Tag: grève

  • « Tous ensemble ! »

    « Tous ensemble ! »

    1995 reste gravé dans les mémoires des militants qui ont connu cette bataille. Pour la victoire des forces syndicales. Pour le camouflet infligé à des dirigeants suintant le mépris de classes. Pour les souvenirs d’ambiance incroyable dans les cortèges. Un épisode riche en enseignements, tant sur l’importance de l’unité syndicale que sur l’action interprofessionnelle ou encore le lien avec la société et le soutien de l’opinion publique, sans oublier le relais politique. Si victoire il y a eu avec le beau slogan « Tous ensemble ! », c’est un ouvrage constamment remis sur le métier. Juppé s’attaquait alors aux retraites mais aussi à la sécu, à la casse des grandes entreprises publiques… Il marquait la volonté affichée de rompre avec une société héritée du Conseil national de la résistance et de se tourner résolument vers une politique libérale. Bien d’autres après lui ont continué à creuser le sillon de cette pensée réactionnaire.

    Gangrène libérale

    Bien sûr, la situation a changé et pas en faveur des travailleurs. Les grands services publics ont été explosés, la sous-traitance et la mondialisation ont fracturé le monde du travail, le libéralisme a gangrené les esprits… Mais nulle nostalgie dans cette commémoration. À bien des égards, les grands mouvements contre la dernière réforme des retraites et les actions contre l’austérité budgétaire de la rentrée attestent que l’heure n’est pas à la résignation. Certes, les victoires ne sont pas toujours au rendez-vous. Mais comme notre une le rappelle quotidiennement avec la citation de Bertold Brecht : « Celui qui combat peut perdre, celui qui ne combat pas a déjà perdu ».

  • Il y a 30 ans, la victoire pour les retraites

    Il y a 30 ans, la victoire pour les retraites

    Le 13 décembre 1995, devant l’Assemblée nationale, le Premier ministre Alain Juppé lâche finalement : « Il faut maintenant sortir de la confrontation. Les conditions sont réunies. » Deux jours plus tard, son gouvernement retire sa réforme des retraites de la fonction publique et des régimes spéciaux : en trois semaines, le mouvement social le plus important depuis Mai-68 l’a emporté. « Tous ensemble, nous les cheminots, on a gagné », chantaient le lendemain les grévistes de la SNCF dans le cortège marseillais. Une victoire qui fait encore date, trente ans après.

    Alors que le président Jacques Chirac l’avait emporté sept mois plus tôt en faisant campagne sur le thème de la « fracture sociale », la présentation du « Plan Juppé » devant l’Assemblée nationale le 15 novembre fait office de déclencheur. Celui-ci prévoit d’aligner les retraites du secteur public et des régimes spéciaux sur celles du privé, dont la durée de cotisation était passée de 37,5 à 40 années en 1993, mais aussi la mise en place d’une loi de financement de la Sécurité sociale avec un objectif de dépenses, un accroissement des frais d’hospitalisation et une baisse des remboursements des soins. C’est que trois semaines plus tôt, le président avait donné la priorité à la réduction des déficits, « ne serait-ce que pour entrer dans la monnaie unique européenne », expliquait-il à Alain Duhamel sur France 2.

    La France paralysée

    Mais cette réforme des retraites arrive dans un contexte social déjà tendu, avec le 10 octobre une grève unitaire des fonctionnaires contre le gel des salaires, une mobilisation à la SNCF deux semaines plus tard, des manifestations contre la réforme de la Sécurité sociale le 14 novembre. « Nous allons réussir ce qu’on n’a pas osé entreprendre depuis 30 ans », n’en fanfaronnait pas moins le Premier ministre devant l’hémicycle, soutenu par une partie du Parti socialiste et de la CFDT. La présentation du contrat de plan état-SNCF deux jours plus tard, avec la suppression de 73 000 postes et la disparition d’un quart du réseau ferré, achève de mettre le feu aux poudres.

    En grève dès le 23 novembre, les cheminots rejoignent la mobilisation des fonctionnaires le 24 novembre, une première journée de mobilisation massive à travers le pays. Le soir même, les assemblées générales votent la reconduction de la grève à la SNCF. Trois jours plus tard, la RATP rejoint le mouvement. Les grands services publics suivent : La Poste, France Télécom, EDF, les hôpitaux, l’Éducation nationale… La France est paralysée, privée de transports. Les divergences entre la CGT et FO sont enterrées, et le 28 novembre, l’unité syndicale est symboliquement scellée : les secrétaires généraux des deux organisateurs, Louis Viannet et Marc Blondel, se serrent la main dans les cortèges.

    Une majorité de médias a beau s’acharner sur la mobilisation dans les premiers jours, l’opinion publique soutient massivement la grève. Et le mouvement va crescendo. Face au durcissement, Alain Juppé annonce à l’Assemblée nationale le 5 décembre qu’il ne retirera pas son projet, et le lendemain tance dans les colonnes de Sud-Ouest : « Si deux millions de personnes descendent dans la rue, mon gouvernement n’y survivra pas. » Moqué par les Guignols de l’Info sur une chaîne pas encore inféodée à Bolloré, il lance involontairement le « Juppéthon ». Le 12 décembre, l’objectif est atteint. Jusqu’à 200 000 personnes manifestent à Marseille, du jamais vu : la queue du cortège n’a pas le temps de s’élancer du Vieux-Port que la tête arrive déjà place Castellane. Pour la première fois depuis 1947, CGT et FO sont côte à côte, avec une forte présence du mouvement associatif. « Ça va être un tremplin formidable pour gagner », annonce sur FR3 Marcel Carbasse, le secrétaire général de l’union départementale CGT. La suite lui donne raison. Quand bien même Alain Juppé maintient sa réforme de la Sécurité sociale.

  • Les profs remplaçants inquiets de la refonte de leur dispositif

    Les profs remplaçants inquiets de la refonte de leur dispositif

    Nous ne voulons pas de cette fusion, elle dégradera les conditions de travail et la qualité du service public de l’éducation. » Devant la direction des services départementaux de l’Éducation nationale des Bouches-du-Rhône (DSDEN 13) à Marseille ce vendredi à midi, les syndicats de l’Éducation (FSU-SNUipp, CGT Éduc’action, Snudi-FO et SUD Éducation) font du bruit contre une refonte du système de remplacement sur le département.

    Un système qui fonctionne actuellement par brigade d’instituteurs qui remplacent les absents selon les besoins. « Avec la fusion, nous serons amenés à nous déplacer de façon accrue avec des difficultés à assurer une continuité pédagogique », dénonce Florence Bourdin, pour la FSU-SNUipp. Même raisonnement pour Franck Neff, du Snudi-FO : « Avec la fusion et la mutualisation des brigades, on est dans une logique de dégradation des conditions de travail. » Et la CGT Éduc’action dénonce « des conséquences pour les élèves surtout les plus précaires ». Le tout, avant une instance entre direction et représentants des personnels lors de laquelle l’ensemble des syndicats a voté contre le projet.

    Contacté, Jean-Yves Bessol, directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen), maintient sa position et dit ne pas comprendre les inquiétudes syndicales : « On acte une zone de remplacement à un niveau départemental et on reste sur la gestion qui est celle que nous connaissons jusqu’à maintenant. Il n’y aura pas de changement pour les personnels concernés. »

  • Avignon : les agents territoriaux lèvent leur préavis de grève

    Avignon : les agents territoriaux lèvent leur préavis de grève

    Il n’y aura pas de grève ni rassemblement prévu ce mardi matin devant l’Hôtel de ville d’Avignon. L’intersyndicale (CFDT-CGT-FO-Fédération autonome des agents territoriaux) a levé le préavis de grève illimité déposé depuis jeudi dernier après s’être mis d’accord avec la Ville quant à une revalorisation salariale (Rifseep).

    « Nous avons obtenu la revalorisation de tous les agents de catégorie C, à l’exception des encadrants qui faisaient partie de la deuxième phase du réexamen du Rifseep prévue en 2026 », indique l’intersyndicale dans un communiqué. Le point bloquant jusque-là était que seulement 60 % des agents étaient concernés par cette augmentation.

    « Sur l’enveloppe des 300 000 euros prévus pour 2025 et autant en 2026 nous avons ponctionné sur celle de 2026 où il restera environ 170 000 euros », détaille Claude Nahoum, le Premier adjoint. Plus de 1 000 agents vont ainsi voir leur fiche de paye augmenter de 15 à 80 euros selon les postes. « Les 132 Atsem [agents des écoles maternelles], qui avaient un petit Rifseep à 160 euros, vont prendre 80 euros supplémentaires avec une rétroactivité sur 9 mois, et ce juste avant Noël », se félicite Nicolas Garcia (FO).

    L’intersyndicale a joué la prudence, acceptant « à contre-cœur, l’arbitrage du cabinet du maire qui menaçait de supprimer l’enveloppe budgétaire de 300 000 euros et de la rétroactivité de 9 mois à laquelle les agents auraient pu prétendre ». « On n’a pas voulu prendre de risque », concède Nicolas Garcia qui ne digère tout de même pas la méthode. Cet accord sera conclu ce mardi matin en comité social technique (CST).

  • Les agents d’entretien de l’université sont en grève et veulent des réponses

    Les agents d’entretien de l’université sont en grève et veulent des réponses

    Ils sont une dizaine à astiquer quotidiennement les couloirs, escaliers, et salles de classe du campus Schuman. Pourtant depuis ce jeudi 4 décembre, les agents d’entretien de l’Université d’Aix-Marseille ont arrêté net. « On ne reprendra pas le travail tant qu’on n’aura pas eu gain de cause », prévient Nadia, déléguée syndicale CGT. Voilà plusieurs semaines que ces salariés dénoncent l’absence de visibilité au sujet de l’avenir de leurs postes, depuis que la société Derichebourg a repris la prestation des salariés du campus, le 1er octobre. Sur le campus, entouré d’étudiants venus soutenir leur mobilisation, une poignée d’entre eux raconte les conditions de travail auxquelles ils sont confrontés chaque jour, mais surtout l’avenir incertain quant à leurs contrats. Rien d’écrit, ni posé sur le papier, précise Nadia, mais des « paroles » et des « conversations » qui inquiètent.

    Des engagements écrits

    « On nous parle de réduire le personnel de moitié, sans le remplacer, ou de mutations forcées », explique Nadia, qui insiste sur des conditions de travail déjà compliquées : opérations chirurgicales subies par de nombreux salariés, fatigue… L’équipe d’agents qui l’entoure abonde : « C’est comme si nous, les travailleurs de l’ombre, on n’existait pas, (parce que) les travailleurs de l’ombre, on fait d’eux ce que l’on veut. On ne demande même pas une augmentation de salaire, on demande à garder nos conditions de travail et nos contrats actuels, nos positions aussi. Certains salariés travaillent depuis vingt ans sur les lieux », ajoute Nadia. À cela s’ajoutent des témoignages de dialogue social tendu entre agents et responsables. « Sans eux, nos conditions d’études seraient déplorables », rapporte Hector, soutien des salariés et syndiqué de la Fédération syndicale étudiante (FSE). De son côté, l’Université d’Aix-Marseille (AMU) explique bénéficier de ce marché de nettoyage passé par l’Union des groupements d’achats publics (Ugap). « Suite à leur consultation, c’est la société Derichebourg qui assure avec efficacité le nettoyage de nos 165 bâtiments, indique l’université, qui ne fera pas de commentaire sur cette situation entre la direction de Derichebourg et ses salariés. Toutefois, nous espérons un retour la normale rapide et durable aux profits de nos usagers. » Sollicitée, la société Derichebourg n’a pas pu nous répondre dans les délais avant bouclage.

  • Les agents des bus interurbains en grève pour leurs acquis

    Les agents des bus interurbains en grève pour leurs acquis

    Sur le parking du dépôt interurbain de la RTM, les agents du réseau, arborant les dossards de leurs syndicats respectifs, sont mobilisés depuis 4h du matin. Une grève « extrêmement bien suivie », se réjouit Marc Garcia, délégué syndical de la CGT de l’Établissement interurbain Régie des transports métropolitain (RTM), qui avait d’ailleurs signalé, pour ce vendredi, de « fortes perturbations ». En cause, un large mouvement de grève mené par les agents des lignes interurbaines.

    La mobilisation, impulsée par l’intersyndicale (CGT, SUD et CFTC), mobilise « 85% de grévistes [étendus sur les dépôts d’Aix, d’Aubagne et Châteauneuf-les-Martigues, Ndlr]. Il y a 80% chez les conducteurs et 100% chez les administratifs et les contrôleurs », précise Séverine Ben Moussa, secrétaire générale CFTC. Les revendications sont nombreuses, mais la principale inquiétude concerne la perte progressive des acquis antérieurs à la fusion, en janvier 2024, entre le Réseau de transports marseillais (RTM) et la Régie départementale des transports urbains (RDT 13).

    Négociations à venir ?

    Les deux entités ne forment désormais qu’une seule régie : la Régie des transports métropolitains. « Depuis, on doit renégocier trois accords de substitution, celle du temps de travail, de la rémunération et du déroulement de carrière. Aujourd’hui, beaucoup de ces acquis sont remis en cause », poursuit Marc Garcia. Selon l’intersyndicale, la raison est claire : des économies budgétaires. « On demande simplement à récupérer nos salaires et nos primes d’avant-fusion », rappelle Mohamed Boumadi, délégué syndical SUD Solidaires.

    Des négociations sont prévues ce lundi. à l’issue de cette rencontre, les agents décideront de reconduire ou non la grève. « Avec la direction générale autour de la table, on espère. On veut une personne de la Métropole », insiste Marc Garcia. « On a l’impression d’être traités comme une filiale. Ils tiennent à ce qu’on soit un groupe ? Alors, même traitement pour tout le monde », lance David Icard, délégué CGT.

    Le syndicat CFDT, mobilisé aussi, mais en marge de l’intersyndicale, demande à la direction de « reprendre des négociations sérieuses et d’entendre la colère de ses salariés ». « La direction nous propose des augmentations qui sont, pour la majorité d’entre nous, à peine suffisantes pour compenser l’inflation (…). Nous nous battrons pour obtenir une augmentation significative de nos salaires de base et une juste reconnaissance de notre ancienneté et de nos efforts quotidiens », poursuit le syndicat, qui ne sera pas invité aux discussions, en début de semaine, mais « adressera un courrier listant ses revendications », indique Alexandre Sass, élu CSE et délégué syndical CFDT.

    De leur côté, les services de la RTM indiquent ne pas pouvoir communiquer davantage d’éléments.

  • Mardi sur les pavés pour la justice sociale dans le Var

    Mardi sur les pavés pour la justice sociale dans le Var

    « Le 2 décembre s’inscrit dans une course à étapes au cœur de l’automne puis de l’hiver, avec un gouvernement au bord du précipice, qui n’a jamais été aussi faible politiquement et qui a décidé, depuis l’été dernier, d’imprimer une séquence budgétaire d’austérité plus que conséquente, qui va frapper tous les pans de la société, des services publics, de l’école aux finances publiques, jusqu’à la santé », commence le secrétaire général de la CGT, Richard Roméo-Giberti. Un appel à la grève et à la manifestation, avec trois rendez-vous prévus dans le Var. À Toulon, place Liberté, à 10h30. À Saint-Raphaël, au rond-point Kennedy, à 10h30. Et à Draguignan, devant la sous-préfecture, à 10h, suivi d’une opération escargot jusqu’à la zone des Bréguières.

    « Toujours aussi déterminés »

    Les revendications restent inchangées : « On exige toujours un budget qui enterre définitivement la réforme des retraites et celle de l’assurance chômage. Mais aussi, la justice sociale, fiscale et environnementale. »

    Même son de cloche pour le secrétaire de la FSU, Alain Tournay, qui a rappelé les deux journées de mobilisation précédentes, où l’intersyndicale était plus large. De « pseudo-négociations » ont en effet conduit d’autres syndicats à lever le pied, ce coup-ci.

    « Mais on est toujours aussi déterminés », assure-t-il. Pour donner la mesure de l’urgence sociale, il cite : « Dis-moi quel est ton budget, je te dirai quelle société tu construis. » Une phrase qui est lourde de sens, prévient le syndicaliste, « puisqu’aujourd’hui, on réduit tous les budgets de la fonction publique, ceux de la culture, la santé, l’éducation, mais aussi pour la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ». Avec, forcément, des conséquences délétères, notamment « l’augmentation des inégalités dans notre société et le renforcement de la précarité ». Et de poursuivre : « On a toutes les raisons d’essayer de convaincre le maximum de salariés, de personnes privées d’emploi et de retraités à se mobiliser. »

    L’objectif est donc de construire un rapport de force indispensable pour s’attaquer à « un budget qui n’est pas du tout en adéquation avec les besoins de notre société ». « Nous, ce n’est ni de la guerre, ni de prisons dont on a besoin, c’est d’un budget apte et digne pour les travailleurs et des travailleuses de ce pays et pour les usagers et les usagères de services publics », insiste Ola Hawryluk, pour Solidaires.

    Elle ajoute, remontée : « Nous nous battons pour que l’argent aille où il faut. » Elle rappelle qu’en cette période d’austérité, « les mêmes ont versé 211 milliards aux entreprises sans aucune transparence ». « Le CAC 40 réalise des bénéfices records, alors que nos salaires stagnent et que le point d’indice dans les fonctions publiques est toujours gelé », précise-t-elle.

    « Maintenir la pression »

    Julien Saint-Roman (FSU) insiste, lui aussi, sur l’utilité de « maintenir la pression face à un avenir très incertain et un président toujours plus guerrier, qui masque finalement ses faiblesses et oblitère l’avenir d’une jeunesse ».

    Et Richard Roméo-Giberti de conclure : « En ce qui nous concerne, on a toujours essayé de préserver l’unité. Les camarades l’ont dit. Ceux qui ne sont pas dans l’intersyndicale, aujourd’hui, voient des possibilités de micro-négociations. Moi, je ne connais pas de négociations qui se déroulent sans rapport de force, dans la rue, dans les établissements, dans les entreprises. Si la social-démocratie veut se réinventer, à un moment donné, elle rencontrera ceux qui travaillent, ceux qui souffrent et ceux qui s’organisent. » Tout est dit.

  • Des perturbations massives sur le réseau de cars

    Des perturbations massives sur le réseau de cars

    « Le mouvement de grève a bien pris », se réjouit Marc Garcia, délégué syndical de la CGT de l’Établissement Interurbain de la RTM (Régie des transports métropolitains). Et pour cause : ce vendredi, plusieurs dizaines de lignes de bus verront leur service largement perturbé sur le réseau de la Métropole Aix-Marseille-Provence. De Marignane à Martigues en passant par Aix et Aubagne, moult lignes oscillent entre 30 et 60% du niveau d’offre habituel, quand elles ne sont tout simplement pas en service.

    La RTM évoque « de fortes perturbations » et a dressé une liste longue comme le bras des lignes concernées. L’intersyndicale (CGT, SUD et CFTC) à l’origine du mouvement, explique que les dépôts de Gémenos, de Châteauneuf-les-Martigues et d’Aix le suivent particulièrement. Elle a notamment dans le viseur « le maintien des accords » qui étaient de mise lorsque les agents interurbains étaient sous le pavillon de la RDT 13 (Régie départementale des transports), avant qu’elle ne fusionne avec la RTM en janvier 2024. « Cela fait plus de 10 mois qu’on négocie mais rien n’avance. Ils veulent même nous enlever des conquis sociaux », développe Marc Garcia, citant par exemple la prime de participation « qui disparaîtrait ». Autre conséquence concrète de la fusion : « Avant, on changeait les cars tous les 5 ans, maintenant c’est tous les 7 ! On roule avec des problèmes de matériel ! » Reste que « les réseaux urbains d’Aubagne, La Ciotat-Ceyreste et Martigues-Port de Bouc-Saint-Mitre-les-Remparts tout comme le réseau urbain Marseille-Allauch-Plan-de-Cuques fonctionnent normalement », selon la RTM.

  • Grève du Black Friday à la Fnac

    Grève du Black Friday à la Fnac

    « Une augmentation générale et immédiate » et « des embauches pérennes », revendiquent les syndicats des salariés du groupe, qui pour 86% d’entre eux perçoivent une rémunération au niveau du Smic tout en voyant leurs effectifs diminuer et leur charge de travail augmenter.

    Entre 2021 et 2024, « les effectifs ont été réduits de 7% sur les magasins Fnac relais et Codirep, société qui regroupe les magasins de banlieue parisienne et de 16% sur Fnac Paris », explique Marc Pietrosino, responsable syndical CGT Fnac. Une situation qui les met en incapacité d’assurer un service de qualité. Les salariés s’opposent à une politique « de maîtrise des coûts » qui combine : « L’arrêt, à partir du 1er janvier 2026, des augmentations automatiques basées sur la convention collective de la branche, la modification de fiches métiers et l’ajout de tâches. »

    Contexte inquiétant

    Cette décision de la direction arrive dans un contexte d’incertitude. Numéro trois du commerce en ligne en Chine, JD.com vise 22% des parts de Fnac Darty ce qui en ferait le deuxième actionnaire du distributeur français. à Bercy, on soulève un sourcil. « On passe d’un actionnaire allemand à un actionnaire chinois, qui n’aura aucun impact, ni sur la gestion ni sur la gouvernance », a assuré le ministre de l’économie Roland Lescure après un entretien avec le groupe.

  • Refus de carence des salariés du Groupe SOS

    Refus de carence des salariés du Groupe SOS

    Ils étaient plus d’une vingtaine sur la cinquantaine de salariés du Groupe SOS affectés sur le centre d’hébergement d’urgence de la Minoterie dans le 15e et autant sur celui de Fontainieu dans le 14e, ainsi que sur le CHRS Chez Simone dans le 3e à exprimer leur colère et leurs inquiétudes. Une action soutenue par la CGT, dans le cadre d’un mouvement national. En débrayage depuis 11h avec ses collègues, accompagnant éducatif depuis dix ans au sein du Groupe SOS, Rudolph Buhlert déplore : « Nous avons fait une pétition qui a recueilli plus d’un millier de signatures, nous avons alerté via le CSE, mais la direction n’a rien voulu savoir. » Les salariés dénoncent une note reçue fin septembre, « où le groupe décide de mettre fin à l’accord qu’on avait, de ne pas subir de carence en cas d’arrêt maladie ».

    Restriction matérielle

    Pour le délégué syndical CGT, « cette dérive risque de nous mettre en situation de travailler même malade au risque de contaminer les collègues et les publics hébergés, dont la santé est souvent très fragile ». Une réunion devait se tenir au siège pour tenter de revenir sur cette mesure. Mais les salariés pointent également « des difficultés financières du Groupe, qui, malgré sa taille, subit les restrictions budgétaires de l’État et a déployé un plan de retour à l’équilibre ».

    Devant le grand bâtiment de la Minoterie d’une capacité de 200 places, ils font état d’une détérioration des conditions de travail et d’accueil : « Les morceaux de pains sont comptés, un par personne le matin avec un café, les couvertures et les draps commencent à manquer, dans la réserve le stock d’équipement s’amenuise, on tire sur le chauffage ou la clim… » De quoi s’inquiéter de l’avenir des structures gérées par le Groupe SOS. « Nous avons deux postes d’aide soignantes qui ont été gelés », regrette encore un salarié.