Tag: Hérault

  • La création contemporaine au service de la solidarité

    La création contemporaine au service de la solidarité

    Soutenir à la fois la création contemporaine et la solidarité. C’est le but du salon Solid’Art, au cours duquel une centaine d’artistes se mobilisent en faveur du Secours populaire dans l’objectif de récolter des fonds destinés à permettre aux enfants accompagnés par l’association de partir en vacances et d’accéder à la culture et aux loisirs.

    Née à Lille en 2015, la manifestation -également déclinée à Paris- existe depuis 2018 à Montpellier, où elle s’est fait une place dans le paysage culturel local. « Il y a 8 ans, le premier salon faisait 200m². Aujourd’hui on est installés sur 2 000m², avec une centaine d’artistes invités et 5 000 visiteurs attendus », indique le fondateur et directeur de ce salon d’art contemporain solidaire, Florian Neveu. Preuve du succès de la manifestation, « on reçoit plus de 300 candidatures chaque année », parmi lesquelles un jury présidé par Numa Hambursin, directeur du MoCo (Musée d’art contemporain de Montpellier), opère une sélection.

    « Les artistes sont présents »

    Ils sont 90 (peinture, photographie, street art, sculpture…), la plupart issus de la région (Sunra, Oups, Prooz, Noon, Sodade, Bella Bah…), à avoir été retenus pour cette nouvelle édition qui se déroulera du 19 au 21 septembre au Zénith Sud de Montpellier. Après Hervé Di Rosa, Nasty, Franck Noto, M. Chat, JonOne, c’est au tour de Maye, « jeune prodige montpelliérain du graffiti », de parrainer cette 8e édition. « Il fait un travail de projection assez poétique. Ses toiles sont un peu une alerte : il peint le monde dans 50 ans si on ne fait rien face aux enjeux sociaux et climatiques. C’est un artiste côté, qui a explosé à l’international », détaille Florian Neveu. Présent tout au long du salon, Maye proposera une performance en ouverture.

    Le principe de la manifestation est le suivant : « L’entrée est gratuite dans l’idée de favoriser l’accès à la culture. Ensuite, chaque vente d’œuvre d’art s’accompagne d’un don au Secours populaire. Ainsi l’artiste est rétribué et on collecte des dons pour l’association par la même occasion. » L’an dernier, 120 000 euros ont ainsi été récoltés au profit du Secours populaire de l’Hérault, un record depuis la naissance de Solid’art dans le département.

    « La force du salon, c’est que les artistes sont présents. On peut les rencontrer, leur poser des questions, les voir travailler en direct, comprendre leur démarche », souligne Florian Neveu. Sans oublier toute une partie animation, « avec des ateliers participatifs, des initiations à la sérigraphie, des ateliers collage, pochoirs… » Enfin, un « petit banquet sétois » sera proposé aux visiteurs avec le soutien de conchyliculteurs du Bassin de Thau.

    * Vendredi 19 septembre : 14h–22h ; samedi 20 : 11h–20h ; dimanche 21 : 10h–19h. Entrée gratuite.

  • [Entretien] Jean-Marc Groul : « Les canicules marines sont plus fréquentes, plus longues et plus intenses »

    [Entretien] Jean-Marc Groul : « Les canicules marines sont plus fréquentes, plus longues et plus intenses »

    La Marseillaise : Dans quels cas parle-t-on de canicule marine ?

    Jean-Marc Groul : Il faut bien faire la différence entre le réchauffement climatique dû au réchauffement global de la planète, qui est quelque chose de lent et continu (0,4 degré en 10 ans environ) et les canicules marines, qui sont des phénomènes exceptionnels et ponctuels. On parle de canicule marine lorsque la température moyenne de la mer est dépassée d’environ 5 ou 6 degrés pendant une période d’au moins 5 à 6 jours. La canicule marine est le plus souvent liée à une canicule terrestre, les fameux dômes de chaleur comme on a eu cette année. La canicule qui a eu lieu fin juin-début juillet était de ce point de vue caractéristique : les nuages ne faisaient pas trop écran, il n’y avait pas de vent donc il y avait une énorme masse de chaleur au-dessus de la mer, qui a transmis, sur les 50 premiers mètres d’eau, une température très forte (l’eau était à 29,5°C).

    Fin juillet, c’est le phénomène inverse qui s’est produit : le thermomètre n’affichait plus que 17,5°C à la surface de la Méditerranée. Comment l’expliquer ?

    J.-M.G. : Ce qui arrête la canicule, c’est un mécanisme appelé « upwelling », dû au vent. Dans le golfe du Lion, la tramontane et le mistral ont une fonction très importante qui est de brasser les eaux. Sous l’effet de ces vents, les eaux de surface s’éloignent au large, celles de profondeur, plus fraîche, remontent. Ce mélange est essentiel à la vie de la Méditerranée. Lorsque la tramontane s’est levée, ce phénomène bien connu ici s’est produit et l’eau a plongé en température, ce qui a stoppé l’épisode de canicule. S’il n’y avait pas eu ce gros coup de tramontane, ça aurait été une catastrophe. Mais c’est propre au golfe du Lion. Au large de la Corse ou aux Baléares, la canicule marine peut s’installer et être beaucoup plus sévère.

    Globalement, les canicules marines sont plus fréquentes, plus longues et plus intenses. On sait, grâce à des études très poussées, que le réchauffement climatique de la planète est responsable de plus de 80% des canicules marines. Il y a 40 ans, il y avait une canicule par an sur une zone précise. Depuis quelques années, il y en a sur tout le bassin méditerranéen et c’est 2, 3 ou 4 fois par an. C’est très préoccupant.

    Quelles sont les conséquences de ces canicules sur la biodiversité marine ?

    J.-M.G. : C’est dans les cinquante premiers mètres d’eau depuis la surface que l’impact de la canicule se fait sentir. Lorsque le décalage de température entre la surface et les profondeurs devient trop important, une séparation complète se produit : les deux zones ne se mélangent plus, un peu comme de l’eau et de l’huile. L’eau chaude reste au-dessus, l’eau froide en dessous. Or le mélange de l’eau est vital, car les eaux de surface apportent l’oxygène en bas grâce au brassage et les eaux du bas apportent les éléments minéraux pour enrichir les eaux de surface pour le plancton.

    Les espèces impactées sont celles qui se trouvent dans les 50 premiers mètres et ne peuvent pas aller plus profond. La plupart des animaux marins sont des animaux à sang froid, ce qui signifie que leur température se calque sur celle du milieu, quand celle du corps humain, par exemple, se régule. Si bien que si la température idéale pour un animal est de 20°C et qu’il fait 30°C, à moins qu’il ne puisse plonger, il meurt. Les animaux les plus menacés sont donc tous les animaux fixés : éponges de mer, gorgones, bivalves (moules, etc.), herbiers, notamment de Posidonie. Mais aussi le plancton, qui évolue essentiellement dans ces fameux 50 premiers mètres. Il y a des études menées par des scientifiques qui suivent des zones bien délimitées. Deux mois après une canicule marine, ils vont constater les dégâts : certaines zones sont entièrement détruites, comme s’il y avait eu un incendie sous-marin.

    La Méditerranée recouvre 1 à 1,5% de la surface des océans et elle contient près de 10% de la biodiversité mondiale. C’est une mer extrêmement riche. Cette biodiversité va être mise à mal, on le sait. Car les espèces qui y vivent sont adaptées à des eaux tempérées, pas tropicales. Pour autant la vie ne va pas disparaître, ça va laisser la place à des espèces qui aiment les eaux plus chaudes. Ces espèces qu’on appelle invasives ou exogènes. Elles peuvent trouver des conditions de vie assez exceptionnelles car certaines n’ont pas de prédateurs, comme par exemple le poisson-lion. Elles peuvent alors envahir le milieu.

    Ce dérèglement imposé à la mer par le réchauffement climatique entraîne-t-il d’autres perturbations ?

    J.-M.G. : Outre la perte de biodiversité, il faut aussi s’attendre à une perte de production pour certaines régions au niveau de la pêche (le Giec dit qu’il va y avoir près de 30 % de diminution selon les endroits, d’ici 2050) ainsi qu’à la multiplication des tempêtes, typhons, épisodes cévenols… Car toute cette chaleur accumulée, à un moment, ressort. Tout ça parce qu’on ne respecte rien… Les accords de Paris n’ont pas été respectés du tout, le 1,5 degré de plus est déjà dépassé. Les jeunes qui se lancent aujourd’hui dans la biologie marine vont passer leur carrière à constater cet énorme changement. Ça dure depuis des millénaires et là, en quelques dizaines d’années, peut-être une centaine, il va y avoir un bouleversement comme on n’en a jamais connu, qui a déjà commencé.

    Comment faire pour le contenir ?

    J.-M.G. : La seule façon de limiter ça, car on ne peut plus l’empêcher, c’est d’enfin prendre au sérieux le réchauffement climatique et d’appliquer les solutions qui avaient été préconisées. On sait quoi faire, mais on ne l’applique pas. La seule chose qu’on peut recommander à notre échelle, nous biologistes, c’est la mise en place d’aires marines protégées. Là non plus les accords ne sont pas respectés. On s’était engagé à ce qu’il y ait 30% de ces aires à l’horizon 2030. On en sera très loin. Et la plupart de celles qu’on déclare protégées ne le sont pas (moins d’1% le sont vraiment). Or il est plus facile de subir un réchauffement et surtout une canicule marine au milieu d’herbiers, de gorgones, de tout un milieu que sur un rocher nu. Les aires marines protégées sont des endroits très riches et là-dedans, le même poisson, même s’il souffre de la température, sera beaucoup plus apte à lutter et être résilient que dans un endroit surexploité, surpêché, pollué.

  • À Béziers, déjà deux listes dans l’arc républicain

    À Béziers, déjà deux listes dans l’arc républicain

    Les 15 et 22 mars 2026, Béziers se donnera-t-elle les moyens de tourner la page de l’extrême droite incarnée depuis 2014 par Robert Ménard réélu au 1er tour en 2020 avec 68% des voix ?

    À gauche, le Printemps biterrois travaille à ne pas reproduire les erreurs du passé. Avec 3 listes de gauche, « on a fait le pire en 2020, on ne peut faire que mieux », positive Thierry Antoine (EELV). Voilà plusieurs mois que les principales formations politiques (PS, EELV, PCF, l’Après, Place publique, Génération.S, Gagner) sont rassemblées pour porter un projet progressiste commun. Dimanche 7 septembre lors de la fête de la Plantade organisée par le PCF, une nouvelle étape a été franchie avec la désignation « par consensus » de l’écologiste Thierry Antoine comme tête de liste.

    Une première victoire pour le Printemps biterrois même si la France insoumise (LFI) manque toujours à l’appel. « Rien n’est acté, on aura encore des discussions. Le ressenti de leurs militants n’est pas forcément le même que celui du parti. Magali Crozier [LFI] était présente à la Plantade et a laissé entendre que tout reste possible », positive Thierry Antoine. En 2020 aux côtés des Insoumis, il n’avait obtenu que 5,36%. « Il faudra faire beaucoup mieux, au moins imposer un second tour. » Pour ce faire, le programme sera une clé. Des consultations citoyennes vont s’accélérer, quartier par quartier. « Le com’ de Ménard étouffe les Biterrois qui ne s’expriment plus. Il faut jouer la proximité, la déclinaison des programmes nationaux on n’en veut plus », promet l’écologiste.

    Thierry Mathieu en piste

    Quelque part c’est aussi le ressenti de Thierry Mathieu. Mais pour le directeur de la CAF de l’Hérault qui a officialisé sa candidature le 4 septembre devant 400 soutiens, la comparaison s’arrête là. « Je respecte les partis mais je ne crois plus en eux à l’échelle locale », tranche Thierry Mathieu. Pour lui, le seul parti qui vaille, c’est « celui des bonnes volontés » qu’il essaye d’agréger avec des associatifs, acteurs culturels et sportifs, chefs d’entreprise, citoyens de diverses sensibilités politiques…

    Sa démarche autour d’un projet dit « humaniste et républicain » est perçue comme centriste du côté du Printemps biterrois. « Thierry Mathieu a pas mal d’anciens de Raymond Couderc [ex-maire UMP] ou proches de la Macronie », observe Thierry Antoine. Et aussi quelques socialistes ou proches à l’instar des sénateurs Hussein Bourgi (PS) et Henri Cabanel (RDSE). Un soutien de Carole Delga à Thierry Mathieu, conseiller régional de sa majorité, pourrait peser. « Je serais étonné qu’elle prenne position pour quelqu’un qui se dit ni de droite ni de gauche et n’aime pas les partis », tacle Thierry Antoine.

    En attendant, le directeur de la CAF trace sa route « pour ma ville », dit-il. Marqué par les événements à la Devèze, il veut « ventiler les effectifs de la police dans tous les quartiers ». Mais aussi causer laïcité pour « arrêter de manipuler les religions comme Ménard ». Plutôt que des uniformes, il proposera un « accès gratuit au soutien scolaire » et promet de « créer un écosystème favorable à l’emploi » à Béziers où le taux de pauvreté atteint 36%.

  • Au collège F.-Bazille, une mobilisation victorieuse

    Au collège F.-Bazille, une mobilisation victorieuse

    C’est ce qu’on appelle une rentrée sur les chapeaux de roues. Telle est celle vécue par le collège Frédéric-Bazille à Castelnau-le-Lez. Face au manque de personnels et de professeurs, les parents et enseignants ont appelé à une journée de mobilisation, le 3 septembre. « Lors de notre pré-rentrée, le 29 août, notre chef d’établissement nous annonce que l’on n’a plus de principal adjoint. Aucun de nos collègues n’a voulu prendre la fonction car les conditions de travail sont plus dégradées », détaille Jordan Homps, professeur de physique-chimie et co-secrétaire Snes-FSU du collège.

    À cela s’ajoute l’absence d’un professeur de français et un autre d’histoire-géographie. Une position délicate pour les deux classes de troisième impactées qui doivent passer leur diplôme du brevet à la fin de l’année. « Le problème, c’est que l’an dernier, ces deux mêmes classes qui étaient en quatrième n’avaient pas eu de prof de français jusqu’à fin novembre. Ce qui représente un trimestre. De plus, quatre autres classes n’avaient pas eu non plus de cours de français, de décembre jusqu’à mars. Le collège avait fait appel à un prof de français à la retraite qui a bien voulu prendre ses heures pour nous dépanner », soupire Pernille Kongstad, déléguée FCPE de l’établissement.

    Pour ne rien arranger, le collège Frédéric-Bazille est également victime de la pénurie nationale d’Accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) que connaît tout l’Hexagone. Deux d’entre eux manquent à l’appel. « C’est problématique pour les élèves qu’ils accompagnent mais également pour la classe entière car quand les élèves en situation de handicap ne sont pas suffisamment encadrés, cela peut perturber la classe entière », reprend Pernille Kongstad.

    Des moyens débloqués

    La goutte de trop pour les parents, le personnel et les élèves qui sont donc montés au créneau, le 3 septembre, en se mobilisant dans le collège. Les collégiens ont d’ailleurs réalisé des pancartes afin de s’exprimer sur la situation. « Nous sommes obligés d’établir un rapport de force. Les moyens sont tellement limités pour tout le monde que, c’est triste à dire, mais c’est celui qui parle le plus fort qui se fera entendre », soupire Jordan Homps.

    Et il semblerait que le message ait été reçu par le rectorat puisque deux jours plus tard, de nouveaux moyens ont été débloqués pour le collège. Contacté, le rectorat assure que « des solutions rapides et concrètes ont été trouvées. Un principal adjoint a été recruté et a pris ses fonctions [le 5 septembre]. Il a d’ailleurs rencontré, mercredi, le principal de l’établissement et découvert son futur lieu d’exercice. Il manquait un professeur en histoire-géographie. La situation est désormais réglée. Un enseignant qualifié a été nommé. Le recrutement d’un professeur de lettres est également confirmé afin de couvrir les quelques heures d’enseignement encore manquantes. » Un AESH aurait également été recruté via le Pôle inclusif d’accompagnement localisé (Pial) du lycée Georges-Pompidou et la seconde embauche serait en cours.

    Des manques de postes criants illustrant la crise de vocation que connaît le monde enseignant. Une problématique vieille de quelques années déjà mais qui ne cesse de s’aggraver malgré les dispositifs mis en place par les services de l’Éducation nationale. La dernière en date, baisser le recrutement des professeurs à partir de la licence, laisse les professeurs sceptiques. « Ce n’est pas en diminuant le niveau de qualification des personnels qu’on améliore la qualité de travail et le taux d’engagement des enseignants. Cela ne va pas créer des vocations car les premières causes de ces départs sont une perte de sens et le décrochage salarial », souligne Jordan Homps.

  • Ces restaurateurs « dog friendly » qui accueillent les chiens dans l’Hérault

    Ces restaurateurs « dog friendly » qui accueillent les chiens dans l’Hérault

    La période estivale rime souvent avec abandon d’animaux. C’est pourquoi la Société protectrice des animaux (SPA) est particulièrement impliquée durant l’été. Dans l’Hérault, elle a signé un partenariat avec l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie 34 (Umih 34) et ACM Communication pour lancer un sticker « dog-friendly », ami des chiens en Français. Ainsi, les restaurateurs qui le souhaitent peuvent afficher ce sticker sur leur devanture pour indiquer aux propriétaires que leurs compagnons à quatre pattes sont les bienvenus dans l’établissement.

    « C’est toujours embêtant pour les propriétaires de rentrer dans les restaurants pour demander si les chiens sont acceptés. Nous avions eu des remarques sur ce sujet. Johnny, qui travaille avec nous, a eu l’idée d’un logo sur leur établissement pour signifier que les restaurateurs acceptent les chiens. On sait que dans ces endroits, les chiens seront bien accueillis et qu’on leur proposera une gamelle avec de l’eau. Les premiers retours que l’on a sont très positifs », explique Annie Benezech, directrice de la SPA de Montpellier.

    Favoriser les dons

    Pour l’instant, ce dispositif est en phase d’essai dans le département où plus de 40 restaurateurs ont rejoint le mouvement. « Nous avons des appels de restaurateurs qui veulent participer à l’opération. Pour l’instant, c’est l’Umih qui se charge d’envoyer les autocollants. Ça va faire boule de neige parce que j’ai aussi eu des appels de sandwicheries. Puis les cafés vont aussi vouloir le faire. C’est peut-être utopique mais on se dit qu’en facilitant la vie des propriétaires de chiens, il y aura moins d’abandons », prévient Annie Benezech.

    L’association, qui alerte tous les ans sur la hausse des abandons d’animaux et la baisse des adoptions, manque aussi de moyens pour s’occuper de tous ces animaux sans famille. C’est pourquoi les restaurateurs partenaires proposeront aussi à chaque client d’effectuer un don à la SPA en arrondissant les sommes de la note.

    « Ça permet aux gens de ne jamais oublier que plein d’animaux sont abandonnés. C’est bien que les gens qui aiment les animaux puissent participer au bien-être de ceux qui n’ont pas la chance d’avoir une famille », conclut Annie Benezech.

  • TER à 1€ : bénéfices et limites du dispositif

    TER à 1€ : bénéfices et limites du dispositif

    Quelles sont les forces et les faiblesses du TER à un euro ? Depuis que feu Christian Bourquin a concrétisé cette promesse de Georges Frêche, par la suite étendue à l’Occitanie par Carole Delga, c’est la première fois qu’un regard indépendant se pose sur cette mesure phare de la Région.

    Dans le cadre d’un audit flash (4 mois seulement), la Chambre régionale des comptes (CRC) a passé au crible ce choix politique fort et unique en France. « Seuls les Hauts-de-France ont une offre restreinte pour les 4-12 ans », renseigne Valérie Renet. Et la présidente de la CRC de préciser aussitôt : « Le but n’était pas d’évaluer la politique ferroviaire de la Région mais de poser des constats. »

    De quoi parle-t-on ? L’offre dite du TER à un euro est composée de 4 dispositifs. D’abord 5 lignes historiques proposent des billets à ce prix. Ensuite un million de billets à l’euro symbolique sont contingentés chaque année. S’ajoutent des promotions tous les premiers week-ends du mois ainsi qu’une remise estivale (14 juillet-15 août) pour les moins de 25 ans.

    Toutes mesures confondues, le TER à 1 euro représente 2,7 millions de billets annuels vendus (dont la moitié sur les dispositifs week-ends et jeunes), soit environ 13% du total des voyages des trains régionaux d’Occitanie. L’impact n’est donc pas négligeable pour un coût chiffré à 9 millions d’euros annuels, ce qui représente 2% montant total dédié à l’exploitation des TER (environ 3,4 euros par billet). « L’usager ne paye jamais la totalité du service. Ici 23% et 77% pour les contribuables », calcule Valérie Renet.

    +68% de fréquentation

    Quoi qu’il en soit, une statistique plaide en faveur du succès des politiques régionales. Entre 2019 et 2024, la fréquentation globale du réseau ferroviaire d’Occitanie a bondi de 68%. Et un quart de cette croissance provient des deux principaux dispositifs du TER à un euro. La Région comptait l’an passé 80 000 voyageurs et en vise 100 000 d’ici 2032. Autre indicateur favorable : le taux de remplissage des TER d’Occitanie, s’il peut paraître faible (39%), est nettement meilleur que la moyenne nationale (32%).

    L’idée de Carole Delga est à la fois de soulager le portefeuille des ménages et de favoriser le report modal vers le ferroviaire. Sur ce point, le bilan est plus contrasté, selon la CRC. Avec un ratio de 248 km voyageurs par habitant, notre région se classe toujours en avant-dernière position. Une étude de 2022 évaluait la part du report modal de l’ensemble des voyageurs vers le train à seulement 12% grâce au TER à 1 euro. Selon Valérie Renet, le prix du billet n’est pas le seul facteur de décision. « Les taux de fiabilité et de ponctualité des TER sont plus faibles en Occitanie (80-85%) », avance la présidente.

    Magistrat à la CRC, Fabrice Ribet précise que « dans les régions du Sud, il y a une habitude à davantage utiliser la voiture ». Il ajoute que « la situation dégradée de certaines infrastructures n’incite pas certains voyageurs à choisir le TER ». Lequel est parfois concurrencé par la route, par exemple sur la ligne de l’Aubrac (Béziers-Neussargues) qui longe l’A75. « Son taux de remplissage (10-12%) est le plus faible et la ligne nécessite 375 millions d’euros d’investissement d’ici 2027  ». Valérie Renet ne va « pas jusqu’à dire que des lignes historiques devraient être fermées » mais souligne que « leur impact environnemental est parfois limité lorsqu’elles ne sont pas électrifiées ». « Il y a besoin d’une étude comparative en fonction des besoins en investissements. » On peut aussi miser sur l’incitation au changement des comportements à long terme et se dire que le service public n’a pas pour vocation première d’être rentable.

    « Une habitude à davantage utiliser la voiture »

  • Un « comité salinité » pour sauver les cultures de la basse plaine de l’Orb

    Un « comité salinité » pour sauver les cultures de la basse plaine de l’Orb

    La nature a créé le meilleur désherbant au monde », s’amuse Paul Thomas, viticulteur et vice-président de la cave de Sérignan, dans le sud de l’Hérault. Mais s’il garde son humour, ce vigneron est en réalité très inquiet et il a de bonnes raisons : depuis plusieurs années, de l’eau salée s’infiltre en permanence sur ses parcelles et détruit une partie de ses vignes.

    Dans la région, il est loin d’être le seul à être touché par le phénomène : « Tous les viticulteurs sont impactés, mais aussi les céréaliers et même quatre éleveurs. Le débit de l’Orb n’est plus aussi important qu’avant et il est en dessous des minimums autorisés. C’est devenu un véritable bras de mer qui se diffuse sur les deux rives par capillarité. » Conséquence : du sel s’infiltre dans les cultures environnantes, rendant les sols complètement stériles en à peine un an.

    C’est ainsi qu’il y a deux ans, Paul Thomas et d’autres agriculteurs de la région ont décidé de créer une association réunissant 250 adhérents pour interpeller les institutions. Une initiative payante puisque depuis le 30 juin, le préfet a ordonné la mise en place d’un comité de pilotage « salinité » pour rassembler autour d’une même table tous les acteurs du dossier. Jérôme Despey est président de la chambre d’agriculture de l’Hérault et co-préside ce comité. Il raconte : « À la demande de l’association, nous avons travaillé par exemple avec l’Agglomération de Béziers, qui finance une étude du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) sur la faisabilité d’un barrage anti-sel. Il devrait rendre ses conclusions en mars 2026. » Selon Jérôme Despey, il y a urgence : 2 800 hectares de terres agricoles sont concernés, dont 500 sont déjà perdus. « Si on prend le seul exemple de la Cave de Sérignan, poursuit-il, celle-ci a perdu 190 hectares en à peine 30 ans. »

    Une menace existentielle

    Sur le terrain, de nombreuses actions sont déjà mises en place pour essayer de remédier au problème. L’Association syndicale autorisée en hydraulique agricole (ASA) a par exemple engagé bénévolement un nettoyage complet de son réseau. Cette initiative aurait déjà permis de faire baisser le taux de salinité de 21 à 12 grammes dans certains ruisseaux. « Sur les deux rives, il y a aussi des pratiques de submersion des terres en hiver, grâce au pompage de l’eau douce dans l’Orb », ajoute le président de la chambre d’agriculture. « Il est assuré sur la rive droite par la Cuma et sur la rive gauche par la BRL. Seulement, la submersion coûte 1 500 euros pour quatre hectares. » Par ailleurs, l’Établissement public territorial de bassin Orb et Libron a élaboré un plan de gestion du delta de l’Orb concernant tous les leviers d’action et d’adaptation au changement climatique. « C’est pour faire dialoguer et mettre en commun toutes ces initiatives que nous avons créé le comité », commente Jérôme Despey. « Nous ferons une nouvelle réunion le 27 octobre pour constater les avancements. »

    De son côté, Paul Thomas assure qu’il garde espoir et a envie de croire en l’initiative de la préfecture. Il en va de la survie de la cave de Sérignan : « Si on perd notre terroir situé dans la basse plaine, la cave fermera. Pourtant, nous sommes le premier caveau de l’Hérault. La salinité est notre seule bête noire. » Il déplore également que deux jeunes viticulteurs aient déjà été contraints d’arrêter leur activité « parce qu’ils étaient écœurés. » Il conclut : « Ça fait deux ans qu’on a pris nos bâtons de pèlerin. Nous nous sommes donné sept ans pour arriver à une solution pérenne. »

  • La Région met la main à la poche pour les associations

    La Région met la main à la poche pour les associations

    Le secteur associatif tire la langue. Premières victimes de la cure d’austérité ayant frappé les collectivités territoriales de plein fouet, les associations doivent maintenant se plier en quatre pour garder la tête hors de l’eau. Avec 160 000 structures en Occitanie, ces dernières représentent un pan non négligeable de l’économie régionale, avec pas moins de 5 milliards d’euros de budget cumulé. Dès lors, il devient nécessaire de sauver le secteur. « Les choix budgétaires 2025
    -que ce soit pour les associations ou les collectivités- ont entraîné l’aggravation des difficultés et posent des problèmes. Nous avons souhaité maintenir nos politiques publiques, bien qu’il y ait eu une baisse budgétaire de 5%. Mais nous avons amplifié nos relations politiques pour être le plus efficace possible avec les associations
     », soutient Pierre Lacaze, vice-président PCF de la Région, chargé de la vie associative. Comprendre, plus les associer sur le processus de décision. « Le réseau associatif a un rôle considérable dans la République, c’est un interlocuteur à part entière pour travailler les politiques publiques », poursuit le vice-président.

    Malgré cette baisse, l’Occitanie contribue à hauteur de 33 millions d’euros pour le secteur associatif. Et lance pour la seconde année un appel à projets « pour une Région Occitanie plus inclusive et solidaire » d’une enveloppe de 700 000 euros, qui bénéficiera à 134 lauréats.

    13 000 emplois menacés

    Parmi eux, l’Association d’entraide et de reclassement social (AERS), qui lutte contre l’exclusion – 40 000 personnes ont été aidées dans l’Hérault. « Nous avons créé un partenariat avec d’autres associations pour la collecte et la distribution des produits de première nécessité hors alimentation. Les petites et moyennes associations sont souvent confrontées à des problèmes de logistique et cette synergie a permis de distribuer 220 000 produits », détaille Charlotte Cedo, directrice générale de l’AERS. Grâce à ce dispositif, pas moins de 700 000 euros auraient été économisés.

    L’appel à projets bénéficie également au mouvement associatif de l’Occitanie, qui œuvre à accompagner les associations sur le territoire et représente près de la moitié des structures régionales. « Nous avons lancé plusieurs dispositifs, dont Prev’asso pour accompagner les associations au bord d’une procédure judiciaire. Dépendant des tribunaux judiciaires, les associations n’ont pas d’interlocuteur quand elles sont en mauvaise santé financière. L’idée était de proposer un espace avec des professionnels pour échanger afin de faciliter la prise de décision en ayant une meilleure visibilité sur leur modèle économique », développe Erwann Favre, délégué régional du mouvement. Une aubaine pour le secteur, car près de 13 000 emplois associatifs seraient menacés en Occitanie. Au vu de leur apport dans la société, il est primordial de les sauver.

  • La Mosson ouvre la campagne municipale

    La Mosson ouvre la campagne municipale

    Quel remue-ménage. Le club de Montpellier range-t-il les plans, les rêves de nouveau stade pour rester à la Mosson ? S’apprête-t-il à suspendre, de force plus que de gré, son déménagement, envisagé en 2014 à la suite d’une seconde inondation en dix ans ? C’est tout au moins
    le sens de la promesse du
    maire et président de l’Agglomération Michaël Delafosse ainsi que la colère de Jean-Pierre Rico, maire de Pérols prêt à accueillir le stade Louis-Nicollin du côté de l’Arena.

    Lors de l’inauguration des Cuves gourmandes le 4 septembre, l’élu de Pérols, vice-président de la Métropole, s’est ouvertement agacé des intentions du maire de Montpellier, à sept mois des élections municipales (15 et 22 mars). « Le président de la Métropole [Michaël Delafosse] va officiellement annoncer au mois d’octobre où sera le stade de foot. Comme je ne suis pas associé à la démarche, je vous dis ce qu’il en est : le stade sera à la Mosson », s’est-il emporté dans une vidéo filmée par Laurent Jaoul, maire de Saint-Brès.

    Depuis un an et demi, un projet se faisait jour du côté de la Sud de France Arena, aux mains de la Région Occitanie de la présidente Carole Delga et de son fidèle vice-président en charge des sports Kamel Chibli. Il était question d’associer la rénovation du Parc des Expos, situé sur la commune de Pérols, et la construction d’un nouveau stade.

    Ce dossier avait valeur de dernière chance après l’abandon du projet de Cambacérès. Imaginé par Philippe Saurel, le lieu avait été délocalisé après 2020 par son successeur Michaël Delafosse du côté d’Ode à la mer, aux abords d’un espace commercial sur la commune de Lattes.

    M.Delafosse était associé au projet à la Sud de France Arena sans en être acteur dans la mesure où il s’est engagé lors de son premier mandat pour un stade 100% privé.

    Aujourd’hui, désire-t-il reprendre en main le dossier du stade Louis-Nicollin ? Tout comme Georges Frêche, maire de Montpellier (1977-2004) et ex-mentor, Michaël Delafosse se refuserait à quitter le quartier de la Mosson. Fin août, lors de la conférence de presse de rentrée, il avait promis de révéler début octobre le choix du nouveau site.

    Jean-Pierre Rico a éventé le secret et s’est insurgé sur le montant de l’investissement, de l’ordre de 70ME, pour prévenir toute inondation. « Et je ne voterai pas cela lors de la prochaine mandature. Je ne jetterai pas 70 millions d’euros dans la Mosson », a-t-il promis.

    Pour l’heure, le président du Montpellier Hérault Sport Club Laurent Nicollin se réfugie dans le silence. Et semble spectateur d’un nouveau retournement politique après les choix de Saurel, Delafosse et de la Caisse des dépôts, qui avait abandonné son aide à hauteur de 100ME.

    Le dirigeant du foot montpelliérain et de l’entreprise Nicollin, en charge du traitement des déchets, va attendre le mois d’octobre de connaître les intentions de Michaël Delafosse. Pour la troisième fois, après 2014 et 2020, le futur stade Louis-Nicollin sera un enjeu du scrutin. Il y revient cette fois d’une manière plutôt inattendue.

    Par ailleurs, les services de la Métropole ont pris contact avec les dirigeants du MHB, selon le président Julien Deljarry et fils du président de la CCI, pour envisager une évolution du palais des sports Bougnol, rebaptisé FDI stadium, alors que Christian Assaf avait réduit à néant toute nouvelle construction ou aménagement en février dernier. « La situation économique ne nous permet pas de faire une salle à 100M d’euros telle qu’elle était prévue en lieu et place du Zénith », avait soufflé le vice-président de la Métropole, en charge des sports.

    Enfin, Michaël Delafosse ferraille à l’heure actuelle avec le président du MHR Mohed Altrad, candidat déchu aux dernières élections municipales, au sujet du Complexe du Manoir, et du Septeo stadium. En février dernier, l’équipe dirigée par le manager Joan Caudullo avait été contrainte de jouer à Béziers deux rencontres de Top 14 en raison de l’état déplorable de la pelouse, à la charge de la mairie.

    Désireux de construire la maison du rugby, Altrad multiplie les plaintes sur la dégradation du Complexe Du Manoir, inauguré en 2007 en marge de la Coupe du monde de rugby. Sans nul doute, il va revenir à la charge et menacer de quitter du Manoir. Pour aller à Pérols ? Le Stade, ou les stades, s’invitent une fois encore dans les urnes. Et ouvrent la campagne. Quel remue-méninges.

  • [Bloquons tout] À Montpellier, joli succès pour le 10 septembre

    [Bloquons tout] À Montpellier, joli succès pour le 10 septembre

    Les drapeaux et pancartes étaient de sortie, à Montpellier, sur une place de la Comédie noire de monde. Plusieurs milliers de personnes -6 000 selon la préfecture, 10 000 selon les organisateurs- dont beaucoup de jeunes s’étaient retrouvées à la suite de l’appel du 10 septembre. Si plusieurs rassemblements ont eu lieu dans l’Hérault, notamment à Béziers, Sète ou encore à Bédarieux, c’est sans aucun doute dans la capitale héraultaise que la contestation a été la plus forte. Blocages de ronds-points, de tramway, de lycées et de l’université Paul-Valéry -néanmoins partiel, les étudiants pouvaient se rendre dans les amphithéâtres- autant d’actions pour exprimer le ras-le-bol général qui couvait depuis longtemps. À l’instar d’Andrée et de Jacques, venus sur la place de la Comédie. « Cela fait des années que l’on bat le pavé mais je crois qu’on touche le fond. Le déni démocratique d’Emmanuel Macron, la violence d’État, la mise à bas de nos services publics, on commence à être vraiment en colère », soutient Andrée, qui fait d’ailleurs partie du collectif citoyen du Nouveau Front populaire (NFP) du quartier des Beaux-Arts. « Emmanuel Macron se fout de nos revendications telles que l’abrogation de la réforme des retraites, l’augmentation des budgets dans la Santé, l’Éducation. Et Sébastien Lecornu comme Premier ministre, c’est une nouvelle provocation », renchérit Jacques.

    Demande de changement

    En effet, pour beaucoup de manifestants, la nomination de Sébastien Lecornu à Matignon le 9 septembre est venue rajouter de l’huile sur un feu. « Cette nomination n’est pas en accord avec le résultat des élections législatives de 2024 [où le NFP était arrivé en tête, Ndlr]. Cela montre que l’on n’est pas entendus », soupire Sébastien, étudiant à l’université Paul-Valéry. Renforçant le sentiment de déconnexion des dirigeants. « Sébastien Lecornu n’est pas un changement de politique, c’est la garde rapprochée d’Emmanuel Macron. Ils vont sûrement aller chercher un compromis avec l’aile droite du PS tout en continuant de taper comme des brutes sur l’immigration, la sécurité. Si on veut un changement de politique, il nous faut un changement de gouvernement, voire la démission du président », fait valoir André Dechot, délégué syndical CGT à la mission locale de Montpellier.

    Une demande de changement de politique qui revient souvent dans la bouche des manifestants, passant notamment par une revalorisation des services publics. « L’hôpital est à bout de souffle, il nous faut plus de moyens si l’on veut soigner dans la dignité et la sécurité. Ce qui permettrait aussi de donner envie aux jeunes de travailler », observe Fatima, secrétaire administrative au Centre hospitalier universitaire de Montpellier.

    Face à des dirigeants faisant la sourde oreille aux demandes populaires, l’instauration d’un nouveau rapport de force est primordiale pour se faire entendre. « À l’heure où certains prétendent qu’il n’y a pas de majorité, on voit qu’elle est là à s’exprimer aujourd’hui. La solution ne sera pas institutionnelle avec le montage d’une nouvelle majorité à l’Assemblée mais dans la rue, comme en 1936, en 1997 où le mouvement social a précédé la conquête de droits », insiste Nicolas Cossange, secrétaire du PCF 34, présent à la manifestation. Prochain round jeudi 18 septembre.

    « Nommer Lecornu Premier ministre, c’est une nouvelle provocation »