Tag: Marseille

  • Accusations de favoritisme : Stéphane Ravier au tribunal

    Accusations de favoritisme : Stéphane Ravier au tribunal

    « Les citoyens auront du mal à croire que celui qui fait la loi ne la connaît pas. » Alors que le sénateur Stéphane Ravier, ancien membre du Rassemblement national puis de Reconquête, et sa nièce Sandrine d’Angio sont sur le banc des accusés du tribunal correctionnel de Marseille, ce mardi, le procureur de la République donne le ton de l’audience qui s’y est déroulée.

    Pendant plusieurs heures, le tribunal a débattu de leur rôle dans l’utilisation des deniers publics lorsqu’ils étaient maires du 7e secteur, les soupçonnant de faits de favoritisme. En cause ? Le recours à deux sociétés, « liées car présidées par le même couple » comme le note la présidente du tribunal, pour la création d’un nouveau site web pour la municipalité et la gestion de celui-ci entre 2016 et 2018. Le tout « en n’ayant recours à aucune procédure de marché public, aucune mise en concurrence, aucune publicité ».

    Pour la mandature de Stéphane Ravier, les montants cumulés des différentes prestations s’élèvent à 46 760 euros hors taxe et 26 275 euros pour celle de Sandrine d’Angio. Donc au-dessus du seuil de 25 000 euros qui oblige les collectivités à des procédures de marchés publics avec les obligations légales qui vont avec. Les prestations étaient scindées en plusieurs devis et autres bons de commande entre les deux sociétés, avec un maximum de 24 000 euros et des brouettes. Et via des documents aux dénominations parfois bien similaires, des factures « création de site web » revenant à plusieurs reprises par exemple, à des dates très proches.

    Saucissonnage ou pas ?

    La question est de prouver un lien entre ces entreprises dans le service fourni. Et in fine, un partage des prestations afin d’éviter ce seuil des 25 000 euros. Le procureur y voit là « une tentative grossière de saucissonnage ». Pour lui, « les faits de favoritisme sont avérés » : « Le même jour, on a deux devis. Le devis de l’une des sociétés fait référence au devis de l’autre, les documents établissent eux-mêmes une homogénéité. Il y a le même actionnariat, aucune différence réelle de prestations […], une seule commande de l’autorité politique. »

    La défense assure de son côté que les prestations étaient bien différentes. « Les éléments qui lient les sociétés sont apparus pendant l’enquête, on ne peut pas leur reprocher de ne pas l’avoir su […]. Dire que 24 000 euros, c’est près de 25 000 et donc que c’est suspect relève de la divination », a plaidé le conseil de Stéphane Ravier et Sandrine d’Angio.

    La défense de Stéphane Ravier consiste à cantonner son rôle à une action purement politique et renvoie la responsabilité à son directeur financier. « Je donne les consignes et l’administration administre. J’ai demandé à ma directrice de cabinet la création d’un nouveau site, point barre », explique-t-il. « Le directeur du service financier ne m’alerte pas, j’avais aucune raison de m’inquiéter. […] Sur les feuilles, au milieu de centaines d’autres factures, il y avait déjà des signatures », développe-t-il.

    Lui comme Sandrine d’Angio certifient n’avoir aucun lien avec les sociétés en question, leur direction ou les actionnaires. Même schéma de défense pour sa nièce qui a pris sa succession à la mairie de secteur en 2017, et donc signé d’autres factures dans la foulée. Sa signature sur un bon de commande ? « Oui, mais je ne sais pas à quoi ça correspond. »

    Le procureur a requis six mois de prison avec sursis, 5 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité pour les deux. La décision du tribunal est attendue mardi 17 février.

  • Lancement de campagne en fanfare du Printemps marseillais dans les 11-12

    Lancement de campagne en fanfare du Printemps marseillais dans les 11-12

    « Je n’y arriverai pas sans vous car le Printemps marseillais c’est bien au-delà de ma personne, c’est la force des femmes et hommes qui s’engagent au quotidien ». Nathalie Tessier, Hervé Menchon, Michèle Rubirola, Samia Ghali… de nombreuses personnalités du Printemps marseillais entouraient le secrétaire du PS 13.

  • La culture au cœur de la campagne de Sophie Camard à Marseille

    La culture au cœur de la campagne de Sophie Camard à Marseille

    « Pour se distinguer des menteurs, il faut des actes, des témoignages », a défendu Sophie Camard, maire des 1er et 7e arrondissements (Gauche républicaine et socialiste), à l’occasion du lancement de sa campagne, organisé mardi soir dans la salle des rotatives de La Marseillaise.

    C’est pour avancer en cohérence avec cette conviction que l’élue, candidate sur la liste du Printemps Marseillais, a tenu à ouvrir la soirée avec quatre témoignages d’habitants et représentants de son secteur. Un moment « important » pour montrer « ce que c’est qu’une politique qui réussit ». Car Sophie Camard est fière de son bilan et le revendique : « Le redressement de Noailles [1er], les gens le voient. L’inauguration de l’école Baya [1er], du centre sportif Pape-Diouf [1er], du Jardin Saint-Nicolas [7e], les gens le voient, les gens le vivent. Et c’est sur ça que je m’appuie pour donner du crédit à ce que nous proposons pour la suite. » Au cœur des changements envisagés figurent la culture et rénovation urbaine.

    « Il faut être fier de notre centre-ville »

    « Nous affichons dans notre programme la volonté que notre centre-ville devienne un lieu majeur pour les arts et la culture, parce que c’est son identité. Il s’agit d’une zone avec beaucoup d’équipements et qui pourtant n’est pas mise en valeur [dans le discours dominant, Ndlr.], s’est agacé l’élue. Il faut être fier de notre centre-ville ». Rénovation du théâtre du Gymnase (1er), réhabilitation des anciens locaux des Galeries Lafayette dans le centre Bourse (1er) Sophie Camard souhaite donner du « beau », mais aussi permettre « l’accès au savoir et aux sciences pour tous ».

    Une ambition qui, selon elle, doit permettre de faire du « centre-ville un lieu de vie (…) dont est fier ». Et d’ajouter : « Je ne néglige pas l’aspect économique. Car la culture amène de l’attractivité, du tourisme, mais offre aussi beaucoup d’emplois. Il s’agit d’un secteur dans lequel de nombreux habitants du 1er arrondissement travaillent. »

    Autre grand chantier du mandat espéré par l’élue de secteur : « La rénovation urbaine et climatique ». « Un des enjeux majeurs qui nous attend est la rénovation du pourtour de la Gare Saint-Charles, une zone qui a besoin d’un vrai programme de réhabilitation », note-t-elle après avoir abordé les projets déjà entamés à Belsunce (1er), où 50 arbres doivent être plantés au niveau du parking Providence. Le réaménagement de la plage des Catalans (7e) est lui aussi inscrit au programme et demeurera un « espace public de bien commun ».

    Au sujet de la sécurité, baptisée « bien vivre ensemble », et à propos des mesures envisagées pour lutter contre le trafic de drogue, l’élue insiste : « La ville ne peut pas remplacer l’état. Mais nous mettons en place des réflexions sur la prévention et l’accompagnement social ».

  • Élections municipales : une jeunesse à rebours des idées reçues

    Élections municipales : une jeunesse à rebours des idées reçues

    Des jeunes avec des idées, prêts à aller aux urnes pour peu qu’on s’intéresse à eux. Selon les conclusions de l’enquête lancée par Aix-Marseille Université (AMU) avec le concours de la Fondation Jean-Jaurès et de l’Ifop, présentées mardi 10 février, 67% des étudiants se déclarent engagés, mais seulement 44% ont l’intention d’aller voter pour les élections municipales.

    Menée du 24 novembre au 22 décembre par le biais d’un questionnaire envoyé par courriel ou un QR code mis à disposition, sur un échantillon de 5 190 étudiants répartis sur dix villes, cette étude, « issue d’une démarche scientifique », insiste Éric Berton, président d’AMU, s’est intéressée à « la manière dont ils vivent leur vie d’étudiants et leur état d’esprit actuel ». « On considère qu’il y a une sorte d’invisibilité de la jeunesse, étudiante en particulier, et on voulait qu’elle soit vue et entendue, en particulier dans le cadre des élections municipales, car il nous semble qu’elles sont à une échelle concrète, qu’elles ont une réelle incidence sur la vie des étudiants dans la ville », explique-t-il.

    Le président d’AMU assumant dans nos colonnes, le 3 février, que le rôle de l’université était de « redonner le goût du vote ». En ressort le portrait d’une jeunesse « dynamique, mais aussi en colère », qui a « du mal à aller voter, mais s’il y a une offre politique correspondant à ses aspirations, elle n’est pas loin » de retourner aux urnes, résume Éric Berton. Une génération « confinée » qui a
    vécu « une succession de crises majeures », ajoute Gilles Finchelstein, secrétaire général de la Fondation Jean-Jaurès.

    Un fort sentiment de solitude

    Un jeune de 22 ans aujourd’hui a connu la crise de l’euro à 8 ans, celle des attentats à 11 ans, le Covid à 16 ans, la guerre en Ukraine à 18 ans, détaille-t-il. De quoi expliquer la priorité donnée à la santé quand 85% des étudiants jugent la thématique prioritaire pour les politiques publiques. Il y a aussi « le sentiment de solitude » : 66% de l’échantillon disant l’éprouver, « soit 20 points de plus que l’ensemble de la population », note Gilles Finchelstein, ainsi qu’un écart marqué entre « bonheur personnel et pessimisme collectif ». Pas moins de 79% des jeunes se disent heureux, 86% sont optimistes pour eux-mêmes, mais seulement 21% le sont pour l’avenir de la France, 18% pour celui du monde. Où une vie réussie, selon eux, c’est d’abord « avoir une famille heureuse » pour 58% des sondés, à égalité avec « avoir du temps libre pour profiter de la vie » suivi par « avoir de vrais amis » (51%).

    Les étudiants n’en n’oublient pas pour autant les autres : 79% d’entre eux ont apporté une aide financière directe à une personne dans le besoin, 61% ont fait un don à une association ou une fondation, 57% ont fait du bénévolat, 50% ont déjà créé ou rejoint une association. Leurs préoccupations sont diverses : droits des femmes et lutte contre le sexisme (97%), droits de l’homme (96%), environnement (95%), ou encore lutte contre le racisme (94%).

    Intéressés par l’élection présidentielle

    S’ils se sentent concernés par la chose politique, c’est au niveau national, 84% se disant intéressés par l’élection présidentielle contre 46% par les municipales. Seulement 40% des participants à l’enquête savent qu’il faut se rendre aux urnes en mars, 25% disent ne pas être inscrits sur les listes municipales, 28% envisagent l’abstention. Ce qui pourrait motiver les troupes : « Une offre politique qui correspond à [leurs] attentes » pour plus de 70% des étudiants. Au-delà de la santé qui arrive en première position, les thématiques de politiques publiques devraient porter sur la sécurité (69%), à égalité avec la lutte contre la pollution. La lutte contre le dérèglement climatique arrive en troisième position.

    Le timing pourrait aussi jouer. L’enquête ayant été réalisée en novembre et décembre dernier, « au fur et à mesure que les semaines vont passer, que la campagne va se lancer, ils vont s’y intégrer », estime Gilles Finchelstein. « Ce n’est pas une jeunesse perdue pour le vote », veut croire Éric Berton : « Aux politiques de prendre la responsabilité de faire des propositions. »

    Après cette enquête, un débat est organisé avec des représentants des candidats marseillais, mercredi 11 février, en présence d’une centaine d’étudiants.

    En chiffres

    67%

    des jeunes ayant répondu à l’enquête lancée par AMU se déclarent engagés pour une cause. Un chiffre qui monte à 70% chez les 22-24 ans, 72 chez les plus de 25 ans. Les causes défendues : l’urgence climatique, la lutte contre le sexisme ou la défense des droits humains.

    73%

    des abstentionnistes du panel de l’enquête menée par AMU déclarent qu’une offre politique correspondant à leurs attentes pourrait les faire changer d’avis.

    87%

    des étudiants de l’enquête se disent prêts à renoncer à la livraison de fast-fashion au nom d’une « conscience écologique », transformant la consommation « en levier d’action civique », estime AMU dans son analyse.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Jérémy Bacchi

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Jérémy Bacchi

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Jérémy Bacchi, sénateur (PCF) des Bouches-du-Rhône. Municipales à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône, luttes sociales, narcotrafic, logement, solidarité, métropole…

    À vous la parole ⬇️

  • La barre des 1000 joueurs franchie en un temps record

    La barre des 1000 joueurs franchie en un temps record

    C’est ce que l’on appelle un départ tonitruant. Moins de trois semaines après l’ouverture des inscriptions en ligne, le 22 janvier, la barre symbolique des 1 000 joueurs inscrits a été franchie ce lundi. 335 équipes étaient engagées à midi. Un temps de passage bien supérieur à l’an dernier, année du record historique de participation, puisque ce premier cap n’avait été franchi que le 23 février 2025, soit plus d’un mois après le lancement des inscriptions.

    Quatorze nations déjà sur la ligne de départ

    Alors évidemment, rien ne dit pour l’heure que le tout nouveau record (4 784 triplettes sur la ligne de départ en juillet dernier) sera effacé l’été prochain, au coup d’envoi de la 65e édition du Mondial La Marseillaise (5 au 8 juillet). Mais cette première tendance vient mettre du baume au cœur à l’équipe organisatrice qui se met en branle au cœur de ce pluvieux hiver.

    Que nous dit cette première salve d’engagement ? Que ce Mondial s’annonce déjà très international. Pas moins de quatorze pays sont déjà représentés. Sans surprise, l’Allemagne avec six triplettes mène le bal devant la Suisse (4).

    Les Pays-Bas, la Slovénie, le Luxembourg, le Danemark, Monaco et l’Italie complètent l’armada européenne. Le Sénégal, le Maroc et l’Algérie constituent, eux, les premiers représentants du continent africain, dont les ressortissants malgaches ont été, en 2025, la première nation étrangère à remporter La Marseillaise. Au total plus de 160 joueurs sont déjà annoncés, c’est une vingtaine de plus que l’an passé à la même époque.

    61 départements

    D’autres joueurs viennent de plus loin. On pense à cette triplette formée par Lamas Argentina, Dolan Dan et Rogers Rhonda, originaire d’Atlanta aux États-Unis. Trois Français expatriés au Brésil ont aussi pris place sur la ligne de départ. Portée par les Bouches-du-Rhône (56 équipes), la région Provence-Alpes-Côte d’Azur se taille évidemment la part du lion avec plus de 28% des équipes engagées mais les départements présents dans le top 5 des inscrits offrent une vraie diversité géographique : l’Isère (23 équipes), la Loire (18), le Rhône (18), la Gironde (13) ou la Haute-Garonne (11) sont bien installées dans le top 10. Au total 61 départements sont présents dont une triplette ultramarine, formée par Benjamin Couet, Vincent Dewez et Christophe Dicolangelo, licenciée à l’amicale bouliste Saint-Barth. Près de 7 000 km les séparent de Marseille.

    Tradition bien ancrée à La Marseillaise, les équipes venant en famille se font déjà remarquer. Une douzaine sont composées de joueurs portant le même nom et certaines s’affichent même 100% familiales comme les Ivaldi de Marseille, les Robin de Faverges de la Tour en Isère, les Negro de La Bouilladisse, les Maron-Nadalin engagés sous la bannière de la Boule joyeuse aussonnaise en Haute-Garonne, ou les Chaussinand venus de Coubon (Haute-Loire).

    Premières têtes d’affiche

    Deux chiffres retiennent également notre attention : 13% des équipes inscrites à ce stade comptent au moins une femme dans leur rang et quatre triplettes 100% féminines sont déjà engagées. Elles aussi entretiennent l’esprit de cette Marseillaise ouverte à tous.

    Rayon têtes d’affiche enfin, on note déjà la présence de plusieurs anciens vainqueurs. Patrick Messonnier, lauréat en 2015 et 2019, portera le n°25. Équipé de Michel Loy et Yohan Cousin, il a été un des tout premier à s’engager. Marco Foyot, sextuple vainqueur de l’épreuve, qui court après une septième couronne est aussi sur les rangs. Il fera équipe comme l’an passé avec Cissou Cantarell associé cette fois à Jérémy Fernandez, une équipe 100% Boule aixoise. Pierre Maurel, Maison Durk et Kévin Prud’homme sont aussi en lice, tout comme Rémy Galleau associé à Jason Giraud et Dylan Dubois.

  • Les circassiens vont entrer en piste sur la Canebière

    Les circassiens vont entrer en piste sur la Canebière

    Rendez-vous gratuit institué par la mairie des 1er et 7e arrondissements depuis cinq ans, « Au bout, la mer : cirque ! » revient clôturer l’entre-deux Biennale internationale des arts du cirque (Biac), dimanche 15 février, à partir de 10h, sur la Canebière. « C’est une édition particulière, la 5e et dernière de la mandature », rappelle l’adjointe aux mémoires et cultures du premier secteur, Agnès Freschel, à propos de cet événement qui réunit chaque année autour de 15 000 spectateurs sur la plus célèbre des artères marseillaises.

    « Des gens venus exprès comme d’autres qui n’ont pas l’habitude du spectacle. Alors que l’état du monde se dégrade, j’espère vraiment qu’on va pouvoir continuer. Cette ville tient bon grâce à des acteurs comme vous », s’adresse-t-elle en direction des artistes, parmi lesquels ceux de la compagnie Cirque immersif, qui viendra jouer trois Impromptus à 11h en bas de la Canebière au niveau du métro Vieux-Port, à 13h10 au niveau de la place du Général-de-Gaulle et à 15h20 en haut de la partie piétonne de l’avenue. « On explore l’espace urbain sur une perche en métal noir qui va de 2 m jusqu’à 8 m de haut », situe Debora Fransolin, qui voltige dessus, tandis que son compère Marin Garnier porte ce mât chinois géant de 20 kg. Ce dernier résume : « C’est un moment de suspension et de partage, autant acrobatique qu’aérien. On avait envie de prendre la perche, qui est à l’origine un agrès de cirque traditionnel, pour l’amener dans l’espace public. Pour cette proposition, ce sont les spectateurs qui nous aident à porter ce mât. Il passe de mains en mains. Sans eux, on ne peut pas avancer, il existe une interdépendance. »

    Trapèze et roue giratoire

    Parmi les autres formes à l’œuvre sur la Canebière, celle de la compagnie Les petits bras prendra ses quartiers à 12h10 et 15h15 face à la Chambre de commerce et d’industrie. Ce collectif composé d’artistes venus « de Finlande, du Pérou, du Canada, d’Islande, d’Espace ou de France » présentera « un spectacle de trapèze volant » depuis « une structure qui monte jusqu’à 10 m de haut », indique Guy Carrara, l’un des directeurs d’Archaos, pôle national des arts du cirque qui organise l’entre-deux Biac. À l’angle Canebière-Saint-Férréol (12h40 et 16h), Les Filles du Renard pâle montreront, elles, Roue giratoire, « essayant de contrôler l’incontrôlable dans cet agrès qui tourne dans tous les sens ».

    La journée d’« Au bout, la mer : cirque ! » sera également jalonnée d’ateliers de jonglage et hula-hoop. Sans compter, en parallèle, la tenue d’un marché, l’installation de jeux pour enfants, de « marchés de disquaires et de producteurs. On convoque tout cela pour passer un moment ensemble, et pas seulement voir des spectacles. C’est le plus important », estime Raquel Rache de Andrade d’Archaos.

  • Au Marché du soleil, 200 000 contrefaçons saisies

    Au Marché du soleil, 200 000 contrefaçons saisies

    Plus de 200 000 marchandises contrefaites ont été saisies par les services de l’état au sein du Marché du soleil, a annoncé le parquet de Marseille dans un communiqué de presse, ce lundi. Une saisie rendue possible par la fermeture administrative, à partir du 2 février, de l’immense bazar marseillais situé dans le 2e arrondissement, sous ordre de la préfecture des Bouches-du-Rhône.

    Pendant une semaine, les services de l’état ont coordonné une immense opération de contrôle dans le cadre d’une enquête judiciaire. Plus de 300 effectifs de police et des douanes ont été déployés pour contrôler 108 boxes commerciaux sur les 160 existants.

    42 millions d’euros

    Le parquet annonce avoir saisi des contrefaçons pour une contre-valeur estimée à un peu moins de 42 millions d’euros. Les fouilles ont également mis à jour des caches aménagées dans les faux plafonds afin d’y stocker la marchandise. Deux presses à floquer, ainsi qu’une quinzaine de machines à coudre destinées à l’apposition d’étiquettes de marque ont également été découvertes. 99 boxes commerciaux ont été contrôlés en possession de produits contrefaisants.

    La fermeture administrative du Marché du soleil est maintenue pour six mois par la préfecture, conformément à la nouvelle loi de juin 2025 sur le narcotrafic, qui permet de fermer tout lieu en cas de suspicion de blanchiment d’argent.

  • À l’Après M, la prévention santé à portée de quartiers

    À l’Après M, la prévention santé à portée de quartiers

    « J’étais venue récupérer un colis alimentaire. J’en ai profité pour remplir un test et j’ai un rendez-vous chez le rhumatologue », explique Alia, 57 ans, en repartant avec son chariot plein et un dépliant médical. Le parking de L’Après M était la première étape de l’année pour cette démarche volontaire et itinérante mise en place par la municipalité en collaboration avec l’ARS Paca, la CPAM, la préfète à l’Égalité des Chances, l’AP-HM et des associations de prévention et de promotion de la santé.

    Nadine, chargée de gestion de service santé publique de la Ville, fait le point sur sa liste : « Plus d’une vingtaine de passages depuis le début de la matinée. » Elle oriente sur Sésame 13 à La Rose pour des bilans de santé complets. Plus loin, Malika, de l’association Femmes familles Font-Vert, est passée « en voisine » voir Jessica, de la CPTS Actes santé, « qui nous a beaucoup aidés. On avait fait un Quiz café à la cité avec des thèmes comme “le gras c’est la vie” ou “je bois donc je suis” ».

    Venues de la Busserine, Mounira et son amie se renseignent sur le dépistage du cancer du sein et les effets de la ménopause. Elles apprécient le dispositif, « parce que pour avoir un rendez-vous, c’est la galère ». Jessica leur présente Albert, une application répertoire des acteurs de santé « pour orienter plus facilement les patients ».

    Proche, pluridisciplinaire

    Sur le stand de la Pass Santé de ville, qui a ouvert une antenne dans la copropriété extrêment dégradée des Rosiers, en novembre dernier, aux côtés d’un orthophoniste et de l’Addap 13, « on fait beaucoup d’ouvertures de droits AME, des rattrapages de vaccination… On reçoit surtout des femmes avec enfants », explique Roxanne. Grégoire confirme : « Il y a du travail, on sent qu’il faut être là, prendre le temps, mettre en confiance. » Proximité et pluridisciplinarité font bon ménage avec la prévention. Kader fait le tour des stands, découvre, puis s’avance avec hésitation vers Antoinette qui sensibilise sur les dangers du tabac. Après discussion, il a pris des informations et se laisse orienter vers une consultation au centre anti-tabac de la Timone.

    La municipalité poursuit son engagement d’aller vers des populations éloignées de l’offre de soin pour leur permettre d’échanger avec des associations et des professionnels. En 2025, cinq Villages Santé ont accueilli près d’un millier d’adultes, permis la prise de plus de 100 rendez-vous médicaux, réalisé 150 vaccinations et 200 consultations de dépistage du diabète, orienté 190 personnes vers des structures adaptées.

    Une approche que défend Michèle Rubirola (EELV), première adjointe au maire : « On a besoin du médico-social. Notre objectif est de faire en sorte que l’accès à la santé ne passe pas par des centres lucratifs pour permettre aux Marseillais de renouer avec la nécessité de veiller sur leur santé. »

  • À Marseille, François Roche fait vivre la voix de LO

    À Marseille, François Roche fait vivre la voix de LO

    François Roche remet le couvert. Candidat pour Lutte Ouvrière (LO) depuis une vingtaine d’années aux élections européennes, législatives, municipales ou régionales, il est la tête de liste du parti trotskiste sur le 8e secteur (15e et 16e arrondissements) de Marseille. « Les élections municipales ne changeront absolument rien à la vie des gens mais elles sont l’occasion de porter l’idée que les travailleurs doivent se défendre et de créer un réseau de travailleurs qui ne se résignent pas », prévient d’emblée celui qui en 2020 avait recueilli 0,98% des suffrages (125 voix) au 1er tour avec la liste « Faire entendre le camp des travailleurs ».

    Habitant de Saint-Henri dans les quartiers nord depuis plus de 25 ans, ce monteur-mécanicien chez Airbus a travaillé sur le port puis dans la sidérurgie à Fos. Engagé de longue date sur le terrain syndical, ce militant CGT de 60 ans mène donc sans surprise « une liste de travailleurs » qui dénonce la dictature de l’argent, la dégradation des services publics et appelle à l’organisation collective du monde du travail.

    Lui affirme la nécessité d’un « parti qui défende les idées du communisme, de la transformation de la société, de l’abolition de l’exploitation. Par rapport à tous ceux qui veulent une place, font des promesses et disent qu’avec eux tout ira mieux, nous on dit que c’est aux travailleurs de prendre leur sort en main. »

    « Pas sur la même planète »

    Et d’évoquer la venue la semaine passée de deux ministres à Airbus pour remettre un chèque de 36 millions. « C’est à peu près 0,5% des bénéfices d’Airbus. On prend de l’argent public à l’hôpital, à l’école, aux transports et on le donne à des entreprises qui font des bénéfices », regrette le candidat dont le parti présente aussi une liste à la mairie centrale menée par Rémy Bazzali.

    Comme lui, François Roche affirme sa différence sur le secteur de Sébastien Delogu, le député – candidat insoumis à la mairie pour la liste Marseille populaire. « Je ne me présente pas contre les autres et je ne tiens pas à me définir par rapport à Sébastien Delogu, au Printemps marseillais ou au RN. On n’est pas sur la même planète », répond l’ouvrier. « Ce sont des gens qui aspirent à gérer tel quel la société et le capitalisme, peut-être au mieux, peut-être au pire. Nous, on aspire à les renverser et on veut laisser vivante la perspective d’un changement de société par les travailleurs, faire que les richesses qu’ils produisent leur reviennent. Et ça, ce n’est dans le programme d’aucun parti. »