ndlr] ». Et sans retenir ses coups à l’égard de la mairie actuelle : « Marseille ne veut pas d’un maire qui se fait élire à gauche et qui gouverne au centre [Benoît Payan Ndlr]. » Enfin, sur les accusations de division de la gauche alors que la menace du RN plane sur la ville, Sébastien Delogu répond sans sourciller : « Ils nous reprochent de faire cavalier seul, de diviser la gauche… Mais nous ne sommes pas seuls : les vrais écologistes, le peuple qui s’organise sont avec nous. » Il s’appuie notamment sur le soutien de l’élu écologiste, Sébastien Barles, paradoxalement encore adjoint à la mairie, qui avait pris la parole plus tôt dans le meeting : « C’est la vraie tête de liste des écologistes à Marseille. » De quoi vanter un programme basé sur « plus de 200 auditions » et incarné par plusieurs tables rondes pendant le meeting, rassemblant des représentants d’associations de plusieurs quartiers de Marseille.

  • Jour d’hommage et de fête pour les sapeurs-pompiers

    Jour d’hommage et de fête pour les sapeurs-pompiers

    Un instant « solennel » pour « honorer le souvenir » des disparus mais aussi un « moment de reconnaissance en cette année intense, sans aucun répit ni sur le front du secours ni sur celui des feux », a introduit ce samedi 6 décembre, Richard Maillé, président du Sdis (Service départemental d’Incendie et de Secours) 13 à l’occasion de la cérémonie de la Sainte-Barbe, protectrice de ceux qui affrontent le feu et le danger.

    Dans le hall cathédrale de l’Hôtel du Département, des hommes et femmes casqués plutôt habitués au terrain, à raison d’une intervention toutes les 3 minutes. Le Sdis 13 étant l’un des plus importants de France avec 1 250 sapeurs-pompiers professionnels et 4 700 volontaires. La collectivité poursuivant une « politique volontariste du recrutement malgré la pression financière », s’est félicité Richard Maillé, ils seront 75 à venir compléter les rangs annonce-t-il. Soit une augmentation de plus de 23% en dix ans, ajoute-t-il.

    « Depuis 2015, nous mettons en avant la protection des biens et des personnes », a martelé Martine Vassal, présidente DVD du Département qui en a profité pour adresser un message au préfet Jacques Witkowski.

    Un « modèle atypique »

    « J’espère que vous resterez un long moment dans nos murs, je suis persuadée que vous allez être l’homme de la situation », a-t-elle lancée, rappelant que « nous sommes dans un département particulier où vous avez tous les risques sauf celui des avalanches ». Pour les pompiers, « pas d’économie, que des dépenses pour du matériel et des casernes du XXIe siècle », poursuit l’élue qui prévient : « Les recettes ne sont pas extensibles. » Pour elle, « les départements sont en danger », estimant que « sans eux c’est une régression de la démocratie ». Elle insiste : « Il va falloir qu’au plus haut niveau de l’État, on travaille sur l’équation des recettes et des dépenses, Monsieur le préfet. »

    Le représentant de l’État se bornera à la lecture du message de Laurent Nunez, ministre de l’Intérieur, défendant un « modèle atypique fondé sur le volontariat qui nous oblige ». Les sapeurs pompiers vont également pourvoir bénéficier de trimestres supplémentaires pour la retraite « dans un décret pris dans les prochains jours », a promis le ministre.

    Cette cérémonie a également été l’occasion de remise de médailles de la sécurité intérieure, échelon bronze argent ou or, et de casques pour la 55e promotion de professionnels, baptisée du nom d’Emma Bouquet, tragiquement décédée à 21 ans en février et, volontaire au centre d’incendie et de secours d’Eyguières depuis 2 ans.

  • [Rue de la République] Romain Simmarano : « Je saisis la chambre régionale des comptes pour connaître l’état de Marseille »

    [Rue de la République] Romain Simmarano : « Je saisis la chambre régionale des comptes pour connaître l’état de Marseille »

    Le positionnement vis-à-vis du RN

    Didier Gesualdi : Votre tête de liste, Martine Vassal, a alimenté un peu de flou sur sa position par rapport au RN au second tour des municipales. Vous avez dû faire le pompier depuis le début de la semaine ?
    Ni l’un ni l’autre mon capitaine. Martine Vassal, depuis très longtemps dans sa vie politique a toujours été claire comme Renaud Muselier, sur les lignes rouges à ne jamais franchir sous aucun prétexte. Quelque part, l’exercice de cette semaine est intéressant parce qu’il a permis une clarification nette, définitive, ancrée désormais dans l’esprit de chacun. Il n’y aura pas d’alliance, pas d’accord d’appareil ni d’accord tout court avec les extrêmes dans Marseille pour les élections municipales. Si certains en doutaient, ils peuvent être rassurés et nos adversaires politiques déçus car nous n’avons jamais été aussi courtisés. Ce retour aux valeurs essentielles du gaullisme, de l’identité de la droite et du centre, pose une autre question dans notre ville : est-ce que Benoît Payan aura vis-à-vis de la France insoumise et de l’extrême gauche, le même comportement. Je lui demande de s’engager aussi clairement que Martine Vassal et son équipe l’ont fait, sur une alliance de premier, deuxième ou troisième tour avec la France insoumise.

    Léo Purguette : Vous comprenez que ces paroles troublées aient pu choquer les Marseillais progressistes qui, en 2020, ont vu d’un bon œil la défaite du RN dans les 13-14 grâce au retrait d’une liste de gauche ?
    Ces Marseillais progressistes ont raison de rester fidèles à leurs valeurs qui sont aussi les miennes d’ailleurs. Ils ont raison d’exiger de la classe politique, clarté, constance, fidélité à une forme de tradition républicaine et gaulliste. Ce que je veux leur dire au nom de Martine Vassal et de toute l’équipe qui l’entoure, c’est que l’on porte la possibilité de ne pas choisir des gens à l’extrême droite qui veulent confiner les Marseillais pour lutter contre le narcotrafic et de l’autre côté, une extrême gauche qui veut désarmer la police municipale.

    Didier Gesualdi : La candidature d’Erwan Davoux et Nora Preziosi ne peut-elle pas vous prendre les quelques points qui risquent de vous manquer au premier tour par rapport au Rassemblement national ?
    Je ne suis pas sorcier. Je ne sais pas à qui Mme Preziosi et M. Davoux vont prendre des voix. Je ne sais pas quel est leur projet politique. Je ne fais pas de jugement de valeur, au fond chacun a le droit de se présenter en démocratie aux élections municipales. En vérité cette candidature n’a pas encore montré son vrai visage donc je n’ai rien à en dire.

    L’extrême droite

    Didier Gesualdi : Vous parlez d’amateurisme à propos du RN.Au-delà des valeurs, vous considérez donc qu’ils ne sont pas prêts pour gouverner Marseille ?
    Quand on fait de la politique, il faut avant tout penser aux Marseillais. On s’est posé la question comme n’importe qui : LFI, Payan, RN, pourquoi on les combat ? Pour des questions de valeurs, bien sûr, mais aussi parce qu’ils proposent aux Marseillais ne fonctionnera jamais. Quand on constate que M. Allisio, à Paris, dans ses activités de député de Marignane est capable de voter 36 milliards d’impôts supplémentaires sur le dos des Français ; quand on voit qu’il est capable d’aller se rallier à des propositions de la France insoumise pour créer plus de taxes, on voit bien la limite de leur exercice. Quand on voit leur réaction, assez indigne je dois dire, au moment des obsèques de Mehdi Kessaci où M. Allisio demande pendant les questions au gouvernement, l’état d’urgence pour Marseille, autrement dit le confinement des Marseillais pour lutter contre le narcotrafic, on voit bien que ces gens-là sont programmés pour sortir des punchlines sans aucune notion de ce qui ferait réussir Marseille.

    Léo Purguette : Dans le cadre de ces punchlines, Franck Allisio a dit qu’il réservait la présidence de son comité de soutien à Martine Vassal. Qu’est-ce que ça vous inspire ?
    Rien, si ce n’est que Martine Vassal est au cœur de cette élection municipale. Tout le monde parle d’elle. Il y a trois blocs cohérents qui sont capables d’emporter la mairie de Marseille. Le nôtre est le seul à proposer quelque chose de rassembleur pour les Marseillais.

    La France insoumise

    Léo Purguette : Croyez-vous crédible – y compris chez les Marseillais de droite – d’assimiler Benoît Payan à l’extrême gauche ? Si c’est LFI que vous désignez, tout semble plutôt indiquer qu’ils souhaitent faire chuter le maire.
    M. Payan est dans un théâtre d’ombres qu’il a lui-même créé. Comme expliquer la présence dans son exécutif de M. Barles qui a affirmé son alliance avec LFI aux municipales. N’importe quel leader de gauche aurait mis fin à cette situation, de même que nous, dans nos secteurs, ceux qui transigent avec le RN perdent leurs délégations le jour même ou alors on leur demande leur démission. Comment expliquer qu’on ait des déclarations dans la presse de M. Payan qui s’étonne d’être attaqué par LFI et que M. Delogu, dans sa première interview de candidat annonce d’entrée qu’il souhaite trouver une alliance de second tour. C’est comme dans une enquête pénale, les preuves sont trop accablantes pour laisser le moindre doute. Je ne suis ni procureur ni juge mais je fais de la politique. La politique, c’est la clarté. Je pose la question sur votre plateau : M. Payan, pouvez-vous vous engager, formellement, solennellement, comme l’a fait Martine Vassal ces derniers jours pour le RN, à ne nouer d’alliance sous aucun prétexte avec LFI au second tour ?

    La santé

    Léo Purguette : Vous parlez de développer la ville, ça veut dire quoi ? Vous y mettez l’activité économique et les services publics ?
    Qui aujourd’hui propose un véritable développement du Port de Marseille comme véritable vivier d’emplois du futur ? Qui aujourd’hui s’engage pour la santé des Marseillais en termes de couverture d’accès aux soins ? Elle s’est encore aggravée puisque l’hôpital public vient de sortir du top 35 des hôpitaux français !

    Léo Purguette : N’est-ce pas plus imputable à la politique du gouvernement que vous soutenez qu’à celle du maire de Marseille ?
    Que je sache, le conseil de surveillance de l’assistance publique hôpitaux de Marseille est présidé par le maire de Marseille et son représentant, en l’occurrence la maire légitimement élue par les Marseillais en juin 2020, Michèle Rubirola.

    La gestion de Marseille

    Didier Gesualdi : Marseille est une ville fracturée, ça ne date pas du dernier mandat. Que proposez-vous pour corriger cela ?
    D’abord répéter toute la journée que ce n’est pas une fatalité.

    Didier Gesualdi : Ça l’a été sous Jean-Claude Gaudin, c’est peut-être pour ça que le Printemps marseillais a été élu.
    Mais en réalité personne ne veut fracturer Marseille sauf que dans les actes, dans les preuves d’amour comme on dit dans les relations sentimentales, il y a ceux qui font et ceux qui ne font pas. Je ne veux pas remonter à l’an pèbre pour vous parler de Robert-Paul Vigouroux ou de Jean-Claude Gaudin. Je veux vous parler des six années qu’on vient de passer. Il y avait une fracture réelle de la ville sur le sujet des écoles, l’état du bâti et aussi ce qu’on y faisait. L’État, en début de mandat, a mis un milliard d’euros sur la table en disant qu’on allait pouvoir rénover et reconstruire 87 écoles. On moment où je vous parle, il y en a eu au total uniquement 9 de réellement faites par la société des écoles de Marseille dans le cadre du plan Marseille en grand. Pendant ce temps, dans les transports vous avez eu des projets majeurs de développement du tramway et des bus à haut niveau de service, plus une modernisation du métro avec la totalité des crédits mis sur la table, utilisée par Mme Vassal.

    Léo Purguette : Vous parlez de preuves d’amour, la chambre régionale des comptes démontre par les chiffres que peu d’aides du Département sont allées à Marseille, n’est-ce pas un problème ?
    Je regarde les dynamiques et je constate qu’à l’époque de M. Guérini, le maître à penser et à agir de M. Payan, il y avait 7 fois moins d’aides et de subventions à Marseille qu’il n’y en a eu sous le mandat de Martine Vassal depuis 10 ans. On peut considérer que c’est jamais assez, que ce n’est pas suffisant mais…

    Léo Purguette : … Vous critiquiez à l’époque l’absence d’aide à Marseille.
    …7 fois plus que lorsque la gauche gouvernait ! Mais je vais plus loin : Martine Vassal a mis sur la table avec le Département et la Métropole un certain nombre de crédits, comme Renaud Muselier à la Région, qui n’ont jamais été engagés. Comme les crédits d’État, comme les crédits européens… Il y a un problème de gestion de cette ville et de capacité à se saisir des opportunités. Sinon, c’est dans les poches des Marseillais qu’on va piocher l’argent comme pour les galeries Lafayette. Benoît Payan est devenu au fil du temps le pire maire de l’histoire de cette ville.

    Didier Gesualdi : Il dit qu’en arrivant c’était la gabegie et qu’il a dû demandé un audit sur les finances.
    La Chambre régionale des comptes et la Ville détiennent un rapport tenu secret qui recense, l’ensemble de la situation de la Ville. Nous allons saisir la chambre la semaine prochaine pour demander, par souci de transparence et de rigueur démocratique, le contenu de ce rapport. Les Marseillais méritent de savoir dans quel état Benoît Payan a laissé la Ville, comme ils méritaient de savoir dans quel état Jean-Claude Gaudin l’avait laissée. Aucun fonds européen n’est allé dans les caisses de la Ville mais M. Payan est capable de venir sur votre plateau pour dégainer 50 millions d’euros pour acheter les galeries Lafayette.

    Léo Purguette : Sur ce même plateau, Mme Camard parlait des efforts de désendettement de la Ville. Vous êtes en désaccord ?
    Non, mais j’ai une nuance avec Mme Camard. Elle est dans le camp des décroissants, de ceux qui ne veulent pas le développement, le progrès. Elle était la suppléante de Jean-Luc Mélenchon. Elle pense que le centre ville mérite d’être dans l’état où il est. Elle en est très fière.

    La garde d’enfants

    Didier Gesualdi : Quelles propositions avancez-vous ?
    Regardez le sujet de la garde d’enfants. C’est un sujet très important pour l’équipe que je représente. On a une municipalité qui a été incapable de se saisir de cet enjeu sociétal et qui a dégainé à un moment un milliard d’euros d’urgence sans qu’on comprenne bien ce que ça voulait dire. Aujourd’hui vous avez des mères, et même des pères, des parents isolés qui ne sont pas en mesure de chercher un travail ou d’avoir une vie tout simplement, parce que le sujet de la garde des enfants est devenu un problème. Ça a des conséquences parce que certains- quand on n’a pas le choix – sont laissés à eux-mêmes.

    Didier Gesualdi : Comment on fait ?
    On porte avec Martine Vassal un droit opposable à la garde d’enfants. Ça se fait dans plusieurs villes d’Europe.

    Léo Purguette : Est-ce compatible avec vos exigences de rigueur budgétaire ?
    Bien évidemment, il y a des crédits qu’on peut aller chercher, notamment à l’Europe où Benoît Payan aurait pu se saisir de la main tendue par Renaud Muselier.

    Christophe Gleizes

    Léo Purguette : La condamnation de notre confrère Christophe Gleizes en Algérie a été alourdie en appel. Quelle est votre réaction ?
    Je suis particulièrement choqué comme beaucoup d’entre nous, y compris d’ailleurs des Marseillais d’origine algérienne et qui constate que ce régime ne sait répondre à la critique, à l’analyse, au journalisme que par la violence et les sanctions pénales. Ce qui me choque encore plus, c’est que Benoît Payan a donné une interview à So Foot, le journal qui employait M. Gleizes comme pigiste, et il n’a pas eu la dignité de dire un mot de lui. C’est un scandale. Surtout quand son propre député, M. Lhardit, est président du groupe d’amitié, France-Algérie.

    La question des lecteurs

    Jérôme Toul : Je trouve incompréhensible que Martine Vassal fasse campagne en critiquant son propre bilan sur la propreté et les commerces de centre-ville. C’est un acte de contrition ?
    Non, Martine Vassal a le mérite d’être lucide sur l’état de la ville mais tous les efforts qui ont été faits à la fois en termes de redynamisation du centre ville et de propreté ont été faits par la Métropole sur ce dernier mandat. Le vrai scandale dans le centre-ville de Marseille comme dans les noyaux villageois d’ailleurs, c’est l’absence total de sanctions. Aujourd’hui Benoît Payan a créé un permis de salir en ne sanctionnant et en verbalisant – alors que c’est sa compétence – seulement 200 personnes par an, là où une ville comme Nice qui a trois fois moins d’habitants, en sanctionne 2 000 !On a un problème parce qu’il a laissé s’installer une situation dans laquelle les habitants de Marseille ne descendent plus dans le centre ville, y compris à cause de l’absence de propreté, mais ce n’est certainement pas à cause de Martine Vassal.

  • [Cancers et polluants, le cercle vicieux 1/3] Réduction des plastiques et tri des déchets à la source

    [Cancers et polluants, le cercle vicieux 1/3] Réduction des plastiques et tri des déchets à la source

    Dans le cadre de la semaine européenne de la réduction des déchets et dans sa volonté de poursuivre son engagement en faveur de la réduction des déchets plastiques – un axe prioritaire des politiques nationales en faveur de la réduction de l’impact environnemental des établissements de santé publique – l’Institut Paoli-Calmettes (IPC) organise une conférence, ce lundi de 12h à 14h. Elle sera animée par Nathalie Gontard, directrice de recherche à l’Inrae et spécialiste de renommée internationale des matériaux plastiques, de leur chaîne de vie et de leurs impacts à long terme. « Au sein de l’hôpital, nous avons trois grandes catégories de déchets, à savoir les déchets courants ou ménagers, les déchets chimiques et les déchets à risques infectieux (DASRI) », explique Lyssandre Boulet, coordinatrice développement durable pour le département des ressources matérielles. « Nous faisons appel à des prestataires marseillais, situés dans les quartiers Nord, qui favorisent l’insertion des personnes éloignées de l’emploi. Ils récupèrent les déchets de l’IPC et les emmènent vers les différents centres de tri. Sauf pour les DASRI, l’incinérateur se trouve à Toulon. » Le tri des déchets est une étape importante pour l’Institut car, dans un établissement de santé, les déchets dits ménagers doivent être enfouis s’ils ne sont pas triés.

    Bête noire de l’IPC
  • [Grand entretien] « De la noirceur totale à une lumière sincère »

    [Grand entretien] « De la noirceur totale à une lumière sincère »

    Oxmo Puccino : Dans cet album, il y a une fiction qui s’appelle Glock. Elle raconte l’histoire d’une arme à feu qui voyage des mains d’un policier jusqu’à celles d’un jeune qui l’utilise contre un autre, provoquant le chagrin immense de deux familles. Ce morceau fait référence à un interlude de l’album Opéra Puccino [son premier opus sorti en 1998, Ndlr] dans lequel j’évoquais la présence d’armes à feu de gros calibre en circulation libre dans les quartiers. à l’époque, on me disait : « Est-ce que c’est vrai ? ». 30 ans après, les jeunes se tuent entre eux par dizaines en France. En tout cas, je vous remercie de poser cette question de l’amour. Aujourd’hui, je parle de paix parce que je viens d’une jeunesse où la violence était un moyen d’expression. Et lorsque je parle de paix aujourd’hui, à l’âge de 50 ans, c’est pour célébrer ce parcours de la noirceur totale à une lumière sincère. C’est uniquement cela que je veux partager : une lumière qui est sortie de la noirceur. Même si je peux friser la caricature, c’est un risque que je prends. Car, aujourd’hui, si vous consommez, comme tout le monde le fait, les moyens que l’on a pour être soi-disant au courant de tout, sans vraiment communiquer avec personne, alors, vous vous rendez compte qu’il y a très peu d’amour. Et uniquement des choses à acheter ou à vendre.

    Même si vous n’êtes pas nostalgique, n’exprimez-vous pas, avec votre ultime album, le regret que le hip-hop soit passé d’une contre-culture à une culture de masse ?

    O.P. : Dans l’histoire, la musique n’a pas toujours été commerciale, n’a pas toujours été un produit. Mais, lorsqu’elle l’est devenue, le risque que pouvaient courir tous les courants musicaux, c’était de devenir mainstream, connaître le succès, avant d’être remplacés par un autre courant. Et donc, je ne sais pas pourquoi la musique hip-hop y aurait échappé car, aujourd’hui, c’est la plus écoutée de toutes, paraît-il. Elle est en passe de vivre ce que tous les courants musicaux comme le jazz, la disco, la funk ou le rock ont connu après leur apogée. C’est quelque part le revers de la médaille que nous avons toujours voulu.

    « Le rap est le plus grand baromètre artistique de la société », disiez-vous à « La Marseillaise », il y a 10 ans. Que dit-il alors de la société actuelle ?

    O.P. : Ce que le rap dit, c’est que notre société a un problème de perception, un problème créatif, de frénésie. De ce que nous connaissons sur les origines du rap, il n’y a aujourd’hui plus matière à appeler cette pratique du même nom. Nous sommes passés d’un rap à une chanson qui n’est ni RnB, ni chanson française. Mais c’est la chanson chantée par tous les enfants de nos jours. Et on continue à appeler ça du rap. C’est la conséquence d’années de déni qui font qu’aujourd’hui, le public est en décalage avec les artistes que les médias auraient voulu promouvoir. Le rap n’a pas été choisi, il s’est imposé avec les années, notamment avec la transmission de parents qui en écoutaient et l’ont fait découvrir à leurs enfants, qui ont eux-mêmes écouté les chanteurs que sont devenus les rappeurs aujourd’hui. C’est formidable qu’on en parle 30 ans plus tard. Mais la donnée en tant que telle, c’est de ne pas l’avoir vu. La vision médiatique du rap n’a rien à voir avec la manière dont cette musique est appréciée, si on peut encore appeler ça du rap. D’où le décalage. Pendant longtemps, les médias l’ont affublé de politique, engagée, délinquante. Aujourd’hui, cette musique de divertissement pur est, malgré son succès, toujours un peu stigmatisée. Il n’y a qu’à voir le tollé qu’a provoqué la participation d’Aya Nakamura à la cérémonie des JO. Alors que ce n’est pas une rappeuse, elle est quand même traitée en tant que telle.

    « Le temps est froid, il pleut des tragédies. Tous ces vampires ont très peu de projets dignes », rappez-vous sur le dernier titre « Léger ». Auxquels pensez-vous ?

    O.P. : Un très bon ami à moi m’a offert L’heure des prédateurs. C’est le livre le plus précis sur l’atmosphère politique mondiale actuelle, que nous subissons tous. Il décrit tous ces personnages au pouvoir dans les grandes puissances comme des prédateurs, des animaux, primaires. Aujourd’hui, hélas, nous avons beaucoup d’hommes d’État mais peu de chefs d’État. Leurs proies sont surtout ceux qui n’ont pas conscience de cela. Quand je vois des gens scroller au lieu de regarder un ciel bleu, je trouve ça dommage. On dit que fumer tue, mais il faudra aussi trouver quelque chose pour les smartphones.

    L’une des seules prises de position que le grand public vous connaisse, c’est l’engagement en faveur de l’enfance à travers l’Unicef. « Ma vérité, c’est des enfants heureux, j’suis content à haute dose. Aux autres, je laisse les boniments des fausses causes », exprimez-vous sur un titre avec Vanessa Paradis…

    O.P. : Car il faut déjà peut-être soigner son enfant intérieur : se réconcilier avec lui et, surtout, prendre soin d’une innocence, garantir un futur à l’échelle de l’être choyé. Dans ce monde rempli d’incertitudes, la garantie de pouvoir faire des gens solides et préparés, c’est de leur donner de l’amour. [Il se met à déclamer un couplet de son titre Cosmos] : « Les blessures du passé ressemblent aux illusions. C’est bien de là que partent toutes les allusions. Si les parents n’faisaient pas d’erreurs, dans 20 ans, les enfants aimeraient les leurs. L’amour va pas tout régler s’il est mal appris. Nos vies : un film qu’on n’a pas écrit ».

    Entretien réalisé par Philippe Amsellem

  • [Recette] Les poireaux vinaigrette revisités

    [Recette] Les poireaux vinaigrette revisités

    Pour 2 personnes
    il vous faudra :

    – Deux blancs de poireaux

    – Deux œufs durs

    – Des cornichons et des câpres

    – Des anchois à l’huile

    – De l’huile de pépins de raisins et d’olive

    – Du jus de citron jaune et vert, de pamplemousse et d’orange

    – Du vinaigre de cidre et de xérès

    – Des graines de courge, chia, fenouil et noix de cajou torréfiées, concassées

    – De la coriandre fraîche

    Il est possible de cuire les blancs de poireaux la veille, à la vapeur ou dans une eau frémissante. Laissez refroidir à température ambiante pour ne pas perdre les saveurs du légume, coupez les blancs en deux puis de nouveau en deux dans le sens de la longueur. Brûlez au chalumeau ou dans une poêle chaude, sans matière grasse, et faites mariner une nuit idéalement avec de l’huile d’olive, du vinaigre de xérès, du sel et du poivre. égouttez une heure avant le service de votre assiette.

    Une vinaigrette revisitée

    En parallèle, réalisez la vinaigrette et mettez en premier dans un saladier les noix de cajou, les graines de courge, de chia et de fenouil. Ajoutez deux cuillères à soupe d’huile d’olive, une de vinaigre de cidre puis une cuillère à soupe de chaque jus. Faites foisonner légèrement, ajoutez de nouveau une pincée de chaque graine et, à la fin, les herbes fraîches pour éviter leur oxydation.

    Une sauce nappante

    Vous pouvez également réaliser la sauce caesar dans un récipient haut et étroit en mettant les œufs et 25g de chacun des ingrédient suivant, à savoir les anchois, les cornichons, les câpres, une cuillère à soupe de moutarde et une gousse d’ail râpée. Mixez le tout avec un mixeur plongeant pour avoir quelque chose de lisse puis monter comme une mayonnaise avec l’équivalent de 200g d’huile de pépin. Détendez le tout avec un filet d’eau et de jus de citron.

    Pour le dressage, déposez les poireaux dans l’assiette zébrez les 2/3 avec la sauce caesar et le reste avec la vinaigrette. Servez et régalez-vous !

  • Des projets pour l’innovation verte primés

    Des projets pour l’innovation verte primés

    Au cours de cette cérémonie, qui avait lieu à l’hôtel du Département mardi 2 décembre, trois prix ont été remis à des chercheurs qui se sont distingués dans leurs travaux. « Nous comptons plus de 5 000 chercheurs sur le département et cette nouvelle édition se tourne vers l’innovation et l’avenir », a expliqué en préambule Sylvain Di Giovanni, conseiller départemental délégué à la santé, à l’enseignement supérieur et à la recherche, mais aussi président du jury. « La culture scientifique est faite pour être partagée avec l’objectif de la rendre intelligible de tous. »

    « Sauve ta mer, mange un crabe bleu »

    Parmi eux, le Prix spécial, qui a pour objectif de mettre en lumière une découverte et un résultat remarquable en lien avec la thématique annuelle, à savoir « biodiversité, espèces envahissantes et nuisibles : trouver une solution face au réchauffement climatique ». C’est le projet du docteur Guillaume Marchessaux, chercheur au sein de l’Institut méditerranéen d’océanologie (MIO) qui a été récompensé pour ses travaux sur l’invasion du crabe bleu en Méditerranée. Une espèce marine invasive qui a fait son apparition dans les années 1960 dans l’étang de Berre. Une espèce à la fois opportuniste, agressive et vorace, qui provoque, depuis son arrivée, la disparition locale d’espèces méditerranéennes emblématiques et un effondrement écologique et économique pour la pêche artisanale. Les recherches du docteur Guillaume Marchessaux sont combinées à des actions de sensibilisation du grand public, comme la campagne « Sauve ta mer, mange un crabe bleu », qui mêle ateliers, événements artistiques et valorisation culinaire pour promouvoir une gestion innovante et durable de cette invasion en Méditerranée.

    étaient également présents, lors de l’événement, Gianni La Tonna, président du Conseil départemental des jeunes, et Mostfa Bentousi, conseiller. Ensemble, ils ont « fait entendre la voix des jeunes sur les sujets de demain » en présentant une campagne de sensibilisation réalisée par ce conseil axée sur le frelon asiatique. Une espèce envahissante que l’on retrouve de plus en plus dans la région et en France. « Il y a plusieurs actions de sensibilisations qui sont menées au niveau des communes sur le frelon asiatique et nous avons décidé de nous emparer de ce sujet car l’espèce représente un risque pour la biodiversité et notamment la survie des abeilles », a précisé Mostfa Bentousi.

    Ont également été remis le Prix Jeune Chercheur et le Grand Prix, chacun des lauréats s’étant vu remettre respectivement un chèque de 3 000 et 5 000 euros pour le dernier prix, récompensant ainsi leur travail.

  • Zidane réunit ses amis pour une soirée au Vélodrome

    Zidane réunit ses amis pour une soirée au Vélodrome

    Rien que le fait de penser à Zinédine Zidane fouler la pelouse du stade Vélodrome fait rêver le moindre passionné de football. Le champion du monde 1998, natif de la cité phocéenne, sera présent ce dimanche soir (à partir de 18h30) dans le cadre de l’événement « The Universe League », porté et produit par Universe Football, la structure fondée par son neveu Ryad Zidane.

    Florilège de grands noms

    Pour cette grande soirée, « Zizou » a fait appel à ses amis du ballon rond : Didier Drogba, Samir Nasri, Blaise Matuidi, Robert Pirès, etc. Une quarantaine de joueurs sont prévus au programme, au terme des quatre matches de légende qui se dérouleront : un choc Paris vs Marseille, un autre entre Madrid et Barcelone, et un affrontement entre créateurs français et internationaux.

    Chaque duel sera disputé sous le format de la Kings League (7 vs 7), ligue de football nouvelle génération fondée par Gérard Piqué en 2022. Entre chaque match, des show musicaux viendront se greffer au spectacle. Les rappeurs Soolking, Josas et Gradur, sans oublier les Marseillais Alonzo et Soprano, seront présents sur scène pour enflammer le public du stade Vélodrome.

    Universe Football s’est engagé à reverser un euro par billet vendu, ainsi que les bénéfices de la mise aux enchères des maillots portés par les joueurs, à l’association « Des Coccinelles rouges pour Thomas », association qui accompagne les enfants atteints de cancer ou de maladies rares, ainsi que leurs familles.

    Quelques places (entre 18 et 80 euros) sont encore en vente via le site internet : billetterie.orangevelodrome.com.

  • « Femmes solidaires marque un changement »

    « Femmes solidaires marque un changement »

    La Marseillaise : Exposition, repas, que propose Femmes solidaires pour cet anniversaire ?

    Annick Karsenty : D’abord de revenir sur notre histoire depuis la fondation de l’Union des femmes françaises (UFF) en 1945 avec une exposition faite par nos amies de Nîmes, avec de nombreux panneaux explicatifs. Elles ont été chercher les événements, les lois, les bagarres… Il y aura aussi la projection d’un film et une table ronde avec deux anciennes qui l’ont vécu, cette histoire, pour qu’elles nous racontent ce que nous, nous n’avons pas connu.

    Comment mesurez-vous le chemin parcouru en 80 ans ?

    A.K. : On peut dire qu’il y a vraiment eu un changement d’orientation, une évolution dans la décennie 1984-1992, une évolution quand nous avons changé de nom. En 1992, le 17e congrès de l’UFF porte le slogan « femmes solidaires pour défendre nos droits et la paix » et on passe d’une association féminine et familiale qui portait des revendications sur notamment le droit au travail des femmes à un mouvement féministe solidaire. On commence à parler de loi anti-sexiste, de culture du viol. On passe à des questions plus sociétales. On avance aussi un mot d’ordre contre la féminisation de la pauvreté. Après il va y avoir la participation à la conférence mondiale des femmes de Pékin [en septembre 1995 Ndlr]. On intervient également au niveau de l’Afghanistan, où nous allons financer des écoles clandestines pour les petites filles et nous faisons la connaissance de Shoukria Haidar [présidente fondatrice de l’association Negar-Soutien] qui participera à la création du RIFL, notre réseau international féministe et laïc. En 2004, on obtient aussi le statut international spécial à l’ONU dans lequel on siège toujours.

    Et quel chemin reste-t-il selon vous à parcourir ?

    A.K. : Beaucoup de choses restent à faire. En particulier sur les violences dans la famille. Au niveau des féminicides, le chiffre ne descend pas. Avec les suicides forcés, on en est à trois femmes par jour qui décèdent. Il y a aussi le retour des masculinistes qui font que nous retournons en arrière. On le voit bien quand nous intervenons dans les salles de classe. Les garçons portent des propos de recul… Même si les filles se rebiffent et c’est aussi à prendre en compte. La loi de 2016 qui fait que la France est un pays abolitionniste de la prostitution est menacée aussi et il y a tout le combat contre le courant transactiviste qui vise dans tous les domaines à gommer le mot femme…

  • La mémoire vive de la rue d’Aubagne aux Archives

    La mémoire vive de la rue d’Aubagne aux Archives

    Sept ans après les effondrements, le drame de la rue d’Aubagne poursuit son chemin mémoriel. Une partie de cette histoire est officiellement entrée ce vendredi aux Archives municipales de Marseille. La convention a été signée lors d’une table ronde organisée dans le cadre des 5e Rencontres de l’éducation populaire.

    En septembre 2019, des chaînes ayant fermé les immeubles frappés d’arrêtés de péril avaient déjà fait leur entrée au Musée d’histoire et rejoint les collections muséales de la ville pour en devenir « un bien culturel inaliénable ». Cette fois ce sont des documents et récits toujours collectés par Noailles Debout ! avec la coopérative Hôtel du Nord auprès des habitants, qui seront conservés et mis à disposition de tous.

    « La profondeur du récit, du témoignage, en est d’autant plus émouvante et pertinente. Car c’est le propre des récits de vie, des témoignages oraux que de donner du sens à des documents, des informations ou des objets, produits par des services publics ou conservés par eux », apprécie Jean-Marc Coppola, adjoint à la culture. Dans ce projet de collecte, « l’équipe des Archives municipales s’est contentée de conseils et recommandations juridiques et pratiques », insiste l’élu communiste, rappelant que Noailles Debout ! et Hôtel du Nord « ont mené, en toute indépendance, le projet de collecte et fait le choix de cette donation ».

    « Projets co-construits »

    Présents pour l’occasion, quatre membres de Noailles Debout !, Laura, Jean, Laurent et Mélina, ont rappelé à la tribune le chemin parcouru par cette « association à but réparateur » qui s’est très vite retrouvée à marcher dans les pas de convention de Faro, à laquelle la municipalité a adhéré en juillet 2025, en œuvrant à la constitution d’une mémoire vive et collective du quartier et témoignant de l’engagement des habitants dans la préservation de leur patrimoine et le respect de leur histoire. Désormais un comité d’archives du quartier est à l’étude.

    « Des projets co-construits avec les habitants, dans un but de résilience pour dépasser le traumatisme en l’inscrivant dans une histoire collective reconnue », développe encore Jean-Marc Coppola. L’illustration d’« une conjonction heureuse entre projets administratifs, politiques et citoyens », note Olivier Muth, le directeur des Archives municipales.

    Un projet en lien direct surtout, avec la table ronde de la matinée baptisée : Écouter, reconnaître, transmettre : démarches mémorielles, patrimoniales et historiques portées avec et par les habitants. « L’idée des Rencontres de l’éducation populaire, c’est d’avoir un temps où on rend visibles des pratiques qui participent de la co-construction avec les habitants de la politique publique dans la ville dans une démarche d’éducation populaire », explique Marie Batoux, adjointe (PM) en charge de l’éducation populaire, pour présenter cette table ronde qui a mis en avant, durant près de deux heures, « la question des mémoires des habitants et leur place dans la ville ».

    Un travail notamment mené dans plusieurs centres sociaux et illustré par les témoignages de Fatima et Amina, ambassadrices citoyennes de Frais Vallon, sur l’histoire de leur quartier, ou dans un autre genre, par celui de Nicolas Dupont, animateur du groupe Mémoire de la coopération territoriale sur la Belle de Mai.