Tag: Marseille

  • Reçus, insatisfaits, les marins restent en grève

    Reçus, insatisfaits, les marins restent en grève

    Ni l’État, ni les directions des deux compagnies maritimes n’auront apporté de solutions permettant de pérenniser l’emploi maritime sous pavillon français, a considéré la CGT des Marins de Marseille à la sortie de la préfecture. Une réunion de conciliation s’y est tenue jeudi 5 février au matin à la demande de la CGT en présence des organisations syndicales Sammm, STC La Méridionale et des directions de La Méridionale et de Corsica Linea et un représentant du cabinet du ministère des Transports.

    Dans l’attente « d’engagements écrits pour défendre l’emploi maritime français, a expliqué Frédéric Alpozzo, secrétaire général du syndicat CGT des marins de Marseille, on n’est pas satisfait des propositions faites par l’État et les compagnies ». Pour sortir de la crise, la CGT souhaite un plan commun sur la desserte en Algérie entre la Corsica Linea et La Méridionale depuis Sète et Marseille et une exonération de la taxe carbone pour les déplacements insulaires.

    En Corse jeudi, deux navires de la Corsica Ferries ont été déroutés vers Propriano et L’Île Rousse après avoir été empêchés d’accoster à Ajaccio et Bastia par des marins grévistes de la Corsica Linea qui dénoncent « le dumping social » de la compagnie a indiqué à l’AFP Antoine Sisco, porte-parole des marins du Syndicat autonome des marins de la marine marchande (Sammm) de la Corsica Linea. Les organisations syndicales revendiquent « l’arrêt des autorisations d’escale de Corsica Ferries sous pavillon international italien entre Sète et les ports de Corse », « l’interdiction du pavillon italien international sur les lignes territoriales françaises à passagers » et « l’engagement écrit de l’État garantissant le financement des DSP jusqu’en 2030 ».

  • Un appel à projets pour décarboner le maritime

    Un appel à projets pour décarboner le maritime

    Deux ministres qui jettent l’ancre ce jeudi à Marseille mais pour des annonces aux airs de goutte d’eau dans l’océan. Au salon Euromaritime qui se déroule au parc Chanot depuis mardi dernier, Catherine Chabaud, ministre de la Mer et de la Pêche et Sébastien Martin, ministre délégué à l’Industrie étaient particulièrement attendus pour officialiser un soutien au secteur. « Ça y est, on a un budget ! Et on a inscrit la décarbonation du secteur maritime dans celui-ci via la déclinaison nationale d’un appel à projets », lance Catherine Chabaud, avec un grand sourire devant le gratin des acteurs et industriels locaux (lire notre article du 05/02). Un soutien ou une redistribution ? « Il va y avoir un fléchage de la taxe carbone pour le maritime, qu’on appelle les ETS [système d’échange de quotas d’émission carbone auquel est soumis le secteur depuis 2024, Ndlr] pour soutenir la filière industrielle dans sa décarbonation. »

    Cet appel à projets sur l’ensemble du territoire sera lancé « d’ici fin mars avec le ministère des Transports » et « opéré par l’Ademe [Agence de la transition écologique, Ndlr] ». Il porte sur « trois thématiques : le déploiement de technologies de décarbonation à bord des navires, le soutien aux chantiers navals pour les flottes et le financement d’infrastructures portuaires ». Un sujet qui pourrait paraître technique pour les marins d’eau douce mais qui va avoir une forme très terre à terre. « C’est 70 millions pour financer des projets très concrets : acquisition de navires à propulsion décarbonée, développement de la filière vélique ou décarbonation des infrastructures portuaires », résume le ministre délégué à l’Industrie. « On ne fait pas de cadeau au secteur, on soutient une dynamique. Il y a une concurrence internationale », précise la ministre. Le tout, avec le traditionnel arrivage d’aides et crédits divers et variés puisque Catherine Chabaud annonce aussi « la mobilisation de garanties de projets stratégiques jusqu’à 20 millions d’euros et le renforcement des financements mobilisables via un dispositif de certificats d’économie d’énergie ».

    « Les meilleurs gagneront »

    De quoi mettre du vent dans les voiles des acteurs du maritime ? « C’est une très bonne nouvelle pour la filière, on travaille depuis un an avec l’administration pour mettre en place ce dispositif. Union des ports français, le Gican [Groupement des Activités Navales, Ndlr] et armateurs sont ensemble sur le sujet », se réjouit Laurent Martens, délégué général d’Armateur de France, organisation professionnelle regroupant les entreprises armatrices. Avant de nuancer : « Mais c’est un peu normal : on paie une taxe pour décarboner, on doit t’aider à décarboner… Et il était prévu initialement qu’une partie des ETS reviennent au secteur. »

    La mesure est amenée à être reconduite sur les années selon la ministre de la Mer. « 70 millions, c’est pas beaucoup. On est sur 90 millions au total avec le reste et ça va augmenter avec les années », espère-t-il. Détail d’importance : qui dit appel à projets dit candidats, lauréats mais aussi projets non retenus… « Les meilleurs gagneront », conclut Laurent Martens, par ailleurs ancien de la CMA CGM, premier armateur français et employeur privé de Marseille. Reste que l’idée du gouvernement est « d’irriguer toute la filière ». Jakob Sidenius, directeur général de Seayard Terminal Fos se disait justement « demandeur d’une feuille de route » notamment sur la question de l’électricité dans les ports. « Les besoins sont énormes, il y a une nécessité d’investir dans les infrastructures », plaide-t-il, en faisant référence à la ligne Très Haute Tension en projet, qui doit arriver à Fos. Et in fine du coût de l’électricité. « Il y a des pistes de financements : les ETS et l’Europe. Si on veut que notre produit soit attractif, mais qu’on a pas les aides ni les ETS, on aura beau se regarder avec les autorités portuaires… », laisse-t-il en suspend. Et de prévenir : « L’électricité sera un élément décisionnel pour faire venir les navires. »

  • [Entretien] Enzo Cantagallo, hockeyeur de Marseille : « Il y a de la pression ! »

    [Entretien] Enzo Cantagallo, hockeyeur de Marseille : « Il y a de la pression ! »

    La Marseillaise : Que ressentez-vous à l’idée de représenter la France, en hockey sur glace, pour ces JO ?

    Enzo Cantagallo : C’est beaucoup de fierté. Je suis très fier de représenter notre pays sur la plus grande des scènes. Mes collègues des Spartiates étaient contents pour moi et m’ont félicité ! Il y a de la pression, c’est une très grosse compétition avec de gros adversaires, mais la fierté de représenter mon pays dans le sport que je fais depuis tout petit passe devant. On a tous fait beaucoup de chemin dans l’équipe pour en arriver là.

    Comment se déroule votre arrivée au village olympique ?

    E.C. : On est arrivé sur place, à Milan, lundi en fin de journée, au village olympique. On prend nos marques, c’est bien qu’on y soit un peu avant le début. Il y a l’effervescence des Jeux, on en prend un peu plein la vue, entre le village, les autres athlètes, les installations et la patinoire. On a eu une semaine pour se mettre dans le bain et s’acclimater. Tout le monde avance dans la même direction dans l’équipe, j’ai vraiment hâte du début. Pour l’instant, on a commencé les premiers entraînements.

    Ces entraînements justement, sont-ils particulièrement intenses ?

    E.C. : On s’est entraîné le matin, ces derniers jours. Après un bon échauffement, on monte sur la glace pendant une heure, puis on retourne au village pour des meetings techniques avec le staff et des séances en salle de musculation. Ils nous donnent aussi un peu temps pour visiter le village et profiter ! Le hockey sur glace, c’est très intense. En match, on reste sur la glace 45 secondes avant chaque changement et on tourne sur trois périodes de 20 minutes. Pas plus de 45 secondes parce qu’après on est trop fatigué. Il faut de la force pour exister dans les duels. C’est pour ça qu’on travaille particulièrement nos adducteurs, hanches et épaules pour les contacts.

    Votre premier match est programmé mercredi, contre la Suisse. Comment appréhendez-vous ce rendez-vous et les suivants ?

    E.C. : Les trois équipes qu’on va jouer, Suisse, République tchèque et Canada, sont vraiment de très grosses nations. La Suisse et la République tchèque se sont rencontrées en finale des championnats du monde récemment. Le Canada, c’est l’une, si ce n’est la meilleure nation du monde, avec quelques-uns des meilleurs joueurs de la planète. Il y aura beaucoup d’adversité, ça va être quelque chose !

    Ces JO sont-ils aussi un moyen de mettre davantage en lumière votre sport ?

    E.C. : On a un rôle à jouer pour médiatiser le hockey sur glace en France. Le sport est en plein développement et on voit de plus en plus de monde dans les patinoires. D’ailleurs, c’est la première fois que l’équipe de France féminine est présente, et nous, les hommes, notre dernière participation remonte à 2002. C’est à nous de se servir de cet événement pour bien représenter le hockey français et amener de la médiatisation en France par nos performances notamment. On est sur une bonne lancée parce qu’il y a aussi, en 2028, les championnats du monde puis les JO 2030 organisés en France.

  • À Marseille, la droite veut décentraliser la propreté

    À Marseille, la droite veut décentraliser la propreté

    La propreté a beau être une compétence métropolitaine, la droite marseillaise a rejeté la faute des problèmes de saleté dans la ville sur le maire sortant. Au lendemain de la présentation des propositions du Printemps marseillais en la matière (notre édition du 05/02), le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano, a dénoncé « un contre-feu soigneusement préparé en amont » à l’occasion d’une conférence de presse ce jeudi. « Benoît Payan a organisé une Marseille encore plus sale qu’il ne l’avait trouvée », accusait-il. Pour preuve, il dénonce « une police de la propreté qui a pour instruction de ne pas sanctionner », mais aussi l’état des parcs et jardins ou des plages, gérés par la municipalité, des promesses de campagne d’embauche d’agents pour la brigade de la propreté qui pour lui auraient dû être réalisées pour le mandat, les délégations confiées à deux adjointes marseillaises pour la voirie et la propreté. Faisant fi des collectes insuffisantes, de la gestion défaillante des déchets professionnels par la Métropole. Pour la droite, la solution passe par plus de décentralisation, la municipalité ayant refusé de récupérer la responsabilité de la propreté faute de moyens suffisants. « La propreté, la voirie doivent être gérés par les maires de secteurs », défend l’ex-maire (Hor.) des 4-5 Bruno Gilles. L’équipe de Martine Vassal défend aussi « une politique agressive de verbalisation pour l’extrême minorité qui salit Marseille », explique Romain Simmarano. Avec des embauches pour la seule police municipale. « Je ne pense pas qu’on ait besoin d’augmenter le nombre d‘effectifs de la propreté. Là, on est bien », juge Bruno Gilles.

  • Candidat dans les 6-8 à Marseille, Jean Baptiste Rivoallan vit à Carry

    Candidat dans les 6-8 à Marseille, Jean Baptiste Rivoallan vit à Carry

    « Avec Franck Allisio, la proximité, c’est l’efficacité ! », vantent les visuels publiés par les équipes du député RN de Marignane, candidat aux municipales à Marseille. Dans la foulée de la droite et du Printemps marseillais, celui-ci a annoncé ce mardi les noms de ses têtes de liste dans les huit secteurs de Marseille. « Dans les 6e et 8e arrondissements, Jean-Baptiste Rivoallan fait de la sécurité sa priorité », déclame Franck Allisio dans un clip doublé d’une musique épique.

    Cette désignation vient ainsi récompenser l’un des premiers transfuges de la droite ralliés à l’extrême droite. Ancien président du groupe de la majorité de Martine Vassal au conseil métropolitain, l’élu alors classé divers droite avait quitté ses rangs début juillet 2024 en apportant son soutien aux candidats d’extrême droite pour les législatives anticipées. Celui qui avait choqué, en 2021, en désignant un élu du Printemps marseillais comme un « homme de couleur » (notre édition du 20/10/21) avait ensuite rallié l’UDR d’Éric Ciotti au mois de septembre, avant d’œuvrer à débaucher d’autres élus de droite, particulièrement dans les 11-12 où il est aujourd’hui élu. Il est désormais vice-président de l’UDR, le seul de son parti à obtenir une tête de liste à l’extrême droite.

    Le chef d’entreprise a pourtant ses habitudes loin des 6e et 8e arrondissements où il a été désigné.

    Inscrit sur les listes

    Selon plusieurs témoignages, il habite en effet en plein centre-ville de Carry-le-Rouet, sur la Côte bleue, dans une belle maison avec piscine à deux pas du port de plaisance. Son nom figure bien sur l’interphone et sur la boîte aux lettres, son ancienne société – la présidence a été transférée à sa femme début 2024 – y est bien domiciliée. « Je le croise très régulièrement, et de temps en temps au PMU », témoigne un riverain qui le connaît. « Je vis à Marseille depuis vingt ans, et aujourd’hui dans le 8e. Le reste appartient à ma vie privée », oppose sèchement le candidat, qui est bien inscrit sur les listes électorales de l’arrondissement selon nos informations. Quoi qu’il en soit, il suffit d’un lien avec sa commune pour pouvoir s’y présenter, que ce soit par le paiement d’une taxe foncière, d’un loyer, de la contribution directe d’une entreprise… Reste donc à savoir si la proximité fait l’efficacité.

  • Candidat dans les 6-8 à Marseille, Jean Baptiste Rivoallan vit à Carry

    Candidat dans les 6-8 à Marseille, Jean Baptiste Rivoallan vit à Carry

    « Avec Franck Allisio, la proximité, c’est l’efficacité ! », vantent les visuels publiés par les équipes du député RN de Marignane, candidat aux municipales à Marseille. Dans la foulée de la droite et du Printemps marseillais, celui-ci a annoncé ce mardi les noms de ses têtes de liste dans les huit secteurs de Marseille. « Dans les 6e et 8e arrondissements, Jean-Baptiste Rivoallan fait de la sécurité sa priorité », déclame Franck Allisio dans un clip doublé d’une musique épique.

    Cette désignation vient ainsi récompenser l’un des premiers transfuges de la droite ralliés à l’extrême droite. Ancien président du groupe de la majorité de Martine Vassal au conseil métropolitain, l’élu alors classé divers droite avait quitté ses rangs début juillet 2024 en apportant son soutien aux candidats d’extrême droite pour les législatives anticipées. Celui qui avait choqué, en 2021, en désignant un élu du Printemps marseillais comme un « homme de couleur » (notre édition du 20/10/21) avait ensuite rallié l’UDR d’Éric Ciotti au mois de septembre, avant d’œuvrer à débaucher d’autres élus de droite, particulièrement dans les 11-12 où il est aujourd’hui élu. Il est désormais vice-président de l’UDR, le seul de son parti à obtenir une tête de liste à l’extrême droite.

    Le chef d’entreprise a pourtant ses habitudes loin des 6e et 8e arrondissements où il a été désigné.

    Inscrit sur les listes

    Selon plusieurs témoignages, il habite en effet en plein centre-ville de Carry-le-Rouet, sur la Côte bleue, dans une belle maison avec piscine à deux pas du port de plaisance. Son nom figure bien sur l’interphone et sur la boîte aux lettres, son ancienne société – la présidence a été transférée à sa femme début 2024 – y est bien domiciliée. « Je le croise très régulièrement, et de temps en temps au PMU », témoigne un riverain qui le connaît. « Je vis à Marseille depuis vingt ans, et aujourd’hui dans le 8e. Le reste appartient à ma vie privée », oppose sèchement le candidat, qui est bien inscrit sur les listes électorales de l’arrondissement selon nos informations. Quoi qu’il en soit, il suffit d’un lien avec sa commune pour pouvoir s’y présenter, que ce soit par le paiement d’une taxe foncière, d’un loyer, de la contribution directe d’une entreprise… Reste donc à savoir si la proximité fait l’efficacité.

  • A Marseille, l’Ifop conteste la paternité d’un sondage

    A Marseille, l’Ifop conteste la paternité d’un sondage

    « L’Ifop n’a pas réalisé d’enquête publiée à Marseille depuis celle pour La Provence en décembre 2025 », indique le sondeur. « Ce faux grossier, tout droit sorti du Minitel de 3615 Mytho, circulait depuis plusieurs jours pour tromper », tacle le porte-parole (Ren.) de la candidate de la droite, Romain Simmarano. Dans la foulée, Erwan Davoux a retiré sa publication. « Je ne veux pas de polémique avec l’Ifop, mais ce sondage existe bel et bien, non publié car la commanditaire ne le souhaite pas », explique-t-il.

  • La ministre de la Mer et de la Pêche lance un vaste appel à projets pour la décarbonation du secteur maritime

    La ministre de la Mer et de la Pêche lance un vaste appel à projets pour la décarbonation du secteur maritime

    « Ça y est, on a un budget ! Et on a inscrit la décarbonation du secteur maritime dans celui-ci via la déclinaison nationale d’un appel à projets », explique-t-elle. Ces appels sont en lien avec le marché carbone européen (ETS)* du secteur en place depuis 2024 et seront lancés « d’ici fin mars avec le ministère des transports » et « opéré par l’ADEME ». Ils portent sur « 3 thématiques : le déploiement de technologies de décarbonation à bord des navires, le soutien au chantiers navals pour les flottes et le financement d’infrastructures portuaires ».

    Concrètement, la ministre pointe « un soutien de 70 millions au bénéficie du secteur, via des autorisations d’engagements et 30 millions de crédit de paiement », développe-t-elle. Elle évoque aussi « deux dispositifs complémentaires, l’un avec la mobilisation de garanties de projets stratégiques jusqu’à 20 millions d’euros pour des projets de décarbonation, l’autre le renforcement des financements mobilisables via un dispositif de certificats d’économie d’énergie ». Elle cible des « technologies matures, comme le vélique ou les batteries ». « On veut lancer une vraie dynamique industrielle avec ces appels à projets. On œuvre pour un fléchage des ETS dans le secteur, il y a une légitime attente de ceux qui versent l’ETS mais il faut une vision stratégique pour que la décarbonation irrigue la filière », conclut elle.

    *Système de quota d’émission carbone comme il existe ailleurs, depuis 2024 les entreprises du secteur sont soumises au système d’échange de quotas d’émission (ETS) de l’UE

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Pierre Huguet

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Pierre Huguet

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Pierre Huguet, président du groupe Printemps marseillais. Municipales, écoles, tranquillité publique, logement, 9-10…

    À vous la parole ⬇️

  • Un OM volontaire mais trop brouillon avant le Classico

    Un OM volontaire mais trop brouillon avant le Classico

    Ce n’était pas parfait, mais on s’en contentera pour cette fois. Les Olympiens, sous tension depuis quelques jours suite à leur élimination en Ligue des champions, puis à un match nul au scénario catastrophique sur la pelouse du Paris FC quelques jours après, ont fait taire leurs détracteurs, mardi soir au Vélodrome, en remportant leur 8e de finale de Coupe de France face au Stade Rennais (3-0). « Je suis content du match, de la victoire et de la réaction. Rennes est une équipe forte et n’a jamais tiré au but », se réjouit Roberto De Zerbi, déjà concentré sur la suite du calendrier.

    « Maintenant, on prépare le PSG, Strasbourg et Brest. On cherche un peu de continuité et régularité. L’équipe a été concentrée. En première période, on a eu du mal à presser, on n’a pas été fluides avec la balle. J’avais peur d’être un peu déséquilibré avec quatre attaquants, un latéral qui monte et finalement, on n’a pas concédé un tir. Mon équipe est étrange, j’ai du mal à comprendre. Quand tu joues avec un défenseur de plus, tu prends trois buts, avec quatre attaquants, tu ne concèdes pas un tir », résume le technicien italien, persuadé que la réunion avec les supporters, survenue à La Commanderie à la veille de la rencontre, a fait son effet.

    Longoria prend la plume

    « Les supporters nous ont dit des choses justes, hier [lundi] à la Commanderie. Au stade, ils ont été avec nous, au-delà des banderoles, légitimes et justes. C’est à nous de trouver de la régularité. Nos supporters sont plus intelligents et connaisseurs que ce qu’on pense. Ils disent presque toujours la vérité. Ils étaient déçus de Bruges (0-3, le 28 janvier, synonyme d’élimination en phase de ligue de Ligue des champions), ils ont raison, c’est un match à avoir honte. Quand une équipe te donne l’idée d’être très forte, il est normal qu’il y ait des attentes. Elles sont parfois respectées, parfois non », lance De Zerbi, qui devra patienter jusqu’à jeudi (19h50) pour connaître son futur adversaire au stade des quarts de finale.

    Contre les Bretons d’Habib Beye, les Marseillais n’ont pas perdu de temps avant de faire mouche. Amine Gouiri, idéalement placé dans la surface après un tacle autoritaire et audacieux de Timothy Weah, a ouvert le score dès la 2e minute. Décisif également sur l’action qui mène au but de Mason Greenwood au retour des vestiaires, l’ancien rennais n’a toutefois pas été épargné par les sifflets lors de son remplacement. La faute sûrement à une occasion en or manquée quelques secondes plus tôt. « Je pense que je les comprends, je dois la mettre au fond, et si je l’avais mis au fond, ils auraient crié mon nom. Je fais la part des choses, mais le plus important aujourd’hui, c’était la victoire », martèle l’international algérien, contraint de laisser sa place à Pierre-Emerick Aubameyang à la 78e minute. « Je pense que comme tout attaquant, et je sais très bien à mon âge, c’est dommage de rater une occasion comme ça. Et surtout, j’imagine le regret qu’il a de sortir juste après, forcément. J’aurais aimé qu’il ait plus de temps », confie l’avant-centre gabonais de 36 ans, auteur du troisième et dernier but olympien de la partie en fin de match.

    C’est dans ce contexte que Pablo Longoria a pris la plume, ce mercredi, pour s’adresser aux supporters : « Ces dernières semaines ont été lourdes. Vraiment lourdes. Pas seulement à cause des résultats, mais à cause de ce qu’ils ont provoqué en nous tous : frustration, colère, parfois même un sentiment de vide. À Marseille, quand on touche quelque chose du doigt et qu’on le laisse s’échapper, ça fait mal. Ici plus qu’ailleurs. Décevoir un peuple, ce n’est jamais facile à digérer. Je ne veux jamais fuir cette réalité. Je l’assume. » Le président de l’OM ajoute : « Le problème de l’OM n’est pas le talent. Il est là. Le défi, c’est la régularité. (…) Aujourd’hui, ce qui compte le plus, c’est l’unité. (…) On avance. Ensemble. »

    Beşiktaş serait intéressé pour enrôler Murillo

    Écarté du groupe professionnel et rétrogradé en équipe réserve depuis l’élimination en Coupe d’Europe suite à son manque d’envie sur le terrain, qui a d’ailleurs été pointé du doigt par Roberto De Zerbi lors de la conférence de presse d’avant-match vendredi, le défenseur latéral droit Amir Murillo pourrait faire rapidement ses valises. L’Olympique de Marseille cherche à s’en séparer, mais les options ne sont plus si nombreuses, en raison de la fermeture du marché en France, Italie, Espagne, Allemagne ou encore Portugal, survenue le 2 février à 20h. Quelques marchés restent ouverts, en Turquie, en Grèce, en Autriche, en Roumanie, en Israël ou encore aux Émirats arabes unis. Selon la presse turque, le Besiktas aurait entamé des discussions préliminaires avec l’Olympique de Marseille au sujet de l’international panaméen. Pour l’heure, aucune offre officielle n’a été transmise au club marseillais. Arrivé à l’OM en août 2023 en provenance d’Anderlecht, Amir Murillo a prolongé son contrat jusqu’en juin 2028. Capable d’évoluer dans différentes positions, comme il l’a notamment prouvé sous l’ère Gattuso et De Zerbi, le défenseur de 29 ans a toujours du talent à revendre.