Tag: Marseille

  • Jour de fête en vue à Marseille avec Comores-Sénégal

    Jour de fête en vue à Marseille avec Comores-Sénégal

    Sénégal-Comores, c’est un peu les retrouvailles en famille.

    Entre le pays de la côte ouest africaine, et l’archipel des îles de la Lune, les quelque 7 500 kilomètres séparant les deux nations n’empêchent pas des liens amicaux très forts. Et se retrouver pour une rencontre amicale à Marseille, où les communautés comoriennes et sénégalaises occupent une place de choix, c’est un peu comme si les Cœlacanthes et les Lions de la Terranga jouaient à la maison.

    Ce face-à-face constituera la première confrontation officielle entre les deux nations. Sur le papier, elle s’annonce déséquilibrée, entre un Sénégal habitué des grands rendez-vous, aussi bien en Coupe d’Afrique des Nations, dont ils sauront le 8 octobre si leur victoire face au Maroc est confirmée par le Tribunal arbitral du sport, qu’en Coupe du monde, et des Comores qui ne comptent que deux participations à une phase finale de Coupe d’Afrique des Nations.

    Confirmer la dynamique

    Néanmoins, le temps d’un match, le passé va s’effacer. Ne comptera que le terrain. Et l’envie pour les acteurs de confirmer leur récent succès lors des éliminatoires de la prochaine CAN.

    Depuis leur élimination en seizième de finale de la dernière Coupe du monde par la Belgique (2-3 après prolongation), les Sénégalais ont changé de sélectionneur. Patrick Vieira est venu au chevet des Lions de la Teranga. Pour son premier match, son équipe a ramené un nul du Mozambique (1-1), avant d’aller s’imposer en Éthiopie
    (1-0). C’est donc un Sénégal qui retrouve petit à petit la confiance qui va se présenter sur la pelouse du Vélodrome.

    Côté Comores, les hommes de Hubert Velud restent sur deux victoires et une défaite en trois matches. Le dernier en date les a vus venir à bout de la Namibie (1-0), ce qui leur permet de rester dans la course à la qualification pour une troisième phase finale de Coupe d’Afrique des Nations.

    Pour la petite histoire, le tirage au sort fait que les Comores seront officiellement l’équipe recevante. Un petit symbole quand on sait qu’à Marseille vit la plus importante communauté comorienne hors de l’archipel. Ce sera l’occasion pour ces Marseillais de vivre un moment particulier.

    Côté sénégalais, ce sera l’opportunité pour les ex-Olympiens Pape Gueye, Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr de retrouver le stade Vélodrome. Avec sans doute une titularisation pour les trois hommes.

    Match amical

    Dimanche, 15h, stade Vélodrome.

    COMORES : Pandor- Abdallah, Kari, Omari, Youssouf – Mohamed, Youssef, Bourhane – Hadji, Ali, Ahmed.

    Sélectionneur : Hubert Velud.

    SENEGAL: Y. Diouf – Mal. Sarr, Mendy, Mam. Sarr – E.H. Diouf, Camara, Gueye, Mbayé – I. Ndiaye, Diao, I. Sarr.

    Sélectionneur : Patrick Vieira.

  • La Foire de Marseille, un voyage pour les papilles

    La Foire de Marseille, un voyage pour les papilles

    Tatouages maoris sur les bras et chapeaux tressés vissés sur la tête, deux musiciens entonnent des airs polynésiens à l’aide d’une guitare et d’un cajon. À quelques mètres, des odeurs de lait de coco et des arômes acidulés s’échappent d’un food-truck. Lancé en 2015 par Teheiura, le candidat star de l’émission Koh-Lanta, le Manatoa (signifiant « l’esprit du guerrier » en tahitien) a fait escale à la Foire de Marseille pour proposer, entre autres, du thon mariné au jus de citron et du poulet sauté au lait de coco. « Le but, c’est de faire voyager la culture culinaire tahitienne en France », explique Teheiura en marchant pieds nus devant son stand. Flânant devant le camion-restaurant, Geneviève et Emmanuelle ne s’y arrêteront pas, elles ont déjà avalé un repas cubain et créole. Si ces deux retraitées viennent tous les ans à la Foire, c’est précisément pour « manger ce que l’on ne peut pas manger à la maison, des choses exotiques ».

    Sur un espace de 6 000m², 150 exposants de restauration sur place et à emporter sont présents au Parc Chanot, pour le plus grand bonheur des gourmands marseillais.

    Entrée gratuite

    samedi à partir de 19h

    Dans l’Esplanade 1, Mouna, vêtue d’un tablier en wax aux motifs colorés, s’affaire devant une marmite. Son stand, les Délices de Mouna, propose des spécialités sénégalaises : poulet yassa, thiéboudiène au poisson, mafé, bissap,… Pour cette restauratrice habituée des férias et festivals, venir à la Foire de Marseille est à chaque fois un plaisir : « Ici, la cuisine sénégalaise est bien accueillie parce que c’est une ville cosmopolite. »

    Côté terroir, les régions françaises ne sont pas en reste. Le bien nommé restaurant « La Normandie », présent à la Foire pour la 36e année consécutive, affiche ses diverses spécialités régionales sur sa carte. Ici, les saucisses pur porc ont été préparées par les moines trappistes de l’abbaye de Bricquebec. « Chez nous, ceux qui viennent manger, c’est plus des habitués qui viennent ici depuis une dizaine d’années », assure le restaurateur, Christophe Guérin. Arborant des chapeaux de lutin rouge, Patrice, 59 ans, et Isabelle, 57 ans, lorgnent devant les différentes échoppes des restaurateurs. Pour ces deux habitués venus ce matin du Castellet, « le plus difficile c’est de faire un choix qui satisfait les goûts du groupe ». Face à ce casse-tête, ils déplorent qu’il n’y ait « pas de chaises et tables en libre-service pour pouvoir se rejoindre après s’être restauré à différents stands ».

    Ce samedi 3 octobre, la Foire de Marseille consacrera une nouvelle soirée aux plaisirs culinaires. À partir de 19 heures, l’entrée sera gratuite. Une dernière occasion de parcourir les stands de restauration et de découvrir, avant la clôture lundi, des plats savoureux.

  • « Atom », 97 logements pour jeunes actifs en construction

    « Atom », 97 logements pour jeunes actifs en construction

    Première pierre officielle pour la résidence « Atom » ce vendredi 2 octobre même si sous la grue, le bâtiment a déjà bien avancé. Une satisfaction pour les co-promoteurs Oceanis et Immostone, le propriétaire, le bailleur social 3F, le gestionnaire Vivacité et la Ville de Marseille.

    Un programme de 97 logements, à 5 minutes à pied du Parc du 26e centenaire (10e) et vue sur le Prado Carénage, dont la livraison est prévue pour le quatrième trimestre 2027, à destination d’un public jeune, étudiants ou actifs. L’affaire n’a pas été sans obstacles « administratifs ou techniques » dans un contexte où le foncier se fait rare, a rappelé en préambule Marie-Françoise Prat de Garam, gérante et fondatrice d’Immostone.

    « Une offre de logements sociaux accessible à des personnes qui commencent un parcours professionnel et qui ont besoin de se loger à Marseille », se félicite Florelle Guisante-Klein, présidente d’Oceanis. Et de revenir sur le défi relevé : « Construire du logement, transformer un site existant, et permettre à des services déjà présents dans le quartier de continuer à trouver leur place. » Sont proposés des studios d’une vingtaine de mètres carrés répartis sur 5 étages. Au rez-de-chaussée, entre laverie et espace de co-working, l’atelier Saint-Eloi, 250m2 dédiés aux artistes, sera relocalisé. « L’ambition n’était pas de construire un bâtiment supplémentaire, mais de définir un projet qui réponde aux besoins du territoire », martèle-t-elle.

    Des résidents « acteurs » de la cité

    De quoi permettre aussi aux résidents « d’être connectés avec la ville et de pouvoir jouer un rôle dans la cité », estime Elisabeth Novelli, directrice de 3F Résidences. Audrey Garino (PCF), adjointe au logement, opine du chef. « Pour notre ville, c’est un enjeu fort que d’apporter une réponse aux jeunes qui se trouvent en difficulté pour se loger dans un moment charnière de leur vie », enchaîne-t-elle, avant de rappeler que plus de 600 logements en résidence sociale jeunes et plus de 1 700 places en résidence étudiante ont été ouverts ces dernières années. Et d’espérer que l’État autorise l’encadrement des loyers du parc privé à Marseille pour « réguler [leur] flambée qui touche particulièrement les petites surfaces, donc les publics les plus jeunes ».

  • « Le RN est le FN un peu plus jeune et avec un autre visage »

    « Le RN est le FN un peu plus jeune et avec un autre visage »

    La Marseillaise : Quelle a été votre réaction aux révélations de Mediapart sur les propos tenus par Jordan Bardella ?

    Haïm Bendao : Je n’ai été ni surpris ni choqué, bien au contraire. On ne peut pas être à la tête d’un tel parti politique en balayant les idées fondatrices de ce parti. Ça devait sortir un jour ou l’autre. Ça me fait plaisir de pouvoir dire à ma communauté que je les avais prévenus. Le RN est le FN un peu plus jeune et avec un autre visage. On espère toujours que les gens changent mais malheureusement ce n’est pas le cas. Avoir ce genre d’idées à 17 ans, ça en dit long. Il y a quelque chose de profond, d’intellectuel, on n’est pas sur une erreur liée à la fougue de la jeunesse. Et vouloir adhérer, si jeune, à un parti qui était clairement affiché comme antisémite à l’époque, puis vouloir y rester et dire qu’on ne l’est pas… Pourquoi ne pas partir ailleurs dès le début alors ? Si l’on n’est pas antisémite, on claque la porte du RN et on change ses fréquentations. En parlant de fréquentations, je pense, par exemple, à un élu qui tenait une librairie négationniste. Au moins, Jean-Marie Le Pen assumait avec franchise ses idées antisémites, alors que là ils essayent de séduire. J’ai énormément de peine de voir des gens de ma communauté qui se sont alliés avec des gens de ce parti. Après le 7 octobre, avoir vu marcher une partie de ma communauté avec des élus du RN à la banderole, je me suis dit que c’était la fin. Pire, certains sont même entrés dans des synagogues… Je rappelle que le seul extrême permis dans le judaïsme, c’est de ne pas avoir d’orgueil.

    Justement, ce soutien à la communauté juive fait partie
    de la défense du RN…

    H.B. : Ils sont capables de tout pour arriver au pouvoir. Cela me rappelle l’affaire Cahuzac, qui était capable de mentir sans cligner des yeux. Avec le désespoir ce genre d’idées s’installe très rapidement dans beaucoup de foyers. C’est peut-être étonnant pour un rabbin de dire ça, mais beaucoup de gens cherchent une religion et une politique « pompières ». C’est-à-dire que dans la galère, une famille va écouter un Bardella, un rabbin ou un imam parce qu’il promet qu’il va régler tous les problèmes. C’est très messianique comme histoire. Malheureusement, le RN et Bardella ont embrigadé du monde et sont le messie de quelque chose. Mais comment peut-on être des personnes de religion qui connaissent le passé du RN et se dire qu’il va nous sortir de quelque chose ? Cela me fait penser qu’une fois, je faisais une conférence à l’église de Saint-Joseph, à la fin, un jeune est venu me tendre sa carte du RN. Je n’ai même pas compris sa démarche, d’autant que j’étais avec un prêtre et un imam. D’ailleurs certains de ma communauté les ont suivis… Il faut avoir en tête qu’au lendemain du 7 octobre, se rapprocher de la communauté a permis à certains de prendre des galons. Mais je condamne aussi une partie de l’extrême gauche qui parle du Hamas comme un mouvement de résistance et c’est tout aussi dangereux.

    Quel message délivrez-vous
    à quelques mois de l’élection présidentielle
     ?

    H.B. : Il faut prendre le temps de dialoguer et de discuter. Cela me rappelle une anecdote. Une fois j’étais dans le bus pour la Timone avec un Maghrébin, on discutait et je lui ai dit : « Si le RN monte au pouvoir, ça sera vous les premiers et nous les deuxièmes. Nous sommes des boucliers l’un pour l’autre ». Il faut réussir à trouver de la lumière dans toute cette obscurité. Cela fait 30 ans que je suis dans les quartiers Nord, et à force de semer on récolte. Comment se fait-il qu’il y ait un seul rabbin dans toute l’Europe qui prend le temps d’aller distribuer le pain le jeudi, d’aller le vendredi à la mosquée ? Je plaide pour un espace de dialogue avec les imams et les prêtres de terrain. Il faut que les jeunes des quartiers puissent s’identifier à un discours terre à terre mais de paix.

  • Bezahaf, latéral pas maladroit

    Bezahaf, latéral pas maladroit

    À seulement 20 ans, Kelyann Bezahaf peut se targuer d’être le plus ancien pensionnaire de l’Olympique de Marseille. Le Martégal compte onze saisons derrière lui au sein de la maison olympienne. « C’est son club de cœur », lance son père Khelifa, immensément fier du parcours du fiston.

    Champion de France U17, vainqueur de la Coupe Gambardella au cœur d’une génération dorée –en compagnie de Keyliane Abdallah, Gaël Lafont, Darryl Bakola et Enzo Sternal entre autres–, puis membre de l’équipe qui a réussi à être qualifié pour les 16es de finale de la Youth League (Ligue des Champions U19), le jeune défenseur a vu ses efforts récompensés en juillet en signant son premier contrat professionnel à l’OM. Dans la foulée, Kelyann Bezahaf a débuté les deux premiers matches amicaux de la préparation face à Nice et Nîmes, délivrant deux passes décisives, avant d’entrer en jeu contre l’Atlético Madrid et l’Athletic Bilbao au stade Vélodrome.

    Selon un membre de son entourage, ces bonnes prestations lui ont permis de « se faire connaître du staff » et de « marquer les esprits ». « Ils lui font énormément confiance. Ils apprécient énormément le profil et veulent vraiment le former pour qu’il soit prêt au plus vite possible », complète Khelifa. Il souligne que son fils est « très content d’évoluer au quotidien avec le groupe professionnel ».

    De buteur à défenseur

    « Travailleur, respectueux et discipliné », selon l’un de ses anciens entraîneurs, le jeune martégal s’est notamment illustré aux entraînements de pré-saison en signant les meilleurs résultats des tests VMA avec Neal Maupay.

    Jérémie Brechet et Dimitri Farbos, adjoints de Bruno Génésio, lui ont ainsi demandé de « se tenir prêt à jouer » en cas d’absence de recrues lors du mercato. « Kelyann avait quelques possibilités pendant l’intersaison, notamment en Ligue 2, mais il ne regrette pas d’avoir continué l’aventure à Marseille », assure un proche.

    Après être resté sur le banc lors de la première journée contre Strasbourg, puis du déplacement européen à Besiktas, l’international algérien a finalement disputé ses premières minutes en Ligue 1 lors du Classique face au Paris Saint-Germain. Un grand moment pour son père. « Ça m’a fait bizarre, parce que j’ai réalisé à quel point il a grandi. C’est un petit qui est discret, mais c’est un super travailleur, tout en restant humble », insiste Khelifa, son premier éducateur au club de Châteauneuf-les-Martigues, où Kelyann évoluait au poste d’attaquant de pointe et enchaînait les buts. « Des clubs professionnels sont rapidement venus taper à la porte », raconte-t-il.

    L’OM lui propose alors de s’entraîner chaque mercredi pendant un an avec sa catégorie d’âge, avant de l’intégrer définitivement. Lors de son entrée en U11, Andoni Zubizarreta, alors directeur sportif de l’OM, le repositionne en défense.

    « Avec les datas, le staff a estimé que Kelyann pouvait énormément apporter dans un couloir. Il est donc redescendu d’un cran. Puis, un jour, Zubizarreta l’a essayé latéral droit à l’entraînement. Il disait avoir déjà connu des profils similaires en Espagne. Très peu d’entraîneurs étaient convaincus, mais ça a été une révélation », lance Khelifa, conscient que son fils a été formé sur six postes différents durant sa formation.

    Convoqué avec les U23 de l’Algérie pour un stage en Afrique du Sud en vue des qualifications de la Coupe d’Afrique des Nations, le capitaine des Fennecs ne sera pas aligné pour le match amical contre Montpellier ce samedi (à 17h) au stade Turcan à Martigues.

    En revanche, la suspension de Timothy Weah pour le déplacement à Troyes, dimanche prochain, pourrait lui ouvrir les portes d’une première titularisation avec l’OM. « On a l’impression sur le papier que c’est sa chance », espère son père.

    Ce dernier souligne la transformation physique de son fils depuis juillet, avec notamment une prise de masse importante grâce au travail en salle. « Mais c’est pas nous qui décidons. Il faut accepter les choix. On a toujours été patient et on le restera si besoin », conclut Khelifa.

  • Avec Amandine Béché,un couloir droit au top

    Avec Amandine Béché,un couloir droit au top

    Chez les Marseillaises, le trombinoscope a son importance. Durant l’été, les supporters du club ont pu découvrir une vingtaine de nouveaux visages, staff compris. Un bouleversement de l’effectif en long, en large et en travers pour permettre à l’équipe d’assumer ses ambitions. Parmi les nouvelles têtes apparues lors de l’intersaison : Amandine Béché.

    Jeune latérale droite, la Bretonne franchit également un cap avec cette venue dans les Bouches-du-Rhône. L’acclimatation a été rapide, puisqu’avec un tel chamboulement, tout le monde devait s’habituer au plus vite. « J’ai été super bien accueillie par le staff, les joueuses. On a eu beaucoup de recrues, le staff a changé, donc ça a permis à toutes de s’intégrer en même temps. Et puis c’est un staff qui se connaissait déjà, donc ils avaient déjà leurs automatismes entre eux et franchement, ça s’est super bien passé », raconte la principale intéressée.

    La joueuse n’a beau avoir que 24 ans, elle a déjà connu cinq clubs professionnels avant de rejoindre Marseille. Formée à Guingamp, elle s’est aussi développée à Nantes, Fleury, Montauban et Strasbourg, jusqu’en juin dernier. À l’OM, la défenseure née à Rennes souhaite s’installer sur la durée : « Avant, c’est vrai que j’étais vraiment jeune et je pouvais me permettre de beaucoup bouger. Là, c’est sûr que le club a des ambitions sur le moyen et long termes, donc j’ai l’envie de prendre part à ce projet-là. »

    « Une athlète, au sens propre du terme »

    Une autre donnée majeure est entrée en considération au moment des négociations : le coach. Nicolas Chabot a été « élu meilleur coach du championnat la saison dernière », comme le souligne Amandine Béché, un élément qui a fait pencher la balance du côté des Marseillaises.

    Le nouvel entraîneur phocéen fait d’Amandine Béché l’une de ses joueuses les plus utilisées. Du haut de son mètre 64, elle a débuté les trois rencontres de championnat disputées par son équipe cette saison. Elle est piston droit dans le 3-5-1-1 de Chabot, un dispositif peu utilisé dans le monde professionnel. « Déjà la saison dernière, je jouais à ce poste-là, que je connais bien. Je me sens mieux utilisée parce que j’ai tout mon couloir et je peux être aussi bien offensive que défensive. »

    Son coach abonde : « C’est une joueuse qui a des qualités très importantes sur l’aspect défensif, qui a d’énormes qualités en termes de volume de jeu, d’intensité. C’est une athlète au sens propre du terme. On essaie de la développer d’un point de vue tactique, sur les idées, sur la variété avec ballon, sur la capacité à être un peu plus tranchante dans les 30 derniers mètres. On est contents de son rendement, mais on sait que c’est une joueuse qui est capable d’aller chercher encore plus. »

    Après un début de saison canon, la Bretonne pourrait devenir l’une des incontournables de l’effectif marseillais lors des huit prochains mois.

  • Cinquième victoire de suite pour les Spartiates

    Cinquième victoire de suite pour les Spartiates

    Plus rien ne les arrête. Les Spartiates de Marseille ont enchaîné un cinquième succès consécutif, vendredi soir à domicile, face aux Ducs d’Angers (4-1). Cette sixième victoire de la saison leur permet de conserver leur deuxième place en Ligue Magnus, avec une longueur de retard sur les Brûleurs de Loups de Grenoble, leur prochain adversaire ce dimanche (18h15).

    Il y avait une petite surprise sur la feuille de match du jour. L’attaquant finlandais Jesper Larinmaa (28 ans), récemment passé par les Gothiques d’Amiens et les Aigles de Nice, a signé vendredi avec le club phocéen, suite aux nombreuses blessures survenues ces dernières semaines dans le secteur offensif.

    Duel fratricide

    Pour cette septième journée face aux Ducs d’Angers, troisièmes au classement de la Ligue Magnus juste derrière les hockeyeurs marseillais avant le coup d’envoi, Oscar Gustafsson et Adel Koudri manquaient toujours à l’appel, sans compter les absences de Maxime Corvez, Teddy Da Costa et Grégoire Gonnard.

    Mais un retour de taille a été annoncé une heure avant le coup d’envoi : celui d’Emil Tavernier. Le jeune attaquant des Spartiates, auteur de trois buts depuis le début de la saison, était présent dans la quatrième ligne phocéenne pour faire face à son frère aîné, Sami, meilleur buteur et meilleur pointeur du championnat. Le benjamin de la fratrie s’est illustré après l’ouverture du score de Timothé Quattrone. Premier round en faveur du Tavernier marseillais.

    MARSEILLE 4 – ANGERS 1

    7e journée de Ligue Magnus

    Tiers-temps : 1-0, 2-1, 1-0.

    Au Palais Omnisports Marseille Grand-Est (4 512 spectateurs)

    Arbitres : MM. Scolari et Peyre

    Buts : Quattrone (16’), E. Tavernier (25’), Ivanov (34’), Gradin (60’) pour Marseille ; Melin (33’) pour Angers

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin (g) – Ishida, Coulaud, Spinozzi, Cantagallo, Petersson, Bourgeois (A) – Joubert, Larinmaa, Colotti (C), Gradin, Dair, MacIntyre, E. Tavernier, Ivanov, Dufek (A), Quattrone, Limtong, Nilsson.

    Entraîneur : Luc Tardif

  • [On passe à table] Les huîtres au barbecue, tartare de Wagyu et pomme verte

    [On passe à table] Les huîtres au barbecue, tartare de Wagyu et pomme verte

    La cuisson au barbecue fait partie intégrante de l’identité du restaurant Frangine. Elle est la signature des trois amis qui y travaillent. Pour cette recette, le chef Fabien Resseguier réalise une entrée à partager ou à déguster seul, qui vient tout juste de faire son apparition à la carte du restaurant. Elle est évidemment préparée au barbecue, mais peut facilement être déclinée à la maison.

    Une recette acidulée

    Pour commencer, ciselez votre échalote et émincez la ciboulette. Déposez chacun des ingrédients dans des bols différents. Concassez quelques noix que vous mélangez à l’échalote.

    Pour ouvrir vos huîtres, soit vous les passez au barbecue une trentaine de secondes, soit au four pendant deux minutes si vous n’avez pas de barbecue. Puis sortez-les quand elles sont ouvertes. Décochez-les et réservez.

    Pendant ce temps, coupez trois fines tranches de bœuf Wagyu. Le bœuf Wagyu est un produit noble, une viande très persillée que l’on retrouve chez des bouchers spécialisés et qui est semblable au bœuf de Kobe. Superposez les tranches et coupez le tout en tout petits cubes pour en faire un tartare. Déposez dans un cul-de-poule et ajoutez une pincée de ciboulette et d’échalote. Faites la même chose avec la pomme Granny Smith. La variété de la pomme est importante car elle va apporter un côté à la fois sucré et acidulé à la recette. Ajoutez-la au tartare de bœuf, une pincée de fleur de sel, trois tours de moulin à poivre et mélangez le tout.

    De belles huîtres farcies

    Vient le moment de farcir les huîtres avec le tartare cru. Pour cela, une belle cuillère à soupe dans chacune des coquilles est suffisante. Pour cette étape de la recette, le chef Fabien Resseguier utilise un flambadou, mais à la maison, une poêle bien chaude fera très bien l’affaire. Le but du flambadou est de le chauffer à une très haute température puis d’y insérer le gras du bœuf. Vous pouvez faire fondre le gras à la poêle et le verser délicatement sur les huîtres pour cuire légèrement le tartare. Déposez vos huîtres dans une assiette, ajoutez une pincée de sel et de nouveau un tour de moulin à poivre et servez ! Bon appétit.

    Il vous faudra :

    – 3 huîtres cocktail La Gamen de Normandie

    – Un petit morceau de bœuf Wagyu et son gras

    – Une pomme Granny Smith

    – Une échalote et de la ciboulette fraîche

    – De la fleur de sel et du poivre moulu

    – Quelques noix concassées

  • Nicolas, au service de l’eau des Marseillais

    Nicolas, au service de l’eau des Marseillais

    On est capable de reproduire des pièces en un temps record et de réagir à tout type de situation d’urgence dans les plus brefs délais ». Au milieu de l’atelier de maintenance et de renouvellement de la Société des Eaux de Marseille (SEM), dans le 10e arrondissement de la ville, Nicolas Gelly, responsable d’équipe chaudronnerie, ne cache pas sa fierté du travail qu’il réalise quotidiennement.

    À 32 ans et après 12 ans de travail au milieu des cisailles guillotines, rouleuses et autres machines qui aident à façonner les métaux, le Marseillais de naissance a conscience de faire un travail technique, mais essentiel au réseau d’eau de la cité phocéenne. « Une canalisation qui pète, une vanne qui se casse, une pompe qui lâche… C’est des choses qu’on a l’habitude de remplacer d’urgence. On a même eu des cas où des personnes rentrent en voiture dans des portails de nos installations. Derrière, il peut y avoir un risque de noyade sur un canal », explique-t-il, au centre des 1 000 m2 de l’atelier.

    Car derrière l’eau qui arrive dans les robinets des Marseillais, il y a toute une ingénierie et surtout des petites mains qui construisent des pièces essentielles pour que ça coule de source. « En 4 heures, on est capable de changer une pompe dans les Alpes. Ailleurs, je ne suis pas sûr qu’il y ait cette réactivité. Hydrauliquement, il faut qu’on soit le plus fluide possible », résume Nicolas Gelly. Avant de développer : « Acier, inox, aluminium, PVC, cuivre… Le seul truc qu’on ne travaille pas, c’est le plomb. Il faut être polyvalent, on n’a pas le choix. » Concrètement, les chaudronniers de la SEM sont en capacité de « tout réaliser à partir de rien » grâce à leurs compétences uniques. Et l’expression n’est pas galvaudée : outre la pléiade de pièces techniques, ils ont déjà construit des canalisations « où l’on peut rentrer dedans », mais aussi des productions plus originales comme la réalisation d’un bar à eau ou encore d’un bureau à partir de vieilles pièces. Même les meubles de leur salle de pause sont « faits maison ». « On a créé un tronc de cône [cône dont la partie supérieure a été coupée ndlr], où tout est parfaitement concentrique et harmonieux… Ça nous a pris une matinée de traçage, une après-midi de formage et toute une journée de soudure et d’assemblage », prend-il pour exemple.

    Il faut dire qu’il n’y a pas le droit à l’erreur : « On est obligé d’être ultra précis, ça fait gagner du temps à tout le monde : si on fait des tuyaux correctement, une intervention peut prendre 1 heure, mais si c’est mal fait, ça peut prendre 8 heures ». L’atelier n’est donc pas juste « en amont » de la chaîne, mais en contact avec presque tous les autres services de la SEM. Et les travailleurs ne sont pas juste des artisans experts de leurs mains, mais aussi des cerveaux : « Parfois, on échange pendant deux ou trois heures, à discuter avec des ingénieurs, des exploitants, à réfléchir tous ensemble aux bonnes solutions. »

    Titulaire d’un CAP et d’un bac pro chaudronnerie, Nicolas Gelly a aussi le service public chevillé au corps. « L’impact, c’est pour les gens qui boivent l’eau. Ça peut prendre des proportions monstrueuses : quand il n’y a pas d’eau dans le robinet, les gens sont démunis », martèle-t-il. D’où un sens aigu du devoir : « On se sent comme des pompiers, on se sent utile. Une fois, pendant le Covid, on a remis l’eau dans un grand bâtiment de Saint-Loup, les gens sont allés sur les balcons et ils nous ont applaudis. »