Le tribunal administratif a suspendu l’arrêté de fermeture rendu par le préfet des Bouches-du-Rhône, indique samedi 11 octobre l’association les Bleuets dans un communiqué, ajoutant : « Ce qui signifie que la mosquée reste ouverte. »
Une décision dont Georges-François Leclerc prend « évidemment acte », réagit-il sur les réseaux sociaux, précisant qu’elle « n’est pas (…) définitive » : l’arrêté étant « suspendu mais non annulé ». Sur le fond, le préfet « reste convaincu qu’une mosquée ne saurait employer un imam ayant été condamné pour apologie du terrorisme sans faire l’objet de mesure administrative » et se réserve « la possibilité à la lecture de la décision d’engager les voies de droit dont il dispose ». L’association indique
elle que « dans un esprit d’apaisement », elle va proposer une rencontre « par l’intermédiaire du conseil du culte musulman des Bouches-du-Rhône ».
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Mosquée des Bleuets : l’arrêté de fermeture suspendu
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Meublés touristiques : quatre investisseurs jugés
La Ville a assigné pour lundi, devant la juridiction civile, quatre importants propriétaires investisseurs qui exploitent des meublés touristiques sans autorisation préalable. Si un renvoi est demandé par certains, ce baptême judiciaire inaugural entend adresser un message de fermeté et obtenir le retour à la location classique de 33 meublés sous la pression de lourdes amendes civiles.
Contrôlés par les agents de la nouvelle brigade municipale de la direction du logement, les premiers assignés n’ont pas demandé d’autorisation préalable de changement d’usage. Ce ne sont pas les seuls, puisque la Ville de Marseille estime que 6 220 des 12 937 meublés touristiques ne sont pas en règle.
Au premier rang des assignés, Vincent Challier, un chirurgien de Périgueux qui se vantait d’être en flagrant délit dans le magazine « Complément d’enquête », avec 14 meublés en infraction au 30, rue Thiers (1er). On trouve ensuite l’investisseur Mehdi Guenouni pour ses neuf meublés exploités au 31, rue Barthélémy (1er). Il expliquera peut-être au juge comment ses travaux de décloisonnement, la semaine dernière, ont réussi à déstructurer les 3e et 4e étages, au point d’être l’objet d’un arrêté de mise en sécurité, procédure urgente. Autre investisseur assigné, un juge du tribunal de commerce pour deux « cabanons » sur l’anse de Malmousque et quatre meublés, rue Sainte-Françoise au Panier, trois autres rue Consolat. Et, enfin, un couple pour un meublé non déclaré et de surcroît dans un immeuble également en péril, rue Vacon.
La Ville entend demander au juge civil d’enjoindre ces quatre propriétaires à remettre tous ces logements en location classique sous astreinte de 3 000 euros par jour de retard et ce dans un délai de deux mois.
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#DisMoiPourquoi les poissons ne se noient-ils pas ?
La très grande majorité des poissons possèdent des branchies qui permettent de respirer dans l’eau. Tout comme nos poumons avec l’air, les branchies permettent de capter le dioxygène (O2) et de rejeter le dioxyde de carbone (CO2), mais dans l’eau. Les branchies ne fonctionnent que dans l’eau, tout comme nos poumons ne fonctionnent que dans l’air. C’est pour ça que les poissons ne se noient pas dans la mer, tout comme nous, les humains, ne nous étouffons pas dans l’air. »
Christophe Lejeusne, enseignant-chercheur à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (CNRS, IRD)
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Mouvement associatif : les bénévoles prennent leur devenir en main
Onze octobre. Le Mouvement associatif, qui regroupe plus de 600 000 associations sur le territoire national, a appelé à une mobilisation générale face à une crise « sans précédent » : financements sabrés, « risque de disparition », avec une chute de 41% des subventions en 15 ans et 54% d’associations en difficulté de trésorerie, selon le Mouvement associatif. « Il est important de se soulever, même un peu tard, car beaucoup d’associations ferment et sont dans le dur. Il est urgent de se demander comment on agit et comment on se saisit de cet élan pour ne rien lâcher. Un mot d’ordre circule déjà, celui de dire : on ne lâchera rien, rapporte Sandra Castebrunet, déléguée régionale pour le Mouvement associatif. Il faut se demander : comment saisir cette envie de grand rassemblement ? » À Marseille, ce sont 300 personnes qui se sont rassemblées sous l’ombrière pour que le statut de bénévoles soit légitimité et réclamer une reconnaissance du travail associatif. « On ne peut pas continuer à être considérés comme non indispensables où être vus comme des associations consommatrices de subventions. Il y a un enjeu à faire connaître le large spectre des associations, il faut que les politiques s’emparent de cette vision, quel que soit le bord politique », ajoute Sandra Castebrunet, qui admet que l’avenir politique et financier reste une « crainte » pour les associations. L’action, inédite, a trouvé son écho dans les communes alentour. À Venelles, commune proche d’Aix, six associations se sont jointes à l’appel du Mouvement associatif. « Les associations sont un lieu d’échange, de démocratie, de lien social : c’est le maintient de tout cela qui se joue actuellement, rapporte Michel Bianco, co-référent de l’association Carrefour Citoyen. Ce sont des enjeux qui font partie des questions politiques au sens large. »
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Les marionnettes suivent le fil des Bouches-du-Rhône
Avec les marionnettes portées par les comédiens Abdul Haq Haqjoo et Farhad Yaqubi, ce mercredi sur la scène du Théâtre le Comoedia d’Aubagne, l’histoire de l’Afghanistan s’anime pour l’ouverture de la 12e édition du festival En Ribambelle !.
Réfugiés de leur pays natal à Marseille en 2021, ils narrent dans Marjan, le dernier lion d’Afghanistan, leur rencontre avec l’ancien gardien du zoo de Kaboul, où se trouvait ce fauve, « offert par l’Allemagne en 1978 », qui « fut témoin des bouleversements successifs de son pays et, aujourd’hui, le symbole du courage du peuple afghan ».
Des arts mêlésVisible aussi le 15 novembre à l’Espace Gérard-Philipe de Port-Saint-Louis-du-Rhône, et le 22 novembre à l’Espace Robert-Hossein, à Grans, ce spectacle illustre le déclic de paysages mentaux offert par la marionnette et l’objet, leitmotiv du programme jusqu’au 29 novembre. Sur de nombreuses scènes du département, 22 propositions où ces arts « se mêleront à la danse, au théâtre, au clown », au premier rang desquelles Magnéééétique Face B, du 18 au 20 octobre au Théâtre Massalia, où une « comédienne-clown » répare les cœurs avec humour et poésie à partir de cassettes audio. Du côté des Salins, à Martigues, A vue mêlera cirque, arts plastiques et théâtre. Un spectacle qui éprouve les rétines et les âmes, en piste les 16 et 17 octobre. En Ribambelle ! ouvrira les imaginaires et même les lieux, se délocalisant du 19 au 21 octobre dans le bassin du J4, à Marseille, pour un ballet sur l’eau, Mizu, porté par une marionnettiste, sa créature de glace et une danseuse.
P.A. -

Tout pour saisir les enjeux de l’eau en Méditerranée
La gestion de l’eau à travers le passé, le présent et le futur sera au cœur de cette 3e édition des Rencontres interacadémiques méditerranéennes, de mercredi à vendredi, entre les murs de la bibliothèque marseillaise de l’Alcazar. Organisé par l’Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille, le colloque réunira 35 conférenciers venus de France, de Tunisie, du Maroc et d’Algérie.
« Le but est d’avoir une approche pluridisciplinaire, explique Marc Sentis, secrétaire perpétuel de la classe des Sciences de l’Académie. Il y aura des écologues, paléoclimatologues, historiens, urbanistes, architectes, ainsi que des représentants d’institutions issus de divers pays du pourtour méditerranéen. »
Durant trois jours, les participants tenteront de proposer une vision transversale des enjeux liés à la ressource en eau : de sa symbolique dans les différentes religions aux solutions face au réchauffement climatique, en passant par les questions de solidarité dans sa gestion.
Un colloque pensé pour être accessible au plus grand nombre. Des classes de seconde avec leurs professeurs, assisteront à plusieurs conférences. « L’objectif de ce colloque est que tout le monde puisse venir, explique Marc Sentis. C’est sans inscription et gratuit pour que les visiteurs de l’Alcazar, venus pour autre chose, puissent suivre les conférences. »
Les conférences et ateliers seront interactifs, avec un temps d’échange prévu entre les experts et le public.
Programme complet sur le site academie-sla-marseille.fr
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Philippe Négrier est parti
Nous le savions affaibli depuis ces dernières années mais il portait bien ses 94 printemps. Il y a une semaine, il participait encore à la réunion du mardi de sa cellule au 88, boulevard Chave.
Une page d’histoire de la vie du quartier du Camas se tourne avec la disparition de Philippe, un humaniste au sens plein du mot, engagé dans tous les combats pour la justice, la fraternité, la solidarité et la paix.
S’il naquit à Tourcoing en 1931 dans une famille nombreuse à laquelle sa mère, érudite et catholique pratiquante, transmit ses connaissances, c’est à Marseille qu’il s’attacha, lorsque son père ingénieur et héros de guerre y fut muté et plus particulièrement dans le quartier de Mazargues. C’est ici qu’à 15 ans, alors apprenti électricien, il découvrit le poids de l’action collective, lorsque poussé par un enseignant, il organisa la défense d’un camarade sanctionné injustement et menacé d’exclusion et qu’ainsi ils obtinrent l’abandon de la sanction. Il fut rappelé en Algérie en 1956 et servit dans les transmissions. Sa rencontre avec la violence de la colonisation et le désir d’émancipation du peuple algérien forgea sa conscience humaniste qu’il gardera toujours. Il était un militant du Mouvement de la Paix, dont il fut trésorier, parce que pour lui la paix était un combat fondamental.
Formé au séminaire où son supérieur sut très vite déceler toute sa personnalité, il fut ordonné prêtre, d’abord dans le Panier puis en 1965 de la paroisse Saint-Michel-Camas tout en vivant dans une communauté religieuse à la Plaine. Devenu prêtre-ouvrier, il découvrit la solidarité entre travailleurs, les luttes et l’action syndicale. Ses paroissiens gardent le souvenir d’un homme d’Église ouvert et attentif aux questions du monde, travaillant comme plongeur dans un restaurant Salon Saint-Louis puis comme électricien de bâtiment. Il était actif au sein du mouvement de l’ACO (Action catholique ouvrière). En 1977, Pierre Camoin le convainc d’adhérer au PCF dans le cadre du Programme commun pour continuer son engagement dans le quartier. Très vite, il prend de nombreuses responsabilités comme trésorier, puis chargé de formation et enfin secrétaire de la section des 4-5, en conservant en secret son activité d’électricien. En 1983, il est présenté aux élections municipales, ce qui lui valut un article incendiaire de la part d’un rédacteur en chef d’extrême droite. Mais il sera un infatigable conseiller d’arrondissements, travaillant sur le logement et les écoles avec Renée Aillaud et poursuivra son action politique au conseil général auprès de Paul Biaggini puis de Joël Dutto, où il fut particulièrement sensible aux personnes en situation de handicap dans les quartiers Nord de Marseille. En 2020, il continuait le combat en s’engageant dans la campagne du Printemps marseillais. Parmi ses engagements syndicaux, notamment au sein de la CGT, il soutint une grève des vendeuses de chez André sur la Canebière en 1968 et défendit un salarié de la Banque de France, licencié parce que séropositif. Il fut aussi trésorier de Loisir Solidarité Retraite et organisé dans ce cadre des visites culturelles dans le Panier.
Combien ceux qui l’ont côtoyé savent la belle personne qu’il était, emplie de culture et de sagesse. Ses prises de paroles nous poussaient à avancer sans se bloquer, à travailler tranquillement pour porter une vision d’avenir.
Il nous invite à enrichir notre réflexion, à faire vivre l’intelligence collective, à sortir des anathèmes, à rassembler les communistes et à mieux comprendre la société en insistant : « Nous sommes en recherche. » Un grand merci, Philippe, pour tout ce que tu nous as apporté.
Un rendez-vous est donné mardi 14 octobre à 11h à l’église Saint-Michel pour lui rendre un dernier hommage.
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La Corniche en fête pour Algernon
Du Pharo au David, les participants à la course Algernon ont vécu un dimanche exceptionnel.
Dès 10h12, le peloton s’est élancé de la colline dominant le Vieux-Port. Qu’ils soient engagés sur la course des 5 km, des 10 km ou sur l’épreuve de marche, tous n’avaient qu’un but : « Partager un moment de convivialité ensemble, faire se rencontrer des générations et des personnes qui n’ont pas vocation à cela. Montrer que l’inclusion peut être une fête », résume Arnaud Chikli.
Le directeur de courses et les organisateurs étaient satisfaits de voir ce flot multicolore descendre la Corniche, direction le David. Avec pour certains une boucle autour du Parc Borély
« Simplement magnifique »Parmi eux, Lalie. La Martégale était inscrite sur la course des 5 kilomètres et termine 3e de sa catégorie. Sa sœur Noémie était à ses côtés. L’aînée s’est envolée, avant de franchir la ligne, à quelques minutes de celle qui a gagné chez les féminines. « Je me suis accrochée et je suis allée au bout de moi-même, parce que je voulais défendre ce podium », a-t-elle soufflé, une fois la ligne franchie. Sous les hourras de Gaëlle, sa marraine, avec qui elle participe habituellement à la Ronde Martégale.
Au-delà de l’effort physique, c’est avant tout le partage qui
demeure le maître-mot d’Algernon. Ils étaient 700, lors de la première édition qui s’était élancée de Luminy. Dimanche, ce sont 7 600 participants qui ont répondu à l’invitation de l’association Algernon. « Par certains aspects, elle ressemble un peu à Marseille-Cassis ! Et au moins, à l’arrivée, c’est possible de se baigner », plaisante une des figures du rendez-vous, qui n’a manqué aucune édition.De son côté, Clara s’est élancée du Pharo pour la quatrième fois. « Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je ressens. Ce que j’ai vécu, c’est tout simplement magnifique. » La jeune femme, paraplégique depuis un accident, a couru avec une équipe qui l’accompagne dans ses défis depuis 2020. « Aujourd’hui, nous étions cinquante à ses côtés. Il y avait des pompiers, des soignants des hôpitaux de Hyères et la Timone qui sont toujours prêts à mouiller le maillot pour Clara », souligne la mère de l’athlète.
Pour ce qui est des performances scratch, Jérémy Villard et Juliette Tarakanov, de l’équipe AMU Aix-Marseille, ont gagné la course des 5 kilomètres, avec un chrono de 16’55’’ et 20’56’’. L’équipe des universitaires d’Aix-Marseille s’est également distinguée sur les 10 km, avec la victoire pour Quentin Berga (32’44’’). Alors qu’Aurore Bender est la première femme (44’01’’).
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