La contestation ne faiblit pas et s’élargit. Une nouvelle mobilisation a été annoncée sur les réseaux sociaux, au départ de la Rotonde, ce jeudi à 11h. Dans le cortège, les organisations de jeunesse et les syndicats étudiants seront aux côtés des lycéens et poursuivront leur soutien à leurs revendications.
Cette solidarité s’est déjà manifestée mardi à travers différentes actions sur les campus. Sur le parvis de Sciences Po Aix, d’abord, dont l’entrée a été bloquée avant 7h. Selon les étudiants, environ 150 personnes ont participé à cette mobilisation, chantant des slogans et portant leurs revendications, malgré les trombes d’eau et l’orage. « Cette mobilisation, c’est d’abord celle des lycéens que l’on continue de soutenir », rappelait Zélie, étudiante. Quelques heures après, la direction annonçait passer ses cours en distanciel. Les étudiants de l’IEP portent aussi leurs revendications propres, notamment une prise de position nationale vis-à-vis des « répressions policières » survenues ces derniers jours et demandent à ce que les cours ne soient « pas obligatoires en distanciel, pour que les gens puissent se mobiliser auprès des lycéens et étudiants ». Contactée, la direction de Sciences Po nous confirme avoir rencontré les étudiants et avoir poursuivi « le dialogue engagé depuis le début de la semaine ». Elle indique également avoir réuni « l’ensemble des enseignants-chercheurs afin de partager les demandes exprimées et d’échanger sur la situation ». Décision a été prise de « maintenir la fermeture de Sciences Po Aix jusqu’à la fin de la semaine ».
En parallèle, alors que le campus Schuman (Université Aix-Marseille) rouvrait juste ses portes, les étudiants en lettres et en droit se sont mobilisés en occupant un amphithéâtre. Ils ont ensuite été « plus de 500 » à se réunir en assemblée générale, rejoint par leurs enseignants et plusieurs lycéens. « Les étudiants essaient de s’organiser pour qu’un maximum de personnes puissent se mobiliser », rapporte, à l’issue de l’assemblée, Younès Dufresne, pour l’Union étudiante. Avant de préciser : « La suite du mouvement est de continuer à se mobiliser partout. » Et d’assurer que les étudiants, comme les lycéens « restent déterminés. On a jamais eu autant de monde en assemblée générale ».




![[Entretien] Murielle Pilorge, FCPE du Var : « Cette génération de lycéens peut être un moteur pour toute la société »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/10/79e4bfa7ebe87c5c0f9d28e087479770.jpg)




