Tag: France

  • Les Bleus débutent leur aventure vers le Mondial

    Les Bleus débutent leur aventure vers le Mondial

    Après une saison de transition rythmée par la Ligue des nations, place aux choses sérieuses pour les Bleus. Ils vont tenter d’accrocher la première place du groupe D pour se frayer un chemin direct vers la Coupe du monde, organisée l’an prochain aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

    Le contexte sera très particulier avec un sélectionneur en quête d’une 7e phase finale, mais en fin de parcours, puisqu’il a annoncé en janvier qu’il rangerait son costume à l’issue de son contrat après le tournoi nord-américain. La forme disparate des joueurs français, dont certains ont connu une préparation très courte cet été, ajoute encore une part d’inconnu à ce premier déplacement.

    « Pas d’excès de confiance », assure ainsi Didier Deschamps, qui ne veut surtout pas se complaire dans un statut de favori, même si l’Ukraine a raté les quatre dernières Coupes du monde, alors que la France sort de deux finales, dont l’une victorieuse en 2018. « Ça n’a jamais été une formalité de se qualifier », insiste Deschamps, qui était sur le terrain quand les Bleus ont laissé échapper dans les dernières secondes contre la Bulgarie (défaite 2-1) le ticket pour le Mondial-1994, qui se déroulait lui aussi aux États-Unis.

    « Le haut niveau est impitoyable, martèle le sélectionneur. Si on ne met pas ce qu’on doit mettre, on s’expose à des difficultés. Donc, il ne s’agit pas d’avoir de la crainte, mais d’être vigilant et conscient que rien n’est fait. La qualification, il va falloir aller la chercher sur ces six matches. » « Ces qualifications sont très rapprochées, ça durera deux mois et demi, note Koundé. Et, en début de saison, les niveaux de forme sont différents. Il faudra être d’autant plus vigilant et mettre l’intensité qu’il faut pour faire parler nos qualités. »

    Dembélé diminué

    Le retour du Barcelonais, absent en juin, va faire du bien à une défense qui avait explosé lors de la défaite contre l’Espagne (5-4) en demi-finale de la Ligue des nations, en juin. La France retrouvera aussi Dayot Upamecano, le patron de son arrière-garde, mais il manquera une nouvelle fois William Saliba, forfait, ce qui devrait profiter à Ibrahima Konaté en charnière centrale. La grosse incertitude concerne Ousmane Dembélé, touché à la cuisse gauche avec le PSG en Ligue 1.

    Mais Deschamps a du matériel en attaque pour compenser son éventuelle absence et composer son 4-2-3-1, une richesse illustrée par la première convocation de la pépite monégasque Maghnes Akliouche. « Ce système-là offre quand même l’opportunité d’avoir plus de joueurs offensifs, ça demande évidemment de la répétition pour avoir des automatismes », commente le sélectionneur. « J’aime bien ce système dans lequel j’ai l’habitude d’évoluer, complète Koundé. Il apporte de la stabilité avec deux joueurs devant la défense, mais permet aussi de jouer entre les lignes avec un 10 et de faire peser une menace offensive importante. »

    Il faudra faire fonctionner ce schéma, dès vendredi, pour ne pas se mettre en difficulté et vivre sous la menace des barrages prévus en mars 2026.

  • Fin de partie pour le gouvernement Bayrou

    Fin de partie pour le gouvernement Bayrou

    Les ministres et le premier d’entre eux, François Bayrou, se sont retrouvés mercredi à l’Élysée autour du président Emmanuel Macron pour un dernier tour de piste, un Conseil des ministres crépusculaire, cinq jours avant le vote de confiance à l’Assemblée nationale qui devrait signer sa chute. Une ambiance glaciale selon des participants tant la décision de François Bayrou déplaît aux membres du gouvernement, obligés de se faire hara-kiri avec lui.

    « Le président de la République a demandé de faire acte de mobilisation, de pédagogie », a pour sa part rapporté la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, à l’issue de ce Conseil. Un président de la République de plus en plus inaudible. Le chef de l’État a prévenu que, « quel que soit le vote (…) la situation de la France ne sera pas résolue », ajoutant que « s’affranchir du réel n’était pas responsable pour la suite », a affirmé Mme Primas.

    Tentant de conjurer le sort qui lui est promis, François Bayrou reçoit les forces politiques une à une cette semaine et multiplie les passages dans les médias, comme sur BFMTV et RMC mercredi.

    Le PS reçu ce jeudi

    Il a néanmoins semblé se préparer à son départ, concédant que le scénario de sa chute était « peut-être réaliste » mais que lui se refusait à être « défaitiste », jugeant encore « possible » que les députés ne votent pas contre lui. Pour autant le chef du gouvernement n’a fait aucune concession en direction des socialistes, qu’il doit recevoir ce jeudi matin, pour tenter d’inverser leur décision de faire tomber le gouvernement, notamment sur la suppression de deux jours fériés. Il a également balayé les propositions du PS, qui veut diviser par deux l’année prochaine l’effort voulu par le Premier ministre de 44 milliards d’euros.

    Le Premier ministre élude surtout la question sociale et la colère des Français. Et ce alors que les services de renseignements relèvent que la mobilisation du 10 septembre passe désormais « par des réunions et des assemblées générales où les gens se voient et échangent concrètement ». Il y a des réunions « partout, dans des villages et pas seulement dans les grandes villes ». Même si l’hypothèse d’une chute du gouvernement de François Bayrou le 8 septembre est la plus probable, les services considèrent que le 10 septembre sera « une journée qui comptera » car il y a « de la grogne et de la colère ». Elle s’inscrit en outre dans « une séquence, une journée d’action syndicale étant prévue le 18 septembre ».

  • L’accord commercial avec le Mercosur revient au galop

    L’accord commercial avec le Mercosur revient au galop

    « Viande contre voitures ». Le collectif stop CETA/Mercosur, dont fait notamment partie l’association altermondialiste Attac, qualifie ainsi l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays d’Amérique latine du Mercosur. Le 6 décembre 2024, il dénonçait la signature de ce traité commercial entre la présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen et les chefs d’États des pays concernés (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay). Un accord « pensé pour satisfaire l’appétit des entreprises multinationales et non les besoins des populations ».

    Neuf mois plus tard, mercredi 3 septembre, la Commission européenne a approuvé le traité et appelé les 27 pays de l’UE à donner leur feu vert rapidement en promettant des garanties « robustes » aux agriculteurs.

    Jusqu’ici, la France menait la fronde au sein des 27. Pour la convaincre et rassurer les agriculteurs européens, la Commission promet désormais de compléter l’accord par un « acte juridique » renforçant les mesures de sauvegarde pour « les produits européens sensibles ». L’exécutif européen s’engage à intervenir en cas d’impact négatif des importations sur certaines filières, comme le bœuf, la volaille, le sucre et l’éthanol. Des mesures immédiatement saluées à Paris. La porte-parole du gouvernement Sophie Primas s’est réjouie que l’Union européenne « ait entendu les réserves » françaises. Le gouvernement a encore « besoin d’analyser cette clause de sauvegarde », a-t-elle toutefois nuancé. Bruxelles ne cesse de marteler la nécessité de diversifier les partenariats avec des « alliés fiables », alors que la concurrence est féroce avec la Chine et que les taxes douanières sur les produits européens augmentent dans les États-Unis.

    Manif des agriculteurs ce jeudi à Bruxelles

    Cet accord doit notamment permettre à l’Union européenne d’exporter davantage de voitures, de machines, de vins et de spiritueux en Argentine, au Brésil, en Uruguay et au Paraguay. En retour, il faciliterait l’entrée de viande, sucre, riz, miel ou soja sud-américains, au risque de fragiliser certaines filières agricoles européennes. Depuis la conclusion des négociations en décembre, les syndicats agricoles européens sont vent debout. « Le combat se poursuit », a prévenu le premier syndicat agricole français, la FNSEA, en appelant au chef de l’État Emmanuel Macron. Une mobilisation d’agriculteurs est annoncée ce jeudi à Bruxelles. L’exécutif européen remet le dossier du Mercosur sur la table au moment où la France est plongée dans une nouvelle tempête politique. Le gouvernement pourrait tomber lundi lors d’un vote de confiance très mal engagé pour le Premier ministre François Bayrou. LFI réclame une « mobilisation générale » contre le traité. Au Parlement européen, le centriste Pascal Canfin promet une initiative transpartisane pour tenter de « suspendre l’adoption » de l’accord, « en l’absence de transparence et de garanties claires ». L’un des sujets sensibles concerne les normes sanitaires et environnementales. Les agriculteurs européens accusent leurs concurrents latino-américains de ne pas respecter les normes de l’UE.

  • Compte à rebours avant le vote de confiance

    Compte à rebours avant le vote de confiance

    Ce mercredi, entre les murs de Matignon, François Bayrou prépare sans grand doute son dernier Conseil des ministres. C’est à midi que le gouvernement se retrouve pour une ultime réunion avant le vote de confiance qui aura lieu lundi prochain. Après d’infructueuses entrevues avec les présidents de Place publique et du Rassemblement national la veille, le sort de François Bayrou et son gouvernement semble fixé.

    Ce mardi matin, le Premier ministre a d’abord rencontré Raphaël Glucksmann, Aurore Lalucq et Aurélien Rousseau de Place publique. C’est ensuite le président du Rassemblement national, Jordan Bardella et Marine LePen qui ont passé la porte de Matignon. Des rencontres qui sonnent comme un échec pour François Bayrou, puisque tous ont réaffirmé qu’ils ne donneront pas leur confiance au gouvernement.

    À la sortie de la rencontre, Raphaël Glucksmann affirme sur X que « l’annonce surprise du quitte ou double du 8 septembre casse le nécessaire processus de négociation ». Les représentants de Place publique affirment avoir demandé au Premier ministre de revenir en arrière sur la tenue du vote de confiance pour négocier le budget. Face au refus, le député européen a donc rejeté l’option de voter la confiance : « Il n’y a pas de confiance à accorder et de chèque en blanc à signer, c’est impossible. »

    « Une dissolution ultra rapide »

    À l’extrême droite non plus, le face-à-face avec François Bayrou n’a pas convaincu. La députée et cheffe de file du Rassemblement national a exigé, à la sortie de leur entrevue « une dissolution ultra-rapide ». Une nouvelle élection législative qui pourrait donner la majorité à son parti, selon les derniers sondages.

    C’est donc vers un désaveu de l’Assemblée nationale que se dirige le gouvernement de François Bayrou. Dimanche, les socialistes avaient affirmé qu’ils ne voteraient pas la confiance, avant même leur rencontre prévue ce jeudi. Le secrétaire national du Parti communiste, Fabien Roussel a quant à lui rencontrer le Premier ministre lundi, pour lui exprimer son rejet du budget qu’il considère « comme un poison pour la France », réclamant un nouveau chef du gouvernement de gauche.

    Dans les bancs des Républicains, dont le président Bruno Retailleau est au gouvernement, des voix s’élèvent pour la dissolution
    ou pour la démission d’Emmanuel Macron. Pour l’ancien président Nicolas Sarkozy, « il n’y aura pas d’autre solution que la dissolution », affirme-t-il au Figaro ce mardi. Valérie Pécresse, présidente (LR) de la Région Ile de France, a quant à elle affirmé sur BFM TV « que la dissolution ne réglera pas la fragmentation du Parlement ». Pour l’ancienne candidate, « seule une élection présidentielle anticipée pourra rétablir la stabilité politique du pays ». Une position suivie par Jean-François Copé ce mardi sur RTL pour qui le président Emmanuel Macron doit « accepter l’idée de programmer sa démission […] après les municipales ».

    Réunion de crise

    Face à la crise, Emmanuel Macron a réuni mardi midi, à l’Élysée, le Premier ministre François Bayrou et les chefs des partis membres de sa coalition gouvernementale : Gabriel Attal (Ren.), Édouard Philippe (Horizons) et Bruno Retailleau (LR).

    Alors que les alternatives sont multiples entre nouveau gouvernement, dissolution ou démission présidentielle, la mobilisation citoyenne s’organise pour refuser le budget austéritaire proposé par François Bayrou. Un appel à « Tout bloquer » a été lancé sur les réseaux sociaux dont les partis de gauche, à l’exception de place publique, la CGT et Solidaires ont apporté leur soutien. Le 18 septembre, c’est l’intersyndicale qui appelle à la grève.

    « Seule une élection présidentielle anticipée pourra rétablir la stabilité politique »

  • Les forces de gauche toujours divisées sur « l’après Bayrou »

    Les forces de gauche toujours divisées sur « l’après Bayrou »

    À moins d’une semaine du vote de confiance, « l’après » François Bayrou, actuel Premier ministre en passe de chuter, ne fait pas l’unanimité à gauche. Si la France insoumise plaide sans relâche pour le départ du locataire de l’Élysée, écologistes et socialistes tentent de leur côté d’organiser une nouvelle alliance. Il faut « qu’on se retrouve, qu’on se mette dans une pièce et qu’on prépare la suite », a déclaré lundi soir la patronne des Écologistes Marine Tondelier sur le plateau de BFM TV, soucieuse d’évoquer avec ses partenaires « tous les scénarios » : « Qu’il y ait une dissolution, qu’il y ait une nomination de quelqu’un plutôt de la gauche et des écologistes ou de quelqu’un d’autre », ou qu’il y ait « une destitution ». Un rendez-vous qui doit se tenir jeudi et duquel Marine Tondelier ne souhaite exclure personne. « J’invite tout le monde », a-t-elle martelé, appelant la gauche à s’unir pour éviter l’arrivée de l’extrême droite à Matignon.

    Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise, a dans la foulée semblé rejeter la proposition écologiste et écarté la possibilité d’une participation de son groupe à ces discussions. « Je suis prêt pour lundi, je n’ai pas besoin de faire des réunions avec qui que ce soit », a-t-il assuré sur BFM. Et d’ajouter : « Je ne vais pas me rendre à une réunion où je ne suis pas le bienvenu », ciblant l’hostilité des socialistes. Olivier Faure, premier secrétaire du PS, après avoir offert vendredi ses services pour prendre la relève -déclarant son groupe « volontaire pour gouverner » – a répété vouloir « un Premier ministre de gauche, avec un projet de gauche et qui soumette ses propositions au Parlement » car « une dissolution ne changera rien aux équilibres » politiques.

  • En classe !

    En classe !

    Cette fois, c’est sûr : c’est la rentrée pour tous. Du fait des violents orages annoncés, les élèves des Bouches-du-Rhône et du Var ont eu un jour de répit en plus par rapport aux jeunes vauclusiens. Si la situation cataclysmique redoutée n’a pas eu lieu, mieux vaut, en la matière, un excès de prudence que d’insouciance.

    Quoi qu’il en soit, les péripéties météorologiques ne feront pas oublier les difficultés auxquelles est confrontée l’école républicaine. À Marseille, le retard pris pendant un quart de siècle d’abandon est progressivement rattrapé au niveau des écoles primaires. C’est indéniablement positif pour les petits marseillais. Mais dans la cité phocéenne comme dans le reste du sud de la France, de l’école primaire jusqu’au lycée, la crise de vocation parmi les professeurs, l’accroissement des inégalités scolaires, la concurrence des établissements privés subventionnés, les suppressions de classes, les non-remplacements de postes, pèsent lourdement sur le service public d’éducation.

    Changer de politique

    Pourtant c’est l’avenir collectif de la France qui se joue à l’école. L’Éducation nationale mérite mieux que les revirements incessants infligés par des gouvernements successifs. Leur seule cohérence réside dans un même mépris pour la vocation essentielle de l’école républicaine : former des citoyens émancipés.

    Après la chute du gouvernement Bayrou, il faudra nommer le septième ministre que l’Éducation nationale aura connu en trois ans. Ce n’est pas le moindre des enjeux de la période qui s’ouvre et qui appelle un changement de politique dans le sens du progrès.

  • Des flottilles humanitaires partent pour Gaza

    Des flottilles humanitaires partent pour Gaza

    Les initiatives ne sont pas les mêmes mais toutes convergent vers le même objectif : rallier le territoire palestinien de Gaza avec de l’aide humanitaire et briser le blocus israélien.

    Ce week-end, plusieurs dizaines de navires ont pris la direction de la Palestine. D’une part avec la flottille « Global Sumud Flotilla », en partance notamment de Barcelone et d’autres ports méditerranéens comme Toulon. Une manifestation avait d’ailleurs lieu, samedi, pour le départ du navire toulonnais qui doit rejoindre ses homologues, en présence de nombreux militants FI et Manuel Bompard, député FI de la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. « Ce qui fait bouger les lignes, c’est la mobilisation populaire. Il ne suffira pas de la reconnaissance de l’État de Palestine », explique-t-il. Une autre flotte de navires avec « Thousand Madleens to Gaza », trouvait écho à Marseille avec la participation d’un voilier. Là encore, des centaines de personnes étaient présentes pour le départ, dimanche. « Cette mobilisation répond à une urgence : amener de l’aide humanitaire à l’heure où tout est détruit à Gaza », développe Adrien, de « Thousand Madleens to Gaza ». Le voilier marseillais doit rejoindre d’autres navires avant de prendre la direction de la Palestine à la mi-septembre.

  • Bayrou sature les médias avant sa chute

    Bayrou sature les médias avant sa chute

    « Les jours qui vont venir sont cruciaux. Si vous imaginez que je peux abandonner les combats que je mène depuis des années et que je continuerai à mener après, vous vous trompez », a lancé François Bayrou lors d’une interview assez décousue depuis son bureau, retransmise sur les quatre chaînes d’information en continu. Le Premier ministre, qui a annoncé en début de semaine sa volonté de solliciter un vote de confiance de l’Assemblée nationale le 8 septembre, a estimé que la « question » en jeu n’était pas « le destin du Premier ministre » mais celle du « destin de la France ». Rien de moins. Il s’est adressé à « Simone » et « Jojo », archétypes selon lui des Français moyens, comparant aussi la France a un bateau qui prend l’eau (Simone et Jojo sont invités à trembler). Outre l’aspect méprisant de son propos, François Bayrou joue de nouveau sa partition « moi ou le chaos » : « Si le gouvernement tombe, comme [les oppositions] le souhaitent, comme ils l’annoncent (…) ça veut dire qu’on changera de politique. On abandonnera la politique pour moi vitale pour le pays » pour une « autre » politique « plus laxiste », « plus à la dérive », a déclaré le Premier ministre.

    Il recevra à partir de ce lundi les chefs de parti et de groupe parlementaire qui le souhaitent. Dans un communiqué, les communistes ont précisé qu’ils se rendraient à Matignon pour expliquer « les raisons qui nous poussent à ne pas voter la confiance le 8 septembre prochain et lui présenter notre pacte pour l’avenir de la France ». Ajoutant : « Monsieur Bayrou demande la confiance, nous exigeons la justice ! ». Ils seront reçus à 17h lundi.

    Le PS « volontaire » pour Matignon

    Le PS, « volontaire » pour succéder à Bayrou à Matignon, a proposé samedi de réduire le déficit de 21,7 milliards d’euros en 2026, avec à la clé une hausse des recettes, à travers une taxation des hauts patrimoines. « Les propositions du PS, ça veut dire qu’on ne fait rien » pour réduire la dette », a balayé Bayrou. « Le 8 septembre il devra partir. Il fait sa tournée d’adieux (…) Le seul mot que j’attends de lui maintenant, c’est de dire au revoir », a répliqué sur BFMTV le premier secrétaire du PS, Olivier Faure.

    Le vote, qui devrait avoir lieu lundi 8 dans l’après-midi, ouvre une nouvelle période d’incertitude, avec Emmanuel Macron en première ligne, dans un contexte social éruptif.

    Le chef de l’État, sommé par le RN et LFI de démissionner ou de dissoudre l’Assemblée nationale, va sans doute devoir dans l’immédiat se mettre en quête d’un nouveau Premier ministre. Cette crise politique ne doit pas servir de diversion à la question sociale, estiment les syndicats. Réunis vendredi, l’ensemble des organisations de salariés ont décidé d’une journée de grèves et de mobilisations le 18 septembre et exigent un budget de justice sociale. Un mouvement qui pour la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, va s’inscrire « dans la durée ».

  • Le stage des joueurs sans contrat est terminé

    Le stage des joueurs sans contrat est terminé

    Entamé à Lisses, le 23 juin, le 35e stage de l’UNFP s’est achevé sur un match amical, le 6 août, opposant les stagiaires au Paris FC.

    Sur cette période, le groupe dirigé par Laurent Peyrelade et Michaël Ciani, dans lequel se trouvait Bevic Moussito-Oko, a travaillé comme s’il allait débuter la saison en Ligue 1 ou 2. Toutefois, à l’instar de l’ancien joueur du FC Martigues, ces joueurs étaient sans club. Des chômeurs du ballon rond qui ont pu bénéficier d’une vraie préparation, afin de pouvoir intégrer rapidement un club qui ferait appel à eux.

    « L’UNFP met tout en œuvre pour les joueurs, le staff en a fait de même. Et notre objectif commun, c’est de permettre de rebondir, de trouver un nouveau challenge, un nouveau contrat » explique Philippe Lafon. Le directeur général de l’UNFP est sans doute le seul dirigeant à être satisfait d’avoir perdu des joueurs en cours de préparation.

    En effet, onze éléments qui avaient entamé la préparation ont pu retrouver un club. « Ce n’est évidemment pas suffisant. Néanmoins, les semaines à venir apporteront, c’est une certitude inscrite dans la mémoire de l’UNFP FC, leur lot de nouveaux contrats pour des joueurs que l’on sait directement capables physiquement de se fondre dans un effectif » poursuit-il.

    Les disparitions du FC Martigues et de l’AC Ajaccio ont coûté cher humainement. De nombreux éléments de ces deux clubs figurent dans la liste des joueurs au chômage. Y figurent également des anciens Messins, Havrais ou Caennais qui ont le niveau pour poursuivre leur carrière au plus haut niveau. Le statut leur permet d’être engagés à tout moment, hors période de mercato, sans pénalité pour les clubs.

  • « La coopération franco allemande servait à la paix »

    « La coopération franco allemande servait à la paix »

    La Marseillaise : Que vous évoque le thème de ce 26e Conseil des ministres franco-allemand ?

    Ulrike Eifler : Cette réunion contraste aujourd’hui totalement avec la véritable coopération franco-allemande que nous avons connue par le passé, qui servait principalement à maintenir la paix. Désormais, il s’agit d’établir l’unité pour mieux préparer la guerre. La militarisation en Allemagne vise également à renforcer la logique militariste dans la société. Dans ma région, une loi a été promulguée pour obliger les enseignants à inviter les soldats en classe. Ce n’est pas facultatif, mais obligatoire. Ce n’est qu’un des nombreux exemples…

    Les gouvernements français et allemands promeuvent l’austérité en ce qui concerne les dépenses sociales, mais pas la défense. Quelles conséquences ?

    U.E. : Les réductions des dépenses sociales vont accentuer la crise que nous vivons, en particulier la crise de la représentation et de la démocratie. En France et en Allemagne, les partis d’extrême droite se renforcent à chaque mesure d’austérité sociale prise par les gouvernements. Merz a annoncé vouloir mettre fin à la journée de huit heures et donc d’élargir le temps de travail. Ils veulent supprimer des jours fériés, comme en France, réduire les pensions de retraite et relever l’âge de départ à 70 ans. Ces coupes budgétaires seront massives et sans précédent par rapport aux 30, 40, voir 50 dernières années. Ils prévoient des coupes drastiques dans le système de sécurité sociale.

    Le Premier ministre français a proposé la suppression de deux jours féries, dont le 8 mai.
    Quel symbole cela renvoie
     ?

    U.E. : Cela montre que les temps changent. Ce n’est pas que la militarisation, c’est aussi la manière dont on appréhende l’Histoire. Le 8 mai était un symbole très important pour la paix. La guerre était terminée, c’était la promesse de construire la paix en Europe et plus particulièrement au travers de l’amitié entre l’Allemagne et la France. Maintenant, ils essaient de supprimer ce symbole. Cela signifie que le temps de la paix, cette promesse de paix a été brisée par nos gouvernements.

    Dans les deux pays, l’extrême droite est aux portes du pouvoir. En Allemagne, elle talonne la CDU, le parti de Friedrich Merz. Comment la vaincre ?

    U.E. : En Allemagne, le grand risque est que le parti conservateur, la CDU, et l’AfD, parti d’extrême droite, collaborent, coopèrent. C’est un grand danger qui est en lien avec cette crise. La classe dirigeante fait pression pour des réformes néolibérales et des coupes dans les dépenses sociales. Si le gouvernement, composé des conservateurs et des sociaux-démocrates, ne fait pas assez de coupes budgétaires comme le demande la classe dirigeante, les conséquences seront terribles. Les Conservateurs vont tourner le dos au gouvernement et se dirigeront vers le parti fasciste. Je ne veux pas dire par là que le gouvernement actuel doit mener ces mauvaises réformes, mais qu’il faut être conscient de ce danger et mobiliser les gens dans les rues. À cet égard, je trouve que Parti du travail de Belgique (PTB), nous montre un bon exemple. Ils ont lancé une discussion au sein des syndicats pour préparer des grèves générales et confronter le gouvernement. Je pense qu’il est vraiment important d’avoir ces discussions au sein de la gauche politique en Europe et surtout en Allemagne. La lutte contre l’extrême droite ne se limite pas aux Parlements, c’est une lutte que l’on doit mener dans les rues et dans la société.

    Les guerres en Ukraine et à Gaza ont démontré la faiblesse de la diplomatie européenne. Où se cachent les pacifistes ?

    U.E. : Les pacifistes en Europe et en Allemagne ne sont pas dans le Parlement, mais dans les rues. Ce sont les mouvements de jeunesse en solidarité avec les Palestiniens. Ces jeunes qui ont été dans les rues au cours des 22 derniers mois. C’est aussi le mouvement de paix traditionnel. Les plus anciens, qui ont été politisés par le grand mouvement de paix des années 1980. Malheureusement, en Allemagne, ils ne sont pas ensemble, nous devons organiser cela, nous devons les unir. Au sein du Parlement, il y a les partis de gauche, comme le nôtre, Die Linke, qui veut mettre en œuvre cette paix. Les mouvements pacifistes sont vraiment faibles en ce moment. Nous ne pouvons pas attendre quoi que ce soit de nos gouvernements, ils préparent la guerre. Nous devons mobiliser les gens dans les rues pour forcer nos gouvernants à construire la diplomatie. Ils ne le feront pas d’eux-mêmes.

    Le chancelier Friedrich Merz est attendu, ce vendredi à Toulon, pour le 26e Conseil des ministres franco-allemand. Avant cela, il a été reçu par Emmanuel Macron au fort de Brégançon, résidence d’été des présidents français. Le lieu se veut à la hauteur de l’enjeu : seuls deux chanceliers y ont été reçus avant lui, Helmut Kohl par François Mitterrand en 1985 et Angela Merkel par Emmanuel Macron en 2020. Ainsi, les deux dirigeants évoqueront les grands sujets diplomatiques du moment, de la guerre en Ukraine au massacre à Gaza, en passant par la question du nucléaire iranien.