Tag: Ligue 1

  • L’OM coule à pic à Lorient

    L’OM coule à pic à Lorient

    Aligner les joueurs à vocation offensive est loin d’être une garantie d’efficacité.

    Habib Beye a pu le constater, dans une première période au Moustoir où son quinté d’attaque s’est montré bien inoffensif face à la défense à granit de Lorient. Lens s’y était déjà cassé les dents. L’OM en a fait de même. Car, même s’ils ont eu la maîtrise, les Marseillais ont semblé prendre un malin plaisir à gâcher leurs munitions. Ou faire briller Yvon Mvogo, le gardien des Merlus.

    Incapables de créer le moindre danger, les Phocéens ont, en revanche, montré une fois encore des signes inquiétants de fébrilité défensive. Ce dont a profité Panos Katseris pour ouvrir son compteur but en Ligue 1. Et placer Lorient sur une orbite victorieuse.

    Habib Beye aura beau revoir sa copie après la pause, la dynamique restait lorientaise. Avec à la clef un second but, signé Bamba Dieng. Pour l’OM, loin d’être d’agrément, la croisière se transformait en calvaire. Le soutien de la colonie de supporters venus au Moustoir prenant des airs d’orchestre du Titanic accompagnant le naufrage d’une galère phocéenne aux airs de radeau de la Méduse.

    Après quatorze échecs, Lorient s’offre enfin une victoire aux dépens d’un OM qui a donné le bâton pour se faire battre. Et risque d’être le grand perdant de la 30e journée.

    Lorient – OM 2 – 0 (1 – 0)

    30e journée de Ligue 1

    Stade du Moustoir, 16 585 spectateurs.

    Arbitre : E. Wattellier

    Buts : Katseris (27), Dieng (58)

    Avertissements : Pavard (57), Nadir (74), Weah (90) à l’OM.

    Lorient : Mvogo ( c ) – Meïté, Adjel, Faye – Katseris (Silva, 82), Avom, Cadiou, Yongwa – Makengo (Abergel, 69), Dieng (Tosin, 74), Pagis (Soumano, 82). Entraîneur : O. Pantaloni.

    OM : Rulli – Pavard, Balerdi, Emerson – Traoré, Abdelli (Nadir, 59), Höjbjerg ( c, Vermeeren, 76 ), Paixão (Weah, 46) – Greenwood, Aubameyang (Lamare, 76), Gouiri (Nwaneri, 59). Entraîneur : H. Beye.

  • L’OM doit remplir le chalut

    L’OM doit remplir le chalut

    Malgré les vicissitudes, l’OM est toujours dans la course au podium. Avec les trois points récoltés face à Metz, lors de la dernière journée au Vélodrome, les hommes de Habib Beye ont fait ce qu’il fallait. De plus, ils ont assorti une certaine manière à la victoire, ce qui leur a permis de se rapprocher de leurs supporters. Avant le voyage en Bretagne, l’entraîneur marseillais revient sur cet aspect, qui sera capital pour une fin de saison réussie : « Ce que nous avons vécu contre Metz nous amène à penser que si cette équipe donne ce qu’elle doit donner, si elle montre de l’envie, de l’ambition dans ses matches, les supporters seront avec nous. »

    Il a encore en tête la dernière sortie : « Ils ont été là lors du déplacement contre Monaco. Il y a eu de la déception, mais ils ont été là pour nous. Ils seront encore à Lorient, pour nous. Il faudra que nous soyons capables de leur donner ce qu’ils veulent voir, c’est-à-dire une équipe conquérante qui gagne des matches. Et je suis sûr que ce soutien va continuer à grandir d’ici la fin de saison. »

    La sortie au Moustoir, samedi à 17h, apparaît donc comme un instant charnière. Celui qui peut permettre à l’OM de faire la bonne bascule et mettre la pression sur Lille. Les Dogues devancent les Olympiens d’un point. Ils joueront dans leur stade et connaîtront le résultat des Marseillais à Lorient au coup d’envoi de leur duel face à Nice, à 21h05.

    L’OM doit donc prolonger sa série positive en Morbihan (invaincu sur les cinq dernières visites) pour montrer aux Nordistes qu’ils sont toujours accrochés à leurs basques. Et prêts à les doubler au moindre faux pas de leur part.

    Habib Beye reste optimiste sur la possibilité de renverser la situation sur les cinq dernières journées. « Lorsque j’arrive au club, Nous sommes à cinq points de la troisième place. Aujourd’hui, nous sommes à un point », souligne-t-il. Tout en reconnaissant que tout n’a pas été parfait dans la gestion sportive ces derniers temps : « Nous avons eu des contre-performances qui nous ont coûté dans les résultats et qui nous auraient peut-être permis d’être déjà installés à cette troisième place. Mais je considère que c’est un long marathon. Et ce marathon se finira le 16 mai. »

    Pour réussir dans la quête de la troisième place, il va compter sur la dynamique retrouvée du fait d’une nouvelle organisation offensive. L’association Gouiri-Aubameyang a fait des étincelles face à Metz, alors qu’Igor Paixão apparaît comme l’Olympien en forme de cette fin de saison. à Lorient, il faudra réussir une belle pêche pour maintenir cette efficacité retrouvée.

    « Je considère que c’est un long marathon qui se finira
    le 16 mai »

  • Mercato hivernal : 4 recrues aux trajectoires opposées

    Mercato hivernal : 4 recrues aux trajectoires opposées

    Le mercato hivernal, qu’est-ce que c’est ? Durant le mois de janvier, les clubs sont autorisés à recruter de nouveaux joueurs, comme lors de la période estivale. Ce marché des transferts organisé en début d’année civile est souvent perçu comme un moment d’ajustement : un complément au travail de recrutement effectué durant l’été.

    Les mouvements sont toujours nombreux à l’Olympique de Marseille et les dirigeants ont choisi de renforcer leur équipe lors de ce mois de janvier 2026. C’est surtout le milieu de terrain qui a subi un lifting avec trois arrivées, le rendement des Kondogbia, Vermeeren et O’Riley n’étant sans doute pas à la hauteur des attentes. Un quatrième élément a également débarqué dans les Bouches-du-Rhône, mais en prêt. Quinten Timber, Tochukwu Nnadi, Himad Abdelli et Ethan Nwaneri ont chacun eu un impact différent depuis leur signature.

    Timber emballant, Nnadi et Abdelli absents

    Quinten Timber a sans aucun doute été le joueur le plus utile ces trois derniers mois. À six mois de la fin de son contrat à Feyenoord, le frère jumeau de Jurriën (Arsenal) a été acheté 4,5 millions d’euros. L’international néerlandais a montré ses qualités, notamment ses efforts pour faire progresser le ballon verticalement. Beaucoup d’envie, des imprécisions lorsqu’il a été en position de marquer, mais des points positifs pour celui qui peut espérer participer à la Coupe du monde cet été. Il a été titulaire lors des onze matches qu’il a disputés avec l’OM. Un élément moteur du système d’Habib Beye, qui ne l’a pourtant pas recruté, puisque Roberto De Zerbi ainsi que Pablo Longoria, étaient encore au club à ce moment.

    Tout avait très bien débuté pour Ethan Nwaneri. Prêté par Arsenal, le jeune espoir des Gunners a inscrit un but dès ses premières minutes sous le maillot olympien. C’était contre Lens, lors d’une convaincante victoire 3-1. Ensuite, les événements n’ont pas tellement tourné en sa faveur. Le départ de Roberto De Zerbi a mis du plomb dans l’aile à son aventure marseillaise. Puis Habib Beye ne l’a que peu utilisé depuis cinq semaines. Il n’a pas foulé la pelouse contre Metz et Toulouse, juste 1 minute face à Auxerre, 17 contre Monaco et 57 lors du match face à Lille. Pas idéal pour celui qui doit aussi se développer, à 18 ans, en jouant dans une ligue compétitive.

    Hamid Abdelli et Tochukwu Nnadi n’ont eu que les miettes. Aucune titularisation en Ligue 1 pour les deux joueurs réunis. Le transfuge d’Angers, acheté 2,75 millions d’euros, n’a joué que sept malheureuses minutes depuis le 1er mars. À peine mieux pour le Nigérian, recruté contre 6 millions d’euros (!), et qui n’a porté le maillot de l’OM que 34 minutes. À chaque fois des bouts de matches, voire même une entrée au bout du temps additionnel.

    Si Timber s’est déjà imposé à Marseille, les trois autres recrues vivent, pour le moment, un parcours contrasté. Nwaneri retournera à Londres le 30 juin, mais il paraît difficile de voir Nnadi et Abdelli déjà quitter le navire cet été. Ou alors en prêt. Des ajustements loin d’être satisfaisants.

    Objectif stabilité pour le futur président Stéphane Richard

    Nommé président de l’OM, Stéphane Richard prendra ses fonctions le 2 juillet. Invité de RTL, mardi matin, il s’est exprimé sur les futures ambitions du club. L’ex-PDG d’Orange a évoqué notamment le besoin de stabilité. « Ce club a connu trop d’instabilité ces dernières années, entre les entraîneurs et l’équipe elle-même. Le football est un sport collectif et il est très difficile de bien faire jouer une équipe quand un tiers, voire la moitié de l’effectif, change chaque saison. La priorité, c’est donc la stabilité. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas de changements », assurait-il au micro de la radio. Par ailleurs, l’OM indique ce mardi que « CMA CGM n’a pas manifesté d’intérêt pour le naming du stade. Le club confirme qu’il n’y a aucune discussion avec son partenaire principal sur ce sujet ».

  • Leonardo Balerdi vers la sortie en fin de saison

    Leonardo Balerdi vers la sortie en fin de saison

    Une page pourrait se tourner dans l’histoire moderne de l’OM. Le défenseur international argentin Leonardo Balerdi vivrait ses derniers mois sous le maillot phocéen. Les deux parties se seraient mises d’accord pour acter un départ en fin de saison, alors que le contrat de l’Argentin court jusqu’en 2028, selon Foot Mercato. Le joueur avait déjà exprimé son souhait de quitter le club la saison passée.

    Débarqué dans la cité phocéenne à l’été 2020, avec le statut de jeune défenseur très prometteur après deux saisons sous les couleurs du Borussia Dortmund, en Bundesliga, le natif de Villa Mercedes, au centre de la terre d’argent, a rapidement été mis à contribution dans la charnière centrale provençale. Sous les ordres d’André Villas-Boas, coach qui a repéré l’Argentin en 2018, lors de ses débuts professionnels avec le grand club sud-américain de Boca Juniors, et qui avait fait de lui l’une des priorités du mercato estival, « Leo » a notamment démontré des qualités d’anticipation, de relance et de contrôle de la profondeur. Le technicien portugais voyait même en lui « l’un des meilleurs défenseurs centraux d’Europe dans les années à venir ».

    Mais le dernier joyau de la collection marseillaise a progressivement perdu de son éclat. Son irrégularité, accentuée par de multiples passages à vide, ont par moments eu raison de lui. L’arrivée d’Igor Tudor à la tête de la formation olympienne, en 2022, lui permettra d’accéder au statut de titulaire indiscutable. La succession de différents entraîneurs, jusqu’à Habib Beye aujourd’hui, n’a jamais eu d’impact sur son temps de jeu. Il est même devenu capitaine sous la mandature de Roberto De Zerbi, dès la première journée de l’exercice 2024-2025. Une responsabilité parfois trop lourde à porter, compte tenu des enjeux et de la pression exercée au sein du microcosme olympien.

    Affaire juteuse

    Plus ancien joueur de l’effectif aujourd’hui, à seulement 27 ans, Leonardo Balerdi n’a jamais pleinement confirmé son potentiel. En plus d’une blessure au mollet en octobre dernier, l’international de l’Albiceleste s’est vu retirer son brassard de capitaine, au profit du milieu danois Pierre-Emile Højbjerg. Le début d’une descente aux enfers et les prémices de la fin d’un cycle. Cela ne l’empêcherait toutefois pas d’avoir de nombreux prétendants en Europe, notamment l’AS Rome. Sur ce dossier, l’actuel quatrième de Ligue 1 aimerait récupérer l’équivalent de 30 millions d’euros. Une potentielle belle opération financière qui ferait les affaires de Stéphane Richard, prochain président de l’OM, à partir du 2 juillet, qui aura comme mission primordiale, dans un premier temps, de redresser économiquement le club marseillais, qui déplore un déficit de 104,78 millions d’euros.

    Le jeu en vaudrait la chandelle. Surtout que le défenseur argentin pourrait également voir sa cote monter en flèche s’il venait à briller avec l’Argentine lors de la Coupe du monde, à partir du mois de juin.

  • L’OM rectifie le tir mais reste dans le rôle du chasseur

    L’OM rectifie le tir mais reste dans le rôle du chasseur

    Après les deux défaites face à Lille et Monaco, les Olympiens étaient attendus au tournant à l’occasion de la réception de Metz.

    Face à la lanterne rouge, les hommes de Habib Beye savaient que seule une victoire permettrait d’effacer les frustrations. Avec le soutien d’un Vélodrome qui avait retrouvé sa voix avant même le coup d’envoi, ils sont parvenus à leurs fins. Avec un score certes flatteur (3-1) qui permet de revigorer leur différence de buts.

    Sous l’œil de Stéphane Richard et de Frank McCourt, l’OM est allé à l’essentiel. Sans vraiment convaincre. « Le match est moins abouti qu’à Monaco, mais cette fois nous gagnons », admet l’entraîneur marseillais. Il souligne « notre cohérence dans ce que nous avons proposé et la continuité dans les offensives ». Sur cet aspect, l’OM a fait presque aussi bien qu’en Principauté, avec 18 tirs face aux Messins, contre 19 à Louis II.

    Néanmoins, à l’image des spectateurs, Habib Beye a conscience que son équipe aurait pu faire mieux. « Le but encaissé est le bémol de cette soirée, nous aurions aimé garder cette cage inviolée pour la confiance et pour Gero [Rulli, Ndlr]. Mais avec la pression induite par nos deux défaites d’affilée, il était important de s’imposer. »

    Son équipe a inscrit trois buts. Dont le premier signé Pierre-Emerick Aubameyang, qui était dans le dur depuis quelques matches. En ouvrant le score, il a débloqué la situation et permis à son équipe d’aller de l’avant.

    Différence de but à soigner

    Tout comme le soutien retrouvé du peuple du Vélodrome, qui s’est fait entendre de bout en bout, après plusieurs soirées de grève partielle. « Cela fait du bien parce que nous étions dans une dynamique négative », reconnaît Habib Beye. Il souligne l’importance des supporters dans le résultat final. « Il fallait profiter de ce public qui nous a supportés d’un bout à l’autre. Je pense que nous aurions mérité de mener davantage à la pause. Mais l’équipe s’est un peu tendue… C’est pour cela que j’ai densifié le milieu. »

    L’OM a poussé pour marquer le troisième but, après la réduction du score messine. « La différence de buts sera décisive pour la fin de saison, c’était important de marquer ce troisième but à la fin », a confessé l’entraîneur phocéen.

    Ce succès a permis à son équipe de profiter du faux pas de Monaco face au Paris FC
    (1-4) pour reprendre de la marge sur les Monégasques. Il lui a permis aussi de remonter sur le podium quelques heures. Mais dimanche, en fin d’après-midi, Lille est allé chercher une victoire nette à Toulouse (4-0) qui permet aux Dogues de repasser devant l’OM.

    Un OM qui est à un point des Nordistes. Mais dont la différence de buts, sur laquelle insiste Habib Beye, est pour le moment en leur faveur, car elle est à +20 pour les Marseillais, contre +15 pour les Lillois.

    Mais il reste ce point de handicap à combler. Pour cela, il reste désormais cinq rendez-vous pour relever ce challenge capital.

  • Les Olympiens n’ont pas lâché les chevaux

    Les Olympiens n’ont pas lâché les chevaux

    Accueillir un adversaire pratiquement condamné pouvait être la planche d’appel pour regarder à nouveau vers le haut. Aidés par le retour de Mason Greenwood, les Marseillais ont rapidement pris le contrôle. Avec un scénario digne d’un tour de coupe de France, entre une Ligue 1 et un petit Poucet intimidé.

    L’OM a su étendre son emprise et a poussé les Lorrains à parer au plus pressé. Et commettre des erreurs qui amenaient régulièrement le danger sur le but de Pape Sy. Une de ces bourdes ouvrait la porte au premier but de la soirée, avec un Pierre-Emerick Aubameyang enfin efficace. Néanmoins, en ne portant pas l’estocade, l’OM restait sous la menace messine. Gauthier Hein manquant l’égalisation avant la pause.

    En seconde période, les Olympiens offraient le but de l’espoir à leurs visiteurs, quelques secondes après le but d’Igor Paixão. Et allaient trembler jusqu’au bout face au regain d’un FC Metz et une série d’actes manqués offensifs.

  • L’OM assure sans rassurer

    L’OM assure sans rassurer

    Monaco étrillé par le Paris FC (1-4), pour l’OM, la soirée avait plutôt bien débuté.

    En recevant Metz, les hommes de Habib Beye pouvaient réaliser plusieurs bonnes opérations. Reprendre une marge de manœuvre sur des Monégasques qui avaient plombé leur fête de Pâques. Recoller les morceaux avec les supporters, dans un Vélodrome qui n’était pas à guichets fermés, mais qui avait retrouvé sa ferveur. Et, surtout, offrir un cadeau de bienvenue à leur nouveau président, Stéphane Richard, porté sur les fonts baptismaux un peu plus tôt dans la journée par Frank McCourt.

    Les Messins restaient sur trois nuls lors de leurs dernières venues au Vélodrome. Restait à voir si la lanterne rouge serait capable de prolonger cette série, ou si, comme lors du match aller en Moselle (0-3), l’OM ne ferait qu’une bouchée d’un Graoully aux griffes émoussées.

    Dès les premières minutes, la différence de niveau était flagrante entre les deux équipes. Mais s’ils étaient régulièrement dangereux sur le but mosellan, les Marseillais manquaient encore une fois de réalisme dans le dernier geste. Il faudra attendre qu’un vent de panique souffle dans la défense des Grenat pour assister à l’ouverture du score, signée Pierre-Emerick Aubameyang.

    Les Phocéens avaient leur attitude d’élèves appliqués. Mais encore un peu trop brouillons dans une première période qui laissait tout le monde sur sa faim. Il restait 45 minutes aux hommes de Habib Beye pour approfondir les choses et envoyer un signal fort à leurs rivaux pour la troisième place.

    En doublant la mise rapidement après les citrons, Igor Paixão aurait pu mettre son équipe à l’abri. Mais la défense marseillaise devait encore faire un cadeau qui réveillait le Graoully. Et ce duel qui aurait pu être une promenade de santé devait finalement rester crispant jusqu’au bout. Avec un OM manquant visiblement de sérénité, malgré son avance au tableau d’affichage, trop ténue pour être une assurance tous risques.

    Le succès, et la remontée provisoire sur le podium, ne seront assurés que dans le temps additionnel, avec le troisième but libérateur, signé Hamed Traoré.

    OM 3 (1) METZ 1 (0)

    29e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (63 923 spectateurs)

    Arbitre : S. Frappart.

    Buts : Aubameyang (14), Paixão (48), Traoté (90+2) pour l’OM, Tsitaïshvili (50) pour Metz.

    Avertissements : Medina (45+2) à l’OM, Colin (55), Kouao (85) à Metz.

    OM : Rulli – Weah, Pavard, Balerdi, Medina – Höjbjerg ( c ), Timber (Nnadi, 83) – Greenwood (Traoré, 83), Gouiri, Paixão (Abdelli, 90) – Aubameyang (Vermeeren, 73).

    Entraîneur : H. Beye

    METZ : Sy – Kouao, Sané, Gbamin, Colin(Ballo-Touré, 83) – Touré (Michal, 88), Deminguet (Mbala, 83) – Sarr, Hein, Tsitaïshvili – Diallo ( c ).

    Entraîneur : B. Tavenot.

    Baptême du feu

    Non, ce n’était pas une boule de pétanque géante. La sphère déployée sur le rond central durant l’échauffement des joueurs et l’avant-match était la première sortie officielle de ce qui sera la nouvelle identité graphique de l’OM. Histoire d’habituer les supporters à un design qui a surpris lors de sa divulgation, mercredi lors d’une soirée de gala dédiée à Treizième homme.

  • Frank McCourt adoube Stéphane Richard

    Frank McCourt adoube Stéphane Richard

    Avril 2026 restera dans les mémoires olympiennes comme le mois du grand chamboulement.

    S’il n’est pas aussi radical que celui de l’automne 2016, qui avait vu l’arrivée de Frank McCourt au sommet du club. il va sans doute marquer profondément les esprits marseillais. Initié par un déménagement des structures administratives, prolongé par le changement d’identité visuelle, il se poursuit avec l’arrivée d’un nouveau président, Stéphane Richard.

    « Marseille a besoin d’un leader fort à sa tête. Quelqu’un ayant une grande expérience exécutive, qui connaisse la ville, qui y a vécu. » Frank McCourt a donné quelles étaient les bases de recherche de ce dirigeant providentiel. Il y avait ajouté d’autres critères. « Il fallait une forte expérience d’entrepreneur. Et avoir la compréhension de ce qui est l’essence et la signification de l’OM. » Ce président se devait aussi de relever de nombreux défis, « dans une période qui n’est pas facile pour le football français ». Un profil qui correspond à Stéphane Richard.

    Rendez-vous le 2 juillet

    L’ancien patron d’Orange a allègrement franchi toutes les étapes d’un casting auquel ont répondu de nombreux profils. « Stéphane cochait toutes les cases. La décision a été simple car c’est quelqu’un capable de tout faire, de manière rapide et efficace », insiste Frank McCourt. Ce dernier a d’ailleurs avoué que sa décision était prise dès le premier contact, « c’était à Londres, je souhaitais le convaincre d’accepter le poste. Il s’est imposé à mes yeux dès cette rencontre car il représentait le parfait équilibre entre ambitions et expérience ».

    Stéphane Richard, qui entrera en fonction le 2 juillet, est conscient de la mission qui l’attend. « Accepter le poste, c’est l’occasion de réunir mes deux amours qui tournent autour de l’OM » confie celui qui a permis de rapprocher le club de l’entreprise qu’il dirigeait, il y a dix ans, pour que le nom d’Orange apparaisse sur le Vélodrome et sur les maillots du club.

    Il s’apprête désormais à passer de l’autre côté du miroir, « conscient des multiples défis propres à l’OM qui m’attendent ». Il ne redoute pas ce que Pape Diouf avait appelé « la malédiction du fauteuil de président » qui ferait perdre toute notion des réalités à celui qui s’y installe. Il confesse « ne pas avoir de gri-gri. Pour m’en protéger, je vais m’appuyer sur mon vécu personnel. J’ai déjà dû gérer des crises qui m’ont permis de me forger une résistance au stress et m’ont durci le cuir ».

    Stéphane Richard a annoncé ses priorités. « Je ne suis pas en mission honorifique. Je vais m’engager complètement dans ma tâche et m’appuyer sur des gens compétents concernant les affaires du football », poursuit-il. Il se voit en « homme-orchestre capable de prendre les meilleures décisions » avant de rappeler sa première requête, « que le club aille chercher une place en Ligue des Champions ».

    En dehors des terrains, il annonce sa volonté d’être celui qui donnera le coup d’envoi d’une nouvelle ère, « celle de la stabilité, de l’apaisement et de la réconciliation avec tous ceux qui font vivre l’OM ». Et retrouver l’amour de supporters lassés par les promesses non tenues.

    Avec en tête les contraintes économiques d’un football français handicapé par la faiblesse des droits TV qui le fait évoluer « dans un modèle économique qui n’est pas soutenable », regrette-t-il. Alors que Frank McCourt se veut rassurant quant à sa volonté de maintenir le train de vie de l’OM. « Nous sommes un des clubs les plus stables au niveau financier et sans grosses dettes. »

    L’États-unien rappelle toutefois qu’il reste « ouvert à l’arrivée d’un partenaire stratégique qui nous permettrait d’atteindre plus facilement nos objectifs ». À savoir que l’OM se retrouve régulièrement qualifié pour la Ligue des Champions. À ce titre, l’été qui s’annonce sera capital.

  • L’OM en quête de rebond

    L’OM en quête de rebond

    Lorsque Stéphanie Frappart donnera le coup d’envoi d’OM – Metz, les Olympiens sauront ce que Frank McCourt réserve pour l’avenir. Le boss de Boston sera en tribune et attendra de ses joueurs qu’ils se montrent plus efficaces que face à Lille, lors de la dernière sortie au Vélodrome, comme face à Monaco, où ils se sont fait sonner les cloches par les joueurs de la Principauté.

    Ces deux matches ont été autant de défaites. Des résultats qui fragilisent la situation sportive d’un OM qui se doit d’être en Ligue des Champions en septembre prochain, afin d’éviter une perte sèche financière, dont les conséquences seraient dramatiques.

    Après la frustration monégasque, Habib Beye estime que « c’est une très bonne chose de rejouer très vite ». Et si, jusqu’à présent, il avait refusé de parler de confrontation capitale lorsque son OM était opposé à Lille, puis Monaco, cette fois, il ose le qualificatif. « Il est capital, car nous sortons de deux défaites. »

    Néanmoins, si c’est un FC Metz pratiquement sûr de retrouver la Ligue 2 qui se présente sur le chemin de ses hoplites, l’entraîneur marseillais reste prudent. « Ce ne sera pas simple », reconnaît-il. Ce qu’il souhaite plus que tout, « c’est que nous ayons une volonté de conquérants, en étant capables de valider notre domination territoriale afin de mettre la pression sur nos rivaux », insiste-t-il. Son équipe a été le principal perdant dans la course à la troisième place lors de la précédente journée. Cette fois, l’OM espère bien reprendre la main, alors que Lille et Monaco seront en déplacement.

    Habib Beye exige que ses attaquants soient plus réalistes qu’à Monaco. « Pour aller chercher la victoire, il nous faudra faire mal et marquer quand les opportunités sont là. » Pour lui, le résultat de dimanche dernier est injuste. « Nous méritions plus qu’un but en notre faveur ! »

    Pour marquer, l’OM aura besoin de ses canonniers. Le retour de Mason Greenwood est une bonne chose. L’Anglais a manqué sur la pelouse du Stade Louis II. Alors que Igor Paixão, qui termine la saison en boulet de canon, voit dans la venue de Metz « la première des six finales pour la Ligue des Champions qui nous attendent ».

    Le Brésilien avait été le bourreau des Messins au match aller. « J’espère que cela va encore me sourire, même si c’est avant tout de gagner qui compte », souligne-t-il. Sa confiance devra être contagieuse pour tirer l’OM vers le haut.

    REPÈRES

    Metz cherche ses milieux

    Au moment de se rendre au Vélodrome, le club mosellan fait face à une pénurie de joueurs au milieu de terrain. Benoît Tavenot, le coach lorrain indique que six joueurs sont forfaits ou incertains.

    L’adieu à Jacques Bailly

    Une figure du banc de touche olympien a tiré sa révérence. Jacques Bailly, le kiné des heures de gloire, a rejoint le paradis des footballeurs. Il a été le confident des JPP, Basilou et autres Magis Waddle. un acteur majeur des trophées dans les années 1990.

    29e journée

    Paris FC – Monaco . . . . . . 19h00

    OM – Metz . . . . . . . . . . . . . . . . 21h05

    Auxerre – Nantes . sam 19h00

    Rennes – Angers . . sam 21h00

    Toulouse – Lille . . . . . dim 17h15

    Nice – Le Havre . . . . . dim 17h17

    Lyon – Lorient . . . . . dim 20h45

    Brest – Strasbourg . . . . . . . 13 mai

    Lens – Paris SG . . . . . . . . . . 13 mai

    Frank McCourt… et Stéphane Richard ?

    Le big boss de l’OM a fait le voyage depuis Boston et sera présent vendredi au Vélodrome.

    Néanmoins, si Frank McCourt a effectué le déplacement à Marseille, ce n’est pas pour être un simple spectateur du duel opposant le quatrième à la lanterne rouge de la Ligue 1. Ce dernier va s’exprimer officiellement, à l’occasion d’une conférence de presse qui devrait lever le voile sur certaines décisions qu’il se prépare à prendre. L’OM est en difficulté sportive, n’ayant pas encore assuré sa place dans la prochaine Ligue des Champions. Côté finances, ces dernières sont dans le rouge vif. Seul Lyon est en plus mauvaise posture. Enfin, le club est actuellement présidé par Alban Juster, qui assure l’intérim depuis le départ de Pablo Longoria. Stéphane Richard, l’ex-PDG d’Orange pourrait prendre sa succession, selon nos confrères de la Provence. Et Medhi Benatia est également démissionnaire de son poste de directeur du football. Autant dire que les paroles de Frank McCourt sont attendues.

  • [Entretien exclusif] Bouna Sarr : « J’ai vécu les meilleurs moments de ma carrière à Marseille  »

    [Entretien exclusif] Bouna Sarr : « J’ai vécu les meilleurs moments de ma carrière à Marseille  »

    La Marseillaise : Vous vous apprêtez à faire votre grand retour au Vélodrome, six ans après avoir quitté l’OM. Comment vous sentez-vous actuellement avec le FC Metz et comment appréhendez-vous cette rencontre face aux Olympiens ?

    Bouna Sarr : D’un point de vue personnel, je me sens bien physiquement. Je suis content d’avoir réussi à reprendre des sensations après une longue période où je n’avais pas joué. Bien évidemment, j’aurais aimé et préféré avoir de meilleurs résultats et une meilleure position au classement avec Metz. Après, jouer contre un club comme Marseille, dans un stade comme le Vélodrome, ça reste un grand rendez-vous. Je suis très content de revenir, parce que c’est un club dans lequel j’ai évolué pendant cinq ans mine de rien. J’ai connu énormément de choses et j’ai de très bons souvenirs. Je suis très heureux de pouvoir revoir certains visages, de retrouver les supporters avec qui je pense que j’étais parti avec des très bons rapports. C’est un club que j’ai continué à suivre, que je porte dans mon cœur. Forcément, ce sera un match avec une saveur particulière. J’espère quand même qu’on repartira avec un beau résultat.

    Pourquoi avoir choisi de revenir en Ligue 1 avec votre club formateur ?

    B.S. : Je voulais revenir dans un environnement que je connais. J’ai toujours eu de très bons rapports avec le président (Bernard) Serin. Je pense que ça s’est fait naturellement et ça a facilité mon retour ici. Je pense que c’était la meilleure chose à faire pour moi et le meilleur choix que je pouvais faire à ce moment de ma carrière.

    Vous avez quitté le Bayern Munich il y a quelques mois. Que retenez-vous de ce passage dans
    le plus grand club allemand ?

    B.S. : Je n’ai pas connu l’aventure que je voulais connaître par rapport à mes pépins physiques. Là où c’est un peu dommage, c’est que jusqu’à ce que j’arrive là-bas, on a pu le voir sur mes années à Marseille, j’ai toujours eu cette capacité à répéter les matchs. Je n’ai pas spécialement eu de blessures ou été éloigné du terrain pendant de longues périodes. Maintenant, c’est la vie, c’est le football. On ne peut pas revenir en arrière. J’ai eu quand même une très belle expérience avec des très grands joueurs, des très grandes personnes, dans un club historique, une très grande institution. C’est une aventure unique.

    Qu’est-ce qui vous a le plus marqué en portant le maillot d’une institution comme
    le Bayern Munich ?

    B.S. : La rigueur et le professionnalisme. C’est une machine à gagner et qui ne va jamais se rassasier de victoire. Quand on voit leur façon de jouer, de fonctionner et de dominer, on sait très bien que c’est un club à part. Ça a été une très belle expérience pour moi à ce niveau-là, de créer de l’exigence et du professionnalisme dans ma carrière. C’est vraiment quelque chose qui m’a marqué et que je suis fier d’avoir connu.

    La pression est un sujet constant, que ce soit au Bayern ou à l’OM. On a beaucoup dit cette saison que tout le monde n’est pas fait pour jouer à Marseille. Vous êtes d’accord avec cela ?

    B.S. : Tout le monde ne peut supporter la pression de Marseille, c’est une certitude. Parce que la pression est plus grande dans ce club que dans beaucoup d’autres. C’est d’ailleurs ce qui m’a permis de grandir en tant que homme. J’ai eu des périodes où j’étais pas mal critiqué. Je sais qu’il y a pas mal de joueurs qui auraient baissé les bras, qui auraient été impactés par ça. Je ne peux pas dire non plus que j’étais indifférent. Mais à un moment donné, j’ai su passer au-dessus. Surtout en performant sur le terrain, malgré la pression et malgré les critiques.

    Avant d’évoluer à l’OM, vous occupiez un poste offensif.
    C’est Rudi Garcia qui vous repositionne comme latéral droit. Comment l’avez-vous vécu à cette époque ?

    B.S. : Je vous avouerais qu’au début, je n’étais pas enchanté. Mais j’ai voulu lui faire confiance. Et petit à petit, j’ai compris ce qu’il attendait de moi et j’ai pris du plaisir dans ce changement de poste. Après, un des arguments qui a réussi à me convaincre, c’est qu’il avait fait la même chose avec Alessandro Florenzi à l’AS Rome. Je me suis dit pourquoi pas. Aujourd’hui, je pense que quand on voit le football moderne, on se rend compte que les latéraux sont de plus en plus offensifs. Davantage comme des « contre-attaquants ». Il y a pas mal de latéraux aujourd’hui qui ont ce profil à pouvoir se projeter vers l’avant tout en assurant ce qui se passe dans leur dos et en répétant les efforts. Je pense qu’il a pu voir en moi ces qualités.

    Quel est l’entraîneur qui vous a le plus marqué à l’OM ?

    B.S. : (André) Villas-Boas. De par sa personnalité, de par la relation qu’on avait, de par cette confiance qu’il m’a donnée, que ce soit envers moi-même mais aussi au sein du groupe. Il m’a donné des responsabilités en me nommant troisième capitaine derrière des leaders comme (Steve) Mandanda et (Dimitri) Payet. C’est une personne qui a beaucoup fait pour moi pendant mes années à Marseille. Il est à l’origine, je pense, de mon départ au Bayern. Parce que sous ces ordres, j’ai réussi à être vraiment à l’aise et vraiment performant. C’est ça qui m’a permis de franchir un cap dans ma carrière.

    Les supporters olympiens retiennent particulièrement votre but contre le RB Leipzig, en quart de finale retour de la Ligue Europa 2018.

    B.S. : C’était magnifique. En termes de décibel, je ne pense pas qu’il y ait eu autant de bruit sur un but. Mais c’est aussi l’action qui fait ça. Il y a eu une double tentative de Morgan Sanson. Et j’arrive un peu de nulle part, là où on peut penser que l’action est finie. J’ai mis ce but qui est très important. Il a permis de nous redonner la confiance pour atteindre la qualification. Et qui nous a permis surtout d’y croire. Il y a même eu un film sur ce match. Je pense que ça veut dire que ce n’était pas n’importe quel match. Que ce soit le contexte, l’ambiance, les buts qu’on a pu mettre. C’était vraiment une soirée inoubliable.

    Vous avez eu la chance de jouer dans de nombreux grands stades européens durant votre carrière. Est-ce que le Vélodrome reste le plus impressionnant ?

    B.S. : J’ai connu vraiment des très très belles ambiances. Mais forcément, j’ai plus été marqué par celle du Vélodrome. Quand tu portes ce maillot, quand tu es porté par les supporters. Je n’ai pas connu d’autres stades qui m’ont donné ces sensations-là. En tout cas, autant. Clairement, j’ai vécu les meilleurs moments de ma carrière à Marseille.

    Vous disiez au début de l’entretien que vous gardez toujours un œil sur les performances de l’OM. Quel est votre regard sur leur saison ?

    B.S. : Je pense que c’est un peu dommage par rapport à leur parcours en Ligue des Champions, parce que forcément, chaque année, tu commences la saison déjà pour te qualifier. Mais quand, en plus de ça, tu y es, t’aspires à faire le meilleur parcours possible, parce que c’est un peu l’attente des supporters. Après, en championnat, ils sont largement en capacité d’assurer leur place en Ligue des Champions. S’ils y vont, on ne peut pas dire que c’est une saison ratée. C’est sûr que tu peux mieux faire, mais il n’y aura pas tout à jeter.

    Est-ce qu’un retour à l’OM serait un jour envisageable ?

    B.S. : Tout le monde connaît mon attachement à l’OM. C’est un club que je ne serais jamais en mesure de refuser.