Tag: Maire

  • Le maire d’Ollioules Robert Bénéventi à la tête du SCoT

    Le maire d’Ollioules Robert Bénéventi à la tête du SCoT

    L’élection du président et de ses sept vice-présidents s’est déroulée à bulletins secrets, la semaine dernière, en préfecture, lors de l’assemblée du comité syndical du SCoT Provence-Méditerranée.

    Sans surprise, puisqu’il était le seul candidat, Robert Bénéventi a été reconduit à ce poste qu’il occupe depuis 25 ans, avec 29 voix sur 31 votants (deux bulletins blancs ont été comptabilisés).

    Pour un aménagement durable

    Pour mémoire, ce Schéma de cohérence territoriale dépasse aujourd’hui largement le périmètre de la seule métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM), puisqu’il s’étend également à la communauté d’agglomération Sud Sainte-Baume, à la Vallée du Gapeau et à Méditerranée Porte des Maures. Un document central, précise Robert Bénéventi, pour un aménagement durable des territoires. Il joue ainsi un rôle de pivot entre les politiques publiques et les réalités locales.

    Après sa désignation, ont été élus à ses côtés en qualité de vice-présidents : Josée Massi, maire de Toulon et présidente de TPM, qui a recueilli 28 voix. Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier, et Robert Deledda, maire de La Cadière.

    Arrive ensuite François de Canson, maire de La Londe, qui devient donc le quatrième vice-président, suivi d’Yves Palmiéri, maire de La Farlède, Franck Chouquet, adjoint au maire de La Garde, et Véronique Bernardini, maire d’Hyères, septième vice-présidente.

    Le RN Mathieu Perchoc, adjoint à La Seyne-sur-Mer, avait lui aussi candidaté pour ce poste, mais n’a finalement obtenu que 7 voix contre 23 pour Véronique Bernardini.

  • Teixier répond à Dellanegra et appelle au dialogue

    Teixier répond à Dellanegra et appelle au dialogue

    Les deux opposantes, qui s’étaient affrontées pendant les municipales, ne se ménagent pas. Depuis la première séance chaotique à la communauté d’agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette (ACCM), qui a vu Patrick de Carolis (Horizons) réélu président à une voix près, Tania Teixier (SE) et la maire de Saint-Martin-de-Crau Séverine Dellanegra (SE) se renvoient la balle quant à la responsabilité de cette scission au sein de l’intercommunalité.

    Pour rappel, cette dernière avait refusé quatre vice-présidences. Son élue d’opposition, elle, a finalement écopé du volet économique et est en charge du développement des zones d’activités économiques. Elle affirme : « Patrick de Carolis m’a proposé une vice-présidence. Si je la refusais, notre commune n’aurait jamais été représentée. Pour moi c’était une question de devoir. »

    Tania Teixier appelle au dialogue et demande à Séverine Dellanegra de « raison garder ». « Je ne comprends pas que quelqu’un qui vantait les mérites de l’ACCM et qui briguait sa présidence veuille aujourd’hui en sortir, si ce n’est par ego. D’autant que pour sortir d’un EPCI il faut l’aval du préfet. »

    « C’est pas comme ça qu’on va faire avancer les dossiers, moi je lui tends la main », affirme la conseillère municipale et élue à l’agglomération.

    À l’ACCM, elle envisage de mettre en place un « grand plan d’actions sur la propreté dans les zones d’activités parce que, que ce soit à Saint-Martin, à Tarascon ou à Arles, j’ai bien conscience qu’il y a un vrai problème d’insalubrité, de dépôts sauvages ».

  • [Parole de maire] Robert Deledda (La Cadière d’Azur) : « On prépare l’avenir et nous avons déjà fait des miracles »

    [Parole de maire] Robert Deledda (La Cadière d’Azur) : « On prépare l’avenir et nous avons déjà fait des miracles »

    Ancien premier adjoint du maire communiste René Jourdan, le nouveau premier magistrat de La Cadière d’Azur Robert Deledda (SE) rappelle ses ambitions pour la commune mais aussi les obstacles et les difficultés que l’équipe va devoir affronter pour les réaliser.

    La Marseillaise : Vous dites que vous vous êtes présenté pour préparer l’avenir…

    Robert Deledda : Oui, absolument, déjà au niveau de l’équipe, avec de nouvelles personnes qui vont apparaître. Et ça c’est très important, parce que j’ai constaté depuis à peu près entre 30 et 40 ans que je suis élu, qu’on ne nous préparait pas. D’un coup, on est là dans le bain et on doit apprendre de ses erreurs. Donc là, il va y avoir tout un travail de formation et d’accompagnement. Et on va mettre en avant toute cette nouvelle génération.

    Eh puis, il y a les projets qui vont marquer la commune. On a des bâtiments municipaux vétustes, on va donc pour commencer faire un audit et à partir de là, on va voir quel entretien, quelle maintenance il faut faire pour les mettre aux normes. Et les restructurer pour donner satisfaction aussi bien aux personnels qui travaillent aujourd’hui dans des locaux qui ne sont pas adaptés aux usagers. On doit pouvoir accueillir tous les publics dans de bonnes conditions, notamment les personnes à mobilité réduite.

    On va également construire une nouvelle mairie dans l’extension de l’actuelle mairie annexe.

    Nous avons besoin de moderniser et donner de bonnes conditions de travail au personnel et aux élus. Un lieu où les adjoints et les conseillers municipaux vont pouvoir se réunir, discuter de projets, d’activités, d’animations… de travailler. Aujourd’hui les adjoints parfois n’ont pas de bureau. On a besoin aussi de pouvoir se retrouver entre nous. Et pas seulement pour des réunions de groupes de travail, des réunions de commissions.

    Vous avez également des ambitions touristiques…

    R. D. : Le constat c’est que pour l’instant nous ne sommes pas bons au niveau de la communauté d’agglomération Sud-Sainte-Baume, puisque lorsqu’on observe que les touristes viennent essentiellement dans une certaine période et au niveau du littoral. Je pense qu’on a des atouts pour travailler sur les quatre saisons tous ensemble, intelligemment, au niveau de l’ensemble du territoire. Or, aujourd’hui nous n’avons que trois offices de tourisme : Bandol, Sanary et Saint-Cyr. Donc tous situés sur le littoral. Il reste à développer l’arrière-pays et les quatre saisons.

    En plus, on a une richesse énorme, nous, c’est le vignoble. On a un territoire qui est béni des dieux grâce à tous nos agriculteurs. Le paysage que l’on a là, c’est grâce à eux qu’il a été protégé. Et on va encore plus protéger nos terres agricoles comme on s’y est engagé au cours de notre campagne électorale. On l’a dit, on le fait, et on va le prouver. C’était déjà d’ailleurs la politique prioritaire de René Jourdan.

    Vous devez faire face en même temps à un désengagement de l’État avec des dotations qui ne cessent de baisser…

    R. D. : Elle a été drastique ! Et ça nous fait vraiment mal. Les communautés rurales se retrouvent très exposées. Mais tant que je pourrais, je n’augmenterais pas les impôts, puisque le pouvoir d’achat des contribuables se réduit, et une partie de la population souffre. Quand on voit à combien s’élève le prix de l’essence…

    Donc nous, on est là pour les aider, pour les accompagner. Mais l’État, petit à petit grignote nos moyens d’agir et augmente ses exigences. Concernant les logements sociaux, par exemple. Nous, bien entendu, on est pour, il n’y a aucun problème. Seulement, on n’a pas de réserve foncière. Alors, on les fait où ? Et même si on arrivait à en trouver, on se retrouverait confronté à d’autres impossibilités, des routes trop petites, un problème de sécurité au niveau des trottoirs, d’assainissement, au niveau des écoles… Nous ne sommes pas, tout seuls, au niveau de la commune, en capacité de répondre à la loi. Ce que l’on vise c’est un développement durable tout en maîtrisant nos dépenses.

    Vous ne souhaitez pas non plus que la commune se développe trop rapidement au niveau de sa démographie…

    R. D. : Oui, ça pourrait nous déstructurer. Vous avez vu lorsqu’on a traversé le village, ce lien social qui nous unit avec les commerçants, avec les habitants. Et vous pouvez nous accompagner en dehors du centre, dans les quartiers périphériques, c’est exactement pareil. On se connaît, les gens viennent vers l’élu de proximité. Alors, non, on ne veut pas grandir trop vite de peur d’y perdre aussi un peu notre âme. Et surtout ne plus pouvoir répondre correctement aux besoins de la population en termes de services publics. Et ça c’est primordial pour nous. Et d’ailleurs à ce niveau, on veut faire de plus en plus, et on fait déjà beaucoup avec moins, malheureusement.

    Heureusement qu’on a des employés municipaux extraordinaires, des gens pleinement engagés au service de la population. Le maire seul ne fait rien. Le maire et les adjoints seuls ne font rien. On est une équipe !

    Êtes-vous optimiste ?

    R. D. : Serein. Parce que je suis quelqu’un de très combatif, et parce qu’autour de moi, je le répète, j’ai des gens qualifiés, compétents. Des gens qui m’entraînent aussi. Parce que des fois, je réfléchis, je me dis, là il faut que je prenne du recul. Et c’est eux qui me disent : « Non, monsieur le maire, il faut aller de l’avant ! » Et donc c’est grâce à eux, cette nouvelle génération qui apparaît, qu’on avance.

    Et il y a ce mélange d’anciens qui ont l’expérience et qui maîtrisent bien les sujets budgétaires, l’organisation, et de jeunes qui apportent un regard neuf et proposent de nouvelles solutions.

    C’est compliqué d’être un élu de la République, le maire d’une petite commune ?

    R. D. : C’est compliqué, mais c’est le plus beau des mandats. Parce que, regardez ce matin, c’est la proximité, le sourire des gens, quelqu’un qui vous dit : « Merci, félicitations pour votre élection, on attend vos projets, c’est bien ! Vous êtes entouré d’une belle équipe… » Et en parlant de l’équipe, je dois dire que si c’est moi qui l’ai choisie, ils m’ont choisi eux aussi, sinon ils ne seraient pas venus sur la liste.

    Alors, oui, c’est pas toujours simple. C’est parfois même comme je l’ai dit très compliqué. Il faut parfois prendre des risques lorsqu’on est maire. Mais dans notre vie personnelle aussi.

    En tout cas, je suis fier de préparer l’avenir.

  • Un bar continue d’exploiter un rooftop illégal à Malmousque

    Un bar continue d’exploiter un rooftop illégal à Malmousque

    Le bar Pigment au 237, corniche Kennedy (7e) persiste depuis septembre dernier à ouvrir un rooftop non autorisé mais très médiatisé sur les réseaux sociaux à l’approche de la saison estivale. Une dizaine de copropriétaires et riverains ont saisi la justice et les élus sur la persistance de cette exploitation illicite.

    Les plaintes s’amoncellent auprès des élus et des services et jusqu’au procureur de la République. « La clientèle et le personnel empruntent les parties communes, couloir et les escaliers de la copropriété. On a vu des clients pénétrer dans nos cours et jardins. Un week-end, plus de 40 personnes occupaient simultanément le rooftop », dénonce le collectif. Au-delà des nuisances engendrées, les enjeux de sécurité publique sont prégnants : quid de la résistance d’un toit non conçu pour supporter les charges d’un public important, l’absence d’issues de secours signalées, de dispositifs anti-incendie et ce « service de douches » proposé à la clientèle ?

    « On a toutes les autorisations nécessaires de la Ville et de la Préfecture sinon vous vous doutez bien qu’on n’ouvrirait pas », répond crânement Benjamin Honnorat, le gérant joint vendredi. « Je montre tous les documents à la police municipale quand elle est appelée chaque semaine par les voisins et ça se passe très bien. Il n’y a aucun sujet », coupe-t-il.

    « L’accueil de public est strictement interdit »

    L’exploitant, locataire du bar au rez-de-chaussée, n’a en réalité demandé aucune autorisation d’urbanisme pour démolir deux cabanons sur le toit, retirer deux puits de lumière, poser des garde-corps et procéder à un changement d’usage privatif en exploitation commerciale. Dès l’ouverture en septembre, le service de l’urbanisme a dressé un PV d’infraction et saisi le Parquet. Le bar « Pigment » n’a pas davantage d’autorisation de la commission communale de sécurité pour utiliser ce toit en extension du bar. Il a été mis en demeure par la Ville dès le 25 septembre 2025 qui lui a signifié « l’interdiction d’accueillir du public sur le toit-terrasse ». Après un avis défavorable le 9 décembre à sa demande de mise en conformité « en raison d’un défaut d’accessibilité », le bar a déposé une nouvelle demande qui est à l’instruction. « L’accueil de public sur le toit-terrasse est strictement interdit », lui a signifié en caractère gras et souligné la conseillère municipale déléguée à la commission communale de sécurité et des périls, Laure Rovera, dans un courrier du 5 mai notifié par la police municipale cette semaine. Il fait suite à une nouvelle alerte de la maire de secteur Sophie Camard inquiète d’un « effet d’entraînement » sur d’autres exploitants. « L’exploitant engage sa responsabilité pénale en cas d’ouverture au public » a nous a précisé hier la Ville.

    « C’est une terrasse privée d’appartement ouverte au grand public sans autorisation. L’accès se fait par les parties communes d’un immeuble d’habitation bourgeoise. Le règlement de copropriété n’autorise pas d’activités commerciales ou professionnelles dans les étages », résume l’avocate du syndicat des copropriétaires, Me Hinde Kalai qui affute une assignation en référé.

  • Olivier Galzi dresse son premier bilan

    Olivier Galzi dresse son premier bilan

    Installé 1er magistrat depuis le 29 mars, puis élu à la tête du Grand Avignon il y a un mois, Olivier Galzi a souhaité livrer un état des lieux du démarrage de son mandat. Tour d’horizon.

    Réorganisation interne

    Le nouveau locataire de l’hôtel de ville prend plaisir à faire visiter à la dizaine de journalistes la transformation matérielle des bureaux du maire et de ses proches collaborateurs. « Avant, chacun était dans son coin en silos, l’information circulait mal », expose-t-il dans l’ancien bureau de la secrétaire du maire, où son cabinet est désormais réuni en mode open space. « Mes adjoints sont aussi à côté en coworking », poursuit-il. Côté cabinet, deux directeurs sont en cours de recrutement, à la Ville et au Grand Avignon. « On a fait appel à un cabinet spécialisé, ce ne sera pas du copinage, mais des personnes que je n’ai jamais connues », clame Olivier Galzi. Arrivé comme directeur de cabinet, Christophe Madalle a finalement récupéré le poste de directeur général des services.

    Audit des finances

    et « étonnements »

    Procédure courante lors d’un changement de majorité, la commande d’un audit des finances. « La situation n’est pas aussi saine qu’il n’y paraissait », ménage-t-il d’abord, alors que les résultats sont attendus mi-juin et pourraient être débattus le 29 juin en conseil municipal. Mais Olivier Galzi ne résiste pas à distiller des exemples « totalement dysfonctionnels » qui ont pris « une ampleur industrielle en 2025 », citant des « factures impayées » ou la « recrudescence de recrutements depuis janvier, on en a bloqué 52 ».

    Autant de « rapports d’étonnements, parfois d’énervement voire d’écœurement qui ne me réconcilient pas avec la politique ». Le maire reprend la marotte abandonnée d’Anne-Sophie Rigault (RN) qui, lors du mandat précédent, a longtemps agité la menace d’une mise sous tutelle, démentie par la majorité d’alors. « On s’est posé la question, mais on ne va pas le faire, les décisions seraient trop drastiques », assure-t-il, redisant ne pas vouloir augmenter les impôts. Manière de préparer les esprits au fait qu’il ne pourra pas tenir toutes ses promesses de campagne ? « C’est une question que j’aurais posée si j’étais encore à votre place, mais je ne la poserai plus : une réalité s’impose, je ne ferai pas l’autruche sur le mur budgétaire, je le dis avant, je ne cherche pas des excuses, mais des solutions. »

    Triptyque de priorités

    Seule bonne surprise qui trouve grâce aux yeux du maire, « le personnel municipal » [2 100 agents], chez qui « une espèce de chape s’est levée », se targue-t-il. Des moyens humains déjà rencontrés, comme ceux du service propreté (notre édition du 18 avril) « qui ont été remobilisés ». Une première opération quartier propre est prévue le 27 mai. Côté sécurité et mobilités, divers éléments ont déjà été évoqués (rencontres avec le préfet, la police municipale, le Sdis) avec réouverture du dossier LEO, dont un comité de pilotage est prévu en préfecture de Région le 28 mai. La refonte du plan Faubourgs va s’opérer en douceur avec, le 20 mai, de premiers ajustements de sens de circulation. « Je fais tellement de choses, je travaille matin, midi et soir, nuit et jour semaine week-end », se gargarise Olivier Galzi. Des effets de manche ? « Le matin, j’ai une “to do list” comme autant de gouttes d’eau, mais peut-être qu’à la fin du mandat, le fond de cuve du territoire sera rempli, ce n’est pas de l’éparpillement, mais si je ne lance pas tous les fronts aujourd’hui, avec les temps nécessaires derrière, ce sera autant de reports pour les résultats. »

    Et l’opposition ?

    Lors de son installation, Olivier Galzi a « tendu la main » à l’opposition, assurant « porter le même égard » à tous les électeurs, même « à ceux qui n’ont pas voté pour nous ». Mais dès le conseil municipal suivant, l’opposition n’a pas eu voix au chapitre dans les commissions (notre édition du 21 avril). « Ce qui est proposé, c’est un blocage systématique, j’aurais la main tendue quand il s’agira de faire avancer les débats. » Et de faire un parallèle avec 2018 où lors de son premier mandat, Cécile Helle avait « exclu des commissions et ostracisé » deux adjoints après des divergences. « Je m’inscris dans ses pas », ironise-t-il. Sauf qu’à l’époque, les élus mis au ban venaient de la majorité, pas de la minorité d’emblée.

  • Villeneuve-lès-Maguelone : une mairie à deux visages se met aux fourneaux

    Villeneuve-lès-Maguelone : une mairie à deux visages se met aux fourneaux

    Un brin de nouveauté règne dans la mairie de Villeneuve-lès-Maguelone, près de Montpellier. Si une nouvelle municipalité est aux commandes depuis la défaite de Véronique Négret (DVG) aux dernières municipales, le rôle d’édile ne sera pas assuré par un mais deux élus. En effet, Virginie Martos-Ferrara et Olivier Noguès (DVD) ont décidé de se partager la tâche et d’assurer le rôle de maire à deux. Une première dans l’Hérault. « Ce dispositif existe déjà en France mais ce sont des duos homme/homme. Un duo homme/femme, c’est plutôt inédit. On partage la gouvernance, les dossiers, les charges. Et si quelqu’un est absent en mairie, les habitants pourront toujours voir l’autre », détaille Olivier Noguès. Même le bureau est partagé.

    Partage des tâches

    Néanmoins, ce n’est pas la première expérience politique de ce duo qui travaille déjà depuis une dizaine d’années ensemble. « En 2014, nous étions élus dans la majorité avec, déjà, des délégations complémentaires et on travaillait ensemble. Ça s’est fait presque tout seul, naturellement », rembobine Virginie Martos-Ferrara. En 2020, le duo siège dans l’opposition avant de reprendre le flambeau pour la campagne municipale de 2026. Parvenu aux commandes, le duo sera-t-il toujours efficace, notamment dans la prise de décision ? « Ce qu’il y a de bien, c’est cette discussion que l’on a sur une prise de décision car on n’est pas seuls à prendre la responsabilité. Suite à l’échange, on prendra la meilleure décision. C’est un peu un contre-pouvoir qui est intéressant », soutient Olivier Noguès. « On a des différences mais on se ressemble. Parfois le ton monte, mais on arrive toujours à s’entendre », complète Virginie Martos-Ferrara.

    Le tandem met en avant cette option pouvant potentiellement résoudre la crise de vocation que connaissent nombre de communes rurales. « On aimerait faire reconnaître ce statut. Quand on voit le désengagement des élus dans les petites communes, ça peut être une alternative intéressante à étudier », insiste Olivier Noguès. Une piste de réflexion pour les 68 communes sans candidat pour les dernières municipales ?

  • Vive opposition d’habitants au projet de data center

    Vive opposition d’habitants au projet de data center

    C’est un combat que le collectif « Non au data center » mène dans la commune des Pennes-Mirabeau. L’ancien maire, Michel Amiel, avait signé un permis de construire pour un data center, centre de stockage de plusieurs serveurs de données à forte consommation énergétique et d’eau. Le porteur du projet, la société Téléhouse, aurait acheté un terrain à une entreprise privée pour 47 millions d’euros. Le site de 6 hectares serait situé dans la zone d’activité des Sybilles sur la commune de 22 000 habitants. Initialement, le nouveau maire Romain Amaro (DVD) avait dit durant sa campagne son opposition au projet qu’il avait qualifié « d’héritage empoisonné ». Termes qu’il emploie à nouveau dans un communiqué du 17 avril dernier.

    Mais depuis que le collectif a formulé un recours contre le projet et demandé au maire d’annuler le permis de construire, la position de Romain Amaro a évolué : « J’ai informé les habitants qu’à ce jour, et à la suite du recours, toute communication est rompue avec la direction de Téléhouse. Malgré mes alertes répétées, le lancement d’un recours contentieux par une minorité a totalement figé la situation, qui fait place maintenant à un dialogue entre avocats auprès du tribunal administratif », déclare-t-il dans un communiqué daté du 24 avril. Le recours des habitants serait devenu un poids, selon ses propos : « Toute démarche individuelle ou recours contentieux lancé par des tiers en dehors de cette stratégie commune porterait un coup d’arrêt brutal aux négociations engagées avec l’industrie ».

    Mais « le collectif n’est pas près de retirer son recours, nous avons des arguments très sérieux et des inquiétudes très solides vis-à-vis de ce projet », précise Martine Mezzo, sa représentante. Parmi elles, la chaleur qui s’évaporerait ce qui engendrerait des risques d’incendie que les habitants ont déjà subis de nombreuses fois.

    Soutien des communistes des Pennes-Mirabeau

    Le PCF des Pennes-Mirabeau est aussi très vigilant. Dans un document destiné aux habitants, les communistes disent s’associer « au CIQ des Pallières des Pennes-Mirabeau qui se questionne légitimement sur ce sujet d’intérêt public ». Et d’appeler « à la transparence la plus grande et sur la réalisation d’étude alternative à celle du porteur de projet ». Ils soulignent dans leur document que « les data centers contribuent à la fuite en avant d’une économie centrée sur l’intelligence artificielle, sans travailleurs », loin des 200 emplois directs promis par les porteurs du projet. Le collectif, lui, continue ses études et a notamment contacté l’Office national des forêts. Le maire a annoncé quant à lui un rendez-vous avec le consul du Japon à la mairie, début mai.

  • À la manœuvre, le RN a du mal à donner un véritable cap à la ville

    À la manœuvre, le RN a du mal à donner un véritable cap à la ville

    Aucune surprise dans le budget primitif présenté ce mardi étant donné la proximité du débat d’orientation budgétaire qui a eu lieu il y a quelques semaines à peine. L’opposition de gauche Alternative progressiste a tout de même essayé de lever quelques lièvres et rectifier des propos erronés énoncés par le maire d’extrême droite Dorian Munoz.

    Stéphane Sacco (GRS), a donc tenu, pour commencer, à apporter quelques éclaircissements, en rappelant que contrairement à ce qu’a affirmé lors des précédents conseils municipaux le premier magistrat, « le contexte budgétaire a profondément évolué, grâce notamment au travail engagé au cours des deux mandatures de gauche ». Et de préciser : « Aujourd’hui, la situation financière de la commune est nettement assainie : l’endettement représente environ 8,3 années, contre près de 100 ans en 2008. » Un horizon éclairci qui aurait dû permettre, selon lui, une politique d’investissement qui réponde aux besoins des habitants. Contrairement à celle timorée dans laquelle le Rassemblement national engage la deuxième ville du Var sous couvert de prudence contrainte.

    Budget de « transition »

    S’agissant du tissu associatif, interroge-t-il ensuite, « quels critères ont été retenus pour l’attribution ou l’évolution des subventions ? » La question étant de savoir si les associations de quartier, qui jouent un rôle essentiel de proximité vont être touchées par des amputations.

    Sur le fonctionnement global de la collectivité, le groupe Alternative progressiste a également souhaité connaître précisément le nombre estimé de postes non remplacés et les conséquences concrètes de ces choix sur la qualité du service public rendu aux habitants.

    Et puis connaissant le climatoscepticisme de l’extrême droite, Stéphane Sacco a demandé malicieusement quelle part réelle de ce budget est consacrée à la transition écologique ?

    Pour le chef de file de l’opposition de gauche, « ce budget montre une ambition limitée ». Et de conclure : « Il faut investir en faisant les bons choix avec une véritable vision d’avenir. »

    Le maire a répondu très sobrement que concernant les associations, la Ville est dans la continuité. « Mais comme c’est de l’argent public, on va contrôler, on va vérifier que l’argent public est bien utilisé. Pour quoi ? quand ? et pour qui ? », a-t-il précisé.

    Concernant la transition écologique, Dorian Munoz a mis en avant les 500 000 euros pour désimperméabiliser des cours d’école.

    Sinon, sur le peu d’empressement à adopter un nouveau cap pour la Ville, ce budget étant peu ou prou celui de l’équipe précédente : « C’est une question de prudence », répondra-t-il.

    Son adjointe aux finances Isabelle Delyon préfère parler, elle, d’« un budget de transition ». Pas pour autant écologique, malheureusement.

  • [Entretien] Hélène di Vita-Danchesi : « Rétablir une mixité des offres d’habitat à Aubagne »

    [Entretien] Hélène di Vita-Danchesi : « Rétablir une mixité des offres d’habitat à Aubagne »

    La Marseillaise : Vous êtes encore en plein diagnostic de la crise du logement à Aubagne. Qu’en est-il ?

    Hélène di Vita-Danchesi : En 2025, sur les 11 425 demandes de logement social, seulement 222 ont fait suite. Cela correspond à un taux de 1,94% d’attributions. C’est une goutte d’eau dans les besoins d’habitation à Aubagne. Les demandes augmentent, alors même que l’on constate une diminution des offres entre 2023 et 2025. Freiner la production des logements sociaux au profit de la construction de logements privés dans la commune était une volonté politique, portée par la précédente municipalité, que nous ne partageons pas. Ainsi, nous prévoyons de rétablir une mixité dans les offres d’habitat à Aubagne. Nous allons aussi nous concentrer sur certains logements du centre-ville, là où de nombreux locataires vivent dans des appartements dégradés, négligés par leurs propriétaires.

    Comment comptez-vous agir ?

    H.V.-D. : Nous nous opposerons à la vente, et à la privatisation des logements sociaux. À ce sujet, nous avons prévu de rencontrer prochainement les bailleurs sociaux afin d’en discuter ainsi qu’évoquer les projets à venir face à cette demande croissante. Par ailleurs, nous mettrons en place plusieurs dispositifs pour permettre à tous les ménages d’accéder à des logements dignes. Nous voulons instaurer le permis de louer et l’encadrement des loyers. Le propriétaire privé qui mettra en location un logement devra le signaler à un service qui vérifiera l’état du bien avant de le proposer sur le marché. Sans oublier un programme de rénovation urbaine. Actuellement, dans le vieux Aubagne, 28 procédures de sécurité sont lancées sur des appartements qui se dégradent. Nous avons lancé une étude et programmerons les opérations nécessaires quant à la rénovation des habitats. Évidemment, le tout en conservant l’identité provençale d’Aubagne, particulièrement importante pour le maire.

    Nicolas Isnard, maire de Salon-de-Provence est arrivé, mardi 7 avril,
    à la tête de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Qu’attendez-vous des six années d’action à venir sur le territoire
     ?

    H.V.-D. : La Métropole a son rôle à jouer au niveau des communes autour d’Aubagne, qui ne respectent pas les nombres de logements sociaux légaux, et préfèrent payer des amendes plutôt que de respecter les taux requis. Je pense notamment aux 11 communes du Pays d’Aubagne qui ont reçu des pénalités financières cette année encore. Plus de 600 logements manquants à Auriol et Roquevaire, près de 300 à Roquefort-la-Bédoule. C’est une situation qui doit faire partie des priorités de la Métropole. Nous espérons une politique locale, qui s’adresse à tous les habitants, et ne laisse personne à l’écart, avec notamment un soutien de tous les maires quant à la gratuité des transports dans la région.

    Quelles sont vos autres priorités
    de mandat, notamment sur l’action sociale
     ?

    H.V.-D. : Nous récupérons une ville après 12 ans de politique municipale qui ne partage pas les mêmes priorités que nous. Sur l’action sociale, nous sommes en plein constat. Nous n’avons pas encore le recul nécessaire pour enclencher des projets, mais sommes déjà conscients que certains dispositifs sont à améliorer, comme le budget du CCAS. Je me suis rendue, la semaine dernière, à l’épicerie sociale. Une trentaine de personnes dans le besoin la fréquentent chaque semaine. L’une des premières étapes pourrait être de trouver davantage de donateurs alimentaires.

    Entretien réalisé par Calypso Sadousty

  • À Digne-les-Bains, la préfète accueille les nouveaux maires du département

    À Digne-les-Bains, la préfète accueille les nouveaux maires du département

    « Poser les bases des relations entre vous et l’État » : tel était l’objectif affiché par la préfète du département Isabelle Tomatis, qui a reçu les maires en préfecture lundi. Les édiles des arrondissements de Barcelonnette, Castellane et Digne-les-Bains ont d’abord été accueillis le matin, puis les élus de l’arrondissement de Forcalquier l’après-midi. La préfète leur a expliqué ce qu’elle « voulait de leurs relations », les partenariats et les subventions qui pouvaient être mis en place, notamment avec le département et la Région.

    Le secrétaire général de la préfecture, Xavier Pannecoucke, a lui insisté sur « la volonté forte des services de se mobiliser pour les projets » des différentes municipalités. Il a également évoqué le rôle important des sous-préfets, « premiers points de contact des maires au quotidien ».

    La députée UDR du département Sophie Vaginay-Ricourt et le sénateur Jean-Yves Roux étaient également présents aux côtés des maires de Sisteron, de La Brillanne ou encore de Montlaux.

    Finances et éducation

    Les maires ont ensuite pu assister à des présentations de la direction de la Citoyenneté et de la Légalité, de la direction départementale des Finances publiques et de celle de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations.

    Les élus ont finalement pu échanger avec des représentants de la direction départementale des territoires, de l’Agence régionale de santé, de l’Éducation nationale et de la direction du pilotage de l’action publique.