Tag: Ligue 1

  • L’OM peut se faire la belle

    L’OM peut se faire la belle

    Et si, quatre jours après s’être relancés en Ligue des Champions, les Marseillais se retrouvaient leaders de la Ligue 1 ?

    Lorsqu’Éric Wattellier donnera le coup d’envoi d’OM- Toulouse, samedi à 21h05, les hommes de Roberto De Zerbi connaîtront le résultat de Monaco-PSG, joué un peu plus tôt dans l’après-midi. Et si les Parisiens ne gagnent pas en Principauté, voire s’ils s’inclinent, un succès phocéen offrirait le fauteuil de leader aux Marseillais.

    « Tout va bien pour nous en ce moment », clame Leo Balerdi. Comment expliquer ce retour de l’efficacité, dont ont été victimes Brest et Nice en Ligue 1, puis Newcastle en Ligue des Champions ? « L’entraîneur nous demande d’être rigoureux. En l’étant, le jeu arrive tout seul », poursuit le capitaine de l’OM.

    L’Argentin insiste sur les progrès collectifs, « ce qui nous a fait gagner en maturité. Maturité qui, si nous la conservons, nous permettra de réaliser une bonne saison. » Jusqu’à présent, l’OM a connu des cycles plus ou moins efficaces. Une entame ratée, une série de cinq matches victorieux, mais aussi un enchaînement de déboires, notamment en Ligue des Champions, qui aurait pu plomber l’ambiance dans le groupe.

    La réception de Toulouse est l’occasion de poursuivre une série positive, lancée par un festival offensif face à Brest, déjà au Vélodrome. Un stade où l’attaque olympienne se montre redoutable, avec 60 buts marqués dans l’année.

    « Quand nous jouons ici, il y a une magie différente, qui nous fait avoir une meilleure estime de nous-mêmes », souligne Roberto De Zerbi. Néanmoins, il a conscience de la fragilité de cette situation, qui nécessite une concentration de tous les instants, afin de conserver le soutien d’un public à nul autre pareil.

    Face à Toulouse, il a conscience de la tâche qui attend ses hommes. « Nous devons rester lucides, voir le piège qui se cache derrière cette équipe », prévient-il. « Il nous faut être à 100% au Vélodrome, pour avoir le public avec nous. Ses encouragements nous rendent plus forts et c’est plus facile de gagner comme ça », note Leo Balerdi.

    Pour ce match, Roberto De Zerbi aura en tête la gestion de ses joueurs. Néanmoins, il disposera d’une semaine avant le déplacement à Lille (vendredi) : « Je vais voir comment gérer les temps de jeux de chacun, surtout ceux qui jouent beaucoup ou reviennent de blessure. » La tendance serait de reconduire la majorité des joueurs qui ont débuté face à Newcastle. Notamment Pierre-Emerick Aubameyang, qui « est en forme et s’alimente de ses buts ». De quoi lui donner des idées pour sa pointe offensive face aux Toulousains en vue de se faire la belle.

    Nayef Aguerd bon pour le service samedi

    L’OM et son défenseur ont mis les bouchées doubles pour retrouver la forme.

    Nayef Aguerd, qui redoutait de souffrir d’une pubalgie, n’avait pas participé aux matches à Nice et face à Newcastle. Et en sélection du Maroc, il avait eu droit à des soins avant de revenir plus tôt que prévu à la Commanderie.

    En conférence de presse, Roberto De Zerbi a donné de ses nouvelles. « Il peut jouer et sera dans le groupe », a confié l’Italien. Maintenant, il faut voir si Nayef Aguerd est suffisamment rétabli pour débuter la rencontre. S’il est en capacité d’enchaîner les déplacements à Lille, vendredi prochain, puis à Bruxelles, pour le sixième match de Ligue des Champions contre l’US Saint-Gilles.

    Sachant que, dans la foulée, il devrait rejoindre le Maroc pour disputer la Coupe d’Afrique des Nations, il n’est pas certain que Roberto De Zerbi prenne des risques, s’il n’est pas sûr du rétablissement total de son défenseur.

    Le staff médical tranchera.

    Repères

    L’université en partenaire

    En amont du match face à Toulouse, l’OM et Aix-Marseille Université vont signer un partenariat. Pablo Longoria, président de l’OM et Éric Berton, son homologue de l’AMU, en donneront les détails.

    Maillot Bonne Mère

    Pour une fois, les Olympiens n’arboreront pas leur habituelle tenue blanche au Vélodrome. Afin de rendre hommage à Notre-Dame de la Garde, dont la restauration est en cours, les joueurs évolueront avec une tunique couleur or.

    Partenariat

    L’OM et son partenaire numéro 1 ont annoncé qu’ils poursuivraient leur aventure commune jusqu’en 2028. Le nom de la CMA CGM restera donc sur les poitrines des joueurs.

  • Ces trois grands joueurs passés par l’OM et Toulouse

    Ces trois grands joueurs passés par l’OM et Toulouse

    André-Pierre Gignac

    Le minot de Martigues a été révélé au grand jour sous les couleurs violettes et blanches du Toulouse FC. Dans un premier temps remplaçant de Johan Elmander, « Dédé » Gignac a profité du départ de l’avant-centre suédois pour se faire une place. Meilleur buteur du championnat lors de la saison 2008-2009, ses performances en Haute-Garonne lui ont permis d’être convoqué par Raymond Domenech en équipe de France, où il sera même retenu pour la Coupe du monde 2010, en Afrique du Sud.

    Au retour de la terrible épopée à Kynsna, Gignac a rejoint l’OM contre la somme de 18 millions d’euros. Victime au départ d’une rude concurrence avec Loïc Rémy, le Martégal est progressivement monté en puissance. Au terme de ses cinq saisons passées à la Commanderie, André-Pierre Gignac a disputé 188 rencontres sous la tunique blanche et aura inscrit 77 buts.

    Fabien Barthez

    Soixante-quinze ans avant André-Pierre Gignac, Mario Zatelli enfilait déjà les buts sous les couleurs de l’OM. Recruté en 1935, le natif de Sétif, en Algérie française, marque les esprits du championnat de France en terminant ses trois saisons dans le top 10 des buteurs, dont la saison 1937-1938 avec 28 buts en 21 matches seulement. « Beau Mario », modèle du premier Ballon d’Or français Just Fontaine, a poursuivi sa carrière avec deux passages à Toulouse, marqués par la Seconde Guerre mondiale.

    Il a fait son retour dans la cité phocéenne en 1943 afin d’évoluer dans la nouvelle équipe fédérale Marseille-Provence, créée par le régime de Vichy en remplacement des clubs professionnels. Ce n’est qu’à la fin de la guerre que Zatelli a pu revenir porter le maillot de l’Olympique de Marseille, club qu’il entraînera à quatre reprises entre 1964 et 1973, avec un titre de champion de France en 1972.

    Né à Lavelanet, dans l’Ariège, Fabien Barthez a rapidement tapé dans l’œil du Toulouse FC, dont le responsable des gardiens était un certain Élie Baup, entraîneur de l’OM deux décennies plus tard. Profitant de la blessure des deux gardiens principaux lors de la saison 1991-1992, le « Divin chauve » a été lancé dans le grand bain par Victor Zvunka, légende l’Olympique de Marseille. Comme quoi, il était prédestiné à rejoindre la cité phocéenne. Ses excellentes prestations face aux cadors du championnat, dont l’OM, où Bernard Tapie a voulu à tout prix le recruter, lui ont permis de rejoindre le club provençal en septembre 1992.

    Barthez a remporté, dès sa première saison, la Ligue des Champions tant convoitée, seulement vingt mois après sa première titularisation en Division 1 française. La suite de son histoire a été gâchée par l’affaire VA-OM, puis la descente du club en Division 2 en 1994. Il reste cependant encore une saison avant de rejoindre Monaco en 1995.

    Mario Zatelli

    Soixante-quinze ans avant André-Pierre Gignac, Mario Zatelli enfilait déjà les buts sous les couleurs de l’OM. Recruté en 1935, le natif de Sétif, en Algérie française, marque les esprits du championnat de France en terminant ses trois saisons dans le top 10 des buteurs, dont la saison 1937-1938 avec 28 buts en 21 matches seulement. « Beau Mario », modèle du premier Ballon d’Or français Just Fontaine, a poursuivi sa carrière avec deux passages à Toulouse, marqués par la Seconde Guerre mondiale.

    Il a fait son retour dans la cité phocéenne en 1943 afin d’évoluer dans la nouvelle équipe fédérale Marseille-Provence, créée par le régime de Vichy en remplacement des clubs professionnels. Ce n’est qu’à la fin de la guerre que Zatelli a pu revenir porter le maillot de l’Olympique de Marseille, club qu’il entraînera à quatre reprises entre 1964 et 1973, avec un titre de champion de France en 1972.

    Newcastle dénonce le « mauvais traitement » de ses fans

    Le club de Newcastle a rédigé un communiqué, jeudi matin, pour dénoncer « le traitement inacceptable » réservé à leurs supporters par la police, au stade Vélodrome, mardi soir, après le match de Ligue des Champions. « Une fois le premier groupe de supporters libéré, la police a commencé à utiliser une force inutile et disproportionnée pour empêcher le reste de nos fans d’avancer. Elle a utilisé pour cela du gaz poivré, des matraques, des boucliers et de nombreux supporters ont été agressés sans discernement par la police, détaille le club anglais. Nous demanderons à l’UEFA, à l’Olympique de Marseille et aux autorités locales d’ouvrir une enquête officielle sur cette affaire afin de tirer les leçons qui s’imposent et d’éviter que ce comportement ne se reproduise. »

  • Roberto De Zerbi en veut encore plus après Nice

    Roberto De Zerbi en veut encore plus après Nice

    En inscrivant 5 buts sur le terrain de Nice, l’OM a frappé fort, vendredi.

    Ce résultat met en lumière de nouvelles perspectives intéressantes pour la suite de la saison et surtout la reprise de la Ligue des Champions.

    Des retours importants

    Si l’infirmerie olympienne est toujours bien remplie, à Nice, trois joueurs en sont sortis et leur retour a eu un impact sur le collectif. Timothy Weah a marqué, Geoffrey Kondogbia a tenu la baraque au milieu, en l’absence de Pierre-Emile Höjbjerg. Quant à Leo Balerdi, il a bien sécurisé la défense et son entente avec Benjamin Pavard a été intéressante.

    Concernant l’absence de dernière minute de Pierre-Emile Höjbjerg, Roberto De Zerbi s’est justifié. « Il avait besoin de souffler, de rester avec les siens. C’est pourquoi je lui ai donné deux jours de repos. »

    Une attaque de feu menée par Greenwood

    L’OM a inscrit cinq buts vendredi. Avec notamment un doublé de Mason Greenwood qui a visiblement franchi un palier ces dernières semaines. « Il joue un rôle important en ce moment, il met des buts, donne des passes décisives. Il est en train de devenir un joueur complet », a souligné à son sujet Roberto De Zerbi. L’Italien a rappelé « que la saison dernière était sa première complète depuis deux ans. Il poursuit sa progression car il est encore très jeune ».

    Avec 33 buts en 13 matches, l’attaque olympienne est la plus efficace de la Ligue 1. Si elle conserve son rythme, elle pourrait offrir un atout au club dans le sprint final.

    De Lange relève le gant

    Comme après chaque trêve internationale, Roberto De Zerbi a laissé sur le banc Geronimo Rulli. Appelé à la rescousse, Jeffrey de Lange a pu, cette fois, montrer ses qualités. Face à Lorient et au Havre, le Néerlandais n’avait pas eu grand-chose à effectuer. Mais à Nice, les offensives du « Gym » lui ont offert des occasions de briller. Il a notamment évité l’égalisation azuréenne, après l’ouverture du score de Pierre-Emerick Aubameyang. Et gagné un duel important face à Terem Moffi au retour des vestiaires, quelques minutes avant le troisième but de son équipe.

    Peut encore mieux faire

    Le score semble parler de lui-même. Mais Roberto De Zerbi n’est pas totalement satisfait de la soirée. « Je ne suis pas content de la qualité de jeu. Je ne le dis pas parce que nous avons gagné 5-1 mais parce que cette équipe peut faire encore beaucoup mieux. Notamment dans la gestion du ballon et les remontées du terrain. »

    Il attend donc des progrès mardi, contre Newcastle.

    Un petit plaisir

    pour Roberto De Zerbi

    Toutefois, l’entraîneur marseillais a avoué qu’après ce résultat, il va pouvoir savourer ses prochains allers-retours entre Marseille et Brescia. « Jusqu’à présent, chaque fois que je passais en voiture devant le stade de Nice, je ne pouvais oublier notre défaite de l’an dernier. Pour mon prochain retour au pays, j’aurai cette fois le sourire en songeant au 5 – 1 de ce soir. »

    Newcastle s’est réveillé face à Manchester City

    Prochain adversaire de l’OM, en Ligue des Champions mardi, Newscastle a signé un bel exploit en championnat d’Angleterre.

    Les « Magpies » se sont imposés, samedi, face à Manchester City. Dans un Saint James Park qui est resté sur sa faim durant une heure, c’est un but de Harvey Barnes qui a réveillé l’ambiance.

    Les Citizens, bien ternes jusque-là, ont cru échapper à la punition en égalisant par Ruben Dias quelques minutes plus tard. Mais Newcastle a su conserver sa dynamique et reprendre la main, également par Harvey Barnes dont le doublé a permis à son équipe de renouer à la victoire et se hisser à la quinzième place du classement de la Premier League.

  • La défense centrale olympienne se fait pardonner

    La défense centrale olympienne se fait pardonner

    Trio inédit pour animer le jeu, Jeffrey de Lange titulaire dans le but et Benjamin Pavard associé à Leo Balerdi, Roberto De Zerbi a osé face à Nice.

    Osé une nouvelle organisation afin de gérer au mieux les trous de son effectif, plombé par les blessures. Sans doute également pour ménager ses Danois, les derniers revenus de sélection, en vue du match de mardi contre Newcastle, dans un milieu qui a su contenir son vis-à-vis azuréen sans inspiration.

    C’est surtout le duo Pavard – Balerdi qui faisait l’objet d’une attention particulière Les deux Olympiens avaient à se faire pardonner de leurs dernières sorties, marquées par les bourdes. Leur entame a été intéressante. L’apport offensif de Benjamin Pavard, passeur décisif sur l’ouverture du score signée Pierre-Emerick Aubameyang, a été indéniable. Tandis que Leo Balerdi s’est appliqué dans ses interventions.

    Dans le but, Jeffrey de Lange pouvait enfin montrer ses qualités. Au chômage technique lors de ses titularisations face à Lorient et Le Havre, le Néerlandais a réussi de beaux arrêts sur les rares frappes niçoises dangereuses.

  • L’OM se promène à Nice

    L’OM se promène à Nice

    En lançant la treizième journée du championnat, l’OM avait l’occasion d’envoyer un signal au PSG.

    C’est chose faite, avec une victoire nette ramenée de Nice, où les Phocéens restaient sur deux défaites consécutives. Mais vendredi, même privés de leurs supporters, ils ont su interrompre cette série en allant chercher un succès précieux.

    Dans un contexte niçois toujours aussi compliqué pour eux, les Olympiens ont su rapidement se faciliter la tâche. Grâce à une première demi-heure dynamique, durant laquelle ils ont su appuyer sur les points faibles des Aiglons, qui n’arrivaient pas à bonifier leur possession du ballon.

    En à peine plus d’une demi-heure, et deux buts signés Pierre-Emerick Aubameyang puis Mason Greenwood, les hommes de Roberto De Zerbi avaient démontré que leurs capacités offensives étaient toujours aussi incisives. Et ces deux buts d’avantage laissaient augurer d’une fin de soirée intéressante.

    Et si, juste avant la pause, Igor Paixão avait manqué l’immanquable, son compère Mason Greenwood, toujours aussi intenable, ne manquait pas l’opportunité de plumer définitivement les Aiglons. Totalement dépassés par les événements, les Niçois devaient vivre une fin de match cauchemardesque. Encaissant un quatrième, puis un cinquième but qui faisaient se taire la Brigade sud, dont le « Gym » fêtait le quarantième anniversaire. Le feu d’artifice, tiré plus tôt que prévu, perturbait la fin de la rencontre, temporairement interrompue par Jérémie Pignard. Et marquée par l’entrée de Neal Maupay, pour les dernières minutes de la promenade marseillaise.

    Avant la trêve, l’OM avait su rebondir après l’énorme frustration contre l’Atalanta en Ligue des Champions. Brest avait été la victime de ce réveil. En punissant Nice, les Marseillais ont montré qu’ils avaient conservé leur dynamique de Ligue 1.

  • Nice-Marseille : chaud derby en perspective

    Nice-Marseille : chaud derby en perspective

    Du côté de la Commanderie, la trêve a été studieuse.

    « Nous avons pu bien travailler. Certains internationaux sont revenus plus tôt de sélection. Et je récupère quelques joueurs. » Pour Roberto De Zerbi, la préparation du déplacement à Nice a donc été moins problématique, même si durant la parenthèse internationale, deux joueurs ont rejoint l’infirmerie. « Nous avons pu travailler dans le jeu, sur la mobilité et les transmissions. Bref, progresser dans le collectif, malgré un temps restreint. »

    Son équipe va donc retrouver la Ligue 1 ce vendredi, puis la Ligue des Champions, mardi avec la réception de Newcastle. L’entraîneur phocéen est focalisé sur le derby qui attend ses hoplites. Dans un stade de la Riviera qui, pour la première fois de la saison – et malgré l’absence de supporters marseillais – va être à guichets fermés.

    « Il fera chaud dans le stade. Et l’ambiance compliquée qui nous attend doit nous booster, pas nous faire peur », insiste l’Italien. Et si, dans la foulée, son équipe jouera son avenir européen au Vélodrome, il n’oublie pas que « ce déplacement à Nice n’est pas moins important que le match contre Newcastle. C’est le moment pour nous de passer un palier, malgré la malchance qui nous suit », détaille-t-il.

    Pour Roberto De Zerbi, « mon effectif, quand il est au complet, est très fort. Il peut nous permettre d’aller jusqu’où je ne sais pas… », évoque-t-il. Mais avec cinq joueurs majeurs à l’infirmerie, il est conscient que ses forces sont sans doute un peu moins vives.

    Nice demeure un adversaire à part pour l’OM. Parce que c’est un derby. Parce que les duels sont toujours très tendus. Parce que les Olympiens restent sur deux défaites consécutives au stade de la Riviera. Et que le moment serait malvenu d’en vivre une troisième consécutive. Ce qui ne leur est plus arrivé depuis 35 ans.

    « Que ce soit Nice, ou une autre équipe, il n’y a aucun match facile. Chacun est un contexte différent et nous savons que nous serons attendus. Nous nous sommes préparés au mieux pour pouvoir répondre aux Niçois », clame Geoffrey Kondogbia.

    Après deux mois de soins, il est enfin apte et estime que l’OM reste en position de force. « Nous avons la chance d’avoir notre destin entre nos mains, y compris en Ligue des Champions », insiste-t-il.

    Nice est une ligne de crête pour des Olympiens qui doivent y trouver la bonne voie s’ils veulent poursuivre leur route vers les sommets. Défendre, ou bonifier leur place de dauphin, avant de se relancer en Europe.

    La défense olympienne encore remaniée

    Si Geoffrey Kondogbia, Timothy Weah et Leo Balerdi ont profité de la trêve pour se requinquer, Roberto De Zerbi doit encore faire face à une avalanche de forfaits.

    Ainsi, Michael Murillo est revenu blessé de ses participations aux matches du Panama. Alors que du côté de Nayef Aguerd, s’il n’a pas joué avec le Maroc, les craintes de pubalgie se sont révélées exactes.

    De fait, c’est encore la défense marseillaise qui sera cacochyme face à Nice. « Il va nous falloir gagner, malgré les absences », insiste l’entraîneur phocéen. S’il reconnaît que l’absence de Nayef Aguerd est la plus problématique, « nous devons nous habituer à jouer sans lui, même s’il est irremplaçable ».

    S’il n’a rien dévoilé de ses plans concernant son onze de départ, il est possible qu’il replace Benjamin Pavard en défense centrale, aux côtés de Leo Balerdi, dont le statut reste le même. « Il fait ses matches à la Balerdi et rien ne change à son sujet par rapport au début de saison », insiste Robert De Zerbi.

  • L’OM s’est rassuré et reste dans le sillage du PSG

    L’OM s’est rassuré et reste dans le sillage du PSG

    Lorsque vous lirez ces lignes, Roberto De Zerbi en aura terminé de sa courte parenthèse.

    Interrogé sur ce qu’il allait faire pour célébrer la victoire de l’OM, samedi, face à Brest, l’entraîneur devait passer en mode Jack Kerouak. « Je vais aller à la Commanderie, fumer quelques cigarettes. Ensuite, c’est voiture, bonne musique et cap sur l’Italie ! » Tout en avouant « que j’aurai déjà en tête la réflexion pour Nice ».

    S’il a profité de la trêve pour aller se ressourcer « alla sua casa », il avait déjà en tête le programme qu’il imposera à ses joueurs. « Du jeu, du jeu, du jeu. » Car, malgré la démonstration face aux Bretons, sur le score de 3-0, il a toujours en travers de la gorge les prestations précédentes.

    « Cela m’a fait mal de voir l’équipe jouer mal. J’assume la responsabilité de ne pas avoir réussi à lui donner de la sérénité, peut-être de ne pas lui donner le goût, le plaisir de jouer, peut-être de ne pas avoir donné aux joueurs des consignes claires à suivre, et donc cela me pèse beaucoup, encore plus que la défaite [contre l’Atalanta, Ndlr]. » Alors, il va revoir certains détails, avec un groupe plus étoffé que d’habitude.

    Certains internationaux vont en effet rester à la Commanderie. À l’image de Timothy Weah, Leo Balerdi ou encore Facundo Medina. Les blessés de l’automne quittent petit à petit l’infirmerie. Et les deux semaines sans matches vont leur permettre de terminer leur convalescence et retrouver le rythme.

    Roberto De Zerbi aura aussi à se projeter sur la dernière ligne droite avant le changement d’année, qui verra son équipe disputer le Trophée des Champions face au PSG, dans un endroit improbable. « Je ne comprends pas pourquoi le Koweït », souffle-t-il. En n’oubliant pas non plus que le succès de samedi n’efface pas les affres traversées ces derniers jours.

    « Il me faut déjà me préparer à la prochaine tempête, car elle arrivera. Je ne sais pas quand, mais elle arrivera. Alors, si vous vous préparez, vous savez déjà que c’est comme ça, et c’est ce qui est beau à Marseille », confesse-t-il. Cette particularité locale est un des ingrédients qui l’a attiré. Et « j’ai dit aux joueurs de ne pas manquer cette opportunité unique, de rester ici, parce que, si c’est plus facile ailleurs, mais, ailleurs, ce n’est pas aussi beau. J’espère qu’ils me suivront, car je ne suis pas un héros, je ne suis pas plus fort, c’est difficile pour moi aussi, mais je suis peut-être plus âgé et j’essaie donc d’apprécier ce que Marseille nous offre de beau ».

    Attaque prolifique

    Après trois mois de compétition, Roberto De Zerbi estime que, « nous faisons de bonnes choses, pas parfaites. Et je pense que nous mériterions d’avoir plus de points, aussi bien en championnat, qu’en Ligue des Champions ». L’OM en totalise 25 qui lui ont permis d’occuper deux fois provisoirement la tête de la Ligue 1 et d’être à deux longueurs du PSG.

    De quoi susciter des espoirs. Mais l’entraîneur prévient. « Le championnat est long. Ce sera difficile, mais pas impossible. Même s’il est trop tôt pour affirmer quoi que ce soit. »

    L’OM s’inquiète au sujet de Nayef Aguerd

    Depuis plusieurs jours, Nayef Aguerd tire sur la corde. Le défenseur central olympien avait renoncé à Auxerre, mais a débuté face à l’Atalanta et Brest. Néanmoins, il a dû se résoudre à quitter le terrain avant la fin, samedi. « Il a senti que ça s’était aggravé, il va faire des examens. C’est nécessaire qu’il s’arrête un peu, sinon ça va empirer. Il pourrait rater la CAN » a indiqué Roberto De Zerbi, qui redoute que « ce soit une pubalgie ».

    L’OM va demander au Maroc de ne pas le convoquer durant la trêve internationale. Le joueur doit passer des examens pour déterminer son mal. Et sera mis au repos à la Commanderie.

  • L’OM retrouve le bon chemin et reprend le fauteuil de leader

    L’OM retrouve le bon chemin et reprend le fauteuil de leader

    C’est dans une première demi-heure totalement maîtrisée que l’OM a fait la différence. Avec un premier but d’Angel Gomes, dont la frappe sur coup-franc a été dévissée par Radoslaw Majecki. Le gardien Brestois était ensuite pris à contre-pied sur le penalty obtenu par Igor Paixão, et transformé par Mason Greenwood. Avec deux buts d’avance à la pause, les hommes de Roberto De Zerbi, ont rarement été mis en danger par une formation brestoise en manque d’inspiration.

    En seconde période, les Marseillais pouvaient gérer les débats. Et même si Brest se montrait un peu plus entreprenant, les occasions les plus franches restaient phocéennes. Angel Gomes flirtait avec le doublé (58) et Pierre-Emerick Aubameyang, après avoir manqué le coche dès la reprise, enfonçait le clou, avant de céder sa place à Tadjidine Mmadi.

    Après l’énorme frustration du match perdu face à l’Atalanta en Ligue des Champions mercredi, l’OM s’est remis en ordre de marche en s’imposant, avec la manière. Un succès qui va permettre aux Olympiens de passer une trêve sereine et préparer au mieux la dernière séquence de l’année.

    Aidés par quelques maladresses bretonnes, les Olympiens ont ainsi retrouvé le bon chemin. Ils s’imposent sans trop avoir à forcer leur talent, et prennent provisoirement la tête de la Ligue 1, en attendant le résultat de Lyon – PSG, dimanche à 20h45.

    OM – Brest 3 – 0 (2 – 0)

    12è journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome, 66 279 spectateurs.

    Arbitre : W. Delajod.

    Buts : Gomes (26), Greenwood (33 sp), Aubameyang (82).

    Avertissements : Vermeeren (45) à l’OM, Mboup (38) à Brest.

    OM : Rulli – Murillo, Pavard, Aguerd (Egan-Riley, 78), Emerson – Höjbjerg ( c, Bakola, 87 ), Gomes (O’Riley, 70), Vermeeren – Greenwood (Vaz, 78), Aubameyang (Mmadi, 87), Paixão.

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    BREST : Majecki – Lala, Chardonnet ( c ), Coulibaly, Locko (Guindo, 33) – Chotard (Dina-Ebimbé, 83), del Castillo, Magnetti (Makalou, 74) – Baldé (Labeau-Lascary, 46), Ajorque, Mboup (Tousart, 46).

    Entraîneur : E. Roy.

  • L’OM attendu au tournant

    L’OM attendu au tournant

    Et si l’OM terminait la troisième séquence du championnat en étant leader ?

    À la vue des dernières prestations marseillaises, notamment contre Angers et en faisant abstraction du match raté face à l’Atalanta en Ligue des Champions, ce qui semblait improbable est pourtant de l’ordre du possible.

    « Si nous gagnons, nous serons leaders », note Roberto De Zerbi. Une position qui ne serait que provisoire, dépendante du résultat du PSG à Lyon, en clôture de la journée. L’entraîneur olympien s’accroche à cette bouée, « et au fait que nous pouvons aussi creuser l’écart sur nos poursuivants ».

    Toutefois, avant d’envisager de reprendre les rênes de la Ligue 1, ses hoplites se doivent avant tout de battre Brest. Ce qui, après leurs dernières prestations, est loin d’être acquis. Cela même si ses joueurs seront animés d’un esprit de revanche. « Le nul contre Angers nous a agacés, la défaite contre Bergame nous a énervés », souligne Roberto De Zerbi. Malgré tout, même en ayant perdu de sa superbe, son équipe est toujours sur le podium.

    « Mes joueurs sont fâchés, mais ils ont gardé leur sérénité, même si nous ne jouons pas bien depuis le match d’Angers », enchaîne l’Italien. S’ils ont abandonné deux points au Vélodrome lors de leur dernière sortie en championnat, même en jouant moche, ses joueurs ont ramené un succès ô combien précieux d’Auxerre.

    « Je suis responsable de la situation », confesse-t-il. Rappelant l’avalanche de blessures qui a décimé son groupe. Et l’éclaircie qui s’annonce avec les retours de Timothy Weah et Emerson, auquel va s’ajouter le rappel probable de Neal Maupay. « Je pourrais peut-être aussi compter sur Geoffrey Kondogbia, tout dépendra de la décision du staff médical », détaille Roberto De Zerbi. Précisant que si le Centrafricain est apte, « il sera sur le banc ».

    Tout comme sans doute Timothy Weah. Le « couteau suisse » du groupe a reçu le feu vert médical et repris les exercices collectifs, jeudi. « Je suis apte et en forme », a-t-il clamé en conférence de presse. Il a envie de retrouver le terrain et aider l’OM à retrouver son football. « Il y a des périodes où tu es bien, d’autres où tu l’es moins. Mais, malgré le négatif, je trouve qu’il y a encore beaucoup de positif. C’est ce qu’il faut retenir. »

    Face aux Marseillais, les Brestois ne comptent pas se laisser faire. Éric Roy se voit réussir un coup au Vélodrome. « Mon équipe a les moyens d’y obtenir un résultat. Nous y mettrons du pressing », prévient l’entraîneur breton. L’OM est donc averti. Les Ty’Zef seront ambitieux, ce samedi.

    « Malgré
    le négatif,…
    il y a encore beaucoup
    de positif »

  • OM : une injustice qui fait mal mais n’altère pas le moral

    OM : une injustice qui fait mal mais n’altère pas le moral

    Après la main de Vata lors d’une fameuse demi-finale retour de C1 à Lisbonne, il y aura désormais celle d’Ederson au Vélodrome.

    Le geste du Brésilien de l’Atalanta va rester dans les mémoires, car il a déclenché une contre-attaque fulgurante, amenant le seul but de la soirée, synonyme de défaite pour un OM qui, s’il ne méritait peut-être pas de gagner, ne méritait pas, non plus, de subir un tel scénario.

    Concernant la main, qui enlève ce qui aurait pu être un ballon de but à Pierre-Emerick Aubameyang, Ulisses Garcia a eu du mal à comprendre la suite. « Nous l’avons tous vu. L’arbitre avait le sifflet à la bouche. Nous attendions qu’il vérifie la VAR pour ce penalty. » Mais José Maria Sanchez a laissé l’action se poursuivre, avec en conclusion un but assassin signé Lazar Samardzic.

    Dans le stade, certains ont songé à une action en fin du match Lens-OM, la saison dernière, en L1. Après une faute sur Bilal Nadir, les Lensois avaient lancé un contre et égalisé à 2-2. Mais Eric Wattelier avait finalement refusé le but des Sang et Or et donné un coup-franc qui avait permis à Pierre-Emile Höjbjerg de marquer le troisième but marseillais.

    Mercredi, l’arbitre Espagnol n’a finalement rien décidé. « C’est difficile à accepter, car on voit clairement la position et le geste du joueur », a estimé Medhi Benatia. Ce qui dérange surtout le directeur du football olympien, plus que le penalty non sifflé, « c’est qu’il ne soit pas allé revoir les images ».

    Rocambolesque

    Roberto De Zerbi, qui a reçu un carton jaune sur l’action, reste lui aussi interdit. « Je ne comprends pas que la règle diffère à Madrid et ici. » L’entraîneur marseillais pointe une situation préoccupante. « Il ne nous arrive que des situations rocambolesques qui nous font perdre plus qu’un match. Que ce soit à Madrid, Lisbonne, ou ce soir ! »

    Avec trois points et trois défaites en quatre matches, l’OM est fragilisé en Ligue des Champions. Ce qui n’altère pas le moral de Roberto De Zerbi. « Je savais que nous n’aurions pas douze points après nos premiers matches, mais j’ai toujours l’espoir d’aller chercher la qualification. »

    Pour lui, la réception de Brest, samedi, « est le rendez-vous important ». Medhi Benatia abonde : « Il nous faut faire le dos rond et rebondir avant la trêve. » Ensuite, il faudra réparer tout cela.