Tag: Marseille

  • [Entretien] Pinar Selek : « Transformer ce malheur en une action politique »

    [Entretien] Pinar Selek : « Transformer ce malheur en une action politique »

    Pinar Selek sera ce mardi, à Marseille, où deux rendez-vous sont organisés en parallèle de son procès à Istanbul : l’un à l’Institut d’études avancées de l’Université d’Aix-Marseille, l’autre à l’Alcazar, où l’actrice Ariane Ascaride proposera une lecture de textes de la militante.

    La Marseillaise : Quel est votre état d’esprit à la veille de l’ouverture de ce énième procès ?

    Pinar Selek : Ce procès est symbolique en Turquie. Autour de lui s’articulent une lutte de justice, mais aussi de nombreuses luttes sociales. Il est question de mes investissements militants en Turquie, en France, en Italie, mais aussi en Belgique d’où je reviens tout juste. Il y a une convergence des luttes. Il faut aussi savoir que mon procès a lieu dans la foulée de celui d’Ekrem Imamoglu, maire d’Istanbul [Parti républicain du peuple, CHP] et principal opposant du président Recep Tayyip Erdogan [Parti de la justice et du développement, AKP] et à la veille de ceux d’avocats, journalistes ou responsables politiques qui défendent les droits démocratiques fondamentaux. En Turquie, les manifestations ne sont pas que dans les rues, la lutte se poursuit aussi dans les tribunaux. Plusieurs actions sont organisées en parallèle de mon procès, à Marseille, mais aussi sur place à Istanbul, où une délégation internationale sera présente. Nous transformons ce malheur en une action politique.

    Pensez-vous que le processus de paix qui s’initie entre Ankara et le PKK (Parti travailliste du Kurdistan) peut avoir une influence positive sur votre procès ?

    P.S. : Une bonne décision pourrait être le signe d’un espoir. Plus globalement sur le processus de paix, je pense que la Turquie est forcée d’y entrer au vu du contexte international. Les Kurdes veulent construire la politique avec des moyens démocratiques. C’est eux qui sont en train de construire la paix par le bas. Ils organisent des réunions, des congrès et des conférences, ils essaient de rendre possible une transformation. Il n’y a pas de paix pour l’instant, car elle se construit avec beaucoup de difficulté. Mais les Kurdes essaient de dépasser le conflit armé. Ils tentent de construire la paix avec beaucoup de force. Bien sûr, ce processus peut être utile à mon procès.

    Quel regard portez-vous sur les actions menées par les comités créés pour vous soutenir ?

    P.S. : Ces comités réunissent beaucoup de personnes différentes, toutes d’un milieu de gauche, progressiste, mais assez diversifié. J’ai connu des gens extraordinaires, très différents, que je n’aurais jamais pu connaître autrement. Ce sont généralement des gens engagés pour d’autres causes, féministes, anarchistes, antimilitaristes, communistes, écologistes… Ils deviennent amis, ce qui crée, je pense, un renforcement de l’espace des luttes sociales. Ils n’arrivent pas à nous épuiser. On leur répond avec nos créations. Nous ne sommes pas puissants comme eux, nous n’avons pas les mêmes pouvoirs, le même argent, les mêmes armes. Nous sommes non violents, mais nous sommes très très forts. J’attends tous les Marseillaises et Marseillais à mes côtés. Et surtout, je suis très contente qu’Ariane Ascaride lise un de mes textes, mardi soir, c’est une grande amie.

    * À L’Imera, de 9h à 16h, sur inscription. À l’Alcazar à 18h avec entrée libre dans la limite des places disponibles.

  • La daube de poulpes ou de bœuf réunit à Bargemon

    La daube de poulpes ou de bœuf réunit à Bargemon

    Pour cette édition, 80 restaurateurs en tout ont participé, et samedi c’est le chef Arnaud Carton de Grammont qui a cuisiné ce banquet hors les murs. « Je suis venu en voisin, je tiens le restaurant Ciao Marcello, juste à côté. J’ai prévu 100 kg de viande de bœuf et 60 kg de poulpes ! » lance-t-il tout sourire. Et il précise : « J’ai tout préparé au lycée Corot (14e), où j’ai été élève, c’est un endroit magique ». Attablée à l’ombre avec deux amis Sétois, Sophie la Marseillaise témoigne :« C’est vraiment un chouette moment, j’adore l’ambiance très bon enfant. On a le temps de discuter ». Parole de gourmande qui a aussi testé le banquet à l’escale Borély !

  • Cérémonie pour marquer la libération des otages à Marseille

    Cérémonie pour marquer la libération des otages à Marseille

    La soirée a débuté par Les chaises vides, titre de Patrick Bruel et s’est poursuivie par des prières et des paroles d’espoir de paix. Parmi les personnalités présentes, les responsables de la communauté juive de Marseille : Bruno Benjamin (Crif), Michel Cohen-Tenoudji (consistoire), Lionel Stora (FSJU), de nombreux élus dont Martine Vassal, la présidente DVD de la Métropole et du Département, Laurent Lhardit, député PS, Ludovic Perney, vice-président LR de la Région. L’essayiste Amine El Khatmi était par ailleurs l’invité de la soirée.

  • Le prix littéraire du salon du livre métropolitain 2025 célèbre un roman grec

    Le prix littéraire du salon du livre métropolitain 2025 célèbre un roman grec

    L’ouvrage, traduit du grec par Hélène Zervas et Michel Volkovitch et publié aux éditions Miel des anges, a séduit le jury par sa force poétique et la qualité de sa traduction. Doté de 10 000 euros, ce prix illustre l’engagement de la Métropole Aix-Marseille-Provence en faveur de la culture et de la création littéraire. « Je remercie la Métropole pour cette distinction, ce prix est un moteur qui me pousse à continuer », a précisé l’auteur.

  • Marseille : La rue du Commandant Surian fermée

    Marseille : La rue du Commandant Surian fermée

    En cause la chute de quelques pierres déjointées qui se sont détachées de ce mur de soutènement appareillé qui correspond d’ailleurs au fantôme du tracé de l’ancien rempart de 1666 qui enveloppait le rocher du jardin de la colline et dont il ne reste qu’un vestige, rue des Lices, correspondant à un flanc de bastion et une portion de courtine. Le flanc sud-est de ce rempart a été détruit en 1808 lors du percement de l’actuelle rue du commandant de Surian et de l’aménagement de l’esplanade d’entrée du jardin de la Colline. La structure du mur ne semble pas atteinte.

  • À la Friche Belle de Mai, fusée d’œuvres à trois étages

    À la Friche Belle de Mai, fusée d’œuvres à trois étages

    Au 3e étage de la tour Panorama de la Friche Belle de Mai, une sculpture mécanisée, lunaire et colorée aimante les regards. Fruit de l’art et de l’imagination de Loïc Pantaly, une « sonde destinée à projeter des arcs-en-ciel dans l’espace ». L’une des seize œuvres de l’exposition « La vie de l’espace », lancée ce week-end et produite par l’Observatoire de l’Espace du Cnes, le Centre national d’études spatiales. De la Mythologie lunaire de Johan Decaix à la sculpture en gélatine argentique de Sylvie Bonnot, Aéroplis, des pièces reflétant « le voyage des artistes dans le milieu extraterrestre ». Des augures spatiaux pour les trois expositions automnales de la Friche Belle de Mai.

    Subliminal et direct

    Gravir les étages de sa tour, c’est décoller d’univers en univers. Changement d’ambiance au 4e niveau, avec M.A.D (Model autophagy disorder). Un espace envahi par des artistes du collectif Le Dernier cri qui « travaillent sur des images générées par l’intelligence artificielle. Un outil comme un autre. Le seul intérêt de l’art, c’est de pervertir », assure son fondateur, Pakito Bolino, devant une forêt d’« images ambiguës » suspendues au son d’une musique infernale. « De loin, tu vois des têtes de mort », pointe-t-il, devant un triptyque duquel plus on s’approche, plus notre rétine y laisse apparaître membres et viscères. Autres temps, autres mœurs au cinquième étage de la tour, avec Veillée ardente, exposition de 17 artistes du festival « numérique et poétique », les Instants vidéo. « Un cri face à la noirceur du monde pour ne plus détourner le regard et prendre soin de ce qui nous entoure », résume sa co-directrice Naïk M’Sili. Au début du parcours, défilent des images d’ouvriers de la coopérative Scop-Ti qui « réactivent en danse » des « grèves par obstruction et par la lenteur » ayant pu marquer l’histoire sociale depuis celle des « cheminots italiens de 1905 », indique son créateur Paul Heintz. En quelque sorte, se souvenir pour mieux voir la réalité en face, comme peut aussi l’illustrer La condition et l’impossible de Nabil Aniss, triple écran témoignant des « rituels de danse et transe d’esclaves au Maroc » remontant aux XIVe et XVe siècle, « pour se libérer de l’oppression ».

    41 rue Jobin, Marseille 3e, les après-midi du mercredi au dimanche

  • La police municipale, un corps mais une variété de métiers

    La police municipale, un corps mais une variété de métiers

    La Police municipale de Marseille organisait samedi sa Journée porte ouverte. Un événement en réalité à ciel ouvert pour cette 3e édition qui se tenait sur l’esplanade Gisèle Halimi face au Mucem. Un site très pratique pour la brigade maritime qui a pu faire la démonstration de sauvetage et la brigade de la prévention qui a pu monter un circuit de sécurité routière.

    « La police municipale de Marseille s’est tellement agrandie et diversifiée. Elle compte des brigades équestre, cynophile, VTT, scooters, motos, une brigade de nuit, une brigade environnement. Elle est dotée d’un centre de supervision urbain (CSU), d’un PC radio, d’une formation armement avec nos propres moniteurs en maniement des armes, d’une brigade, d’une brigade spécialisée fourrière aussi », décrit Laurie Carrillo, responsable de la division communication et attractivité des métiers.

    Cette journée de présentation des différentes spécialités visait aussi à communiquer sur l’ouverture de 100 nouveaux recrutements au sein de cette police du maire qui compte actuellement 703 agents. Les policiers municipaux sont armés depuis 2016, et équipés du semi-automatique Glock 17 de calibre 9mm.

    « On aura doublé les effectifs. C’était l’objectif de monsieur le maire. La police municipale de Marseille séduit énormément les jeunes parce qu’on a plusieurs métiers dans le même métier », ajoute Mme Carrillo. « On postule pour être policier municipal à la brigade de nuit, à la maritime, à l’équestre. Pour la brigade équestre il faut un galop minimum 7. pour la maritime, il faut être muni d’un BNSSA. Pour la brigade de nuit, il faut avoir une appétence pour la nuit et certaines conditions physiques. Chacun va trouver ce qui lui plaît. Chacun peut trouver sa place. On recrute à partir de 18 ans avec un brevet de collège pour pouvoir passer le concours. Il y a ensuite une formation initiale d’application (FIA), puis des formations continues obligatoires. »

    Les chevaux Juno, Griotte, Jac et Kraken

    La brigade équestre de 8 agents écuyers, c’est une maréchalerie avec déjà 4 chevaux, Juno, Griotte, Jac et Kraken qui gîtent à Pastré et dont la fonction est principalement la dissuasion, la surveillance et le lien avec la population en particulier le long du littoral, des Goudes aux Catalans de mai à octobre, dans les parcs publics et les massifs forestiers des Calanques Marseilleveyre, Luminy et Samena. Les chevaux ont d’ailleurs participé aux recherches du retrouver le Patou égaré dans le massif de Marseilleveyre et retrouvé vendredi. La brigade assure aussi la sécurisation d’événements sportifs et culturels (Course Marseille-Cassis, Parc Chanot, stade Vélodrome).

    La police municipale est sectorisée depuis juin 2024 avec trois bases de police municipale pour les secteurs, nord, centre et sud. Deux antennes de proximité vont ouvrir très prochainement à la base nord : l’antenne 13-14 et l’antenne Loubon.

  • Worldskills : la Région championne en industrie

    Worldskills : la Région championne en industrie

    Ce samedi soir, deux événements ont fait vibrer le quartier de Sainte-Marguerite : la victoire de l’OM face au Havre (6-1), mais aussi la cérémonie de clôture des Worldskills, les « Jeux olympiques des métiers ».

    À proximité du Vélodrome et du Palais des sports, le mélange des genres est burlesque. Coincés par les CRS sur le trottoir en raison de l’arrivée des bus des joueurs, les compétiteurs et les supporters discutent. « On est 800 participants issus de toutes les régions de France et on s’affronte dans des épreuves de 67 métiers qui vont du BTP à l’industrie en passant par le service, l’alimentation, le numérique, le bien-être… », explique une jeune compétitrice de Haute-Aquitaine à un fan de l’OM descendu de Haute-Loire pour le match. « Ah mais c’est pas un petit truc en fait », lui répond-il.

    Il n’y a qu’à voir l’ambiance dans les gradins de la salle pour se rendre compte de l’ampleur des Worldskills : 5 000 spectateurs et participants brandissent les drapeaux de leur territoire, tapent des pieds, entament des chants et font la ola.

    Le dispositif Orientis

    « C’est la suite d’un long travail pour développer l’apprentissage avec les lycées professionnels et les CFA, se félicite le président de Région (Ren) Renaud Muselier. On a réalisé à quel point il était important pour ces branches de développer une orientation positive de leurs métiers. »

    En Paca, 70 étudiants avaient été sélectionnés pour leur savoir-faire. Cette année, 34 médailles, dont 8 médailles d’or, 11 médailles d’argent, 3 médailles de bronze et 12 médailles d’excellence, ont été remportées par les jeunes de la région. Et le territoire a survolé la compétition dans le pôle industrie, avec six médailles sur 15 métiers. « On avait beaucoup de branches qui n’arrivaient pas à trouver des professionnels, que ce soit dans la métallurgie autour de Manosque, dans la sidérurgie autour d’Airbus Helicopter ou dans l’Opération d’intérêt régional des métiers de la mer, poursuit Renaud Muselier… On a la chance d’avoir beaucoup de jeunes ici, beaucoup d’industrie, et donc du travail. »

    La Région a profité de la compétition Worldskills pour lancer le bus Orientis, un dispositif mobile imaginé pendant le Covid-19 pour aller vers les jeunes. Le véhicule sillonnera le territoire pour mener des actions d’information sur les secteurs clefs de l’économie régionale.

  • Plan écoles : la joie préside à l’inauguration du groupe scolaire Bouge

    Plan écoles : la joie préside à l’inauguration du groupe scolaire Bouge

    C’est un groupe scolaire de 28 classes – 9 maternelles, 18 élémentaires, 1 classe ULIS – dessiné par l’agence Satori Architectes sur le plateau des Lauriers (13e) dans le quartier de Malpassé, où les élèves plutôt que de descendre les marches du grand escalier ouvrant sur les cours de récréation, peuvent emprunter un toboggan géant.

    Nombreux étaient hier les minots à s’y glisser pour l’inauguration officielle de cet équipement public ambitieux, ouvert à la rentrée et qui s’inscrit dans la vague 1 de rénovation du vaste Plan École, un programme historique de 1,5 milliard d’euros qui concerne l’intégralité des 470 écoles de la ville dont 188 écoles nouvelles ou totalement rénovées.

    « C’est une très belle école en terme architectural, mais ce n’est pas qu’un geste architectural, c’est du très haut niveau d’exigence qualitative, environnementale. C’est pensé pour les enfants, les enseignants, le changement climatique mais aussi pour le quartier quand on voit la dimension du gymnase. Pour les écoles, il faut le meilleur », confie le maire de Marseille, Benoît Payan, quelques instants après avoir dévoilé la plaque avec la sous-préfète chargée du plan Marseille en grand, Virginie Avérous et le recteur d’académie, Benoît Delaunay. « La réalité de l’enveloppe, c’est 400 millions de l’État du plan Marseille en grand et on va être 1,1 milliard d’euros de la mairie si les coûts n’augmentent pas, explique le maire. « On voit bien qu’en 4 ans, c’est 300 millions d’euros supplémentaires. Mais quand on a autant de chantiers, les choses ne sont jamais comme certains peuvent l’imaginer. On ne construit pas des écoles avec des tweets. »

    « C’est magnifique ! C’est grand et pratique. Les petits adorent. Vous n’avez pas connu avant, c’était petit, vétuste, le gymnase était condamné », sourit une maman sur la terrasse pédagogique co-construite avec l’association Les Archiminots où les tout-petits font du vélo. Le meilleur est là. Chaque salle de classe de l’école élémentaire est équipée d’écran numérique interactif. On y trouve une bibliothèque, deux cantines, le gymnase de 600m², une conciergerie, deux cours de récréation végétalisées et désimperméabilisées.

    « C’est prometteur pour leur épanouissement »

    Situé en quartier prioritaire, le groupe scolaire a coûté 19,6 millions d’euros (40% État, 37% ANRU et 23% Ville). « On est sur une des dernières écoles de la vague 1. On était venu ici il y a 4 ans avec le président de la République, rendez-vous compte aujourd’hui de l’équipement qu’on a ! », se remémore la sous-préfète Virginie Avérous, qui goûte au plaisir de voir les sourires des enfants, des parents et des équipes éducatives. « Les écoles des vagues 2 et 3 qui entrent en chantier en cette fin d’année, ensuite la vague 4 annoncée par le maire. Sur 188 écoles, on en a livré 15 et une soixantaine sont encore en phase d’études et de démarrage des travaux », ajoute-t-elle.

    Un enthousiasme que partage le recteur d’académie, Benoît Delaunay : « Cette école offre des conditions de travail très bonnes pour les enseignants et les agents. C’est très prometteur pour l’épanouissement de ces enfants et leur devenir professionnel. Pour les deux directrices d’école que j’ai saluées, cela permet de repenser pédagogiquement les choses avec des espaces nouveaux. L’école, c’est justement offrir de nouvelles possibilités ».

  • L’OM, leader, ne s’enflamme pas avant Lisbonne

    L’OM, leader, ne s’enflamme pas avant Lisbonne

    L’OM en tête

    Face à des Normands qui leur ont tenu la dragée haute durant une mi-temps, les hommes de Roberto De Zerbi ont su trouver les ressources pour retourner la situation en leur faveur. « Un retour de trêve, c’est toujours délicat », a évoqué l’entraîneur marseillais en conférence de presse. « Il y avait le risque de perdre notre dynamique. Surtout dans une Ligue 1 qui n’est jamais facile. »

    Mais, en inscrivant six buts, son équipe a su se remettre dans le sens du jeu et profiter des faux pas parisien et lyonnais pour grimper seule sur la première marche du podium. « Mais nous ne sommes qu’à la mi-octobre, sur le plan comptable cela ne signifie rien pour le moment », tempère-t-il.

    Le quadruplé

    de Mason Greenwood

    Dans cette nette victoire olympienne, Mason Greenwood a été un acteur majeur. En égalisant sur penalty, puis en signant trois buts dans le jeu. Au final, l’Anglais s’offre le premier quadruplé de sa jeune carrière. Il succède à Jean-Pierre Papin, le dernier Olympien à avoir réussi une telle performance, en 1991 aux dépens de Lyon.

    Pour Roberto De Zerbi, « il peut encore s’améliorer, au-delà de marquer des buts. Il doit apprendre à plus s’impliquer dans le jeu défensif ».

    Le penalty et le carton rouge de Gautier Lloris

    C’est le tournant du match de samedi. Alors que Le Havre menait 1 – 0 et Fodé Doucouré avait eu une balle de break sortie avec brio par Jeffrey de Lange, Gautier Lloris va être le héros malheureux de la soirée. Débordé par Pierre-Emerick Aubameyang, le frère cadet de l’ancien capitaine de l’équipe de France dévie le ballon du bras droit, à l’entrée de la surface havraise, avant de s’écrouler. Dans un premier temps, Benoît Dechepy sort le carton jaune et désigne le point de penalty en faveur de l’OM. Appelé par son assistant vidéo, il va revoir les images de l’action. Il confirme le penalty, et transforme le jaune en rouge. « C’est une situation, une action de jeu, que l’on doit mieux gérer. Mais la manière dont les arbitres l’ont gérée, par contre, c’est très petit » a regretté Didier Digard. Pour l’entraîneur normand, la faute a été commise en dehors de la surface de réparation.

    La longue absence d’Amine Gouiri

    Victime de luxations répétées de l’épaule, Amine Gouiri a dû accepter de passer par la case opération pour éviter une nouvelle rechute, après avoir été à nouveau blessé avec la sélection algérienne. Il va être absence au minimum trois mois. Interrogé sur le recours à un joker, Roberto De Zerbi a éludé la question. « Nous avons suffisamment de solutions. Il y a Robinio Vaz, qui peut jouer seul ou à côté de Pierre-Emerick Aubameyang, Mason Greenwood peut aussi jouer en pointe, et puis Hamed Traoré va revenir. »

    Place à Lisbonne

    L’OM va donc se rendre à Lisbonne pour y affronter le Sporting du Portugal mercredi, en étant leader de la Ligue 1. « Gagner contre Le Havre, c’était très important » a reconnu Roberto De Zerbi. Et à présent que son équipe est leader de la Ligue 1, elle va être attendue à chacune de ses sorties.

    Après voir réussi sa reprise en championnat, l’OM va devoir démontrer qu’il est capable d’enchaîner dans une autre compétition, où ils restent sur un festival face à l’Ajax (4-0).