Tag: Maire

  • Des CRS bien occupés assurent la sécurité sur la plage des Catalans

    Des CRS bien occupés assurent la sécurité sur la plage des Catalans

    Venue du Sud Ouest, la CRS 14 assure depuis le 14 juillet la surveillance d’une des plages les plus fréquentées de la ville, les Catalans. Les 5 policiers, maîtres-nageurs sauveteurs et Vttiste ont fort à faire, ont-ils expliqué ce mercredi 5 août à la préfète de police déléguée, Corinne Simon, venue leur rendre visite.

    Pas moins de 200 amendes forfaitaires spécifiques, des vols, des malaises et beaucoup d’incivilités, dont les enceintes à fond, le tout par 31 à 38 degrés, sept jours sur sept, de midi à 19h30, raconte le brigadier-chef Jean-François. Dans un seau, il a rassemblé un tas de matériel confisqué, destiné à la consommation de stup’, sur le mois. Quelques minutes auparavant, un homme complètement ivre et sous l’emprise de drogue a été arrêté.

    « Jusqu’à présent, il y avait deux plages surveillées par les CRS, Sormiou et La Ciotat », explique la préfète, « une demande a été faite auprès du cabinet du ministre de l’Intérieur pour avoir des effectifs supplémentaires parce qu’à chaque bilan que nous faisons en fin de saison, on s’aperçoit que la plage des Catalans est énormément fréquentée, il était important de mieux sécuriser ». Les CRS travaillent en partenariat avec la police municipale, précise Joël Canicave (PS), adjoint au maire en charge des finances. À l’ombre du mur du poste de secours, Simone, Albert, Pierrette, Corinne, Chantal, Lucie et Sabrine, qui « viennent là depuis 50 ans » sont ravis. « Cela fait du bien de les avoir, on va les regretter », déplore la bande de copines.

  • [Entretien] « La culture à Toulon on va la faire tous ensemble »

    [Entretien] « La culture à Toulon on va la faire tous ensemble »

    Dans sa mission d’amener la culture au plus près des habitants dans tous les quartiers de la ville, l’élue Stéphanie Slimani, dramaturge, metteuse en scène, marionnettiste, auteure et professeure de théâtre, peut s’appuyer sur son expérience et son goût pour la solidarité et le partage.

    La Marseillaise : Quelle est l’ambition de la municipalité à travers ce projet ?

    Stéphanie Slimani : La revitalisation des quartiers, par la culture notamment, et le soutien aux artistes du territoire. Ce projet-là va permettre quasiment de lier ces deux ambitions.

    L’idée c’est de faire venir des artistes dans les quartiers et de faire de la culture pas seulement pour les habitants, mais surtout avec eux. De leur permettre de redécouvrir parfois des histoires de gens qui vivent là et dont ils ne connaissaient pas le parcours de vie, l’architecture de leur quartier, de revisiter des espaces, la mémoire des lieux… Tout cela en faisant participer aussi le milieu associatif, les écoles, les médiathèques et les commerçants, afin que tout le monde se sente concerné. C’est une manière de faire de la culture avec les gens qu’on souhaite développer à travers ma délégation qui est nouvelle.

    L’objectif est de renforcer
    la cohésion sociale
     ?

    St.S. : Évidemment, de toute façon la culture fait société. C’est donc pour faire société, pour se rencontrer, pour partager. Certains n’aiment pas dire socioculturel, mais pour moi ces deux termes sont intriqués : la culture c’est social ! Donc bien sûr que l’ambition c’est de créer du lien, du plaisir et de la joie dans le quartier. De faire que les habitants soient fiers aussi de raconter ce qui s’y fait. De pouvoir dire : « Moi, j’ai fait du théâtre, j’ai pu participer à un spectacle de danse, on a fait de la peinture… » Ça permet aussi de faire changer le regard extérieur porté sur le quartier, en mettant juste en valeur ce qui existe déjà. Parce que je le répète, dans les quartiers il y a déjà de la culture, il y a déjà des gens formidables. Mais on peut aussi s’y sentir parfois délaissé, c’est légitime.

    C’est une manière aussi
    de rétablir un peu d’égalité des chances dans
    les quartiers populaires…

    St.S. : Absolument, tous ces mots ont énormément de sens pour moi. Parce que malgré tous les efforts développés pour rendre la culture accessible à tous, il reste encore une barrière qui fait que selon d’où on vient on s’interdit d’y aller, on se dit que ce n’est pas pour soi, qu’on ne va pas comprendre, que peut-être même c’est un peu trop bizarre parfois. C’est pour ça qu’il faut absolument créer des passerelles plutôt que des forteresses. Moi j’aime le mot populaire, je trouve ça noble, la culture populaire, le théâtre populaire, le spectacle populaire. Ça veut dire que cela nous concerne tous, que personne doit s’en sentir exclu. Je défends et revendique donc de faire une culture populaire. Ce n’est pas quelque chose de moins bien, ou de plus facile, simplement je crée des liens pour que chacun se rende compte qu’elle lui appartient aussi.

    J’ai beaucoup travaillé dans les quartiers et en milieu rural sur des projets participatifs, donc je sais que c’est vertueux, je sais que ça fonctionne. Mais il faut avoir en même temps beaucoup d’humilité, et ne pas partir avec l’idée qu’on va tout révolutionner, qu’on va tout changer, et ce n’est pas le but. Il faut venir rencontrer tranquillement ses habitants, les écouter, et puis après commencer à développer des projets participatifs avec eux. Il faut aller doucement. C’est pour ça que le projet du Pont du Las, s’étale sur deux années, qui se renouvelleront après. Il faut du temps.

    Quelle va être la chronologie ?

    St.S. : On lance un appel à projets au mois d’octobre ouvert à tous les artistes professionnels, et le jury se décidera au début d’année 2027. L’ouverture, elle, est prévue au printemps. Le collectif d’artistes viendra s’installer dans un local, avec un budget et un cahier des charges très précis de projets participatifs, d’ateliers et pratiques artistiques gratuits.

    Et avant cela, en fin d’année 2026, on va mettre en place cinq projets, avec notamment de la danse au Pont du Las, où une chorégraphe va travailler dans l’espace public avec une association de femmes, et à Pontcarral, c’est autour de la récolte de la mémoire et du son qu’une compagnie de théâtre va mettre la population à contribution.

    Des actions qui donnent
    de l’espoir, en tout cas…

    St.S. : Toulon est une ville qui a souffert à travers plusieurs époques, qui a su s’épanouir. Où il y a une forme de résilience. Les gens savent vivre ensemble. On a beau essayer de nous désunir, de nous diviser, ça ne marche pas. Et les Toulonnais l’ont montré aussi au mois de mars. Le centre-ville a été réhabilité, c’est magnifique. On a envie d’y aller. Et quand on reçoit des gens, on a envie de le leur faire visiter. Eh bien, on va faire la même chose dans les quartiers.

    On a entendu les habitants des quartiers, on sait qu’il y a du travail, on va le faire. Et la culture à Toulon on va la faire tous ensemble.

  • Les grosses ficelles du maire de Bandol pour s’extraire de ses obligations légales

    Les grosses ficelles du maire de Bandol pour s’extraire de ses obligations légales

    Depuis plus de 25 ans, la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) impose à de nombreuses communes de disposer d’un minimum de 20 à 25% de logements sociaux afin de favoriser la mixité sociale et de répondre à la pénurie d’offres locatives abordables et dignes. Une obligation atteinte par une seule collectivité dans le Var (La Garde) sur les 44 concernées. Or, si à l’instar de Toulon certaines font montre de bonne volonté, s’évertuant à trouver des solutions malgré un foncier qui se fait rare, d’autres ne savent plus quoi inventer pour se soustraire à leurs obligations. Telle la ville de Bandol qui fait preuve d’originalité en mettant en avant la nécessité d’une bien opportune prévention des risques, incendies entre autres.

    De bien grosses ficelles qui font s’étrangler le militant logement Jean-Paul Jambon. Ce dernier dénonce ici la manœuvre qui vise à démontrer que plus de 51% de la surface communale est en risque important de feux de forêts ; mais aussi que la présence de la ligne SNCF par laquelle transitent selon l’édile de fréquents transports de matières dangereuses devrait permettre de classer une partie de la commune en site Seveso pour risque d’accidents majeurs.

    Pour ce qui est des chiffres, bien concrets, eux, rappelons que la collectivité atteignait péniblement les 8,69% de logement social en 2024 et que 360 familles bandolaises sont toujours en demande d’attribution.

    360 familles en attente

    de logements sociaux

    Un stratagème qui pourrait, en plus d’être dommageable pour les plus modestes, venir ternir aussi l’image même de la cité balnéaire. « Qui viendra habiter ou passer ses vacances dans une commune présentant de tels risques ? », interroge Jean-Paul Jambon, en rappelant les obligations d’informer les acquéreurs lors d’une transaction avec un risque évident de perte de valeurs pour les maisons construites dans les collines, ou les logements bordant la voie ferrée. Avec en parallèle aussi une augmentation des primes d’assurances découlant de la nouvelle situation. Ce qui aurait pour conséquence de heurter « la sensibilité » même d’un électorat pourtant de prime abord, par dogmatisme ou (et) égoïsme, hostile aux logements sociaux auquel le maire semble vouloir répondre.

    Un projet qui a peu de chances d’aboutir mais qui donne l’occasion de pointer le risque majeur, bien réel celui-ci, pour Bandol qui est de se voir appliquer des majorations pouvant aller jusqu’à 500% à cause du manque manifeste de volontarisme. Le militant logement va plus loin dans le raisonnement et pose que « si le souci premier est la protection des biens et des personnes, les incendies actuels dans le Var obligeant à réfléchir à l’urbanisme, le principe de précaution voudrait donc qu’à Bandol plus aucun permis de construire ne soit accordé du fait du risque d’exposition aux incendies ou de la dangerosité liée aux transports de produits dangereux ».

    Pas sûr que cela fasse les affaires de tout le monde.

  • Au Rove, de nouveaux services pour les familles à la rentrée

    Au Rove, de nouveaux services pour les familles à la rentrée

    Garderie périscolaire, accueil extrascolaire du mercredi et restauration scolaire : les inscriptions pour les différents services dédiés aux enfants et aux familles sont ouvertes.

    Parmi les évolutions majeures figure l’élargissement des horaires d’accueil périscolaire. Dès septembre, les familles pourront bénéficier d’une prise en charge des enfants de 7h30 à 18h, afin de mieux répondre aux contraintes professionnelles des parents. Une mesure inscrite dans les engagements du maire et de l’équipe municipale.

    « Comme je m’y étais engagé dans mon programme municipal, nous agissons pour améliorer le quotidien des familles du Rove et le bien-être de nos enfants, souligne le maire communiste, Paul Sabatino. Cette extension des horaires et la création du centre aéré les mercredis répondent à une attente forte des familles. Comme pour tout nouveau service, un bilan sera réalisé afin d’adapter le dispositif si nécessaire. »

    Autre nouveauté de cette rentrée, la création d’un accueil extrascolaire les mercredis et pendant les petites vacances scolaires pour les enfants âgés de 3 à 12 ans. Ce nouveau centre aéré fonctionnera en journée complète, de 8h15 à 17h, avec repas obligatoire. Une garderie complémentaire permettra également un accueil dès 7h30 le matin et jusqu’à 18h le soir. Cette nouvelle offre vise notamment à apporter une solution aux familles qui travaillent le mercredi et à proposer aux enfants un cadre éducatif, ludique et collectif en dehors du temps scolaire.

    Les démarches ont été simplifiées et les inscriptions peuvent être réalisées en ligne via l’espace Famille accessible depuis le site internet de la Ville du Rove (www.lerove.fr), ou directement en mairie.

  • Concert hommage à Queen à Orange, une décision de justice attendue

    Concert hommage à Queen à Orange, une décision de justice attendue

    Le concert hommage à Queen se tiendra-t-il le 4 septembre au théâtre antique d’Orange ? C’est la question au cœur de l’audience qui se tient, ce lundi, devant le tribunal administratif de Nîmes. Le producteur du spectacle, David Hardit, conteste la décision du maire RN Jean-Dominique Artaud d’annuler l’événement, programmé par l’ancienne municipalité.

    Le spectacle gratuit devait réunir 600 choristes bénévoles. « Ce n’est pas normal qu’un maire annule arbitrairement un spectacle », tempête l’organisateur qui demande au tribunal « l’annulation de la décision du maire ».

    Le maire RN justifie son choix par « un arbitrage budgétaire ». Contacté par La Marseillaise, il invoque une dépense de 300 000 euros, après un éboulement bloquant une route depuis novembre. Et d’ajouter : « Le but est de rétablir l’équilibre financier tel que le recommande la chambre régionale des comptes. »

    Raisons budgétaires contestées

    Pour David Hardit, l’argument économique ne tient pas. « Il n’y a pas de souci de finances », balaie-t-il. Il s’appuie sur une attestation signée par l’ancien maire Yann Bompard (Ligue du Sud), faisant état d’un excédent de deux millions euros dans les comptes de la Ville en 2025. L’ancien édile y assure que « le spectacle ne menace absolument pas les finances publiques ». David Hardit conteste aussi les montants avancés par le maire actuel. « Il annonce 150 000 euros alors qu’avec la technique ça va lui coûter 75 000 au plus. » Selon lui, l’économie réalisée par le maire en cas d’annulation serait bien inférieure aux 100 000 euros annoncés : « Il nous doit 41 000 euros donc il économise 25 000 », assure-t-il, en référence au contrat signé avec l’ancien maire, qui prévoit le versement de 41 125 euros à la production.

    Le document stipule aussi qu’une annulation n’est possible qu’en cas de force majeure. « Dans le contrat, il n’y a pas les raisons budgétaires », martèle David Hardit. Pour le producteur, les premiers pénalisés restent les choristes. « Ils ont réservé hôtels, trains et ont dû poser des jours de congé, déplore-t-il. Et là on leur dit : Restez chez vous. » Il estime leur préjudice à près de 90 000 euros.

    Avant de saisir la justice, le producteur assure avoir « épuisé tous les recours ». Il dit même avoir proposé au maire de prendre à sa charge le reste du coût du spectacle. Si son recours est rejeté, il fait une promesse : offrir le spectacle à une autre commune.

  • Le maire d’Alès visé par des menaces signées « DZ Mafia »

    Le maire d’Alès visé par des menaces signées « DZ Mafia »

    Le message est clair. Jeudi dernier, l’épouse du maire d’Alès, Christophe Rivenq (LR), découvre dans leur boîte aux lettres une enveloppe marquée d’insultes et de menaces de mort visant son mari, avec à l’intérieur deux balles de 9 mm. Des tags injurieux et menaçants étaient également retrouvés sur les murs de leur domicile. Le tout signé « DZ NG », pour « DZ Mafia Nouvelle Génération ». Une appellation interprétée par certains spécialistes comme le signe d’une recomposition du pouvoir entre les principaux leaders du groupe criminel marseillais DZ Mafia, et qui semblerait s’être progressivement implantée à Alès depuis l’été dernier, notamment dans le quartier des Cévennes.

    Quelques jours après, lundi 20 juillet, Christophe Rivenq était exfiltré de son domicile par le RAID après le signalement d’une nouvelle menace et la suspicion d’une voiture piégée. Le soir même, des mesures de protection renforcées du maire étaient prises à la demande du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Le parquet anti-criminalité organisée s’est saisi de l’enquête, tandis que le 22 juillet, une vidéo tournée par des membres se réclamant de la DZ Mafia et niant sa responsabilité était publiée sur les réseaux sociaux. Cette démonstration de force intervient dans un contexte de fortes pressions exercées localement par les forces de l’ordre contre le narcotrafic. Interrogée par Le Monde au sujet des violences qui se sont multipliées ces derniers mois dans la commune gardoise, une source policière souligne que « la DZ NG est active sur Alès. Et on connaît la dangerosité de cette organisation et leur capacité à faire monter des jeunes endoctrinés sur leurs actions violentes ». Dans une vidéo publiée sur Facebook, Christophe Rivenq s’est montré déterminé à poursuivre avec « la même fermeté » son combat contre le narcotrafic.

    « Je resterai debout »

    « Je resterai debout parce que, ce faisant, c’est la République qui reste debout », affirme-t-il, avant d’appeler à renforcer le pouvoir des élus pour leur permettre « d’être encore plus actifs pour protéger nos concitoyens ».

    Rapidement, l’élu a reçu des témoignages de soutien de la part de la présidence de la République, du Sénat et du gouvernement, mais aussi de nombreux élus locaux. Dès le 17 juillet, Paul Planque, élu d’opposition (PCF) à Alès, affirmait dans un communiqué la nécessité de faire preuve « d’unité et de fermeté » face à des actes d’une telle gravité. « La peur ne doit jamais dicter nos choix, ni faire reculer celles et ceux qui accomplissent leur mission avec courage. » Des communiqués de soutien ont également été diffusés par la section d’Alès du PCF, par le maire de Sète Hervé Marquès (LR) ou encore par les Écologistes du Gard, ces derniers affirmant que « la réponse à ce défi doit être à la hauteur de l’urgence et ne saurait se réduire à une logique sécuritaire répressive qui, comme le montre l’exemple des opérations “place nette”, s’avère inefficace pour démanteler les structures mafieuses ». Vincent Bouget, le maire de Nîmes, s’est rendu de son côté dès le 17 juillet à Alès. « J’ai pu l’assurer de tout mon soutien face aux injures et aux menaces de mort inacceptables qu’il a reçues, indique-t-il. La peur ne doit jamais dicter la loi. Les conditions du débat démocratique doivent rester respectueuses de l’intégrité de toutes et tous. »

    « La peur doit changer de camp, la DZ Mafia traquée »

    Toujours au sein du PCF, Sylvain André, maire de Cendras, a aussi apporté son soutien à l’élu, affirmant que ces menaces constituent des faits d’une extrême gravité : « La République ne doit pas flancher d’un millimètre face aux voyous. Quelles que soient nos sensibilités politiques, nous devons faire bloc derrière celles et ceux qui incarnent la République. Face aux intimidations, notre unité est notre meilleure réponse. »

    Pour la fédération du PCF du Gard, « la peur doit changer de camp. La DZ Mafia doit être traquée et empêchée de nuire. Pas de place dans notre démocratie pour les trafiquants. Nous sommes disponibles pour toute initiative publique », déclare son secrétaire départemental et vice-président du Département, Christian Bastid.

  • Sillans-la-Cascade : de nouvelles élections en août à cause d’irrégularités sur les bulletins de vote

    Sillans-la-Cascade : de nouvelles élections en août à cause d’irrégularités sur les bulletins de vote

    Situé en lisière du Parc Naturel du Verdon, le village de Sillans-la-Cascade comptant un millier d’habitants est plus habitué à faire parler de lui pour la beauté de sa chute d’eau, qui draine chaque été un flux de près de 100 000 visiteurs parfois difficile à contenir, qu’à défrayer la chronique électorale. Les scrutins des élections municipales ont bien souvent des airs de formalité, avec une seule liste présente. Mais cette année, la liste (SE) « Sillans Ensemble ! » conduite par Christine Apostolo est venue concurrencer celle (également sans étiquette) du maire sortant Christophe Carrière, « Sillans toujours à cœur ».

    Ce dernier, réélu avec 58,79 % des voix, pensait repartir pour un nouveau mandat. Mais un recours, a priori déposé par un électeur de la liste d’opposition devant le Tribunal Administratif de Toulon, a changé la donne. En cause, une irrégularité sur les bulletins de vote de la liste réélue, sur laquelle n’étaient pas précisées les nationalités de deux colistiers ressortissants de l’Union Européenne : Marc Vanden Borre, 3e de liste, de nationalité belge, et Luis Mariano, 9e, de nationalité portugaise.

    Des omissions qui semblent anecdotiques mais qui, à l’arrivée, coûtent cher : le Tribunal Administratif a plaidé en faveur du recours et invalidé l’élection. En conséquence, depuis le 18 juin, c’est une délégation spéciale désignée par la préfecture qui assure provisoirement l’administration de la commune, en attente d’un nouveau scrutin qui se tiendra le 30 août (premier tour), et le 6 septembre en cas de second tour.

    Menace de plainte

    pour diffamation

    De quoi enflammer les débats entre les deux listes, déjà véhéments durant la campagne de mars, et diviser un village qui n’avait jamais connu pareille agitation. Sur les réseaux sociaux, les passes d’armes ont repris de plus belle. Première étincelle : une affiche de soutien d’un collectif citoyen en faveur du maire sortant dénoncée par la liste de Christina Apostolo car réalisée à l’aide de l’IA et présentant une image d’un village… qui n’est manifestement pas Sillans-la-Cascade. « L’opposition joue (encore) aux détectives de pacotille… Quand on n’a aucune proposition concrète pour l’avenir de Sillans-la-Cascade, on s’occupe comme on peut », a rétorqué Christophe Carrière, invoquant des attaques « de tous les côtés, y compris auprès des enfants des candidats ou des jeunes natifs de la commune. C’est bas, c’est méchant, et c’est totalement inacceptable ».

    De quoi susciter l’ire de « Sillans ensemble ! » : « Le comité de soutien à Christophe Carrière met en avant cinq engagements “cardinaux” que même lui ne respecte manifestement pas, en recourant à la calomnie, au dénigrement et à la diffamation. Attention, les propos inventés concernant la soi-disant attaque des enfants et des jeunes de Sillans sont de la diffamation caractérisée, punie par la loi. Contrairement à ce qu’affirme Christophe Carrière, notre programme existe bel et bien, il a convaincu près de 200 électeurs lors des dernières élections. » Le mois d’août promet d’être chaud, et pas seulement sur le thermomètre.

  • Aix-en-Provence, la première étape de transformation de l’échangeur du Pont de l’Arc lancée

    Aix-en-Provence, la première étape de transformation de l’échangeur du Pont de l’Arc lancée

    Les travaux préparatoires de l’échangeur du Pont de l’Arc sont lancés depuis ce 15 juillet. Il s’agit, pour la Ville, d’une « première étape opérationnelle d’un projet structurant destiné à améliorer durablement les déplacements et la fluidité du trafic sur cet axe majeur reliant le centre-ville aux quartiers sud (Pont de l’Arc, Luynes, Les Milles) ». Situé juste au-dessus de l’A8, « le projet de réaménagement de l’échangeur autoroutier du Pont de l’Arc s’inscrit dans une volonté de renforcer les liens urbains entre le centre-ville d’Aix-en-Provence et ses quartiers sud (…) cet échangeur constitue un axe stratégique de la ville, aujourd’hui peu adapté aux mobilités douces », rappelait toujours la Ville à l’issue des concertations publiques lancées autour du sujet. Il avait suscité des tensions chez les riverains. Les opérations en cours, prévues jusqu’au 31 juillet, prévoient la démolition des bordures existantes du rond-point et l’évacuation des terres de l’anneau central, la mise en œuvre d’une structure en grave bitume, la pose d’un nouvel enrobé et l’installation de dispositifs provisoires en béton en vue du futur anneau central temporaire. Pour limiter l’impact de la circulation, dense aux heures de pointe sur cet axe de la ville, les travaux se feront de nuit, entre 21h et 6h du matin. Toujours selon la Ville, ces travaux « ont pour objectif de préparer les futures interventions des concessionnaires de réseaux (Orange, GRDF, etc.) qui précéderont la démolition du rond-point actuel et le lancement du chantier principal de l’échangeur. Ils permettront notamment de reconfigurer provisoirement l’anneau central afin d’accompagner les prochaines étapes du projet ».

  • Fernand Brun nouveau conseiller départemental du canton du Luc, le montant du remboursement de la dette du Grand Prix du Castellet contesté

    Fernand Brun nouveau conseiller départemental du canton du Luc, le montant du remboursement de la dette du Grand Prix du Castellet contesté

    « Ce n’était pas du tout prévu, surtout dans ma tête, parce que quand on est remplaçant de quelqu’un d’aussi dynamique que Dominique [Lain], on ne pense même pas qu’il peut mourir, ce n’est pas possible. » Fernand Brun, maire (DVD) de Pignans depuis 2020, aurait certainement préféré ne jamais devenir conseiller départemental du canton du Luc, avouant même qu’il « ne se (serait) jamais présenté de (lui)-même ». Mais la disparition de son « ami » Dominique Lain, maire du Luc, le 14 juin dernier, a poussé celui qui était son suppléant depuis 2015 à embrasser la fonction.

    À 73 ans, cet ancien infirmier et cadre de santé, passé par le PS dans sa jeunesse, qui a occupé les fonctions de président de l’association nationale de formation des personnels hospitaliers et de secrétaire fédéral FO Santé (de 2007 à 2014), espère « apporter (sa) très modeste contribution. J’ai occupé des fonctions qui m’ont permis de cottoyer beaucoup de politiques. J’ai fait beaucoup de choses dans ma vie, cela m’a servi d’expériences. » Il travaillera en binôme avec la maire de Collobrières Christine Amrane, tandis que la place de vice-préisdent laissée vacante par Dominique Lain sera occupée par Robert Beneventi, conseiller du canton d’Ollioules.

    Désaccord sur la dette du Grand Prix

    L’autre dossier du jour consistait à prendre acte du rapport d’enquête de la Chambre régionale des comptes au sujet du Groupement d’intérêt public (GIP) Grand Prix du Castellet. Rendu le 23 juin, il fait état de 35,7 millions d’euros de dette et de budget liquidatif, ainsi que de multiples dysfonctionnements : modèle financier structurellement déficitaire, recettes insuffisantes, contournement du conseil d’administration (notamment par la signature d’un protocole d’accord à 550 000 dollars entre le GIP et Formula One Management, branche commercial de la F1, pour l’étude de faisabilité d’un grand prix à Nice, sans que la matérialité des opérations effectuées ne soit établie), marchés passés sans publicité ni concurrence…

    En outre, le Département s’apprête à réaliser un versement d’1.6 millions d’euros sur les 5 qui lui sont demandés par le liquidateur, au titre du remboursement de la dette entreprises. Mais elle bloque les 3,4 restants, en attendant de voir s’il y a eu des malversations. Auquel cas, la saisine du procureur par le Département afin d’alerter d’un risque pourrait se transformer en plainte.

  • David Rachline forcé de retirer une banderole xénophobe de la façade de la mairie de Fréjus

    David Rachline forcé de retirer une banderole xénophobe de la façade de la mairie de Fréjus

    En matière d’actes tombant sous le coup de la loi et de prises de position à caractère xénophobe, David Rachline, le maire (RN) de Fréjus, n’a plus grand-chose à apprendre. Nouvel épisode ces derniers jours avec l’affichage d’une banderole sur la façade de l’hôtel de ville, sur laquelle on pouvait lire « Une OQTF non exécutée est un danger pour les Français ». Celle-ci faisait suite au meurtre d’un jeune homme de 19 ans le 28 juin, à Fréjus, dont le principal suspect est un individu de 20 ans sous OQTF.

    L’édile fréjusien, qui sera jugé en septembre pour favoritisme dans une affaire d’attribution de marchés publics, ce qui avait valu une perquisition de la mairie en mars 2025, n’a ainsi pas manqué de saisir l’occasion de récupérer ce drame au profit de son idéologie, ce qu’a même dénoncé la famille de la victime. Sans, évidemment, se soucier du fait qu’une large partie des OQTF sont prononcées à cause de lenteurs administratives dans le renouvellement des titres de séjours, et que leur nombre a fortement augmenté suite à la circulaire Retailleau de janvier 2025. « Il n’a pas eu la même réaction pour Hichem Miraoui, assassiné par un fanatique du RN l’année dernière », rappelle Catherine Aubry, co-animatrice de LFI Est-Var. « Il saute à pied joint sur la récupération. Cela montre une nouvelle fois son obsession pour les migrants. »

    « Atteinte grave

    au principe de neutralité »

    Pas au goût du Préfet du Var, qui a saisi le tribunal administratif de Toulon le 10 juillet, par une requête en référé-liberté, afin de demander le retrait de la banderole, au motif que son message « portait une atteinte grave au principe de neutralité du service public. Il est interdit d’apposer sur tout bâtiment public, une inscription symbolisant la revendication d’opinions politiques, religieuses ou philosophiques. »

    La préfecture ajoute que « le message faisait à tort référence à une situation dans laquelle la mesure administrative [l’OQTF, ndlr] prononcée par la préfecture ne pouvait précisément pas être exécutée car elle était l’objet d’un recours devant le tribunal administratif. » Sachant que la justice lui ordonnerait probablement de le faire, David Rachline a ainsi décidé de retirer la banderole sans attendre le verdict du tribunal administratif lundi. En conséquence, le juge des référés a prononcé un non-lieu à statuer. Un dénouement salué par Pierre Daspre, membre du bureau départemental du PCF : « C’est bien que le préfet ait rappelé les principes républicains, il faut respecter la justice et l’État de droit. » « C’était une banderole odieuse et raciste. Le préfet l’a faite interdire sous un autre angle, mais c’est déjà ça », ajoute Catherine Aubry. « C’est cocasse d’être dans l’illégalité quand on veut faire appliquer la législation sur les OQTF », a, quant à elle, souligné Christine Romano, élue d’opposition (PCF) « Fréjus Riposte ! ».