La Marseillaise : Comment vous sentez-vous aujourd’hui, après cette reprise et cette préparation ?
Ulisses Garcia : Je suis content d’être de retour à Marseille, je me sens bien physiquement et mentalement. On a eu de bons matches. Le plus important, c’est de bien se préparer physiquement. On travaille très bien avec le coach et avec tout le monde.
Vous avez déjà pu échanger
avec Bruno Genesio sur la saison à venir. Que vous demande-t-il aujourd’hui ?
U.G. : C’est difficile de se projeter. Ce que le coach attend de moi, c’est simplement que je me donne à 100% à l’entraînement et que je sois impliqué mentalement et physiquement à 100%. C’est ce qui compte en ce moment. Il a une méthode de travail assez tranquille. On travaille bien, tout le monde pousse et ça se passe bien avec lui.
La saison passée, vous étiez prêté à Sassuolo. Quel bilan tirez-vous de cette expérience en Italie ?
U.G. : Personnellement, j’ai très bien vécu mon prêt à Sassuolo. J’ai eu beaucoup de temps de jeu, j’ai fait de bons matches et c’était une belle expérience. En parallèle, c’était difficile de suivre Marseille avec les résultats et tout ce qui s’est passé. J’ai pu garder contact avec deux ou trois joueurs, mais ce n’était pas facile. L’équipe a toutefois réussi à se qualifier pour une compétition européenne. J’ai donc suivi tout ça de loin et j’ai aussi été touché par ce qui se passait avec mes potes.
Quel regard portez-vous sur
la Serie A ?
U.G. : J’ai trouvé que c’était un très bon championnat, mais surtout un championnat très tactique. Il y a moins de transitions et le jeu est vraiment basé sur la tactique.
Comment décrirez-vous votre style de jeu ?
U.G. : Ce que j’aime, c’est être un latéral gauche dans une position offensive, dédoubler et pouvoir centrer. J’aime aussi lire le jeu et anticiper. Ce sont mes principales qualités.
Arrivé en janvier 2024, vous êtes désormaisun des joueurs les plus anciens de l’effectif. Quel est votre avis sur le parcours de l’OM ?
U.G. : C’est vrai que ça ne fait que deux ans que je suis à l’OM, mais j’ai déjà vu pas mal de choses. À l’OM, tout va un peu plus vite. C’est aussi difficile de pouvoir construire quelque chose avec autant de va-et-vient, mais c’est comme ça. On s’adapte et on essaye de donner le maximum. Pour l’instant, je prends beaucoup de plaisir à être ici à Marseille. C’est une très bonne expérience.
Qu’est-ce qui est le plus difficile quand on porte le maillot de l’OM ?
U.G. : Il y a une très grande pression. On sait ce que représente l’OM en France. C’est une grande pression, mais aussi un grand devoir et une grande responsabilité. Je pense que tous les joueurs aiment cette pression et veulent cette pression. Ce qui peut être difficile, ce sont les grandes attentes. Mais on est tous des joueurs qui veulent évoluer au plus haut niveau. Il faut donc relever les défis qu’il y a à l’OM.
Quel est votre meilleur souvenir depuis votre arrivée à Marseille ?
U.G. : C’est sûr que c’est le match à Lyon. La victoire, c’était un truc de fou ! À chaque fois que j’y pense, j’ai des frissons. On commence vraiment mal le match, avec beaucoup d’obstacles, mais on revient. Et quand je pense au dernier but de Johnny (Rowe), c’est vraiment un sentiment très, très fort. Je pense que toutes les personnes qui étaient là n’oublieront jamais ce qui s’est passé. Ce match restera vraiment une référence.
Avec quels joueurs avez-vous le plus d’affinités ?
U.G. : Je m’entends très bien avec Geoffrey Kondogbia, Amine Harit, Faris Moumbagna et Pierre-Emile Højbjerg. Mais je dirais que je m’entends bien avec tout le monde. C’est vrai qu’avec certains, on passe un peu plus de temps ensemble. Et là, j’ai aussi découvert Himad Abdelli, c’est une belle personne.
Vous avez connu cinq entraîneurs différents à l’OM. Lequel vous
a le plus marqué ?
U.G. : Je pense que tous les coaches que j’ai eus m’ont laissé une bonne impression. J’ai notamment beaucoup apprécié Jean-Louis Gasset, sa façon d’être serein et calme. Mais vraiment, tous les coaches que j’ai eus à l’OM – Gattuso, De Zerbi, Gasset et aujourd’hui Genesio – je ne peux que dire du bien d’eux. Après, je ne sais pas toujours ce qui s’est passé, il y a eu des défis… C’est comme ça, c’est le football. Mais j’ai aimé travailler avec tous ces coaches.
Vous parlez justement de « défis ». Il y en a un qui se présente à votre poste, avec la concurrence d’Emerson Palmieri et d’Alexis Koum. Comment l’abordez-vous ?
U.G. : On est habitués, il y a de la concurrence partout. Avec Emerson, on est aussi de bons potes, donc c’est une concurrence saine. S’il joue, je suis content. C’est normal. Ça va bien.
Vos deux parents sont nés
au Cap-Vert, pays qui a fait sensation lors du Mondial.
U.G. : Je suis vraiment impressionné par ce qu’ils ont fait, sur le terrain comme en dehors. Il y a eu une grande euphorie au pays par rapport à ce qu’ils ont réalisé. C’est quelque chose d’historique pour eux. Je suis vraiment fier de ce qu’ils ont fait.
Le mercato bat aussi son plein. Votre agent a-t-il reçu
des sollicitations ?
U.G. : Mon agent est en contact avec des clubs. Il y a toujours des demandes et des questions. Mais pour l’instant, je me concentre vraiment sur cette préparation. On verra comment ça va se passer ensuite. On sait que c’est le mercato, c’est pareil pour tous les clubs. Il y a des départs, des arrivées. Comme je l’ai dit, nous, on est tous concentrés ici et maintenant : qu’est-ce qu’on peut faire pour l’OM ? Et on verra la suite.
Que ressentez-vous quand vous voyez un Vélodrome en fusion ?
U.G. : À Marseille, on est tous conscients de la chance qu’on a d’avoir un stade comme le Vélodrome et des supporters comme les nôtres. La seule chose que j’ai à dire, c’est qu’on est fiers de porter le maillot de l’OM. On sait ce que ça représente et quel prestige c’est. Tous les joueurs sont conscients de ce que signifie porter le maillot de l’OM, ça, c’est sûr.
Comment fait-on pour gérer la pression ici ?
U.G. : C’est vrai qu’il y a une certaine pression. Mais je pense que dans les autres clubs aussi, il y a une pression, simplement différente. Elle ne vient pas forcément des supporters, elle peut venir d’autres choses. Chacun doit pouvoir gérer sa pression et se concentrer pleinement sur son travail, sur le terrain. Tout ce qui est autour vient après. Je pense qu’il faut vraiment se concentrer sur ce qu’on peut faire sur le terrain.
Est-ce qu’il faut justement réussir à créer sa propre bulle pour
se détacher du football ?
U.G. : Personnellement, ma façon de me détacher, c’est de passer du temps avec ma famille, avec mes enfants et avec ma femme. C’est ce qui me permet de penser à autre chose qu’au football. C’est vrai que Pierre-Emile (Højbjerg) a raison : après les matches, l’adrénaline est encore haute et on pense encore beaucoup au match. Pour moi, ma façon de me détacher, c’est ma femme et mes enfants. Créer cette bulle est très important pour l’équilibre d’un footballeur. Pour moi, c’est ce qui me permet de souffler.
![[Entretien] Ulisses Garcia : « Porter le maillot de l’OM, c’est une grande responsabilité »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/eb412192a198926e9038a92c4841c776.jpg)

![[C’est l’été] Les petits débrouillards au stade nautique à Marseille](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/079e214a2af53b97cf0e74babf021a1c.jpg)

![[C’est l’été] Nature peinture à Marseille](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/7fe7732404166522e88a2a6bb3197975.jpg)
![[C’est l’été] Une série d’énigmes sensibilise les enfants à l’écologie à Marseille](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/070ff7fd56233402d99640f7e5c44910.jpg)

![[C’est l’été] Visite ludique d’une ferme marseillaise](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/c8390bb5d80e1c1fc6392f2703f0e784.webp)

![[Entretien] Rémi Giuitta, président des BYers : « Nous avons perdu cette capacité à être un groupe de combattants »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/2a3d94a2d2e3914d7048bcd9cba6f020.jpg)