Tag: Marseille

  • [Tribune] Narcotrafic : Non à l’instrumentalisation par le Rassemblement National

    [Tribune] Narcotrafic : Non à l’instrumentalisation par le Rassemblement National

    Face aux drames humains causés par le narcotrafic à Marseille, nos luttes, nos mobilisations et le travail quotidien mené aux côtés des habitants, des associations et des familles de victimes ne sauraient être récupérés par le Rassemblement National.

    Nous dénonçons fermement cette instrumentalisation indécente, qui ne se limite qu’à la répression. Elle est d’autant plus choquante qu’elle vient d’un parti qui ne manifeste aucun intérêt, aucune présence, et ne formule aucune solution concrète.

    Le RN n’a jamais accompagné les acteurs de terrain, n’a jamais soutenu les familles endeuillées, et n’a jamais travaillé à comprendre les causes profondes de ces violences. Leur discours se résume à un fatalisme méprisant et raciste “tant qu’ils se tuent entre eux” qui abandonne nos quartiers, nos jeunes et nos familles à leur sort.

    La députée RN de Marseille dans le 13/14, Gisèle Lelouis, n’a, à ce jour, porté aucune proposition sérieuse sur la lutte contre le narcotrafic, la protection de la jeunesse ou les moyens pour les services publics.

    Nous, forces de gauche, sommes les seules à avoir :

    – travaillé au plus près du terrain, avec les associations, les éducateurs, les travailleurs sociaux, les habitants et les familles ;

    – proposé des réponses structurelles, fondées sur la prévention, l’éducation, la santé, la culture, l’insertion et le renforcement des services publics ;

    – défendu des lois visant à enrayer la pauvreté, à renforcer la justice en lui donnant les moyens nécessaires, à protéger les jeunes, à soutenir les victimes et à s’attaquer enfin aux réseaux criminels ;

    – porté une vision globale, qui refuse le fatalisme et affirme que nos quartiers ont droit à la sécurité, aux moyens, à la dignité et à l’avenir ;

    – s’être attaqué à la racine des mafias, qui utilisent les paradis fiscaux et les crypto-monnaies. Il faut des moyens pour mener des enquêtes patrimoniales, confisquer leurs avoirs, traquer les flux financiers opaques.

    Nos luttes ne sont pas des vitrines politiques.

    Nos combats ne sont pas des slogans.

    Ils sont le fruit d’années de travail, d’écoute et de présence réelle. Au RN, nous lui disons :

    Vous n’avez jamais soutenu les luttes des habitantes et habitants de nos quartiers.

    Vous ne les avez jamais comprises.

    Vous ne les représentez pas, pas plus que notre ville fraternelle.

    Vous ne parlez pas en notre nom.

    SIGNATAIRES : Katia Yakoubi ; militante associative promouvant un plan citoyen “Justice pour nos quartiers”. Hendrik Davi ; député BDR de l’Après dans le groupe écologiste et social. Laurent Lhardit ; député BDR du groupe socialistes et apparentés. Marie Batoux ; adjointe Mobilités au maire de Marseille du groupe Printemps Marseillais (coalition de partis, mouvements citoyens, associatifs et syndicalistes de gauche à Marseille). Sophie Camard ; maire Gauche républicaine et socialiste des 1er et 7e arrondissements de Marseille. Audrey Garino ; adjointe PCF au maire de Marseille, affaires sociales, solidarité, lutte contre la Pauvreté & Égalité. Anthony Krehmeier ; maire PS des 2e et 3e arrondissements. Jean-Marc Coppola ; adjoint Culture PCF au maire de Marseille. Audrey Gatian ; adjointe PS au maire de Marseille à la politique de la Ville, réussite éducative et vacances pour tous. Aurélie Biancarelli ; adjointe PCF au maire de Marseille, ESR et vie étudiante. Rebecca Bernardi ; adjointe au maire de Marseille en charge du commerce, de l’artisanat et des noyaux villageois et de la vie nocturne.

  • Pétanque féminine : la 2e édition pour Crespo, Kaddour et Del Socorro

    Pétanque féminine : la 2e édition pour Crespo, Kaddour et Del Socorro

    Avec à l’encaissement Stéphane Marco, au graphique Jauffrey Capasso, au micro le président du Comité Patrick Fara, tout est en place quand l’arbitre Christian Rutigliano d’un coup de sifflet strident ouvre les hostilités.

    Sur des aires de jeux parfaitement entretenues par Dédé Clément, les 150 boulistes abordent la compétition par la phase poules. En fin de matinée et même un peu au-delà après quelques combats de coqs, les 26 équipes qui étaient parvenues à prendre la clé des champs, abordent la partie dite après les poules.

    Si jusqu’alors, il ne semblait pas y avoir eu trop de casse chez les équipes au fort potentiel, il va y en avoir quelques-unes qui ne vont pas pouvoir franchir la chicane. À l’image de celles conduites par Stéphanie Arnaud et Madeïs Gleyze, Manon Mahé ou encore Ghislaine Faralli et Adeline Menard. Il est vrai que face à elles, se dressent respectivement les Lydie Laval, Dolores Vercellotti, Manon Debard, Cathy Brondino et Laura Vierjon. Résultats de quelques parties haut de gamme tout de même…

    Ce festival de parties à sensation va se poursuivre avec le cadrage. Au terme duquel on voit la championne Espagnole Aurélie Blasquez Ruiz et ses partenaires s’incliner face aux locales emmenées par Axelle Bernard. Un peu plus tard, ce sont les Monégasques, Laura Vierjon et Christelle Silve qui seront rejointes cette année par Christel Paille qui tombent face à la deuxième force locale conduite par Vercellotti. Passant dans une zone d’ombre, les « Vertes » Yasmina Manessour, Isabelle Rivière et Marine Rocchietta vont s’incliner lourdement et sèchement.

    On aborde ensuite l’emballage final, à ce stade des quarts de finale, partie marathon entre Axelle Bernard et Yasmina Crespo. Après un revirement de situation, cette dernière s’invite dans le dernier carré. D’où elle va se propulser en finale en dominant Isabelle Mercier. Quant à Cécile Trujas et ses partenaires Agnès Stagliano et Sophie Rinck, elles vont s’incliner sur la route des quarts sans avoir démérité, face à Vercellotti, sociétaire du Cercle St-Barnabé qui dans le dernier carré, prend le meilleur sur Lydie Lavaly.

    La finale va être longtemps indécise, voir l’évolution des côtes au cours des 12 mènes ci-dessous. Si les locales semblaient s’être mises, à mi-parcours, en position favorable, elles allaient connaître un sérieux passage à vide, ce dont vont profiter Crespo, Kaddour et Del Soccoro pour remporter, au cœur de la nuit, cette 2e édition du challenge des Dames.

    Résultats

    Quarts de finale

    1) Lavaly bat Debard – Julli – Salas ;
    2) Mercier bat Brondino – Kfourn – Schiltz ; 3) Vercellotti bat Trujas – Rinck – Stagliano ; 4) Crespo bat Bernard – Fournier – Fara

    Demi-Finales

    1) Vercellotti bat Lydie Lavaly – Mégane Cacciatore – Cassandra Dumas ; 2) Crespo bat Isabelle Mercier – Marina Fiumara – Sakhoeun Chin

    Finale

    Yasmina Crespo – Halima Kaddour – Emilienne Del Soccoro battent Dolores Vercellotti – Séverine Roche – Claire Gaudilliere 13 à 11

  • Athlétisme : Lalie Carlier, sur le toit du Monde universitaire

    Athlétisme : Lalie Carlier, sur le toit du Monde universitaire

    Samedi, avec ses potes Nancy Poirot, Baptiste Civiale et Marc-Brille Tapoum, elle a été sacrée championne du Monde.

    « Sur le moment, j’ai eu du mal à réaliser ce que je ressentais. C’était puissant, touchant, intense. En fait, se retrouver sur la plus haute marche d’un podium mondial, cela ne se décrit pas. Cela ne peut que se vivre ! » Et Lalie Carlier vit intensément son bonheur de championne du Monde. Elle qui ne s’attendait pas à un tel sacre.

    Même si elle a déjà connu les podiums dans sa jeune carrière. « Je pratique le décathlon en club et j’ai déjà fait un podium, en championnat de France », se souvient-elle. Mais une médaille d’or mondiale, c’est une récompense que peu d’athlètes peuvent revendiquer dans leur carrière.

    De la danse au rugby

    Pour Lalie, c’est d’autant plus fort qu’elle n’est pas issue d’une famille de sportifs. « Mon père faisait un peu d’équitation, sans jamais faire de compétition. Et ma mère, à part un peu de danse, n’a jamais été attirée par une pratique quelconque », indique la Martégale.

    D’ailleurs, comme Stéphanie sa maman, « c’est d’abord dans la danse que je me suis épanouie. Classique, modern-jazz, hip-hop, j’étais une touche à tout. » Idem pour le sport. « Je suis curieuse de nature. Mais pour l’athlétisme, c’est à 16 ans que j’ai fait mes premiers essais, après avoir testé le rugby », se remémore-t-elle.

    Elle est repérée par Martigues sport athlétisme, après quelques épreuves en scolaires avec l’équipe du lycée Paul-Langevin. Et depuis un an, Lalie a intégré la SCO Sainte-Marguerite, « je fais mes études à Luminy, c’est plus pratique pour moi et j’ai un cadre parfait pour le décathlon », assure celle qui se voit bien « travailler dans l’événementiel sportif ».

  • Près de 4 000 à avoir désormais « La Marseillaise » dans la poche

    Près de 4 000 à avoir désormais « La Marseillaise » dans la poche

    C’était la nouveauté numérique présentée à l’occasion de l’inauguration du siège rénové de notre journal à Marseille. En quelques semaines, elle a déjà été téléchargée de nombreuses fois.

    « Nous avons un taux d’adhésion très important puisqu’en un mois nous avons près de 4 000 téléchargements », se félicite Jean-Jacques Schneider, directeur de La Marseillaise.

    « Nous avons décidé de poursuivre cette phase de découverte mais aussi de rodage qui nous a permis d’améliorer l’outil afin de permettre à un nombre encore plus important de nouveaux lecteurs de faire la découverte de nos contenus gratuitement », poursuit-il.

    De nouveaux lecteurs

    À partir du 1er décembre, date anniversaire de La Marseillaise, nos abonnés auront simplement à entrer leurs identifiants de connexion pour continuer à utiliser pleinement l’application mobile comme ils le font déjà avec le site internet. « Nous espérons bien sûr que les nouveaux lecteurs, convaincus par la qualité de nos contenus, deviendront, quant à eux, de nouveaux abonnés à partir de cette date. »

    Avant cela, le vendredi 28 novembre à 18h, La Marseillaise inaugurera le siège de son hebdo d’Occitanie à Montpellier, 56, rue de l’Industrie. Encore une belle occasion pour faire connaître, télécharger cette application mobile et mettre La Marseillaise dans toutes les poches.

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  • Conte, riffs et légendes new yorkaises au Lollipop

    Conte, riffs et légendes new yorkaises au Lollipop

    Rencontre et concert. C’est une « release party » originale qui se tient ce vendredi (19h) au Lollipop où se produit New York Toys, le groupe fictif de Tom, le héros de One way or another, premier roman de Stéphane Signoret. Activiste rock, guitariste des fiévreux Pleasures et Neurotic Swingers, et co-gérant de ce mythique magasin de disques et label marseillais, ce dernier nous plonge dans un récit entre fiction et hommage à la scène rock new-yorkaise des années 1970.

    Brut et punk

    Publié chez Melmac dans la collection Urban Vibes, le livre s’inspire de son univers musical et de sa passion pour le punk-rock. Autour de Tom, disquaire marseillais obsédé par la Big Apple, ce conte mêle présent et passé. Sa vie ordinaire à Bruxelles bascule après une dispute. Tom se retrouve alors mystérieusement projeté en 1974 au cœur d’une ville sale, électrique, en pleine ébullition culturelle où tout semble possible. CBGB, Chelsea Hotel, graffitis naissants, et figures mythiques (Jean-Michel Basquiat, Andy Warhol, Richard Hell, Jerry Nolan, Debbie Harry) composent un décor brut où punk, poésie et survie s’entremêlent.

    Signoret y croise souvenirs, culture rock et imaginaire pour composer un texte vibrant, entre roman initiatique et documentaire, sur fond de films cultes, playlists et anecdotes ressuscitant une époque. Une déclaration d’amour à New York, à la musique et à l’utopie rock, traversée par la mélancolie d’un homme en quête de sens et de liberté.

  • [Exposition] Un voyage dans le temps entre Aden et Marseille

    [Exposition] Un voyage dans le temps entre Aden et Marseille

    En pénétrant dans la première salle d’exposition du musée de la Vieille Charité, le visiteur plonge dans l’Antiquité. « À la genèse de ce projet, on a un ensemble de pièces archéologiques originaires du Yémen qui ont été offertes aux musées de Marseille par la Compagnie des Messageries maritimes et par la famille Riès, présente Ann Blanchet, conservatrice en chef du patrimoine au sein des Musées de Marseille, dont cette magnifique dalle en albâtre, fragment d’un trône du VIIe siècle avant JC, venue d’un temple au sein du royaume de Saba », ajoute-t-elle. « Pour la première fois à Marseille, c’est l’occasion de présenter cette civilisation qui s’est épanouie au Sud de la péninsule arabique et avec laquelle il n’y a cessé d’y avoir des interactions. » Les prêts ont été consentis par le Louvre et par des grands musées européens tel que le British Museum.

    Quatre salles d’envergure, quatre espaces-temps qui remontent le fil de l’histoire. Les œuvres exposées témoignent des influences culturelles, sociales, économiques qui se sont tissées entre Marseille et la ville portuaire d’Aden. Dès le premier millénaire avant notre ère, les routes caravanières reliaient le sud de l’Arabie au monde méditerranéen et mésopotamien. L’écriture, centrale, y revêtait des formes originales et artistiques, au point que des marchands découpaient et revendaient les inscriptions esthétiques. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, ces territoires deviennent projections de fantasmes exotiques. Le développement de la consommation de café, d’encens, les rend attractifs. L’Alcazar de Marseille a fait le prêt de manuscrits retraçant les expéditions d’explorateurs sur ces terres de plus en plus cosmopolites. Le Yémen deviendra société coloniale, notamment sous l’influence d’Antonin Besse, homme d’affaires français au XIXe siècle.

    Rimbaud au Yémen

    Il y a des pièces inattendues. « Rimbaud a porté cette montre à gousset. Et nous avons ici l’un des rares portraits de l’artiste », explique Juliette Honvault, chargée de recherche à l’Institut de recherche et d’études sur les Mondes arabes. « Rimbaud a atteint le port d’Aden en août 1880 avant de s’associer avec de puissants hommes d’affaires européens sur place », développe-t-elle. L’exposition se poursuit avec la période industrielle. « La main-d’œuvre yéménite bon marché était embauchée dans les cales de navires marseillais, poursuit Juliette Honvault, ce qui a donné des destinées rares comme celle du yéménite Hayel Saees An’am qui finira par construire un groupe industriel avec ses compétences accumulées. » Il rentrera au Yémen et continuera de nourrir le lien en faisant connaître Marseille.

  • Une plainte inédite contre l’amiante dans le bâti scolaire

    Une plainte inédite contre l’amiante dans le bâti scolaire

    « L’omerta, le déni et les mensonges, ne peuvent plus durer. » Devant le palais de justice de Marseille, Nathalie Laclau, présidence de l’Avalé 13 (Association des victimes de l’amiante dans les locaux de l’éducation des Bouches-du-Rhône) tire la sonnette d’alarme sur un « scandale sanitaire » dans le bâti scolaire. Entourée de représentants syndicaux d’enseignants, d’agents territoriaux, d’association de parents d’élèves, elle dénonce : « Il n’y a jamais eu de politique d’éradication de l’amiante dans les locaux scolaires depuis son interdiction. Mais le bâti s’est usé et libère immanquablement des fibres d’amiante. »

    D’où un dépôt de plainte inédit, contre X pour mise en danger de la vie d’autrui, auprès du procureur de la République du pôle santé publique de Marseille, ce mercredi par la dizaine d’organisations et les plusieurs dizaines de parties civiles réunies sous la même bannière pour cette action. L’objectif affiché est simple : « Demander justice et faire la lumière sur les responsabilités politiques et institutionnelles. Que plus personne ne puisse se défiler sans rendre des comptes », résume Arnaud Dupleix pour la FCPE 13. Pour les travailleurs des établissements scolaires comme les parents d’élèves, la présence d’amiante et leur exposition ne font aucun doute. « Il y a eu des droits de retrait et des mobilisations d’ampleur dans plusieurs établissements sur la question », rappelle Laurence Rouvière, pour le Snudi-FO. « L’éducation et les collectivités territoriales refusent de se confronter à l’ampleur du phénomène », abonde Sébastien Fournier, pour la FSU-SNUipp.

    « Des expositions passives et actives »

    Et s’ils posent la question de la responsabilité, c’est car le collectif fait face à un labyrinthe institutionnel où se mêlent l’intervention de l’Éducation nationale et les compétences des collectivités territoriales sur le bâti scolaire : les écoles dépendent des communes, les collèges du Département et les lycées de la Région. « On a 12 exemples : des écoles maternelles et élémentaires, des collèges et un lycée dans les Bouches-du-Rhône où il y a une défaillance dans la production et la communication des diagnostics techniques amiantes. Ils sont parfois inexistants, parfois incomplets », précise Me Julie Andreu qui porte le dossier. Avant de conclure : « Il y a des expositions actives et passives : quand on est enseignant et qu’on perce un mur, on peut être exposé à l’amiante. Quand on est élève et qu’on dort dans une salle où il y a des dalles de plafond dégradées et amiantées, on n’est pas informé.»

  • Le Crédit municipal reconduit son aide de 170 000 euros au CCAS

    Le Crédit municipal reconduit son aide de 170 000 euros au CCAS

    C’est dans ses locaux situés rue Villeneuve (1er) que, comme chaque année, le Crédit municipal de Marseille, un établissement public communal de crédit et d’aide sociale qui octroie des prêts sur gages, a procédé ce mercredi à la remise d’un chèque de 170 000 euros destiné au CCAS de la ville. L’établissement public administratif communal oriente ses actions vers les personnes âgées et/ou en situation de précarité et d’exclusion.

    « Le Comité d’orientation stratégique du Crédit municipal [présidé par le maire DVG Benoît Payan, Ndlr] a décidé de reconduire le même montant que l’an dernier, l’activité du prêt sur gage étant restée stable », note le communiqué de la municipalité. « Cette démarche illustre la volonté commune de la Ville de Marseille et du Crédit municipal de renforcer les actions sociales au bénéfice des Marseillaises et des Marseillais les plus vulnérables, dans un esprit de solidarité et de coopération durable », est-il ajouté. Ce financement s’ajoute au partenariat autour du microcrédit solidaire.

  • Marcher pour défendre les associations féministes

    Marcher pour défendre les associations féministes

    « On sait que si l’on continue à baisser les moyens des associations et des services publics, le nombre de féminicides va remonter. » Sur l’esplanade Gisèle-Halimi, un lieu qui n’a pas été choisi par hasard, Alexandra Brochus du Collectif 13 droits des femmes, martèle la nécessité des associations dans la lutte des violences faites aux femmes. À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’encontre des femmes, organisations féministes, syndicats et partis politiques appellent à manifester ce samedi, à 14h en bas des escaliers Saint-Charles.

    Un rendez-vous immanquable pour les collectifs féministes. « Dans ce contexte de politiques budgétaires austéritaires, on se doit d’être au rendez-vous », insiste Alexandra Brochus. Le nouveau projet de loi de finances de 2026 prévoit, en effet, une coupe d’un milliard d’euros dans les subventions aux associations. Un non-sens pour les militantes, pour qui ces structures sont souvent un refuge pour les femmes victimes de violence. « Elles sont indispensables, parce qu’elles comblent les carences de l’État », affirme Isabelle Marilier, membre de Genre et altermondialisme.

    Associations fermées, femmes en danger

    Des coupes budgétaires qui mettent en danger de nombreuses structures d’accompagnement des victimes, comme les Plannings familiaux ou les Centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) qui connaissent régulièrement des difficultés. Le CIDFF d’Arles avait par exemple été menacé de fermer l’été dernier à cause du manque de moyens. Des structures qui permettent pourtant aux femmes victimes de violences d’avoir un accompagnement juridique, social et psychologique. Les militantes réclament également plus de moyens alloués à la « prévention, la justice et les services publics », précise Alexandra Brochus. Notamment 3 milliards d’euros pour la mise en œuvre de l’éducation à la vie affective relationnelle et à la sexualité, qui donne les clés aux filles et aux garçons pour repérer et éviter les comportements dangereux. Une marche « pour toutes les femmes, de tous les pays et toutes les religions et contre toutes les formes de violences », lance-t-elle.

    Des violences dont le narcotrafic est parfois l’auteur. « C’est pourquoi quand on a appris la date de la marche pour Mehdi Kessaci, nous avons tout de suite pris contact avec les organisateurs pour que nos deux marches se rejoignent », indique Pascaline Lécorché, représentante de Place publique à Marseille. Le jeune homme, frère du militant écologiste Amine Kessaci engagé dans la lutte contre le narcotrafic, a été tué jeudi dernier dans ce qui s’apparente à un meurtre d’intimidation d’après les dernières avancées de l’enquête (lire pages 2 et 3). « Les mères dans ces quartiers sont souvent les premières actrices locales mais aussi des victimes de cette violence », se désole Alexandra Brochus.

    Les rendez-vous

    Aubagne

    Samedi 22, à 10h30 sur le cours Beaumont.

    Draguignan

    Samedi 22, 11h, place Cassin.

    Salon-de-Provence

    Samedi 22, 17h, à la mairie.

    Avignon

    Samedi 22, 15h, à la gare.

    Marseille

    Samedi 22, 14h, gare Saint-Charles et mardi 25, 18h30, place de la Joliette.

    Toulon

    Mardi 25, 18h, palais de Justice.

    Arles

    Samedi 29, 16h, place de la République.

  • Marseille : un don de 30 000 euros pour lutter contre le cancer

    Marseille : un don de 30 000 euros pour lutter contre le cancer

    Initié en 2004, le programme LEA est coordonné à l’AP-HM et a pour objectif général d’étudier les facteurs de risque (médicaux, génétiques, socio-économiques, comportementaux et environnementaux) de l’état de santé à long terme de patients
    ayant été traités pour une leucémie ou un lymphome dans l’enfance ou l’adolescence. Les formes de cancer les plus fréquentes chez les jeunes.