Tag: Marseille

  • Des CRS bien occupés assurent la sécurité sur la plage des Catalans

    Des CRS bien occupés assurent la sécurité sur la plage des Catalans

    Venue du Sud Ouest, la CRS 14 assure depuis le 14 juillet la surveillance d’une des plages les plus fréquentées de la ville, les Catalans. Les 5 policiers, maîtres-nageurs sauveteurs et Vttiste ont fort à faire, ont-ils expliqué ce mercredi 5 août à la préfète de police déléguée, Corinne Simon, venue leur rendre visite.

    Pas moins de 200 amendes forfaitaires spécifiques, des vols, des malaises et beaucoup d’incivilités, dont les enceintes à fond, le tout par 31 à 38 degrés, sept jours sur sept, de midi à 19h30, raconte le brigadier-chef Jean-François. Dans un seau, il a rassemblé un tas de matériel confisqué, destiné à la consommation de stup’, sur le mois. Quelques minutes auparavant, un homme complètement ivre et sous l’emprise de drogue a été arrêté.

    « Jusqu’à présent, il y avait deux plages surveillées par les CRS, Sormiou et La Ciotat », explique la préfète, « une demande a été faite auprès du cabinet du ministre de l’Intérieur pour avoir des effectifs supplémentaires parce qu’à chaque bilan que nous faisons en fin de saison, on s’aperçoit que la plage des Catalans est énormément fréquentée, il était important de mieux sécuriser ». Les CRS travaillent en partenariat avec la police municipale, précise Joël Canicave (PS), adjoint au maire en charge des finances. À l’ombre du mur du poste de secours, Simone, Albert, Pierrette, Corinne, Chantal, Lucie et Sabrine, qui « viennent là depuis 50 ans » sont ravis. « Cela fait du bien de les avoir, on va les regretter », déplore la bande de copines.

  • Quand la montagne vient à la rencontre des séniors à Marseille

    Quand la montagne vient à la rencontre des séniors à Marseille

    Si tu ne viens pas à la montagne, la montagne viendra à toi !

    Le sujet de thèse de doctorat de Marie Nivet et Josep Rebull, sous la direction de David Ben Dahan (Aix-Marseille université), Thomas Rupp (Université de Savoie-Mont Blanc) et Grégoire Millet (université de Lausanne) propose une alternative active pour accompagner les séniors au-delà de 65 ans.

    « L’espérance de vie augmente, et l’idée est d’accompagner ce fait en proposant des activités sportives adaptées, dans un cadre qui permet de retarder au maximum le recours aux médicaments » indique Marie Nivet. Étudiante au Bourget du Lac, elle s’est lancée dans une thèse dont le sujet est cet accompagnement. Thèse sur laquelle elle travaille depuis plusieurs années avec Josep Rebull, et qui implique deux sites universitaires français.

    « Des études ont montré que l’air des montagnes, en lui-même, avait déjà des vertus thérapeutiques. En y associant une pratique sportive adaptée à l’âge, il y a la possibilité de prolonger l’espérance de vie en bonne santé » poursuit-elle.

    Appel à candidats

    Les deux doctorants se sont donc lancés dans une étude clinique de longue haleine. Ils ont été les premiers à se lancer dans cette thématique, dont le but « est de comprendre comment la pratique sportive en altitude agit sur les muscles, notamment le cœur, et le corps » détaille Marie Nivet.

    Conscients qu’il n’est pas possible à tous les séniors de venir pratiquer régulièrement une activité physique en montagne, avec le concours de leurs directeurs de recherches et l’hôpital de La Timone, ils ont pu mettre en place une unité qui recrée les conditions d’une pratique en altitude.

    « Les exercices viennent au plus près des gens. Nous avons déjà effectué un suivi sur 20 personnes, et les résultats sont encourageants » poursuit la doctorante. Elle lance un appel afin que d’autres personnes rejoignent le programme. « Il y a peu de contrainte. L’étude se fait en trois séances d’une heure et demie. Les gens doivent avoir 65 ans et plus, sans limite haute ».

    Après une visite médicale d’aptitude, les séances se font sous encadrement. Au-delà d’une démarche de développement du sport santé, « cette recherche a pour objectif de mieux comprendre certains mécanismes du vieillissement afin de contribuer au développement de stratégies favorisant le bien vieillir », précise Marie Nivet.

    marie.nivet @univ-smb.fr

    josep.rebull-barrera@etu-univ-amu.fr

  • Une cagnotte pour les grévistes d’Haribo

    Une cagnotte pour les grévistes d’Haribo

    Dans le combat de longue haleine des salariés d’Haribo, toujours en grève depuis plus de 6 semaines pour une revalorisation salariale, il y a des soutiens qui comptent. Et si les grévistes se réunissent ce jeudi pour une mobilisation devant le site marseillais à l’appel de l’intersyndicale CGT-FO, du PCF 13 et de l’UD CGT 13, la solidarité envers leur mouvement social vient aussi d’internet et des réseaux sociaux. Car l’influente page Memes marseillais, suivie par plus de 120 000 personnes sur Instagram, et plutôt habituée à du contenu humoristique sur Marseille, a lancé, ce mardi soir, une cagnotte en ligne. Laquelle fait office de caisse de grève puisque reliée à la CGT Haribo, qui bénéficiera des fonds.

    « Même si on ne se considère pas vraiment comme des influenceurs, c’est notre rôle de nous positionner sur les sujets qui touchent notre ville. On avait déjà lancé une cagnotte pour les sinistrés de l’incendie de l’Estaque, l’année dernière », explique Noémie, alias Nono sur les réseaux sociaux, membre de la petite équipe derrière Memes marseillais.

    Une manière de participer à la lutte des salariés et de poursuivre la mise sous pression de la direction qui repousse les négociations au 28 septembre prochain (lire notre article du 5 août). « On veut faire passer le message que, tant qu’il n’y a pas de négociations, on ne parlera pas d’Haribo en bien », martèle Nono. L’initiative ne vient pas de nulle part puisqu’en lien avec le difficile dialogue social sur le site : « Le fait que la direction les laisse faire 6 semaines de grève, qu’elle soit aussi dure dans les négociations, alors qu’on parle d’une entreprise qui réalise des dizaines de millions de bénéfices, c’est scandaleux », dénonce Nono. Avant de rappeler le fond du sujet : « Ils demandent une augmentation de salaire en lien avec l’inflation ! Ils ne se mettent pas en grève pour le plaisir ! ».

    « Mettre de la visibilité sur le combat des salariés »

    Le lancement de cette cagnotte par une page de contenu humoristique peut surprendre certains mais il s’inscrit bien dans « les valeurs » défendues par cette dernière. « Haribo est une entreprise phare à Marseille, tout le monde la connaît mais elle doit avoir un devoir d’exemplarité. C’est en lien avec nos valeurs de mettre de la visibilité sur ce combat des salariés », développe Nono. Laquelle n’est d’ailleurs pas étrangère aux mouvements sociaux locaux : « Quand j’étais petite, j’avais suivi la grève de l’usine de thé à Gémenos [aujourd’hui devenue 1336 suite à reprise par les salariés en coopérative ndlr] depuis je n’achète que ce thé ». Le choix d’une cagnotte en ligne n’est pas anodin, tout comme celui de la plateforme qui l’accueille : « La cagnotte a un aspect communautaire : ça motive de voir que d’autres gens donnent, qu’il y a un objectif et Tribee est une plateforme éthique qui ne prend pas de commission ». En bref, de quoi redonner de la force aux salariés d’Haribo.

    *Retrouvez la cagnotte sur tribee.fr

  • Le bailleur Erilia rafraîchit les 276 logements de Cap Janet

    Le bailleur Erilia rafraîchit les 276 logements de Cap Janet

    Les enfants s’en sont donné à cœur joie sous les jets des quatre mâts brumisants de l’îlot fraîcheur créé dans le petit parc au cœur des trois tours de 15 étages qui surplombent la rade nord. Erilia avait invité, mercredi après-midi, ses locataires et ses partenaires à inaugurer l’opération de rénovation engagée jusqu’en 2028.

    Le coup d’envoi des travaux visant à améliorer la performance énergétique des bâtiments, le confort thermique des logements et le cadre de vie des habitants a été donné en mars dernier sur la tour B. Une rénovation avait eu lieu dans les années 2000 mais « elle ne concernait que les façades nord particulièrement exposées aux vents et intempéries », explique Louis Arnaud, directeur régional Erilia Marseille. Or, réhabiliter ne s’arrête pas à un ravalement de façades pour le bailleur aujourd’hui : « C’est améliorer le quotidien, réduire les charges et redonner de la valeur au cadre de vie », précise le directeur général, Antoine Jeandet, « une participation à l’effort de cent euros par an environ sera cependant demandée aux locataires ».

    La fin des passoires

    Une hausse qui doit être compensée par des charges moindres « avec 40% d’économie sur la consommation d’énergie » estime Hafif Bey, conducteur de travaux principal de l’entreprise Girard. Au programme : Isolation, pose de doubles vitrages, persiennes, rénovation des salles d’eau et WC, remise en peinture et éclairage des parties communes, amélioration de la ventilation, installation de brasseurs d’air, sécurisation électrique, chaufferie hybride avec pompe à chaleur, panneaux solaires… L’objectif est simple : des logements plus confortables, été comme hiver, « moins énergivores et passés de classe D à B après travaux », précise encore le responsable d’opération Imad El Khouri.

    Pour Fatima, locataire d’un T3 « avec vue mer pour 400 euros » depuis 1998, « on va pas se plaindre » et les améliorations apportées « font supporter les travaux ». Zoubida, 87 ans, est pressée de troquer la baignoire contre une vaste douche. Elle habitait « la tour B alors que la C n’était pas finie » et « trois de ses enfants vivent ici ». Et malgré le vent, le taux de rotation à Cap Janet ne dépasse guère 3%.

  • « Tic », chef présumé de la DZ Mafia, interpellé

    « Tic », chef présumé de la DZ Mafia, interpellé

    Le procureur de Marseille, Nicolas Bessone, a confirmé hier l’arrestation le 20 juillet en Algérie de Mehdi Laribi, 36 ans, présenté comme un des chefs et fondateurs du gang marseillais, DZ Mafia.

    Originaire de la cité Bassens dans les quartiers nord, le Franco-Algérien a été arrêté sur exécution d’un mandat d’arrêt des juges d’instruction en charge du dossier « Octopus » ouvert à la juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Marseille. Le 9 mars 2026, une vaste opération avec 1 000 militaires de la Gendarmerie nationale avait permis l’interpellation de 43 individus soupçonnés d’occuper un rôle important au sein de la « DZ mafia »

    Mehdi Laribi, 36 ans, est suspecté d’être un des patrons de la DZ Mafia. La qualification pénale de « direction ou organisation d’un groupement ayant pour objet une activité illicite liée aux stupéfiants » est un crime passible en France de la réclusion criminelle à perpétuité et de 7,5 millions d’euros d’amende.

    Mehdi Laribi, alias « Tic », n’a toutefois pas été placé en détention provisoire. Il est sous contrôle judiciaire des autorités algériennes, ce qui relativise beaucoup l’annonce triomphaliste du garde des Sceaux Gérald Darmanin qui a aussitôt salué sur X l’arrestation de celui qu’il regarde comme « une cible prioritaire de la justice française dans la lutte contre la drogue et la criminalité organisée » et a remercié les « autorités algériennes pour cette avancée et cette coopération ».

    « Petit, j’étais rachitique »

    Ce n’est pas demain ni même dans quelques mois qu’on assistera à la remise de l’individu recherché par la France et à sa descente d’avion sur le tarmac d’un aéroport français. L’Algérie n’extradant pas ses nationaux, il faudrait que la justice algérienne s’empare des poursuites françaises. Autant dire que le verrou relève de la diplomatie. Son placement sous contrôle judiciaire – dont les obligations ne sont d’ailleurs pas connues – ne semble pas orienter dans cette direction. Le même obstacle a profité à Mohamed Djeha, alias Mimo, 44 ans, chef du réseau de la Castellane, sous contumace d’une peine de 30 ans de réclusion. Arrêté en juin 2023 près d’Oran, il avait alors été placé en détention provisoire. Le dossier « Trident » a depuis viré au fiasco.

    Mehdi Laribi est regardé comme un des membres du « triumvirat » qui dirige la DZ Mafia avec Amine Oualane et Gabriel Ory, actuellement détenus dans des prisons de haute sécurité. Il avait été condamné fin 2015 à 25 ans de réclusion pour un triple assassinat en bande organisée à Bassens. « On vous appelle Tic ? » s’était étonné le président de la cour d’assises d’Aix-en-Provence où il répondait avec son frère d’un triple « barbecue ». « Oui parce que petit j’étais rachitique » avait répondu Mehdi Laribi. Son palmarès pénal était déjà chargé quand ado il avait joué un second rôle sous le nom de « Rachitique » dans « Khamsa », le film du réalisateur Karim Dridi tourné à Marseille en 2007. À la juge d’instruction d’alors, il avait répondu : « J’ai fait connerie sur connerie mais madame je ne suis pas un tueur, j’ai vraiment honte quand on m’accuse de ça, je ne suis pas un caïd, je veux juste être un petit jeune comme tout le monde ».

  • Pour l’abolition de l’arme atomique

    Pour l’abolition de l’arme atomique

    Pour que nul n’oublie l’horreur, pour que chacun soit sensibilisé au danger de l’arme nucléaire et qu’à terme, celle-ci soit abolie : les pacifistes se réunissent, comme chaque année, en mémoire d’Hiroshima et Nagasaki pour le 81e anniversaire des bombardements atomiques. Ce rassemblement, prévu à 18h au monument des Mobiles à Marseille*, sera l’occasion pour le Mouvement de la Paix 13 de lancer une grande campagne citoyenne et politique en faveur du Traité d’interdiction des armes nucléaires (Tian).

    L’organisation pacifiste veut mettre en débat la théorie de la dissuasion et la présence d’armes atomiques sur la base aérienne 125 d’Istres. « C’est un territoire interdit où les choses sont gérées sans aucune transparence et où des dangers notoires, notamment les bombes atomiques, représentent une menace pour toute la population », tempête Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix des Bouches-du-Rhône. Les militants veulent promouvoir la notion de sécurité humaine. Ce concept des Nations Unies vise à placer l’individu au centre des priorités à la différence de la sécurité nationale. Pour Michel Dolot, les décisions budgétaires du gouvernement français illustrent à eux seuls l’opposition entre ces deux notions « tous les moyens sont pour la sécurité de l’État et très peu sont dévolus à la sécurité humaine. Cela donne des polémiques qu’on voit autour du nombre de Canadairs, à côté des moyens qu’on met pour les bombes atomiques », fustige-t-il.

    « Plus d’argent dans les armes que dans la santé »

    Une indignation partagée par Yves Perrin Toinin, secrétaire adjoint de l’Association internationale des médecins pour la prévention de la guerre nucléaire (AMFPGN), « la loi de programmation militaire prévoit que d’ici à la fin de la décennie on ait doublé les budgets notamment ceux pour l’arme nucléaire, avec la création de nouveaux missiles, de nouvelles ogives, de nouveaux engins comme les sous-marins nucléaires, un nouveau porte-avions. Un ensemble qui fait qu’on ne va pas du tout vers le désarmement, bien au contraire », dénonce le médecin. « Cet été, par exemple, on a vu les décrets tomber, doublant les franchises médicales sur les médicaments, augmentant le reste à charge. On met beaucoup plus d’argent dans les armes que dans la santé », éructe-t-il.

    Le professionnel de santé entend, lors du rassemblement marseillais, sensibiliser les participants aux conséquences médicales de l’arme nucléaire. Les bombes larguées le 6 août 1945 sur Hiroshima et trois jours plus tard sur Nagasaki ont causé la mort de 110 000 à 210 000 personnes, sans compter les milliers ayant contracté des maladies, notamment des cancers. Selon un sondage Ifop pour le Mouvement de la Paix, La Marseillaise et l’Humanité, 80% des personnes interrogés déclarent craindre l’utilisation de l’arme nucléaire. Un sujet que les participants à cette campagne ont l’intention de pousser dans la course à la présidentielle.

    L’un de leur objectif est que la France, puissance nucléaire, ratifie le Tian : « pour qu’elle soit un exemple, avec une diplomatie souveraine, qu’elle garde une voix indépendante qui ne se plie pas à l’Otan et refuse de s’aligner sur les intérêts états-uniens », tranche Coralie Hernandez, responsable fédérale de la commission solidarité internationale et paix au sein du PCF 13. Et renchérit : « la paix, c’est un combat politique de classe qui s’articule avec la lutte anti-impérialiste et une transformation sociale ».

    *(Square Léon Blum 1er)

    80%

    des Français
    déclarent avoir peur
    des armes nucléaires
    selon un sondage Ifop réalisé pour
    le Mouvement
    de la Paix,
    La Marseillaise, l’Humanité
    en janvier dernier.

  • Abolir la Bombe

    Abolir la Bombe

    Mettre fin à l’engrenage de la guerre. C’est l’urgence de ce début de XXIe siècle, 81 ans après la bascule dans l’ère de la bombe atomique avec les bombardements criminels des deux villes japonaises d’Hiroshima, le 6 août 1945, et de Nagasaki, trois jours plus tard, le 9 août.

    Aucun objectif militaire n’était visé. Le Japon avait perdu mais il fallait aux États-Unis une démonstration de force. Les leçons d’Hiroshima et de Nagasaki ne doivent cesser d’être tirées et enseignées. L’arsenal nucléaire est désormais massif et les guerres en cours, menées par des pays qui possèdent la « Bombe », font planer une menace réelle sur l’humanité. Aussi, la campagne lancée ce jeudi à Marseille par le Mouvement de la paix est d’intérêt public. Car l’économie de guerre, au prétexte de secourir notamment l’Ukraine lâchement agressée par la Russie de Poutine depuis 2022, est en train de prendre le pas sur le droit international et la diplomatie.

    Culture de paix

    Cette orientation belliciste des budgets publics nationaux et internationaux (celui de l’Otan notamment) partout dans le monde, et en particulier en Europe, est extrêmement inquiétante. Car elle se fait au détriment de la paix en minant les investissements publics nécessaires aux politiques sociales, aux services publics, à la culture, la santé, l’environnement.

    La culture de paix est un long apprentissage. Exiger l’abolition des armes nucléaires participe de cette culture qui fait le choix de la fraternité, de la coopération, de la vie. La paix est un enjeu démocratique qui doit être au cœur de la campagne présidentielle.

  • Les salariés de Pamar attendent leur reprise après mille jours sans travail

    Les salariés de Pamar attendent leur reprise après mille jours sans travail

    Voilà deux ans et demi qu’on se bat pour retourner travailler. On ne cédera pas aux intimidations. Nous faisons confiance à la justice française ! », a déclaré Kalathoumi Ibouroi, déléguée syndicale CGT à la sortie de l’audience.

    En 2023, les salariés dénoncent des conditions de travail et d’hygiène inacceptables dans la blanchisserie Pamar qui gère le linge des cliniques Vert-côteau, Beauregard et Sainte-Marguerite (GIE Sainte-Marguerite, repris par le groupe Almaviva). Suite à quoi ils sont menacés de mort par des proches de leur cheffe de service (jugement de la cour d’appel du 12 décembre 2025). Démarre un droit de retrait et une procédure juridique pour retrouver leur poste en toute sérénité qui durent depuis 31 mois. « Un record ! C’est inédit », commente Me Steve Doudet, leur avocat. À chaque passage devant les tribunaux, les salariés gagnent leur droit au respect. Leur réintégration dans la filiale est ordonnée.

    Le grand mépris

    Après avoir joué la montre, la direction du groupe les replace sous l’autorité de la même responsable… En proposant une aide psychologique. Une décision justifiée par le fait que la personne a endossé, un peu avant le passage en cour d’appel, une délégation syndicale et se trouve protégée. « Quand ils nous ont envoyé les lettres de licenciement, ils s’en moquaient qu’on soit sous mandat syndical », déplore la déléguée syndicale CGT. « C’est usant, fatiguant moralement, mais on ne peut pas abandonner, martèle Kalathoumi, on n’a rien fait de mal. On demande juste le droit de travailler dignement et en sécurité. » Le dernier mot de ce trop long combat reviendra au juge le 3 septembre.

  • [C’est l’été] Une soirée pizza dédiée à l’emblématique moit-moit

    [C’est l’été] Une soirée pizza dédiée à l’emblématique moit-moit

    C’est sous les rayons d’un coucher de soleil estival que la Ville de Marseille dans le cadre de sa programmation de l’été, organise une soirée unique où l’histoire rime avec la fête. L’occasion aussi de célébrer le patrimoine culinaire et culturel de cette ville de Méditerranée. Sur l’esplanade de la Major petits et grands se rassembleront pour un moment de partage, de plaisir et de gourmandise. Bien que l’ensemble des trois créneaux proposés pour participer à ce moment festif soit complet, rien ne vous empêche d’aller y faire un tour et de découvrir ou redécouvrir l’histoire de la naissance de cette pizza devenue aussi culte que mythique et qui suscite toutes les convoitises.

    Entre Naples et Marseille

    Bien que cette spécialité gastronomique ait été introduite par les familles napolitaines venues à Marseille pour fuir la paupérisation de l’Italie à la fin du XVIIIe siècle, c’est dans la cité phocéenne en 1962 que Jean Méritan, steward sur les bateaux en Méditerranée, a eu l’idée de transformer un camion en temple de la pizza. Aujourd’hui, cette innovation répandue en France et dans le monde entier fait côtoyer ambiance festive et régal pour les papilles.

    Pâte fine, ingrédients frais et art de vivre méditerranéen seront donc à l’honneur lors de cet événement accompagné de musique pour vous déhancher jusqu’au bout de la nuit.

    Quant à la pizza moitié-moitié ou moit-moit aussi appelée mezzo mezzo elle a aussi vu le jour à Marseille et se compose d’une moitié de la pizza aux anchois et l’autre moitié au fromage, traditionnellement de l’emmental à Marseille, sur une base de sauce tomate.

    La légende marseillaise

    Née de la forte influence de la culture napolitaine et populaire marseillaise, cette pizza regroupe les deux ingrédients les plus appréciés et les plus populaires à l’époque.

    La légende qui circule dans les rues de Marseille raconte que c’est Chez Sauveur, pizzeria qui existe toujours dans le quartier de Noailles. Deux seuls choix de pizzas existaient dans le temps et pour commander il fallait appuyer sur un bouton mais un client se serait trompé en appuyant sur les deux boutons en même temps créant la moit-moit…

  • Des moyens supplémentaires pour nettoyer les plages de Marseille pendant l’été

    Des moyens supplémentaires pour nettoyer les plages de Marseille pendant l’été

    « Tuuut, tuuut, tuuut », le bruit de la tamiseuse sur la plage de la Pointe-Rouge résonne dans le quartier encore endormi. Les 42 agents de la Ville se réveillent à l’aube, tous les matins, pour nettoyer les 17 plages marseillaises. Ce mardi, au lever du soleil, entre les quelques baigneurs matinaux, la tamiseuse trie le sable et garde les déchets, un agent passe le jet à haute pression et un souffleur réunit les déchets en tas.

    Pour l’été, la ville de Marseille a « renforcé son dispositif avec des collectes nocturnes, plus de poubelles sur les plages et quatre bennes qui assurent quotidiennement la collecte séparée des ordures ménagères, des emballages et du verre », argumente Hedi Ramdane, adjoint au maire de Marseille, délégué à la propreté dans la ville. « En plus des Marseillais, on fait face à 5 millions de touristes, on avait besoin d’améliorer le dispositif et on continuera de le faire », ajoute-t-il.

    Responsabilités partagées entre Ville et Métropole

    Chantal, habituée à venir nager tôt le matin, a remarqué un changement ces derniers temps, « c’est vrai que c’est mieux, le matin quand j’arrive c’est propre, constate-t-elle, mais il y a toujours un sujet avec les poubelles surtout sur la Corniche ». C’est la Métropole qui s’occupe de mettre des poubelles dans la Ville, et la mairie qui gère celle sur les plages. Hedi Ramdane affirme avoir demandé à la Métropole « d’être plus présente aux abords des plages ».

    Concernant les infractions, l’adjoint a décidé « de faire de la sensibilisation et du nettoyage, et si on doit verbaliser on le fera ». La Métropole avait expressément demandé à la mairie d’être plus ferme sur la verbalisation concernant les déchets sauvages. « On va augmenter le nombre d’agent de la police de l’environnement, et les contrôles des professionnels, notamment ceux qui ont des terrasses et qui jettent les déchets sur le trottoir, explique-t-il. Je compte également utiliser les caméras qui sont en train d’être installées dans la ville pour faciliter les contrôles. » Pour l’instant il y a un seul agent. Hedi Ramdane souhaite qu’il y en ait quatre qui puissent regarder les caméras.

    Il est 8h sur la plage de la Pointe Rouge, l’agent municipal range son matériel de nettoyage, la tamiseuse fait son tour et les baigneurs arrivent pour profiter d’une plage propre.

    Gabrielle Cartellier