Tag: grève

  • Les arrêts maladie passibles de licenciements à La Poste

    Les arrêts maladie passibles de licenciements à La Poste

    Ils étaient une quinzaine à se mobiliser devant le siège de leur direction à l’appel de la CGT, mais à « 82% en grève sur le secteur 05 », précise Éric Chesnais, responsable CGT Activités postales 13 pour exiger la réintégration de Gaëtan, facteur depuis 20 ans, visé par une mesure de licenciement. Un arrêt maladie de 15 jours en 2025 lui est reproché.

    « On est facteur, tous soumis aux aléas des intempéries, à tirer des charges de plus de 30 kg sur des tournées de 13 km en moyenne. On a tous des problèmes au dos », lâche un des collègues de travail aux côtés de Gaëtan. L’argumentaire de l’organisation syndicale, reçue en audience par les directeurs d’établissement le jeudi 30 octobre, est resté sans effet. « On est dans une colère terrible », réagit Stella Estaque, secrétaire générale CGT APT 13, qui estime que la raison est ailleurs. « Quand le groupe décide de fermer les bureaux de proximité, de fusionner les agences, forcément, il faut réduire la masse salariale. »

    Une dizaine d’exceptions

    Sollicitée, la direction assure tranquillement qu’elle « ne remet pas en cause la légitimité des absences pour raison de santé », et précise que cette démarche « ne constitue en aucun cas une sanction disciplinaire ». C’est la nécessité « d’assurer la continuité et la bonne organisation de l’activité de l’entreprise, dans l’intérêt collectif » qui a motivé sa décision.

    Le groupe aurait ainsi trouvé une faille dans le droit du travail qui permet « le licenciement pour désorganisation de l’entreprise. Une procédure exceptionnelle et strictement encadrée. Il est motivé par les absences répétées du salarié qui perturbent durablement le fonctionnement du service et rend nécessaire son remplacement définitif par l’embauche d’un salarié en contrat à durée indéterminée ». Il est surprenant que l’ensemble du service d’un groupe comme La Poste puisse être déstabilisé à ce point par 15 jours d’absence d’un facteur. « La preuve que non, puisqu’aujourd’hui, les agents ont tous été remplacés », souligne Stella Estaque.

    Par ailleurs, le caractère exceptionnel de la mesure ne le serait pas autant que cela. « Dans la région, en un an, on a déjà eu affaire à plus d’une dizaine de licenciements sur ce mobile », indique Éric Chesnais. Il est d’ailleurs notable que dans les Alpes-de-Haute-Provence, à la même heure, les agents de Digne ont démarré une grève sur le même motif. Le syndicat CGT des postiers n’entend pas en rester là et s’est armé d’un avocat pour constituer un dossier solide.

    Depuis des années, les organisations syndicales de La Poste se mobilisent contre d’incessantes réorganisations, « dont le seul objectif est de tirer plus de profit aux dépens de l’emploi, dénonce la CGT, c’est le groupe qui désorganise ce qui était un service public ».

  • Les travailleurs sociaux des Flamants en action

    Les travailleurs sociaux des Flamants en action

    Une solution durable… C’est ce que réclament les travailleurs sociaux de la Maison départementale de la solidarité (MDS) des Flamants (14e). Sous pression d’un réseau de narcotrafiquants, ils avaient obtenu le 21 octobre, après 15 jours de grève, d’exercer à Arenc (2e) l’après-midi.

    « Mais cela n’a jamais été le cas » assure Valérie Marque, secrétaire générale de la CGT au conseil départemental. Elle raconte une équipe qui fonctionne en mode « très dégradé », alors que les besoins du public sont immenses. Et de pointer l’attitude d’une collectivité « qui joue l’usure ».

    Des « coupes franches »

    Elle déplore aussi tout un contexte où l’aide sociale à l’enfance (ASE) « s’effondre » avec des « coupes franches » dans les effectifs. Alors que les associations en charge de l’accueil des enfants et du suivi des familles se sont organisées en collectif, « Alerte protection enfance 13 », pour dénoncer la situation, Valérie Marque réclame un rendez-vous en urgence avec la présidente du Département et promet des mobilisations les 13, 14 et 15 décembre, voire avant, pour la journée anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant.

    De son côté, le Département assure avoir engagé le dialogue avec la MDS et les organisations syndicales « dès la prise de connaissance de faits inacceptables ». La collectivité précise que l’accueil des agents se fait l’après-midi sur l’hôtel du Département, le public des Flamants étant accueilli à la MDS de Malpassé (13e). Elle rappelle que « des moyens de police et départementaux ont été mobilisés », indique qu’un nouveau parking géré par 13 Habitat sera mis à disposition des agents dès le 20 novembre, de la vidéosurveillance installée.

    Concernant les difficultés de l’ASE, l’élue déléguée à la Protection de l’enfance, Agnès Amiel (LR) devrait recevoir chaque association puis le collectif nous précise-t-on.

  • [Entretien] Stella Estaque : « La priorité est le maintien de l’emploi à La Poste »

    [Entretien] Stella Estaque : « La priorité est le maintien de l’emploi à La Poste »

    La Marseillaise : Vous avez été élue récemment. Quels sont les combats prioritaires de la CGT AP 13 ?

    Stella Estaque : La première des priorités du secrétariat est la sauvegarde des bureaux de poste. On a sauvé celui de Martigues grâce au comité de vigilance postale et de ses usagers. On se bat actuellement pour celui de Gardanne-Biver. L’idée est de conserver un maillage territorial et donc de l’emploi. Qui dit fermeture de bureaux, dit emplois en moins et un service rendu aux usagers en disparation. On demande des bureaux de plein exercice, avec la possibilité de faire toutes les opérations possibles. Et non pas comme les « points de contact » dans des commerces privés. C’est donc intimement lié au maintien de l’emploi, autre priorité du mandat : En 4 ans, dans les Bouches-du-Rhône, on a pratiquement perdu la moitié de notre masse salariale chez les agents, hors cadre. Le tout a un impact sur les conditions de travail, notamment des facteurs, avec des tournées de plus en plus importantes. On a aussi un autre sujet d’inquiétude : la réorganisation de la Plateforme industrielle de courrier (PIC) Provence, à Vitrolles.

    Vous alertez sur ces transformations ?

    S.E : La réorganisation de la PIC va avoir des conséquences qui vont bien au-delà de la PIC en elle-même. Elle va se transformer en plateforme « version Amazon » avec principalement des colis, où l’on risque de perdre le courrier. Cela va dire une perte d’emploi à venir, mais aussi une forme de fusion des plateformes de colis qui se trouvent aux Arcs, dans le Var, et à Cavaillon, dans le Vaucluse. Que va-t-il se passer pour les facteurs colis des Bouches-du-Rhône ? Que vont devenir les facteurs courriers ? Ce sont des questions auxquelles nous n’avons pas de réponses pour l’heure, mais il y aura un énorme chamboulement du maillage entre courrier et colis. Et c’est lié aux contrats avec Amazon et Temu…

    La direction de La Poste affirme pourtant maintenir le rôle social du facteur, avec le développement de l’aide à la personne, par exemple…

    S.E : C’est un affichage qui ne se retrouve pas dans les faits. Le nombre d’emploi fond comme neige au soleil. Et si l’on veut une utilité sociale au postier, on ne supprime pas autant d’emplois. Philippe Wahl [PDG sortant de La Poste, ndlr] évoquait la distribution des repas, mais pour cela, il faut des bras. C’est le même principe pour les bureaux de poste : ils disent qu’ils souhaitent faire revenir les usagers dans les bureaux, mais il y en a de moins en moins. Avec les fusions de bureaux, ils sont toujours plus éloignés géographiquement des usagers… Les accords avec Amazon et Temu montrent cela : ils privilégient la rentabilité plutôt que l’utilité sociale. En réalité, on est sur une chasse au coût permanente en interne, avec un PSE [plan de sauvegarde de l’emploi, ndlr] déguisé.

    Vous appelez à la grève pour ce mardi ?

    S.E : La Poste ne fait pas de plan social. Mais la direction licencie dans des proportions importantes malgré tout. Il y avait 55 PIC il y a quelques années, il n’y en a plus que 26 aujourd’hui. Au lieu de faire un PSE, qui permettrait un accompagnement ou des formations, la direction propose des postes à l’autre bout du pays, pour que le salarié refuse et soit licencié. Il y a des départs à la retraite pas remplacés, beaucoup de licenciements pour inaptitude… La nouveauté, c’est le « licenciement pour désorganisation ». On a un exemple sur le site de Marseille 5e arrondissement, à Louis-Astruc. Notre appel à la grève concerne ce site. Un agent a eu des problèmes de santé, l’an dernier, avec 100 jours d’arrêt maladie environ. Cette année, il a eu 13 jours. La direction a donc calculé sur deux ans et juge qu’il y a trop de jours d’arrêt, et le licencie pour ce motif, la « désorganisation ». La direction expliquant que cela avait provoqué des problèmes d’organisation. On répond que ce sont des arguments fallacieux.C’est facile de crier à la désorganisation quand on manque cruellement d’effectifs. D’autant qu’on a des facteurs remplaçants qui prennent le relais en cas d’absence… C’est encore moins compréhensible d’évoquer une désorganisation pour une absence pour maladie dans un bureau. Il y a la même situation pour une agent dans les Alpes-de-Haute-Provence. On revendique leur réintégration. Et ce sont des symboles du PSE déguisé : on a plusieurs dizaines de licenciements pour désorganisation dans le département depuis l’année dernière… Nous appelons donc à un rassemblement devant le Village La Poste à Marseille, ce mardi, à 10 heures.

  • Adages 34 : le personnel de nuit en grève pour sa dignité

    Adages 34 : le personnel de nuit en grève pour sa dignité

    Ils ne dorment pas pour que d’autres puissent dormir. Et pourtant, leur travail reste dans l’ombre. Depuis le 24 octobre, les quatre salariés du service de nuit du pôle social Regain, à Montpellier, sont en grève. Un mouvement soutenu par la CGT Adages 34, qui dénonce la non-reconnaissance financière et symbolique d’un métier essentiel, au sein de l’un des plus gros employeurs du médico-social dans l’Hérault. Leur préavis court jusqu’au 31 décembre. « Ce n’est pas par gaieté de cœur qu’ils se mettent en grève », confie Gérald Verrier, délégué syndical central CGT Adages 34. « Ce sont des salariés isolés, souvent à bout, qui réclament simplement le respect de leurs droits et un salaire décent. »

    Le problème principal : la convention collective 66, qui ne reconnaît pas spécifiquement le travail de nuit. Résultat  : une compensation dérisoire de 7%, bien en deçà de la réalité des risques et de la charge mentale du poste. Les revendications portent sur plusieurs volets : revalorisation salariale, paiement des temps de pause, prime de risque mais aussi amélioration des conditions matérielles et de sécurité.

    « Des précaires au chevet de précaires »

    Les agents de nuit du centre Regain accompagnent des personnes en grande difficulté sociale. « Une nuit, un seul salarié peut avoir jusqu’à quarante personnes à suivre », souligne le syndicaliste. « Et s’il y a un problème, ils n’ont même pas de dispositif pour prévenir rapidement les secours. » La CGT demande l’installation d’un système de protection du travailleur isolé, déjà en place dans les hôpitaux. Au-delà des salaires, c’est la reconnaissance du métier qui est en jeu. Les salariés dénoncent un manque d’écoute de la direction : « Leurs remontées de terrain ne sont presque jamais prises en compte », déplore Gérald Verrier. Si certaines avancées ont été obtenues sur l’organisation du travail après une réunion avec la direction le 24 octobre, les questions financières restent lettre morte.

    Et la colère dépasse les murs de Regain. Le syndicat alerte sur une crise plus large du secteur social et médico-social dans l’Hérault : « Nous sommes devenus des travailleurs pauvres au chevet d’autres précaires », résume Gérald Verrier. A.J.

  • Grève aux Baumettes pour les congés

    Grève aux Baumettes pour les congés

    Les agents hospitaliers des Baumettes ne lâchent rien. En grève, ce jeudi 30 octobre, ces derniers se battent toujours pour le maintien de congés spécifiques, les fameux « C16 », que la direction de l’AP-HM entend supprimer, et à l’origine de plusieurs mouvements sociaux depuis cet été.

    « Ce sont des acquis qu’on a depuis 1994. Ce sont des jours essentiels par rapport aux conditions du milieu dans lequel on exerce. Ça nous permet de souffler, c’est une juste reconnaissance de ce que l’on fait », explique Marie*, soignante « récemment recrutée » sur l’établissement pénitentiaire. « On m’a proposé le poste en mettant en avant ces jours de congé. Et maintenant, on nous dit qu’on nous les enlève ? C’est incompréhensible », développe-t-elle.

    Son incompréhension est partagée par plus d’une vingtaine d’agents qui se sont réuni devant la porte Martini de la prison, en début de matinée, avant qu’ils ne reçoivent des assignations pour reprendre le service. Martin, un autre soignant, abonde : « Quand on travaille, c’est sans contact extérieur, on est enfermé en milieu carcéral, avec des contraintes logistiques. Nous ne sommes pas un service lambda, nous avons des formations spécifiques pour la gestion de la violence, sur le milieu carcéral. » Le raisonnement des grévistes est simple : à travail spécifique, congés spécifiques. « Ils matérialisent la reconnaissance de notre travail », martèlent les grévistes, soulignant la « dangerosité » de prodiguer des soins dans ce milieu.

    D’autant que ces jours de congés spécifiques datent du changement de tutelle des soignants en milieu carcéral, passant du ministère de la Justice à celui de la Santé et transférant la prise en charge sanitaire des détenus au service public hospitalier plutôt qu’à l’administration pénitentiaire, en 1994. Plus qu’un symbole : le détenu est depuis considéré et soigné comme un patient classique. Reste que l’AP-HM ne compte visiblement pas revenir sur leur suppression à venir. Elle explique qu’ils « constituent une exception marseillaise (…) et qu’ils sont dépourvus de toute base légale ». Et que les C16 « ne trouvent aucun équivalent dans les autres services sanitaires en milieu pénitentiaire gérées par l’AP-HM ».

    La CGT demande des repos compensateurs

    D’où la volonté affichée de tendre vers « l’application du droit commun » et de « rétablir l’équité entre les professionnels » en vue de l’ouverture prochaine des Baumettes 3, nouveau bâtiment de la prison. Ouverture pour laquelle est prévue « le renforcement de l’offre de soins », ainsi que le recrutement d’une trentaine d’agents supplémentaires pour le site.

    Des arguments jugés irrecevables par les grévistes. « On est sur des décisions prises sans concertation, les nouvelles recrues n’ont déjà plus les C16 », dénonce Nour-Eddine Djazoul, secrétaire général de la CGT Hôpitaux Sud. Mais le syndicat a un autre angle d’attaque. « Nous avons eu une réunion avec la direction, jeudi dernier. On nous a expliqué que le temps de trajet de notre entrée dans l’établissement jusqu’aux unités sanitaires ne comptait pas comme du temps de travail », explique Nour-Eddine Djazoul, secrétaire général de la CGT Hôpitaux sud. Pour contrecarrer l’argument de l’illégalité des C16, la CGT « demande de récupérer ce temps non décompté via des repos compensateurs ».

    Ce temps de trajet est évalué à 35 minutes par jour, de quoi remplacer la perte des congés spécifiques, selon les calculs de l’organisation syndicale. « Comme les C16 sont jugés non règlementaire, on demande une compensation de ces temps de trajets non comptés via des RTT », développe Nour-Eddine Djazoul. Mais, pour l’heure, il évoque surtout une « absence de négociation » et prépare la suite du bras de fer. L’AP-HM informe de son côté que la suppression des C16 est « bien entérinée ».

    *Les prénoms ont été changés

  • Les travailleurs sociaux des Flamants baissent le rideau l’après-midi

    Les travailleurs sociaux des Flamants baissent le rideau l’après-midi

    « Nous avons une assemblée générale [ce mardi]. » Pour Valérie Marque, secrétaire générale de la CGT au conseil départemental, la situation à la Maison départementale de la solidarité (MDS) des Flamants (14e) est loin d’être réglée. En grève pour dénoncer la pression d’un réseau de narcotrafic tout puissant sur les salariés de la structure, les travailleurs sociaux ont été reçus en délégation, mercredi, à la préfecture.

    « Lors des échanges, nous avons partagé le même constat, c’est un renversement de la République où c’est nous qui nous adaptons au trafic », résume la responsable syndicale, pour qui « seule la présence policière peut changer les choses ». Mais, comme « tous les services publics, la police manque de moyens », regrette-t-elle.

    Parce qu’ils estiment impensable d’abandonner les habitants, le travail a repris ce lundi 20 octobre, mais « cela reste fragile », prévient Valérie Marque. Désormais, des camions de police et de CRS sont positionnés le matin, doublés avec des patrouilles dans la cité. Mais les chicanes sont de nouveau installées par les dealers dès leur départ, assure la responsable CGT, alors « à midi, on s’en va pour investir tout l’après-midi un local à Arenc », explique-t-elle. Des panneaux devraient être installés à destination du public, « on a également demandé à ce que tous les partenaires soient informés », complète Valérie Marque, inquiète de perdre un peu les habitants des Flamants.

  • Les agents municipaux mobilisés pour plus de sécurité dans les écoles

    Les agents municipaux mobilisés pour plus de sécurité dans les écoles

    Reçus en mairie, ils ont obtenu l’assurance de travaux engagés pour sécuriser les établissements scolaires. Une série de travaux a été listée et un calendrier doit leur être fourni lors d’un prochain rendez-vous à fixer après les vacances. Par ailleurs les questions de la reconnaissance professionnelle et de la pénibilité avaient été soulevées par le syndicat, ainsi que le besoin de renfort en personnels pour la surveillance des cantines. « Nous avons obtenu que ces points soient étudiés » a indiqué leur représentante syndicale Françoise Risterucci.

  • Les travailleurs sociaux des Flamants reçus en préfecture

    Les travailleurs sociaux des Flamants reçus en préfecture

    « On veut continuer à travailler dans les quartiers Nord, ce n’est pas normal de se retrouver devant la préfecture », confient les travailleurs de la Maison des solidarités des Flamants (14e), en grève, et reçus en délégation jeudi matin, en préfecture puis au Département. Après 1h30 d’entretien avec la commissaire divisionnaire affectée à la lutte contre le trafic de stupéfiants dans les quartiers Nord, Sarah Tournemire, les représentants font état d’un échange globalement positif, quoiqu’insuffisant. « Ils ne peuvent pas mettre des équipes à demeure. La géographie des Flamants est difficile à sécuriser », relate Valérie Marque, secrétaire générale CGT au Département. Elle poursuit : « Ils annoncent, à la rentrée des vacances, des réunions sur tout le territoire. » Pour l’heure, la CGT envisage aussi son AG.

  • Aux Flamants, le service public sous la pression du narcotrafic

    Aux Flamants, le service public sous la pression du narcotrafic

    Drones, chiens, menaces, check-points pour récupérer sa voiture dans le parking le soir… Excédés et inquiets de la présence d’un réseau de narcotrafic, les agents de la Maison départementale de la solidarité des Flamants (14e) se sont mis en grève à l’appel de la CGT, ce lundi 13 octobre. « Il y avait déjà eu des problèmes il y a trois ans avec une intrusion », rappelle une syndiquée.

    Cette fois, c’est une assistante du service social qui a été menacée de mort le 3 octobre, après avoir eu des mots avec un dealer. « Nous sommes le seul service public qu’il reste et nous ne pouvons plus l’assurer », déplore notre syndiquée. La CGT a bien « demandé des solutions alternatives », quitte à déménager. « on nous répond que les recherches sont en cours pour un lieu, mais que cela prendra quelques années… », indique-t-elle dans un communiqué. Le syndicat organise un rassemblement devant le Département, ce mardi 14 octobre entre midi et deux.

    Sur site, des « volantes » sont venues remplacer les grévistes pour « assurer les urgences ». Elles témoignent de la « très grande précarité » d’habitants sous la coupe du réseau, « ils supportent. ».

    Forte présence policière

    De fait, peu de monde accepte d’évoquer le sujet. « Ma mère habite là, oui, le réseau c’est un problème effectivement », nous confie du bout des lèvres un visiteur. La forte présence des cars de CRS et de la police nationale a visiblement découragé les dealers ce lundi. Même si, entre les immeubles réhabilités, les traces des feux allumés par les choufs pour se réchauffer ou encore un fauteuil sur le trottoir restent bien visibles.

    La préfète de police déléguée, Corinne Simon, a donné des instructions. « La cité des Flamants fait l’objet d’une présence policière renforcée afin de lutter contre la délinquance, les trafics, ainsi que leurs conséquences pour ceux qui y vivent et y travaillent » indique-t-elle, avec « des effectifs locaux qui interviennent nuit et jour ». Et d’évoquer l’interpellation d’un trafiquant, il y a quelques semaines, avec la saisie de près d’1,5 kg de cannabis, 500 euros et deux armes et ce dimanche soir, après un refus d’obtempérer, l’interpellation de sept personnes. Et la préfète d’asséner : « là-bas, comme ailleurs, force restera à la loi. »

    Du côté du Département, on précise que « le directeur général des services délégué et le directeur de la sécurité sont immédiatement allés à la rencontre des agents » et « plusieurs actions correctives » ont été engagées. Comme le renforcement de la police donc et « un agent de sécurité mobile supplémentaire affecté sur les périodes d’affluence. » Il assure aussi « l’ensemble des personnels de [son] soutien. » « Tout doit être mis en œuvre pour les protéger », ces « piliers de la solidarité » et « leur offrir des conditions de travail dignes de leur engagement au quotidien », estime-t-on à la direction de la collectivité.

  • Ne laissons pas mourir la verrerie de Vergèze

    Ne laissons pas mourir la verrerie de Vergèze

    Une multinationale américaine a décidé de rayer d’un trait de plume une usine en pleine santé. Cela se passe à Vergèze dans le Gard. Pour les 164 salariés, passé la stupeur c’est désormais la colère
    et la détermination qui dominent. Ils tiennent le piquet de grève depuis des jours face à Owens Illinois, entreprise qui s’est fait beaucoup d’argent grâce à leur travail. Ce groupe n’a pas investi sur le site et entend délocaliser la production de bouteilles en verre, l’emblématique bouteille Perrier, dans les Vosges alors que l’usine Perrier est voisine de la verrerie ! Ce Monopoly sur le dos des salariés, des habitants et de tout un territoire est insupportable. Fermer la verrerie, c’est condamner la vie sociale de la commune. 400 emplois indirects sont aussi menacés. Plus de 564 familles au total. Un carnage social.

    Prédateurs

    Qui aidera et soutiendra ces sacrifiés de la mondialisation capitaliste ? Pour l’heure, les pouvoirs publics sont muets. Où sont les grands discours sur la réindustrialisation ? La crise de régime, le chaos politique provoqué par Macron brouillent les véritables préoccupations et aspirations des Français : travailler, s’éduquer, se soigner. Pour sortir de ces impasses, les forces sociales et politiques progressistes doivent impérativement sortir de leurs querelles, pour présenter un front uni et proposer des alternatives. Parmi elles, les nationalisations temporaires. Elles sont indispensables pour arracher les entreprises viables des mains de prédateurs qui, tel Owens Illinois, font ce qu’ils veulent au mépris de la vie de travailleurs et de leurs familles.