Tag: Ligue 1

  • La défense olympienne encore à la faute

    La défense olympienne encore à la faute

    Si le match contre Strasbourg avait rassuré, celui contre le Paris FC a fait revenir les doutes sur la capacité de l’OM à tenir son rang cette saison.

    À Monaco, déjà, le groupe avait affiché ses faiblesses. Pour le retour au Vélodrome, l’occasion était belle de balayer toutes les idées noires. Malheureusement, comme en Principauté, la défense marseillaise a de nouveau été le maillon faible. En offrant les deux premiers buts aux visiteurs, dans une entame de match qui a rappelé un certain France – Angleterre, au stade San Mamès de Bilbao, lors de la Coupe du Monde 1982.

    Comme les Bleus de Michel Hidalgo, les hoplites de Bruno Genesio avaient donné le sentiment de pouvoir revenir et même renverser trois fois un adversaire qui a connu quelques faiblesses. Mais qui a su les surmonter. Contrairement aux Marseillais, qui dans les derniers instants ont donné une troisième fois le bâton pour se faire battre. Avec un penalty qui scellait leur destin. Et laissait les doutes faire leur nid dans les têtes.

    Avec au final une première défaite concédée au Vélodrome qui risque de faire mal.

  • L’OM baisse pavillon

    L’OM baisse pavillon

    Ce duel entre l’OM et le PFC, en clôture de la troisième journée de Ligue 1, a d’abord été une histoire de duels.

    Duel à distance entre les deux gardiens. Avec côté marseillais, un Jeffrey de Lange trahi par ses défenseurs. Pour se retrouver deux fois dans l’impossibilité d’empêcher un but parisien. Alors que dans l’autre cage, Kevin Trapp se rappelait aux (mauvais) souvenirs du Vélodrome, donnant le sentiment que rien ne pouvait briser la muraille qu’il avait construite. Cela malgré une première égalisation opportuniste d’Amine Gouiri.

    Duel de buteurs surtout, avec d’un côté l’international Algérien de l’OM qui, à deux reprises, répondait à la vista de Lassine Sinayoko, dont la réussite avait planté la graine du doute dans les têtes marseillaises.

    Après que l’homme fort de l’attaque parisienne ait donné pour la deuxième fois l’avantage au PFC, on a senti un OM proche de l’abdication. Et même de concéder un troisième but qui aurait sans doute enterré les espoirs de retour. La pause aura été la bienvenue pour permettre à Bruno Genesio de remettre son équipe en ordre de bataille.

    Galvanisés par un Vélodrome qui, sans être à guichets fermés, n’avait pas perdu espoir, les Phocéens, après quelques hésitations, retrouvaient leurs esprits. Et Amine Gouiri le chemin du but, pour son second doublé, après l’initial face à Strasbourg.

    L’OM semblait être sur le bon chemin. Malheureusement, les mauvais génies sont revenus hanter la défense au plus mauvais moment. En obtenant un pénalty, après intervention de l’assistance vidéo à l’arbitrage, le Paris FC se voyait offrir la victoire sur un plateau. Et Lassine Sinayoko l’occasion de réussir un triplé.

    Autre Parisien qui aura marqué la soirée, Kevin Trapp a confirmé qu’il était bien la bête noire des Phocéens. Après quatre victoires avec le PSG, quatre autres sous le maillot de Francfort et un nul la saison dernière à Paris, le gardien Allemand s’est offert un dixième match sans défaite, dont neuf victoires. Prolongeant son invincibilité. Et provoquant un nouveau malaise dans le camp olympien.

  • L’OM au révélateur parisien

    L’OM au révélateur parisien

    Une maille à l’endroit, une maille à l’envers. Telle est l’entame marseillaise cette saison.

    Après deux matches, l’équipe de Bruno Genesio a déjà montré un double visage. Rayonnant et implacable face à Strasbourg, à l’occasion de l’inauguration du millésime 2026/2027 de la Ligue 1. Poussif et un peu dépassé par les événements, en clôture de l’acte II, à Monaco.

    Au moment d’accueillir une « des nouvelles bonnes équipes de notre championnat », Bruno Genesio a dû digérer les conséquences de la défaite en Principauté (0 – 2) et surtout la perte sur blessure de deux éléments, Geoffrey Kondogbia et Tochukwu Nnadi. Auxquels s’est ajouté le départ de Quinten Timber.

    L’entraîneur a dû revoir son milieu, privé de deux éléments importants, et même un troisième si l’on considère que Geoffrey Kondogbia est avant tout un milieu. Il a ainsi expliqué le travail effectué avec Ulisses Garcia, « que j’ai voulu voir au cœur du jeu, il en a les capacités ». Bruno Genesio estime, malgré un groupe réduit à son strict minimum, « avoir la chance de disposer de joueurs polyvalents. Ainsi, j’essaie des choses à l’entraînement. Dans ces conditions, je me dois d’être ingénieux afin de mettre tout le monde en confiance ». Une confiance qui habite encore son groupe, malgré la sortie de route monégasque. « Il y a eu du positif, malgré la défaite », souligne Jeffrey de Lange. Pour le Néerlandais, la réception du Paris FC « est l’occasion de montrer que Monaco n’est qu’un faux pas ».

    Celui qui est désormais le numéro 1 dans le but olympien a faim. Faim de jouer, après deux saisons passées dans l’ombre de Gerónimo Rulli. Faim de résultat, « pour montrer que nous sommes capables de faire mieux que l’an dernier ».

    Être désormais titulaire n’a rien changé à sa manière de préparer ses matches. « Je suis juste heureux et cela me booste pour être encore meilleur », confesse-t-il. Lui qui n’a jamais douté qu’il resterait à l’OM, « je me plais, ma compagne se plaît et nous vivons bien ici », a-t-il confié, conscient que le peuple olympien attend beaucoup dans une saison où son équipe se retrouve à la croisée des chemins.

    La belle prestation face à Strasbourg a éteint certains doutes. Celle ratée à Monaco en a réveillé quelques-uns. Face au Paris FC, qui se présente avec des ambitions supérieures à celles d’assurer le maintien la saison dernière, c’est le moment pour ces Olympiens, où les jeunes auront une carte à jouer, de montrer les crocs en passant au révélateur parisien.

    « L’occasion
    de montrer
    que Monaco
    n’est qu’un
    faux pas »

  • L’OM passif en Ligue 1, mais s’active chez les jeunes

    L’OM passif en Ligue 1, mais s’active chez les jeunes

    Comme les travaux d’Héraclès, ils sont au nombre de douze.

    Edson Mbengi, Kiyan Martin, Leny Hassoumi, Issa Sidibé et Rémy Séry ont tout juste 15 ans. Milan – Sandro Cheval, Adam el Boughlamy, Kelian Magnagu Ngando, Wesley Boli, Josua Karoka et Samuel-Eddine Allaoui 17 ans et Osmane Ndiaye 18. Ils arrivent de Caen, Istres, Malpassé, du Burel ou de région parisienne.

    Ne les cherchez pas dans la liste des joueurs susceptibles de donner un coup de main au groupe de Bruno Genesio. Cette classe biberon est venue renforcer les équipes du centre de formation de l’OM. Un OM qui semble enfin miser sur la formation pour produire ses forces vives. Mais il faudra attendre avant de les voir en Ligue 1.

    Un par classe d’âge

    Le palmarès de la coupe Gambardella, qui est chez les jeunes l’équivalent de la Coupe de France, en est un des exemples. En 70 éditions, le club olympien n’en a gagné que deux (1979, 2024), soit autant que Bordeaux, le PSG, Lens ou Strasbourg. Le FC Martigues, a même devancé l’OM au palmarès, avec son sacre en 1968, à ce jour le seul d’un club amateur. Loin derrière Auxerre et 7 victoires, Monaco (5) ou Rennes et Lyon (4).

    Régulièrement, la question des jeunes et de leur gestion revient depuis la bascule dans les années 2000. Didier Deschamps affirmait sa réticence à les intégrer. Néanmoins, quelques-uns ont pu percer. Là où Lyon, Rennes, Lens ou Montpellier n’hésitent pas à faire « monter » plusieurs éléments d’une classe d’âge en professionnel, du côté de la Commanderie, à l’exception des frères André et Jordan Ayew (209 et 147 matches), il n’y en a qu’un à réellement percer par génération. Cédric Carrasso (85), Mathieu Flamini (24), Samir Nasri (166), Rafidine Abdullah (23) Maxime Lopez (150), Bouba Kamara (170) sont ceux qui ont eu du temps de jeu.

    Mais la majorité se sont contentées de bribes et de quelques titularisations, avant d’aller chercher ailleurs le temps de jeu que ne leur offraient pas les entraîneurs successifs. À l’image de Laurent Abergel, Chris Gadi, et plus récemment Darryl Bakola ou Robinio Vaz.

    Avec un effectif réduit, avec la blessure de longue durée de Tochukwu Nnadi et l’incertitude concernant Geoffrey Kondogbia, Bruno Genesio pourrait être contraint d’ouvrir largement son groupe. Ceux dont il dispose doivent avoir en tête ses propos, avant le fiasco de Monaco. « Nos jeunes ont des compétences et des qualités qu’ils se doivent de montrer à l’entraînement et saisir les opportunités quand ils sont amenés à jouer. »

    Il insiste sur la nécessité « de garder un niveau d’exigence et savoir gérer le mental quand ils sont sur le terrain ». Pour lui, le succès vient d’un savant mélange de « patience et d’indulgence ». Selon ses critères, Tadjidine Mmadi et Keyliane Abdallah ont marqué des points. Il leur faut maintenant s’ancrer dans la durée pour espérer plus de temps de jeu.

    Le club des chômeurs attend de nouveaux contrats

    Tout au long de l’été, l’Union nationale des footballeurs professionnels a cherché avec eux des solutions.

    Eux, ce sont les 192 joueurs du plus grand club de France, celui des chômeurs. Parmi eux, figurent des joueurs ayant une solide expérience en Ligue 1 et dont les noms étaient régulièrement cités lors des divers mercato. Mais actuellement, Youssef en Arabi, Benjamin Stambouli, Arnaud Souquet, Tanguy Ndombélé, Yann M’Vila, Aïssa Mandi ou les anciens Olympiens Romain Cagnon, Julien Fabri, Kélian le Pironnec, Jérémie Porsan-Clemente, Stéphane Sparagna et Chancel Mbemba, Ils peuvent être engagés à tout moment par les clubs.

    M.Ga.

  • Avec l’OM, tout est toujours une question d’équilibre

    Avec l’OM, tout est toujours une question d’équilibre

    La bonne nouvelle : Paixão reste à Marseille

    Rares sont les situations où la passion du jeu l’emporte sur le pouvoir de l’argent dans le football moderne. Le trio Richard-Lorenzi-Genesio peut donc se féliciter d’avoir réussi à conserver Igor Paixão au sein du collectif marseillais. Après les départs de Mason Greenwood vers Fenerbahçe et de Pierre-Emerick Aubameyang à La Corogne, l’ailier brésilien reste la principale arme offensive de l’OM. Son transfert aurait constitué un coup dur pour le jeu olympien. Une première esquisse de ce que pourrait devenir l’attaque marseillaise sans lui a d’ailleurs été visible lors du dernier match à Monaco, où seul le jeune Keyliane Abdallah est véritablement parvenu à faire des différences.

    La saison passée, l’ancien pensionnaire du Feyenoord avait inscrit 12 buts et délivré six passes décisives en 42 matches toutes compétitions confondues. À lui désormais de franchir un cap et de porter davantage une équipe marseillaise qui aura besoin de son talent.

    Bilan comptable amélioré mais insuffisant

    Avec onze départs en plus des clauses à la revente de Jonathan Rowe et Iliman Ndiaye, l’OM a comptablement récupéré 40 millions d’euros (en profit) et a surtout économisé près de 30 millions d’euros de masse salariale. Une opération qui reste toutefois à relativiser puisque le club olympien compte encore dans ses rangs dix joueurs percevant plus de 250 000 euros brut par mois, soit tout de même six de moins que la saison passée. En tête de cette liste figurent Pierre-Emile Højbjerg, avec environ 500 000 euros mensuels, et Geoffrey Kondogbia, autour de 450 000 euros. Ce vaste dégraissage a néanmoins permis à l’OM de contenter une partie des exigences du gendarme financier.

    Le club marseillais n’est toutefois pas encore totalement sorti de cette contrainte économique et devra probablement réaliser de nouvelles ventes d’ici juin 2027, notamment lors du mercato hivernal.

    Manque de profondeur et de cohérence

    Un tel dégraissage, réalisé avant tout pour des raisons économiques, ne pouvait évidemment pas être sans conséquence sur le plan sportif. Si un onze de départ semble se dégager assez clairement, le groupe marseillais apparaît en revanche particulièrement limité en termes de profondeur de banc. Un problème d’autant plus préoccupant que l’OM devra mener de front la Ligue 1 et la Ligue Europa. L’effectif olympien semble également manquer de cohérence à certains postes. C’est notamment le cas en attaque, où le poste d’avant-centre apparaît particulièrement fourni avec Amine Gouiri, Neal Maupay et Faris Moumbagna.

    À l’inverse, l’entrejeu offre beaucoup moins d’alternatives crédibles. Geoffrey Kondogbia est davantage utilisé dans un rôle défensif depuis le début de la saison, tandis que Tochukwu Nnadi, touché au genou lors de la dernière journée à Monaco, pourrait manquer plusieurs semaines. Sa durée d’indisponibilité n’a, à ce stade, pas encore été communiquée par le club.

    Départs sur le tard

    Si le mercato s’est clôturé mardi soir en France, il reste encore ouvert dans plusieurs pays, notamment en Turquie, au Portugal, au Brésil et en Arabie saoudite. Une fenêtre dont l’OM pourrait encore profiter pour poursuivre son dégraissage. Derek Cornelius, Alexis Koum et Neal Maupay pourraient ainsi faire leurs valises vers l’une de ces destinations dans les prochains jours. De leur côté, Nayef Aguerd, Amine Harit et Pierre-Emile Højbjerg seraient disposés à entrer dans un projet de lissage salarial pour aider le club.

    Point de rupture évoqué par le président

    Alors que l’OM a connu un mercato estival compliqué par de nombreuses contraintes financières, le président Stéphane Richard a confié dans « Rothen s’enflamme » sur RMC, mercredi soir, que Bruno Genesio avait été proche du point de rupture. « Dans nos échanges au quotidien durant le mercato, j’ai quand même senti qu’on approchait d’un point qui pouvait être difficile », a déclaré le dirigeant marseillais, en assurant que l’entraîneur olympien « n’a jamais directement menacé de quitter l’OM ». Le président Richard en a également profité pour annoncer que le recrutement de joueurs libres « serait compliqué dans l’immédiat » et qu’il prépare le prochain rendez-vous devant la DNCG en fin novembre-début décembre.

  • Les Olympiens ont peut-être déjà atteint leurs limites

    Les Olympiens ont peut-être déjà atteint leurs limites

    C’est un Bruno Genesio résigné qui s’est présenté face à la presse, dans les entrailles d’un stade Louis II à l’image de son OM, en chantier.

    Avec une grosse différence. Car la date de rénovation de l’enceinte monégasque est connue. Alors que les travaux entrepris pour construire un groupe marseillais cohérent et compétitif sont à l’image de l’arrivée du nouveau métro de Marseille : hypothétiques.

    Après le feu d’artifice d’ouverture contre Strasbourg au Vélodrome, l’OM devait montrer sa capacité à enchaîner. En passant un test de niveau chez un adversaire a priori plus solide que les Alsaciens.

    « Même si le score est en notre défaveur et que nous sommes très déçus, il faut savoir prendre un peu de hauteur et regarder ce qui s’est passé dans le match ». Bruno Genesio a cherché le positif, dans une soirée où rien n’a semblé tourner en faveur de ses hommes. Il voit même « un match plutôt équilibré, quand on regarde bien au niveau statistique. La différence, c’est que Monaco a concrétisé ses temps forts, ce que nous n’avons pas réussi à faire ».

    Genesio assume

    Lors de l’ouverture, c’est après le repos que l’OM a trouvé les ouvertures, après avoir tenté de forcer le verrou alsacien. À Louis II dimanche, « où nous avons eu dix premières minutes encourageantes », estime l’entraîneur phocéen, rien n’est allé dans le sens des Marseillais.

    À commencer par le but encaissé sur la première occasion monégasque du match. « Il est un peu casquette ! » peste Bruno Genesio. Or, au-delà de semer le doute dans les esprits olympiens, la réussite de Paris Brunner a mis en lumière les limites actuelles du groupe marseillais.

    Avec un collectif qui a trop rapidement lâché prise. Certains joueurs ont donné le sentiment de renoncer à se battre, avant même la fin de la première période. À l’image de Geoffrey Kondogbia, maintenu en défense centrale et qui a raté sa soirée, ou Quinten Timber, fantomatique et remplacé à la pause par Keyliane Abdallah. « Peut-être ne l’ai-je pas placé dans les meilleures conditions ? » s’excuse Bruno Genesio, admettant surtout « qu’il faut assumer ses choix, quand ils sont bons, mais aussi mauvais ! »

    Le Néerlandais était peut-être taraudé par sa situation personnelle. Ne sachant pas s’il va rester, il est possible qu’il ait déjà eu la tête ailleurs.

    À Monaco, il y a donc eu la défaite. Mais aussi les sorties sur blessure de Geoffrey Kondogbia et Tochukwu Nnadi. Le premier souffre d’une blessure musculaire et le second a été touché au genou. La durée de leur absence n’est pas encore connue, mais Bruno Genesio devra visiblement faire sans eux, au moins pour la réception du Paris FC, dimanche en clôture de la troisième journée.

    Avec la perspective d’autres départs à venir, et la probabilité qu’il n’y aura aucun renfort, il se montre fataliste. « Je devrais m’adapter à cet effectif et être capable d’en tirer le maximum. » Avant de soupirer, « je suis bien content que cela se termine », au sujet d’un marché des transferts atypique pour l’OM cette saison.

  • L’OM n’a pas tenu la distance

    L’OM n’a pas tenu la distance

    Clôturant la deuxième journée, le derby Monaco-OM avait comme en jeu la pole position.

    Les Olympiens montraient que le succès initial contre Strasbourg leur avait donné faim. Mais s’ils apportaient les mêmes ingrédients qu’au Vélodrome, face à Monaco, le scénario de la soirée avait plutôt mal débuté. Avec une fausse note défensive payée cash. Et un but à remonter.

    Concédée avant le quart d’heure par une défense amorphe sur un corner mal négocié, l’ouverture du score de Paris Brunner modifiait la donne. Obligeant l’OM à évoluer plus haut. Un OM qui prenait petit à petit ses repères dans la moitié de terrain monégasque. Sans parvenir à cadrer la moindre frappe.

    Face à un adversaire déjà bien en jambes, il y avait trop de déchet dans le dernier geste. À l’image de Quinten Timber dont la présence et le registre ne compensaient pas l’absence d’Igor Paixão. Le Néerlandais se distinguait par de mauvais choix, ou des passes pas suffisamment appuyées.

    Un OM qui restait sous la menace, face à la capacité de projection d’une formation de Monaco sur chaque balle perdue. Paris Brunner étant proche d’exploiter une nouvelle étourderie défensive pour doubler la mise. L’Allemand y parviendra en début de seconde période, quelques secondes après que Keyliane Abdallah a eu la balle de l’égalisation marseillaise.

    Les dieux du football n’étaient visiblement pas avec les hommes de Bruno Genesio qui voyaient les Monégasques réussir tout ce qu’ils entreprenaient. Alors que ses hoplites se heurtaient toujours à la solidité de la défense monégasque. Au fil des minutes, ils donnaient le sentiment d’accepter leur sort. Enregistrant au passage les sorties sur blessure de Geoffrey Kondogbia et Tochukwu Nnadi.

    Si les Phocéens semblaient résignés, leurs adversaires ne manquaient pas une opportunité de se projeter vers le but de Jeffrey de Lange, qui évitait que l’addition ne se corse. L’OM concède à Monaco sa première défaite de la saison, sa quatrième consécutive à Louis II. Les Marseillais offrant même sur un plateau le fauteuil de leader de la Ligue 1 aux Monégasques.

  • Pour Bruno Genesio, une « éventuelle démission n’est pas d’actualité !»

    Pour Bruno Genesio, une « éventuelle démission n’est pas d’actualité !»

    Igor Paixão ne s’est pas entraîné de la semaine. Il n’en fallait pas plus pour raviver les rumeurs d’un départ de l’OM. D’autant plus que Sunderland annonçait avoir l’accord du Brésilien pour qu’il s’engage chez les « Black Cats » anglais. Bruno Genesio a tenu à apporter des précisions. « Il a un problème à la cuisse. Il a joué avec la douleur à Strasbourg. Il est en soins », a-t-il confié en conférence de presse. Précisant que l’ailier gauche « ne sera pas dans le groupe à Monaco ».

    Autre absence confirmée, celle de Leo Balerdi. À demi-mot, Bruno Genesio a confirmé que l’Argentin allait quitter le club. « Des discussions sont en cours ». La Roma devrait le récupérer dans les prochaines heures.

    Interrogé sur la gestion de sa semaine, entre rumeurs, tirage au sort de la Ligue Europa et préparation du déplacement à Monaco, l’entraîneur a salué « l’investissement des joueurs qui restent concentrés sur l’entraînement. Nous avons pu préparer ce qui sera notre premier gros test à l’extérieur. Je n’ai songé qu’à cela sur le terrain. » Reconnaissant néanmoins avoir eu « d’autres éléments à gérer, hors entraînement ». Quant à une éventuelle démission de sa part, due au manque de moyens pour constituer son groupe, Bruno Genesio a tenu à tordre le cou à la rumeur. « Mon éventuelle démission n’est pas d’actualité ! » Quant à déterminer des objectifs sportifs, il insiste que « ce ne sera pas à moi d’en parler. Il n’est d’ailleurs pas possible d’en fixer avec autant d’incertitudes sur l’effectif. »

    Bruno Genesio a également abordé la Ligue Europa. « Les matches diront si nous avons un bon tirage ou non. Nous allons rencontrer de belles équipes, des habituées de la Ligue des Champions, de belles ambiances au Celtic ou à Istanbul. Avec une possibilité d’en sortir. Il nous faudra bien gérer et équilibrer les temps de jeu et les déplacements ».

  • Monaco et l’Europe au menu des Olympiens

    Monaco et l’Europe au menu des Olympiens

    Qui sera du voyage à Monaco dimanche dans
    le groupe de Bruno Genesio ?

    Pas Leo Balerdi, attendu à Rome pour rejoindre la Roma. Et sans doute pas Igor Paixão qui a accepté une offre de Sunderland et a séché plusieurs séances d’entraînement. Cela a ravivé les inquiétudes chez les supporters. Déjà échaudés par les départs et l’absence de recrue, la possibilité de voir le Brésilien changer d’air inquiète.

    Gregory Lorenzi fait des pieds et des mains pour éviter le départ de celui qui devait être le pendant à gauche d’Amine Gouiri. En marge du tirage au sort de la Ligue Europa, le directeur sportif olympien s’est livré face aux médias présents à Monaco. « Igor est un joueur important pour l’OM, nous avons envie de le conserver, forcément.»

    Néanmoins, comme Bruno Genesio, il subit la pression de Frank McCourt, qui insiste pour poursuivre la vente de joueurs pour alléger la masse salariale. C’est pourquoi Gregory Lorenzi se montre fataliste. « Il y a une situation qui fait que nous n’en aurons peut-être pas la possibilité. Nous allons nous battre pour faire le maximum et le garder à l’OM… L’équation est très facile. Même si nous vendons un joueur, nous n’aurons pas le droit d’enregistrer une arrivée, donc concrètement, il faudrait qu’il y ait plusieurs départs pour que nous puissions faire une arrivée. Je ne sais pas si les gens comprennent bien la situation et le problème auquel nous sommes confrontés. C’est pour ça que faire sortir Igor, c’est difficile, parce que nous n’aurons peut-être pas la possibilité de le remplacer. »

    Sur ce dossier, comme sur d’éventuelles arrivées, les prochaines heures seront décisives. Le mercato fermant ses portes le 31 août au soir.

    D’ici là, l’OM aura à défendre le fauteuil de leader que sa victoire initiale face à Strasbourg lui a offert. Certes, être premier de la classe au soit de la journée d’ouverture peut paraître anecdotique. Mais la manière dont les Alsaciens ont été balayés au Vélodrome a permis de rassurer, au moins provisoirement, ceux qui ont l’amour du club chevillé au cœur.

    L’OM qui, dimanche, effectue son premier déplacement chez son voisin Monégasque. Dans un stade Louis II où la défaire est au rendez-vous sur les trois dernières années. La mission est donc de sortir de cette spirale, et envoyer un nouveau signal que, malgré les soucis, l’équipe reste soudée et peut réussir de belles choses.

    Pour ce court voyage Bruno Genesio saura au dernier moment sur qui il peut compter. Notamment si Igor Paixão sera toujours là. Il n’est pas le seul susceptible d’être ailleurs qu’au pied du Rocher dimanche. Néanmoins, il y aura bien onze Phocéens sur la pelouse au coup d’envoi. Et ces joueurs devront se montrer à la hauteur de l’enjeu qui les attend.

    À savoir montrer que le succès face à Strasbourg n’est pas dû au hasard. Que l’OM, même dans une configuration différente, peut encore surprendre. Que le fauteuil de leader, qui n’est pas une fin en soi dans les premières journées d’une saison, peut être le catalyseur d’ambitions.

    Surtout, réussir un résultat face à Monaco, qui reste sur trois succès en autant de matches officiels (deux en barrage de Conférence européenne face au Gornik Zabrze et un succès au Havre lors de la première journée) peut bonifier les choses. Et permettre à ceux qui y contribueront de montrer qu’ils ont le niveau pour aider l’OM à réussir une bonne saison, malgré les vicissitudes.

    Le collectif sera passé au crible dimanche. Et pour l’OM, il s’agira d’un nouvel examen dont le résultat aura son importance.

    2E JOURNÉE

    Lille – PSG . . . . . . . . . . . . . . . . . tardif

    Strasbourg – Lens . . . . . . . . 17h15

    Brest – Toulouse . . . . . . . . 20h45

    Lyon – Le Havre . . . . . . . . . 20h45

    Auxerre – Angers . . . . . . . 20h45

    Lorient – Troyes . . . . . . . . 20h45

    Paris FC – Nice . . . . . dim 15h00

    Rennes – Le Mans . . dim 17h15

    Monaco – OM . . . . . . dim 20h45

    REPÈRES

    Leo Balerdi attendu à Rome

    Si le dossier Igor Paixão est encore en phase de discussion, celui de Leo Balerdi est en passe de se conclure. Le défenseur international Argentin (11sélections), est attendu samedi matin à Rome. Il doit rencontrer les dirigeants de la Roma et passer une visite médicale, préalable à la signature d’un nouveau contrat en faveur du club de Série Aitalienne.

    Le PSG sanctionné

    Concernant la rencontre comptant pour la 1ère journée de Ligue 1PSG–Rennes, qui a été inversée le 19 août, la Commission des compétitions de la LFP a décidé d’infliger une amende de 150 000€au PSG en application de l’article 501.4 du règlementdes compétitions de la LFP. Concernant la rencontre comptant pour la 23e journée de Ligue 1Rennes–PSG, le match est inversé et se tiendra au Parc des Princes.

  • OM : Himad Abdelli se fait une place au milieu

    OM : Himad Abdelli se fait une place au milieu

    Contexte plus bénéfique, vrai regain de forme ou simple illusion ? Cette préparation pas comme les autres à l’Olympique de Marseille a permis à certains joueurs de sortir du bois. Mis à la cave ou envoyer en prêt, ils sont nombreux à avoir retrouvé le maillot olympien durant l’été. Himad Abdelli, Angel Gomes, Neal Maupay, Amine Harit, Derek Cornelius, ils ont tous participé à la solide victoire, vendredi dernier, face à Strasbourg (4-0). Qui plus est en étant impactants et en réussite pour les titulaires.

    Himad Abdelli symbolise bien ce début de renouveau d’éléments dans l’ombre depuis le début d’année. Transfuge d’Angers, le milieu de terrain a rejoint son club de cœur, l’OM, en janvier dernier. Les cinq premiers mois ne se sont pas déroulés de la meilleure des manières, mais l’intéressé n’a pas baissé les bras. « Mentalement, c’était très dur. Je pense que tout le monde le sait maintenant, Marseille, c’est mon club et peut-être que les émotions, je les ai un peu trop prises sur moi. Maintenant, je les ai mises de côté et c’est à moi de faire mon jeu pour que ça réussisse », appuyait le joueur lors d’un micro tendu après la rencontre face au Racing.

    De son côté, Bruno Genesio ne voulait pas s’attribuer les mérites de ce sursaut : « Peut-être qu’il y a un contexte qui est plus favorable, pour l’instant en tout cas, pour que certains joueurs s’expriment ». Sans vouloir particulièrement cibler une individualité par rapport à une autre, l’entraîneur olympien a accepté de pointer les réussites d’Abdelli durant l’affrontement de la 1re journée. « Chez Himad, ce qui m’a beaucoup plu, c’est son agressivité. On connaît ses qualités techniques, mais ce soir [vendredi], il a aussi montré qu’il était capable de récupérer des ballons et de donner le tempo dans l’agressivité. Je pense qu’au milieu de terrain, c’est très important. »

    « Mon objectif,

    c’est que l’OM gagne »

    Le milieu de terrain de la sélection algérienne a beaucoup cité son coach comme élément ayant apporté de la sérénité. Mais il a également fait preuve de lucidité sur ses débuts marseillais. « Pour ma part, j’ai eu besoin d’un temps d’adaptation. Peut-être que l’étape était importante et que je ne m’en suis peut-être pas rendu compte directement. Et comme je l’ai dit, la préparation m’a fait du bien. Je vais essayer de montrer toutes mes qualités tout au long de la saison », a-t-il simplement raconté.

    Himad Abdelli ne se met pas spécialement d’objectifs durant cette saison, plaçant la réussite de l’équipe avant tout. « Moi, mon objectif, c’est que l’OM gagne. Après, que je marque, que je mette des buts, des passes décisives, ça, je m’en fous un peu, entre guillemets. Moi, si l’OM gagne, ça me va. »

    Il est encore trop tôt pour connaître la nature exacte de ce regain de forme, mais si certains signes ne trompent pas. Dire que cela va se poursuivre jusqu’au printemps prochain est bien trop prématuré, mais ces améliorations de la vie de groupe sont bénéfiques à tous. Même pour les joueurs moins utilisés la saison dernière.

    Contexte plus bénéfique, vrai regain de forme ou simple illusion ? Cette préparation pas comme les autres à l’Olympique de Marseille a permis à certains joueurs de sortir du bois. Mis à la cave ou envoyer en prêt, ils sont nombreux à avoir retrouvé le maillot olympien durant l’été. Himad Abdelli, Angel Gomes, Neal Maupay, Amine Harit, Derek Cornelius, ils ont tous participé à la solide victoire, vendredi dernier, face à Strasbourg (4-0). Qui plus est en étant impactants et en réussite pour les titulaires.

    Himad Abdelli symbolise bien ce début de renouveau d’éléments dans l’ombre depuis le début d’année. Transfuge d’Angers, le milieu de terrain a rejoint son club de cœur, l’OM, en janvier dernier. Les cinq premiers mois ne se sont pas déroulés de la meilleure des manières, mais l’intéressé n’a pas baissé les bras. « Mentalement, c’était très dur. Je pense que tout le monde le sait maintenant, Marseille, c’est mon club et peut-être que les émotions, je les ai un peu trop prises sur moi. Maintenant, je les ai mises de côté et c’est à moi de faire mon jeu pour que ça réussisse », appuyait le joueur lors d’un micro tendu après la rencontre face au Racing.

    De son côté, Bruno Genesio ne voulait pas s’attribuer les mérites de ce sursaut : « Peut-être qu’il y a un contexte qui est plus favorable, pour l’instant en tout cas, pour que certains joueurs s’expriment ». Sans vouloir particulièrement cibler une individualité par rapport à une autre, l’entraîneur olympien a accepté de pointer les réussites d’Abdelli durant l’affrontement de la 1re journée. « Chez Himad, ce qui m’a beaucoup plu, c’est son agressivité. On connaît ses qualités techniques, mais ce soir [vendredi], il a aussi montré qu’il était capable de récupérer des ballons et de donner le tempo dans l’agressivité. Je pense qu’au milieu de terrain, c’est très important. »

    « Mon objectif,

    c’est que l’OM gagne »

    Le milieu de terrain de la sélection algérienne a beaucoup cité son coach comme élément ayant apporté de la sérénité. Mais il a également fait preuve de lucidité sur ses débuts marseillais. « Pour ma part, j’ai eu besoin d’un temps d’adaptation. Peut-être que l’étape était importante et que je ne m’en suis peut-être pas rendu compte directement. Et comme je l’ai dit, la préparation m’a fait du bien. Je vais essayer de montrer toutes mes qualités tout au long de la saison », a-t-il simplement raconté.

    Himad Abdelli ne se met pas spécialement d’objectifs durant cette saison, plaçant la réussite de l’équipe avant tout. « Moi, mon objectif, c’est que l’OM gagne. Après, que je marque, que je mette des buts, des passes décisives, ça, je m’en fous un peu, entre guillemets. Moi, si l’OM gagne, ça me va. »

    Il est encore trop tôt pour connaître la nature exacte de ce regain de forme, mais si certains signes ne trompent pas. Dire que cela va se poursuivre jusqu’au printemps prochain est bien trop prématuré, mais ces améliorations de la vie de groupe sont bénéfiques à tous. Même pour les joueurs moins utilisés la saison dernière.

    Ugo Lamare El Kadmiri vers un contrat pro

    L’information est dans les tuyaux depuis plusieurs jours, le prochain Marseillais à signer son contrat professionnel devrait être Ugo Lamare El Kadmiri. L’attaquant de 19 ans pourrait parapher un bail jusqu’en juin 2029. De nationalités marocaine et suédoise, il devrait cette saison être à la disposition de l’équipe Pro 2.

    Ugo Lamare El Kadmiri a effectué une année 2025-2026 pleine en U19 avec pas moins de 14 buts inscrits en 15 matches. Il a activement participé à l’aventure Youth League des Minots, marquant à deux reprises en six rencontres européennes. L’attaquant a également réalisé trois bouts de matches en Ligue 1, lors de la période Habib Beye.