Tag: Ligue des Champions

  • [Carte postale] Plongée dans les villages de Lisbonne

    [Carte postale] Plongée dans les villages de Lisbonne

    Marseille est connue pour être la ville aux 111 villages. Du côté de Lisbonne, il y a de quoi rivaliser. Car, à quelques encablures des sites qui font la notoriété de la capitale portugaise, existent des unités villageoises qui proposent une plongée dans un Portugal moins exposé à la pression touristique. Où un café coûte 80 centimes, et les sourires sont accrochés aux lèvres des passants, lorsqu’il vous clament un «bom dia» en vous croisant dans la rue.

    São Domingos de Benfica est de ces villages urbains, où les rues pavées, si elles ne sont pas comme les calçadas du centre historique, sont autant de rappel de ce que fut cette bourgade avant d’être rattachée au grand Lisbonne.

    A mi-chemin des stades de la Luz, antre du grand Benfica, et José Alvalade, où l’OM va aller défier le Sporting du Portugal, ses habitants ont souvent le coeur rouge et blanc, couleurs du double vainqueur de la Ligue des Champions. Pas Antonio. «Moi, mon club de coeur, c’est Belenenses!» annonce le gardien de l’auberge Comtesse, qui donne sur le Largo de Palma. C’est le coeur battant du «village», à deux pas du vieux stade du Palmense, d’où des centaines de gamins ont appris à jouer au football, avant de tenter l’expérience chez le grand voisin Benfica. «Ils promettent monts et merveilles, mais pour un qui va réussir, des centaines vont être dégoûtés du football» poursuit-il. Alors, pourquoi choisir Belenenses, club de Belem, qui a aussi évolué en Ligue 1 portugaise? «Parce que ce club a dit non au foot-bussines. Cela lui a coûté cher, car il a été renvoyé en septième division. Mais, avec de la patience et des gamins comme ceux de São Domingos, ses dirigeants sont en train de reconstruire un club sain, aux portes de la deuxième division» explique-t-il.

    Au quotidien, Antonio gère les va-et-vient des familles d’étudiants lors des rencontrées universitaires, le campus n’est qu’à deux pas. Et s’amuse à regarder cette jeunesse venue de toute la planète découvrir un Portugal authentique. Où ils peuvent se sustenter d’une costelho de novilhos pour 7 euros à la Pérola de Palma, la cantine du quartier où se mêlent les générations. Sachant qu’à six stations de métro, le Lisbonne des cartes postales les attend.

  • L’OM n’apprécie que modérément le Portugal

    L’OM n’apprécie que modérément le Portugal

    Entre l’OM et le Portugal, l’histoire n’est pas un long fleuve tranquille.

    Avant de retrouver le Sporting, mercredi pour le compte de la troisième journée de la Ligue des Champions, le club marseillais s’est rendu à dix reprises au pays de Cristiano Ronaldo. Et son solde est loin d’être positif.

    Ces dix précédentes confrontations l’ont été face à cinq clubs. Il y en a eu trois face à Benfica et contre Porto, deux face à Braga, et une face à Guimaræs et le Sporting. L’OM a dû attendre son huitième voyage au Portugal pour connaître les joies d’une victoire. C’était le 12 octobre 2022, avec Igor Tudor sur le banc pour affronter le Sporting du Portugal.

    C’était déjà en Ligue des Champions. À cette occasion, après avoir battu les Lisboètes au Vélodrome (4-1), les Olympiens avaient confirmé leur succès, avec une victoire
    2-0 et des buts signés Mattéo Guendouzi et Alexis Sanchez. Cette double confrontation avait été marquée par une avalanche de cartons rouges, 3 sur les deux matches, dont avaient été victimes les Lions de Lisbonne.

    En souvenir de Vata

    Les voyages olympiens au Portugal ont d’ailleurs été souvent marqués par des faits de match importants. À commencer par le tout premier, à Lisbonne, face au Benfica. C’était le 18 avril, en demi-finale retour de ce qui allait devenir la Ligue des Champions.

    L’OM avait surclassé les Lisboètes au Vélodrome, emmenés par un Enzo Francescoli des grands soirs. Mais le score, 2-1, n’était pas suffisant pour garantir un retour tranquille. Et malgré une prestation solide au stade de la Luz, les Olympiens avaient dû s’avouer vaincus, sur le fameux but de la main de Vata.

    Dix ans plus tard, les retrouvailles au stade de la Luz, en Ligue Europa, s’étaient soldées d’un triste 1-1. Et en 2024, l’OM s’est incliné 2-1 en quart de finale.

    Les trois voyages à Porto ont été marqués du sceau de la malchance pour des Phocéens qui, à chaque fois, avaient la possibilité de créer l’exploit. Mais il leur a manqué un brin de réussite. Notamment en 2003, lors que Vitor Baïa a sorti le grand jeu face à Didier Drogba et Mido.

    L’OM qui a aussi été malchanceux dans ses deux déplacements au stade municipal de Braga. Dans l’enceinte aillée dans une colline, la première visite, avec Michel sur le banc, s’est soldée d’une défaite 3-2, concédée à la 90e minute, le 22 octobre 2022. Trois ans plus tard, en 16e de finale retour de la Coupe UEFA, l’échec 1-0 n’avait pas empêché l’OM de Rudi Garcia d’aller en finale.

    Dans la phase de groupes de l’épreuve, il y avait également eu un déplacement à Guimaræs,marqué par le coup de folie de Patrice Evra, qui avait reçu un carton rouge lors de l’échauffement. L’OM s’était incliné 1-0.

    Les supporters Olympiens seront 2 000

    Pour leur match à Lisbonne, mercredi, les Olympiens pourront compter une nouvelle fois sur un important contingent de supporters à l’occasion de ce deuxième déplacement européen.

    En effet, le Sporting Lisbonne a annoncé avoir vendu 2 000 billets à des supporters de l’OM. La plupart devraient effectuer le voyage en avion. Les arrivées se feront au rythme des liaisons aériennes entre Marseille et la capitale portugaise.

    Ligue des Champions

    3e journée

    Almaty – Paphos 18h45

    Barcelone – Olympiakos 18h45

    S–Gilles – Inter 21h00

    Newcastle – Benfica 21h00

    Leverkusen – PSG 21h00

    Arsenal – Atlético 21h00

    PSV – Naple’s 21h00

    Villaréal – Manchester City 21h00

    Copenhague – Dortmund 21h00

    Bilbao – Qarabag 18h45 mer

    Galatasaray – Bodö 18h45 mer

    Real – Juventus 21h00 mer

    Bayern – Bruges 21h00 mer

    Francfort – Liverpool 21h00 lmer

    Monaco – Tottenham 21h00 mer

    Sporting – OM 21h00 mer

    Atalanta – Slavia 21h00 mer

    Chelsea – Ajax 21h00 mer

    Classement

    pts – g – n – p -dif

    1 Bayern 6 – 2 – 0 – 0 – +6

    2 Real 6 – 2 – 0 – 0 +6

    3 PSG 6 – 2 – 0 – 0 +5

    4 Inter 6 -2 – 0 – 0 +5

    5 Arsenal 6 – 2 – 0 – 0 +4

    6 Qarabag 6 – 2 – 0 – 0 + 3

    7 Dortmund 4 – 1 – 1 – 0 +3

    8 Manchester City 4 – 1 – 1 – 0 + 2

    9 Tottenham 4 – 1 – 1 – 0 +1

    10 Atlético 3 – 1 – 0 – 1 +3

    11 Newcastle 3 – 1 – 0 – 1 +3

    12 OM 3 – 1 – 0 – 1 +3

    13 Bruges 3 – 1 – 0 – 1 +2

    14 Sporting 3 – 1 – 0 – 1 +2

    15 Francfort 3 – 1 – 0 – 1 – 0

    16 Barcelone 3- 1 – 0 – 1 – 0

    17 Liverpool 3 – 1 – 0 – 1 – 0

    18 Chelsea 3 – 1 – 0 – 1 – 1

    19 Naples 3 – 1 – 0 – 1 -1

    20 St-Gilles 3 – 1 – 0 – 1 – 2

    21 Galatasaray 3 – 1 – 0 – 1 – 3

    22 Atalanta 3 – 1 – 0 – 1 – 3

    23 Juventus 2 – 0 – 2 – 0 – 0

    24 Bodö 2 – 0 – 2 – 0 – 0

    25 Leverkusen 2 – 0 – 2 – 0 – 0

    26 Villaréal 1 – 0 – 1 – 1 – 1

    27 PSV 1 – 0 – 1 – 1 –2

    28 Copenhague 1 – 0 – 1 – 1 -2

    29 Olympiakos 1 – 0 – 1 – 1 – 2

    30 Monaco 1 – 0 – 1 – 1 – 3

    31 Slavia 1 – 0 – 1 – 1 – 3

    32 Paphos 1 – 0 – 1 – 1 – 4

    33 Benfica 0 – 0 – 0 – 2 -2

    34 Bilbao 0 – 0 – 0 – 2 -5

    35 Ajax 0 – 0 – 0 – 2 – 6

    36 Almaty 0 – 0 – 0 – 2 – 8

  • Le Sporting du Portugal s’est fait peur

    Le Sporting du Portugal s’est fait peur

    Face à un adversaire évoluant en deuxième division portugaise, les Lions ont dû avoir recours à la prolongation pour arracher leur qualification. Le scénario de la rencontre ne leur a pas été favorable. Ils ont été menés à deux reprises, arrachant la prolongation.

    Les hommes de Rui Borges ont finalement inscrit le but de la qualification à la 104e minute de la rencontre. Ils vont donc aborder la réception de l’OM en ayant dû batailler ferme pour se défaire de Paços Ferreira.

    Les buteurs lisboètes dans ce tour de coupe sont Pedro Gonçalves et Folis Ioannidis. Le but victorieux étant inscrit contre son camp par de Tiago Ferreira.

    Dans cette rencontre, Rui Borges avait aligné le onze de départ suivant : Virginia – Vagiannidis, Quaresma, Diomandé, Mangas – Hujlmand, Miorita – Quenda, Gonçalves, Alisson-Santos – Ioannidis.

    À noter que l’ancien Olympien Luis Suarez (qui est resté six mois en 2022) est entré en cours de match.

    Le Colombien a remplacé Alisson-Santos à la 79e minute.

  • L’OM, leader, ne s’enflamme pas avant Lisbonne

    L’OM, leader, ne s’enflamme pas avant Lisbonne

    L’OM en tête

    Face à des Normands qui leur ont tenu la dragée haute durant une mi-temps, les hommes de Roberto De Zerbi ont su trouver les ressources pour retourner la situation en leur faveur. « Un retour de trêve, c’est toujours délicat », a évoqué l’entraîneur marseillais en conférence de presse. « Il y avait le risque de perdre notre dynamique. Surtout dans une Ligue 1 qui n’est jamais facile. »

    Mais, en inscrivant six buts, son équipe a su se remettre dans le sens du jeu et profiter des faux pas parisien et lyonnais pour grimper seule sur la première marche du podium. « Mais nous ne sommes qu’à la mi-octobre, sur le plan comptable cela ne signifie rien pour le moment », tempère-t-il.

    Le quadruplé

    de Mason Greenwood

    Dans cette nette victoire olympienne, Mason Greenwood a été un acteur majeur. En égalisant sur penalty, puis en signant trois buts dans le jeu. Au final, l’Anglais s’offre le premier quadruplé de sa jeune carrière. Il succède à Jean-Pierre Papin, le dernier Olympien à avoir réussi une telle performance, en 1991 aux dépens de Lyon.

    Pour Roberto De Zerbi, « il peut encore s’améliorer, au-delà de marquer des buts. Il doit apprendre à plus s’impliquer dans le jeu défensif ».

    Le penalty et le carton rouge de Gautier Lloris

    C’est le tournant du match de samedi. Alors que Le Havre menait 1 – 0 et Fodé Doucouré avait eu une balle de break sortie avec brio par Jeffrey de Lange, Gautier Lloris va être le héros malheureux de la soirée. Débordé par Pierre-Emerick Aubameyang, le frère cadet de l’ancien capitaine de l’équipe de France dévie le ballon du bras droit, à l’entrée de la surface havraise, avant de s’écrouler. Dans un premier temps, Benoît Dechepy sort le carton jaune et désigne le point de penalty en faveur de l’OM. Appelé par son assistant vidéo, il va revoir les images de l’action. Il confirme le penalty, et transforme le jaune en rouge. « C’est une situation, une action de jeu, que l’on doit mieux gérer. Mais la manière dont les arbitres l’ont gérée, par contre, c’est très petit » a regretté Didier Digard. Pour l’entraîneur normand, la faute a été commise en dehors de la surface de réparation.

    La longue absence d’Amine Gouiri

    Victime de luxations répétées de l’épaule, Amine Gouiri a dû accepter de passer par la case opération pour éviter une nouvelle rechute, après avoir été à nouveau blessé avec la sélection algérienne. Il va être absence au minimum trois mois. Interrogé sur le recours à un joker, Roberto De Zerbi a éludé la question. « Nous avons suffisamment de solutions. Il y a Robinio Vaz, qui peut jouer seul ou à côté de Pierre-Emerick Aubameyang, Mason Greenwood peut aussi jouer en pointe, et puis Hamed Traoré va revenir. »

    Place à Lisbonne

    L’OM va donc se rendre à Lisbonne pour y affronter le Sporting du Portugal mercredi, en étant leader de la Ligue 1. « Gagner contre Le Havre, c’était très important » a reconnu Roberto De Zerbi. Et à présent que son équipe est leader de la Ligue 1, elle va être attendue à chacune de ses sorties.

    Après voir réussi sa reprise en championnat, l’OM va devoir démontrer qu’il est capable d’enchaîner dans une autre compétition, où ils restent sur un festival face à l’Ajax (4-0).

  • Le CNM entame idéalement son aventure européenne

    Le CNM entame idéalement son aventure européenne

    Ils étaient favoris de cette première rencontre européenne de la saison et ont parfaitement tenu leur rang.

    Les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille ont maîtrisé leur sujet (20-9), mardi soir devant leurs supporters, face aux poloïstes de Hanovre, champions d’Allemagne en titre. « Ça fait du bien de retrouver la Ligue des Champions à la maison, ça a toujours une saveur particulière », souligne Ugo Crousillat, le capitaine marseillais. « C’est une victoire avec la manière. Bien sûr qu’il y a toujours des petits détails à corriger, mais un tel succès c’est jouissif », ajoute-t-il. Si les cadres du Cercle des nageurs de Marseille ont parfaitement joué leur rôle, comme Thomas Vernoux ou Alexandre Bouet, les recrues de l’intersaison se sont également montrées sous leur meilleur jour. La pointe grecque Kalogeropoulos, auteur d’un triplé dans la partie, a su jouer des coudes dans la défense allemande pour créer le danger. L’ailier serbe Drasovic s’est quant à lui montré précieux défensivement, en étant à l’affût de chaque percée des hommes d’Aleksandar Radovic.

    La maturité, c’est le secret

    Ce mélange des talents, des styles de jeu et des expériences a permis au CNM de maîtriser confortablement le cours de la partie. « On a connu quelques petits soucis défensivement, mais on a rapidement corrigé le tir. Je sens que l’on va dans le bon sens, notamment sur le plan de la maturité », se réjouit Milos Scepanovic, l’entraîneur de la formation phocéenne. S’ils possédaient déjà un avantage de cinq points à la mi-temps, les protégés du technicien monténégrin ont mis les bouchées doubles dans les deux derniers quart-temps. « Maintenant, on se concentre sur nos prochains adversaires. On est prêts à les affronter », insiste Alexandre Bouet. Le message est passé auprès de Barceloneta et Sabadell, les deux autres formations du groupe D, que le Cercle affrontera respectivement le 29 octobre et le 12 novembre.

    MARSEILLE 20 (11) HANOVRE 9 (6)

    1ère journée – Ligue des Champions

    Au bassin Pierre-Garsau, à Marseille (900 spectateurs environ)

    Quart-temps : 6-3, 5-3, 5-2, 4-1

    MARSEILLE

    Tesanovic (14 arrêts), Hovhannysian – Larumbe (2 buts), Crousillat (cap, 4e), De Nardi, Nagy (1ère), Vernoux (4e), Drasovic, Bouet (5e), Marion-Vernoux, Bodegas (1ère), Vanpeperstraete, Kalogeropoulos (3e), Gbadamassi. 14 fautes individuelles, dont une exclusion (Marion-Vernoux).

    Entraîneur : Milos Scepanovic

    HANOVRE

    Spittank (8 arrêts), Bock – Macan (cap), Schipper, Langiewicz, Küppers (2 buts), Strelezkij (2e), Lozina (1ère), Buka (2e), Bozic, Mlardovic, Van Den Burg, Gansen (1ère), Vukicevic (1ère). 19 fautes individuelles, dont deux exclusions (Buka et Bozic).

    Entraîneur : Aleksandar Radovic

  • Quand Milos Šcepanovic retrouve son grand ami Aleksandar Radovic

    Quand Milos Šcepanovic retrouve son grand ami Aleksandar Radovic

    Il semble désormais lointain le temps où Milos Šcepanovic et Aleksandar Radovic évoluaient ensemble dans un bassin. Respectivement devenus entraîneur du CN Marseille et du Waspo 98 Hannover, deux clubs opposés ce mardi soir (20h30) au bassin Pierre-Garsau, ces deux ex-internationaux monténégrins se connaissent de longue date. « On a grandi ensemble dans le même club, à Jadran Herceg Novi », raconte Radovic. « Même s’il était un peu plus âgé que moi, on a joué ensemble pendant quelques années. Sans compter tout ce que l’on a vécu en sélection », poursuit l’ancien ailier. Ce dernier décrit son partenaire d’antan comme quelqu’un de « vraiment drôle » et « très professionnel ». « Il s’investit à 100% dans tout ce qu’il fait. Il était comme ça en tant que joueur, et j’espère qu’il l’est toujours en tant qu’entraîneur », s’amuse celui qui était surnommé « Kanonier » (canonnier) à la fin de sa carrière avec Hanovre.

    Ensemble, les deux comparses ont remporté de nombreuses médailles dans les compétitions européennes et mondiales, dont une en or lors de l’Euro 2008. « Il fait partie de la grande équipe du Monténégro », souligne Šcepanovic, qui voit en Radovic « un ami ». « On passait pas mal de temps ensemble. Et malgré la distance, on a quand même réussi à garder le contact. Je suis content de l’accueillir ici pour ce match. C’est une superbe personne et un grand homme », ajoute le technicien du Cercle des nageurs de Marseille, présent à ce poste depuis 2020, ce qui lui donne un avantage d’expérience sur le jeune entraîneur du Waspo 98 Hannover. Après avoir évolué côte à côte, les deux figures du water-polo monténégrin vont désormais se faire face. « J’ai bien suivi ce que Milos a fait pour le CNM », souligne Alexandar Radovic. « Ce n’est pas pour rien si Marseille est devenu l’une des meilleures équipes d’Europe », ajoute-t-il, persuadé que les plans de Šcepanovic seront difficiles à contrecarrer.

  • Vernoux, futur roi des bassins

    Vernoux, futur roi des bassins

    Sous son mètre quatre-vingt-seize et sa centaine de kilos bien tassée, sans un seul pet de graisse, le Marseillais Thomas Vernoux (23 ans) ne cache pas ses rêves de grandeur. « Je veux être le meilleur joueur du monde », martèle le prodige du CNM. Cet immense objectif peut paraître prétentieux, mais ses proches vantent « son humilité et sa bienveillance ». « C’est un joueur et une personne exceptionnelle, hors du commun, on a de la chance de l’avoir », témoigne Ugo Crousillat, fier de le compter parmi ses meilleurs amis. « Il a cette envie de progresser et je suis très content aussi, parce qu’il progresse dans le leadership, il prend une place importante à ce niveau-là dans l’équipe. Je sais son objectif, il va y arriver, il ne faut pas qu’il se mette la pression », ajoute le capitaine marseillais, persuadé que son fidèle coéquipier n’a pas encore atteint son plein potentiel. Un avis également partagé par le principal concerné. « J’espère ne pas être dans la forme de ma vie », souligne Thomas. « J’ai toujours l’ambition de progresser encore plus. Chaque saison est meilleure. Peut-être que je suis proche du maximum physiquement, mais je dois encore progresser sur le plan tactique, psychologique, sur savoir comment gérer moins mes émotions, comment gérer tous les espaces, et sur la gestion de l’équipe », reconnaît-il.

    En quête de régularité

    À seulement 23 ans, Thomas Vernoux est considéré comme un cadre de la formation marseillaise. À tel point qu’il parvient même, sans en avoir conscience, à motiver ses coéquipiers grâce à son niveau de jeu. « C’est une référence pour les joueurs du Cercle afin de savoir où est-ce qu’on doit mettre notre niveau. Il fait partie des raisons pour lesquelles je continue à jouer à 38 ans », confie Mickaël Bodegas, qui le suivait depuis l’étranger lorsque « le métronome », comme il le décrit, a fait ses premiers pas avec l’équipe de France, à l’âge de 15 ans. « Il est déjà à un niveau extraordinaire, mais il a encore beaucoup à apprendre. Avec l’expérience, et s’il arrive à garder cette régularité, en écoutant les plus vieux comme moi, il arrivera à un niveau où il sera sûrement inarrêtable », estime l’international italien, conscient que la force des grands poloïstes réside dans la constance des performances. « Il y a des matches où je suis à mon maximum et d’autres où je suis un peu en dessous. C’est normal d’avoir des hauts et des bas, mais il faut vraiment que je sois très exigeant envers moi-même », insiste Vernoux, avec son petit côté perfectionniste. « Il s’entraîne toujours à fond », raconte Milos Šcepanovic, l’entraîneur du Cercle. « Quand il passe un palier, on voit qu’il en a encore sous le coude pour en atteindre un autre. Son potentiel est énorme. Je crois qu’on peut toujours s’améliorer. C’est un état d’esprit que j’aime beaucoup et il faut absolument qu’il garde ça en tête », conseille le technicien monténégrin.

    Hanovre, premier défi marseillais

    Les poloïstes du Cercle des nageurs de Marseille reçoivent les pensionnaires du Waspo 98 Hannover, mardi soir (20h30) au bassin Pierre-Garsau, à l’occasion de la 1ère journée de la Ligue des Champions. Ce premier adversaire de la poule D, qui compte également les clubs espagnols de Sabadell et Barceloneta, se révèle être le dernier champion d’Allemagne et très récent vainqueur de la Supercoupe d’Allemagne, samedi, au détriment du Spandau 04 (14-10), écurie phare d’Outre-Rhin. « C’est une équipe qui ne va pas être considérée favorite pour se qualifier, mais ça reste une formation solide avec des qualités physiques et de tirs », analyse Milos Šcepanovic, l’entraîneur du CNM. « Je pense que c’est une équipe très sérieuse », surenchérit le capitaine Ugo Crousillat. « Il va falloir mettre beaucoup de rythme et rester patients. Il faudra bien les surveiller », ajoute l’ancien coéquipier en sélection d’Aleksandar Radovic, l’entraîneur de Hanovre.

    MARSEILLE – HANOVRE

    1ère journée de Ligue des Champions

    Mardi 14 octobre, à 20h30

    Lieu : Bassin Pierre-Garsau, à Marseille

    CN Marseille : Bodegas, Bouet, Canovas, Crousillat (cap), De Nardi, Drasovic, Gbadamassi, Hovhannisyan, Kalogeropoulos, Larumbe, Marion-Vernoux, Nagy, Spaic, Tesanovic, Vanpeperstraete, Vernoux.

    WASPO 98 HANNOVER : Benke, Bock, Bozic, Buha, Gansen, Jaeschke, Kueppers, Langiewicz, Lozina, Macan (cap), Milardovic, Schipper, Spittank, Strelezkij, Henrike Van Den Burg, Vukicevic.

  • Arthur Vermeeren est venu à l’OM pour la confiance

    Arthur Vermeeren est venu à l’OM pour la confiance

    Prêté avec option d’achat par Leipzig, Arthur Vermeeren est loin d’être la plus connue des recrues estivales olympiennes.

    Néanmoins, sa venue, lors des derniers jours du mercato estival, est loin d’être le fruit du hasard. « Avant même mon arrivée ici, je savais que j’avais la confiance de Medhi Benatia et Roberto De Zerbi », a-t-il confessé lors de sa première conférence de presse, à la Commanderie, avant le déplacement de l’OM à Metz.

    Celui qui était arrivé sur la pointe des pieds avait disputé quelques minutes face à Lorient, suffisantes pour délivrer une passe décisive sur le quatrième but marseillais. Avant de sortir une prestation éclatante en Ligue des Champions face à l’Ajax.

    Personne ne s’attendait à le voir débuter la rencontre de Ligue des Champions. Mais, dans son idée de mobiliser tout le monde et de gérer au mieux son groupe, Roberto De Zerbi n’a pas hésité à lui faire confiance. Et Arthur Vermeeren a su mériter cette confiance.

    « Je me suis bien entendu avec Matts », a souligné l’international espoir belge. Matts, c’est Matthew O’Riley, qui a su s’imposer comme le patron du jeu phocéen en moins d’un mois. Au-delà de la complicité avec le Danois, Arthur Vermeeren a reconnu qu’il était « capable de jouer aux côtés de n’importe quel joueur de ce groupe, car nous avons trouvé nos repères ».

    Lorsqu’il est arrivé, l’OM était encore plombé par le cas Adrien Rabiot. Lui ne s’y est pas attardé. Il s’est plongé dans le travail, avec pour objectif de s’intégrer au plus vite. Montrer ses qualités sur le terrain.

    Le modèle Iniesta

    Quand on lui demande justement ce qui le caractérise, le natif de Lierre évoque sa « bonne vision et compréhension du jeu et mon idée d’avoir toujours un temps d’avance sur l’adversaire ». Ce qui lui a permis d’être le détonateur de la démonstration marseillaise face à l’Ajax.

    « L’Ajax n’a pas été si mauvais. C’est surtout nous qui avons su être décisifs et fait ce qu’il fallait, quand il le fallait », note-t-il. Face aux Néerlandais, malgré son jeune âge (20 ans), il fait preuve d’une grande maturité. « Je sais garder mon sang-froid, rester calme et j’ai confiance en mes capacités. » Des caractéristiques qu’il a emmagasinées en suivant les prestations de celui qui est son modèle : Andrés Iniesta. « Je l’observais dans tous ses matches, et j’ai énormément appris de ses prestations », avoue-t-il.

    Avec l’OM, il découvre son quatrième championnat, après l’Espagne et l’Allemagne. Formé en Belgique, au Royal Antwerpen, le club d’Anvers, il a rejoint l’Atlético de Madrid après deux saisons en Ligue Jupiter belge. « Mais j’ai très peu joué en Espagne, c’est en Allemagne, à Leipzig, que j’ai fait mes premiers progrès, dans un championnat très physique », détaille-t-il.

    Depuis son arrivée à Marseille, il se familiarise avec une Ligue 1 « où le jeu est très intense ». Prêté avec option d’achat, Arthur Vermeeren arrive à un moment clé de sa carrière. Lui et l’OM peuvent bénéficier de cette situation.

  • Les Minots ont été renversés, à Martigues

    Les Minots ont été renversés, à Martigues

    également engagé dans cette Ligue des champions des jeunes, l’OM n’a pas tenu la distance contre l’Ajax. Un scénario identique au match face au Real, il y a deux semaines, avec de l’avance et finalement une défaite sur le score de 5 à 3.

    Sous les yeux de Pablo Longoria, Medhi Benatia et d’une demi-douzaine de recruteurs, l’OM a été réactif. D’abord embêtés par la vivacité et la technicité des Néerlandais, les Minots ont répondu à l’ouverture du score d’Emre Unuvar. Trois buts au cœur de la première période par Abdallah, neveu de Toifilou Maoulida, Camara et Lamare. Une efficacité, oui, mais les jeunes ajacides reviennent à 3-2, au bout du temps additionnel.

    Rageant est le mot pour définir la seconde période. La tendance s’était inversée avec une domination nette des Olympiens et l’Ajax jouant les contres. Ce qu’ils ont fait à merveille avec trois réalisations d’Unuvar, Nash et Teuwsen. Avec un tournant à l’heure de jeu, lorsque l’arbitre n’a pas sorti un carton rouge malgré une semelle au-dessus de la cheville, sur une faute amstellodamoise. Comme face au Real, l’OM sort frustré de ne même pas prendre un point, après avoir mené au score.

    OM 3 (3)AJAX 5 (2)
    2e journée de la Youth League
    Stade Francis-Turcan, à Martigues
    Arbitre : Daniel Higraff (NOR)
    Buts : Abdallah (25e), Lamare (33e), Camara (37e) ; Unuvar (11e, 51e), Verkuijl (45+4), Nash (72e), Teuwsen (90+5)OM : Badaoui – Bezahaf, N’Zinga, Camara, Doubal – Issanga (cap.), Corbon, Bakola – Leccesse, Abdallah, Lamare
    Entraîneur : Lasaad Hasni Ajax : El Hani – Jetten, Muzungu, Bouwman, Beekman – Steur, Verkuijl, Ouazane – Nash, Simeon, Unuvar
    Entraîneur : Paul Nuijten

  • L’OM, en démonstration, lessive un Ajax bien pâle

    L’OM, en démonstration, lessive un Ajax bien pâle

    Cette fois, les Olympiens ont réussi leur entrée en lice au Vélodrome. Lors des trois dernières campagnes de Ligue des champions, ils avaient eu droit à autant de défaites. Face à Arsenal (1 – 2), en 2013, Manchester City (0 – 3) en 2020 et Francfort (0 – 1) en 2023. Mais, face à l’Ajax, mardi soir, ils ont mis un terme à une trop longue disette.

    Il fallait remonter au 28 septembre 2011 pour voir l’OM gagner son premier match au Vélodrome dans l’épreuve reine. Dortmund, qui revenait dans la cour des grands d’Europe, avait été balayé 3-0. Cette fois, c’est l’Ajax, qui n’est plus que l’ombre de celui qui, avec Johan Cruyff aux commandes, avait donné une leçon de football total aux Marseillais de Bernard Bosquier.

    Le Virage sud avait rappelé cette correction, en 1971. Mais depuis, les deux clubs ont connu des fortunes diverses. Et les Amstellodamois étaient à des années-lumière du collectif flamboyant qui devait gagner trois Ligues des champions consécutives.

    Tandis que côté marseillais, avec la confiance engrangée lors des victoires contre le PSG et Strasbourg, ajoutée au sentiment de frustration ramené de leur voyage à Madrid, le groupe a montré que, malgré les importantes retouches effectuées par Roberto De Zerbi, la qualité était bien présente à tous les niveaux. Y compris chez ceux dont la titularisation au coup d’envoi pouvait surprendre.

    Arthur Vermeeren et Bilal Nadir ont montré qu’ils étaient plus que des joueurs de complément. En prenant le contrôle du milieu, épaulé par Matt O’Riley qui a un peu plus de bouteille, ils ont joué un rôle clef dans le départ tonitruant de l’OM.

    En moins d’une demi-heure, le temps pour Igor Paixão de marquer deux fois et Mason Greenwood d’enfoncer le clou, l’écart était creusé. Menant de trois buts, les Phocéens pouvaient lever un peu le pied. Sans jamais rien lâcher à des Néerlandais dépassés par les événements. L’OM s’était lancé sur la voie royale, celle qui devait confirmer les espoirs nés sur la pelouse de Santiago Bernabéu et qu’un généreux penalty accordé au Real avait quelque peu frustrés.

    Après s’être simplifié le travail, il restait aux Olympiens à le finir. Dans un match où ils n’auront jamais été mis en danger par un Ajax totalement lessivé par la maîtrise marseillaise. Afin de montrer que leurs ambitions en Ligue des champions n’étaient pas que d’y faire un petit tour et d’en partir après les huit matches de la phase principale.

    Présent en tribunes, Franck McCourt, le boss de Boston, aura apprécié le spectacle offert par ses joueurs.

    L’OM est lancé sur la voie royale, celle qui devait confirmer
    les espoirs nés à Santiago Bernabéu