Tag: Ligue 1

  • OM : la fin d’une saison qui aura tourné au vinaigre

    OM : la fin d’une saison qui aura tourné au vinaigre

    Que dire ? Quels mots choisir pour faire le bilan d’une telle saison de football ? Des crises, l’OM en a vécu et en vivra d’autres dans le futur, c’est une évidence. Dix ans après le départ surprise de Marcelo Bielsa dès la 1ère journée, l’année a débuté par un autre événement majeur. Défaite à Rennes, « bagarre » dans le vestiaire puis exfiltration des deux protagonistes que sont Adrien Rabiot et Jonathan Rowe. Les turbulences se font déjà sentir alors que le mois d’août n’est pas encore achevé.

    Pourtant, l’automne olympien est bon. En Ligue 1, la cadence infernale du PSG est assez tenue, voir l’Olympique de Marseille sur le podium est on ne peut plus logique. Sur la scène européenne, avec trois victoires face à Newcastle, l’Ajax et l’Union Saint-Gilloise, le top 24 se dessine favorablement. Les revers face à l’Atalanta et le Sporting sont frustrants, mais les hommes de Roberto De Zerbi ont une marge de manœuvre. Pour résumer, la fin d’année 2026 est tout à fait correcte, l’OM suit sa ligne de conduite et ses stars marchent à plein régime. Mason Greenwood est toujours le meilleur joueur du club et d’autres individualités se plaisent ici, comme le nouveau venu Igor Paixao ou encore Timothy Weah et Emerson.

    De Zerbi et Longoria

    s’en vont

    C’est en 2026 que la planète OM va arrêter de tourner rond. Premier élément déclencheur : le Trophée des Champions. Sans titre depuis 2012, les Marseillais passent à quelques secondes de battre le PSG début janvier. Un crève-cœur qui amène des premières tensions entre le groupe et Medhi Benatia, ce dernier attaquant frontalement le capitaine Leonardo Balerdi en privé. Second élément déclencheur : la débâcle de Bruges. La goutte d’eau a fait déborder le vase, amenant un raz-de-marée ne s’arrêtant pas jusqu’au 17 mai, date de la fin de saison. La piteuse prestation (0-3) combinée à la sortie de route ubuesque liée au but du gardien de Benfica crée une véritable rupture.

    Peu à peu fragilisé, Roberto De Zerbi quitte la Commanderie le 11 février. Dimanche soir, Medhi Benatia évoquait le départ du technicien italien : « Roberto disait : “Si nous deux, on n’arrive pas à donner à l’équipe plus de passion, plus de sang, personne n’y arrivera.” On n’a pas réussi à avoir ce supplément d’âme, ce qui a donné des résultats catastrophiques et mes sorties que je ne regrette pas. »

    Pour suppléer le natif de Brescia, l’ancien défenseur olympien Habib Beye débarque. Un événement qui marquera également la fin des cinq années de présidence de Pablo Longoria. Cinq jours après « RDZ », l’Espagnol quitte le navire et Benatia réalise un vrai-faux départ. Vers la sortie, le Marocain reste finalement jusqu’à la fin de la saison. L’ère Habib Beye sera à l’image de son premier match à la tête de l’OM. Sous une bruine brestoise, les Phocéens prennent l’eau (0-2) et ne redresseront jamais vraiment la barre.

    Élimination précoce en Coupe de France, plusieurs débâcles en championnat, les points échappés ne seront pas revus. Frustration et gâchis résument au mieux cette saison, malgré une 5e place synonyme de ticket pour la Ligue Europa. Medhi Benatia acquiesce : « Bien sûr que c’est du gâchis, évidemment. Si on m’avait fait signer en début d’année pour faire 3e, j’aurais dit non. On cherchait au minimum la 2e place, on était ambitieux, on se devait d’aller chercher plus haut. » Emerson enchaîne : « On voulait être le plus haut possible, on a eu cette opportunité, on n’est pas satisfaits, car on voulait se qualifier pour la Ligue des Champions. » Entraîneur, directeur sportif, joueurs… Tout risque une nouvelle fois de changer cet été. Un nouveau cycle à enclencher.

    LA SAISON EN CHIFFRES

    16

    L’ailier britannique Mason Greenwood a inscrit 16 buts cette saison. Il est deuxième au classement des buteurs de la Ligue 1, ex-aequo avec Joaquin Panichelli.

    11

    L’OM a connu onze défaites cette saison. Un cap qui n’avait pas été atteint depuis la saison 2018-2019 (13).

    2 715

    Le milieu danois Pierre-Emile Hojbjerg a disputé 2 715 minutes cette saison, soit le recordman du groupe olympien.

  • Le réveil des chevau-légers marseillais

    Le réveil des chevau-légers marseillais

    Chez les Merlus, cela avait donné un coup d’épée dans l’eau, avec un OM totalement inoffensif. Mais face aux Hermines, en moins de deux minutes, Pierre-Emile Højbjerg trouvait la faille, quelques secondes après un premier tir cadré d’Igor Paixão. Avant qu’Amine Gouiri ne profite d’une grosse boulette du gardien adverse pour faire le break.

    Le match couperet partait sur de bonnes bases pour des Marseillais qui montraient le visage d’un vrai candidat à l’Europe. Et qui donnaient le sentiment d’avoir retrouvé le sens du jeu. Avec un avantage de deux buts acquis en moins de dix minutes, ils pouvaient envisager un final heureux. Et, surtout, avaient remis le Vélodrome dans leur poche.

    Après quelques sueurs froides, Pierre-Emerick Aubameyang mettait son équipe à l’abri d’une mauvaise surprise. Les chevau-légers marseillais avaient retrouvé leur mobilité et leur efficacité. Un réveil bienvenu, salué par une Marseillaise entonnée dans le Virage sud.

  • L’OM assure la petite Europe

    L’OM assure la petite Europe

    Les marins aguerris le savent bien, la Méditerranée n’est pas une mer si facile à maîtriser.

    Pour leurs retrouvailles avec l’OM, les Rennais ont pu le constater. Eux qui venaient chercher un billet pour la Ligue des Champions, un an jour pour jour après que les Marseillais aient obtenu le leur à leurs dépens dans ce même lieu, ont eu droit à un coup digne d’un estran des plus violent dans une entame où tout a tourné en faveur des Olympiens.

    Des Olympiens qui avaient beaucoup à se faire pardonner. Et qui, en moins de dix minutes, avaient retrouvé une dynamique qui leur faisait défaut lors de leurs dernières sorties. Mathys Silistrie devait le constater à ses dépens. Pour sa seconde titularisation, le gardien des Hermines était emporté par la vague marseillaise. À l’image de sa bourde qui permettait à Amine Gouiri de doubler la mise, quelques minutes après le coup de canon initial de Pierre-Emile Højbjerg.

    L’OM avait pris la main. L’OM se préparait à prendre sa revanche sur le sort, sauver les apparences et couper la route de la Ligue des Champions à des Rennais qui, malgré tout, n’avaient pas abdiqué. Mais qui n’avaient pas la réussite avec eux.

    Contrairement à des Phocéens de plus en plus en confiance. Et qui, après un troisième but signé du revenant Pierre-Emerick Aubameyang, voyaient se profiler une nouvelle campagne européenne. Alors que, comme l’an dernier, Rennes se préparait à vivre une nouvelle défaite au Vélodrome. Et voyait s’éloigner la chimère.

    Symbole de l’échec breton, les actions les plus remarquables étaient à l’actif de Mathys Silistrie. Le gardien visiteur, après une entame compliquée, multipliait les sauvetages face aux frappes marseillaises.

    Estéban Lepaul finissait même par trouver l’ouverture, dans une défense marseillaise qui avait connu quelques alertes, notamment un tir sur la barre de Moussa al-Tamari et un autre sur le poteau de Mahdi Camara. Néanmoins, l’OM tenait sa victoire. Et avec elle les trois points lui permettant de coiffer les Rennais sur le fil en s’adjugeant la cinquième place et s’assurant l’Europe.

    OM 3 (2) RENNES 1 (0)

    34e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (62 000 spectateurs)

    Arbitre : R. Buquet.

    Buts : Höjbjerg (2), Gouiri (9), Aubameyang (55) pour l’OM, Lepaul (84) pour Rennes.

    Avertissements : Höjbjerg (49), Gouiri (77), Pavard (90+5) à l’OM, Camara (79).

    OM : Rulli – Weah (Pavard, 88), Balerdi, Medina, Emerson – Højbjerg (c, Timber, 82), Nnadi (Kamissoko, 82) – Greenwood, Gouiri, Paixão (Vermeeren, 71) – Aubameyang.

    Entraîneur : H. Beye

    RENNES : Silistrie – Nagida, Aït-Boudlal, Rouault, Merlin – Rongier (c), Szymanski (Embolo, 46), Camara – Blas (Mukiélé, 79), Lepaul, al-Tamari (Nordin, 67).

    Entraîneur : F. Haise

    Benatia, la fin

    Dernier rescapé du trio dirigeant l’OM au coup d’envoi de la saison, Medhi Benatia a vécu son dernier match de directeur du football dimanche. L’ancien défenseur était resté en poste, malgré sa démission posée en février, à la demande de Frank McCourt afin de régler les affaires courantes. Son successeur devrait être la première recrue de la future saison.

  • OM : une finale pour l’Europe

    OM : une finale pour l’Europe

    Malgré les matches ratés, les coups durs et autres départs vaudevillesques, l’OM peut toujours prétendre être européen la saison prochaine.

    Certes, s’ils retrouvent les joutes continentales en septembre, ce ne sera pas celles de la Ligue des Champions. Néanmoins, deux options s’offrent encore aux Marseillais. La Ligue Europa et la Conférence européenne, cela en fonction de ce qu’il se passera dimanche au Vélodrome, avec la réception de Rennes, en clôture d’une saison éprouvante.

    « Jouer une Coupe d’Europe, c’est toujours bien », confesse Timothy Weah. Le lauréat 2026 du prix Orange de la presse ne galvaude pas une éventuelle participation à la Ligue Europa. Il voit dans une qualification l’occasion de « finir sur quelque chose de positif ».

    Même son de cloche du côté de son entraîneur. Habib Beye sait ce que représente une belle épopée en Ligue Europa. « J’en ai vécu une avec l’OM, avec une finale, c’est exceptionnel », insiste-t-il. Et même si la Ligue des Champions, qu’il devait aller chercher avec son équipe, se jouera sans l’OM la saison prochaine, l’ancien défenseur reste positif. « Nous avons la chance d’avoir ce dernier match au Vélodrome. Ils seront nombreux à être contents de nous voir gagner contre Rennes et finir cinquième. Ce match, c’est l’occasion d’avoir une belle sortie », continue-t-il.

    Habib Beye est optimiste. La victoire, même poussive, ramenée du Havre a permis de regonfler le moral de ses troupes. « Ce sera une bataille, et nous sommes prêts ! », confirme Timothy Weah. Prêts à couper la route de la Ligue des Champions à des Rennais qui sont revenus dans la course, sous la houlette de Franck Haise et d’un collectif revanchard, après une première moitié de saison ratée.

    Rennes a fait ce que l’OM aurait dû faire depuis le mois de janvier. À présent, c’est l’occasion pour les Phocéens de faire d’une pierre deux coups. Montrer que le groupe mérite d’aller chercher l’Europe. Et se réconcilier avec le Vélodrome.

    Les derniers matches ont montré une fracture profonde entre les joueurs et le peuple olympien. Timothy Weah en a conscience et lui lance un appel. « Les supporters ont le droit d’être exigeants et en colère. Je comprends que c’est dur pour eux de nous soutenir. Mais nous avons besoin d’eux pour aller chercher l’Europe. »

    Pour Habib Beye, la recette est simple. « Nous devons faire un grand match, en étant plus solidaires et meilleurs qu’au Havre. Être moyen ne suffira pas. »

    « Je comprends que c’est dur pour les supporters de nous soutenir »

  • Grégory Lorenzi, homme fort du secteur sportif à l’OM ?

    Grégory Lorenzi, homme fort du secteur sportif à l’OM ?

    Il est le premier wagon d’un train qui doit relancer un Olympique de Marseille malade. Il ne reste plus que de malheureux détails à régler pour que Grégory Lorenzi devienne le prochain directeur sportif de l’OM. L’officialisation doit arriver dans les dix prochains jours pour la venue de celui qui a construit, pièce par pièce, le Stade Brestois. Il est sur le point de remplacer Medhi Benatia, dans un style opposé à l’ancien international marocain. Travailleur de l’ombre et discret, apaiser les esprits sera aussi l’une de ses missions.

    Lorenzi, 42 ans, a d’abord écumé les terrains professionnels. Le Corse, formé à Bastia, a fait le bonheur du Sporting, mais aussi de Brest. C’est en Bretagne qu’il va clore sa carrière pour prendre le poste de coordinateur sportif, au cours de l’année 2016. Alors en Ligue 2, le club n’a fait que progresser avec l’ancien joueur à sa tête. Huit maintiens avec différents coaches, avant de se qualifier brillamment pour la plus belle des compétitions européennes : la Ligue des Champions. Un exploit toujours aussi dingue, même deux ans après.

    Grégory Lorenzi a réussi à construire un effectif efficace, tout en réalisant des plus-values importantes sur certains éléments. Romain Faivre et Ibrahima Diallo ont notamment été achetés une bouchée de pain avant d’être revendus 10 millions de plus. Des joueurs expérimentés comme Pierre Lees-Melou, Ludovic Ajorque ou Marco Bizot ont vu l’explosion des jeunes Bradley Locko, Kamory Doumbia et Abdallah Sima, tout aussi précieux.

    Un nouveau mercato XXL à venir

    La suite de la prometteuse carrière de Grégory Lorenzi a bien failli se faire un peu plus à l’est de la cité phocéenne. L’accord était proche avec l’OGC Nice, mais l’intérêt marseillais a fini par prendre le dessus. C’est donc un chantier qui attend le directeur sportif. Il est l’un des premiers maillons d’un OM « new-look », qui est en train de se former. Futur président, Stéphane Richard arrivera au 2 juillet. Le futur ex-brestois devra également choisir son premier entraîneur, une mission pressante. Les premiers échos évoquent qu’un Français, connaisseur de la Ligue 1, pourrait être nommé sur le banc du Vélodrome. Est-ce qu’Eric Roy pourrait venir dans les valises de son collègue de travail ? Nul ne le sait à l’heure actuelle.

    Au-delà du choix du nouveau technicien, l’homme de 42 ans devra inévitablement retaper un effectif bien mal en point. Les départs seront nombreux dès la fin de saison 2025-2026 et le mercato estival pourrait ressembler à ceux réalisés par Pablo Longoria ces dernières années. Beaucoup de mouvements sont attendus pour retrouver de la cohérence et de la densité à chaque ligne. Habitué à travailler avec de petits moyens, Grégory Lorenzi aura forcément une enveloppe plus importante. Même s’il va falloir rester dans les clous, surtout sans qualification en Ligue des Champions.

    Le Bastiais sera-t-il l’homme qui rendra à l’OM une certaine sérénité ? Laissons-lui le temps de travailler avant de se faire un premier avis.

  • L’OM s’est offert une finale inespérée pour l’Europe

    L’OM s’est offert une finale inespérée pour l’Europe

    Du droit au but au droit au rêve, il n’y a qu’un pas que les Olympiens ont réalisé, dimanche.

    Grâce au penalty réussi par Mason Greenwood au stade Océane, l’OM signe son retour dans la course aux places européennes. Certes, le résultat n’a pas suffi pour lui permettre de se relancer dans celle pour la Ligue des Champions, mais les trois points engrangés au Havre ouvrent les portes de l’espoir.

    L’espoir a minima d’aller malgré tout disputer des joutes continentales en septembre prochain. L’OM s’est, difficilement, hissé à la sixième place de la Ligue 1 et peut donc de nouveau espérer. À condition de ne plus gaspiller, alors qu’il ne reste plus qu’un match avant le palmarès final.

    Cette sixième place est un peu le symbole de ce que vivent les Olympiens depuis quelques semaines. Ils donnent le sentiment de ne plus trop savoir où aller, car leur gouvernail est visiblement bloqué et que Habib Beye peine à trouver le moyen de lui rendre sa mobilité.

    Un but symbolique

    Il est parvenu, malgré tout, à forcer le passage face à des Havrais qui n’ont pas facilité la tâche. Mais ont montré une certaine naïveté qui a permis à Mason Greenwood de retrouver le chemin du but. Même si c’est sur penalty, en marquant, l’Anglais a engrangé de la confiance. Et apporté des réponses à ceux qui doutaient de son implication dans la quête phocéenne.

    En s’imposant au Havre, l’OM a donc repris la main sur sa destinée. Avec 56 points, les Marseillais remontent à la sixième place, dernière qualificative pour une campagne européenne pour l’équipe qui l’occupera au soir de la 34e journée. La conserver serait donc l’occasion pour eux de sauver les apparences, avec un lot de consolation qui serait une finale des barrages de la Conférence européenne.

    Néanmoins, il reste ce rendez-vous au Vélodrome face à Rennes. Rennes qui est juste devant, avec trois longueurs d’avance. Un succès dimanche aux dépens des Bretons serait la garantie de gagner une place au classement, et surtout rejoindre la Ligue Europa, plus en adéquation avec les standings phocéens.

    Ce match contre les Rennais sera aussi l’occasion d’une revanche sur le destin. C’est au Roazhon Park que l’OM avait connu son premier couac avec le clash entraînant le départ précipité d’Adrien Rabiot. La revanche sauverait les apparences.

    Classement

    Pts J G N P bp bc dif

    1. PSG 73 32 23 4 5 71 27 44

    2. Lens 67 32 21 4 7 62 33 29

    3. Lille 61 33 18 7 8 52 35 17

    4. Lyon 60 33 18 6 9 53 36 17

    5. Rennes 59 33 17 8 8 58 47 11

    6. OM 56 33 17 5 11 60 44 16

    7. Monaco 54 33 16 6 11 56 49 7

    8. Strasbourg 47 32 13 8 11 51 42 9

    9. Lorient 45 33 11 12 10 48 49 -1

    10. Toulouse 44 33 12 8 13 47 46 1

    11. Paris FC 41 33 10 11 12 45 49 -4

    12. Brest 38 32 10 8 14 41 52 -11

    13. Angers 35 33 9 8 16 28 47 -19

    14. Le Havre 32 33 6 14 13 30 44 -14

    15. Auxerre 31 33 7 10 16 32 44 -12

    16. Nice 31 33 7 10 16 37 60 -23

    17. Nantes 23 33 5 8 20 29 52 -23

    18. Metz 16 33 3 7 23 32 76 -44

  • Le coup de pouce de l’assistance vidéo pour l’OM

    Le coup de pouce de l’assistance vidéo pour l’OM

    C’est surtout côté banc de touche, avec six minots appelés, que l’on devinait la pénurie actuelle à laquelle doit faire face l’entraîneur olympien. Néanmoins, les retours de Gerónimo Rulli et Benjamin Pavard pouvaient apporter une certaine sécurité défensive. Cela permettait surtout d’utiliser Tochukwu Nnadi à un poste plus adéquat par rapport au match à Nantes, où le Nigérian avait souffert en piston droit.

    Face à des Normands bien organisés et qui n’hésitaient pas à les harceler dans leur moitié de terrain, les Marseillais mettaient du temps à trouver leurs repères. Éprouvant des difficultés à s’approcher du but havrais, alors que Gerónimo Rulli se faisait quelques frayeurs.

    L’assistance vidéo allait finalement débloquer le match. Offrant à Mason Greenwood l’occasion de placer l’OM sur le bon chemin et prendre des points importants dans la course à la Ligue Europa.

  • Habib Beye dénonce de fausses informations

    Habib Beye dénonce de fausses informations

    Après l’humiliation de Nantes, Habib Beye avait opté pour un nouveau conclave à La Commanderie pour préparer le déplacement au Havre. Une semaine qui a été marquée par des événements qui ont pris des proportions hors normes. Comme la décision d’arrêter une séance d’entraînement. «Je l’ai fait car c’était une session intense. Il reste deux minutes trente et je ne voyais pas l’intérêt de poursuivre», s’est justifié l’entraîneur marseillais.

    Mais, comme le disait si bien Pape Diouf, «à Marseille, on fait d’un œuf un bœuf», cela a suffit pour insinuer que plus rien n’allait dans la maison OM. Et Habib Beye, commentant l’accolade avec Mason Greenwood sur le bord de pelouse après la victoire au Havre, y est allé de sa mise au point. «L’image est belle, car elle est nécessaire de sa part, avec tout ce qui s’est dit. Quand je vois les mensonges qui sont racontés à mon sujet, et sur mes joueurs, que j’ai arrêté l’entraînement à cause de lui, ça me désole. Dans le métier, plus rien n’est vérifié. C’est la course à l’info, aux mensonges. Une sorte de défouloir à ciel ouvert. J’ai rarement connu in tel acharnement sur une personne», a – t- il insisté.

    Quant à la sanction prise à l’encontre de Pierre-Emerick Aubameyang, Habib Beye n’a pas souhaité y revenir. «Je préfère parler des joueurs qui étaient là.»

  • L’OM s’offre de l’espoir

    L’OM s’offre de l’espoir

    Que pouvait donner un duel entre une équipe luttant pour éviter les barrages et une autre cherchant à se donner un avenir européen ?

    De part et d’autre, l’enjeu de cette avant-dernière journée de la saison était capital. Pour ne pas dire vital sur un point économique. Notamment pour un OM en passe de tout perdre, après avoir faire croire qu’il pouvait aller chercher, a minima, une nouvelle qualification pour la Ligue des Champions, à défaut d’un nouveau trophée. Malheureusement, à force de gaspiller ses jokers, l’équipe se retrouvait au bord de la falaise. Et après une nouvelle semaine compliquée, le voyage au Havre ressemblait à une bouée de sauvetage.

    Bouée à laquelle les hommes de Habib Beye se sont accrochés. Face à des Havrais qui avaient laissé leurs complexes et doutes au vestiaire. Ils devaient être d’ailleurs les premiers, avec Mowana Samatta puis Sofiane Boufal, et finalement les seuls en première période, à faire frissonner de plaisir le public d’une Océane déjà transie de froid.

    L’ambiance se réchauffera avec une série de pénalties qui devait enfin lancer la rencontre. L’OM obtenait le premier, après intervention de l’assistance vidéo. Mason Greenwood, avec l’aide du montant droit de Mory Diaw, le transformait. Tandis que le Havrais Sofiane Boufal, malheureux dans le jeu en mouvement, devait l’être aussi dans son duel avec Geronimo Rulli.

    Si l’avantage restait ténu, le but de Mason Greenwood suffisait au bonheur marseillais. Néanmoins, il fallait vaincre le signe indien du « money time », cette mauvaise habitude phocéenne de toute perdre, ou presque, en toute fin de match. Avec sept minutes de temps additionnel, il y avait de quoi trembler. Habib Beye faisait confiance à sa classe biberon pour finir le travail.

    Malgré quelques frayeurs, cette dernière s’en sortira bien.

  • Pierre-Emerick Aubameyang exclu du groupe au Havre

    Pierre-Emerick Aubameyang exclu du groupe au Havre

    C’est sans son attaquant de pointe que Habib Beye va composer son onze de départ pour le match face au Havre, ce dimanche à 21 heures, pour le compte de la 33e journée de Ligue 1.

    Pierre-Emerick Aubameyang n’est pourtant pas blessé. Mais pour avoir voulu divertir ses coéquipiers lors de la mise au vert à la Commanderie, qui a suivi l’humiliation face à Nantes, il se retrouve sanctionné. Son geste, qui rappelle celui d’Adil Rami avec l’équipe de France lors de la Coupe du monde 2018 en Russie, peut prêter à sourire. Mais avoir vidé un extincteur sur les affaires d’un membre du staff n’a pas été du goût de Habib Beye, qui a signifié à son joueur qu’il ne ferait pas le déplacement au Havre.