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  • Une nouvelle manifestation dans l’Hérault et le Gard pour dire non à l’austérité

    Une nouvelle manifestation dans l’Hérault et le Gard pour dire non à l’austérité

    Alors que les discussions autour du budget s’éternisent chez les parlementaires, les syndicats – la CGT, la FSU, Solidaires – entendent peser sur le débat en appelant à manifester dans tout l’Hérault et le Gard* le 2 décembre prochain. Et remettre ainsi les revendications sociales à l’ordre du jour. Notamment une hausse des salaires ainsi que leur indexation sur l’inflation, dans un contexte « d’effondrement du pouvoir d’achat pour les fonctionnaires, les salariés et les retraités », soupire Stéphane Audebeau, co-secrétaire de la FSU héraultaise. La retraite sera également au centre des revendications. « Nous demandons l’abrogation de la réforme des retraites, il a été réalisé un premier petit pas avec son décalage de trois mois mais il faut aller plus loin », poursuit Stéphane Audebeau.

    Surtout, les syndicats mobilisés dénoncent la copie austéritaire du budget préparée par le gouvernement Lecornu. « Les mobilisations de la rentrée ont permis de mettre au cœur des débats une volonté de justice sociale et fiscale. Mais depuis le début de l’examen du budget au Parlement, tout a été fait pour éviter ces questions. Par exemple, le rapport sénatorial faisant état de 211 milliards d’aides publiques versées chaque année sans contrepartie est complètement mis de côté, c’est un sujet tabou, on n’y touche pas », soupire Ludovic Sigal, de la CGT 34. Une preuve selon lui que l’argent est bel et bien là. Un meilleur conditionnement de ces aides permettrait de remplir les caisses de l’État.

    Supercherie de déficit

    Pourtant, la majorité présidentielle et la droite érigent le sacro-saint déficit comme l’unique boussole justifiant de réduire drastiquement les dépenses, impactant de facto les plus précaires, au risque de creuser un peu plus le fossé des inégalités. « Le déficit, qui est utilisé pour faire la guerre aux travailleuses et aux travailleurs, est une construction politique. C’est une arme utilisée pour détruire les acquis sociaux. Le déficit est construit par les baisses d’impôt des plus riches et la hausse des subventions aux entreprises, qui ne sont jamais évaluées », fait valoir Christine Saint-Joanis, de la FSU 34. En effet, d’autres mécanismes existent réduire ce déficit : une augmentation des cotisations via une hausse des salaires et des pensions, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes ou encore une taxation des plus hauts patrimoines.

    Mais force est de constater que rien de tout cela n’est retenu par le gouvernement. À l’inverse, « on subit une contre-offensive : il faut faire attention au trou de la Sécu qui va atteindre 24 milliards, notre système de retraite est à bout de souffle et il faut produire de la capitalisation. C’est inadmissible. Le 2 décembre, il y a nécessité et urgence de redonner la parole à la rue et qu’elle reprenne la main », insiste Ludovic Sigal. Une contre-offensive qui s’en prend également aux fonctionnaires. « La fonction publique va servir de variable d’ajustement budgétaire. Mais ce n’est pas un coût, c’est une richesse. Ce n’est pas à ses agents de payer les choix budgétaires qui préfèrent faire des cadeaux fiscaux aux plus aisés plutôt que de consolider les recettes », souligne Patrick Schevin, de Solidaires 34.

    Les syndicats espèrent donc que ce mécontentement se traduise en nombre mardi 2 décembre prochain, car bien que le budget final ne soit pas encore connu l’ébauche esquissée laisse craindre le pire. « Il est clair qu’une fois qu’on sera fixé, il va y avoir des réactions du monde du travail. Le 2 décembre doit être un marche-pied », espère Ludovic Sigat.

    *Bédarieux départ à 10h30 à la maison des syndicats ; Béziers départ à 10h30 à la Bourse du travail ; Clermont-l’Hérault départ 11h sur les Allées Salengro ; Montpellier départ à 10h30 à la CPAM ; Sète départ à 12h sur la place de la mairie ; Nîmes départ 14h30 à la Maison Carrée ; Alès départ 10h de la sous-préfecture.

  • Mardi sur les pavés pour la justice sociale dans le Var

    Mardi sur les pavés pour la justice sociale dans le Var

    « Le 2 décembre s’inscrit dans une course à étapes au cœur de l’automne puis de l’hiver, avec un gouvernement au bord du précipice, qui n’a jamais été aussi faible politiquement et qui a décidé, depuis l’été dernier, d’imprimer une séquence budgétaire d’austérité plus que conséquente, qui va frapper tous les pans de la société, des services publics, de l’école aux finances publiques, jusqu’à la santé », commence le secrétaire général de la CGT, Richard Roméo-Giberti. Un appel à la grève et à la manifestation, avec trois rendez-vous prévus dans le Var. À Toulon, place Liberté, à 10h30. À Saint-Raphaël, au rond-point Kennedy, à 10h30. Et à Draguignan, devant la sous-préfecture, à 10h, suivi d’une opération escargot jusqu’à la zone des Bréguières.

    « Toujours aussi déterminés »

    Les revendications restent inchangées : « On exige toujours un budget qui enterre définitivement la réforme des retraites et celle de l’assurance chômage. Mais aussi, la justice sociale, fiscale et environnementale. »

    Même son de cloche pour le secrétaire de la FSU, Alain Tournay, qui a rappelé les deux journées de mobilisation précédentes, où l’intersyndicale était plus large. De « pseudo-négociations » ont en effet conduit d’autres syndicats à lever le pied, ce coup-ci.

    « Mais on est toujours aussi déterminés », assure-t-il. Pour donner la mesure de l’urgence sociale, il cite : « Dis-moi quel est ton budget, je te dirai quelle société tu construis. » Une phrase qui est lourde de sens, prévient le syndicaliste, « puisqu’aujourd’hui, on réduit tous les budgets de la fonction publique, ceux de la culture, la santé, l’éducation, mais aussi pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ». Avec, forcément, des conséquences délétères, notamment « l’augmentation des inégalités dans notre société et le renforcement de la précarité ». Et de poursuivre : « On a toutes les raisons d’essayer de convaincre le maximum de salariés, de personnes privées d’emploi et de retraités à se mobiliser. »

    L’objectif est donc de construire un rapport de force indispensable pour s’attaquer à « un budget qui n’est pas du tout en adéquation avec les besoins de notre société ». « Nous, ce n’est ni de la guerre, ni de prisons dont on a besoin, c’est d’un budget apte et digne pour les travailleurs et des travailleuses de ce pays et pour les usagers et les usagères de services publics », insiste Ola Hawryluk, pour Solidaires.

    Elle ajoute, remontée : « Nous nous battons pour que l’argent aille où il faut. » Elle rappelle qu’en cette période d’austérité, « les mêmes ont versé 211 milliards aux entreprises sans aucune transparence ». « Le CAC 40 réalise des bénéfices records, alors que nos salaires stagnent et que le point d’indice dans les fonctions publiques est toujours gelé », précise-t-elle.

    « Maintenir la pression »

    Julien Saint-Roman (FSU) insiste, lui aussi, sur l’utilité de « maintenir la pression face à un avenir très incertain et un président toujours plus guerrier, qui masque finalement ses faiblesses et oblitère l’avenir d’une jeunesse ».

    Et Richard Roméo-Giberti de conclure : « En ce qui nous concerne, on a toujours essayé de préserver l’unité. Les camarades l’ont dit. Ceux qui ne sont pas dans l’intersyndicale, aujourd’hui, voient des possibilités de micro-négociations. Moi, je ne connais pas de négociations qui se déroulent sans rapport de force, dans la rue, dans les établissements, dans les entreprises. Si la social-démocratie veut se réinventer, à un moment donné, elle rencontrera ceux qui travaillent, ceux qui souffrent et ceux qui s’organisent. » Tout est dit.

  • CGT, FSU et Solidaires à l’offensive contre l’austérité

    CGT, FSU et Solidaires à l’offensive contre l’austérité

    « Le nouveau budget n’a rien à envier à celui qu’avaient sorti Bayrou et les autres. Pire, le gouvernement fait maintenant du chantage avec la suspension de la réforme des retraites », dénonce Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13. L’intersyndicale réunissant CGT, FSU et SUD Solidaires reprend la lutte contre une incessante politique d’austérité menée au détriment des services publics, de l’emploi et de la solidarité, avec un appel à la grève et à manifester le 2 décembre à 10h30, au départ des Réformés.

    Mobilisées en version large les 10 et 18 septembre, les organisations syndicales avaient « remis à l’ordre du jour les questions de justice fiscale, sociale et environnementale et d’empêcher le vol de deux jours fériés », rappelle Alice Richard, pour SUD Solidaires 13. Le débat budgétaire va se poursuivre au Parlement. Une raison pour continuer la lutte, d’autant plus que « le gouvernement persiste dans ses aides massives aux grandes entreprises qui licencient », souligne Franck Balliot pour la FSU. « Et pour la première fois, le budget de la Défense est passé devant celui de l’éducation nationale. »

    Le refus d’une économie de guerre

    « Alors même que la politique de Macron est un échec », déplorent les trois syndicalistes, le gouvernement s’entête « à vouloir faire payer les retraités et les malades longue durée ». De même qu’ils refusent un horizon dessiné par une escalade de déclarations guerrières. « Toutes ces ressources permettraient au contraire de restaurer les services publics et d’augmenter les salaires, de revenir à un droit à la retraite à 60 ans », estiment les organisations syndicales. De quoi répondre aux besoins de plus en plus urgents de milliers de citoyens. Car c’est jusqu’au secteur associatif, qui pallie les carences de l’État, que ce dernier serre la ceinture au dernier cran.

    La CGT a réuni des dossiers chauds, estimant que cette politique qui mène à « la perte en compétence d’emplois industriels ne sera pas sans incidence sur l’emploi public et privé ». De nombreux préavis sont déjà sur la table. Les salariés de Pamar, de la CPMM, de la Centrale de Gardanne, les agents des trois fonctions publiques où le gouvernement a encore prévu de supprimer 3 000 postes, les marins et les énergéticiens ont appelé à faire font front commun dans cette nouvelle mobilisation.

  • Les syndicats maintiennent la pression en Vaucluse malgré le flou politique

    Les syndicats maintiennent la pression en Vaucluse malgré le flou politique

    Toujours pas de budget voté par les parlementaires. Mais, en Vaucluse, la CGT, FSU et Solidaires ne vont pas attendre que députés et sénateurs s’entendent pour retourner dans la rue : elles lancent un appel à la grève, ce mardi 2 décembre. Le même jour, une manifestation est prévue à Avignon au départ de la cité administrative, en direction de la place du Palais des Papes.

    Un mouvement qui « s’inscrit dans une période budgétaire complexe pendant laquelle, lorsqu’on se lève le matin, on ne sait jamais ce qui va être annoncé », déclare d’emblée, ce mardi 25 novembre lors d’une conférence de présentation, Laurence de Villèle, secrétaire générale de la CGT Vaucluse. Elle poursuit : « Dans une période trouble politiquement où on ne sait où va le gouvernement, nous, notre ligne, on l’a ! ».

    « C’est clair que nous sommes dans une grande période d’incertitudes. On a pu faire reculer le gouvernement grâce à nos mobilisations sur les jours fériés supprimés ou encore le décalage de la réforme des retraites. Mais ce ne sont que des petits reculs et il faut maintenir la pression », abonde Sylvain Barthet, secrétaire départemental de la FSU.

    Les syndicats dénoncent également « austérité qui s’annonce sans précédent » avec des agents du service public, « qui ont perdu 23% de pouvoir d’achat en 20 ans ». La situation est aussi tendue dans le privé, avec de nombreuses Négociations annuelles obligatoires (NAO) en cours, comme chez Marie Blachère (lire notre édition du mardi 25 novembre), mais aussi dans le département. La secrétaire syndicale liste pêle-mêle le spécialiste des plaques de plâtre Siniat, dont le siège social est à Avignon, ou le groupe agroalimentaire McCormick (ex-Ducros), implanté à Avignon, Carpentras et Monteux. « Les propositions des patrons ne compensent absolument pas l’augmentation des prix. Avec la résultante que les salariés ne vivent plus de leur travail », martèle Laurence de Villèle.

    Contre l’alliance

    des droites

    L’occasion également pour le représentant de la FSU d’évoquer « l’alliance de la droite et de l’extrême droite pour protéger les grandes fortunes, qui refusent seulement que l’on effleure le patronat ». Pour Sylvain Barthet, « les masques tombent ». Du côté de la CGT, Laurence de Villèle rappelle que « l’extrême droite est arrivée au pouvoir quand elle était appuyée par le patronat », en évoquant l’invitation du président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, aux universités d’été du Medef, à la fin de l’été.

    Elle regrette également « la volonté du gouvernement de maintenir une politique de l’offre qui est, en réalité, un détournement massif au profit des grandes entreprises et du milieu des affaires qui les dirige », abonde Sylvain Barthet. Une logique qui a pour conséquence aujourd’hui « l’austérité qui pèse sur les foyers ». Et contre laquelle « seule une pression bien plus grande et massive du monde du travail peut peser », confie le responsable syndical.

    Laurence de Villèle rappelle enfin les débats autour de la taxe Zucman et son rejet par l’Assemblée nationale le 31 octobre dernier : « Le RN dit qu’ils sont la solution pour les travailleurs, mais ce n’est qu’une grande mascarade, car leur intérêt est de protéger le patronat. On parle d’une imposition de 2% au-delà de 100 millions d’euros. Si je n’avais qu’un pour cent de cette somme, je vivrais très, très bien. On est vraiment dans une politique qui consiste à laisser l’argent là où il est », confie-t-elle.

    Pour l’heure, d’autres mobilisations ne sont pas programmées, dans l’attente de nouvelles annonces ou qu’un budget soit enfin voté par les parlementaires.

  • [Vidéo] Création d’un cyberharcélomètre à l’occasion de la journée contre violences faites aux femmes

    [Vidéo] Création d’un cyberharcélomètre à l’occasion de la journée contre violences faites aux femmes

    Une manifestation qui intervient dans le cadre de la Journée de lutte contre les violences faites aux femmes. Témoignages.

  • Les rendez-vous de la semaine pour lutter contre les violences faites aux femmes

    Les rendez-vous de la semaine pour lutter contre les violences faites aux femmes

    MARSEILLE

    Le collectif Nous Toutes Marseille organise, mardi ce 25 novembre, une journée de lutte. Plusieurs étapes sont prévues :

    – Dès 16h, un village féministe est accessible à toutes les mobilités pour les stands associatifs, à l’hôtel de ville (place Bargemon). Le village et le défilé sont exclusivement en extérieur.

    – Des prises de parole des collectifs interprétées en langue des signes française et possibilité d’avoir les textes manuscrits à la demande.

    – Un cortège calme, handicapés, enfants et mobilités réduites est prévu en milieu de cortège (mais sans véhicule support)

    Total du tracé : 1,6 km de l’hôtel de ville vers le métro Joliette. Les points de départ et d’arrivés sont desservis par métro et bus.

    AIX-EN-PROVENCE

    Ce 27 novembre 2025 au CREPS d’Aix-en-Provence : la Mission Interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (Miprof) organise une session de formation.

    Cette journée intégrera des acteurs locaux des champs Sport, Jeunesse et le service déconcentré des Droits des Femmes et Égalité (Direction régionale aux droits des femmes et à l’égalité et les DDDFE des six départements de PACA).

    AUBAGNE

    La Ville d’Aubagne a adopté un plan en faveur de l’égalité hommes-femmes. L’action est organisée à travers quatre grandes priorités : l’accès aux soins, l’égalité professionnelle en entreprise, la promotion de la culture de l’égalité et la lutte contre les violences faites aux femmes.

    Le jeudi 27 novembre à 9h30, à l’Espace des Libertés, un colloque sur les violences psychologiques faites aux femmes et intrafamiliales, est organisé en partenariat avec la Maison de la Justice et du Droit. Un événement ouvert à tous et plus particulièrement aux professionnels de santé et paramédicaux, travailleurs sociaux, professionnels scolaires, périscolaires et de loisirs, crèches et partenaires institutionnels susceptibles d’être en relation directe avec des femmes ou des familles victimes de violences.

    Le thème de ce colloque, pour cette 2ᵉ édition, est les violences psychologiques faites aux femmes.

    PORT DE BOUC

    Le rendez-vous est fixé ce 25 novembre à 12 h 00 sur le cours Landrivon, pont Van Gogh. Cette manifestation est organisée par l’association Vie au Féminin

    TOULON

    Ce mardi 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes :

    ️Départ à 18h du Palais de Justice, pour se diriger vers la gare de Toulon. Tout au long de la marche, des chants et danses féministes sont prévus, puis un femmage à « nos sœurs assassinées cette année, sous forme de die-in ». ️Dress code, violet toujours ! @planningfamilialvarois

    Et aussi, une conférence sur les cyberviolences à 17 heures à la salle de conférence de l’Hôpital Sainte Musse. L’objectif est de sensibiliser les professionnels de santé aux violences au sein du couple et notamment les cyberviolences. La conférence est également ouverte aux partenaires de la Maison des Femmes Santé et à toutes celles et ceux concernés par l’accompagnement des victimes.

    ☎️ Contact et renseignements : Hôpital Sainte Musse à Toulon. Tel 04 94 14 54 93

    FRÉJUS

    Ce mardi 25 novembre à la Maison d’Ailes à Fréjus, à 18h, la sous-préfète de Draguignan participera à la célébration du 1er anniversaire du dispositif « Ici demandez Angela » qui permet à toute personne se sentant suivie, victime d’agression ou en insécurité de trouver de l’aide rapidement dans un établissement ou un commerce.

    POURRIÈRES

    Ce vendredi 28 novembre à la salle des fêtes à 18h30, la sous-préfète de Brignoles et la DDDFE participeront à une soirée cinéma-débat organisée par la commune comprenant la projection du film « Paroles des Femmes » en présence de la réalisatrice Sophie Deloume, suivi d’une table ronde.

    AVIGNON

    Dans le cadre de la Journée de lutte contre les violences faites aux femmes, Avignon Université accueille Le Mouvement du Nid, association engagée dans la prévention et la sensibilisation autour de la prostitution. De 11h30 à 18h05, des temps forts rythment la journée sur le campus Hannah Arendt, qui se clôturera par un moment de convivialité à l’issue de la représentation théâtrale.

    16h-17h : Atelier de sensibilisation – Salle OE14 – « Prostitution et internet : échanges sur les enjeux actuels »

    17h-18h05 : Représentation de la pièce J’aimerais arrêtée, Salle OW33
    Site centre-ville / Hall bâtiment Sud / salles OE14 et OW33

    Et aussi, vernissage de l’exposition « Entrav(er) paroles face à la violence(s) » réalisée par la photographe Marie Marcel à partir de 18h dans le péristyle de l’hôtel de ville en présence de la maire Cécile Helle, de Nathalie Gaillardet, adjointe déléguée à Avignon la Républicaine, au devoir de mémoire et aux anciens combattants et de Françoise Lichière, conseillère municipale déléguée aux droits des femmes et à la lutte contre les discriminations.

  • Femmes : manif bruyante face à l’hécatombe silencieuse

    Femmes : manif bruyante face à l’hécatombe silencieuse

    Mélina, Laure, Élodie et Béatrice. Ce sont les prénoms des quatre femmes qui sont mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint pour la seule journée de jeudi dernier, le 20 novembre. « Quand on voit ça, on se dit qu’il y a peut-être un déficit total de prise en compte alors qu’Emmanuel Macron avait promis, il y a huit ans, de faire de ce sujet-là la cause de son premier quinquennat », dénonce Catherine Lecoq, membre du Collectif 13 Droit des femmes. La représentante de la structure culturelle Éclosion 13 tient la banderole à la tête du cortège féministe parti à 14h, samedi, de la gare Saint-Charles pour réclamer une politique de lutte contre les violences faites aux femmes « à la hauteur ».

    La colère est grande, car les chiffres sont alarmants. Entre 2023 et 2024, les féminicides ont augmenté de 11%, avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint l’an dernier. Cette année, elles sont déjà 145 à avoir perdu la vie. « C’est sans compter les tentatives de féminicide, 270, et les suicides : plus de 900 femmes ont mis fin à leurs jours ou tenté de le faire en 2024 à cause du harcèlement de leur conjoint ou ex-conjoint », précise Nathalie Tessier, conseillère municipale de Marseille (PCF) déléguée aux droits des femmes.

    Une loi intégrale

    Les associations dénoncent une baisse de moyens. Fin août, la Fondation des femmes a publié une enquête sur l’impact des restrictions budgétaires sur l’accompagnement des femmes victimes de violences réalisée auprès de 148 organisations féministes. Le résultat est sans appel : en 2025, plus de 70% d’entre elles déclarent une situation financière dégradée, conséquence directe de baisses de subventions ou de retards de versement des financements publics.

    « Ça part de là, ça part aussi du déficit de services publics sur le territoire, comme pour ce jeune, Mehdi Kessaci qui vient d’être assassiné, affirme Catherine Lecoq. Ce sont tous ces jeunes qui sont laissés à eux-mêmes dans les quartiers, à qui on ne propose rien alors que les narcotrafiquants proposent, eux, des choses. C’est la même chose pour les mecs qui sont violents envers leur femme. On est là chaque année les 25 novembre et 8 mars pour faire reculer les féminicides et les violences, mais si rien n’est fait en amont, que voulez-vous qu’on fasse ? C’est pas deux journées dans l’année qui vont faire basculer les choses. Il faut des réformes de grande envergure. »

    Pour y parvenir, les associations portent une loi-cadre intégrale de 140 propositions, parmi lesquelles un investissement annuel de 2,6 milliards d’euros contre les violences sexistes et sexuelles contre les 12,7 millions d’euros actuels ; la sensibilisation à l’égalité entre les femmes et les hommes dès le plus jeune âge en rendant effectives les trois séances d’éducation à la vie affective et sexuelle à l’école ; ou encore le remboursement à 100% par la Sécurité sociale des soins psychologiques et du traitement du psychotraumatisme et la création de centres de prise en charge d’urgence accessibles 24h/24, sur le modèle belge. « Oui ça marche, il suffit de regarder en Espagne, où les moyens ont été mis sur la table et aujourd’hui les féminicides ont été divisés par quatre, assure Nathalie Tessier. Cette société patriarcale avec ce continuum de violence, ça peut s’arrêter. Il faut juste avoir la volonté. »

    Un banc rouge pour la mémoire des femmes

    Samedi, la municipalité marseillaise a inauguré son 20e banc rouge, à l’espace Mistral de l’Estaque (16e). « Il est un rappel, au cœur de l’espace public, de la lutte essentielle à mener contre les violences faites aux femmes et un symbole pour la mémoire des victimes de féminicides », soulignait la conseillère municipale (PCF) déléguée aux droits des femmes, Nathalie Tessier, présente aux côtés de l’association Femmes solidaires à l’origine de cette initiative. Neuf autres bancs rouges doivent être installés au fil de la semaine dans les parcs et jardins de la ville.

    Y.S.

  • La CGT hausse le ton pour le budget de la Sécurité sociale

    La CGT hausse le ton pour le budget de la Sécurité sociale

    « Il est hors de question de laisser ces débats lunaires se faire dans le silence ! ». À la Bourse du travail de Marseille, ce jeudi, Greg Fontaine, infirmier à l’hôpital de la Timone et co-secrétaire de la CGT AP-HM (Assistance publique-Hôpitaux de Marseille), tient à « sonner l’alerte » sur le projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS) débattu au parlement.

    Le tout, à l’occasion d’une journée de communication nationale de la fédération CGT de la santé et de l’action sociale. Ce budget pour 2026 est jugé comme une « catastrophe » annoncée pour les établissements de santé et notamment les hôpitaux publics. « Ils sont déjà à l’os et une nouvelle réduction de moyens risque de provoquer leur effondrement », dénonce-t-il. La montée au créneau des organisations CGT ne vient pas de nulle part : « Le PLFSS 2026 prévoit une suppression de 7 milliards d’euros pour le budget de la santé, tandis que le budget de l’armée bénéficie d’une hausse sans contreparties », renchérit Ludovic Vergnaud-Rousseau, pour l’USD 13 (Union syndicale départementale de la santé) et aide médico-psychologique à l’association Unapei.

    Si les maux des hôpitaux sont connus, Greg Fontaine tient à les remettre en avant : « Les structures subissent une crise de l’emploi qui met en danger la santé des personnels et des patients. 92% des établissements déclarent des difficultés de recrutement. » L’analyse de la CGT s’appuie sur des données chiffrées : « Pour le seul secteur de la santé, il y a 180 000 postes qui sont à pourvoir selon une étude de la Dares au 1er trimestre 2025. »

    « Manque de matériel

    à tous les niveaux »

    Et l’organisation estime à 74 000 aides-soignants et 43 000 infirmiers et sages-femmes manquants en France. Même constat dans le privé et les structures associatives du reste du secteur : « Des maternités ferment, les Samu sont saturés, les personnes âgées souffrent dans les Ehpad », énumère Ludovic Vergnaud-Rousseau. La faute à « 30 ans de politique libérale et d’une gestion des établissements comme des usines à soins ». Et qui risque de se poursuivre avec ce PLFSS, la CGT ciblant plusieurs mesures qui ne passent pas : « Jour de carence pour les arrêts maladie, gel du point d’indice pour les fonctionnaires et doublement des franchises médicales. »

    Greg Fontaine rappelle les conséquences concrètes de ces mauvais coups dans les services : « Les brancardiers de la Timone se sont mobilisés contre le sous-effectif, les agents de la sécurité incendie également. Et les soignants des Baumettes ont fait grève contre la suppression de jours de repos compensateur ! ». Séverine Jeanroy, aide-soignante à l’hôpital Nord à Marseille et élue CGT confirme que ces exemples ne sont pas des cas isolés : « La situation à [l’hôpital] Nord s’aggrave d’année en année. L’attente pour avoir des rendez-vous est rallongée, les patients sont hébergés dans des services dont ils ne dépendent pas. » Et rappelle « le manque de matériel à tous les niveaux comme les appareils à tension, les couvertures… »

    Alerte à la population

    D’où « l’alerte à la population » lancée par les organisations CGT qui demandent sa participation pour « interpeller les élus ». Notamment en vue d’obtenir un PLFSS en « hausse entre 7 et 10% ». Ou, à défaut, « que les parlementaires s’y opposent » et donc ne votent pas le texte. Marc Pietrosino, secrétaire général de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône rappelle que le refus de cette politique passe par la mobilisation le 2 décembre dans la rue avec un appel confédéral à la manifestation et à la grève : « On ne pouvait pas ne pas manifester contre ce budget qui est encore pire que les précédents. »

  • Les raisins de la colère avant un salon viticole tendu à Montpellier

    Les raisins de la colère avant un salon viticole tendu à Montpellier

    Attendue au Salon international des filières viticole, vinicole, arboricole et oléicole (Sitevi) du 25 au 27 novembre à Montpellier, Annie Genevard, la ministre de l’Agriculture, pourrait avoir les oreilles qui sifflent.

    Au sortir de vendanges qui laissent augurer d’une récolte historiquement faible (avec l’arrachage), les viticulteurs, en proie à une crise systémique de surproduction en raison de l’effondrement de la consommation de vin et du jeu pervers des puissants intermédiaires (négoce, grande distribution), ont le moral en berne.

    Samedi 15 novembre, après plusieurs mois de faux calme, entre 4 000 et 7 000 vignerons ont à nouveau dit leur inquiétude pour l’avenir d’une profession qui subit aussi les droits de douane de Trump ou les taxes chinoises (Cognac, Armagnac). La colère s’est exprimée aussi. En marge du calme cortège, un magasin Lidl et un radar ont été dégradés.

    Malgré la belle affluence, une viticultrice du Minervois se montre pessimiste. « On a l’impression qu’on ne nous écoute pas, qu’on se fout de nous », lâche-t-elle tandis qu’une réunion doit se tenir au ministère le 24 novembre, veille du Sitevi au parc des expos.

    À l’heure où la profession doit s’adapter (eau, cépages…) aux effets du dérèglement climatique (sécheresse, gel, grêle…), le président des Jeunes agriculteurs (JA) du Gard, Romain Angelras s’agace. « On nous étouffe sous les normes. On nous noie sous les taxes. On nous ment sur les prix. Et pendant qu’on se bat pour survivre, d’autres exportent le vin au prix de l’eau. D’autres vendent des bouteilles au prix d’un simple café ».

    Les propositions du PCF

    Attentifs, les élus du groupe communiste, républicain et citoyen d’Occitanie se disent solidaires. Ils réclament « l’instauration de prix planchers pour les vins de table, IGP, AOP et biologiques, fixés par une conférence exceptionnelle réunissant l’ensemble de la filière et garantissant une rémunération juste du travail des vignerons ». Le groupe se prononce aussi en faveur de « l’activation de mesures de sauvegarde et le blocage des importations lorsque le maintien de filières de production spécifiques est en jeu ». À plus long terme, les élus PCF prônent la « diversification des exploitations viticoles afin de sécuriser une partie du revenu agricole en cas d’aléa climatique ou sanitaire sur la vigne ». Enfin, ils réclament la mise en place d’un « véritable régime public d’assurance contre les risques climatiques, sanitaires et environnementaux ».

    Vendanges : les résultats dévoilés par Sun’Agri au salon Sitevi

    Mardi 25 novembre à 9h30, au premier jour du Sitevi au parc des expositions de Montpellier, Sun’Agri dévoilera les résultats agronomiques des vendanges 2025. Un millésime qui pourrait être de bonne qualité mais d’une quantité historiquement faible, selon les craintes des syndicats. Tout au long de ce salon, Sun’Agri, agritech filiale d’Eiffage Concessions, pionnière et leader de l’agrivoltaïsme dynamique, propose plusieurs animations sur son stand. Mardi 25 novembre (11h), une dégustation du premier vin agrivoltaïque de Damien Besombes. Les 26 et 27 novembre, d’autres dégustations de vins agrivoltaïques comparés. Forte de 15 années de recherches conduites avec l’Inrae, auteure du premier démonstrateur agrivoltaïque dynamique, Sun’Agri équipe 41 parcelles agrivoltaïques.

  • Marseille : un policier avoue avoir menti sous pression

    Marseille : un policier avoue avoir menti sous pression

    Un mois après une série de mises en examen, l’affaire « Angelina », initialement appelée « Maria », le pseudo que s’était donné la jeune femme dont le crâne a été fracassé par des policiers en décembre 2018 en marge d’une manifestation des gilets jaunes à Marseille, prend une nouvelle tournure, selon les éléments de nos confrères de Mediapart.

    En 2019, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait conclu à un non-lieu, faute d’identification des auteurs. Une seconde instruction en 2022 avait abouti au même résultat. Mais en 2023, la justice a rouvert le dossier à la demande d’Angelina et de son avocat marseillais, Brice Grazzini.

    Convoqué « dans le bureau du syndicat Alliance »

    En réexaminant les vidéos et en récupérant de nouvelles images, la juge Karine Lebrun et une nouvelle équipe de l’IGPN parviennent, cette fois, à identifier les policiers en civil, casqués, masqués, sans insignes et parfois équipés de matériel non réglementaire. L’un d’eux est reconnaissable à son attelle à la main gauche. Six agents vont alors être placés en garde à vue début octobre.

    Mais avant même d’être entendu, l’un d’eux, Christophe M., brigadier-chef du service de sécurité des transports, avoue avoir menti lors de sa première audition en 2019, et explique avoir alors subi des pressions de sa hiérarchie et du syndicat Alliance pour nier sa présence et celle de ses collègues, rapporte Mediapart.

    Dans un rapport administratif daté du 10 septembre auquel a accédé le média en ligne, il raconte avoir été convoqué en décembre 2019 « dans le bureau du syndicat Alliance ». Rudy Manna, alors délégué et porte-parole départemental du syndicat, aujourd’hui référent sécurité de Martine Vassal, la présidente (DVD) de la Métropole et du Département, candidate à la mairie de Marseille, lui aurait demandé de « ne pas donner une version contradictoire à celle du capitaine » et de son collègue à l’attelle. Auditionnés, ceux-ci expliquaient ne pas reconnaître Christophe M., ni aucun membre de leurs effectifs.

    Ce dernier obéit. Présent sur le lieux où il a vu la jeune femme au sol, il avait pourtant transmis à son commandant les noms de deux agents de la BAC qu’il pensait impliqués. Des informations qui ne seront jamais communiquées.

    Ces aveux ont entraîné la mise en examen de deux policiers de la BAC le 14 novembre 2025 pour « non-assistance à personne en danger », détaille Mediapart. Parmi eux, Ludovic B., le policier à l’attelle, admet aujourd’hui avoir été présent et avoir donné des coups au jeune homme qui accompagnait Angelina. Il reconnaît aussi de sa hiérarchie, des « conseils appuyés ayant orienté [s]es déclarations », rapporte l’article de nos confrères. Cinq des six agents mis en examen en octobre se sont reconnus sur la vidéo mais aucun ne dit avoir été témoin des violences ni avoir perçu de blessure. Un seul a reconnu sa responsabilité. « Je n’ai pas fait ce qu’il fallait faire » assume Franck H. Le seul à ne pas contester sa mise en examen.

    Sept ans après les faits, l’instruction se poursuit. Pour Angelina, qui vit avec des séquelles neurologiques et psychologiques, l’espoir renaît que la vérité éclate et que les responsables soient jugés.