Tag: manifestation

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, ils refusent une fermeture de classe en maternelle

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, ils refusent une fermeture de classe en maternelle

    « On manifeste tout de suite parce qu’une fois que la décision sera prise de fermer la classe, ils ne pourront pas revenir dessus, ce sera trop tard. C’est maintenant qu’il faut nous faire entendre », explique Céline Philip, présidente de l’APE (l’association des parents d’élèves des Mées). Les instituteurs et les parents d’élèves ont appris en fin de semaine dernière la menace de fermeture d’une classe à l’école maternelle Paul-Langevin des Mées, lors d’un groupe de travail sur la carte scolaire. La décision finale doit être prise le 10 avril.

    « On a décidé de se mobiliser parce que c’est important pour nous qu’il y ait le maintien d’une toute petite section. On est quand même une commune où on a des enfants en difficulté, des familles en difficulté aussi. Et ce dispositif permet d’intégrer l’école en douceur », souligne Elodie Buslig, membre du bureau de l’APE.

    Cette toute petite section permet d’accueillir les enfants à partir de deux ans. Le dispositif est notamment destiné aux « familles qui n’ont pas les moyens financiers de payer une crèche ou une assistante maternelle », et aux « familles qui sont à l’écart socialement, pour sociabiliser l’enfant », précise Céline Philip.

    « On nous dit d’utiliser le dispositif des moins de trois ans comme une variable d’ajustement de la carte scolaire », alors qu’il permet « d’accueillir des familles très éloignées des codes de l’école, qui ont des difficultés à avoir un mode de garde payant », déplore Agnès Wolff, déléguée syndicale FSU SNUipp 04, qui soutient la mobilisation.

    « On fusille le dispositif »

    Cet accueil « très souple » permet aux parents d’être accueillis avec leurs jeunes enfants de moins de trois ans à l’école, une heure par jour, pour une période de transition. Le temps de présence dans la classe est augmenté au fur et à mesure. « Dans des milieux défavorisés comme Les Mées, ce dispositif est vraiment important », insiste Agnès Wolff. Pourtant, « en groupe de travail, on nous dit de casser le dispositif en intégrant des enfants de petite section dedans et en accueillant moins d’enfants de toute petite section », regrette la déléguée syndicale. « Ils essayent de calmer la colère, mais dans les faits, même si c’est pas affiché, on fusille le dispositif des moins de trois ans », alerte-t-elle.

    « Nous avons immédiatement saisi la Directrice académique pour demander la reconsidération de cette décision », a annoncé la mairie des Mées dans un communiqué. « Les éléments dont nous disposons aujourd’hui ne permettent pas de conclure à une baisse durable des effectifs », estiment la mairie, les parents d’élèves et les institutrices.

    Une pétition des parents d’élèves rassemble pour l’instant plus de 350 signatures. Le rendez-vous pour le rassemblement de jeudi est fixé devant l’école Pasteur. Des agriculteurs devraient venir avec leurs tracteurs pour soutenir les manifestants et ralentir la circulation sur la route départementale afin d’alerter les passants.

    Manifestation ce jeudi à partir
    de 16h30 devant l’école Pasteur.

  • [Grève dans l’éducation nationale] À Marseille, les lycéens en force dans la rue

    [Grève dans l’éducation nationale] À Marseille, les lycéens en force dans la rue

    En lutte depuis près de quatre semaines, les lycéens ont répondu présents à l’appel à la grève nationale lancé le 20 mars par la FSU, l’Unsa Éducation, la CFDT Éducation formation et recherche publiques, la CGT Éduc’action et Sud Éducation. Après avoir participé au blocus de leur lycée – les établissements de Montgrand (6e), Saint-Charles (1er), Nelson-Mandela (12e), Perrier (8e) et de César-Badalccini (7e) étaient bloqués mardi matin -, près de 200 élèves militants se sont rendus à la manifestation. Parti à 11h45 des Réformés (1er), le cortège a rassemblé 800 personnes, selon la préfecture.

    Les revendications ne bougent pas : professeurs, élèves et personnels éducatifs sont tous venus dénoncer les coupes budgétaires annoncées par le gouvernement, impliquant notamment la suppression de 4 000 postes dans l’éducation nationale, à la rentrée 2026. Dans les lycées, c’est d’abord le nombre d’heures d’enseignement qui risque d’être réduit : 22 établissements publics sont concernés dans les Bouches-du-Rhône, dont 11 à Marseille.

    « Dans notre lycée, on devrait perdre 77 heures de cours, s’indigne Joseph, en terminale à Saint-Charles. Plusieurs options de seconde doivent être supprimées, sans doute des heures de soutien, et toutes les heures en demi-groupe qui nous permettent de mieux bosser. » À Montgrand, Camille est tout aussi inquiète : « Comme d’habitude, on nous supprime des heures. Là, ça va être en musique, en théâtre, en langue… On est là pour revendiquer un ras-le-bol général. »

    Marche antimilitariste

    Au milieu des traditionnels chants anticapitalistes, les lycéens n’ont pas manqué d’insister sur leur position antimilitariste. « C’est pas l’éducation qui coûte trop cher, c’est l’armée, c’est la guerre », ont-ils scandé à de nombreuses reprises. Cette revendication se constate aussi sur les tracts revendicatifs des jeunes militants, où sont comparées les évolutions budgétaires de l’Éducation et de la Défense : « De manière continue depuis 2012, le budget par étudiant a baissé de 22%, celui de la défense a augmenté de 60% », lit-on sur le document distribué devant le lycée Perrier.

    « Quand on voit toutes les coupes budgétaires qui se font et tout l’argent que l’armée récupère, avec le déploiement de milliards d’euros, on ne peut que faire le lien. On se bat aussi contre la militarisation et la mise au pas de la jeunesse, insiste Gwendal, membre du Mouvement national lycéen 13. La situation géopolitique nous inquiète, surtout quand on entend des phrases telles que “il faut de la jeunesse pour faire une guerre”, ce qu’un animateur a dit lors de ma journée d’appel. » Une délégation de parents d’élèves, professeurs et d’un représentant lycéen a été reçue à la préfecture. Les jeunes militants projettent de poursuivre les mobilisations, y compris pendant les vacances.

  • [Grève dans l’éducation nationale] à Marseille, les lycéens toujours mobilisés

    [Grève dans l’éducation nationale] à Marseille, les lycéens toujours mobilisés

    En première ligne depuis le début du mouvement, lancé le 5 mars, les lycéens ne s’essoufflent pas. Déterminés à défendre la qualité de leurs enseignements et les conditions de travail de leurs professeurs, ils prendront part, ce mardi, aux mobilisations organisées dans le cadre de l’appel de l’intersyndicale (FSU, Unsa Éducation, CFDT Éducation formation et recherche publiques, CGT Educ’Action et Sud Éducation), lancé le 20 mars.

    En proie à d’importantes coupes budgétaires, impliquant notamment la suppression de 4 000 postes dans l’éducation nationale, le secteur de l’enseignement est poussé à de sérieuses restructurations à la rentrée 2026. Dans le cas des lycées, c’est d’abord le nombre d’heures d’enseignement délivré qu’on menace de réduire, avec 22 établissements publics concernés dans les Bouches-du-Rhône, dont 11 à Marseille. « Certains de mes proches vont être directement impactés par cette politique d’austérité, s’inquiète Gwendal, élève de terminale au lycée César-Baldaccini (7e) et membre du Mouvement national lycéen 13 (MNL). Des spécialités doivent être supprimées, comme humanité, littérature ou philosophie. C’est triste que les générations futures n’aient pas accès aux dispositifs que nous avons connus nous. »

    D’après un communiqué de Sud éducation, publié le 9 mars, ce sont 80 heures qui devraient être perdues au lycée Nelson-Mandela (12e), 180 heures à Jean-Perrin (10e), 146 à Marie-Curie (5e), 100 à Montgrand (6e), 80 à Diderot (13e) ou encore 77 à Saint-Charles (1er).

    Luc, entré au MNL 13 au début du mouvement et élève de première à Saint-Charles, est, lui, directement concerné par ces importantes baisses de moyens : « 77 heures (…), c’est un énorme impact sur la qualité de l’enseignement qui est donnée. Par exemple, dans les classes de spécialité, qui sont les cours les plus importants, aujourd’hui on est 25 élèves. L’année prochaine, avec ces baisses de dotations, on sera 35 par salle. » Et Gwendal d’ajouter : « Notre objectif est d’élargir le plus possible la lutte, à la fois au niveau national, pour que d’autres lycées nous rejoignent, mais aussi aux autres institutions du service public. Nous nous sommes déjà unis avec certains étudiants postbac. » Le MNL 13 annonce une série d’actions organisées sur les deux prochaines semaines, qui ne prendront pas forcément la forme de blocus.

  • [Grève dans l’éducation nationale] Cédric Turco (FSU-SNUipp 83) : « L’éducation n’est pas un coût, c’est un investissement »

    [Grève dans l’éducation nationale] Cédric Turco (FSU-SNUipp 83) : « L’éducation n’est pas un coût, c’est un investissement »

    La Marseillaise : Dans le Var, les syndicats dénoncent notamment la suppression de cinq postes de professeurs des écoles pour la rentrée 2026, ainsi que six postes dans le secondaire…

    Cédric Turco : C’est catastrophique. Les classes sont surchargées dans le premier degré, encore plus dans le second. On ne peut pas travailler sereinement avec 35 ou 36 élèves par classe au lycée, ou avec 30 par classe dans le premier degré. On a des élèves relevant de l’enseignement spécialisé qui se retrouvent dans le circuit général, faute de place. Nous, généralistes, n’avons pas la formation pour les accueillir correctement.

    Cela se fait au détriment de tous les élèves, tout le monde est perdant et, in fine, la nation l’est aussi. Il y a un manque criant d’enseignants du premier degré. On fait partie des départements moins bien classés au niveau professeurs par classe et élèves par professeurs.

    Pourtant, il y a 86 000 élèves dans le premier degré, dans le Var. Des effectifs assez stables.

    C.T. : On aurait dû se servir de cela pour ouvrir des postes supplémentaires et améliorer les conditions d’apprentissage, pour une école ambitieuse permettant à tous les élèves de réussir. Mercredi a lieu une commission académique pour décider des ouvertures et fermetures de postes. Je vais y siéger. On va tenir notre rôle d’élu avec force et on sera aux côtés des parents de toutes les écoles, pour qu’à la rentrée 2026, les conditions ne soient pas dégradées.

    La manifestation de ce mardi intervient quelques semaines après l’agression au couteau d’une professeure au collège de Sanary. Que dit cet événement du contexte éducatif français ?

    C.T. : La faiblesse des investissements dans l’éducation est dramatique et inexplicable, car l’école forme les citoyens de demain. Ce n’est pas un coût, c’est un investissement dans notre avenir. Et le gouvernement a 0/20 là-dessus. Le sous-investissement dans le personnel, au niveau des AESH, AED, psychologues et autres infirmières mène à des conditions dégradées. Cela engendre un mal-être au travail, pour les enseignants comme pour les élèves. Et ça se concrétise, parfois, par des violences physiques et verbales, ce qu’on a vu à Sanary dépassant les bornes.

    L’école, comme nombre de services publics, souffre également du processus de privatisation latent…

    C.T. : Tout est fait pour casser les services publics. Que ce soit l’hôpital, les collectivités ou les écoles, tout est fait pour orienter vers le privé. Les Français n’ont pas besoin de ça, ils ont besoin de services publics de qualité partout et pour tous. Heureusement que les familles ont encore confiance en l’éducation publique et y scolarisent massivement leurs enfants, c’est pour ça qu’on a besoin de moyens. Le privé fausse l’égalité. On s’oppose à ce principe-là. Les services publics sont faits pour réduire les inégalités. Avec ces politiques, on ne les réduit pas, on les creuse les inégalités et on en crée même de nouvelles, ce qui est inacceptable.

    Doit-on s’attendre à ce que la mobilisation dure ?

    C.T. : L’arc syndical est uni, avec la CGT, FSU, FO, l’Unsa, SNALC, Sud et Solidaires. Nous œuvrons main dans la main pour dénoncer la situation très difficile, dans le Var et partout en France. Très rapidement, après la journée d’action, nous nous réunirons pour échanger sur les modalités de la suite. On est uni, déterminé, on ne lâchera rien, et la mobilisation n’est pas près de s’arrêter.

  • Plusieurs centaines de personnes mobilisées pour la Palestine

    Plusieurs centaines de personnes mobilisées pour la Palestine

    Plusieurs centaines de personnes se sont massées samedi après-midi, place de la Joliette, pour la défense des droits du peuple palestinien, mais également afin de protester contre la guerre et l’impérialisme, à l’appel de nombreux collectifs locaux. « C’est important de montrer que Marseille soutient la Palestine, mais qu’ici, on dénonce aussi la guerre en Iran ou au Liban », avance une retraitée venue d’Aubagne. Après des prises de parole et un Bella Ciao entonné en chœur, les manifestants, drapeaux au vent et en musique, ont descendu la rue de la République, avant que le cortège ne termine son parcours au Vieux-Port.

  • Une manifestation en soutien au peuple palestinien, samedi à Marseille

    Une manifestation en soutien au peuple palestinien, samedi à Marseille

    À l’occasion de la Journée de la Terre, des manifestations sont prévues dans dix-sept régions, le samedi 28 mars, pour la défense des droits du peuple palestinien. Un événement à l’initiative de l’association France Palestine Solidarité (AFPS). À Marseille, la mobilisation s’ancre, selon les organisateurs, « contre l’armement et la complicité locale des entreprises avec le génocide », à l’appel de la coalition Guerre à la Guerre, mais aussi de nombreux collectifs mobilisés. Le départ sera donné à 14h, place de la Joliette (2e). « Il ne suffit pas d’être en solidarité avec la Palestine, il faut aussi être en opposition face à la guerre et l’impérialisme », affirme Anti, membre de la coalition Guerre à la Guerre.

    Convergence

    Leur but : faire converger les dynamiques. Parmi elles, la mobilisation contre l’usine d’armement Eurolinks, le soutien à la flottille mouvement Thousand Madleens to Gaza qui s’élancera le 4 avril depuis l’Estaque (lire notre édition du 9 mars et ci-dessus), ou encore « la campagne BDS » contre la compagnie israélienne de transport ZIM.

    Plus largement, au niveau national, des rendez-vous sont organisés à l’appel de 90 organisations syndicales, associatives et politiques. Avec des revendications identiques : « L’autodétermination du peuple palestinien ; la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid ; la prise de sanctions contre Israël. » En région Paca, des départs collectifs sont prévus depuis Nice ou Aix-en-Provence, par exemple, pour rejoindre la mobilisation marseillaise.

    Le lundi 30 mars marque les 50 ans de la Journée de la Terre palestinienne, en mémoire d’une grève, réprimée par Israël, contre la confiscation de terres qui a conduit à la mort de six Palestiniens, en 1976.

  • À Avignon, le lycée Mistral debout face à la baisse d’heures d’enseignement

    À Avignon, le lycée Mistral debout face à la baisse d’heures d’enseignement

    Quelques minutes après la sonnerie de la pause méridienne au lycée Frédéric-Mistral d’Avignon, alors que les derniers élèves se dépêchent de sortir de l’établissement pour aller manger chez eux ou dans un snack des alentours, ce sont une trentaine d’enseignants qui se sont regroupés devant les grilles pour protester contre « la baisse des moyens horaires prévue par le rectorat ».

    Panneaux en main, les messages sont divers. « Faire avec moins, c’est faire moins bien », « Plus de DHG [dotation horaire globale, c’est-à-dire le nombre d’heures d’enseignement dans l’établissement, Ndlr] pour mieux enseigner » ou encore « Rendez les heures au lycée Mistral » peut-on notamment lire sur les pancartes. Ce serait au total pas moins de 120 heures de la dotation horaire globale (DHG) qui seraient amputées à l’établissement sur décision du rectorat d’Aix-Marseille. Ce qui entraîne la suppression d’une classe de seconde et de terminale ainsi qu’un poste d’enseignant en français. Résultat, en seconde par exemple, les élèves seront dispatchés en huit classes à 35 apprenants et deux classes à 24. « Cette nouvelle augmentation d’élèves par classe est un non-sens pédagogique », regrettent les manifestants. Mais aussi des dédoublements de classes supprimés « en spécialité anglais, en physique-chimie, en sciences numériques… un peu partout en fin de compte », liste Sylvain Bartet, secrétaire départemental de la Snes-FSU en Vaucluse et enseignant dans l’établissement. Une baisse que le rectorat justifie « par une baisse démographique ». Contactée par La Marseillaise, la direction académique de Vaucluse n’a pas répondu à nos sollicitations.

    Une suppression d’heures beaucoup trop élevée pour le responsable syndical. La DHG est calculée à hauteur de 1,1 heure par élève par les services de l’État. « On aurait dû perdre 80 ou 90 heures, ce qui était déjà beaucoup trop. Mais là, c’est un vrai coup de rabot », déplore Sylvain Bartet. Dans une pétition réclamant l’abandon de cette décision, il est revendiqué « un retour au dispositif de classes de seconde à effectifs réduits tendant à 25 élèves par classe ». Celle-ci a été signée par 70 enseignants de l’établissement scolaire. Une nouvelle manifestation est prévue ce mardi 31 mars devant la direction académique.

    Meilleures conditions

    de travail

    Des effectifs moins fournis qui permettraient « d’aider au mieux les élèves de ce niveau à réussir leur entrée au lycée et leur orientation », insiste-t-on dans cette même pétition. Marie*, représentante des parents d’élèves et mère d’une élève de terminale, abonde en assurant que cette décision « aura une conséquence directe sur les enfants ». En évoquant par exemple « le non-dédoublement pour les matières scientifiques, ce qui empêche les organisations de travaux dirigés ou d’expériences », qui sont pour elle « des moments où on développe notamment son expression orale, ce qui est essentiel pour le grand oral » ou encore « des heures où ils peuvent exprimer leurs idées plus librement ».

    Un recul qui serait le plus marqué de ces six dernières années. « En 2020, on fonctionnait encore avec 26 élèves par classe en seconde. Là, ce serait presque un luxe », assure Sylvain Bartet. « Si on laisse passer sans rien dire cette baisse, cela ne ferait qu’empirer ces prochaines années », insiste Marie.

    L’an dernier, au mois de mai, une manifestation similaire s’était tenue face à une baisse de DHG de 56 heures dans le même lycée. « Au bout d’un moment, on s’inquiète aussi de la réputation de Mistral. Car moins d’heures, cela veut dire aussi moins de résultats aux examens. Certains élèves viennent de très loin pour les options proposées ici. Ce serait bête que cela s’arrête pour des calculs comptables », insiste la parent d’élève.

    *Prénom modifié

  • À Marseille, du collège au lycée, grosse colère contre l’école au rabais

    À Marseille, du collège au lycée, grosse colère contre l’école au rabais

    Contre les suppressions d’heures, de classes et de postes, la contestation s’est étendue des lycéens aux collégiens, personnels enseignants, assistants d’éducation, accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) et parents d’élèves. Ils étaient 900 selon la police, plus de 3 000 pour d’autres observateurs, à manifester, ce jeudi, des Réformés jusqu’à l’Inspection académique, pour exiger un budget digne de l’éducation nationale. Une mobilisation aux côtés des syndicats MNL, FSU-SNUipp, Snes-FSU, FO, CGT, SUD, CFDT, et de militants de LFI, de la JC ou de Révolution permanente.

    « Déjà, on n’arrive pas à remplacer un prof absent, déplore une maman derrière la banderole FCPE 13. Ces nouvelles suppressions sont inadmissibles, injustifiables. » C’est le cas au collège de l’Estaque, dans le 15e arrondissement, où quatre classes n’ont plus cours de français depuis janvier. « Nous, c’est une classe de 3e qu’on perd et on sera à 30 au lieu de 25 par classe », ajoute Noa, 13 ans, en 4e à Jean-Malrieu, interrompu par l’arrivée en fanfare des « lycées des quartiers nord ».

    Ce jeudi, les collégiens et les parents sont venus rejoindre le mouvement des lycéens, initié il y a près d’un mois. Ensemble, ils protestent contre la baisse des dotations aux établissements, la suppression de 3 256 postes d’enseignants dans le pays, dont 2 200 dans le premier degré, annoncée en janvier par l’éducation nationale pour la rentrée 2026-2027.

    « Ouvrez les écoles, vous fermerez des prisons », affiche une pancarte. « La logique gouvernementale est absente, comme mon père », dénonce une autre, tendue par Femida et Sacha. Élèves à Diderot, ils précisent : « On nous enlève tout ce qui était mis en place pour permettre plus d’égalité. » Les jeunes venus des lycées Montgrand, Monticelli ou Diderot réclament davantage d’heures de cours. « Ce ne sont pas juste des heures, c’est des possibilités d’enseignements différents, de l’aide aux devoirs, du travail en demi-groupe », insiste Nina, militante MNL. « C’est notre avenir, notre formation qui sont en jeu, on perd deux heures par spécialité et toutes nos options », complète Andréas, élève de terminale à Nelson-Mandela. Des chiffres couperet tombent, lâchés par un militant syndical de la FSU : « 147 heures pour le lycée Marie-Curie, 100 heures pour Montgrand, 72 heures pour Victor-Hugo, 64 heures pour Diderot… »

    Touchés, dès le 1er degré

    Venues des écoles élémentaires Grenier et Lauriers de Malpassé (13e arrondissement), des enseignantes s’alarment également. « Nos groupes scolaires sont aussi touchés par les restrictions budgétaires. On a eu une année de CP à 15 élèves, et puis gros retour en arrière. Maintenant, on nous annonce une classe en moins, avec des niveaux en insertion bien chargés, on saborde les conditions d’enseignement », dénoncent Alicia et Sarah, alors que le cortège s’engage sur le boulevard Charles-Nédelec en entonnant « la jeunesse emmerde le Front national ».

    Parmi les drapeaux secoués par le Mistral, celui de la Palestine et celui de Cuba rappellent que « le mouvement est parti contre la guerre, souligne Inès. On demande que ce budget ne soit pas utilisé pour des armes, mais pour l’éducation nationale, pour des conditions d’études décentes, des classes où l’eau ne coule pas du plafond comme à Marie-Curie, ou pour que les étudiants en photo aient accès à du matériel à Blaise-Pascal ». Des jeunes déterminés à construire un avenir fait de solidarités.

    Devant le bâtiment de l’éducation nationale bardé de CRS, les syndicats appellent à une nouvelle journée nationale de grève et mobilisation, le 31 mars. Un nouveau comité social d’administration (CSA) se tiendra le 2 avril, au cours duquel l’administration doit annoncer ses décisions avant validation en préfecture.

  • Boycott de Zim pour la Palestine : les militants au port

    Boycott de Zim pour la Palestine : les militants au port

    Avec le mistral qui se lève, les drapeaux palestiniens flottent et sont visibles de loin. Ce mercredi 25 mars, des militants issus de différents collectifs se postent sur le rond-point de la départementale 268 qui donne accès au terminal conteneurs du Grand Port maritime de Marseille-Fos entre midi et deux. L’objectif : sensibiliser les routiers à la chaîne logistique qui permet à Israël de s’armer, et appeler au boycott de Zim. Une membre de BDS France explique : « C’est un armateur israélien qui est très important dans le maillon logistique de la guerre qui est menée à Gaza. Dès octobre 2023, il a mis à disposition sa flotte à l’armée, et il continue d’envoyer des armes actuellement. »

    Malgré la conclusion d’un accord de cessez-le-feu à Gaza, les civils continuent de mourir. Depuis, selon les chiffres relayés par l’ONU, plus de 600 Palestiniens ont été tués et plus de 1 600 blessés. « Beaucoup d’ONG humanitaires sont interdites d’exercer » rappelle la militante, qui souligne par ailleurs que le passage des malades est « empêché à Rafah ».

    Les collectifs annoncent par ailleurs deux dates : samedi 28 mars, une manifestation aura lieu à la Joliette « contre l’armement et la complicité locale des entreprises avec le génocide ». La veille, une projection du film Portuali est programmée au cinéma le Méliès de Port-de-Bouc à 20h30, suivi d’un débat en présence de dockers Génois.

  • Marseille, lève-toi contre la barbarie à Gaza !

    Marseille, lève-toi contre la barbarie à Gaza !

    Au début du mois d’avril 2026, une flottille partira du port de Marseille en direction de Gaza. Elle ne porte pas seulement du matériel médical mais également du matériel pour tenter de reconstruire des moyens de subsistance (pêche, agriculture…) et d’éducation ; elle est un acte de rupture face à l’innommable et un moyen pacifique de dénoncer la barbarie qui s’exerce contre le peuple palestinien.

    Briser le silence et les complicités À Gaza, des enfants meurent de faim et des familles entières sont exterminées. Face à ce génocide, nous refusons le silence des « gouvernements complices ». Nous dénonçons

    • La responsabilité directe de nos dirigeants qui, par leur connivence avec l’état israélien cautionnent l’horreur.

    • Le silence des grands médias dans leur devoir d’informer sur la réalité du massacre.

    • La complicité active de grandes entreprises françaises, telles que Carrefour ou la BNP, qui participent au maintien d’un système d’oppression.

    Nous exigeons la levée immédiate et totale du blocus imposé par l’État israélien, un siège illégal et génocidaire.

    Marseille : Port de résistance et de dignité Marseille, ville d’exil et de solidarité, ne peut rester complice par son inaction. C’est pourquoi nous, habitants de l’Estaque et citoyens de tous les quartiers de Marseille, appelons à une mobilisation massive autour de la Flottille pour Gaza. Nous interpellons les élus de notre ville : l’heure est aux actes politiques clairs pour placer Marseille du côté de la dignité humaine.

    Nous demandons que le prochain conseil municipal vote le jumelage officiel de Marseille avec Gaza, un jumelage de résistance et de solidarité pour signifier à sa population qu’elle n’est pas seule

    Rejoignez le mouvement.

    La flottille ne transportera pas des armes, mais l’exigence que le droit à la vie et aux soins ne soit plus négociable. Ceux qui monteront à bord risquent leur sécurité pour porter notre message. Nous devons leur assurer un départ digne et une ville unie derrière eux.

    Signataires :

    La liste des signataires personnalités et organisations en soutien à la Tribune : Imotep pour les membres de IAM. Gari Greu du Massalia Sound System. Mousse et Hakim de Zebda ; Sanseverino Stephane ; Eric Antoine humoriste ; Mourad Musset de la rue ketanou ; Hazem pour le Molotof ; Toma Feterman de la Caravane Passe ; Hakim Hamadouche de Rachid Taha ; Gérard Meylan et Malek Hamzaoui de l’équipe de Robert Guediguian; Karim Dridi cinéaste ; Pierre Stambul de l’UJFP.

    Organisations déjà signataires : collectif 13 droit des femmes ; ATTAC Marseille ; Mrap ; Ufjp ; MassalaVox  ; «Éclosion 13» (avec les femmes artistes de Gaza) ; CQFD ; L’harmonie (estaque) ; Le donut ; FCP (festival Ciné Palestine) ; Association Rizoma ; MAGPAL (Marseille Gaza Palestinne)  ; Palestine 13 ( AFPS locale) ; Didac’Ressources.

    Les habitants de l’Estaque et de Marseille membres du collectif de soutien à la Flottille : Agnès Mazzocco, Ambrine Brik, Aminda Huille, Anne Bonnaire, Anne Boluda, Anne Keller, Arianna Cecconi, Badra Delhoum, Cathy Chatzopoulos, Chadia Tachouaf, Christine Verniere, Claude Hirsh, Corinne Lefort, Daniella Failla, Djamel Khenouf, Djazaïr Yacoubi, Elisabeth Stephanus, Elise Meouchy, Emilie Ribaute, Fathi Bouaroua, Florencia Carlin, Florian Lando, Héloïse Roydiy, Henry Saint-Jean, Jean-Charles Mathieu, Kader Atia, Kevin Vacher, Léa Bouaroua, Luci Lando, Margo Chou, Michel Teule, Michèle Bitton, Mireille Lando, Myriam Guiral, Pierre Ciaravela, Philippe Stephanus, Raïb Setita, Régine Fiorani, Sarah Righl, Sophie Etienne, Sébastien Barles, Thierry Lando, Thierry Louchon, Thomas Figuera, Valentina Corro, Valerie Bournet, Youssef Khafif, Christophe Oudelin, Mohamed Bensaada, Manuel Bompard (député), Sébastien Delogu (député), Vincent Geisser, Aicha Sif, Nouriati Djambaé, Aicha Guedjali, Nicolas Memain, Philippe Foulquié, Cyrille Hanappe, Isabelle Bourboulon, Hubert Colas, Charles Hoarau, Samy Joshua, Sébastien Thierry, Samuel Wahl, Frédéric Michel, Laurent Mucchielli, Marc Mercier, Sophie Epstein, Jérôme Mazas, Soizic Beaumier