Tag: Ligue 1

  • L’OM perd la tête à Lens

    L’OM perd la tête à Lens

    Détrôné par la victoire du PSG à Brest (3 – 0) en fin d’après-midi, l’OM se rendait à Lens, avec l’espoir de reprendre le fauteuil de leader de la Ligue 1. Mais la rage de vaincre « sang et or » a eu raison de Marseillais qui se sont retrouvés dans le dur physiquement.

    Face à un adversaire bien mieux armé que Le Havre, la tâche olympienne était déjà plus compliquée. Cela même si, à la fin du premier quart d’heure, Mason Greenwood avait placé son équipe sur une orbite intéressante. L’OM menait au score, sans que rien ne soit à redire, tant les Marseillais maîtrisaient alors les débats.

    Néanmoins, les belles mécaniques restent toujours sous la menace d’un petit grain de sable capable de tout dérégler. Ce grain de sable, ce sera une intervention de l’assistance vidéo. Sur un télescopage entre Odsone Edouard et Benjamin Pavard, dans la surface marseillaise, Stéphanie Frapart a d’abord sanctionné l’attaquant Lensois. Avant d’être averti par la vidéo d’un éventuel penalty. L’arbitre se fiait finalement aux images, offrant au buteur « sang et or » une occasion d’égaliser dont il ne se privait pas.

    Jusque là, l’OM, dont le jeu était animé par le duo Vermeeren – O’Riley, avait su maîtriser les débats. L’égalisation artésienne devait laisser des traces. Notamment chez Benjamin Pavard, qui, au retour des vestiaires, trompait Geronimo Rulli, sur un corner où la confusion régnait devant le but marseillais.

    Face à une situation qui se compliquait, Roberto De Zerbi effectuait ses changements, redistribuant ses cartes tactiques. S’il semblait compliqué aux Phocéens d’aller chercher la victoire, leur entraîneur espérait au moins arracher l’égalisation, afin de sauver les apparences d’une semaines où rien n’a voulu sourire à son équipe. A l’image d’une seconde période où Mason Greenwood et Igor Paixão manquaient ce qu’ils réussissaient avant le repos.

    Lens – OM 2 – 1 (1 – 1).

    9è journée de Ligue 1

    Stade Bollaert – Delélis (38 223 spectateurs).

    Arbitre : S . Frappart.

    Buts : Edouard (24 sp), Pavard (53 csc), pour Lens, Greenwood (17) pour l’OM.

    Avertissements : Thomasson (34), Guilavogui (84), Sangaré (88) à Lens, Pavard (22), Balerdi (87) à l’OM.

    LENS : Risser – Gradit, Baïdoo, Sarr – Aguilar (Abdulhamid, 85), Sangaré, Thomasson ( c ), Udol – Thauvin (Sima, 81), Edouard (Fofana, 81), Saïd (Guilavogui, 69).

    Entraîneur : P. Sage.

    OM : Rulli – Pavard (Nadir, 61), Aguerd ( c ), Murillo (Gomes, 74) – Weah (Balerdi, 52), Vermeeren, O’Riley (Höjbjerg, 74), Emerson – Greenwood, Vaz (Aubameyang, 52), Paixão.

    Entraîneur : R. De Zerbi.

  • L’OM paré au vent du Nord

    L’OM paré au vent du Nord

    Le voyage lisboète n’a pas été de tout repos pour les Olympiens, dont la belle série de cinq victoires consécutives s’est achevée amèrement. « C’est une défaite difficile contre le Sporting, on ne s’est pas vraiment rendu compte qu’on a perdu, avec le changement dû à l’expulsion, où ça a été le jour et la nuit. Malgré ça, on aurait pu rentrer avec des points. Je ne pense pas que la défaite soit méritée, c’est encore plus difficile à accepter. On aura besoin d’énergie et de fraîcheur face à Lens », souligne Roberto De Zerbi, entraîneur marseillais au haut niveau d’exigence.

    « Je m’attends à ce qu’on joue de la meilleure des manières. Les supporters ne doivent pas être tristes ou déçus du match contre le Sporting. Dans la défaite, ça nous a tous fait mal, on aurait pu faire mieux, mais les supporters doivent penser à la première période. La deuxième n’a pas été un match de foot », estime-t-il. « La première période a donné beaucoup de réponses positives. Il faut être concentré sur l’équilibre, que tout ne soit pas rose quand on gagne. Contre le PSG, la deuxième période a été dans la souffrance. On l’évalue de façon négative face au Sporting, mais ça ne change pas mon analyse du match », poursuit le technicien italien, persuadé que ses protégés seront en mesure de rebondir, dès ce samedi (21h05), avec le déplacement à Lens.

    « On savait que ça devait arriver. On a la possibilité de rejouer et de remettre les choses en place. On aurait voulu revenir avec un meilleur résultat, mais on peut tourner la page. Il y aura d’autres matches en C1 aussi. La deuxième période était difficile, même si on a très bien joué. C’est une leçon à apprendre », martèle CJ Egan-Riley (22 ans). Le défenseur international anglais, débarqué dans la cité phocéenne durant le mercato estival, n’a plus disputé la moindre minute avec les Olympiens depuis la réception triomphale de l’Ajax Amsterdam en Ligue des Champions (4-0). « Je pense que je vais jouer, j’ai eu un peu moins de temps de jeu, mais j’ai été remplaçant. C’est une longue saison, c’est impossible de tout jouer. Il y a beaucoup de compétitions, je vais avoir le temps de jeu et de donner le maximum », assure celui qui prétend à une titularisation avec l’enchaînement des matches rapprochés dans le temps. Peut-être pas directement face aux Lensois, quatrièmes du championnat et invaincus depuis la quatrième journée, mais probablement contre Angers, mercredi prochain (21h05) au stade Vélodrome.

    Ces deux journées vont permettre de savoir si l’Olympique de Marseille peut à nouveau se relever après une désillusion sur le plan européen. Comme ce fut le cas suite au déplacement à Madrid.

    « Je pense que je vais jouer, j’ai eu un peu moins de temps de jeu »

  • L’OM, leader, ne s’enflamme pas avant Lisbonne

    L’OM, leader, ne s’enflamme pas avant Lisbonne

    L’OM en tête

    Face à des Normands qui leur ont tenu la dragée haute durant une mi-temps, les hommes de Roberto De Zerbi ont su trouver les ressources pour retourner la situation en leur faveur. « Un retour de trêve, c’est toujours délicat », a évoqué l’entraîneur marseillais en conférence de presse. « Il y avait le risque de perdre notre dynamique. Surtout dans une Ligue 1 qui n’est jamais facile. »

    Mais, en inscrivant six buts, son équipe a su se remettre dans le sens du jeu et profiter des faux pas parisien et lyonnais pour grimper seule sur la première marche du podium. « Mais nous ne sommes qu’à la mi-octobre, sur le plan comptable cela ne signifie rien pour le moment », tempère-t-il.

    Le quadruplé

    de Mason Greenwood

    Dans cette nette victoire olympienne, Mason Greenwood a été un acteur majeur. En égalisant sur penalty, puis en signant trois buts dans le jeu. Au final, l’Anglais s’offre le premier quadruplé de sa jeune carrière. Il succède à Jean-Pierre Papin, le dernier Olympien à avoir réussi une telle performance, en 1991 aux dépens de Lyon.

    Pour Roberto De Zerbi, « il peut encore s’améliorer, au-delà de marquer des buts. Il doit apprendre à plus s’impliquer dans le jeu défensif ».

    Le penalty et le carton rouge de Gautier Lloris

    C’est le tournant du match de samedi. Alors que Le Havre menait 1 – 0 et Fodé Doucouré avait eu une balle de break sortie avec brio par Jeffrey de Lange, Gautier Lloris va être le héros malheureux de la soirée. Débordé par Pierre-Emerick Aubameyang, le frère cadet de l’ancien capitaine de l’équipe de France dévie le ballon du bras droit, à l’entrée de la surface havraise, avant de s’écrouler. Dans un premier temps, Benoît Dechepy sort le carton jaune et désigne le point de penalty en faveur de l’OM. Appelé par son assistant vidéo, il va revoir les images de l’action. Il confirme le penalty, et transforme le jaune en rouge. « C’est une situation, une action de jeu, que l’on doit mieux gérer. Mais la manière dont les arbitres l’ont gérée, par contre, c’est très petit » a regretté Didier Digard. Pour l’entraîneur normand, la faute a été commise en dehors de la surface de réparation.

    La longue absence d’Amine Gouiri

    Victime de luxations répétées de l’épaule, Amine Gouiri a dû accepter de passer par la case opération pour éviter une nouvelle rechute, après avoir été à nouveau blessé avec la sélection algérienne. Il va être absence au minimum trois mois. Interrogé sur le recours à un joker, Roberto De Zerbi a éludé la question. « Nous avons suffisamment de solutions. Il y a Robinio Vaz, qui peut jouer seul ou à côté de Pierre-Emerick Aubameyang, Mason Greenwood peut aussi jouer en pointe, et puis Hamed Traoré va revenir. »

    Place à Lisbonne

    L’OM va donc se rendre à Lisbonne pour y affronter le Sporting du Portugal mercredi, en étant leader de la Ligue 1. « Gagner contre Le Havre, c’était très important » a reconnu Roberto De Zerbi. Et à présent que son équipe est leader de la Ligue 1, elle va être attendue à chacune de ses sorties.

    Après voir réussi sa reprise en championnat, l’OM va devoir démontrer qu’il est capable d’enchaîner dans une autre compétition, où ils restent sur un festival face à l’Ajax (4-0).

  • L’OM étrille Le Havre et prend seul les commandes de la Ligue 1

    L’OM étrille Le Havre et prend seul les commandes de la Ligue 1

    L’enjeu, à savoir la possibilité de se hisser seul au sommet de la Ligue 1, a-t-il inhibé les hommes de Roberto De Zerbi ? Alors que le PSG avait été freiné par Strasbourg (3 – 3) et Lyon maté par Nice (3 – 2), les Phocéens avaient une occasion en or de booster leur moral, avant de se rendre à Lisbonne pour l’acte III de la Ligue des Champions, mercredi.

    S’ils ont finalement trouvé la clef de la défense havraise, les Marseillais ont dû faire preuve de patience. Et bénéficier d’un coup de pouce du destin pour faire voler en éclats l’organisation mise en place par Didier Digard, après que son équipe ait perdu Gautier Lloris.

    L’OM, sensiblement remanié pour permettre au groupe d’encaisser la charge de sept matches en vingt jours, a d’abord connu quelques sueurs froides. Notamment après que la défense marseillaise ait oublié Yassine Kechta. Le retour de Matts O’Riley n’était pas suffisant pour empêcher le Normand d’ouvrir le score. Les Havrais auraient même pu doubler la mise, sans un superbe arrêt de Jeffrey de Lange sur une frappe puissante de Fodé Doucouré (29).

    Après avoir flirté avec la correctionnelle, l’OM repartait de l’avant. Pierre-Emerick Aubameyang poussait Gautier Lloris à la faute. Avec non seulement une main qui annulait une action de but, mais dans la foulée un penalty donné aux Marseillais et un carton rouge pour le défenseur du HAC, après consultation de l’assistance vidéo par Bastien Dechepy. Mason Greenwood débutait son festival en remettant les pendules à l’heure.

    Il restait à finir le travail. Face à des Normands qui se repliaient sur eux-mêmes. Comptant sur les exploits de Mory Diaw pour éviter la punition. Le gardien du HAC ne faisait que retarder l’échéance. Peu après l’heure de jeu, Mason Greenwood, déjà décisif en première période, s’offrait un doublé qui libérait l’OM. L’Anglais y allait même d’un troisième, puis d’un quatrième but. Avant que Robinio Vaz et Michaël Murillo n’y aillent de leur contribution, plaçant définitivement son équipe seule en tête de la Ligue 1.

    OM – Le Havre 6 – 2 (1 – 1).

    8è journée de Ligue 1.

    Stade Vélodrome (64 869 spectateurs).

    Arbitre : B. Dechepy.

    Buts : Greenwood (34 sp, 67, 72, 76), Vaz (88), Murillo (90+4) pour l’OM, Kechta (24), Touré (90+2) pour Le Havre.

    Avertissements : Nadir (78) à l’OM, Zouaoui (45) au Havre.

    Expulsion : Lloris (31) au Havre.

    OM : de Lange – Pavard, Balerdi ( c ), Aguerd, Emerson (Murillo, 65) – O’Riley (Nadir, 65), Gomes (Vaz, 65) Höjbjerg – Greenwood (Bakola, 79), Aubameyang, Paixão (Weah, 71).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

    LE HAVRE : Diaw, Négo, Sangante ( c ), Lloris, Zouaoui – Doucouré (Touré, 64), Ndiaye (Ebonog, 64), Séko (Namli, 84), Kechta (Kyérémeh, 84) – Soumaré, Samatta (Youté, 38).

    Entraîneur : D. Digard.

  • Steve Mandanda entre dans la légende de l’OM

    Steve Mandanda entre dans la légende de l’OM

    Steve Mandanda a effectué un retour remarqué au Vélodrome. Avant de donner le coup d’envoi du match OM – Le Havre, comptant pour la 8è journée de Ligue 1, le Fenomeno a fait son entrée sur la pelouse, entouré d’une haie de mannequins portant son maillot floqué avec le numéro 30.

    Le club olympien qui, en hommage à celui qui est désormais l’Olympien le plus capé de l’histoire, a décidé de ne plus attribué ce numéro aux futures recrues.

  • Le Marseillais Zouaoui ou l’éloge de la patience

    Le Marseillais Zouaoui ou l’éloge de la patience

    Un nouveau Marseillais va retrouver le stade Vélodrome, ce week-end.

    Parmi les joueurs formés dans les Bouches-du-Rhône, Yanis Zouaoui est plutôt un novice de la Ligue 1. Le Havrais dispute sa seconde saison dans le monde professionnel et affronte l’OM, ce samedi à 21h05. Sa venue, l’an passé, dans l’antre phocéenne, ne s’était pas particulièrement bien déroulée avec un revers (5-1).

    Passé par Septèmes-les-Vallons et les Pennes-Mirabeau, le latéral gauche de 27 ans joue ensuite sept saisons à l’Olympique de Marseille. Jusqu’en 2013, il se trouve au centre de formation. Un minot parmi les Minots. Non conservé, il continue le football au FC Côte Bleue. Christophe Celdran, ex-président du club, se souvient du joueur. « Il est arrivé chez nous en U17. Rapidement, il a montré ses qualités et a fini par monter avec les seniors en Régional 1, avant de partir à Martigues puis Toulon. »

    Yanis Zouaoui n’était pourtant pas destiné à jouer dans le couloir, mais à un poste plus central et plus haut sur le terrain. « Chez nous, il était initialement numéro 10. Il a été replacé latéral gauche un peu plus tard. Je crois que c’est Grégory Poirier [actuel coach du Red Star, Ndlr.] qui l’a mis à ce poste, lorsqu’ils étaient à Martigues » explique Christophe Celdran. Très technique, « il convient parfaitement dans un 3-5-2 et a le physique pour enchaîner les allers-retours » détaille l’ancien président du FC Côte Bleue, club qui a également fait jouer l’international algérien (depuis mardi) Ilan Kebbal ainsi que Gessime Yassine, révélation de la Coupe du monde U20.

    « C’est un latéral gauche moderne, très rapide et très fort techniquement, avec une bonne qualité de centre. Offensivement, il n’y a rien à dire », confirme Samir Belloumou. L’ancien capitaine des Sang et Or a conscience que son ancien coéquipier avait quelques lacunes défensives. Mais le jeune Zouaoui est parvenu à rattraper son retard sur ce point.

    Sa carrière décolle chez les Martégaux

    La voie vers le professionnalisme n’était pas forcément toute tracée pour Yanis Zouaoui. L’arrière gauche a découvert le National 1 avec le voisin du Sporting Club Toulon. Le Covid et les décisions de la fédération sur l’arrêt des championnats ont eu raison des Toulonnais, relégués au quatrième échelon français. Zouaoui va une nouvelle fois subir les foudres du coronavirus. Après le Var, il s’envole pour la Roumanie. Le Foresta Suceava, club de troisième division, l’accueille quelques mois mais l’aventure tourne court. Deux petites rencontres passées sur les prés roumains et retour au bord de l’étang de Berre.

    C’est à Martigues que sa carrière subit un coup de boost. Une nouvelle montée en National, après une saison idyllique, une 4e place de la formation martégale la saison suivante et, enfin, l’accession en Ligue 2. « Je pense qu’il est au niveau où il doit être, mais je pense qu’il aurait pu y être plus tôt », estime Belloumou, conscient que les trajectoires de carrière ne mènent pas toujours droit au but.

    L’état de Gouiri rassurant après son choc avec l’Algérie

    Amine Gouiri a subi un choc violent avec le gardien de l’Ouganda, mardi soir, lors des éliminatoires pour la Coupe du monde 2026. L’international algérien est sorti sur civière après ce lourd contact. Les premières nouvelles sont plutôt rassurantes. Gouiri a eu l’épaule déboîtée, mais le staff médical algérien le lui a remis en place dans la foulée.

    Sa période d’indisponibilité n’est pas encore connue, l’Olympique de Marseille n’a pas communiqué sur le cas de son attaquant, qualifié pour la Coupe du monde avec les Fennecs. Sa présence, ce week-end, est forcément compromise. Pour rappel, les Olympiens accueillent, samedi soir (21h05), Le Havre pour le compte de la 8e journée de Ligue 1.

    P.G.

  • Arthur Vermeeren est venu à l’OM pour la confiance

    Arthur Vermeeren est venu à l’OM pour la confiance

    Prêté avec option d’achat par Leipzig, Arthur Vermeeren est loin d’être la plus connue des recrues estivales olympiennes.

    Néanmoins, sa venue, lors des derniers jours du mercato estival, est loin d’être le fruit du hasard. « Avant même mon arrivée ici, je savais que j’avais la confiance de Medhi Benatia et Roberto De Zerbi », a-t-il confessé lors de sa première conférence de presse, à la Commanderie, avant le déplacement de l’OM à Metz.

    Celui qui était arrivé sur la pointe des pieds avait disputé quelques minutes face à Lorient, suffisantes pour délivrer une passe décisive sur le quatrième but marseillais. Avant de sortir une prestation éclatante en Ligue des Champions face à l’Ajax.

    Personne ne s’attendait à le voir débuter la rencontre de Ligue des Champions. Mais, dans son idée de mobiliser tout le monde et de gérer au mieux son groupe, Roberto De Zerbi n’a pas hésité à lui faire confiance. Et Arthur Vermeeren a su mériter cette confiance.

    « Je me suis bien entendu avec Matts », a souligné l’international espoir belge. Matts, c’est Matthew O’Riley, qui a su s’imposer comme le patron du jeu phocéen en moins d’un mois. Au-delà de la complicité avec le Danois, Arthur Vermeeren a reconnu qu’il était « capable de jouer aux côtés de n’importe quel joueur de ce groupe, car nous avons trouvé nos repères ».

    Lorsqu’il est arrivé, l’OM était encore plombé par le cas Adrien Rabiot. Lui ne s’y est pas attardé. Il s’est plongé dans le travail, avec pour objectif de s’intégrer au plus vite. Montrer ses qualités sur le terrain.

    Le modèle Iniesta

    Quand on lui demande justement ce qui le caractérise, le natif de Lierre évoque sa « bonne vision et compréhension du jeu et mon idée d’avoir toujours un temps d’avance sur l’adversaire ». Ce qui lui a permis d’être le détonateur de la démonstration marseillaise face à l’Ajax.

    « L’Ajax n’a pas été si mauvais. C’est surtout nous qui avons su être décisifs et fait ce qu’il fallait, quand il le fallait », note-t-il. Face aux Néerlandais, malgré son jeune âge (20 ans), il fait preuve d’une grande maturité. « Je sais garder mon sang-froid, rester calme et j’ai confiance en mes capacités. » Des caractéristiques qu’il a emmagasinées en suivant les prestations de celui qui est son modèle : Andrés Iniesta. « Je l’observais dans tous ses matches, et j’ai énormément appris de ses prestations », avoue-t-il.

    Avec l’OM, il découvre son quatrième championnat, après l’Espagne et l’Allemagne. Formé en Belgique, au Royal Antwerpen, le club d’Anvers, il a rejoint l’Atlético de Madrid après deux saisons en Ligue Jupiter belge. « Mais j’ai très peu joué en Espagne, c’est en Allemagne, à Leipzig, que j’ai fait mes premiers progrès, dans un championnat très physique », détaille-t-il.

    Depuis son arrivée à Marseille, il se familiarise avec une Ligue 1 « où le jeu est très intense ». Prêté avec option d’achat, Arthur Vermeeren arrive à un moment clé de sa carrière. Lui et l’OM peuvent bénéficier de cette situation.

  • Matthew O’Riley s’impose en nouveau patron de l’OM

    Matthew O’Riley s’impose en nouveau patron de l’OM

    Après Lorient, le PSG et Strasbourg, c’est au tour de Metz d’être terrassé par le rouleau compresseur olympien.

    Samedi, les hommes de Roberto De Zerbi étaient attendus au tournant chez la lanterne rouge. Surtout après leur démonstration de force aux dépens de l’Ajax, en Ligue des Champions (4-0). Et comme ils pouvaient s’y attendre, ils ont dû faire preuve de patience avant de trouver la faille dans le bloc mis en place par Stéphane le Mignan.

    « Ce match-là, la saison dernière, nous l’aurions perdu », a commenté Roberto De Zerbi, après que son équipe se soit finalement imposée 0-3. Car c’est en seconde période, après avoir usé les Lorrains, que l’OM a fini par trouver la première faille. « Même en première mi-temps, j’ai vu de bonnes choses », a poursuivi l’entraîneur marseillais qui reconnaît que, par rapport à sa première saison sur le banc, « mon équipe a gagné en maturité ».

    Le départ précipité d’Adrien Rabiot, cheville ouvrière du retour de l’OM en Ligue des Champions, aurait pu plomber le milieu de terrain. Mais Medhi Benatia a trouvé l’homme capable de prendre le relais. Et même de hausser le rythme dans ce secteur.

    Un Valentin Rongier

    plus percutant

    Arrivé en toute fin de mercato, Matthew O’Riley a rapidement trouvé ses repères dans le groupe. Roberto De Zerbi a su trouver les bons éléments pour l’encadrer et en faire désormais un rouage essentiel de son onze. En témoignent ses titularisations dans les derniers matches, alors que l’Italien avait mis en place une rotation.

    Le Danois a un avantage, « il peut évoluer dans plusieurs registres », détaille son entraîneur. Mais ce qui le rend presque indispensable désormais, c’est sa complicité avec Pierre-Émile Höjbjerg. « Ils évoluent ensemble en sélection et ont des automatismes », poursuit l’Italien.

    De fait, qu’il joue derrière la pointe offensive, comme à Metz, ou en tandem avec son compatriote, Matthew O’Riley apporte des solutions dans tous les secteurs du jeu. Un peu comme pouvait le faire Valentin Rongier. Avec un peu plus de percussion et d’audace, comme l’a montré son but à Metz samedi.

    Outre son impact et sa vision du jeu, l’ancien joueur de Brighton a aussi dans ses atouts le fait d’être gaucher. « Cela compte dans notre manière de jouer », souligne Roberto De Zerbi. Une caractéristique qui a des conséquences sur le terrain. « Son positionnement du corps est différent de ce que peut proposer Pierre-Émile Höjbjerg, il peut s’insérer dans le jeu et marquer des buts. »

    Depuis qu’il a remplacé Amine Gouiri en cours de jeu face à Lorient, Matthew O’Riley n’a plus quitté le onze de départ. Roberto De Zerbi l’a utilisé dans plusieurs registres. Mais sa prestation à Metz, où il a délivré une passe décisive et inscrit son premier but sous le maillot olympien, ouvre des perspectives pour la suite de la saison, dans un secteur où, avec le retour de blessure de Geoffrey Kondogbia et l’affirmation de Bilel Nadir, la concurrence sera de plus en plus rude, mais nécessaire afin que l’OM puisse alimenter ses ambitions.

    La trêve internationale qui arrive va permettre à Roberto De Zerbi de poursuivre ses réflexions afin d’améliorer encore ce qui peut l’être. À Metz, il a identifié des secteurs qui avaient encore besoin d’être travaillés. « Nous pouvons progresser dans le pressing sans ballon, mais également dans la gestion du jeu lorsque nous en avons la possession », a-t-il reconnu.

    Il insiste aussi sur les performances individuelles dans le collectif. « Chacun doit s’améliorer pour attaquer, défendre, marquer des buts, être cynique devant le but. » Pour l’entraîneur phocéen, il y a un modèle à suivre : Amine Gouiri. « Il n’a pas débuté pour des raisons tactiques, car j’avais besoin de profondeur, ce qu’a apporté Robinio Vaz. Mais je suis content de ce qu’il a réalisé », conclut-il.

    « Son positionnement est différent de ce que propose Pierre-Émile Höjbjerg »

  • Roberto De Zerbi satisfait sur toute la ligne

    Roberto De Zerbi satisfait sur toute la ligne

    Voir l’OM s’imposer 0 – 3 à Saint-Symphorien a conforté Roberto De Zerbi dans l’idée qu’il vit en ce moment «ce qui est ma meilleur période depuis que je suis à Marseille.» Dans un match «que nous aurions sans doute perdu la saison dernière», il salue l’attitude collective de ses joueurs «qui ont su faire preuve de patience et montrer de la détermination devant le but» souligne-t-il.

    Par rapport au onze de départ face à l’Ajax mardi, il a apporté de nouvelles retouches. La principale étant la titularisation de Robinio Vaz. «Je l’ai choisi parce qu’il est capable d’aller chercher la profondeur et, face à une défense à cinq, de fixer les trois axiaux adverses.» Roberto De Zerbi avait donc mis sur le banc Pierre-Emerick Aubameyang et Amine Gouiri. Le premier n’est pas entré en jeu. Quant au second, il s’est montré décisif.

    «Si Amine n’a pas débuté, c’est par choix tactique» rappelle Roberto De Zerbi. Mais une fois entré en jeu, l’international Algérien a répondu aux attentes de son entraîneur, avec une passe décisive et un but. «Il n’avait rien à prouver et j’ai toujours été satisfait de ses prestations» confie l’entraîneur olympien.

    De cette victoire à Metz, la quatrième à la suite en Ligue 1, il retient que ses joueurs «ont tout bien fait, même en première période. Cette victoire montre que nous avons gagné en maturité.»

  • L’OM intraitable à Metz

    L’OM intraitable à Metz

    Les Olympiens le savaient. Rendre visite au dernier de la classe ne serait pas une partie de plaisir. Le scénario du match à Metz l’a démontré. Car ce n’est qu’après un long travail de sape de plus d’une mi-temps que les Phocéens ont fini par voir leurs efforts récompensés.

    Face à un collectif lorrain qui s’est recroquevillé devant son but, l’OM a dû se lancer dans un travail de sape de longue haleine. Pour préparer le terrain, Roberto De Zerbi misait sur le culot de Robinio Vaz. Préféré à Amine Gouiri ou Pierre-Emerick Aubameyang, il a passé la première période à peser sur une défense messine souvent proche du point de rupture.

    Monopolisant le ballon, les Olympiens n’arrivaient pas à concrétiser leur supériorité. Même lorsque Jonathan Fischer semblait trompé par Mason Greenwood, le montant gauche venait en aide au gardien lorrain (30). Alors que Robinio Vaz manquait de puissance pour conclure sur une action de passe à dix marseillaise, dans la surface mosellane (38).

    C’est après la pause que l’OM allait enfin être récompensé. Après que Mason Greenwood ait touché la transversale de Jonathan Fischer, Igor Paixão, tenu en échec une première fois, prenait sa revanche sur le gardien danois du FC Metz, en ouvrant le score avec la complicité de Sadibou Sané. Un premier coin était enfoncé dans le système messin. Un second le sera quelques minutes plus tard, par Matt O’Riley, plaçant l’OM sur la voie royale. Avant qu’Amine Gouiri n’ouvre enfin son compteur but.

    Le succès obtenu en Lorraine permet aux Marseillais d’envoyer un nouveau signal. Avec trois points supplémentaires, ils reprennent la tête de la Ligue 1. En attendant les prestations de Lyon et du PSG, qui joueront contre Toulouse et Lille dimanche, les hommes de Roberto De Zerbi imposent leur rythme à leurs rivaux.

    METZ – OM 0 – 3 (0 – 0)

    7è journée de Ligue 1

    Stade Saint-Symphorien (25 000 spectateurs environ).

    Arbitre : C. Turpin.

    Buts : Paixão (51), O’Riley (69), Gouiri (76).

    METZ : Fischer – Sané, Yegbé, Gbamin (Colin, 21) – Kouao, Traoré, Deminguet (Touré, 79), Ballo-Touré (Tsitaïshvili, 79) – Hein ( c ), Diallo (Madjo, 79), Sabaly.

    Entraîneur : S. le Mignan.

    OM – Rulli – Weah (Murillo, 80), Pavard, Aguerd, Emerson – O’Riley (Vermeeren, 85) Gomes (Balerdi, 63), Höjbjerg ( c ) – Greenwood, Vaz (Gouiri, 63), Paixão (Nadir, 80).

    Entraîneur : R. De Zerbi.