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  • [Entretien] Cathy Chaulet, maire de Saint-Privat-de-Champclos : « On n’a pas le droit de la jouer perso »

    [Entretien] Cathy Chaulet, maire de Saint-Privat-de-Champclos : « On n’a pas le droit de la jouer perso »

    La Marseillaise : Comment se déroule la campagne ?

    Cathy Chaulet : Bien. Nous avons un bon accueil dans les communes. Nous avons une équipe unique, collective, combative et à l’écoute. On sillonne le département, soit par des rendez-vous individuels, soit par des réunions entre grands électeurs. On essaye d’être chaque fois le plus nombreux possible, si on peut y aller à 5 on y va à 5. Après, nous sommes des élus locaux, donc nous connaissons aussi d’autres élus et les spécificités liées à nos territoires.

    Quelles sont les attentes des élus et des maires que vous rencontrez ?

    C.C. : Ce qu’ils demandent en priorité, c’est de la simplification administrative, des allègements, et de l’autonomie financière. Ils souhaitent un peu plus de décentralisation mais avec des moyens. Ils veulent qu’on n’ait pas un État contraignant, mais un État qui soit facilitateur. C’est particulièrement demandé dans le cadre des appels à projets. Ensuite, ils demandent de la confiance, que l’on fasse confiance aux élus locaux qui sont quand même au cœur des réalités du quotidien et de la proximité. Enfin, ils réclament la défense des services publics, un sujet très important pour notre liste que nous portons depuis longtemps. Les communes ne réclament pas des privilèges mais d’être simplement entendues, écoutées, parce qu’elles sont au cœur des réalités de ce que vivent les Français, que ce soit en ville ou à la campagne.

    Ce sont des thématiques où la gauche a des idées à faire avancer…

    C.C. : On essaie de peser fort sur ces thèmes. Mais la simplification c’est facile de l’annoncer, après il faut la traduire. Parce que parfois, il y a des décrets qui n’arrivent pas. Il faut surtout parvenir à prendre en compte cette richesse d’expérimentation qui fait que l’on ne peut pas appliquer les mêmes choses en Bretagne que sur le pourtour méditerranéen ou simplement entre Saint-Privat-de-Champclos et Nîmes.

    Quels sont les autres axes de votre campagne ?

    C.C. : Nous voulons défendre les communs, l’eau, l’air, les sols… parce que c’est l’essentiel. Même si c’est peut-être une utopie, nous souhaitons une non-marchandisation de ces communs. C’est très important, surtout dans un contexte de changement climatique qui fait que tous les secteurs du quotidien et l’ensemble des citoyens sont impactés, que ce soit l’habitat, les bâtiments, qu’ils soient scolaires ou qu’ils soient municipaux, que ce soit la santé, que ce soit les conditions de travail des salariés à l’extérieur comme à l’intérieur… Il y a des enjeux face à la déprise agricole qui pose la question de la prévention des incendies et qui pose la question des moyens de la sécurité civile. Ce sont des sujets transversaux qui reviennent régulièrement dans la bouche des élus. Aujourd’hui, cette transition est à défendre, et c’est même le défi de demain.

    Sur ces sujets, qu’apporte votre expérience de vice-présidente du conseil départemental du Gard en charge de l’agriculture ?

    C.C. : J’ai peut-être une écoute différente et une plus grande expérience. Mais je suis issue de ce monde de paysans, issue de cette ruralité. J’y suis née, j’y ai grandi et j’y vis. Toutes ces questions sont au cœur de mon mandat, au Département mais aussi de mon mandat de maire. Je pense que c’est donc la réalité et le quotidien de beaucoup d’élus. Chez moi, je suis atterrée de ce que je vois. J’avais une commune complètement agricole, et aujourd’hui il ne reste plus personne. Le peu qu’il y a ne gagne pas sa vie, y compris sur la lavande et le lavandin. Aujourd’hui, ces plantes plutôt résistantes sont mises à mal.

    Sur un plan plus politique, pensez-vous aujourd’hui que le troisième siège de ces élections sénatoriales dans le Gard se joue entre vous et le Rassemblement national ?

    C.C. : C’est difficile à dire mais j’ai très peur. On se bagarre. La présidente du Département, Françoise Laurent-Perrigot (PS), a raison de dire que le vote utile c’est le vote de la liste du Gard en commun, parce que c’est le seul moyen d’envoyer une sénatrice de gauche au Sénat. Tout le reste, ce sont des voix perdues et des voix qui feront les beaux jours du RN. La bataille va être compliquée mais on se bagarre pour aller arracher ce siège en réaffirmant que le vote utile, c’est le vote Bouad. Surtout que, quand on entend aujourd’hui les débats du Rassemblement national et cette volonté de changer la Constitution, on se dit qu’il faudra qu’au Sénat, il y ait un peu plus de gens qui pèsent pour que tout ne leur soit pas ouvert. Et quand on voit le glissement de la droite, on est en droit d’avoir peur. On a rencontré beaucoup de maires, on est allé dans des endroits franchement pas faciles pour la gauche, mais on n’a pas l’impression que les maires sans étiquette soient proches du Rassemblement national.

    Dans ce contexte, que pensez-vous de la candidature de Carole Bergeri qui est également vice-présidente du conseil départemental du Gard ?

    C.C. : Dès lors qu’on fait partie d’un collectif et d’une majorité départementale, les aventures individuelles ne doivent pas être au rendez-vous. Sinon, on ne peut pas dire qu’on fait de la politique et qu’on est là pour l’intérêt commun et l’intérêt général. Quand on a en face six députés d’extrême droite, plus un septième qui est au Parlement européen, et quand on voit le résultat des élections municipales, on n’a pas le droit de la jouer perso.

  • [Entretien] Hervé Granier : « Nous parlons le même langage »

    [Entretien] Hervé Granier : « Nous parlons le même langage »

    La Marseillaise : Quel bilan tirez-vous de cette campagne ?

    Hervé Granier : Nous avons été bien reçus, dimanche, les grands électeurs auront la liberté de choisir qui ils veulent. Mais nous sommes la seule liste avec trois maires en position éligible, c’est ce qui nous différencie. Nous parlons le même langage.

    Entre les pressions et certains mots, la campagne n’a pas été trop dure ?

    H. G. : Bien sûr. Nous ne méritons pas d’être traités d’amateurs, d’autant plus que nous avons mené notre campagne de manière très propre, nous n’avons critiqué personne. Derrière, les querelles internes, les investitures, cela ne nous regarde pas. Mais si un amateur gagne les municipales deux fois, je souhaite à tous de l’être. Parce qu’il y en a qui ont perdu des élections.

    Que proposez-vous ?

    H. G. : Ce que je propose, c’est le cumul des mandats, de s’attaquer aux différents sujets pécuniaires des communes, à l’empilement des normes. Pour les sujets nationaux, nous travaillerons ensemble avec les maires. Mais les grands électeurs ont besoin d’entendre un discours qui les concerne tous les jours : le statut de l’élu, les indemnités… Quand on sait que des maires gardent leur activité parce qu’ils gagnent 1 500 euros par mois alors qu’ils restent jusqu’à 22h en mairie !

    La Métropole s’est invitée dans la campagne…

    H. G. : Je porte la voix de mon président, Nicolas Isnard. Quand la tempête arrive, il ne faut pas se disperser, il faut être solidaires. Mais je respecte le choix des uns et des autres, chacun défend sa ville de la meilleure des manières possibles. On a fait des promesses à nos administrés, cela va être compliqué de les tenir avec le désengagement de l’État…

    Qui va vous succéder à Gardanne si vous êtes élus ?

    H. G. : Mon premier adjoint.

  • Drapeau confédéré : le Collectif aixois contre l’extrême droite s’insurge

    Drapeau confédéré : le Collectif aixois contre l’extrême droite s’insurge

    Symbole raciste et suprémaciste, une bannière confédérée a été déployée, samedi, lors de l’American day organisé par les associations Bikers 100 P et Hors Limites, à Simiane-Collongue. L’organisateur et le maire assument une simple « décoration » . Le Collectif Aixois contre les idées et les violences d’extrême droite a réagi dans un communiqué, mercredi : « L’exposer, c’est diffuser dans l’espace public le message que le racisme et le suprémacisme blanc relèvent d’un patrimoine culturel acceptable ». Le collectif ajoute : « Notre collectif s’étonne qu’aucun des élus présents n’ait jugé nécessaire de demander le retrait de cet emblème, ni de s’en désolidariser publiquement. Plus grave encore : le chef de la police municipale a posé devant ce drapeau, pour une photo que l’on peut voir sur le compte Facebook de l’élue déléguée à la Communication (…). » La structure demande notamment « que Philippe Ardhuin, maire de Simiane-Collongue, et Renaud Muselier, président de la Région, condamnent publiquement et sans ambiguïté le drapeau confédéré et ce qu’il représente, que le maire de la ville recadre le chef de la police municipale (…) ».

  • À Barjols, l’opposition pointe la baisse de subvention au groupement d’intérêt public Cafés Cultures

    À Barjols, l’opposition pointe la baisse de subvention au groupement d’intérêt public Cafés Cultures

    Les passes d’armes entre la municipalité et le chef de file de l’opposition, François Volpi, se poursuivent à Barjols. L’ancien adjoint à la culture de la maire Cathy Venturino-Gabelle alerte ainsi sur la proposition de la majorité de ramener la participation communale au GIP Cafés Cultures, « de 4 500 à 1 000 euros, soit une baisse de près de 78%, […] alors que Barjols avait été la première collectivité du Var à rejoindre ce dispositif » en 2023. Soutenu par le ministère de la Culture, celui-ci permet d’accompagner les cafés et restaurants employant ponctuellement des artistes et des techniciens.

    François Volpi et le groupe « Aimer Barjols » interrogent la majorité sur cette baisse. Ils l’avaient questionnée par écrit, dès avril, sur la répartition de la dotation 2025 « entre cinq employeurs », alors que seules deux structures « mobilisent ce dispositif en dehors des Vendredis de l’été ». Ils s’interrogent aussi sur l’articulation entre GIP et Vendredis de l’été (concerts d’été gratuits), et sur le fait que certains artistes « n’auraient pas été déclarés via le dispositif comme cela avait été communiqué », mais « par facturation auprès de la commune ».

    Cathy Venturino-Gabelle affirme qu’« il ne s’agit aucunement d’une baisse de subvention. La commune verse une participation en fonction de la convention. Les prestations prévues durant l’été n’ont, pour la plupart, pu être réalisées notamment en raison des incendies […]. Nous avons donc fait le choix de diminuer le montant de la part non utilisée. » Au sujet des devis et prestations, la maire ajoute : « Cela nous interpelle, sachant que M. Volpi, alors adjoint à la culture, signait les devis et bons de commande pour les prestations ».

  • La mairie RN de Carpentras veut facturer le transport de personnes ivres par la police

    La mairie RN de Carpentras veut facturer le transport de personnes ivres par la police

    Si vous êtes interpellé en état d’ébriété à Carpentras à partir de ce 1er octobre, en plus d’une amende, il vous sera également facturé le transport vers l’hôpital ou le poste de police à hauteur de 120 euros.

    Ce jeudi 17 septembre au conseil municipal de Carpentras une délibération actant la « facturation du coût de transport » des personnes en état d’ébriété sur la voie publique a été votée. Dans celle-ci, la municipalité souhaite ainsi fixer la facture à 120 euros « au regard des frais engagés par la collectivité » pour chaque interpellation à partir du 1er octobre, au lendemain de la fin de la période couverte par un arrêté qui poursuit « les troubles à l’ordre public provoqués notamment par les actions de mendicité ». En complément, l’auteur de l’infraction « se verra remettre par la mairie un dépliant mentionnant des numéros utiles, dans le but de l’orienter sur les organismes spécialisés dans la prévention des conduites addictives, notamment en alcoologie et produits stupéfiants », assure Thierry d’Aigremont, adjoint au maire, délégué départemental du Rassemblement national et candidat aux élections sénatoriales.

    Pas suffisant pour l’opposition. Un amendement a été déposé par le groupe d’opposition de gauche « Ensemble, fiers de Carpentras » afin de « garantir une application objective, équitable et impartiale de cette mesure, tout en prévoyant un bilan d’évaluation annuel », explique la conseillère d’opposition Pauline Cittadini (Parti animaliste). Qui estime que cet amendement « sanctuarise le principe républicain d’égalité devant le service public ». « La situation de précarité, l’absence de domicile fixe ou le niveau de ressources des personnes interpellées ne doivent en aucun cas influencer la mise en œuvre de ce dispositif », pousse-t-elle. Voté, fait rare, par toute l’opposition, l’amendement a été rejeté par la majorité. Le maire estimant que « ces précisions ne sont pas utiles au regard de la loi ».

    Noël « traditionnel »

    D’autres moments de tension ont animé la soirée. En fin de conseil, alors qu’était votée une aide exceptionnelle de 3 000 euros pour la ville de Pomas (Aude), touchée par une tornade, le conseiller municipal d’opposition Frédéric Olive rappelait que cette somme était la même que celle de la subvention retirée au Planning familial il y a quelques mois. Mais il finira tout de même par voter pour.

    Puis, interrogé lors des questions orales par Olivia Laroubi à propos du noël plus « traditionnel » que le maire souhaite mettre en place, ce dernier confirme. Fini donc les noëls insolites et son dragon bleu. « C’est un concept que l’on va essayer de vendre s’il est si porteur », lâche le premier édile.

  • Benoît Payan, guide conférencier d’un jour

    Benoît Payan, guide conférencier d’un jour

    Le maire de Marseille, Benoît Payan, donne de sa personne pour ces Journées du patrimoine. Samedi, il a assuré lui-même la visite de son bureau.

    Les groupes d’une trentaine de personnes se sont succédé à partir de 10h du matin, pour admirer la vue imprenable sur le Vieux-Port, et recevoir une masterclass d’histoire et d’art de trente minutes par le maire, qui se présente comme un « passionné de design ». Aux murs de nombreux tableaux, au sol un tapis de 400 kilos fabriqué par la Manufacture de la Savonnerie et sur le bureau… la « collection personnelle d’encres japonaises » que Benoît Payan dit utiliser en fonction de son « humeur ».

    « Je n’ai pas voulu que la décoration du bureau soit un coût pour la mairie, c’est pourquoi toutes les œuvres m’ont été prêtées par le Mobilier national », détaille le maire qui prend également soin de rappeler l’histoire de la construction de l’Hôtel de Ville au XVIIe siècle, anecdotes à la clé.

    Il a également évoqué le plaisir avec lequel il participe à ces journées. « Je fais cela tous les ans, je trouve que c’est sympa de faire découvrir des endroits comme ça. Si je pouvais être guide conférencier je ferais ça toute la journée », conclut-il après avoir salué ses visiteurs un par un.

  • Au Rove, un grand banquet populaire célèbre le pastoralisme

    Au Rove, un grand banquet populaire célèbre le pastoralisme

    Il est 19h58, la chef Marie-José Ordener livre les dernières consignes, coté coulisses, aux serveurs en dresscode noir et rouge. « On fait deux groupes de quatorze. Les premiers rentrent par la droite, les seconds par la gauche, et au retour on change… », détaille-t- elle à l’aide de schéma représentant les cinq tablées portant le nom de lieux-dits du Rove. Autour d’elle, ça fuse : « Là, les enfants, on va rigoler 5mn ! » Ce service orchestré comme un ballet nécessite la plus grande concentration pour cette équipe pourtant rodée aux festivités. « C’est énormément stressant », confie Nima, la responsable du comité des fêtes, qui reste déterminée.

    Enfant du pays, exilé à Forcalquier, le chef Manuel Barthélémy dispose des pétoules (sic) de pain autour de mottes de beurre cuisinées à l’huile d’olive maturée. Le boulanger- pizzaiolo, qui a fait le tour du monde, avoue : « Lier la gastronomie, le chant, la poésie, c’est tout ce qui fait que la vie est belle. »

    Les convives se placent dans la bonne humeur, fiers de tester ce nouveau concept qui pour 20 euros comprend entrée, plat, fromage, dessert et vins avec la promesse d’une balade dans le temps. « C’est un repas d’amitié et de berger qui célèbre l’année internationale du pastoralisme et des journées européennes du patrimoine. Le premier qui ouvre une voie qui raconte des histoires de transhumance et de chants régionaux », détaille Emmanuel Perrodin, chef de cuisine et directeur artistique de la soirée.

    L’allocution du maire communiste Paul Sabatino salue « l’esprit d’un banquet populaire qui, grâce à Emmanuel, permet de vivre des moments de bonheur et de vivre ensemble » et donne le top départ. Le ballet des plats démarre.

    « Ici, tout le monde

    a payé sa place »

    Le beurre maturé interroge deux jeunes ados attablés : « Il est bizarre ce beurre, non ? » S’ensuit le chant du Rove par l’ensemble Bram, chants occitans et une lecture en hommage aux fainéants et aux gourmands. Et la soirée passe trop vite. Les convives à 90% Rovenains échangent : « C’était délicieux ! Pour autant de personnes, c’est un véritable gage de qualité », « C’était populaire et chaleureux. Manger et être servi aussi bien avec le sourire, c’était waouh », « Et pour un prix dérisoire ! » Les commentaires des deux Anne, Michèle et Chantal jaillissent. Tandis qu’un des maris interroge : « Mais dans la glace ? y avait quoi avec le melon ? » Il est 23 heures, le maire sourit « Ici tout le monde a payé sa place. Personne ne m’a demandé d’invit’. C’est une réussite. »

  • À Montpellier, une mécanique déjà bien huilée

    À Montpellier, une mécanique déjà bien huilée

    Le futur hôtel des sécurités va nous faire gagner beaucoup de temps. » À entendre Sébastien Cote, on pourrait d’abord croire que ce lieu stratégique – qui ouvrira dans le quartier Celleneuve début 2029 – est attendu comme le messie à l’heure où les phénomènes météo extrêmes s’accentuent.

    En réalité, l’hôtel des sécurités qui centralisera les polices municipale et métropolitaine des transports, le PC sécurité de la TAM ou encore le Centre de supervision urbaine (CSU), ne sera que la cerise sur le gâteau. « Tous les acteurs seront réunis au même endroit et auront sous les yeux le grand mur d’images du réseau de caméras de vidéosurveillance de la Ville de Montpellier », explique l’adjoint au maire délégué à la sécurité.

    L’ultime maillon d’une chaîne de commandement déjà parfaitement rodée les jours où les pouvoirs publics se doivent de prendre les mesures adaptées aux risques climatiques exceptionnels. Car lorsque les fortes pluies ou le feu menacent, personne ne tergiverse. Le Plan communal de sauvegarde de la Ville (PCS) détaille risque par risque les process et rôles de chacun. « Tous les scénarios sont envisagés et le plan va bientôt passer à l’échelle de la Métropole », précise Sébastien Cote.

    Dès que nécessaire s’ouvre une « cellule de crise » au sous-sol de l’hôtel de ville de Montpellier. Au sein de ce Poste de commandement communal (PCC) aux allures de bunker, entre 15 et 20 personnes dont le maire ou l’adjoint d’astreinte, les responsables des services municipaux, de la police municipale, la voirie, la TAM, les pompiers, la sécurité civile… « Ils sont en lien téléphonique avec les équipes de terrain, la société Predict Services pour les prévisions météo et si besoin les maires des communes avoisinantes, ainsi bien sûr le préfet qui peut reprendre la main si le phénomène s’étend au département. »

    Des outils spécifiques sont aussi à disposition à l’instar du réseau métropolitain de capteurs qui mesurent la montée des eaux. « On peut ainsi rapidement décider de sécuriser une école, fermer un parc, un bois ou une route en contrebas, stopper une ligne de tramway… », illustre l’adjoint à la sécurité.

    La canicule n’étant pas un « risque ponctuel » mais continu, elle donne lieu à une « cellule de veille » quotidienne et amène elle aussi à des choix politiques forts. « En cas de fortes chaleurs, on peut décider en lien avec le rectorat de suspendre des cours d’une école, d’inviter au report d’un rassemblement mais aussi de rallonger les horaires des médiathèques ou d’ouvrir des salles climatisées pour placer les sans domicile fixe à l’abri. »

  • [Grand entretien exclusif] Benoît Payan : « 2027 sera apocalyptique pour la Métropole »

    [Grand entretien exclusif] Benoît Payan : « 2027 sera apocalyptique pour la Métropole »

    La Marseillaise : Le refus par le conseil métropolitain de voter la baisse des dotations de solidarité aux communes – à une voix près – a été un séisme pour l’institution. Où en est-on aujourd’hui ?

    Benoît Payan : Le rôle du maire de Marseille, c’est d’abord de protéger les Marseillais et les Marseillaises. On s’acheminait vers un choix inacceptable pour moi, parce que je suis maire, Marseillais et que je dois défendre cette ville, qui consiste à nous faire perdre 36 millions d’euros. Marseille seule aurait porté 70% des économies de cette Métropole. J’avais prévenu : c’était inacceptable. Je crois à la solidarité métropolitaine, je pense qu’il faut être attentif à d’autres communes et j’avais proposé un chemin qui permettait aux 92 communes de ne rien perdre. Ma proposition a été balayée d’un revers de main. En le faisant j’ai prévenu que ceux qui la balayaient se mettraient dans une situation difficile car je me battrai pour ma ville. C’est ce que j’ai fait. On a réussi a gardé 36 millions d’euros.

    L’histoire n’est pas terminée… Marseille fait-elle toujours partie de cette « gouvernance des maires » ?

    B.P. : Ça a toujours été très particulier la relation de Marseille avec sa Métropole. Quels que soient les maires et les présidents, cette relation a toujours été très difficile parce que Marseille est une grande ville. Elle est tellement plus grande que toutes les autres villes qu’elle fait presque, à elle toute seule, la moitié de cette Métropole. Longtemps elle a été vue comme l’ogre qui allait se servir sur la bête. En réalité, c’est le contraire qui s’est passé. Ce sont les Marseillais qui paient le plus d’impôts métropolitains, pas seulement en millions d’euros mais en pourcentage. Ce sont les Marseillais qui paient la taxe d’enlèvement des ordures ménagères la plus chère. Et pourtant on n’a aucun équipement métropolitain, les politiques métropolitaines sont beaucoup trop absentes de la ville. Pourquoi j’ai souhaité entrer dans la gouvernance de la Métropole ? Parce que cette ville ne peut pas être sans cesse le bouc émissaire des uns et des autres. On n’a jamais revendiqué une hégémonie mais on revendique d’être respectés comme n’importe quelle autre commune. C’est un message qui doit passer.

    Ce message, estimez-vous qu’il est passé auprès de Nicolas Isnard ? La gouvernance de la Métropole restera-t-elle dans un statu quo ?

    B.P. : Il appartient désormais au président de dire ce qu’il veut faire de cette gouvernance, s’il désire en changer, j’ai toujours dit que j’étais prêt à l’accompagner et que je serai là si les choses doivent évoluer. Non pas parce que je serai candidat à la présidence, je ne le suis pas, je ne le serai pas. Quand je dis quelque chose je m’y tiens, je sais qu’en politique ce n’est pas commun. Je n’étais pas candidat il y a un an, six mois, je ne serai pas candidat demain, mais s’il doit y avoir des changements, je les accompagnerai.

    La Métropole a donc un budget élaboré hors des élus. Est-ce supportable ?

    B.P. : C’est un budget qui va peser sur les communes. Je suis allé rencontrer le président, notamment avec Gaby Charroux, pour lui dire « ne commets pas l’erreur de monter les communes les unes contre les autres ». Ce n’est pas parce que la Chambre régionale des comptes ou que le préfet disent quelque chose que nous, élus, sommes dépossédés de notre pouvoir de décision. Nous avons été choisis pour cela. Il y avait des moyens d’économiser ces 50 millions d’euros, de les lisser. Un budget en déséquilibre aurait ouvert un dialogue avec la chambre régionale des comptes. Ses magistrats sont des gens intelligents, ils comprennent qu’on est presque au bout de l’année budgétaire et que ces 50 millions sont lissables sur plusieurs années. C’est ce qu’il fallait faire, cela aurait évité une crise politique et budgétaire, or, là, nous les avons.

    La Métropole a-t-elle un avenir financier et fiscal ? N’est-elle pas déjà enterrée ?

    B.P. : Il ne faut pas se mentir : cette Métropole est mal née, elle est née en siège, dans la douleur et elle ne s’en sort pas. Structurellement, systémiquement, elle est malade. Sa capacité a développer des politiques publiques est inexistante par ce que sa construction, financière, fiscale, budgétaire, l’en empêche. Il m’est arrivé de le dire, Martine Vassal, elle-même, n’était pas en mesure de changer les choses. On ne peut pas faire avec cet outil, ce à quoi il devrait servir. Quand on voit l’état des équipements à Marseille, l’état de la voirie, ce sont des dizaines de millions d’euros qu’il faudrait investir. Il n’y a pas 40 solutions : soit une augmentation massive de la fiscalité mais les habitants sont-ils aujourd’hui en mesure de perdre du pouvoir d’achat ? Soit il faudrait renoncer à l’effet redistributif et contre-péréquateur de cette Métropole qui a sans cesse été pointé par les magistrats de la chambre. On en arrive à une situation insolvable. On ne pourra pas longtemps faire croire que cette Métropole est vivable. Elle ne l’est plus. J’appelle solennellement le gouvernement à se pencher sur cette Métropole. 2026 a été difficile mais 2027 sera apocalyptique. Toutes les circonvolutions, toutes les belles paroles du monde ne suffiront pas à remplir les caisses de la Métropole. Qui va-t-on faire payer ? Les entreprises avec le versement mobilité ? Vous croyez qu’elles sont prêtes à payer pour combler des trous ? Et les particuliers ? Il faut un consentement à l’impôt. L’impôt, c’est un effort pour vivre en collectivité parce qu’il permet de fabriquer des politiques publiques. On ne paye pas d’impôts pour les intérêts de la dette…

    Quelle alternative ?

    B.P. : Tout refaire ! Il faut tout repenser. Il ne peut y avoir ni totem ni tabou. Une Métropole telle qu’elle existe aujourd’hui est vouée à l’échec. À la fin ce sont les Marseillais qui vont trinquer. Je l’ai dit sur tous les tons pendant 6 ans : nous n’avons jamais réussi à faire Métropole, il n’y a que des intérêts particuliers, chacun défendant sa commune. Il ne peut pas y avoir de projet métropolitain dans un ensemble institutionnel sans argent. C’est comme si on jetait quelques subsides dans un cirque romain et qu’on demandait à des gladiateurs de se battre pour les récupérer. Ça ne fonctionne pas ! Les gens sont des adultes, ils se sont choisi des maires dans lesquels ils ont confiance. L’État ne peut pas nous laisser dans cette situation.

    Ça peut vouloir dire une fusion avec le Département ?

    B.P. : Ça peut vouloir dire beaucoup de choses mais je ne pense pas que le bloc communal soit fongible dans le Département, on a vu ce que ça a donné à Lyon. C’est voué à l’échec. On recommencerait à faire un gros machin qui ne fonctionnerait pas. Je crois aux compétences de proximité. Mais cette Métropole ne fonctionne pas. Non pas que Martine Vassal ait vidé les caisses, mais on apprend les choses au compte-goutte. Un établissement de coopération intercommunal doit d’abord être fondé sur la confiance. Ce n’est pas une collectivité, nous sommes les représentants de nos communes, nous sommes les élus de leurs habitants. Cet ensemble institutionnel n’est pas à la hauteur de nos ambitions. Je vis dans une ville qui fait 5 fois Lyon, 2,5 fois Paris et où le dernier métro a été inauguré avant ma naissance, il y a 48 ans ! Tout ça parce que l’argent a été servi à d’autres. Les attributions de compensation ont été calculées il y a 30 ans, à l’époque Marseille perdait des habitants, des emplois, les entreprises fermaient. Aujourd’hui j’ai des fleurons internationaux à Marseille, une ville qui attire des millions de touristes, qui produit énormément de richesses et nous ne bénéficions pas de tout cela. On me dit « c’est le fruit de l’histoire » mais je préfère regarder l’avenir que d’être tanqué dans un passé qui ne correspond plus à la réalité.

    En participant à la gouvernance métropolitaine dans ces conditions, notamment avec Samia Ghali, l’une de vos adjointes à la présidence de la RTM, n’est-ce pas un piège qui se referme sur vous ?

    B.P. : Elle travaille le plus possible pour améliorer les conditions de transports des usagers, elle fabrique de la tarification sociale, elle essaye de réfléchir à une nouvelle répartition des lignes aériennes, aux cadences des transports. On est en train d’avancer sur ces sujets mais on va se heurter à une réalité financière dans les années qui viennent. La RTM, à mon sens, doit peut-être devenir un établissement public autonome.

    Sur le modèle de la RATP ?

    B.P. : Pourquoi pas ? Il ne faut rien s’interdire. Le modèle tel qu’on l’a connu est éculé, terminé.

    Sentez-vous en cette rentrée, l’exaspération qui monte sur le pouvoir d’achat ?

    B.P. : J’aimerais bien fixer le prix de l’essence ou le niveau des salaires. Ce n’est pas la compétence d’un maire. En revanche, sur la question de la rentrée scolaire, je me suis mobilisé pour que les familles marseillaises aient des conditions meilleures qu’ailleurs avec un kit de rentrée scolaire, avec des grilles tarifaires de la restauration scolaire qui permette à 15 000 petits Marseillais de manger gratuitement, soit 5 000 de plus qu’avant. De la même manière on va augmenter le nombre de petits-déjeuners gratuits pour ne plus jamais avoir des petits qui ont le ventre vide à l’école. On ne peut pas tout, mais tout ce qu’on peut, il faut le faire. Un petit Marseillais, quel que soit son quartier, son histoire, sa religion, sa couleur de peau, il doit avoir les mêmes chances que les autres. L’école c’est fondamental pour moi, c’est là qu’on devient une femme, un homme, émancipés. Nos décisions sont prises avec une seule boussole : qu’est-ce qui est juste ?

    Qu’avez-vous envie de dire au gouvernement qui craint de voir renaître les Gilets jaunes et constate un calendrier syndical qui se remplit un peu plus chaque jour ?

    B.P. : Il est entre des feux contradictoires. Choisir c’est renoncer. Je crois profondément que la fiscalité dans ce pays est injuste. Celles et ceux qui gagnent le plus d’argent ne sont pas des ennemis mais ils ont des devoirs envers leur patrie. Quand on gagne beaucoup d’argent, c’est un honneur. Je ne dis pas de tout prendre mais que chacun contribue à sa juste mesure. On nous explique que les gens vont partir, ce sont des histoires à dormir debout, des berceuses des années 1980. Je crois que quoi qu’il en coûte, il faut aider les Français sur le pouvoir d’achat.

    Amine Kessaci, mécontent de ne pas pouvoir choisir la directrice de Marseille habitat dont il est le président vous a présenté sa démission. Comment avez-vous reçu cette nouvelle ?

    B.P. : D’abord je comprends qu’il puisse être affecté par ce vote. Ce ne doit pas être simple de se retrouver seul, mis en minorité par l’ensemble des administratrices et administrateurs d’un bailleur que l’on préside. Je le recevrai dans les prochains jours pour discuter de ce qu’il s’est passé. J’ai besoin de comprendre ce qui l’a poussé à faire ce choix. Aujourd’hui encore je ne comprends pas. J’ai entendu que c’était « le bureau de recrutement » que je ne connais pas qui avait motivé son choix. À partir du moment où il a souhaité mettre fin au contrat du directeur général qui a donné toute satisfaction jusqu’à présent, en tant que nouveau président, après tout pourquoi pas, je lui ai dit : « le choix devra se faire dans la plus grande transparence et qu’il n’y ait aucun doute sur la personne choisie ». Je pense que ni l’une, ni l’autre des conditions posées n’ont été remplies.

    Vous lui en voulez ?

    B.P. : La question n’est pas de savoir si je lui en veux ou pas. J’ai besoin de comprendre ce qui l’a amené à faire un choix aussi baroque. Il semble qu’il n’ait pas été convaincu par les multiples alertes données sur cette personne.

    Des alertes données par qui ? La mairie ?

    B.P. : Des alertes données par pas mal de personnes dont moi-même.

    Quand le verrez-vous ? Il a même proposé d’assumer lui-même le rôle de directeur général et, dit-il, à faire économiser de l’argent au bailleur.

    B.P. : Dans les prochains jours. Je n’ai pas bien compris ce que cela voulait dire. Amine Kessaci est quelqu’un de très intelligent, mais le dernier conseil que je lui donnerais c’est d’être président-directeur général. Cela l’exposerait juridiquement. Quand je vois la fougue et l’emportement qui sont les siens, je lui conseille de savoir raison garder. Je suis maire de Marseille, pas directeur général des services de la Ville. Il ne faut pas tout confondre.

    Cela signifie-t-il qu’il pourrait ne plus être votre adjoint ?

    B.P. : Je crois qu’il faut décorréler la situation à Marseille Habitat que j’ai besoin de comprendre et la confiance que je peux lui accorder par ailleurs. Si demain il devait démissionner de son poste d’adjoint, il faudrait qu’il m’en explique la raison.

    Dans notre région, ce sont dans les Bouches-du-Rhône que la gauche est dans la meilleure posture pour les sénatoriales. Quel est votre pronostic et où se porte votre soutien ?

    B.P. : Vous m’avez demandé 27 fois mon pronostic sur les municipales et 27 fois je vous ai répondu que je n’en faisais pas. C’est pareil pour ces sénatoriales. J’espère que cette liste d’union, solide, qui représente les territoires, les sensibilités, avec des histoires différentes, des horizons et des enracinements différents, arrivera en tête. Ce serait un très beau signal pour la gauche dans le pays, pour tout ce à quoi je crois. Le rôle des sénateurs va s’accroître dans un pays instable qui peut connaître le pire. Le rôle du Sénat doit être celui de garant de l’État de droit et de la continuité républicain, celui d’une vigie. Pour cela, il faut des sénateurs qui ont la conviction profonde que la République est une et indivisible, que sa devise est « Liberté, Égalité, Fraternité », que ses racines plongent dans la Révolution française, dans les forces de la lumière contre celle de l’obscurité. J’y crois avec force. Les listes de gauche qui n’ont aucune chance de faire un siège, vont prendre des voix à la liste d’union et à la fin c’est quoi ? Un siège en plus pour l’extrême droite. Je leur dis les yeux dans les yeux.

    Votre famille politique d’origine organise une primaire, vous intéresse ? Vous positionnerez-vous ?

    B.P. : Non.

    Pourquoi ?

    B.P. : Mon travail est d’être maire de Marseille. Je reste un homme de convictions. J’entrerai dans la danse si je sens un danger arriver. Je ne m’occupe pas des partis. Ça ne m’intéresse pas. Je dis simplement une chose : vous n’avez pas le droit de vous diviser. Je n’aurais pas l’outrecuidance ni la vacuité de penser que c’est duplicable. Mais c’est un exemple comme un autre. On nous a expliqué que le Printemps marseillais c’était des rigolos. Il se trouve qu’on a été élus en 2020 et réélus en 2026 sur un totem, celui de l’union. Les divisions permanentes pour savoir qui est le plus à gauche, qui est le moins gauchiste, le plus écologiste, le plus raisonnable, le plus révolutionnaire… Ce sont des débats de chambre. Les gens veulent une seule proposition. Je dis : ne partez pas en ordre dispersé parce qu’à la fin c’est l’échec.

    À Marseille, votre conception du rassemblement c’était sans LFI. Quand vous parlez d’une seule candidature, c’est avec ou sans LFI ?

    B.P. : C’est Jean-Luc Mélenchon qui a déjà répondu à cette question. Il est parti, il croit en son destin, l’ambition de sa vie n’est rien d’autre que d’occuper le fauteuil de François Mitterrand. Il se fout pas mal de ce qui se passera à la fin, il espère être président de la République quel qu’en soit le coût. C’est triste.

    Renaud Muselier a confié à « La Marseillaise » que vous lui aviez donné votre accord pour travailler à une cérémonie de clôture des JO 2030 à Marseille. Vous n’étiez pas en si bons termes auparavant ?

    B.P. : Le président Muselier est un pragmatique. Il m’a demandé si j’étais d’accord pour que ça se passe à Marseille. J’ai lui ai naturellement répondu oui parce qu’on sait faire, on sait organiser des événements internationaux. Renaud Muselier sait que ça sera réussi si c’est à Marseille. Mieux qu’ailleurs !

  • À Carpentras : une marche contre l’extrême-droite sous tension

    À Carpentras : une marche contre l’extrême-droite sous tension

    La France Insoumise souhaite organiser, ce jeudi 17 septembre à 16h place de la Mairie, une manifestation sous la forme d’une marche intitulée « Six mois de RN à Carpentras, ce que ça change vraiment ». Le maire RN Hervé de Lépinau tente de la faire annuler.

    Dans un communiqué, le premier édile demande « à l’État de prendre ses responsabilités en interdisant cette manifestation afin de prévenir tout trouble à l’ordre public », évoquant les profils des parlementaires insoumis présents, Thomas Portes (Seine-Saint-Denis) et Raphaël Arnault (Vaucluse). Le membre du parti à la flamme se permet même de faire un lien entre « la montée de l’antisémitisme » et la présence de la plus vieille synagogue de France dans la capitale du Comtat Venaissin, pour inciter le préfet à interdire le rassemblement. L’élu d’extrême droite évoque aussi des « affichages sauvages et tags d’extrême gauche » dans la ville où un conseil municipal se tient le soir même.

    « Ce n’est pas un motif d’ordre public. C’est une opinion sur les opinions de ceux qui devaient parler », rétorque la France insoumise. Qui ajoute ne pas commenter les attaques personnelles envers les députés et que les procédures de demande ont été respectées.

    Un refus « illégal »

    Une partie du programme a tout de même été rabotée, le premier édile ayant refusé de prêter une salle où les insoumis souhaitaient tenir un débat. Le mouvement politique de Jean-Luc Mélenchon annonce que le juge des référés a été saisi à propos de ce refus, assurant « qu’un refus de salle n’est légal que si la réunion présente “des dangers auxquels les autorités de police ne seraient pas en mesure de faire face“ ». Une décision est attendue « sous 48 heures ». Le débat pourrait donc finalement se tenir ce jeudi à 19h30.