Tag: Ligue 1

  • OM : une belle ouverture face à Strasbourg

    OM : une belle ouverture face à Strasbourg

    Le match de toutes les peurs, vendredi, s’est transformé en démonstration de la part de l’OM.

    Avec à la clef un succès net, 4 – 0, obtenu avec des buteurs symboliques. Il y a d’abord le doublé d’Amine Gouiri, qui montre que l’international Algérien reste concentré sur son rôle en pointe de l’attaque, malgré les rumeurs de départ.

    Il y a eu le dernier but de Pierre-Emile Höjbjerg, suivi d’une manifestation qui en dit long sur l’attachement du Danois au maillot olympien. Mais également le troisième but, signé Keyliane Abdallah, symbole de ces Minots qui devraient jouer un rôle important cette saison.

    Si elle a rassuré, la victoire n’a pas fait perdre son sang-froid à Bruno Genesio. « Nous avons fait pas mal de bonnes choses, même s’il a manqué un peu de folie dans les 25, 30 derniers mètres, de dribbles, de percussion, de vitesse », a-t-il noté. Pour lui, son équipe a su gérer la situation après la rapide ouverture du score au retour des vestiaires. « Quand vous marquez si vite au retour des vestiaires, ça vous libère. Ensuite, nous avons su profiter de notre supériorité numérique ».

    Il a surtout rappelé que « cela va donner de la confiance, mais je le redis, attention de ne pas croire que tout est réglé. Il y a encore 33 matches à jouer et s’il n’y avait pas eu ce résultat, j’aurais dit la même chose. Donc à nous de rester comme nous sommes, de continuer à travailler ».

  • Un premier succès qui amène de la confiance

    Un premier succès qui amène de la confiance

    Il y a eu de l’émotion, avec l’hommage à Eric Roy, ancien joueur de l’OM et qui avait amené Brest en Ligue des Champions en tant qu’entraîneur, décédé le 17 juin.

    Il y a eu des messages, contre le naming du Vélodrome, et une interpellation du boss, « McCourt : des centaines de millions investis depuis 10 ans, Mais pour quels résultats ? Pas de titre, pas d’équipe, pas d’ambition…uniquement des désillusions et des humiliations ! » Les Virages avaient donné le ton.

    Sur le terrain, c’est un OM cacochyme qui a lancé sa saison. Avec une bonne volonté évidente de mettre en pratique sur le terrain ce que Bruno Genesio a tenté d’inculquer à des joueurs qui avaient avant tout besoin de se rassurer. Face à des Strasbourgeois dont le but était visiblement de prolonger le doute ambiant.

    Le but marseillais, dès le retour des vestiaires, devait changer la donne. Obligeant les Strasbourgeois à se découvrir et commettre encore plus de fautes. Ce dont les hommes de Bruno Genesio ont su tire profit pour aller chercher un premier succès rassurant.

  • Un OM au presque parfait

    Un OM au presque parfait

    Un stade presque plein et une météo plus clémente, quelques ingrédients étaient réunis pour assurer une soirée de reprise intéressante.

    Néanmoins, c’est avec de nombreuses questions toujours sans réponse que le peuple du Vélodrome a vécu sa soirée de reprise, coup d’envoi de la saison de toutes les peurs pour ceux qui ont l’OM chevillé au cœur.

    Un OM qui, au coup d’envoi, ressemblait énormément à celui de la fin de saison dernière. Seul Amine Harit avait fait son retour, avec la lourde charge de faire oublier l’efficacité de Mason Greenwood dans le couloir droit de l’attaque marseillaise.

    Le Marocain y a mis de la bonne volonté. Son entente avec Timothy Weah a même parfois mis en difficulté son garde du corps. Mais, comme Igor Paixão sur l’autre aile, il a longtemps manqué un soupçon de réussite pour que, dans l’axe, quelqu’un vienne finir le travail. En première période, Amine Gouiri puis Pierre-Emile Höjbjerg s’y sont essayés. En vain.

    Hugo Oliveira avait mis en place un dense réseau défensif devant le but de Filip Jörgensen, dans le prolongement de ce qu’il faisait sur le banc de Famalicão et sa défense hermétique, la saison dernière. Mais pour sa première en France, son système n’allait pas tenir.

    Il était capital pour l’OM de marquer en premier, afin d’éviter que le coffre-fort adverse ne se referme définitivement en cas d’ouverture du score par les Alsaciens. En trouvant la faille, dans les premières secondes de l’acte II, Amine Gouiri plaçait son équipe sur de bonnes bases. Lui permettant d’envisager une fin de soirée positive. D’autant plus que, quelques minutes plus tard, pour un vilain geste sur Pierre-Emile Höjbjerg, Samir el-Mourabet laissait ses coéquipiers à dix.

    Pour l’OM, les clignotants étaient au vert. Il restait à garder la concentration et le rythme pour aller chercher trois premiers points précieux. Comme sur le carton rouge, l’assistance offrait sur un plateau la balle de break aux Olympiens. Avec un penalty qui permettait à Amine Gouiri de réaliser son premier doublé de la saison. Et ouvrait les portes d’un premier succès.

  • Les supporters entre inquiétude et espoir

    Les supporters entre inquiétude et espoir

    Tic-tac. Une trentaine de supporters attendent devant le centre d’entraînement de l’Olympique de Marseille, ce mercredi, sous un soleil brûlant. Ils espèrent rencontrer les joueurs, une fois leur séance terminée, pour leur demander autographe et photo. « Kondogbia m’a donné son maillot il y a trois ans », se vante un jeune homme, arborant fièrement le drapeau de la Centrafrique, pays d’origine du milieu de terrain olympien. D’autres supporters patientent à l’ombre, assis ou adossés contre un mur tagué aux couleurs de l’OM. Mais ce qu’attendent surtout ces fans, venus des quatre coins de la France, c’est la reprise de l’OM en Ligue 1. Le club phocéen débute le championnat ce vendredi à 20h45 contre Strasbourg. Après « une saison catastrophe », les attentes pour la saison prochaine sont grandes. « J’aimerais qu’on se qualifie en Europe », exprime Angelo, 12 ans, vêtu d’un maillot de l’OM, lunettes de vitesse bleues sur le nez et casquette jaune fluo vissée sur la tête.

    Les impératifs raisonnent aussi dans les discussions et sur les réseaux sociaux. « Je pense que cette équipe va agréablement nous surprendre. Dans l’histoire du club, il y a rarement eu deux mauvaises saisons consécutives. Nous venons d’en vivre une », souligne Gilbert Deukmedjian, ancien membre du Club Central des Supporters, la plus ancienne association de supporters de l’OM, qui n’est plus un groupe officiel depuis 2016. « Pour le moment, c’est la grande expectative. ajoute de son côté l’ultra marseillais Thierry Mode, plus connu sous le nom de Titi c’est toi le boss. Les résultats vont dépendre du groupe qui va rester. S’il reste en l’état, je pense que cela peut tenir la route en Ligue 1 », considère-t-il. « Comme à chaque inter-saison, je ne lis pas et n’écoute pas ce qui se passe à l’OM. Mais cette fois, je dois reconnaître que je m’inquiète un peu. Il n’y a pas eu le moindre recrutement », se désole Gilles, supporter de la Vieille Garde Ultra, premier groupe d’ultras français.

    L’absence de recrue inquiète

    À dix jours de la fin du mercato, qui se clôture le 1er septembre, l’Olympique de Marseille n’a en effet recruté aucun joueur. Une première dans l’histoire du club, qui inquiète les supporters. « J’ai peur de la saison qui arrive. On vend tout le monde, on achète personne. Il y a un problème », regrette Adonis, 14 ans, devant les grilles de la Commanderie, pour qui son meilleur souvenir restera une victoire contre l’OL, il y a deux ans. De son côté, Soraya, 50 ans, supportrice de l’OM « depuis toujours », relativise. « Faisons avec l’équipe qu’on a. N’essayons pas encore d’acheter pour acheter et derrière, creuser la dette. Essayons d’être à l’équilibre et après on verra », soutient celle qui se souvient encore des papinades de Jean-Pierre Papin.

    L’attente s’éternisant, deux petits garçons en survêtement du club se réfugient sous l’ombre du seul palmier de l’entrée du centre d’entraînement. « Weah, Weah ! » s’écrient les supporters. La voiture du défenseur phocéen passe mais ne s’arrête pas. Seuls Ange Lago, attaquant réserviste et Jelle Van Neck, deuxième gardien, s’arrêtent pour passer un moment avec leurs supporters.

    Genesio inspire confiance

    Cette saison marque aussi l’arrivée de Bruno Genesio sur le banc phocéen. Et il a déjà gagné le cœur de certains supporters. « J’ai confiance en Genesio. Il va faire du bon travail, si les dirigeants lui laissent le temps. Cette saison, l’OM paye les erreurs de l’ancienne direction. Il faut faire avec et laisser Genesio travailler », assure Gilbert Deukmedjian. Un sentiment partagé par Thierry Mode. « C’est un très bon entraîneur, qui a déjà réalisé de bonnes choses avec Rennes et Lille. » Mais il est aussi attendu au tournant par certains. « Je dois avouer que j’ai du mal avec Genesio. J’ai le sentiment que l’OM passe d’un extrême à l’autre. J’attends de voir ce que cela peut donner », avance Gilles, de la Vieille Garde Ultra. Malgré une saison « très difficile » l’an dernier, la passion demeure chez les supporters. « En 1993, la ville s’est transformée, elle était bleu et blanc. Il y a un petit bout de tout ça qui est toujours là. C’est aussi pour ça qu’on continue à supporter l’OM, cette ferveur existe toujours », s’émerveille Soraya qui a vécu le sacre européen à Marseille.

    « Je pense que cette équipe va agréablement nous surprendre »

  • [Entretien] « J’ai vu plus de cohérence que l’année dernière »

    [Entretien] « J’ai vu plus de cohérence que l’année dernière »

    La Marseillaise : Comment avez-vous suivi la préparation de la saison qui s’annonce ?

    Jacques Bayle : J’ai observé avec intérêt tout ce qui s’est déroulé. Je dois admettre que je pensais que pour l’OM, cette période serait moins compliquée. Il y a des ventes et un allègement rapide de la masse salariale. Et là, je commence à me poser des questions.

    Est-ce que les matches de préparation vous ont rassuré.

    J.B. : Ils ont été rassurants. Je dois reconnaître que jusqu’à présent, j’ai vu plus de cohérence que l’année dernière. Avec Angel Gomes et Pierre-Emile Højbjerg que je trouve métamorphosés. Et je vois aussi des choses qui me font plaisir réalisées par Himade Abdelli. Maintenant, j’ai besoin de voir des remplaçants à la hauteur et comment ce groupe, s’il reste en l’état, va supporter les rendez-vous qui vont s’ajouter, à savoir la coupe d’Europe, puis la coupe de France. Pour jouer sur ces trois tableaux, il faut un effectif avec des remplaçants qui font progresser l’équipe, ou du moins n’en réduisent pas le niveau général, lorsque le coach fait appel à eux.

    Comprenez-vous la politique actuelle de l’OM ?

    J.B. : Il y avait une urgence, faire partir les gros salaires pour que l’OM soit libre d’un poids trop lourd et de joueurs qui ne justifiaient pas forcément ces revenus hors normes. Maintenant, il faut laisser du temps à Bruno Genesio afin qu’il mette en place son plan de jeu. Dans le football, il n’y a pas que le physique qui permet de construire une équipe qui tienne la route. Un entraîneur doit réfléchir à plusieurs tactiques pour que son équipe puisse toujours surprendre son adversaire. Pour y parvenir, il a besoin de joueurs ayant les capacités de s’adapter à toutes les circonstances. Il arrive après un Roberto De Zerbi qui avait des idées bien arrêtées, mais je dois admettre que je n’ai pas du tout adhéré à sa vision du football.

    Êtes-vous confiant ou inquiet avec l’OM dans cette configuration ?

    J.B. : Je suis comme tous ceux qui aiment ce club. Ce qui s’est passé, jusque-là, a de quoi alimenter mes inquiétudes. Maintenant, j’ai hâte d’être au 31 août, lorsque le mercato fermera ses portes. C’est à ce moment-là que nous saurons où l’OM en est et s’il peut avoir des ambitions en championnat, mais aussi en coupe d’Europe et en coupe de France. Ce n’est qu’à partir du 1er septembre que nous saurons s’il faut espérer quelque chose de cette saison. Ou si elle risque de devenir celle de toutes les peurs.

  • Féroces affrontements à venir derrière le Paris Saint-Germain

    Féroces affrontements à venir derrière le Paris Saint-Germain

    Qui d’autre, finalement ? Si l’on demande à 100 personnes qui remportera la Ligue 1 en fin de saison, ils sont sans doute 99 à répondre le Paris Saint-Germain. L’évidence est nette, il est difficile d’imaginer une équipe autre que celle de la Capitale soulever le trophée en mai prochain. Lens, Monaco, Lille, Rennes, Marseille et Lyon font tous figure d’outsiders, mais voir l’une de ces formations imiter les Monégasques et Lillois, victorieux en 2017 et 2021, paraît simplement utopique.

    Les hommes de Luis Enrique foncent donc vers un 15e titre national alors que la saison n’a pas encore débuté. Le fait de pouvoir aligner deux équipes de très haut niveau facilite les choses, surtout dans le championnat de France. Finalement, le suiveur lambda de la Ligue 1 ne se demande pas qui gagnera à la fin, mais quels records peut battre ce PSG double vainqueur de la Ligue des Champions. Les Parisiens courent après le record d’invincibilité sur une saison du FC Nantes de Jean-Claude Suaudeau et un autre challenge semble intéressant à réaliser. 16 victoires d’affilée en 2017, l’AS Monaco de Falcao, Mbappé, Bernardo Silva et Fabinho avait frappé fort pour aller subtiliser la première place à Paris.

    Derrière le mastodonte et sa pelletée de stars, la lutte pour le podium sera intense et indécise, comme ce fut le cas en 2025-2026. Même avec une boule de cristal ou autres pouvoirs divins, impossible de prédire avec justesse l’ordre du classement final. Changement de coach, ventes de piliers de l’effectif et pourtant, le RC Lens nous laisse croire que rien n’a changé sur ce début de saison. Vainqueur du Trophée des Champions, dimanche dernier, face au PSG (1-0), les Sang et Or ont posé leurs tripes sur la pelouse de Bollaert, montrant que l’été n’avait pas évaporé leur sens du collectif. La principale inconnue concernant le RCL repose sur l’enchaînement de matches puisque la Ligue des Champions est de retour dans le bassin minier.

    Si les Lensois ont une bonne tête de dauphins des Parisiens, l’incertitude est totale derrière. Monaco est une équipe difficilement lisible à l’instant T, Lyon est encore dans le brouillard sur ses capacités, le Lille de Davide Ancelotti doit encore se découvrir, Rennes paraît emballant, mais les derniers mercatos estivaux ont laissé cette impression sans que les résultats suivent ensuite. Et puis il y a l’OM. Les Marseillais sont sans recrue à présent, inévitablement sans C1 cette saison et ils doivent se serrer la ceinture sans brider leurs ambitions de retrouver la plus grande des compétitions de clubs en fin d’exercice.

    Valse à 12 têtes

    sur les bancs de Ligue 1

    Globalement, les deux tiers de la Ligue 1 plongent dans l’inconnu puisque douze clubs sur dix-huit ont changé leur entraîneur durant l’intersaison. Olivier Pantaloni est passé de Lorient à Nice, Bruno Genesio de Lille à Marseille et des techniciens étrangers vont découvrir le championnat. Dino Toppmöller arrive à Lens alors que le Norvégien Jens Berthel Askou débarque à Toulouse, en provenance de Motherwell (Écosse). N’oublions pas Brest, tout le club étant orphelin d’Eric Roy, parti trop tôt. Son humanité et sa passion du football manqueront, son ancien adjoint, Julien Lachuer, a la lourde tâche de prendre la suite.

    En bas de tableau, la peur flotte au-dessus de certaines têtes. Les promus Troyes et Le Mans sont ambitieux et ont bien l’intention de conserver leur place dans l’élite du football français. Un peloton d’équipes pourrait donc se battre pour ne pas retomber en Ligue 2. Auxerre et Nice l’ont échappé belle l’an passé et sont attendus à un niveau plus élevé, Le Havre et Angers seront sans doute de cette bataille et Brest tentera de ne pas l’être. Peu importe l’ambition, ce nouvel épisode de la ligue des talents s’annonce palpitant de haut en bas.

  • Une nouvelle ère pour l’OM

    Une nouvelle ère pour l’OM

    Nouvelles tenues, nouveau partenaire, la CEPAC, pour le Vélodrome, nouveau staff et nouveau président.

    L’intersaison a été synonyme de changements à presque tous les étages dans la maison OM. Presque, car il y a en un, celui de l’effectif où si des modifications ont été enregistrées, c’est, jusque-là, à sens unique. Et c’est donc avec un groupe sans renfort que Bruno Genesio va vivre son baptême, cette fois « du bon côté du terrain » avait-il plaisanté, lors de sa première prise de parole.

    Celui qui a accepté de relever le gant, tout en sachant qu’il aurait à faire face à d’énormes contraintes, confesse son impatience « après sept semaines de préparation, retrouver le public est un plaisir ». Il a pu humer l’atmosphère, lors des deux matches de gala contre l’Athletic Bilbao et l’Atlético de Madrid. Mais cette fois, il y aura les groupes de supporters.

    Leurs représentants ont eu une rencontre avec Bruno Genesio, en début de semaine. Les échanges ont été tendus, montrant que ces derniers étaient en colère vis-à-vis d’un mercato jusque-là cantonné aux départs, estimant que Franck McCourt ne s’investissait plus suffisamment dans le club.

    Malgré ces tensions, Bruno Genesio clame son envie d’entrer dans le vif du sujet. « Comme chaque début de saison, nous sommes devant une page blanche avec ses incertitudes ». Tentant de faire abstraction d’un contexte particulièrement anxiogène. Avec une double sanction de la DNCG et l’UEFA qui a réduit la marge de manœuvre sur le mercato.

    Il s’est donc concentré sur le sportif. Avalant au passage quelques couleuvres, notamment un changement de capitaine imposé par sa direction. Et s’il ne veut pas évoquer les résultats des matches de préparation, pour lui, « ce qui compte, c’est la progression que j’ai constatée dans nos sept semaines de préparation avec des joueurs qui ont compris ce que j’attends d’eux ». Le moment est donc venu de valider ces acquis. Et Strasbourg est la première épreuve pour y parvenir. Face à un adversaire qui connaît lui aussi un été compliqué, l’OM a peut-être l’opportunité de se lancer sereinement, après une saison 2025/2026 qui a viré au fiasco.

    « C’est le moment de montrer nos forces. De respecter le football face à un adversaire ambitieux », commente Timothy Weah. Celui qui est désormais capitaine n’affiche pas d’inquiétude quant à la situation compliquée que vit le club. « Notre groupe mérite beaucoup de choses et surtout de gagner des matches ». À commencer par celui de ce soir. La manière dont l’OM se comportera pourrait être un bon tremplin pour la suite.

    « Nous sommes devant une page blanche avec ses incertitudes »

  • Bruno Genesio en quête d’une charnière centrale

    Bruno Genesio en quête d’une charnière centrale

    L’OM va donner le coup d’envoi de la nouvelle saison, vendredi.

    Pour ce rendez-vous avec Strasbourg, Bruno Genesio doit faire face à plusieurs interrogations, qui s’ajoutent aux incertitudes liées au mercato. Car, s’il sait qu’il peut à tout moment perdre un, voire plusieurs cadres d’ici la clôture du marché estival des transferts, dans douze jours, l’entraîneur marseillais doit aussi faire face à des impondérables.

    Et après le dernier match de préparation, perdu (1-2) face à l’Atlético de Madrid, l’infirmerie a reçu du monde. Leo Balerdi y a pris ses quartiers alors que Geoffrey Kondogbia est resté en salle. Ainsi, c’est la charnière centrale du dernier match qui risque de rater l’ouverture.

    À ce sujet, Bruno Genesio a apporté des précisions. Pour Leo Balerdi, « il y a une incertitude liée à une douleur au mollet. Il a donc passé un examen ce matin. On verra cet après-midi et demain comment il est pour savoir s’il peut participer au match » a-t-il d’abord précisé au sujet de l’Argentin. Concernant Geoffrey Kondogbia, « c’est simplement de la précaution. Nous avons bien travaillé et, avec certains joueurs, nous avons parfois besoin de les ménager. Là, il est à deux jours du match, donc c’était davantage par précaution. Il a travaillé individuellement en salle ».

    Néanmoins, il n’a encore aucune certitude quant à la capacité des deux éléments à débuter face à Strasbourg. Quant à savoir si Nayef Aguerd, qui a participé aux exercices collectifs mercredi matin, peut-être appelé, Bruno Genesio a tenu à faire une mise au point. « Oui, il est opérationnel », avant de préciser qu’il « faut voir combien de temps il peut jouer ».

    Bruno Genesio

    a besoin de tout le monde

    Cela fait maintenant cinq mois que le Marocain n’a plus joué. d’après ses propos, c’est son protocole de retour à la compétition qui a fait capoter son prêt à la Réal Sociedad.

    Quant à savoir si le forfait probable de Leo Balerdi pouvait lui ôter une épine du pied, en lui évitant de titulariser l’Argentin, victime d’une bronca du Vélodrome lors du dernier match, Bruno Genesio a pris immédiatement la défense de son joueur.

    « Je pense que Leonardo Balerdi a beaucoup souffert de ce qui lui est arrivé, mais je suis là pour l’aider » a d’abord indiqué son entraîneur. « J’échange avec lui régulièrement pour le soutenir », enchaîne-t-il. Avant de rappeler la situation dans laquelle se trouve l’OM. « Nous sommes aussi en début de saison, dans une situation assez incertaine, notamment dans ce secteur de jeu. Aujourd’hui, compte tenu des blessures des uns, des départs ou non des autres, il y a quand même très, très peu de solutions. »

    C’est pourquoi il rappelle que « mon job, c’est de constituer la meilleure équipe possible, le meilleur onze possible pour le match de vendredi, en tenant compte, bien sûr, de certains événements, mais aussi en me disant que ça fait partie du métier de joueur et d’entraîneur de surmonter ces difficultés-là. Mais il ne peut pas les surmonter tout seul. Il a besoin de nous ».

  • Jeffrey de Lange est prêt à relever le gant avec l’OM

    Jeffrey de Lange est prêt à relever le gant avec l’OM

    Il y a deux ans, Jeffrey de Lange arrivait à l’OM, dans le sillage de Geronimo Rulli.

    Tous les deux quittaient les Pays-Bas, avec en tête l’idée de prendre un nouvel envol. Geronimo Rulli avait perdu sa place de numéro 1 dans le but de l’Ajax. Alors que Jeffrey de Lange était aux portes de la sélection « Oranje », après une saison pleine avec Deventer.

    Lorsqu’il a parlé d’eux, Roberto de Zerbi refusait de faire un choix, entre deux éléments qu’il estimait « de valeur et de qualités égales. C’est le terrain qui dictera mes choix » disait alors celui qui découvrait également l’OM. Néanmoins, Geronimo Rulli avait une cote supérieure. Du fait d’avoir été dans l’équipe d’Argentine championne du Monde au Qatar.

    Le coup d’arrêt au Parc

    C’est donc lui qui a débuté la saison dans le but marseillais. Et à Brest, sa première prestation, avec notamment un penalty arrêté, a rapidement fermé la porte à Jeffrey de Lange. Le Néerlandais devant se contenter de la coupe de France pour montrer ses qualités.

    La saison suivante, avec un Geronimo Rulli moins décisif, sa doublure a bénéficié d’un peu plus d’exposition. Mais le choix de Roberto De Zerbi de le titulariser au Parc des Princes face au PSG a brisé son élan. Avec une défaite 5-0, une semaine après un échec face au Paris FC, où Geronimo Rulli était passé à côté de son match.

    L’idée de l’entraîneur marseillais de l’époque était de faire souffler l’Argentin et montrer au Néerlandais qu’il pouvait être une alternative efficace. Le contraire c’est produit, avec deux joueurs qui ont fini la saison le moral dans les chaussettes. Peut-être aurait-il plus judicieux pour Roberto De Zerbi de titulariser Jeffrey de Lange face au Paris FC ? L’histoire ne peut hélas pas se réécrire.

    Jusqu’à ce funeste 8 février, les prestations de l’ancien gardien des Go Ehead Eagles avaient été au niveau des attentes. En neuf titularisations, cinq en coupe de France et quatre en Ligue 1, il avait livré cinq « clean sheet ». Mais la rouste infligée par le PSG est venue ternir cette statistique. Et il n’a plus joué jusqu’à la fin de la saison, malgré l’arrivée de Habib Beye au chevet des Marseillais.

    Avec le départ de Geronimo Rulli à Manchester City, Bruno Genesio a besoin d’un nouveau numéro 1. Logiquement, Jeffrey de Lange a hérité du statut. Dans un effectif où tout est en perpétuel mouvement, avec des départs en cascade, qu’aucune arrivée n’est encore venue compenser.

    Dans un groupe de rescapés, où tout le monde est encore susceptible de quitter la galère phocéenne, son retour aux Pays-Bas a même été un temps envisagé. Lorsque stage à Zeist, des discussions ont été menées avec Twente. Mais finalement, le club d’Enschede n’a pas pu le récupérer.

    Jeffrey de Lange a donc terminé la préparation avec l’OM. Il était titulaire lors des six matches amicaux, et n’a cédé sa place à Théo Vermot que sur trois. Il sera donc dans le but olympien pour le coup d’envoi de la saison. D’autant plus que Lucas Perri s’apprête à s’engager avec le Torino.

    Franck McCourt a remis 50 millions au pot

    La situation financière de l’OM est loin d’être au beau fixe.

    Elle a même poussé la DNCG et l’UEFA à taper du poing sur la table pour exiger son assainissement, avec un encadrement de la masse salariale prononcé par la première, et la menace d’une exclusion des coupes d’Europe brandie par la seconde.

    Une situation qui oblige le club à faire des coupes franches dans sa masse salariale, en se séparant des plus gros salaires et en vendant ses cadres. Néanmoins, ces économies ne suffisent pas. De fait, Franck McCourt a dû effectuer une ouverture du capital de 50 millions d’euros, venue s’ajouter aux 120 millions injectés en janvier dernier.

  • OM : après une préparation encourageante, place au jeu

    OM : après une préparation encourageante, place au jeu

    De Yamoussoukro au stade Vélodrome, l’OM a étalé sa préparation estivale sur un mois. Bruno Genesio a dû faire avec les forces en présence pour construire une équipe tenant debout, avec une certaine philosophie de jeu. Durant un mercato pour l’heure bien calme, l’ancien coach lillois s’est appliqué et a imposé sa patte dans un environnement spécial et incertain. La pré-saison en est maintenant à son crépuscule et la lumière est au bout du tunnel.

    La Ligue 1 arrive à grands pas puisque les Phocéens joueront le match d’ouverture de l’exercice 2026-2027. Ce sera dès ce vendredi 21 août, au Vélodrome, face à un Racing Club Strasbourg sortant d’une phase de matches amicaux catastrophique. Bruno Genesio s’est longuement étendu à la suite de la rencontre face à l’Atletico Madrid (1-2). Le Lyonnais a réalisé un premier bilan, depuis son arrivée début juillet à la tête du club. « On a repris depuis six semaines, il y a divers degrés de forme, puisque ceux qui sont rentrés un peu plus tard ont forcément un peu de retard dans la préparation. Je trouve qu’on est monté en puissance dans ces matchs de préparation, notamment les deux derniers, contre deux bonnes équipes. Ce soir [vendredi], c’était une très bonne équipe qui fait partie des 8-10 meilleures équipes européennes. Après, il y a plein de choses positives dans ces deux matchs, notamment dans ce que je souhaite voir de mon équipe, à savoir du pressing, du contre-pressing. Un jeu avec ballon où il y a beaucoup de combinaisons, beaucoup de mouvements. Là où on doit s’améliorer, ce sont les petits détails qui font la différence entre eux et nous. Par exemple, ce soir, être capable de gommer ces petites erreurs, à la fois sur le premier but et sur le deuxième but. »

    Une préparation positive

    S’il y a déjà des remous avec la direction (voir ci-contre) et de l’impatience vis-à-vis des arrivées, l’entraîneur marseillais a été bluffé par l’attitude de ses joueurs. En donnant sa chance à tout le monde, y compris les plus jeunes, Genesio a placé son groupe dans les meilleures conditions pour progresser. Tout le monde est à vendre, personne n’est placé dans le loft et chacun a une opportunité. « C’est pour ça que je souligne l’engagement et l’investissement. Je le vois tous les jours à l’entraînement depuis que je suis arrivé. Je sens des joueurs à l’écoute qui ont envie de bien faire. Forcément, ce n’est pas tout le temps bien réalisé, mais dans l’ensemble, en six semaines, je trouve qu’il y a beaucoup de bonnes choses qui sont réalisées par les joueurs. Globalement, c’est vraiment une préparation qui reste positive pour moi, pour le staff », a justifié le coach qui aura 60 ans le 1er septembre. Le prochain adversaire des Marseillais sera donc Strasbourg. Les hommes du stade de la Meinau ont eux aussi vécu une intersaison mouvementée avec de très nombreux départs. Nouvel entraîneur, nouveau gardien, des changements sur toutes les lignes et une préparation très compliquée pour les Alsaciens. 0-7, 0-2, 3-4, 2-5, 0-2, 0-2 : pas même un match nul sur six matches amicaux et beaucoup de doutes à l’heure d’affronter l’OM. Le Racing est peut-être encore plus mal en point que Leo Balerdi et consorts.

    Pierre-Emile Højbjerg perd le capitanat

    Le capitanat de Timothy Weah face à l’Atletico pouvait paraître surprenant, vu que Balerdi et Højbjerg étaient sur le terrain. En conférence de presse d’après-match, Bruno Genesio a expliqué que ce choix venait d’en haut. « C’est une décision qui m’a été dictée par la direction du club. Si je suis complètement franc et je vais l’être, ce n’est pas une décision que je partage. Mais je suis salarié et je dois me soumettre à certaines obligations », a-t-il simplement dit.

    Frank McCourt a décidé de sanctionner l’international danois puisque ce dernier avait refusé son transfert à Newcastle alors que tout était bouclé. Un retournement de situation qui avait passablement énervé le propriétaire américain.