Tag: Ligue des Champions

  • L’OM est prêt à se sublimer face à l’Ajax

    L’OM est prêt à se sublimer face à l’Ajax

    Trois ans que le Vélodrome attendait que l’hymne de la Ligue des Champions y résonne à nouveau.

    Ce sera chose faite lorsque, sur le coup des 20h55, les acteurs de la deuxième journée entreront dans l’arène. Si pour certains joueurs, ce sera un retour aux sources, d’autres vont goûter à une ambiance qui s’annonce d’ores et déjà exceptionnelle. Une ambiance dont ils ont pu avoir un avant-goût à l’occasion du succès historique face au PSG.

    « Nous sommes dans une bonne dynamique, après avoir obtenu des résultats importants », note Roberto De Zerbi. En championnat, l’OM vient d’aligner un trois à la suite concernant les victoires. Mais, surtout, il y a eu le succès face au PSG, qui doit servir de marqueur sur les capacités du groupe à regarder toujours plus haut.

    « Nous nous devons de bien faire les choses en Ligue des Champions, surtout au Vélodrome », enchaîne-t-il. Notamment après avoir poussé le Real dans ses derniers retranchements à Santiago Bernabéu, lors de la première journée. Il attend de ses hoplites qu’ils montrent les mêmes qualités qui leur ont permis de faire chuter le PSG et de renverser le cours du match à Strasbourg.

    Il insiste sur la nécessité « de bien entrer dans le match. Comme nous l’avons fait face à Paris, en montrant notre force de caractère qui nous a fait entrer dans le match et a attiré le public avec nous ». Pour Roberto De Zerbi, « nos entames doivent toujours être fortes pour créer de la magie ».

    Cette osmose joueurs-supporters qui séduit tant, il compte bien l’alimenter en offrant une victoire face à l’Ajax, pour le retour de la Ligue des Champions à Marseille. Néanmoins, si son équipe semble lancée sur la bonne trajectoire, en bon italien, il n’oublie pas que le Capitole, où les généraux romains étaient portés en triomphe, est voisin de la roche Tarpéïenne, d’où les bannis étaient précipités dans le vide. « À Marseille, nous marchons toujours sur des œufs ! », rappelle-t-il.

    Toutefois, l’OM a les moyens de venir à bout d’un Ajax qui se cherche encore. Un succès européen validerait les belles choses montrées en championnat face à Lorient, le PSG et Strasbourg.

    « À Marseille, nous marchons toujours sur des œufs ! »

  • Les moins de 19 ans veulent un premier succès face aux Hollandais

    Les moins de 19 ans veulent un premier succès face aux Hollandais

    La Coupe d’Europe est aussi présente au stade Francis-Turcan, à Martigues. L’OM accueille l’Ajax (14h30) pour cette 2e journée de Youth League, la Ligue des champions des moins de 19 ans. Ils sortent, eux aussi, d’une défaite rageante sur la pelouse du Real Madrid. Après avoir mené deux fois au score, ils se sont inclinés sur un penalty dans les derniers instants. Sous la houlette de Tadjidine Mmadi, auteur d’un doublé contre les Madrilènes, les jeunes Olympiens vont vouloir obtenir leur première victoire face à un centre de formation reconnu. Un joueur de l’effectif pro pourrait venir gonfler le groupe de Lasaad Hasni, il s’agit de Darryl Bakola. Le Marseillais de 17 ans devrait bien être présent pour ce match entre moins de 19 ans. Quant à l’Ajax, la volonté sera d’afficher un visage similaire par rapport au match inaugural contre l’Inter (1-1). Emre Unüvar, petit frère de Naci, ex-prodige ajacide, était le seul buteur des Néerlandais lors de cette rencontre. Le compte X @Foot_NL met aussi en avant Aaron Bouwman : « Défenseur central, grand (1,88m), rapide et solide dans la relance, un profil à la néerlandaise rappelant Matthijs De Ligt. » À 17 ans, il a déjà joué en Eredivisie (équivalent de la Ligue 1). Sean Steur et Abdellah Ouazane seront aussi des jeunes à surveiller pour cet OM qui rêve de prendre les trois points, à Martigues. Il ne leur restera plus que quatre matches pour intégrer le top 22, qualificatif en phase finale.

    2e journée de la Youth League

    À 14h30 au stade Francis-Turcan, à Martigues

    OM : Badaoui – Calisto, Camara, N’Zinga, Bezahaf – Corbon, Bakola, Issanga – Ali, M’Madi, Valero

    Ajax : El-Hani – Frankel, Bouwman, Jetten, Tilborg – Romers, Steur, Ouazane, Ayyildiz – Unuvar, Nash

  • Amsterdam compte toujours sur une jeunesse éclatante

    Amsterdam compte toujours sur une jeunesse éclatante

    Faites vos jeux, rien ne va plus. L’Ajax arrive, ce mardi (21h), au stade Vélodrome, pour cette 2e soirée de Ligue des champions. La formation amstellodamoise réalise un bon début de saison, comptablement parlant, mais le contenu des matches fait grincer des dents les fans ajacides. Les confrontations modestes en championnat (Breda, Volendam, Almelo, mais le PSV) n’ont pas non plus préparé l’équipe d’Amsterdam aux joutes européennes. Malgré tout, l’Ajax possède un centre de formation hors pair et plusieurs jeunes talents pointent le bout de leurs crampons. Dans la lignée des De Jong (FC Barcelone), Gravenberch (Liverpool), Timber (Arsenal), quelques joueurs sont promis à un bel avenir.

    Du talent à revendre

    « Rayane Bounida est sans doute le plus prometteur de la génération U21/U19. Techniquement, il est très au-dessus de la moyenne. » C’est avec ces mots que @Foot_NL présente la première pépite. Ce compte X géré par plusieurs passionnés de football néerlandais totalise près de 11 000 abonnés et reste à l’affût de chaque actualité. Hormis le milieu offensif d’origine marocaine, Jorthy Mokio est également un joueur à suivre de près. Extrêmement précoce, le milieu offensif né en 2008 est moins en vue ces derniers mois. « Mokio avait débuté en fanfare, il a perdu du temps de jeu et semble moins dangereux qu’à ses débuts », nuance le compte Foot néerlandais. Kenneth Taylor est sûrement le jeune le mieux installé au cœur du dispositif du coach John Heitinga. Le numéro 8 de 23 ans a trouvé sa place : « Kenneth Taylor reste l’un des joueurs les plus influents. Ancré dans l’entrejeu, il peut parfois passer à côté de certains matches, mais il est considéré comme un leader naturel qui organise le jeu de l’équipe. »

    Offensivement, deux joueurs sont aussi à mettre en avant pour leurs qualités. Le premier est Oscar Gloukh. Transfuge du Red Bull Salzburg, l’Israélien est arrivé cet été. Ce week-end, face à Breda, il a ouvert le score sur une passe de Mika Godts. Le Belge, formé à Genk, est justement l’homme dangereux de cette attaque ajacide. « Il représente une menace constante. C’est un ailier qui ne se contente pas de rester collé à la ligne, il pénètre souvent dans la surface pour créer un danger direct. » En comparaison avec les précédentes générations dorées de l’Ajax, celle-ci semble être d’un calibre moindre. Des talents individuels, oui, mais « un manque de constance collective et un contexte moins favorable », d’après ce compte spécialisé. « Il est toutefois réaliste d’imaginer que deux ou trois joueurs de cette vague perceront au final ».

  • L’OM envoie un signal fort avant la réception de l’Ajax

    L’OM envoie un signal fort avant la réception de l’Ajax

    Real – PSG – Strasbourg. Ces trois matches étaient ceux de toutes les peurs pour l’OM.

    Une série qui aurait pu ancrer le doute dans les têtes, après un début de saison en deçà des attentes. Mais à l’issue de ces trois rendez-vous, c’est un véritable phénix qui s’est révélé. Car, même avec une défaite à Madrid (1 – 2) en Ligue des Champions, les Olympiens sont parvenus, sur trois matches, à remettre de l’ordre sur le terrain. Tandis que Roberto De Zerbi a trouvé semble-t-il les bons ingrédients.

    Néanmoins, l’entraîneur marseillais ne s’emballe pas. « Août n’est jamais loin, vous le savez mieux que moi », a-t-il évoqué en conférence de presse après la victoire à Strasbourg (2 – 1). « À Marseille, … on ne peut jamais relâcher notre attention. Il faut toujours être attentif, humble, les pieds sur terre ».

    S’il savourait la manière dont son équipe est allée chercher la victoire à la Meinau, il rappelle qu’il faut « toujours garder en tête les matches contre Rennes et Lyon, y compris celui contre le Paris FC, où nous avons eu du mal à nous exprimer malgré la victoire (5-2) ».

    En Alsace, comme face au PSG au Vélodrome, c’est le collectif qui permit à l’OM de renverser la table. Mais surtout, les joueurs appelés pour faire souffler Benjamin Pavard, Pierre-Emerick Aubameyang ou encore Mason Greenwood ont montré qu’ils avaient les capacités pour maintenir le niveau technique. Et préparé le terrain pour que les Phocéens terminent en boulets de canon. « Je pense que les entrées en jeu d’Aubameyang, Emerson, Greenwood, Vaz et Pavard ont changé le match », a-t-il commenté.

    Le banc relève le gant

    Roberto De Zerbi a souligné la nécessité pour lui de pouvoir compter sur un groupe élargi, alors que les rendez-vous s’enchaînent sur une cadence infernale. « Nous avons beaucoup joué cette semaine. Nous allons rejouer mardi. Strasbourg, c’était un match très important comme celui de mardi ».

    La Ligue des Champions revient au Vélodrome, avec la visite de l’Ajax qui se cherche encore dans cette épreuve, alors que dans son championnat, le club d’Amsterdam espère enfin bousculer le PSV et Feyenoord dans la course au titre.

    En s’imposant à Strasbourg en y mettant la forme, l’OM a pris ses premiers points et inscrit ses premiers buts en déplacement. « Cela commençait un peu à m’agacer. J’y pensais pendant le match, en tribune. Et j’admets qu’une nouvelle défaite m’aurait beaucoup énervé », a reconnu l’entraîneur olympien. Ce succès, en terrain difficile, est donc salutaire car, « je ne veux pas que nous soyons définis comme une équipe qui est performante seulement chez elle ».

    Cette performance au Vélodrome, l’OM va devoir l’alimenter face à l’Ajax pour le retour de la Ligue des Champions. Après les promesses de Madrid, le moment est venu de les tenir face à un adversaire qui est, sur le papier, plus à la portée des Olympiens.

  • L’Europe arrive à Francis-Turcan

    L’Europe arrive à Francis-Turcan

    Certes, ce ne seront que les espoirs des deux clubs qui se retrouveront mardi.

    Mais c’est bien une rencontre de Ligue des Champions qui est programmé au stade Francis-Turcan. Un duel qui opposera les espoirs de l’OM à leurs homologues de l’Ajax. De quoi raviver de beaux souvenirs chez les plus anciens supporters martégaux.

    Du temps où le fief du FC Martigues accueillait régulièrement des rencontres internationales, amicales ou dans le cadre du Festival de Toulon.

    Comme pour son équipe féminine, qui évolue en Ligue 1, l’OM avait besoin d’un stade confortable et fonctionnel pour ses jeunes. Ils vont ainsi découvrir une enceinte qui a vu se révéler Éric di Meco et Éric Cantona.

    Et pour une première, l’affiche face à l’Ajax, une des écoles de football les plus réputées d’Europe, a de quoi attirer les amateurs. Le coup d’envoi sera donné mardi, à 14h30.

    Stationnement interdit

    Pour l’occasion, les abords du stade seront interdits au stationnement automobile, cela dès ce lundi, à partir de 18 heures. Le périmètre impacté est toutefois plus restreint que celui des rencontres de Ligue 1 féminine.

    Est concerné le tronçon du chemin de Paradis allant de la place Pierre de Coubertin au boulevard du Commandant l’Herminier, jusqu’au mardi 19 heures.

  • L’OM prêt à bousculer le champion d’Europe

    L’OM prêt à bousculer le champion d’Europe

    Si l’hymne ne sera pas joué, le duel de dimanche aura les saveurs de la Ligue des Champions.

    Cinq jours après avoir tenu tête au Real en ouverture d’une C1 qu’ils retrouvaient, les Olympiens vont accueillir le tenant de la Coupe aux grandes oreilles. Une première dans l’histoire du football français où deux porteurs d’étoile sur le maillot vont s’affronter.

    C’est le Vélodrome qui sera le théâtre de ce rendez-vous historique. Pour l’OM, ce sera une occasion en or de marquer les esprits. Car, même s’ils sont loin d’être favoris, les hommes de Roberto De Zerbi ont une double revanche à prendre et comptent bien, cette fois, ne pas rater leur rendez-vous.

    La saison dernière, le Classique avait duré à peine vingt minutes. Le temps pour François Letexier de brandir le carton rouge sous le nez d’Amine Harit. L’arbitre venait de déséquilibrer ce qui devait être un choc. Finalement gagné sans forcer par le PSG (3-0).

    « Nous serons bien mieux préparés que l’an dernier car il y a ce match contre le Real qui va nous servir », admet Gerónimo Rulli. Car, malgré la défaite, l’OM a apporté des réponses sur sa capacité à hausser son niveau de jeu dans les grands moments.

    En faisant douter le Real dans son stade, les hommes de Roberto De Zerbi ont posé un jalon important pour la suite de leur saison. « Je ne peux pas me satisfaire de ce que j’ai vu à Madrid, car c’est avant tout une défaite. Mais je me dis qu’il a fallu du temps à Pep Guardiola pour fabriquer Manchester City ! »

    Néanmoins, ce qu’il a vu à Santiago Bernabéu le conforte dans l’idée que l’équipe « est plus forte cette saison, avec plus de joueurs expérimentés. Il nous faut maintenant trouver la langue commune pour aller au bout ».

    Lors du dernier match au Vélodrome, Lorient n’a pas pesé lourd, défait 4-0. Le PSG, même privé de ses meilleurs éléments offensifs, ce sera autre chose. Et, afin d’éviter les buts stupides qui ont coûté cher, comme à Rennes ou Lyon, « il nous faut trouver le point de rencontre et ne pas laisser de profondeur, comme nous l’avons fait face à Kylian Mbappé », souligne l’Italien.

  • L’OM retente l’expérience du stage de cohésion à Rome

    L’OM retente l’expérience du stage de cohésion à Rome

    Le premier essai s’est avéré concluant, pourquoi pas le deuxième également ? Les Olympiens de Roberto De Zerbi vont prendre part à un stage de cohésion à Rome, dès la semaine prochaine, comme ils ont pu le faire au mois d’avril 2025, afin de « consolider les liens naissants et les automatismes déjà existants dans l’effectif ».

    « Après le succès du stage de cohésion à Rome la saison dernière, le club a décidé de renouveler l’expérience. L’équipe repart dans la capitale italienne pour quelques jours de travail collectif à partir de lundi prochain, mêlant entraînements, ateliers en groupe et moments de vie. Ce stage s’inscrit pleinement dans la philosophie des dirigeants et de l’entraîneur qui voient dans ces rassemblements l’occasion idéale de souder le vestiaire et d’intégrer les nouveaux arrivants », a écrit le club phocéen au travers d’un communiqué, ce samedi 20 septembre au soir, dans l’espoir que ce deuxième stage aura un effet aussi bénéfique que le précédent.

    L’OM avait remporté trois de ses quatre dernières journées de la saison après ces quelques jours passés hors de Marseille, à commencer par un succès face à Brest (4-1), avant d’enchaîner par un match nul à Lille (1-1) et deux victoires sur Le Havre (3-1) et Rennes (4-2). Ce qui a permis aux Olympiens de retrouver la Ligue des champions cette saison.

  • Le penalty qui ne passe vraiment pas du côté olympien

    Le penalty qui ne passe vraiment pas du côté olympien

    C’est l’action de la soirée qui a entraîné bien des regrets et doutes.

    Lorsque Istvan Peljto, après consultation de l’assistance vidéo, offre un second penalty à Kylian Mbappé, l’arbitre voyant une faute de main sur la chute de Facundo Medina, bousculé par Vinicius. Pour Roberto De Zerbi, il n’y a pas à hésiter. « Je pense qu’il n’y a pas penalty, c’est honteux, je suis désolé de le dire. Je l’aurais dit même si c’était de mon côté. »

    Du côté des observateurs présents au stade, il y a une certitude. « Pas de penalty, mais peut-être une compensation pour le carton rouge donné à Carvajal » ont confessé plusieurs journalistes espagnols ainsi qu’Ivan Guti, ancien joueur du Real, du temps des Galactiques.

    « Je ne veux pas faire de connexion »

    Cette décision ravive les doutes sur le supposé privilège dont bénéficierait la « Maison blanche » auprès du corps arbitral. En championnat d’Espagne, chaque sortie du Real connaît au moins une décision contestable. Mais mardi, Roberto De Zerbi a tenu à tempérer son propos. « L’arbitre est Bosnien, je ne veux pas faire une connexion. »

    Néanmoins, le doute demeure dans les esprits marseillais. Comme l’a fait savoir Medhi Benatia. « Subir un tel penalty, c’est un peu dur. Le joueur est sur le ballon, et le sanctionner me semble très sévère. »

    Samir Nasri est quant à lui plus direct. « Pour n’importe quelle équipe, on serait en train de crier au scandale. J’aimerais bien écouter les explications de l’arbitre pour savoir pourquoi il siffle penalty ! » a commenté le consultant de Canal+, diffuseur de la rencontre.

    Du côté du Real Madrid, Xabi Alonso a botté en touche sur la question. « Je n’ai pas revu les images. Je ne peux donc pas me prononcer sur la question », a répondu l’entraîneur des Merengues.

  • L’OM a pris sa première leçon européenne au Real

    L’OM a pris sa première leçon européenne au Real

    « Nous les avons peut-être trop regardés et été victimes du syndrome Bernabéu » Medhi Benatia

    Entamer sa campagne de retour en Ligue des Champions, c’est un peu comme si un élève de CM2 passait directement au lycée.

    Les Olympiens appelés à disputer le match d’ouverture à Santiago Bernabéu sont apparus pleins de bonnes volontés. Ils ont même su se surpasser à certains moments de la soirée, poussés par l’important contingent de supporters qui avaient fait le voyage. Malheureusement, il y a eu quelques petits moments de déconcentration payés au prix fort.

    Comme un écolier qui débarque dans la cour des grands, les Phocéens ont eu besoin d’un gros quart d’heure pour prendre la mesure de ce qu’ils vivaient. « Nous avons peut-être trop regardé le Real à ce moment-là, en étant victime du syndrome de Bernabéu », a reconnu Medhi Benatia. Il a sans doute revu ses premiers pas au plus haut niveau, avant qu’il ne devienne un taulier au Bayern ou à la Juventus.

    De son côté, Roberto De Zerbi estime plutôt que ses joueurs « ont eu un peu d’appréhension lorsqu’ils sont entrés sur la pelouse ». Pour l’entraîneur marseillais, la bascule a été l’expulsion de Dani Carvajal. « C’était le moment de prendre plus de risques. Nous aurions pu gagner, c’est dommage. »

    Abonnement régulier

    L’OM, en tant qu’intermittent de la Ligue des Champions, est visiblement loin d’une équipe comme le Real, qui non seulement y participe chaque saison, mais qui est aussi une des rares à pouvoir prétendre à une victoire finale dès la première journée. Malgré des participations régulières aux autres compétitions européennes, une finale et deux demi-finales, perdues, ces dernières années, cette expérience n’est pas suffisante pour exister en Ligue des Champions.

    Les Olympiens ont pu s’en rendre compte lors de leurs dernières participations. S’ils sont restés une équipe de haut niveau, ils doivent désormais réapprendre le très haut niveau. Ce qui passe par un abonnement régulier à l’épreuve.

    Roberto De Zerbi s’interroge sur les progrès à réaliser. « Je ne sais pas ce qu’il nous a manqué », soupire-t-il. Il revoit la seconde période, durant laquelle son équipe aurait pu faire la bascule positive. « Après le rouge, j’aurais aimé voir quelque chose d’autre. Je ne sais plus combien de minutes se sont écoulées entre cette expulsion et le penalty, mais j’aurais aimé voir plus de fierté, d’ambitions. »

    Quant au fait d’être en mesure de hausser le rythme, de répondre à l’exigence du très haut niveau, il est franc. « Nous sommes conscients que ce type de match doit être notre normalité. Quand vous vous habituez à jouer ce type de match, vous affrontez les choses différemment. Je pense au PSG maintenant. »

    Le PSG qui sera le prochain adversaire, dimanche au Vélodrome. L’OM aura là l’occasion de disputer son second match de Ligue des Champions. Même de manière officieuse, ce sera une manière de voir si la première leçon de très haut niveau reçue à Madrid a été retenue. Avec une touche d’espoir chez Roberto De Zerbi. « J’ai une grande équipe, très forte. Nous avons joué à notre niveau maximal au Real. Maintenant, j’espère que nous pourrons continuer à travailler dans ce sens. »

    Il admet ne pas être devin. « J’ignore ce que nous allons faire dans le futur, mais j’espère que nous arriverons à un niveau très haut. Nous avons bien travaillé à Madrid, j’ai aimé la manière dont nous avons joué. Maintenant, il nous faut voir le niveau que nous pourrions atteindre. »

  • L’OM pas récompensé face au Real Madrid

    L’OM pas récompensé face au Real Madrid

    Annonçant un OM sans peur au moment de défier le Real, Roberto De Zerbi se devait aussi de trouver onze chevaliers du Guesclin sans reproches pour relever le gant. Il les a eus, mais cela n’a pas suffi pour déjouer les pronostics.

    Devinant que le schéma imaginé risquait de faire vivre à son équipe un nouvel Azincourt, l’Italien a rapidement revu sa copie. En faisant monter Timothy Weah d’un cran, il a eu du flair. Car, la réception d’un ballon gratté par Mason Greenwood, l’international états-unien a fait trembler le filet de Thibaut Courtois et frissonner les supporters madrilènes.

    Et oui, sur le premier tir marseillais cadré de la soirée, l’OM ouvrait le score. Alors que le Real avait déjà achoppé trois fois sur la muraille Gerónimo Rulli. Le gardien olympien qui, malgré un but encaissé sur penalty, face à l’inévitable Kylian Mbappé, sera finalement le Phocéen de la première période, avec ses dix arrêts, égalant un record datant de 2003.

    Au fil des minutes, on devinait un regain de confiance chez des Olympiens de plus en plus entreprenants. Ils sentaient la possibilité de faire mieux que tenir le 1-1, face à des Merengues souvent brouillons dans leurs dernières intentions de jeu.

    Si Gerónimo Rulli réalisait encore quelques parades décisives, il obtenait l’expulsion de Dani Carvajal, obligeant le Real à terminer la rencontre à dix. Cela aurait pu être une bonne nouvelle. Surtout après que Pierre-Emerick Aubameyang a eu la balle pour redonner l’avantage aux Marseillais. Tout comme l’aura Mason Greenwood à l’entame du money-time.

    Malheureusement, entre ces deux occasions franches, dans lesquelles Thibaut Courtois avait su lire la bonne trajectoire des frappes marseillaises, Kylian Mbappé se voyait offrir sur un plateau un second penalty. L’ancien Parisien, bourreau traditionnel de l’OM lorsqu’il évoluait en Ligue 1, ne se faisait pas prier pour tromper une seconde fois Gerónimo Rulli.

    Comme en première période, l’Argentin était parti du bon côté. Sur cette seconde action, il a même effleuré le ballon. Mais il y avait trop de puissance pour qu’il réussisse son arrêt.

    Kylian Mbappé venait d’inscrire ses onzième et douzième buts aux dépens de l’OM. Ainsi, après Monaco et le PSG, il prolonge son invincibilité aux dépens de Marseillais. Alors que ces derniers ne méritaient vraiment pas de connaître un tel scénario.

    « Deux occasions où Thibaut Courtois avait su lire la bonne trajectoire des frappes marseillaises »