Tag: Ligue 1

  • L’OM piétine face à Nice et n’a plus son destin en main

    L’OM piétine face à Nice et n’a plus son destin en main

    Rien n’est encore joué, mais la troisième place s’éloigne petit à petit pour les Marseillais. Ces derniers, tenus en échec dimanche soir au Vélodrome face à un OGC Nice peu dangereux (1-1), ont désormais quatre points de retard sur l’Olympique Lyonnais et Lille, tous deux victorieux ce week-end. « Ne pas se résigner », lance comme message Habib Beye, après la désillusion face aux Aiglons. « Il reste neuf points à prendre. Aujourd’hui, on n’a plus notre destin en main, mais tant que rien n’est fini, on ne peut pas baisser la tête. La dynamique n’est pas bonne, c’est évident, mais il faut continuer à travailler et ne rien lâcher. Ce club mérite qu’on reste concentrés jusqu’au bout. Ce soir est difficile à accepter, car il y a eu une réaction après Lorient. On a mis de l’agressivité, récupéré des ballons hauts et créé des situations. Mais on ne maîtrise pas certains détails et on se punit avec ce penalty », ajoute le technicien franco-sénégalais. La non-titularisation du fer de lance Mason Greenwood a eu un impact significatif sur l’animation offensive olympienne. « Ce n’était pas un choix sportif », indique Beye. « Depuis le choc reçu contre Lille, il souffre d’une lésion et n’a pas retrouvé la mobilité de sa cuisse. Toute la semaine, on a ajusté sa situation. Il a été très honnête, y compris ce matin, en disant qu’il ne se sentait pas capable de débuter. C’était donc une décision prise pour préserver sa santé », poursuit-il, persuadé que l’état d’esprit global de l’équipe était « irréprochable », mais que certains entrants n’ont pas eu l’impact attendu en fin de match.

    Une saison difficile

    sur le plan mental

    La prestation du milieu international algérien Himad Abdelli, débarqué dans la cité phocéenne lors du dernier mercato d’hiver et loin d’être aussi performant qu’à Angers, est particulièrement mis en cause. « C’est une saison très, très dure pour nous, très, très compliquée au niveau mental. Pas sur le plan physique, mais plus mental », insiste Gerónimo Rulli, conscient que les trois prochaines journées seront décisives dans la course à la fameuse troisième place, qualificative pour la prochaine édition de la Ligue des Champions. Le sprint final débutera dès ce samedi (à 15h) au stade de la Beaujoire, face au FC Nantes, avant-dernier et en grand danger de relégation. S’en suivra le déplacement au Havre, installé dans le ventre mou du championnat et assuré de ne pas descendre en Ligue 2, puis la réception du Stade Rennais, qui compte à ce jour trois points d’avance sur les Olympiens. Un dernier duel qui décidera du sort européen, ou non, de la formation marseillaise pour la saison prochaine. « Quand on joue pour l’Olympique de Marseille, on n’a pas le droit d’être résigné. C’est difficile à vivre pour moi aujourd’hui, car j’ai le sentiment de ne pas amener ce club là où il doit être. Mais on ne va pas lâcher. Il reste trois matchs : soit on abandonne et on subit, soit on reste concentrés et on va challenger tout le monde. Il faut gagner nos matchs, c’est la seule vérité », martèle Habib Beye.

    Le rendement catastrophique d’Habib Beye

    Arrivé à la tête des Olympiens au mois de février, afin de succéder à Roberto De Zerbi, Habib Beye affiche des résultats plus que décevants. Le technicien marseillais ne totalise que 13 points après ses 9 premiers matchs officiels sur le banc de l’OM en Ligue 1, soit les pires débuts pour un entraîneur arrivé en cours de saison au club phocéen dans l’élite depuis Franck Passi en 2016 (13). Avec 40% de victoires, il s’apprête à connaître la pire saison de sa courte carrière d’entraîneur. En cas de succès sur les trois dernières journées, son taux de réussite remonterait à 54%. Ce qui resterait toutefois insuffisant compte tenu des hauts objectifs que se fixe annuellement l’OM, avec des recrutements massifs à chaque mercato.

  • OM-Nice : un pénalty qui vient gâcher la soirée

    OM-Nice : un pénalty qui vient gâcher la soirée

    Son système devait permettre à l’OM de relever la tête. Avec un duo Vermeeren-Timber inédit pour épauler Pierre-Emerick Aubameyang qui envoyait Mason Greenwood sur le banc. Et la première titularisation de Tochukwu Nnadi dans le but de redynamiser un milieu devenu trop prévisible.

    Le jeu se concentrait aux abords de la surface azuréenne. Avec de très rares incursions visiteuses dans la moitié de terrain marseillaise. Malgré cela, les occasions de mettre en danger Yehvann Diouf demeuraient trop rares.

    Après l’heure de jeu, un coup d’accélérateur de Tochukwu Nnadi devait placer l’OM sur la voie de la victoire, grâce à la tête victorieuse de Pierre-Emile Höjbjerg. Les clignotants revenaient au vert. Pour quelques minutes seulement, puisque dans le money time, Jonathan Clauss obtenait un penalty, transformé par Elye Wahi, anéantissant les espoirs d’une rédemption marseillaise.

  • L’OM rate encore son final

    L’OM rate encore son final

    S’ils étaient toujours sixièmes au coup d’envoi, les résultats des matches précédents plaçaient les Olympiens face à un impératif.

    La victoire contre Nice constituait la seule possibilité de rester au contact de Lyon, Lille et Rennes, vainqueurs respectivement d’Auxerre, Paris et Nantes. Seul Monaco, tenu en échec à Toulouse, avait raté l’occasion de doubler provisoirement les Marseillais.

    Des Marseillais qui n’avaient pas d’autre choix que gagner le derby de toutes les angoisses, face à des Niçois revigorés par leur qualification en finale de la Coupe de France. Mais aussi par les mésaventures auxerroises à Lyon et nantaise à Rennes. Ce qui devait compliquer la mission d’un OM attendu au tournant par ses supporters.

    Un OM qui, pendant une grosse dizaine de minutes, donnait le sentiment d’avoir retrouvé un certain allant. Mais hormis une reprise de la tête d’Arthur Vermeeren, obligeant Yehvann Diouf à un arrêt réflexe, le seul fait marquant de la première période restera l’intrusion d’un supporter, venu du sud, et qui avait le temps de taper sur les épaules de Quinten Timber puis Pierre-Emerick Aubameyang avant d’être maîtrisé.

    C’était trop peu pour mettre le feu à un Vélodrome pourtant encore mobilisé. Un Vélodrome qui devait attendre l’heure de jeu pour, enfin, vibrer. Fallait-il y voir un rapport de cause à effet ? Toujours est-il que c’est quelques secondes après l’entrée de Mason Greenwood que l’attaque phocéenne faisait parler la poudre. L’Anglais n’y était pour rien, c’est le tandem Nnadi- Höjbjerg qui faisait voler en éclats la défense azuréenne.

    Même si son scénario avait été compliqué, la victoire était à portée de main. Et avec elle l’entretien de la flamme d’une qualification en Ligue des Champions. Malheureusement, Jonathan Clauss et Elye Wahi, anciens Phocéens, se ligaient pour arracher le pénalty de l’égalisation azuréenne.

    La malédiction du money time refaisant surface au plus mauvais moment, l’OM laissait filer deux nouveaux points sur sa pelouse.

    OM 1 (0) NICE 1 (0)

    31e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (60 021 spectateurs)

    Arbitre : W. Delajod

    Buts : Höjbjerg (66) pour l’OM, Wahi (88 sp) pour Nice.

    Avertissements : Emerson (29), Medina (44) à l’OM, Wahi (44) à Nice.

    OM : Rulli – Pavard, Balerdi, Medina – Weah, Höjbjerg ( c ), Nnadi (Kamissoko, 80), Emerson (Mmadi,63) – Timber (Abdelli, 80), Aubameyang – Vermeeren (Greenwood, 63).

    Entraîneur : H. Beye.

    NICE : Diouf – Clauss, Mendy, Bah, Oppong, Bard (Abdi, 80) – Abdul-Samed (Carlos, 80), Boudaoui – Cho (Boudache, 66), Wahi (Vanhoutte, 90), Sanson ( c, Diop, 46 ).

    Entraîneur : C. Puel.

    Le fait de match

    Messages interpellant joueurs et dirigeants, bâches renversées… Les Virages ont fait part de leur colère après les derniers résultats.

    Néanmoins, la ferveur a repris le dessus chaque fois que Willy Delajod a donné le coup d’envoi d’une mi-temps. Avec, toutefois, une bronca de mécontentement face à la stérilité du jeu proposé sur le terrain.

  • OM, le derby de toutes les peurs

    OM, le derby de toutes les peurs

    En temps normal, le face-à-face OM-Nice est toujours à enjeu.

    Cette année, chaque protagoniste aura une raison différente pour aller chercher un succès. Car si la conquête d’une place européenne est souvent disputée entre les faux frères de la côte, cette fois, seul l’OM aura dans sa ligne de mire une qualification pour une nouvelle campagne continentale.

    Car les Aiglons, eux, sont dans une situation plus compliquée. Ils n’ont cessé de dégringoler dans la hiérarchie de la Ligue 1. Le retour de Claude Puel à leur chevet n’a pas stoppé leur descente aux enfers. Malgré la bouffée d’oxygène d’une qualification pour la finale de la Coupe de France, le « Gym » n’est toujours pas assuré de rester en Ligue 1 en juin.

    Certes, avec neuf points d’avance sur Nantes, ils sont quasiment assurés d’éviter une relégation directe. Mais ils sont sous la menace d’Auxerre, l’actuel barragiste, en embuscade au classement.

    Côté marseillais, le bail est prolongé en Ligue 1. Mais c’est une autre cible que visent les hommes de Habib Beye. Ils ont toujours en tête l’objectif d’aller chercher la troisième place du podium. Liée à une qualification directe pour la prochaine Ligue des Champions. Malheureusement, alors qu’ils étaient dans le coup après avoir surclassé Metz, l’humiliation vécue à Lorient a redistribué les cartes dans la course. Avec un OM renvoyé à la sixième place et à deux longueurs de Lyon.

    Pour se préparer à affronter la colère des supporters et la réaction niçoise, l’entraîneur marseillais a placé ses hoplites en conclave à la Commanderie. Avec une semaine mise à profit « pour faire redescendre la tension négative et travailler sur l’aspect psychologique », explique Habib Beye. Sans trop livrer de secrets, il a indiqué que « plein de choses ont été remises en cause et nous aurons un plan de jeu clair ».

    En tenant compte d’une liste impressionnante de joueurs qui se retrouvent à l’infirmerie et en faisant abstraction de ce qui a pu se dire tout au long de la semaine, après le fiasco de Lorient. « Je dis le minimum, en espérant le maximum sur le terrain dimanche », a concédé le stratège olympien.

    Il pourra compter dans sa quête sur Quinten Timber. Le Néerlandais était absent à Lorient, pour cause de blessure. Il reconnaît que le conclave décrété cette semaine « a été une bonne chose pour que nous nous concentrions en vue du match de dimanche ». Et de promettre, « nous serons prêts pour gagner dimanche ! »

  • L’OM toujours piégé dans un tourbillon destructeur

    L’OM toujours piégé dans un tourbillon destructeur

    Quelles solutions ? Quels espoirs ? Habib Beye doit se gratter la barbe et se creuser les méninges pour savoir comment se sortir de ce bourbier. Arrivé il y a deux mois et quelques jours à la Commanderie, le Sénégalais vit des heures plus que compliquées depuis sa prise de fonction dans les Bouches-du-Rhône. Une situation délicate alors que le podium s’échappe et la Coupe de France n’est plus qu’un lointain souvenir. Samedi, après la débâcle à Lorient (0-2), sa colère était beaucoup plus froide que celle de Medhi Benatia. Il n’a tout de même pas manqué l’occasion de se montrer déçu du caractère affiché par ses joueurs : « On a des leaders qui doivent être des leaders positifs et constants. Ce qu’on n’a pas vu. »

    Le coach a également affirmé qu’il ne bouleverserait pas son équipe lors des quatre dernières journées de Ligue 1. Outre le jeu de sa formation, un autre point négatif vient s’ajouter : le sujet des blessures. Certains joueurs sont sur la corde raide physiquement après une saison éreintante, dans les jambes et dans les têtes. Nayef Aguerd ne devrait plus jouer, Kondogbia et Egan-Riley sont de nouveau hors-jeu, Tochukwu Nnadi est touché à un genou. Par ailleurs, Quinten Timber et Igor Paixao sont très incertains pour la réception de Nice, dimanche (20h45). Amine Gouiri n’est pas non plus sûr de figurer sur la feuille de match. Des éléments clés de l’effectif donc, alors que Mason Greenwood n’est pas encore revenu à 100% après la béquille reçue face à Lille, un mois auparavant. Seule bonne nouvelle : Facundo Medina revient de suspension et sera apte pour ce derby méditerranéen contre l’OGCN.

    Objectif Coupe d’Europe

    La satisfaction vient de l’intégration des jeunes. Ugo Lamare El-Kadmiri est entré en jeu à Lorient alors que Ange Lago, Hilan Hamzaoui et Nouhoum Kamissoko figuraient dans le groupe. Antoine Valero a aussi sa carte à jouer sur le mois à venir, tant l’attaquant a convaincu en U19 Nationaux, en Youth League ou avec la Pro 2. Justement, les U19 Nationaux de Grégory Auger pointent au 2e rang de la poule D, juste derrière l’AS Monaco. Une saison pleine, où de nombreux joueurs ont pu se mettre en avant comme Milan Leccese ou encore Said Remadnia. Certains de ces noms pourraient à nouveau apercevoir l’équipe première d’ici la dernière journée contre Rennes.

    Mais, pour Habib Beye, il faudra au moins sécuriser une place en Coupe d’Europe pour éviter la catastrophe industrielle. L’objectif fixé par le propriétaire Franck McCourt était un podium et la victoire en Coupe de France. Les deux buts sont en train d’échapper aux Olympiens, mais sauver une nouvelle aventure européenne serait déjà un moindre mal. Attention à ne pas se faire avoir non plus, car Strasbourg possède encore deux chances de jouer l’Europa League la saison prochaine, malgré sa 8e place en Ligue 1. Coupe de France ou Conference League, gagner l’une des compétitions assurerait aux Alsaciens la C3. L’OM se doit de finir le plus haut possible pour éviter un nouveau scénario improbable. Pour cela, il faudra être à la hauteur contre Nice, Nantes, Le Havre et Rennes.

    Une programmation de fin de saison chamboulée

    La fin de la saison 2025-2026 a subi quelques changements récemment. Dernièrement, la Ligue de football professionnel a décalé d’une journée le match entre Nantes et l’OM. Il passe du 1er au 2 mai, à 15 heures. La LFP a justifié cette modification par les nombreux rassemblements pour le 1er-Mai dans la ville de Nantes. Auparavant, les multiplex des 33e et 34e journées avaient aussi été décalés d’une journée, passant du samedi au dimanche soir.

    Par ailleurs, ce dimanche, la rencontre OM-Nice permettra une nouvelle fois d’entendre les discussions entre l’arbitre central et la VAR. Un test en place depuis deux journées sur différentes pelouses de Ligue 1.

  • OM : Habib Beye serre la vis et songe à appeler les jeunes

    OM : Habib Beye serre la vis et songe à appeler les jeunes

    Ce que redoutait Habib Beye quelques minutes après l’humiliation de Lorient s’est produit.

    À quatre journées de la fin, alors que son équipe aurait pu se retrouver en position de force, l’OM a rétrogradé à la sixième place. Et s’ils restent à deux longueurs du podium, dont la dernière marche est désormais occupée par Lyon, les Olympiens ont perdu le contrôle de la situation.

    Alors qu’il pensait que la semaine à Marbella aurait eu à Lorient la même conclusion que face à Lyon, l’apathie marseillaise et une visible résignation après la claque ont poussé le staff à réagir de manière cinglante.

    Il y a eu les propos de Medhi Benatia (voir sur www.lamarseillaise.fr), évoquant les prochains entraînements. « Je leur ai dit [aux joueurs] de rien prévoir pour les quatre prochaines semaines. Nous allons passer un peu plus de temps ensemble, à la Commanderie pour bosser. »

    Hôtel 5 étoiles

    Les mots sont devenus des actes. Au retour de Lorient, les joueurs devaient avoir un jour de repos, lundi. Cela s’est transformé en entraînement à la Commanderie. Une Commanderie où ils vont passer plus de temps que ces dernières semaines. Habib Beye a prévu une double dose de travail, jusqu’à jeudi. Celle-ci sera suivie d’une mise au vert, également à la Commanderie, où les joueurs vont vivre en conclave jusqu’à la réception de Nice, dimanche.

    Cela peut sembler brutal comme réaction. Mais vu la prestation collective au Moustoir, alors que les joueurs avaient bénéficié de conditions de préparation plutôt enviables dans le cocon de Marbella, se retrouver à la Commanderie n’est pas non plus un enfer.

    Le lieu de vie est conçu sur la base d’un hôtel cinq étoiles. Certes, les joueurs ne seront pas en chambre individuelle, mais c’est largement mieux qu’un hostel pour routard. Et la cantine y est bien meilleure que dans certains restaurants d’hôtel.

    Habib Beye et son staff vont donc tenter de remettre de l’ordre dans la maison. Certains joueurs pourront même réfléchir aux propos de leur entraîneur après la sortie à Lorient, où il a tenté un coup tactique, dicté par les forfaits de dernière minute de Quinten Timber et Tochukwu Nnadi. « Certains n’ont pas saisi l’occasion de marquer les esprits. Je ne veux plus voir ce que j’ai vu et j’espère que les joueurs auront conscience de leurs fautes. »

    Il a également placé une phrase qui en dit long. « S’il le faut, je ferai jouer les jeunes. » À Lorient, il a fait appel à Hilan Hamzaoui, Emmanuel Lago, Nouhoum Kamissoko et Ugo Lamare. Ce dernier est même entré en jeu à la place de Pierre-Emerick Aubameyang pour le dernier quart d’heure.

    La semaine en cours, avec la perspective de recevoir une équipe de Nice qui lutte pour éviter les barrages, doit être celle d’une prise de conscience collective.

    Vers un OM sans défense à Nantes, le match décalé

    Même s’ils ont été assez inefficaces à Lorient, samedi, deux défenseurs olympiens ont reçu un carton jaune. Il s’agit de Benjamin Pavard et Timothy Weah. Tous deux étaient sous la menace d’une suspension, pour accumulation de cinq cartons jaunes. Celui du Moustoir était le cinquième. Ils vont donc purger un match de suspension automatique. Cette sanction va concerner le déplacement à Nantes, prévu le vendredi 1er mai, mais finalement fixé au samedi 2 mai à 15h, à la demande de la préfecture. Ces deux absences vont provoquer un déficit dans ce secteur, car CJ Egan-Riley et Nayef Aguerd sont toujours aux soins pour blessure. Et il n’est pas certain qu’ils soient aptes d’ici le déplacement en Bretagne.

  • Calendrier retouché, le oui mais de Habib Beye

    Calendrier retouché, le oui mais de Habib Beye

    Avec deux équipes, le PSG et Strasbourg, qualifiées en demi-finale de coupes européennes, la LFP a estimé nécessaire de retoucher les dernières journées de la saison.

    Du côté de l’OM, Habib Beye a réagi sur ce sujet. S’il estime logique « de soutenir les clubs français, du moment que cela ne change pas notre préparation », il apporte toutefois un bémol à cette position. « J’aimerais qu’il y ait une règle et que cette règle ne soit pas au cas par cas sinon il y a toujours un club lésé ».

    Son équipe va devoir disputer ses deux derniers matches, au Havre, puis au Vélodrome contre Rennes, les dimanches 10 et 17 mai, au lieu des samedis 9 et 16 mai. Mais pour d’autres équipes impliquées dans la course pour le maintien, comme Nantes ou Nice, il y a un risque. Avec notamment les Bretons, qui ont un match en retard, face au PSG. Le PSG qui doit aussi disputer une autre rencontre décalée, face à Lens, qui pourrait être cruciale pour l’attribution du titre. L’entraîneur de l’OM demande à ce « qu’un équilibre soit trouvé entre les divers intérêts, avec une réflexion autour d’un cadre applicable à toutes les équipes ».

  • Le coach lance un avertissement à ses cadres

    Le coach lance un avertissement à ses cadres

    C’est un Habib Beye en colère qui est venu s’exprimer au Moustoir.

    Quelques, longues, minutes après la sortie de son directeur du football Medhi Benatia, l’entraîneur marseillais a certes assumé ses choix, mais il a aussi dit ses quatre vérités sur ce qu’il pensait de la prestation de ses hommes. « Je suis très en colère. Sur les attitudes et sur l’esprit qu’on doit avoir dans ce club. En tant que coach, je ne peux pas l’accepter. »

    Il insiste sur un point, « il faut remettre tout le monde dans le droit chemin et supprimer les passe-droits », avant de donner des pistes sur ses choix à venir. « Si nous devons aborder les quatre derniers matches avec des jeunes qui ont la faim de bien finir la saison, nous le ferons. Nous évaluerons cela sur la semaine de travail avant Nice », poursuit-il. « Mais il est hors de question de revoir ce visage de l’OM », ponctue-t-il.

  • L’OM à Lorient, ou comment le sabordage est élevé au rang d’art

    L’OM à Lorient, ou comment le sabordage est élevé au rang d’art

    Et de dix. Samedi, en s’inclinant à Lorient (0-2), l’OM a concédé sa dixième défaite de la saison en Ligue 1.

    Dix, c’est une de plus que lors de l’exercice précédent, qui avait vu les Marseillais terminer dauphins du PSG. Mais dix, sur une lettre de motivation d’un candidat à la Ligue des Champions, cela fait plutôt l’effet d’un poireau volumineux sur une joue glabre.

    Cette dixième défaite a fait sortir de son silence Medhi Benatia. Lui qui s’était juré de ne plus prendre la parole, depuis son départ avorté en février, n’a pas supporté la prestation olympienne au Moustoir. « Tu joues Lorient, qui n’a plus rien à jouer, et tu ne gagnes pas un duel et tu n’as pas une course vers l’avant et tu n’es pas entreprenant, tu ne tentes rien et tu les regardes. Dans le stade, ils font la “ola” parce qu’ils te font un petit pont, crochet… Eh oui, c’est ça la vérité », a-t-il détaillé en zone mixte.

    Insuffisance générale

    La vérité, c’est aussi un OM totalement inoffensif. Alors que dans son onze de départ, Habib Beye alignait cinq éléments à vocation offensive. Au final, cela donne aucun tir marseillais cadré, une domination stérile et une presque occasion de but, avec cette tête de Pierre-Emerick Aubameyang qui a flirté avec le cadre d’Yvon Mvogo (53e).

    Pour un OM censé venir conquérir les points nécessaires à un retour sur le podium de la Ligue 1, c’est très largement insuffisant. Voire même insultant vis-à-vis des supporters qui avaient fait le (très) long voyage vers Lorient, samedi. Ces derniers ont eu le mérite de rester dignes dans la défaite, jusqu’au bout. Alors que les Phocéens ont bafoué le maillot qu’ils portent et encore mis à mal la ferveur populaire.

    Habib Beye a pris sur lui certaines choses. Notamment les choix des joueurs pour animer le jeu. « Je me suis trompé », a-t-il confessé. Pourtant, il a eu tout le loisir de préparer ce déplacement dans la plus grande sérénité, dans le cocon de Marbella. Il aurait dû se souvenir qu’avant l’OM, tous les cadors de la Ligue 1 s’étaient cassé les dents sur le râble de Merlus intraitables en défense. Car, Lorient à domicile cette saison, où ils ont pris 30 points en 15 matches, faisant tomber Rennes (4-0), Monaco (3-1), Lyon (1-0) ou, plus récemment, Lens (2-1).

    Lorient qui atteint désormais la barre des treize matches sans défaite dans un Moustoir aussi solide que la base des sous-marins laissée par l’armée allemande après la Seconde Guerre mondiale. Lorient qui a surtout mis fin à une longue période de disette face aux Marseillais. Cela faisait quatorze ans que les Bretons n’avaient plus battu l’OM. Pános Katséris et Bamba Dieng succèdent à Arnold Mvuemba et Kevin Monnet-Paquet au panthéon des héros merlus.

    Quant à savoir si l’OM, tel qu’il s’est montré en Morbihan samedi, mérite de retourner en Ligue des Champions, la réponse est non ! Un tel billet doit se mériter sur une continuité de prestations que les Marseillais n’ont pas été capables de fournir. Néanmoins, sur un malentendu, ils peuvent toujours y prétendre. Car Lille a raté le coche, en étant tenu en échec par Nice (0-0). Mais la marge de manœuvre est ténue.

  • Le coup de gueule de Medhi Benatia après Lorient – OM

    Le coup de gueule de Medhi Benatia après Lorient – OM

    C’est un Medhi Benatia dans une colère noire qui est venu s’exprimer en zone mixte du Moustoir. Lui qui s’était juré de ne plus prendre la parole n’a pas supporté ce qu’il a vu quelques minutes plus tôt. Avec des Olympiens sans réaction battus par une équipe de Lorient en pleine forme.

    Il a ainsi lâché ses quatre vérités. «Qu’on me dise que j’ai ramené un entraîneur sur un projet qui devait durer trois ans et qui est malheureusement parti, pas de problème. Qu’on me dise que les joueurs que nous avons ramenés, qui étaient très bons au mois de septembre, sont devenus très mauvais, je n’ai pas de problème encore. Que j’ai ramené un nouveau coach qui n’est pas bon non plus, je l’accepte. Mais quand je vois le match qu’il y a eu aujourd’hui, même si je n’ai plus envie de parler, je suis obligé de venir face à la presse. Parce que c’est un scandale, c’est un scandale.»

    Il évoque les attentes d’avant le déplacement à Lorient. «Tu joues normalement la première de tes cinq finales. On fait des stages. Cela nous coûte des sous, parce que tu veux bosser, tu veux te retrouver, tu veux créer du liant avec les mecs parce que c’est ce qu’il a manqué, et à votre avis, combien sont rentrés dans le vestiaire et ont retourné la table ? Zéro, personne. Tout est nickel, les bouteilles sont bien en place!» Avant de lancer un message à ses joueurs. « Rentrer sur le terrain, gagner les duels, ce n’est pas dans mes cordes. Mais comme j’ai une responsabilité, que j’ai promis au boss qui m’a demandé de revenir, de tout donner jusqu’au dernier jour, je leur ai dit de rien prévoir pour les quatre prochaines semaines. Nous allons passer un peu plus de temps ensemble, la Commanderie, … bosser je pense. Après, où est-ce qu’on va finir, je n’en sais rien».