Tag: Marseille

  • Baumettes : un surveillant faisait passer des sacs

    Baumettes : un surveillant faisait passer des sacs

    Un surveillant pénitentiaire a été condamné vendredi à Marseille pour corruption passive et violation du secret professionnel à trois ans de prison dont deux avec sursis. Il effectuera la partie ferme sous bracelet électronique. Il est interdit définitivement d’exercer toute fonction publique et il est privé durant cinq ans de ces droits civils et civiques.

    Romuald, 30 ans, affecté aux Baumettes en 2017 à sa sortie de l’École nationale de l’administration pénitentiaire, avait été pris en flagrant délit en août 2022 introduisant un sac d’objets et de denrées pour des détenus. L’information judiciaire a établi qu’il touchait 150 euros par sac et qu’il a également monnayé la fiche pénale de deux membres du narcobanditisme pour 200 euros chacune. Après 4 mois de détention provisoire, il a été libéré sous caution en décembre dernier.

    « Frérot, c’est bon »

    Des soupçons se portaient depuis quelque temps sur lui. Il avait fait l’objet de deux signalements de sa hiérarchie. Il ne mettait jamais de procédures disciplinaires et était souvent en retard à sa prise de poste, une tactique pour accélérer le contrôle d’entrée. Ce 2 août 2025, le surveillant entrait avec un sac contenant des lotions capillaires, des paquets de bonbons Haribo, du charbon à chicha, de la vodka, sept brosses à dents, du déodorant, sac qu’il abandonnait dans une poubelle du rez-de-chaussée du quartier pour hommes. Il a reconnu le faire à raison de « deux à trois fois par semaine » pour 150 euros par passage. Il dit n’avoir pas rentré de téléphones portables. « J’ai refusé car ça sonne au portique » ni de stupéfiants. Un ancien détenu entendu au cours de l’instruction l’accable au contraire disant qu’il était « plus connu qu’une pute du Jarret. Il faisait rentrer du shit à gogo. »

    De ses commanditaires, le prévenu n’a rien dit. « Je ne souhaite identifier personne par peur de représailles », a-t-il déclaré au juge d’instruction, expliquant que des individus se seraient présentés devant la crèche et l’école de la Cayolle de ses trois enfants, menaçant de s’en prendre à sa famille. « Je n’avais pas le choix. Ça a été l’erreur de ma vie de ne pas parler par peur des représailles », a-t-il dit. « C’est paradoxal car vous savez dire non pour les téléphones. Pourquoi n’avoir pas demandé à être extrait des Baumettes alors ? Ce n’est pas plutôt vos problèmes financiers ? », a insisté la présidente Joncoux qui ajoutait : « Ça parait antinomique d’avoir été payé sous la menace » et c’est guère compatible avec la familiarité d’une conversation sur WhatsApp avec un commanditaire : « Frérot, c’est bon, j’ai un petit contretemps. »

    La transmission de fiches pénales est l’aspect le plus dérangeant et sensible du dossier. Dans l’enquête sur un règlement de comptes commis le 22 août 2021 à la cité de la Marine Bleue (14e) qui a fait deux morts, les enquêteurs ont retrouvé dans la boîte à gants du véhicule d’un suspect deux fiches pénales, la photo d’un narcotrafiquant qui d’ailleurs vivait en concubinage avec une surveillante de Tarascon, mais aussi le planning de travail de l’agent corrompu.

    Ce dernier avait accès au fichier Génésis pour constituer le dossier des détenus arrivants. « J’ai juste transmis par peur. C’était pour 200 euros. Je n’ai pas réfléchi aux enjeux liés à ces fiches », a-t-il dit. « Mais enfin des fiches pénales ! Les conséquences peuvent être funestes. Vous ne vous rendez pas compte de la gravité de les transmettre à ces gens-là dans le contexte marseillais de guerre entre clans ?! Le premier intérêt d’une fiche pénale, c’est la date de libération », lui a lancé le procureur qui exclut la thèse de la menace et qui rappelle qu’une fois connue d’un rival, la date de sortie d’un détenu laisse le temps au clan adverse de préparer un règlement de comptes.

    David Coquille

    « Des fiches pénales ! Les conséquences peuvent être funestes. »

  • Marseille à la croisée des chemins

    Marseille à la croisée des chemins

    Devant la préfecture de région ce lundi midi, au moment de déposer sa liste pour le second tour (notre édition du 17/03), le maire sortant (DVG) Benoît Payan l’affirmait d’emblée : « Nous entrons cette semaine dans le plus grand combat que cette ville n’ait jamais connu face au Rassemblement national. » Malgré le maintien de la candidate de la droite Martine Vassal, qui n’a obtenu que 12,4% des suffrages exprimés, la triangulaire du second tour ressemble furieusement au duel entre la majorité sortante du Printemps marseillais et l’extrême droite, avec seulement 4 746 voix d’écart entre le candidat du Printemps marseillais (36,67% des voix exprimées) et le député RN Franck Allisio (35,02%).

    Annoncé dès le début de la campagne par Benoît Payan, dénoncé à la fois par la droite et les insoumis qui jugeaient que le maire ne désignait l’extrême droite comme principal ennemi que pour éclipser les autres concurrents, ce quasi-duel s’est renforcé après le désistement de Sébastien Delogu, jusqu’à être symbolisé par l’éviction de la candidate de la droite du débat télévisé d’entre-deux tours. Celle-ci a saisi l’Arcom (Autorité de régulation des télécommunications), dénonçant la pression du candidat RN.

    Garder un ancrage

    Lui qui dénonçait un « système clientélaire corrompu », Sébastien Delogu a finalement reconnu mardi midi que le RN était « les premiers corrompus », se désistant pour faire barrage face au refus net d’une fusion du Printemps marseillais. « Marseille ne doit jamais tomber dans les mains de ces gens-là », insistait-il face à la menace d’une victoire de l’extrême droite au terme d’une quadrangulaire hasardeuse. Loin des succès engrangés dans d’autres villes, l’enjeu pour les insoumis sera de trouver un premier ancrage dans les conseils d’arrondissements où ils se maintiennent.

    « Triste et déçue du résultat », Martine Vassal avait elle dès le départ annoncé se maintenir même « satellisée sur la Lune ». « J’ai plus de 35 000 personnes qui se sont déplacées pour voter pour nous, il était logique de les représenter au deuxième tour », défendait-elle encore ce jeudi soir sur France 2. Après la dégringolade du premier tour, reste à savoir à quel point ce dernier socle électoral se maintiendra, et sur combien d’élus la droite pourra compter pour espérer se reconstruire. Si certains dans son camp appelaient à son retrait, ce maintien permet de ne pas laisser le monopole de l’opposition municipale au RN, cela d’autant plus que beaucoup craignaient que ses voix ne profitent davantage à Franck Allisio qu’au maire sortant dans l’hypothèse d’un vrai duel. De quoi comprendre les cris d’orfraie du candidat d’extrême droite qui parlait d’« accord de la honte » après le retrait de LFI. Malgré cela, le maire sortant conteste être favorisé par cette triangulaire, face à la crainte d’une démobilisation de son électorat. « Le danger du RN n’est absolument pas écarté », assurait-il dans nos colonnes ce vendredi.

    Poids de l’abstention

    « Chaque voix va compter, ça va se compter à quelques centaines de voix », assure lui aussi le député RN de Marignane. C’est que les inconnues persistent, malgré les rapports de force issus du premier tour. Échaudé par le refus d’une fusion à gauche, une partie de l’électorat insoumis risque de s’abstenir, tandis que l’extrême droite est portée par le plus haut score qu’elle réalise dans un scrutin municipal à Marseille. Franck Allisio, qui voulait attribuer les logements sociaux en fonction de la nationalité et veut chasser les jeunes de certaines plages pendant un an avec un « pass anti-racailles » promet désormais qu’il a « avec ces Marseillais de droite sincère les mêmes valeurs », afin d’aspirer l’électorat restant à droite.

    Particulièrement faible au premier tour, la participation reste aussi un paramètre clé, avec une réserve de voix surtout dans les quartiers populaires. D’autant plus que le vote à Marseille pourrait envoyer un message pour la prochaine présidentielle. « Si l’esprit de libération des Marseillais dimanche peut inspirer l’ensemble des Français dans un an, tant mieux », assumait jeudi soir le candidat RN, quand Benoît Payan dénonçait cette volonté « d’exhiber un trophée » si Marseille tombe.

    Avec des attaques directes sur les politiques de solidarité, de santé, de culture, de vie associative, sur le service public, si l’extrême droite met la main sur la municipalité, comme elle l’a fait dans les villes qu’elle dirige dans le Sud Est, les politiques qui seront menées par les communes auront des répercussions directes dans le quotidien de leurs habitants.

    « Marseille ne peut pas se compter comme un trophée mais doit rester une ville fraternelle. »

  • Référendum sur la justice 

    Référendum sur la justice 

    Des tests techniques de consensus. Voilà ce qui pourrait définir les élections italiennes de ce dimanche. Le sujet est extrêmement sensible : la réforme judiciaire. L’enjeu est la modification de trois piliers constitutionnels : la séparation des professions, les juges et les procureurs ayant des rôles et des parcours différents dès leur entrée dans la magistrature ; deux Conseils supérieurs de la magistrature distincts, l’un pour les juges et l’autre pour les procureurs ; la sélection des membres du Conseil supérieur de la magistrature, tirés au sort parmi les magistrats afin d’éviter toute influence extérieure ; et la Haute Cour disciplinaire, une nouvelle juridiction extérieure aux deux Conseils supérieurs de la magistrature, chargée de juger les infractions disciplinaires commises par les magistrats.

    En me bouchant le nez, je voterai « non ». Malgré ma position sur l’époque « Mani Pulite », qui a balayé une classe politique d’une envergure bien supérieure à l’actuelle, mais gangrenée par la corruption. Mon sentiment d’injustice découlait de la méthode employée : l’instrumentalisation du droit pour le changement politique, le recours facile à la détention provisoire et à l’incarcération. Je ne m’attarderai pas ici sur la série de suicides survenue durant cette période, ni sur la campagne médiatique si peu scrupuleuse qu’elle est allée jusqu’à filmer d’anciennes personnalités influentes en prison. Un pilori. Et une image restée gravée dans l’histoire : des gens jetant des pièces de monnaie sur Bettino Craxi à sa sortie de l’hôtel Raphael à Rome. J’étais convaincue, et malheureusement les faits m’ont donné raison, que les révolutions, les vraies, celles qui touchent les consciences, ne se consomment pas dans les tribunaux. D’ailleurs, à quoi ressemble la politique italienne depuis ? De Berlusconi aux « grillini » (Mouvement Cinq Étoiles), nous avons assisté et assistons encore à une décadence incontrôlée.

    Un encadrement des pouvoirs de l’appareil judiciaire, trop souvent lié par des relations d’amitié ou de parti-pris qui nuisent à la justice, est nécessaire. Mais pas à l’heure actuelle, ni dans le climat que nous connaissons. Car, le jeu est clair, l’objectif de ces fascistes déguisés en libéraux qui gouvernent l’Italie est de s’attaquer à la Constitution. Celle-ci les dérange profondément, avec leurs décrets sécuritaires restreignant les libertés individuelles, leurs positions sur les migrants et toute une série de questions régissant les institutions.

    Mais le pire du spectacle qui nous est offert lors de ce référendum réside dans le niveau du débat. Au-delà de la propagande agressive que mène le gouvernement en exploitant l’actualité, l’ignorance règne en maître, à travers des comportements, des paroles et des actes qui témoignent d’un niveau bien en deçà de la médiocrité. Cette approche a également contaminé le camp adverse, qui s’adresse à un électorat considéré comme une clientèle de café du commerce sensible aux plaisanteries faciles.

    En bref, je voterai « non » car je ne fais pas confiance à ceux qui gouvernent l’Italie. Leur conception de la justice se manifeste dans le nombre croissant de mineurs détenus en prison, dans la répression brutale, dans les centres de détention, dans les expulsions vers l’Albanie, où plus de 800 millions d’euros ont été investis pour transférer environ 200 personnes, dans un contexte hors de tout cadre constitutionnel et où le pouvoir judiciaire est intervenu à plusieurs reprises.

    Est-ce là leur justice ?

    Michel Foucault écrivait : « Les institutions judiciaires ne sont pas faites pour protéger la société, mais pour donner une forme légale au pouvoir. »

    Et je ne veux pas qu’ils instrumentalisent un référendum pour manipuler le cadre des normes constitutionnelles. Voulez-vous leur donner un « permis de tuer » nos libertés ? Non !

    Journaliste
    et romancière, Stefania Nardini vit entre Naples
    et Rome

  • L’art contemporain s’expose à Chanot

    L’art contemporain s’expose à Chanot

    Un art compréhensible et accessible à tous les budgets, mettant en lumière des artistes professionnels qui exposent en direct. Tels sont les fondamentaux du Salon international de l’art contemporain (Siac) qui font son succès depuis 25 ans.

    25 bougies, ça se fête

    Peintres, sculpteurs, plasticiens, aquarellistes ou encore mosaïstes et photographes ce n’est pas moins de 140 exposants et 10 nationalités qui vous donnent rendez-vous jusqu’à lundi au sein du Palais de l’Europe du parc Chanot à Marseille. Sur plus de 3 000 m² le parcours se veut agréable et propice à la découverte, invitant le public à se laisser porter au fil des stands faisant du Salon un lieu de rencontres, d’échanges, de partage et de discussion avec les artistes présents pour l’événement.

    Et qui dit 25e anniversaire dit édition particulière. Dès l’entrée un immense gâteau d’anniversaire « instagrammable » a été installé pour réaliser à votre guise des photos souvenirs de ce rendez-vous annuel incontournable. Vous pourrez également pour l’occasion laisser une trace de votre passage au Siac sur un « livre d’or XXL » que vous trouverez à la sortie sur près de 10 mètres linéaires.

    Prix du public
    et rencontres

    Lundi pour clôturer ce rendez-vous des amateurs et curieux, les lauréats des prix du public 2026 seront révélés à savoir un artiste peintre ou photographe ou créateur de pièces murales et un sculpteur.

    Tout au long du salon, la lauréate du Prix du public de l’an dernier, Julie Gazounaud primée dans la catégorie « créations murales » est présente pour exposer et rencontrer les visiteurs. Cette jeune femme de 30 ans se consacre à l’art depuis 2022 et peint principalement l’océan, cet élément qui autrefois fut son refuge. En jouant sur la lumière et le scintillement, son océan change de couleur bouge et dévoile sa force. lui qui l’apaise et en qui elle voit son compagnon de toujours.

    Samedi, dimanche et lundi de 10h à 19h. 10 euros l’entrée en plein tarif et gratuit pour les enfants de -12 ans.

  • La chirurgie mini-invasive, moins de douleurs et une meilleure récup’

    La chirurgie mini-invasive, moins de douleurs et une meilleure récup’

    Praticien hospitalier au sein du centre expert contre le cancer depuis 16 ans et cheffe du service de chirurgie digestive de l’Institut Paoli-Calmettes

  • Le ciel célèbre le retour du printemps avec l’équinoxe

    Le ciel célèbre le retour du printemps avec l’équinoxe

    C’est quoi, l’équinoxe ?

    L’équinoxe est connu pour marquer le retour du printemps, mais pour les astronomes, c’est aussi le moment où le Soleil se trouve directement au-dessus de l’équateur. Les hémisphères Nord et Sud sont alors éclairés de la même façon et les durées du jour et de la nuit sont égales.

    Cet événement naturel, qui se produit chaque année à la même période, offre aux curieux comme aux passionnés l’occasion d’observer le ciel et les étoiles pour remonter le fil de l’Histoire, de l’apparition du genre humain jusqu’à nos jours, thématique de cette nouvelle édition.

    Le tout en gardant à l’esprit que la lumière voyage à une vitesse finie : elle met du temps à parcourir les distances immenses qui nous séparent des astres. De ce fait, nous voyons les objets célestes aujourd’hui tels qu’ils étaient, pour la plupart, il y a plusieurs années.

    Divers temps forts

    Dès le crépuscule, la Lune en croissant, ainsi que Vénus et Jupiter, ouvriront le bal, suivies de près par les merveilles du ciel : amas, nébuleuses ou encore galaxies, visibles à l’œil nu, aux jumelles ou au télescope.

    Ainsi les rendez-vous sont donnés à L’Isle-sur-la-Sorgue samedi à partir de 19h au stade Saint-Jean, à Martigues le même jour au niveau du Phare de la Couronne, parking de la Maison médicale à Velaux, dès 19h. Et le dimanche, l’événement se déroule à la Base nature de Fréjus, dès 17h.

  • Le Vitello tonnato de chez Yaya

    Le Vitello tonnato de chez Yaya

    Recette anti-gaspi par excellence à réaliser à la maison quand il vous reste un peu de rôti de veau de la veille, le Vitello tonnato est une entrée très appréciée de la cheffe Léa et à la carte de son restaurant Yaya.

    Une sauce onctueuse

    Pour commencer, dans un contenant assez haut et exigu type verre doseur, déposez la cuillère de moutarde, de thon, de câpres au vinaigre, le vinaigre des câpres (soit l’eau du bocal des câpres) et le jaune d’œuf. Mélangez avec le mixeur plongeant jusqu’à ce que les ingrédients soient assez bien crémeux. Montez ensuite à l’huile de tournesol de façon assez délicate sans interruption et en n’arrêtant pas de mixer comme pour monter une mayonnaise. Attention, la cheffe vous conseille d’aller doucement pour ne pas que celle-ci tranche. Quand le mélange s’épaissit et qu’il blanchit, n’hésitez pas à goûter pour, si besoin, rectifier l’assaisonnement. Une fois que la sauce est prête réservez.

    Avec un bon couteau, faites des tranches très fines de rôti qu’il soit de porc ou de veau. Comme si vous faisiez des pétales. Déposez les tranches avec un peu de volume dans l’assiette et déposez par-dessus des cuillères généreuses de sauce sans pour autant noyer la viande. Ensuite, un filet d’huile d’olive pour hydrater le tout. Enfin, pour la décoration, pour relever le plat mais aussi faire un rappel de la sauce déposez sur le tout la cébette, les pickles d’oignon rouge, des tomates cerises confites que vous pouvez faire à la maison, de préférence l’été en pleine saison en les faisant fondre tout doucement au four avec de l’huile d’olive. Vous pouvez ensuite les conserver dans l’huile et dans un bocal. Enfin quelques câpres à queue cette fois, coupés en deux. Un peu de persil ciselé, un pompon de roquette et de nouveau un filet d’huile d’olive. Bon appétit.

    Il vous faudra :

    – Un reste (de préférence) de rôti de veau ou de porc froid et déjà cuit

    – Une poignée de câpres au vinaigre

    – Une càs de moutarde, une de thon naturel émietté, une du vinaigre
    des câpres

    – Un jaune d’œuf,
    de l’huile de tournesol et de l’huile d’olive

    – Des câpres à queue, des pickles d’oignon rouge, quelques tomates cerises confites

    – Du poivre, de la cébette et du persil frais hâchés et une poignée de roquette.

  • Ces commerçants marseillais disent « non à l’extrémisme »

    Ces commerçants marseillais disent « non à l’extrémisme »

    Une soixantaine de commerçants marseillais ont signé une tribune contre l’arrivée potentielle de l’extrémisme à la tête de la cité phocéenne, en annonçant choisir la liste du Printemps Marseillais, « la seule en mesure de s’imposer dans cette élection décisive pour l’avenir de notre ville ». Parmi ces commerçants, on retrouve par exemple Amaury Lapinte et Pierre Da Silva (Marché des argonautes), Aurélien Lecour et Tony Van Hua (Ginger phœnix), Hazem El moukaddem, président des commerçants de la Plaine, Dorian de Blasis (Optique République), Mohamed Bouslama (Potager de Saint-Barnabé) ou encore Lena Cardo (Le réfectoire – 13 solidaire).

    La tribune débute ainsi : « Marseille doit demeurer attractive et rayonnante, ouverte à toutes et à tous, accueillante et généreuse. Nous, commerçants de Marseille, sommes attachés à l’image de notre ville. Nous ne voulons pas qu’elle soit marquée, pour les années qui viennent, par le stigmate de l’extrémisme, de la division, de l’exclusion ».

    Avant un scrutin décisif, les 35,02% de suffrages obtenus par le candidat d’extrême droite, Franck Allisio, inquiètent. Ce score, inattendu pour beaucoup, a agi comme un signal d’alarme. Les commerçants signataires soulignent : « Dans les rues du centre-ville, dans nos quartiers, dans nos noyaux villageois comme sur les plages, nous ne voulons pas d’un tri entre les uns et les autres, entre les couleurs de peau, les origines, les religions. »

    Autre inquiétude évoquée : les conséquences d’une prise du pouvoir du RN sur le tourisme. « Nous connaissons l’effet délétère de l’extrémisme sur l’attractivité d’un territoire », écrivent-ils. Pour appuyer leur propos, le texte met en avant l’exemple de Donald Trump : « Depuis son élection, les États-Unis anticipent une baisse de 25% du tourisme et des pertes allant jusqu’à 15 milliards de dollars ». Ces commerçants marseillais se positionnent clairement : « La vitalité de nos commerces doit prendre appui sur le rayonnement de notre ville en France, en Europe et dans le Monde. Cela passe par des grands événements populaires, par des services publics efficaces et solidaires, par une politique municipale apaisée ». « En conscience, fidèles à nos valeurs et soucieux de l’image de Marseille, dimanche, nous ferons donc barrage à l’extrémisme en choisissant la liste du Printemps marseillais, qui est aujourd’hui la seule en mesure de s’imposer dans cette élection décisive pour l’avenir de notre ville », conclut le communiqué.

    Célia Sennegon
  • Le nouvel ambassadeur du Vietnam rend visite à « La Marseillaise »

    Le nouvel ambassadeur du Vietnam rend visite à « La Marseillaise »

    Chaleureuse rencontre ce vendredi entre le nouvel ambassadeur du Vietnam en France et Léo Purguette, président et directeur éditorial du groupe La Marseillaise.

    Le diplomate a tenu à se rendre au siège de notre journal sur la façade duquel une plaque commémore l’arrivée en France de Nguyen Ai Quoc, futur Ho Chi Minh, par le port de Marseille.

    « En venant ici pour mon premier déplacement officiel, je veux rendre hommage à cette histoire et dire que mon mandat commence sous le signe de cette fidélité indéfectible. Je tiens à vous dire un immense merci. Le Vietnam n’oubliera jamais l’affection que votre journal porte à notre pays », a indiqué l’ambassadeur rappelant « idéaux de liberté et de paix que nous partageons ».

    « Je souhaite que La Marseillaise continue d’être ce pont indispensable qui permet aux Marseillais et aux habitants de cette région de découvrir le Vietnam moderne. Nous avons tant de projets à porter ensemble, que ce soit dans l’économie maritime, la santé ou la culture », a-t-il poursuivi.

    Un jumelage en perspective

    Léo Purguette, a quant à lui souligné l’engagement internationaliste de La Marseillaise contre le colonialisme, pour la paix et l’indépendance du Vietnam. Il a appelé à « faire vivre l’amitié entre les peuples, notamment entre les jeunes générations comme une source d’espoir dans un monde qui se déchire » et soutenu l’idée d’un jumelage entre Marseille et une ville Vietnamienne pour y contribuer.

  • Lucien Molino. Été 47 et le 27e congrès de l’UD

    Lucien Molino. Été 47 et le 27e congrès de l’UD

    Marseille se trouvait, après la Libération, dans une situation difficile résultant des bombardements et des destructions de la guerre. C’est dans ces conditions que, par l’intermédiaire de Cristofol, Pierre Doize et de la CGT, les comités de quartiers organisèrent des équipes de choc volontaires travaillant le soir, les samedis, les dimanches et jours de fête : goudronnage de cours d’écoles, aménagement d’écoles maternelles et de jardins d’enfants, réfection des rues et des trottoirs, construction d’escaliers, pose de bancs sur les places publiques, élargissement d’un pont, mise en état d’un vieux lotissement. Les travailleurs bénévoles, aidés par la population, apprirent beaucoup de choses, y compris des faits scandaleux : le ministre socialiste Philipp obligeait la mairie à se procurer du ciment dans le Nord ou à l’Est pendant que notre ciment de Marseille et de ses localités allait à Bordeaux ou à Toulouse. La pénurie de ciment était énorme et, si nous en voulions, il fallait le payer mille deux cents francs de plus la tonne. C’est pour cela que nous avions décidé de la remise en activité d’une troisième usine à ciment moderne.

    S’organiser, produire et revendiquer

    Mais il fallut attendre octobre 1947. Les freins et les difficultés se multipliaient. Les services de production industrielle, encore dirigés par un socialiste, Lacoste, nous refusaient des bons pour le goudron alors que les raffineries de Berre en regorgeaient. Nous pourrions citer et multiplier les exemples qui permettaient ainsi aux travailleurs de voir ce qui se passait dans leurs propres usines ou ateliers.

    Le gouvernement Ramadier, un autre socialiste, sabotait, par tous les moyens, l’élan de production et de renaissance du pays inscrit dans le programme du CNT dont on ne parlait plus.

    Du 4 au 6 juillet 1947, le 27e congrès de l’Union départementale se déroula au centre Charles-Nédelec des Aciéries du Nord où 800 délégués participèrent pendant trois jours aux travaux.

    Ce congrès nous donnait comme mandat de défendre non seulement le pouvoir d’achat des travailleurs, mais aussi l’indépendance et la paix. Les événements avaient modifié les problèmes politiques, économiques et sociaux. Pourtant, nous maintenions notre mot d’ordre de bataille de la production, alors que les minoritaires essayaient de déclencher des grèves en entraînant des jeunes.

    De fait, la référence de l’action passée, à la grève générale insurrectionnelle confortait le courant majoritaire de la CGT dans sa condamnation de la grève des PTT ou autres. Les rapports préparatoires au congrès célébraient les exploits accomplis par les travailleurs des entreprises réquisitionnées, les mineurs, les équipes du gaz et de l’électricité, les métallurgistes, le bâtiment.

    à suivre la semaine prochaine…