Tag: Ligue des Champions

  • [Entretien] Fabien Laurenti : « Les arbitres prennent des libertés avec l’OM »

    [Entretien] Fabien Laurenti : « Les arbitres prennent des libertés avec l’OM »

    La Marseillaise : Comprenez-vous quelque chose à la situation qui amène le but italien, mercredi ?

    Fabien Laurenti : Non ! Déjà, je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas eu de penalty sifflé en faveur de l’OM ! Je vois l’arbitre qui met le sifflet à la bouche. Les joueurs s’arrêtent de jouer, puis l’arbitre semble être interpellé par la VAR. Et rien ! Le jeu se poursuit, avec le but de Bergame au bout de l’action. Or, je pense que, même en ayant très mal joué, l’OM devait bénéficier du penalty.

    Dès la fin du match, des officiels qui ont observé la rencontre ont dit que ce type de main, qu’ils appellent « auto-main », n’était pas sanctionnable ?

    F.L. : C’est la première fois que j’entends parler de cette règle de l’auto-main. Si tel est le cas, il va falloir que les défenseurs travaillent là-dessus, cela leur permettra de se sortir de situations compliquées. Mais revenons au match. C’est la même situation que pour Medina au Real Madrid. Mais, là-bas, la VAR a donné un penalty pour Madrid. D’ailleurs, je me demande ce qu’aurait fait cet arbitre si la décision aurait concerné Manchester City, Barcelone ou Liverpool… Pour moi, c’est bien l’illustration que les arbitres prennent des libertés avec l’OM. Qu’ils ont des décisions qu’ils ne prennent pas contre un Real, un Barça ou un autre grand club d’Europe. C’est la preuve, hélas, que l’OM n’a pas le même poids qu’un grand et n’est, de fait, pas respecté. C’est un traitement inégalitaire qui lui coûte cher en Ligue des Champions, cette saison.

    Que suggérez-vous
    pour remédier à cela
     ?

    F.L. : Pour moi, il n’y a qu’une solution. Soit les instances du football déterminent une règle claire sur ce qui constitue une faute de main caractérisée dans la surface de réparation. Auquel cas, les arbitres devront s’en tenir et ne plus faire du cas pas cas, en fonction du stade où la main est commise. Sinon, je vais être plus radical : on décide que les défenseurs ont le droit de se servir de leurs mains pour défendre et qu’un contact manuel avec le ballon devienne la norme. Je ne comprends pas que les observateurs trouvent normal qu’un joueur défende avec les mains croisées dans le dos, pour éviter le moindre doute. Ce n’est pas une position naturelle.

  • Gerónimo Rulli, l’ange gardien qui a longtemps tenu le coup

    Gerónimo Rulli, l’ange gardien qui a longtemps tenu le coup

    C’est un geste divin devenu habituel, mais on ne s’en lasse pas. Le portier de l’Olympique de Marseille, Gerónimo Rulli (33 ans), a, comme souvent depuis son arrivée dans la cité phocéenne, lors du mercato d’été 2024, sauvé son équipe en stoppant un penalty exécuté à la quatorzième minute par le milieu de terrain belge Charles de Ketelaere. Ce dernier pensait avoir trompé son vis-à-vis, mais c’est bien « Geró » qui a eu le dernier mot sur ce coup-là. Spécialiste de l’exercice, le gardien argentin possède un sens de l’anticipation spectaculaire, lui permettant de plonger au moment opportun. Le tout, sans trahir sa direction de sauvetage. Un dernier rempart qui porte bien son nom.

    « Je n’ai pas de secrets »

    L’ancien protecteur de l’Ajax et de la Real Sociedad a ainsi arrêté son premier penalty de la saison, lui qui en a encaissé trois (deux fois face à Kylian Mbappé contre le Real Madrid et une fois face à Odsonne Edouard contre le RC Lens). Il est même devenu le premier gardien à stopper un penalty avec l’OM en Ligue des Champions depuis Steve Mandanda contre Arsenal, le 26 novembre 2013. « Il y a des moments où je vais parler à l’attaquant, il y a des moments où je vais directement dans le but. Mais je regarde beaucoup la course, comment ils courent et s’ils me regardent. À partir de là, je prends une décision », confiait-il l’année passée, après avoir stoppé ses deux premiers penalties sous les couleurs olympiennes. Des sauvetages qui lui avaient permis, en septembre 2024, d’être le gardien le plus régulier dans l’exercice en Ligue 1 (57%, 4/7) depuis la saison 2019/2020.

    En sachant que Rulli en avait déjà arrêté deux sur cinq lorsqu’il évoluait à Montpellier. « Je travaille beaucoup dessus. Je passe beaucoup de temps à analyser et je regarde aussi beaucoup de football. Et j’apprends en regardant. Mais je n’ai pas de secrets », poursuivait le natif de La Plata, persuadé que « ce n’est pas que de la chance à 100% ». En tout cas, son talent est un don qui va sûrement sauver l’OM à d’autres occasions au cours de la saison.

  • Premier point en Youth League pour les minots

    Premier point en Youth League pour les minots

    Ce résultat, premier nul de l’OM en Youth League cette saison, ne fait les affaires de personne.

    La première période a été marquée par un manque de rythme et de créativité. Peu d’occasions à se mettre sous la dent pour les quelques centaines de spectateurs du stade Francis-Turcan, à Martigues. Les jeunes olympiens se sont créés plusieurs occasions (10e, 23e) mais, arrivés dans la surface, la panique s’est ressentie alors que leurs adversaires gardaient la tête froide. La défense de « La Dea » a été difficile à contourner.

    La seconde période n’a pas permis de débloquer la situation. L’Atalanta n’a pas créé de jeu et les Marseillais ont longtemps cherché la faille sans la trouver. A 20 minutes du terme, l’OM a placé un ballon devant la cage sans que personne ne pousse la balle derrière la ligne. Le score est resté figé à 0-0 jusqu’au coup de sifflet final. Les Minots ont empoché leur premier point, mais la qualification pour les phases finales s’éloigne.

    RÉSULTATS

    OM 0 (0)

    Atalanta 0 (0)

    4e journée de Youth League

    Stade Francis-Turcan, à Martigues

    OM : Diarra – Bezahaf, Baradji, Pambani, Doubal – Sellami, Issanga – Abdallah, Magaud, Remadnia – Lamare

    Entraîneur : Titou Hasni

    ATALANTA : Anelli – Ramaj, Maffessoli, Isoa – Leandri, Percassi, Mencaraglia, Gerard Ruiz, Gasparello – Baldo, Cakolli

    Entraîneur : Giovanni Bosi

  • OM-Atalanta : un jeu de go qui n’a souri à aucun des acteurs

    OM-Atalanta : un jeu de go qui n’a souri à aucun des acteurs

    Cet OM prudent laissait l’initiative, s’exposant aux coups d’accélérateur visiteurs. Sur l’un d’eux, Gerónimo Rulli partait à la faute. Mais l’Argentin se rachetait en repoussant le penalty. Cette action servait d’électrochoc pour des Olympiens qui allaient enfin sortir de leur coquille. Chercher les Bergamasques dans leur moitié de terrain, après les avoir un peu trop regardés durant un quart d’heure.

    S’ils étaient plus efficaces dans les duels, les Olympiens avaient du mal à approcher du but de Mareco Carnesecchi. Dans un match ressemblant de plus en plus à une partie de go, où chacun cherchait à amener l’autre sur une fausse piste. À ce jeu-là, les Italiens se montraient plus inspirés et allaient même réussir le banco.

    Leur but tardif, même entaché d’une grosse faute de leur part, venant plomber la soirée marseillaise.

  • L’OM spolié et refroidi par l’Atalanta Bergame

    L’OM spolié et refroidi par l’Atalanta Bergame

    Gagner pour se relancer, telle était la mission des Olympiens face à l’Atalanta.

    Un duel qui avait des airs de tragédie antique, où les hoplites de Roberto De Zerbi se voyaient offrir une belle face à la Déesse latine d’Ivan Juric, deux ans après une demi-finale de Ligue Europa qui avait souri aux Lombards. Cette fois, pas de match couperet. Juste un duel de mi-phase principale de la Ligue des Champions. Duel qui devait donner des signaux sur les chances de deux adversaires de poursuivre l’aventure.

    Face à des Bergamasques devant eux au classement avant le coup d’envoi, les Phocéens se devaient de rectifier le tir, après avoir abandonné trois points au Portugal. Ne serait-ce que pour rester dans le ton de leur prestation face à l’Ajax, qui avait suscité énormément d’espoirs.

    Le Vélodrome attendait aussi un réveil, après la purge face à Angers. De plus, la réception d’un adversaire qui, dans son championnat, est au point mort, était l’occasion de montrer que dans son fief, l’OM restait redoutable. Il fallait pour cela un OM sans peur et sans reproche. Un OM capable de refaire mal à son adversaire en profitant de ses temps faibles.

    Bref, il fallait retrouver l’allant qui avait bousculé le PSG et l’Ajax. Qui avait animé la première mi-temps des Marseillais à Lisbonne et Lens. Or, c’est plutôt l’OM apathique d’Angers et Auxerre qui entrait dans le match. Un OM qui se faisait une première frayeur au quart d’heure de jeu, en concédant un penalty qui aurait pu sonner le glas de ses espoirs. Heureusement, c’est le Gerónimo Rulli du début de la saison dernière qui se rappelait aux bons souvenirs du peuple marseillais, en repoussant le tir de Charles de Ketelaere.

    Cet électrochoc devait faire sortir les Olympiens de leur torpeur. Malheureusement, même s’ils étaient plus présents dans la moitié de terrain italienne, les vagues bleues étaient plus dangereuses que l’écume blanche marseillaise, trop évanescente pour faire trembler Marco Carnesecchi.

    Tandis que Gerónimo Rulli tremblait sur chaque coup d’accélérateur adverse. Notamment sur le coup de reins d’Ademola Lookman, qui aurait pu donner l’ouverture du score en faveur de Bergame. Mais la vidéo le signalait hors-jeu (69).

    La fin de match était irrespirable, avec un OM qui tentait vainement de briser la défense lombarde. Une main italienne dans la surface aurait dû donner un penalty en faveur des Marseillais. Mais l’arbitre laissait filer, permettant à l’Atalanta de marquer, sur le contre qui suivait. Malgré la faute initiale, José Maria Sanchez ne revenait pas sur sa décision.

    Résultats

    OM 0 (0) ATALANTA 1 (0)

    4e journée de Ligue des Champions

    Stade Vélodrome (64 319 spectateurs)

    Arbitre : J.M. Sanchez (ESP).

    Buts : Samardzic (90)

    Avertissements : O’Riley (67), Rulli (90+8) à l’OM, Ederson (27), Kossounou (50) à l’Atalanta.

    OM : Rulli – Murillo, Pavard, Aguerd, Egan-Riley (Gomes, 79), Garcia (Mmadi, 90+4) – O’Riley, Höjbjerg (c) – Greenwood, Aubameyang, Paixão (Vaz, 72). Entraîneur : R. De Zerbi.

    ATALANTA : Carnesecchi – Kossounou (Hien, 55), Djimsiti, Ahanot -Bellanova, de Roon (c, Pasalic, 46 ), Ederson, Zappacosta – Krtstovic (Scamacca, 85) – de Ketelaere (Samardzic, 85), Lookman (Musah, 75). Entraîneur : I. Juric.

    Balzaretti arrive

    Un nouveau visage est apparu dans la direction sportive olympienne. Federico Balzaretti a en effet rejoint la cellule de recrutement du club. L’ancien défenseur est désormais le bras droit de Medhi Benatia, aux côtés duquel il a évolué en défense centrale de la Juventus. Son rôle sera de détecter les jeunes joueurs dans le cadre de la post-formation.

  • OM : Aguerd présent dans le groupe pour affronter l’Atalanta

    OM : Aguerd présent dans le groupe pour affronter l’Atalanta

    Roberto De Zerbi avait pourtant annoncé son absence pour cette quatrième journée de Ligue des champions, mais Nayef Aguerd, touché à la hanche et préservé à Auxerre, est finalement présent dans le groupe olympien pour affronter l’Atalanta Bergame, ce mercredi soir (21h).

    Quelques heures après la conférence de presse de son entraîneur, mardi, l’ancien rennais a pris part l’entraînement collectif sans afficher de gêne persistante.

    Le technicien italien avait besoin d’éléments défensifs, suite aux nombreux blessés qui peuvent occuper ce secteur de jeu : Leonardo Balerdi, Timothy Weah, Bilal Nadir et Geoffrey Kondogbia. Sans oublier la suspension du latéral gauche Emerson Palmieri, suite à sa simulation face au Sporting Portugal.

    L’international marocain devrait être aligné aux côtés de CJ Egan-Riley dans la charnière centrale, entouré par Benjamin Pavard sur le côté droit et Amir Murillo dans le couloir gauche. Une défense solide sur le papier, mais qui laisse peu d’options sur le banc. Outre Ulisses Garcia, qui a pu remplacer Facundo Médina sur la liste fournie à l’UEFA, l’entraîneur olympien a fait appel à deux jeunes de l’équipe Pro D2 pour pallier nombreuses absences : le latéral Mathis Clément (19 ans) et le central aixois Rayan Ouro Bang Na (18 ans).

    Parmi les pensionnaires de la pouponnière marseillaise, le milieu de terrain offensif Tadjidine Mmadi et l’avant-centre Ange Lago (20 ans) ont également été convoqués pour cette journée de Ligue des champions déjà presque décisive.

  • L’OM doit relancer sa campagne européenne

    L’OM doit relancer sa campagne européenne

    Après avoir réussi à sortir de leur spirale négative, samedi à Auxerre (0-1), les Olympiens vont tenter de retrouver le même chemin de la victoire, ce mercredi (21h), avec la réception de l’Atalanta Bergame, à l’occasion de la quatrième journée de la Ligue des Champions. « C’est un match que nous devons absolument gagner », martèle Roberto De Zerbi, conscient qu’une troisième défaite européenne, après celle subie face au Real Madrid (2-1) et plus récemment au Sporting Portugal (2-1), pourrait être préjudiciable pour une éventuelle qualification.

    Sachant que l’Olympique de Marseille va devoir prochainement affronter Newcastle et Liverpool, deux formations anglaises qui comptent bien jouer des coudes pour se hisser dans le top 8 et ainsi gagner directement leur place pour les 8e de finale. Sans passer par la case barrage dans la phase à élimination directe. Mais les Marseillais, invaincus dans leur antre depuis le début de la saison, vont devoir profiter de cet avantage « maison » pour décrocher leur deuxième succès en Ligue des Champions, après celui acquis face à l’Ajax Amsterdam (4-0). « Le Vélodrome fait un peu de bruit », ironise Pierre-Emile Højbjerg, persuadé que la formation phocéenne a le niveau pour réaliser de grandes choses sur le plan européen. « On est conscient qu’on a des choses à améliorer, mais on doit continuer sur le bon chemin avec quelques ajustements », ajoute le milieu de terrain danois, qui devrait officier aux côtés d’Arthur Vermeeren et Matt O’Riley face aux Italiens.

    Si le cœur du jeu olympien ne subira pas de modifications, le secteur défensif se retrouvera quant à lui totalement chamboulé : Leonardo Balerdi, Timothy Weah et Bilal Nadir se sont ajoutés à la longue liste des blessés à l’infirmerie, dans laquelle figurait déjà Facundo Medina (remplacé par Ulisses Garcia sur la liste de l’UEFA), Hamed Junior Traoré, Amine Gouiri et Geoffrey Kondogbia. Roberto De Zerbi va également devoir composer sans le latéral gauche Emerson, suspendu après sa simulation contre le Sporting Portugal. « Le soleil reviendra quand tous ceux qui sont blessés reviendront. Ce sera un petit peu plus facile. C’est une période difficile, où il faut être un peu plus méchant et déterminé », insiste l’Italien.

    L’Atalanta tire les leçons du passé

    C’est un stade où règne une atmosphère incroyable, il faut être prêt mentalement à y faire face », prévient Mario Pašalic, milieu de terrain de l’Atalanta Bergame. L’international croate, âgé de 30 ans, a déjà foulé la pelouse du stade Vélodrome à deux reprises dans sa carrière : une fois avec l’AS Monaco, club dans lequel il a évolué lors de la saison 2015-2016, et une fois avec le club lombard, l’année passée, lors de la demi-finale aller de la Ligue Europa 2024. « L’expérience est un facteur important à prendre en compte, surtout dans un stade aussi chaud », ajoute celui pour qui la dernière visite reste « un très bon souvenir » malgré le score de parité au coup de sifflet final (1-1). « Ce match aller avait été très compliqué », souligne Ivan Juric, l’entraîneur bergamasque. Ce dernier n’était pas encore sur le banc de la « Dea » à ce moment-là. « Au retour, c’était le vrai visage de l’Atalanta. Ce sera différent avec Roberto (De Zerbi), c’est un autre OM. Ce sont d’autres joueurs, d’autres façons de jouer, d’autres manières de défendre », analyse le technicien croate.

    REPÈRES

    Annoncé blessé, Aguerd s’est entraîné mardi

    Le défenseur international marocain Nayef Aguerd, annoncé comme absent de la liste mardi matin par son entraîneur Roberto De Zerbi, s’est présenté quelques heures plus tard à l’entraînement collectif. Coup de bluff du technicien italien ou gêne physique persistante ? En tout cas, avec les huit absents pour cette 4e journée de Ligue des Champions, il y a finalement un espoir pour que l’ancien rennais, touché à la hanche et préservé à Auxerre, figure dans le groupe olympien.

    La réception de Nantes le 4 janvier

    La Ligue de football professionnel (LFP) a communiqué la programmation de la 17e journée de Ligue 1. L’Olympique de Marseille recevra le FC Nantes au stade Vélodrome le dimanche 4 janvier 2026 à 15h. Cette rencontre marquera la reprise du championnat pour les hommes de Roberto De Zerbi, après la trêve hivernale.

  • Les jours se suivent et se ressemblent à Bergame

    Les jours se suivent et se ressemblent à Bergame

    Si l’OM n’a pas été flamboyant ces derniers temps, ce n’est rien comparé à la situation que vit l’Atalanta Bergame. Le club lombard n’a plus remporté le moindre match depuis la deuxième journée de Ligue des Champions face au Club Bruges (2-1, le 30 septembre).

    Les coéquipiers de l’ancien défenseur olympien Sead Kolašinac, qui n’évoluera pas sur le terrain face aux Marseillais, enchaînent les prestations à un point. « L’équipe a très bien fait ces derniers temps mais elle n’a pas récolté les bénéfices », déplore l’entraîneur Ivan Juric, fâché après la dernière journée face à l’Udinese (défaite 1-0, le 1er novembre). Ses joueurs ont réalisé « une très mauvaise première mi-temps ». « Nous avons tout raté, mais nous voulons réagir tout de suite », surenchérit le milieu de terrain croate Mario Pašalic, conscient que des mauvaises passes arrivent même aux meilleures équipes.

    Un parcours européen mitigé

    L’Atalanta Bergame a débuté son aventure en Ligue des Champions par une lourde défaite face au PSG (4-0), avant de se rattraper dès la deuxième journée en allant s’imposer face au Club Bruges (2-1). Malgré leur nette domination, les protégés d’Ivan Juric n’ont pas réussi à décrocher une deuxième victoire européenne contre le Slavia Prague (0-0). Ils pointent ainsi à la 17e place de la phase de Ligue, soit trois rangs devant l’OM.

  • Brescia, Bergame et Roberto De Zerbi, récit d’une rivalité historique

    Brescia, Bergame et Roberto De Zerbi, récit d’une rivalité historique

    Brescia-Atalanta Bergame, un derby rare mais une adversité et une hostilité réciproques importantes. À l’heure où l’Olympique de Marseille accueille les Bergamasques au Vélodrome, retour sur la rivalité de ces deux clubs de Lombardie. Tout d’abord, Brescia est bien la ville de Roberto De Zerbi. C’est ici qu’il a grandi, qu’il a vu ses premiers matches de football. Interrogé en conférence de presse, le coach italien confirmait que ce match est un peu plus spécial. « Ça m’est arrivé de jouer des équipes italiennes avec mes anciens clubs, mais là c’est un match différent. Je suis né à Brescia, je suis un tifoso de Brescia. Je suis né à 100 mètres du stade, lorsqu’il y avait un match nous en parlions du lundi au dimanche. »

    Deux régions s’opposent

    Mais alors d’où vient ce désamour entre les deux villes voisines ? Au-delà du football, ces cités s’opposent depuis des siècles. Neuf pour être précis. Déjà au XIIe siècle, les historiens ont conté qu’il y a eu des mésententes autour de terres dans la région de Brescia. Nicolas est suiveur de l’Atalanta depuis 12 ans. Il explique que « ces deux provinces sont différentes, avec un vécu différent. Comme souvent, ce sont des histoires de clochers. Historiquement, Brescia est aussi plus bourgeois ». En effet, Bergame est aussi connu pour être une grande vallée industrielle d’Europe.

    Concernant le football, comme dit précédemment, Brescia-Atalanta est un derby rare. 66 matches en 105 ans, une goutte d’eau par rapport à leurs homologues de Milan et leurs 241 oppositions. « La rivalité s’est même un peu estompée au fil du temps car les deux équipes s’affrontaient moins souvent. Brescia a été en Serie B puis est remonté mais l’Atalanta était descendu entre-temps », rapporte Nicolas. « Lors du retour de Brescia en Serie A, en 2019, j’avais bien coché le derby pour ne pas le manquer », continue-t-il.

    Une preuve de cette rivalité moins forte qu’auparavant, cette banderole de soutien des deux clubs, lors d’une crise Covid qui avait très durement touché la région. Depuis cet été, Brescia n’est plus. Sans licence professionnelle, l’équipe a finalement été dissoute après plus d’un siècle d’histoire. Le derby est mort, vive le derby.

  • Ces trois joueurs passés par l’OM et l’Atalanta Bergame

    Ces trois joueurs passés par l’OM et l’Atalanta Bergame

    Franck Sauzée

    Recruté en 1988, après une excellente saison chez les Sochaliens avec seize buts en 30 matches, « Kaiser » Sauzée s’est imposé comme l’un des cadres de la formation phocéenne, qui a réalisé dès sa première saison le doublé coupe-championnat. S’il a remporté, à nouveau, le trophée de la Coupe de France (en 1991) et du championnat de France (en 1992), le milieu de terrain originaire d’Aubenas a connu l’apothéose de sa carrière en 1993, où il a fait partie de l’équipe vainqueure de la Ligue des Champions. Sous les ordres de Raymond « la Science » Goethals, l’international tricolore (39 sélections) évoluait dans un registre plus offensif, ce qui lui a notamment permis d’inscrire un triplé face au CSKA Moscou lors de la phase de groupe européenne de 1993. Après avoir tout gagné avec l’Olympique de Marseille, il a tenté une première expérience à l’étranger sous les couleurs de l’Atalanta Bergame. Une mauvaise expérience pour Sauzée, auteur de trois réalisations en 19 apparitions. Après cette saison ratée, il aurait dû revenir à l’OM pour relancer sa carrière, mais a finalement rejoint les rangs de Strasbourg.

    Sead Kolašinac

    Le guerrier bosnien (62 sélections) a débarqué dans la cité phocéenne lors du mercato hivernal 2021 pour doubler le poste de latéral gauche, occupé en ce temps-là par le Brésilien Luan Pères. Après quelques premiers mois timides, le « Tank » s’est imposé comme un élément fort de la charnière olympienne, sous le commandement d’Igor Tudor. Il a même réussi à être décisif en inscrivant quatre buts lors de la saison 2022-2023. Ses bonnes prestations vont lui permettre de rejoindre l’Atalanta Bergame, où il a affronté ses anciens coéquipiers marseillais quelques mois plus tard lors de la confrontation aller-retour en demi-finale de la Ligue Europa 2024. Toujours présent dans l’effectif lombard, Kolašinac alterne entre les longues blessures et les titularisations. Il n’a toujours pas refoulé la pelouse depuis le 13 avril.

    Ruslán Malinovskyi

    Ce joueur prometteur a réussi à taper dans l’œil de l’Atalanta en 2019, après un exercice grandiose avec le club belge de Genk (13 buts et 11 passes décisives). Après trois saisons confirmées sous les ordres de Gian Piero Gasperini, l’international ukrainien (66 sélections) est prêté à l’OM avec une option d’achat de 10 millions d’euros. Malgré ses 23 apparitions lors de cette deuxième partie de saison 2023-2024, le milieu offensif n’a pas réussi à s’imposer dans le onze olympien. Il a toutefois marqué les esprits en mettant fin à 12 ans d’hégémonie du PSG au Vélodrome grâce à son but victorieux en 8e de finale de la Coupe de France 2023.

    Abdoulay Konko, l’exception marseillaise

    Il n’a jamais porté le maillot de l’Olympique de Marseille, mais on ne peut pas évoquer l’Atalanta Bergame sans citer le nom d’Abdoulay Konko. Ce défenseur latéral droit, formé à l’ASPTT Marseille et passé par le centre de formation du FC Martigues, s’est rapidement exporté en Italie. Après avoir évolué dans des clubs prestigieux comme la Juventus de Turin ou la Lazio Rome, Konko a choisi de finir sa carrière à l’Atalanta Bergame lors de la saison 2016-2017. Il a ainsi rejoint l’effectif de Gian Piero Gasperini, qu’il a déjà connu dans trois autres clubs (à la Juventus, à Crotone et à Genoa). C’est d’ailleurs le technicien italien qui l’a replacé dans le couloir droit, alors qu’il a toujours évolué comme milieu de terrain axial.