Tag: Marseille

  • À Saint-Louis, le futur data center dépasse les seuils

    À Saint-Louis, le futur data center dépasse les seuils

    La ruée des centres de données vers Marseille ne s’arrête pas. Tandis que s’achève la construction du MRS5 de Digital Realty sur les emprises du grand port maritime le long de l’A55, un data center de taille équivalente doit voir le jour sur l’ancienne friche industrielle de Saint-Louis Sucre, dans le 15e arrondissement de Marseille. Porté par le groupe états-unien Edged Energy cofondé en 2019 par le groupe Koch, ce projet à 300 millions d’euros vient se greffer à la création d’une cité du cinéma par l’entreprise martégale des Studios de la Méditerranée (notre édition du 08/10/2024), ainsi que d’un centre logistique, sur 4,6 hectares de la friche.

    Le mardi 21 juillet, la préfecture a fixé au 24 août prochain le début d’une consultation publique de trois mois afin de pouvoir délivrer l’autorisation environnementale pour le centre de données. Une demande de permis de construire conjointe avec le projet de cité de cinéma a d’ores et déjà été déposée auprès de la municipalité, le 8 août 2025, portée par les Studios de la Méditerranée au travers de la Foncière Saint-Louis. « Notre objectif est de créer un studio 2.0 qui ait tout ce dont les productions ont besoin, du tournage à la postproduction et donc au stockage des données », justifiait son directeur général Michaël Ristorcelli auprès de nos confrères de Marsactu au mois d’avril dernier. De quoi, surtout, équilibrer ce chantier à 68 millions d’euros : tandis que l’entreprise a reçu 27 millions de subsides publics du Centre national du cinéma (CNC), le site d’information révélait que la Foncière percevrait 43 millions d’euros de la part d’Edged Energy pour l’exploitation sur cinquante ans de son data center.

    Prévu pour être livré fin 2028 avec un chantier engagé avant la fin de l’année selon la note de présentation non technique consultée par La Marseillaise, le centre de données doit occuper une surface de plancher de 21 900 m² sur trois étages, avec la création de 30 emplois directs. Tandis que l’entreprise promet l’installation de plantes grimpantes et de panneaux photovoltaïques sur sa façade haute de 33 mètres, « les bâtiments historiques de l’usine Saint-Louis seront en partie conservés et réhabilités », esquisse aussi la présentation. Ordonnées en 2021 par la préfecture, les démolitions « illégales » d’éléments patrimoniaux classés remarquables de l’usine historique ont été interdites par la municipalité en 2024. Mais tandis que 12 groupes électrogènes de secours d’une puissance électrique de 98 mégawatts doivent être installés sur le data center, « les risques sanitaires aigus induits par les rejets atmosphériques du site sont non significatifs », promet l’entreprise états-unienne, qui assure aussi travailler avec la municipalité pour récupérer la chaleur fatale des serveurs.

    Plafond sans contrainte

    Surtout, la société indique auprès de La Marseillaise vouloir installer là une puissance informatique totale de 20 mégawatts. Une puissance largement supérieure au plafond posé dans le schéma d’orientations de la Métropole « pour un accueil vertueux des data centers » voté le 1er juillet 2025. « En tissu urbain dense, seuls les projets en dessous de 12MW seront étudiés », posait l’institution (notre édition du 26/06/25), dans un document certes non contraignant face aux carences de la législation. « Nous sommes en dialogue constant avec les différents services instructeurs, dont ceux de la Métropole, dans le cadre de l’instruction du projet », répond Edged Energy en renvoyant vers la future consultation publique. Quant à la municipalité qui doit délivrer les autorisations d’urbanisme, elle évacue rapidement : « Le permis de construire est en cours d’instruction et il n’est donc pas possible de communiquer sur le sujet ».

    « Nous sommes en dialogue constant avec les différents services instructeurs. »

  • [C’est l’été] Quand le Marseille d’hier dialogue avec la ville d’aujourd’hui

    [C’est l’été] Quand le Marseille d’hier dialogue avec la ville d’aujourd’hui

    Le Vieux-Port au XIXe siècle d’un côté, le Vieux-Port au XXIe siècle de l’autre. C’est la couverture du livre Marseille Hier & Aujourd’hui de Clément Allemand, un Marseillais passionné d’histoire et d’images anciennes, dont la sortie est prévue au mois d’octobre.

    L’ouvrage regroupe une cinquantaine de rephotographies, l’action de refaire la même photographie d’un même lieu et d’un même point de vue à deux moments différents, qui retrace l’histoire de la cité phocéenne. Le livre s’ouvre sur un avant/après du Vieux-Port. Une « arabesque » fait ensuite voyager le lecteur dans Marseille, du Panier aux Calanques en passant par la Belle de Mai et l’Estaque. L’auteur du livre puise les images anciennes de ses rephotographies dans la collection de cartes postales de son arrière-grand-père, Célestin Blanc, qui s’étend de 1914 à 1930. « Mon arrière-grand-père a fait la guerre dans la marine. Au dos de la carte postale, il racontait son quotidien à ses parents. À l’époque, c’était assez commun de garder la correspondance », explique l’étalonneur de métier. Il recherche aussi ses images dans les archives institutionnelles, principalement dans les archives municipales de Marseille, qui possède plus de 6 000 cartes postales.

    Trois ans de travail

    Ce livre est né d’une balade de Clément Allemand sur le boulevard Longchamp en 2021. Un panneau de Dominique Piazza, Marseillais et inventeur de la carte postale photographique, l’interpelle. Passionné d’images anciennes, le diplômé de l’école de cinéma d’Aubagne « tire le fil » et se penche sur un projet de film documentaire sur l’histoire de la carte postale. Un documentaire qu’il n’a pas pu réaliser, faute de diffuseur preneur. Mais il n’avait pas dit son dernier mot. « J’avais fait beaucoup de recherches sur la carte postale, je me suis retrouvée avec pleins d’exemplaires. Au lieu de mettre ça de côté, j’ai décidé de créer un compte Instagram. » Et de réaliser des rephotographies avec les cartes postales. Son compte, intitulé « Marseille Avant/Après », créé en 2023, est suivi par 6 000 abonnées et regroupent 250 publications. « J’aime la beauté des images d’archives et cette impression de regarder dans le passé », confie Clément Allemand. Ce travail, réalisé depuis trois ans, se retrouve aujourd’hui dans un livre. « C’est bien d’avoir un objet physique, au lieu de l’instantanéité des réseaux sociaux. Je pense que ce livre peut aider à comprendre Marseille, comprendre son présent et anticiper son futur », souligne l’auteur.

    « Marseille Hier & Aujourd’hui », par Clément Allemand

    Éditions Wartberg

    17,90 euros en précommande

  • Ma vie d’élève-avocate : le stage PPI kezako ?

    Ma vie d’élève-avocate : le stage PPI kezako ?

    Par Emma Ragot, élève avocate

    Quand je dis que je suis à l’école des avocats, tout le monde me demande « Ah, tu passes le barreau ? », alors que ce fameux « barreau » est bien l’examen d’entrée à l’école, préalable à notre début de formation. L’entrée à l’école s’effectue en janvier. Tous les élèves ont un semestre de cours, qu’ils peuvent effectuer en alternance dans un cabinet d’avocats. Ensuite, ils auront deux stages longs, de six mois chacun, avant de passer le Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat.

    Le premier stage se nomme PPI pour projet pédagogique individuel. Pendant six mois, l’objectif est de découvrir un autre environnement professionnel, en France ou à l’étranger, afin d’élargir notre vision du droit et du monde du travail.

    Enquêtes dans les geôles

    Concrètement, le PPI peut se dérouler dans une entreprise, une administration, une juridiction, une association, un syndicat ou encore dans toute structure liée au monde juridique. Vu de près, ce stage ressemble à une immersion plutôt qu’à une simple parenthèse académique. Pour ma part, j’effectue mon PPI à l’APCARS, l’Association de politique criminelle appliquée et de réinsertion sociale. C’est une association sociojudiciaire, partenaire du ministère de la Justice. L’association part d’une idée simple : une réponse pénale efficace ne se limite pas à juger ou sanctionner, elle doit aussi appréhender la situation concrète des personnes, leur environnement, leurs fragilités et leurs possibilités de réinsertion.

    L’objectif de l’APCARS est de faire le lien entre la décision de justice et la réalité sociale des personnes concernées. Les enquêtes sociales rapides : individualiser la peine. Une des missions de l’association, et ce que je fais principalement au Tribunal judiciaire de Marseille, est la réalisation d’enquêtes sociales rapides. Celles-ci sont menées dans les geôles du palais, après la garde-à-vue, et avant l’audience de jugement ou le déferrement (la présentation d’une personne devant un magistrat afin de décider des suites judiciaires immédiates). Un entretien est réalisé avec la personne qui finit sa garde à vue, afin d’apporter des éléments sur sa situation familiale, matérielle, professionnelle et sociale. L’idée est d’éclairer sur la personnalité et le contexte de vie de la personne, afin d’aider à décider d’un éventuel contrôle judiciaire, d’un aménagement de peine ou d’une autre mesure adaptée.

    À travers ces enquêtes, je ne défends pas mais fournis au magistrat un moyen de mieux comprendre la personne, son parcours et ses capacités d’évolution. En tant que future avocate, ce stage me permet de me confronter aux difficultés de l’urgence pénale et à la nécessité d’individualiser les peines. Accompagner les personnes auteurs d’infractions est essentiel pour prévenir la récidive et leur permettre de se réinsérer au mieux.

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    avocats@lamarseillaise.fr

  • En mémoire d’Hiroshima et de Nagasaki

    En mémoire d’Hiroshima et de Nagasaki

    « Les hibakushas nous ont laissés face à une responsabilité historique implacable », déclare Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix 13 ce jeudi soir devant le monument des mobiles (1er). À sa droite sont accrochées des photographies des victimes des bombardements atomiques sur les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki, les 6 et 9 août 1945. En ce 81e anniversaire, le pacifiste lance devant ses soutiens la campagne de son organisation pour l’abolition des armes nucléaires : « dénoncer la bombe, c’est dénoncer un système qui hiérarchise les humanités en méprisant le vivant », lance-t-il. L’objectif est d’interpeller le gouvernement et les élus locaux, notamment les maires, pour pousser la France à ratifier le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (Tian).

    En haut de la Canebière, le secrétaire général de l’UD CGT 13, Marc Pietrosino appelle le « camp progressiste » à la mobilisation : « la lutte pour la paix, c’est la lutte des classes ». Il note par ailleurs, qu’au moment où des usines ferment, notamment Fibre Excellence à Tarascon, les travailleurs sont redirigés vers les entreprises de l’armement, à Istres ou à Toulon… « Il n’y a pas de fatalité, continuons à nous battre », pousse le dirigeant syndical.

    Peu à peu, l’armée s’immisce partout, au travail, à l’école. « Au lieu de financer des emplois utiles et durables pour la santé, l’éducation et la transition écologique, l’État instrumentalise la précarité pour alimenter les spéculateurs et les profiteurs de guerre », fustige Coralie Hernandez, responsable fédérale de la commission solidarité internationale et paix au sein du PCF 13. Et alors que le Conseil constitutionnel a validé dans la journée la dernière loi de programmation militaire portant à 436 milliards d’euros pour le budget des armées d’ici à 2030, la communiste note que « sur 12 Canadairs, seuls 5 sont en marche ». La maison brûle et l’État prépare les armes.

  • [C’est l’été] Une Sardi’night au menu, après la soirée pizza moit-moit

    [C’est l’été] Une Sardi’night au menu, après la soirée pizza moit-moit

    « Fromage ou anchois ! », lance le pizzaïolo d’un camion à pizzas, stationné sur l’esplanade de La Major. Une dizaine de camions sont réunis, ce mercredi soir, pour la soirée moit-moit. Organisée par la Ville dans le cadre de l’Été Marseillais, elle célèbre un héritage culinaire phocéen : la pizza « moit-moit ».

    Une pizza moitié fromage, moitié anchois, créée à Marseille, selon la légende. Devant la cathédrale, deux Marseillais, Chloé et Bruno, venus avec leur fils de trois ans, dégustent leur part de pizza. « On a pris deux fromages et une anchois », s’enthousiasme Chloé. « Gustave hésite encore sur sa moitié préférée. Pour le moment, il aime les deux moit. Il mange des anchois à la maison, il a le palais fin ! », plaisantent ses parents. « La pizza moit-moit n’est pas celle que je vais prendre obligatoirement à la pizzeria, mais dans ma rotation, elle y est de temps en temps », reconnaît Bruno. Selon l’histoire marseillaise, la première pizza moit-moit aurait vu le jour au restaurant Chez Sauveur, dans le quartier de Noailles, qui existe toujours.

    Une histoire d’amour

    Le camion à pizzas est aussi né à Marseille. En 1962, Jean Méritan, steward sur les bateaux en Méditerranée, à l’idée d’installer une pizzeria dans un camion. Il crée ainsi le premier camion à pizzas. Cette invention s’est depuis exportée en France et dans le monde entier. « C’est une institution à Marseille. On en voit partout. C’est fou comme ça s’est développé mondialement. C’est incroyable », s’émerveille Lilou, 27 ans, habitante de Marseille. Si elle connaît l’histoire du camion à pizza, ce n’est pas le cas de tous. « J’ai appris dans la soirée que le premier camion à pizza était marseillais », raconte Bruno, 51 ans, habitant de l’Estaque. « D’où l’amour de la pizza à Marseille ! », glisse son amie Émilie. « J’en mange plein dans l’année, lors des soirs de match », sourit Bruno.

    La Ville organise ce soir la Sardi’night, une sardinade festive, sur la place Bargemon. L’évènement est complet mais il est possible de s’y rendre sans inscription dès 19h30. Une occasion de savourer des sardines grillées et de célébrer, encore une fois, le patrimoine culinaire méditerranéen.

  • Le spectre de l’expulsion plane sur les Roms de La Valentine

    Le spectre de l’expulsion plane sur les Roms de La Valentine

    Pour le moment « rien n’a bougé » mais message aurait été passé aux travailleurs sociaux que l’expulsion était définitivement prévue pour le mois d’août, assure Laurent Sapin, riverain du camp de fortune où se sont installés depuis un peu moins de deux ans au moins 250 personnes, route de la Valentine (11e). Avec des militants LFI, le conseiller d’arrondissements PCF, Michel Provost, des associatifs, il s’était mobilisé fin juillet pour alerter sur leur situation précaire.

    L’urgence est telle que l’avocat des familles, Maître Borie a déposé un référé suspension, une date a été fixée au 24 août nous indique-t-il ce jeudi 6 août. La veille, il avait indiqué au préfet des Bouches-du-Rhône dans un courriel avoir fait appel de l’ordonnance d’expulsion du 24 décembre 2025, la Cour d’Appel d’Aix en Provence ayant également fixé une audience au 23 février 2027. Pour l’avocat, il s’agit là d’« une expulsion rapide, pour laquelle il n’y a pas eu de contradictoire », et donc « déloyale ».

    Il ajoute aussi d’autres éléments « nouveaux » à son argumentaire. Objectant pour commencer que le propriétaire du terrain, Retail Prodev, une filiale du groupe Frey, ne l’est pas entièrement. La Métropole en ayant acheté une partie, 57 000 mètres carrés, le long de l’Huveaune, pour réaliser une voie verte, indique la délibération votée en octobre 2024. Soit avant la décision préfectorale.

    Une crise humanitaire

    Maître Borie pointe également l’absence de délais et de trêve lors de l’ordonnance d’expulsion. Il rappelle la « grave crise de l’hébergement d’urgence à Marseille » revenant sur la lettre commune envoyée au préfet par les associations du SIAO, plateforme qui gère notamment le 115. Ces dernières refusant de répondre aux injonctions du représentant de l’État qui appelle à réduire drastiquement le nombre de places hôtelières et donc à remettre des personnes à la rue.

    « Une éviction des habitants créerait une crise humanitaire sans précédent et des troubles à l’ordre public plus grave qu’une violation momentanée du droit de propriété », estime maître Borie qui estime que « les occupants, Prodev et la préfecture ont tout intérêt à conclure un protocole d’accord tripartite ou une convention d’occupation précaire pour prévoir une sortie du site à une date certaine ». Un protocole qui permettrait entre autres « d’éviter les surcoûts, de réaliser un diagnostic social des occupants, de les responsabiliser » et aussi de « valoriser l’image de Prodev comme acteur responsable ».

    En attendant, les soutiens aux familles ont promis d’être vigilants.

  • La grève chez Haribo prend de l’ampleur

    La grève chez Haribo prend de l’ampleur

    Devant l’usine d’Haribo à Marseille, l’odeur du barbecue du piquet de grève a remplacé les émanations sucrées qui sortent habituellement du site, ce jeudi.

    Il faut dire qu’il fallait donner de la force aux plusieurs dizaines de personnes présentes pour une mobilisation de soutien aux salariés dès 9 heures du matin et jusqu’en début d’après-midi. « Aujourd’hui, on finit la 6e semaine de grève, demain on attaque la septième. Il y a des salariés qui ont plus de 60 heures de grève ! », campe Jean-Pierre Martins, élu CGT du site. Autour de lui, on retrouve les chasubles rouges estampillées CGT du port de Marseille, de la Centrale de Gardanne, de La Poste et des militants venus d’Istres ou d’Aubagne… Et pour cause : Le dialogue social entre grévistes et direction est toujours au point mort d’où le besoin urgent de solidarité envers les grévistes qui tiennent la durée. « Rien n’a bougé. La direction renvoie toujours au 28 septembre et essaie de mettre un peu la pression dans l’usine pour qu’on arrête la grève », explique le syndicaliste. Avant de dénoncer : « Il y a un problème, cette situation est dingue : notre mouvement est historique et ce qu’on demande, ce n’est pas exubérant. Au fond, je pense qu’ils espèrent que le mouvement s’essouffle ». Une position d’autant plus dénoncée que le confiseur n’est pas vraiment en difficulté financière : « En 2020, Haribo faisait 12 millions d’euros de bénéfice net, et en 2025, c’était 32 millions… », décompte l’élu CGT. Au milieu des chapiteaux où sont installées boissons et caisse de soutien, il y a aussi moult représentants de partis politiques progressistes venus apporter leur pierre à l’édifice, tels que des militants de la France Insoumise, l’élu marseillais Hervé Street (Debout !) ou encore Charles Hoareau pour l’ANC. Preuve que la lutte des grévistes reçoit un soutien quasi unanime dans la cité phocéenne.

    Marseille-Uzès

    même combat

    « Nous sommes en soutien avec les travailleurs qui luttent. Les salariés demandent une augmentation de salaire, ils ne demandent pas la lune mais un juste retour pour leur travail. Ils ne demandent pas la charité, leurs revendications sont légitimes », développe, pour le PCF, Ibrahim Mze, le conseiller municipal à la Ville de Marseille. Il rejoint l’analyse : « Haribo engrange des bénéfices, son activité est plus que rentable, c’est normal que ses salariés demandent une augmentation… La position de la direction est indigne ! ».

    Le soutien reçu par les grévistes dépasse même le département puisqu’une délégation de leurs homologues de l’usine d’Uzès, dans le Gard, a fait le déplacement. « On a fait 12 jours de grève, en lançant le mouvement en même temps qu’à Marseille mais ça s’est essoufflé. Du coup, on fait une journée de grève chaque semaine pour venir soutenir les Marseillais », relate Guillaume Brante, délégué syndical central CGT. Ce dernier est pour le moins remonté contre sa direction : « Qu’ils ne nous parlent pas de dialogue social ! Il y en a pas. On n’a jamais vu ça chez Haribo : avant il y avait un esprit familial, maintenant ce n’est que le pognon ! ». En tout cas, pour l’heure et grâce à l’intelligence collective, les grévistes tiennent bon dans cette grève marathon.

  • OM : Facundo Medina et Geronimo Rulli dans le sas de sortie

    OM : Facundo Medina et Geronimo Rulli dans le sas de sortie

    Le club marseillais poursuit sa politique de réduction de sa masse salariale.

    Deux joueurs sont en effet proche de quitter l’OM. À savoir Geronimo Rulli et Facundo Medina. Pour le premier, un accord a été trouvé avec Manchester City. Pour le second, malgré l’arrivée de Miguel Gutierrez, le Bayer Leverkusen a accepté de verser les 25 millions d’Euros demandés par les dirigeants marseillais.

    Concernant Facundo Medina, les trois parties étant sur la même longueur d’onde, la finalisation du dossier devrait se faire dans les prochaines heures. Pour Geronimo Rulli, la balle est dans le camp de l’agent du gardien de but. Mais les clignotants semblent au vert, là aussi.

  • [C’est l’été] Sainte-Marthe en fête pour la 3e édition du Festival de l’Été

    [C’est l’été] Sainte-Marthe en fête pour la 3e édition du Festival de l’Été

    Cinq quartiers pour un seul festival. C’est ce que propose le centre social de Sainte-Marthe-La Paternelle avec son Festival de l’Été. Il se tient jusqu’au vendredi 7 août entre la Visitation, la Simiane, Vieux Moulin Saint-Joseph, la Paternelle et Vieux Moulin Arnavaux.

    Organisé sur cinq jours, l’objectif est clairement affiché : dynamiser le quartier de Sainte-Marthe. Houssam Zguep, directeur du centre social Sainte-Marthe-La Paternelle, explique : « On choisit toujours les mêmes dates, début août, lorsqu’il n’y a plus trop d’activités à faire, pour que les gens retiennent le rendez-vous et que le festival s’installe sur le long terme ».

    Le fondateur revient sur les origines du festival : « Ici, il y a huit quartiers différents et les gens ne bougeaient pas d’un quartier à l’autre. Alors, on a eu l’idée de venir directement à eux en changeant de quartier chaque jour avec des activités différentes pour les motiver à se déplacer ». Pour l’organisation, le centre social s’appuie sur des collectifs qu’il a créés dans les quartiers éloignés du centre social. « La Visitation, par exemple, est à 4 km de notre centre, forcément c’est compliqué pour les gens de venir. Alors on organise les animations devant notre local qu’on a là-bas », explique Houssam Zguep.

    Le rituel est bien rodé : « On commence par tourner dans le quartier avec la batucada, un petit orchestre de musique brésilienne, pour réveiller les gens et les faire venir. Alors les enfants se mettent à suivre le cortège. Dans les premières éditions, ça ne marchait pas, mais désormais ils reconnaissent le son », détaille le directeur du centre social.

    Une variété d’animations

    Chaque soir, un quartier différent s’anime de 17h à 21h entre musiques, restauration, animations et performances artistiques. Le lundi était consacré à un spectacle de magie, le mardi à une pièce de danse contemporaine et le mercredi à un groupe de musiques traditionnelles de la côte caraïbe colombienne. Ce jeudi, vous pourrez, dès 18h, à la Paternelle, écouter un concert théâtralisé de l’artiste Kimsar avec l’association Kalabazi. Le festival se conclura ce vendredi sur une soirée-concert avec la venue de trois rappeurs locaux au Vieux Moulin Arnavaux : Thabiti, Hiiitch et Le Bigs.

  • La police municipale en action aux Aygalades

    La police municipale en action aux Aygalades

    À leur arrivée sur les lieux, les agents, confrontés à une épaisse fumée envahissant les parties communes, ont effectué les premières reconnaissances et relevé que plusieurs habitants étaient toujours à l’intérieur, certains bloqués par la fumée et la progression des flammes. Après avoir extrait huit personnes, ils évacueront également plusieurs animaux domestiques avant d’établir un périmètre de sécurité pour faciliter le travail des marins-pompiers. Un engagement salué par les riverains. Aucune victime n’était à déplorer ont indiqué les marins-pompiers, deux appartements étant touchés par le feu maîtrisé après la mobilisation de 27 marins et 8 engins.