Tag: Marseille

  • La chapelle Buffon, vingt ans de gâchis alors qu’elle allait enfin être confortée

    La chapelle Buffon, vingt ans de gâchis alors qu’elle allait enfin être confortée

    Au lendemain de l’incendie qui a ravagé la chapelle des Carmélites (4e) classée monument historique avec l’ensemble des bâtiments du parc Longchamp, le constat d’un gâchis s’impose. Victime collatérale de l’effondrement de la toiture : un os de baleine que le Musée d’Histoire Naturelle stockait, enseveli sous les gravats des voûtes. En 2003, un marché mal évalué qui prévoyait sa reconversion en salle de conférences ou de concerts, avait capoté. Puis la municipalité Gaudin avait sorti la chapelle de la grande opération de restauration du palais Longchamp. En mars 2022, l’édifice « en état de dégradation très avancé » est déclaré en péril imminent.

    Le confortement de la chapelle par la pose de quatre tirants forés était prévu pour octobre 2025. Le marché public tardivement lancé en juillet 2025 pour un montant global de 235 000 euros venait seulement d’être notifié le 10 mars 2026 aux entreprises Mariani et Vivian. Les subventions de la DRAC avaient été maintenues. Désormais, c’est le sauvetage de la chapelle qui doit être programmé. Les marins-pompiers ont envoyé hier un robot inspecter le site avant la venue des experts demain.

    D’où l’émoi du Collectif des écoles de Marseille et la « vive indignation » exprimée par l’association nationale Sites & Monuments : « Malgré une situation parfaitement identifiée, aucune mesure effective de sécurisation, de conservation ou de mise hors de danger n’a été mise en œuvre durant près de quatre années. Une telle inertie constitue une carence fautive manifeste. »

    Les agents du parc signalaient souvent au cours de leur tournée les intrusions de jeunes galopant sur les toits. La chapelle et ses abords sont tagués depuis des mois, y compris ses murs intérieurs. Pourquoi l’édifice de 1837 n’était-il pas équipé d’un détecteur de présence comme l’EPF le fait sur ses friches et immeubles vacants exposés au squat et aux dégradations ? Le marché de gros œuvre prévoyait justement la pose de protections anti-intrusion « afin d’éviter l’accès sur les toitures depuis l’appentis nord ».

    Pour ne prendre aucun risque, l’école maternelle Longchamp restera fermée. Depuis 4 ans toutes ses fenêtres en façade nord sont occultées pour parer à un risque d’effondrement de la chapelle.

  • Dix interpellations dans l’exécution de Mehdi Kessaci

    Dix interpellations dans l’exécution de Mehdi Kessaci

    Quatre mois après l’assassinat de Medhi Kassaci, l’enquête a connu un développement majeur, lundi matin, avec l’interpellation dans la région marseillaise et dans l’Hérault de dix individus, 8 hommes et 2 femmes, a indiqué le parquet national anticriminalité organisée (PNACO), confirmant une information du Parisien.

    Frère d’Amine Kessaci, militant écologiste engagé contre le narcotrafic et élu dimanche sur la liste victorieuse de Benoît Payan, Mehdi, 20 ans, a été abattu le 13 novembre 2025 par un commando à moto alors devant la pharmacie du rond-point Claudie d’Arcy (4e). Inconnu de la police et de la justice, son assassinat avait été vite interprété par le procureur de la République, Nicolas Bessone, comme pouvant s’agir d’un crime d’intimidation, alors que son demi-frère, Brahim, 22 ans, impliqué dans le narcotrafic, avait été tué fin 2020 dans un règlement de compte.

    La mort de Mehdi Kessaci avait provoqué une onde de choc à Marseille, obligeant le gouvernement à promettre une lutte sans merci contre le narcobanditisme et en particulier la DZ Mafia. « C’est la victoire de mon petit frère Mehdi », a dit dimanche soir Amine Kessaci, sitôt élu et qui vit depuis sous escorte et porte un gilet pare-balles.

    C’est d’ailleurs ce lundi que c’est ouvert devant la cour d’assises d’Aix-en-Provence (lire ci-dessus) le procès de deux chefs présumés de la DZ Mafia pour un double assassinat en 2019, avant la naissance du groupe criminel. Un des accusés, Amine Oualane, est présenté comme une des pistes dans l’assassinat de Mehdi Kessaci, selon Le Monde et l’AFP.

  • [Infographie] Une majorité confortable pour Benoît Payan

    [Infographie] Une majorité confortable pour Benoît Payan

    Forte de 54,34% des suffrages, la nouvelle majorité du Printemps marseillais s’assure une avance confortable avec 73 élus sur les désormais 111 sièges du conseil municipal, version réforme de la loi PLM, soit 10 de plus qu’en 2020. Pour mémoire il y a 6 ans, en pleine crise sanitaire, il avait fallu ferrailler dur pour que l’écologiste Michèle Rubirola prenne la tête de la Ville, avec le soutien de Samia Ghali (DVG) qui briguait elle aussi le poste dans un premier temps.

    Devenue finalement maire adjointe, cette dernière a désormais intégré le Printemps marseillais et fait partie des piliers sur lesquels s’appuie le Printemps nouvelle mouture. Tout comme Pierre Huguet (G.s), ex-adjoint à l’Éducation, Éric Méry, ex-adjoint à l’Urbanisme, le député PS Laurent Lhardit, les socialistes Joël Canicave, ex-adjoint aux Finances, Anthony Krehmeier, maire des 2-3 réélu, ou encore Yannick Ohanessian ex-adjoint en charge de la Tranquillité publique. Jusqu’alors en charge du Logement, Patrick Amico (GRS), bien que 71e sur la liste, est aussi de retour.

    On retrouve également les communistes, Audrey Garino, Jean-Marc Coppola, Nathalie Tessier, respectivement en charge de la Solidarité, la Culture et le Droit des femmes dans la mandature écoulée. Rangs du PCF qui se trouvent renforcés avec Anthony Gonçalves, oncologue et chef de file du parti pour ces municipales, Mohamed Itrisso, militant des quartiers nord et cofondateur du collectif SOS Comores et Ibrahim Mze, responsable du collectif fédéral du logement du PCF 13.

    Troisième de la liste, le militant écologiste, Amine Kessaci, devenu symbole national de la lutte contre le narcotrafic après l’assassinat de deux de ses frères, va également peser dans l’hémicycle.

    Une opposition RN

    Il y a aussi les petits « nouveaux » qui ne le sont pas vraiment, ayant déjà fait leurs preuves dans les secteurs ou à la métropole, comme Emilia Sinsoilliez, ex-première adjointe au maire des 2-3, Enda Amraoui, présidente du collectif pour une société plus inclusive, « Plus jamais sans nous » et ex-adjointe à la mairie des 4-5, Juliette Masson, ex-déléguée aux Écoles dans les 6-8 ou Jean-Marc Signes, ex-conseiller métropolitain écologiste, élu dans les 11-12. Côté société civile, Karim Touche, directeur général de la Ligue de l’enseignement 13 ou Yahya Güngörmez, représentant du Conseil démocratique kurde à Marseille font leur entrée.

    En face l’extrême droite. Franck Allisio, ayant totalisé 40,29% des voix, se pose en leader d’une opposition passée de 9 à 34 élus. Cumul des mandats oblige, il devra sans nul doute démissionner de la Région. Il s’appuiera sur des historiques comme Jean-Marc Graffeo, responsable départemental de Reconquête !, la députée RN Gisèle Lelouis ou Eléonore Bez, conseillère régionale. Il pourra compter sur une ribambelle d’ex-élus de secteur, Sophie Arrighi, Thibaut Charpentier, Jessy Nakache, ou Gérard Audibert. Figure aussi Jean-Baptiste Rivoallan, ancien président du groupe de la droite marseillaise à la métropole.

    Droite marseillaise atomisée avec 4 élus seulement dont Martine Vassal (DVD), présidente du Département, son bras droit Romain Simmarano (Ren.), Fabienne Bendayan, ex-présidente du Crif Marseille et Stéphane Pichon, président du Conseil régional de l’ordre des pharmaciens.

  • Et maintenant…

    Et maintenant…

    Comme toutes les communes de France, Marseille dispose désormais de son conseil municipal. La large victoire de dimanche offre au Printemps marseillais 73 sièges, c’est beaucoup plus que la fragile majorité de 2020. En face, l’extrême droite, avec 34 sièges et deux secteurs gagnés, s’impose comme la principale force d’opposition. La droite républicaine sort, quant à elle, laminée d’une triangulaire qui a plutôt pris la forme d’un duel. C’est une mauvaise nouvelle pour le fonctionnement à venir de l’assemblée municipale, un débat démocratique sain reposant sur le clivage droite-gauche.

    En revanche, grâce à la réforme de la loi Paris, Marseille, Lyon, la majorité municipale pèsera plus fortement dans l’hémicycle métropolitain.

    Métropole

    Qui sera la prochaine présidente ou le prochain président de cette institution qui gère les transports, les déchets, l’environnement, le logement ?

    Une chose est certaine : ce ne sera pas Martine Vassal. La présidente sortante, au soir du second tour, a annoncé son renoncement à se porter une nouvelle fois candidate.

    L’absence de majorité politique claire dans le conseil de métropole devrait contribuer à faire évoluer la gouvernance de l’institution vers un mode plus « intercommunal », laissant aux maires les compétences de proximité.

    Marseille devra y trouver toute sa place. C’est une question de justice, de développement équilibré du territoire et de réponse aux besoins des habitants.

  • Chez 13 Habitat, de l’argent pour être enfin relogé

    Chez 13 Habitat, de l’argent pour être enfin relogé

    Alors qu’il est sous astreinte de 65 euros par jour de retard à se conformer à un arrêté préfectoral d’insalubrité de juin dernier, l’office public 13 Habitat n’a toujours pas relogé une mère dont l’appartement est couvert de moisissures et saturé d’humidité cité Louis-Loucheur, 17 bd Baudelaire (4e). 290 jours plus tard, le bailleur social dans la tourmente reste sourd aux injonctions du préfet étant souligné que l’arrêté pointait déjà son « absence de réponse ».

    Après qu’Assiata Abdou a « appelé au secours » La Marseillaise en novembre, le bailleur public du Département a fini par reconnaître que la situation « nécessite de gros travaux de remise en état, de plomberie et d’isolation qui ne peuvent pas être réalisés en milieu habité ». Côté face, il s’excuse par voie de presse. Côté pile, il lambine, pratique l’intimidation en envoyant par huissier un commandement de payer des loyers pourtant suspendus. Si un logement vacant a fini par être attribué à Mme Abdou le 26 février dans une cité à la Blancarde, 13 Habitat l’a encore invitée à patienter « quelques jours » le temps d’une « remise en état ». Le bailleur social qui a déjà explosé les 3 mois impartis par l’ARS, a ensuite inventé un « préavis d’un mois » avant qu’elle aménage.

    Sollicitation douteuse

    Dernier événement, Mme Abdou s’est vue subitement réclamer jeudi par téléphone 3 000 euros d’une agent de la direction du contentieux si elle voulait intégrer le nouveau logement. Aucun écrit. « On m’a appelée ce jeudi matin à 9h30 pour me dire que si je ne réglais pas les 3 000 euros d’impayés de loyer, je ne pourrais pas accéder au nouveau logement », raconte Assiata. « Mais il n’y a pas d’impayés. J’ai toujours réglé mon loyer depuis octobre 2022 jusqu’à l’arrêté d’insalubrité. Je ne comprends pas. J’ai reçu en juillet un courrier de la CAF et un autre du préfet me disant de ne plus verser de loyer. Pour m’en assurer, j’ai appelé l’ARS et la CAF qui me l’ont confirmé. » C’est l’application basique, stricte de l’article L521-2 (CCH) : en cas d’arrêté d’insalubrité ou de péril, « le loyer en principal ou toute autre somme versée en contrepartie de l’occupation cessent d’être dus ». Pour rappel, la perception de loyer sur un local en péril ou insalubre est un délit pénal puni de trois ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende. Le même article L521-4 (CCH) vise aussi le « refus de procéder à l’hébergement ou au relogement de l’occupant bien qu’étant en mesure de le faire ».

    Interrogé par La Marseillaise sur cette contrepartie demandée au parfum pénal, 13 Habitat répond par communiqué : « Notre service contentieux lui a proposé cette semaine un plan d’apurement de dette, sans avoir connaissance de cette suspension de loyer. » Comment un service contentieux qui gère un parc déjà frappé de dix arrêtés d’insalubrité depuis 2020 dans les Bouches-du-Rhône et de cinq arrêtés de péril à Marseille sur son patrimoine à l’abandon peut dire qu’il ignore non seulement la réglementation, sauf à être d’une incompétence abyssale ou bien à vouloir faire renoncer la victime à ses droits ? Reconnaissant une sollicitation douteuse, 13 Habitat prend la précaution d’indiquer : « L’attribution d’un logement social est gratuite et ne saurait en aucun cas être contrepartie d’un paiement. Si tel était le cas, il faut impérativement nous en informer pour engager des poursuites contre les auteurs. »

    Pour rappel, la seule créance dont est redevable 13 Habitat, c’est vis-à-vis du préfet et des locataires méprisés, pris au piège de la cité Louis-Loucheur. « Si vous saviez le nombre de personnes complètement démunies dans cette cité qui ont fini par partir car leurs enfants font de l’asthme, des allergies importantes au point d’avoir un protocole à l’école pour la cantine. D’autres personnes les remplacent sans travaux » rappelle Assiata, accompagnante d’élève en situation de handicap qui s’interroge sur la valeur d’un arrêté du préfet.

    Le bailleur social pointé de nouveau par Marsactu il y a dix jours pour « l’attribution turbo » d’un logement au fils de la secrétaire au CD13 du nouveau président de 13 Habitat, Jean-Marc Perrin, conclut : « Les travaux de remise en état de cet appartement se poursuivent : la locataire pourra s’y installer dans quelques jours. » Et on est prié d’y croire.

  • Une première année ambitieuse pour Michaël Gallet à la tête du CDOS 13

    Une première année ambitieuse pour Michaël Gallet à la tête du CDOS 13

    Avec ses équipes, il accompagne depuis le mois de mars dernier 60 comités départementaux, plus de 4 400 clubs et plus de 500 000 licenciés sur le territoire des Bouches-du-Rhône. Michaël Gallet, président du Comité départemental olympique et sportif (CDOS 13), se félicite des actions menées durant cette première année de mandature, malgré « les difficultés conjoncturelles et économiques ». « Nous sommes devenus le premier et unique CDOS de France signataire de la Charte des 15 engagements écoresponsables du ministère des Sports. Mais surtout, nous avons voulu dépasser le symbole en mettant en place des appuis-conseils collectifs pour accompagner nos Comités dans leurs propres démarches RSO. L’idée, c’est de leur donner des outils concrets pour agir », souligne l’ex-directeur du district de Provence de football, fier de pouvoir mettre en avant un engagement fort en matière de responsabilité sociale.

    Des enjeux de plus en plus complexes pour les clubs

    En collaboration avec le Comité régional olympique et sportif (Cros), le CDOS participe également à structuration et la professionnalisation du mouvement sportif. « Nous avons renforcé l’accompagnement des dirigeants, développé des outils et participé à des dispositifs nationaux, comme le Club des 300 et Dirigeants de Demain, visant à faciliter l’accès des femmes et des jeunes aux postes à responsabilité au sein de nos associations sportives. Cette professionnalisation est essentielle, car les enjeux auxquels font face les clubs aujourd’hui sont de plus en plus complexes », poursuit Michaël Gallet. Depuis son arrivée, le CDOS 13 a développé des partenariats stratégiques avec le monde économique, avec des organisations comme World Trade Center ou UPE 13, universitaire, en tissant des liens avec la faculté des sciences du sport, et institutionnel, au travers de réunions trimestrielles tripartites avec le conseil départemental et le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES). « Le sport ne peut plus fonctionner en vase clos et nous devons agir en collaborant avec les multiples acteurs de notre territoire », martèle le dirigeant marseillais.

  • Football féminin : les Marseillaises gâchent une belle occasion

    Football féminin : les Marseillaises gâchent une belle occasion

    Sur la pelouse du Havre, dimanche, ces dernières avaient pris l’avantage par deux fois, grâce aux buts de Ninon Blanchard (18e) et de la meilleure buteuse marseillaise, Mathilde Bourdieu (57e). Mais les Normandes ont à chaque fois réussi à recoller au score, empêchant les protégées de Corinne Diacre de prendre les trois points de la victoire (2-2), avant de retrouver le Vélodrome, samedi (18h30), contre Montpellier.

  • Le peuple du Vélodrome de l’union à la colère

    Le peuple du Vélodrome de l’union à la colère

    De ces échanges est sorti le constat qu’une union sacrée était nécessaire pour aider l’OM à réussir sa fin de saison. Avec en ligne de mire terminer sur le podium pour une qualification en Ligue des Champions. Ce gentlemen agreement a trouvé son illustration au coup d’envoi de la rencontre.

    Finis le silence et la bouderie des sorties à Toulouse et contre Auxerre. Dès l’échauffement des joueurs, le peuple du Vélodrome a fait entendre sa voix, avec des soutiens qui sont allés crescendo. Même lorsque les Dogues ont sorti les crocs, ils étaient toujours aussi intenses. Et lorsqu’Igor Paixão a délivré l’offrande du but d’Ethan Nwaneri, on devinait que l’union sacrée était bien effective.

    Malheureusement, l’acte II n’était pas du même tonneau. L’OM retombait dans ses travers défensifs, offrant deux buts aux Dogues. Et si le stade aura poussé jusqu’au bout, au coup de sifflet final, la colère reprenait le dessus.

  • L’Unicef met en lumière les droits des enfants

    L’Unicef met en lumière les droits des enfants

    « On fait comprendre aux enfants qu’ils ont des droits et une véritable valeur », explique Stéphane, bénévole à l’antenne de Gap de l’Unicef. Formé par l’organisation, il intervient dans les écoles pour informer les élèves sur leurs droits. « Il y a toujours à faire, même en France, bien que la situation soit moins grave que dans d’autres pays », ajoute-t-il. Brigitte Pinel Pedro, bénévole dans les Hautes-Alpes, précise : « Les enfants sont les premières victimes des guerres. Ils ne peuvent pas se débrouiller seuls dans ce monde, c’est pour ça que la Convention des droits de l’enfant est aussi importante. » Mais alors, quels sont ces droits ? Il en existe quatre principaux, explique Bruno Enjolras : « La non-discrimination, chaque enfant, peu importe d’où il vient, a les mêmes droits. Le droit pour les enfants de donner leur avis. Aussi, l’intérêt supérieur de l’enfant, car toutes les décisions prises par les adultes doivent s’y inscrire. Enfin leur prise en compte dans les politiques publiques. » Le secrétaire général revient sur la situation en France : « Le suicide est la première cause de mortalité chez les adolescents. Un enfant meurt sous les coups d’un proche tous les cinq jours. » Après la diffusion d’un court-métrage sur la santé mentale, il insiste : « Les enfants doivent avoir conscience de leurs droits, cela peut les pousser à parler, se confier et éviter le pire. »

    Former aux droits des enfants

    Maeva, jeune ambassadrice de l’Unicef, revient sur l’organisation des Gap Good Game, un événement autour du jeu et du numérique : « Nous avons présenté une exposition en réalité virtuelle pour sensibiliser aux droits à l’éducation et à l’importance de l’eau. » Le président détaille sa volonté, cette année, de développer les partenariats « écoles amies » qui ont pour objectif de former les acteurs éducatifs aux droits des enfants, et ainsi les diffuser plus largement dans les départements de la région Paca. Bruno Enjolras rappelle que les élections municipales représentent un enjeu important : « Si les valeurs de l’Unicef ne sont pas intégrées par les mairies, le travail peut devenir difficile. » La journée s’est terminée par une table ronde animée notamment par la pédopsychiatre Pascale Louarn et la sophrologue Marie-Lyne Rozanes autour de la santé mentale des enfants et des adolescents. « Une thématique devenue centrale depuis la crise du Covid-19, qui a accentué le mal-être des jeunes », rappelle Morgane, également bénévole.

  • OM : l’inquiétante rechute

    OM : l’inquiétante rechute

    Cet OM est vraiment incorrigible, avec une nouvelle défaite au Vélodrome, alors que les circonstances étaient favorables.

    Le succès de Monaco, vainqueur à Lyon (2-1) un peu plus tôt dans l’après-midi, offrait une belle perspective aux Marseillais. Encore fallait-il venir à bout de Lille. Des Lillois qui, comme les Lyonnais, espéraient effacer la frustration d’une élimination en 8e de finale de Ligue Europa, jeudi.

    Le premier quart d’heure donnait l’impression que l’OM allait avoir une promenade de santé. Poussant les Dogues dans leurs derniers retranchements, les hommes de Habib Beye avaient pris les clés du camion. Mais un grain de sable devait tout gripper. à savoir la sortie de Mason Greenwood.

    Au quart d’heure de jeu, l’Anglais, blessé, devait dire stop. Une sortie qui amenait une inversion des tendances. Avec des Lillois plus incisifs. Et des Olympiens visiblement plus fébriles lorsque les Nordistes s’approchaient de la surface de Gerónimo Rulli.

    Le milieu marseillais se montrait moins efficace. Tandis que la défense, avec l’axe Balerdi – Medina, faisait souffler le chaud et le froid dans les dos des supporters. Jusqu’à ce coup d’accélérateur d’Igor Paixão qui offrait à Ethan Nwaneri le ballon qui libérait son équipe.

    Virant en tête au repos, les Olympiens semblaient avoir retrouvé leur allant. Mais c’était sans compter sur la propension phocéenne à se tirer une balle dans le pied. En concédant un but casquette, dès la reprise, ils réveillaient leurs vieux démons.

    Les bonnes intentions entre-aperçues jusque-là étaient alors définitivement restées au vestiaire. Gerónimo Rulli fera ce qu’il pourra pour éviter le pire. Mais, une nouvelle fois trahi par ses deux défenseurs centraux, il voyait Olivier Giroud claquer un ballon hors de sa portée.

    Lille a donc su mieux rebondir que Lyon, après sa déconvenue européenne. Tandis que l’OM, qui pouvait être le bénéficiaire de la soirée, voit sa position sur le podium à nouveau menacée. Avec les retours de Lille, qu’ils ont facilité, et Monaco, chez qui ils iront pour une reprise la peur au ventre.

    OM 1 (1)

    Lille 2 (0)

    27e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (59 865 spectateurs)

    Arbitre : B. Bastien.

    Buts : Nwaneri (43) pour l’OM, Meunier (49), Giroud (85) pour Lille.

    Avertissements : Greenwood (13) à l’OM, Ngoy (2), Haraldsson (13), Verdonk (13) à Lille.

    OM : Rulli – Weah, Balerdi, Medina, Emerson – Kondogbia (Gouiri, 64), Timber (Naédir, 90), Höjbjerg ( c ) – Greenwood (Nwaneri, 17, Traoré, 77), Aubameyang, Paixão.

    Entraîneur : H. Beye.

    Lille : Özer (Bodart, 45+7) – Meunier, Ngoy, Mandi ( c ), Verdonk (Perraud, 78) – Bentaleb, Bouaddi – Mukau, Haraldsson (Mbemba, 90), Correia (Giroud, 78) – Fernandez-Pardo.

    Entraîneur : B. Genesio.

    Double peine

    Mason Greenwood a été le héros malheureux du match. Sur un contre, il se fait découper par Camil Verdonk. Mais il se fait justice sur le milieu Indonésien. Ce qui lui vaut un avertissement, synonyme de suspension à Monaco.

    L’Anglais ne pourra malheureusement pas reprendre sa place, touché au mollet, il l’a cédée à Ethan Nwaneri.