Tag: France

  • Sébastien Lecornu consulte à défaut de pouvoir gouverner

    Sébastien Lecornu consulte à défaut de pouvoir gouverner

    Un premier ministre défait devant l’Assemblée nationale, François Bayrou, a donc passé les clés de Matignon à un de ses ministres démissionnaires, Sébastien Lecornu, mercredi. L’ex-ministre des Armées, macroniste de la première heure, avait été nommé la veille par Emmanuel Macron, retranché à l’Élysée.

    « L’instabilité politique commande à l’humilité et à la sobriété », a déclaré, faussement modeste, le nouveau Premier ministre, lors de la passation entre ces deux soutiens historiques du locataire de l’Élysée, au cours d’une prise de parole de trois minutes. Un signe de fébrilité ? Au même moment, des manifestations se déroulaient sur tout le territoire dans le cadre du mouvement « Bloquons-tout » contre la politique antisociale d’Emmanuel Macron.

    « On va y arriver, il n’y a pas de chemin impossible », a ajouté Sébastien Lecornu, conscient de ne pas disposer, comme son prédécesseur, de majorité à l’Assemblée nationale.

    « Des ruptures sur le fond »

    Sans développer sa pensée, il a annoncé « des ruptures sur le fond » et des changements « dans la manière de travailler avec nos oppositions ». Il a aussi dit vouloir s’attaquer « au décalage entre la vie politique du pays et la vie réelle » qui devient « préoccupant ». Mais il n’a pas eu un mot pour le mouvement social en cours ni évoqué le prochain budget, dont les grandes lignes ont été dévoilées le 15 juillet par François Bayrou, avec 44 milliards de coupes budgétaires. C’est sur la base de cette cure d’austérité que le président du Modem a chuté, le 8 septembre, en engageant sa responsabilité devant les députés.

    Le premier geste politique du 5e Premier ministre de ce second quinquennat a été de débuter par des tractations avec ses soutiens, issus d’un « socle commun » de plus en plus fragilisé. Il a ainsi reçu, mercredi après-midi, Gabriel Attal, secrétaire général du parti Renaissance et président du groupe des députés Ensemble pour la République. En dépit de ses rancœurs envers le chef de l’État, qui l’avait débarqué sans ménagement de Matignon en décidant de dissoudre l’Assemblée nationale, le 9 juin 2024, Attal a assuré le Premier ministre, dès sa nomination, de son entier soutien : « Il est essentiel que les forces politiques se mettent autour de la table pour donner un budget à la France, assurer une stabilité pour les 18 prochains mois et garantir le respect de l’ordre dans notre pays. »

    Ont suivi dans le bureau de Matignon, Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains, ministre de l’Intérieur démissionnaire, et Laurent Wauquiez, président du groupe LR à l’Assemblée nationale. Deux hommes qui représentent un parti dont la moitié des députés a refusé la confiance à Bayrou. Retailleau, qui tient à rester place Bauveau, sort affaibli de cette fronde des députés de droite.

    Dans la foulée, le nouveau Premier ministre a aussi déroulé le tapis rouge à un ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron, Édouard Philippe, aujourd’hui président du parti Horizons et dont les ambitions présidentielles sont limpides. « Sébastien Lecornu me paraît avoir les qualités pour essayer d’amener autour de la table des gens qui ne feront pas exactement ce qu’ils souhaitent, mais qui pourront s’entendre pour éviter que la France aille plus mal. » a-t-il déclaré, le 9 septembre, sur TF1. Sur le fond, la politique pro-riches n’est remise en cause par aucune des formations du socle commun.

    Les gauches prêtes

    à censurer

    Pour ne pas immédiatement sauter, Sébastien Lecornu va devoir composer avec les gauches et notamment le PS. Il recevra les représentants des partis et des groupes de gauche (pour l’heure la FI ne serait pas invitée) dans les prochains jours. Si c’est pour nous dire que “tout change pour que rien ne change”, nous censurerons », prévient le premier secrétaire du PS, Olivier Faure. Pour arracher la passivité des socialistes, Lecornu fera-t-il des concessions ? Le choix d’Emmanuel Macron de le nommer à Matignon ne semble pas le suggérer. Quant à l’extrême droite, Jordan Bardella dit attendre « une rupture » et n’agite pas de censure a priori, mais avance l’obsession de son parti en demandant le durcissement de la politique migratoire.

    Les syndicats seront aussi reçus. Ils comptent s’appuyer sur le mouvement social, amorcé ce mercredi et qui se poursuivra le 18 septembre, pour exiger la justice sociale pour tous et la fin de l’austérité.

  • Bayrou-Lecornu : une passation en pleine tempête sociale

    Bayrou-Lecornu : une passation en pleine tempête sociale

    Renversé par l’Assemblée nationale lundi 8 septembre, François Bayrou a quitté Matignon ce mercredi 10 septembre en fin de matinée en laissant les clés au nouveau locataire, Sébastien Lecornu. L’ancien ministre des Armées, macroniste de la première heure, avait été nommé mardi par Emmanuel Macron. « L’instabilité politique commande à l’humilité, à la sobriété », a déclaré le nouveau premier ministre lors d’une allocution éclair alors que des manifestations se déroulent dans tout le territoire dans le cadre du mouvement « bloquons tout » contre la politique d’Emmanuel Macron.

    « On va y arriver, il n’y a pas de chemin impossible », a ajouté Sébastien Lecornu, conscient de ne pas disposer, comme son prédécesseur, de majorité à l’Assemblée nationale. Sans entrer dans les détails, Sébastien Lecornu a annoncé « des ruptures sur le fond » et des changements « dans la manière de travailler avec nos oppositions ».

    Sébastien Lecornu devait recevoir mercredi après-midi les responsables des partis du « socle commun » : à 14h30, Gabriel Attal, secrétaire général du parti Renaissance et président du groupe des députés Ensemble pour la République ; à 15h30, Bruno Retailleau, président du parti Les Républicains, ministre de l’Intérieur démissionnaire et Laurent Wauquiez, président du groupe LR à l’Assemblée nationale. Dans la foulée, le premier ministre recevra également Edouard Philippe, président du parti Horizons. Les représentants des partis et des groupes de gauche au parlement devraient aussi être reçus dans les prochains jours ainsi que les représentants des syndicats et du patronat. C’est à l’issue de ces consultations que le locataire de Matignon, le 7e depuis 2017, le 5e depuis le second quinquennat, proposera son gouvernement à Emmanuel Macron.

  • Macron maintient son cap et nomme Lecornu à Matignon

    Macron maintient son cap et nomme Lecornu à Matignon

    Venu de la droite, fidèle de Macron depuis son entrée au gouvernement en 2017, le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a été nommé Premier ministre par Emmanuel Macron, mardi peu avant 20 heures, François Bayrou ayant déposé sa démission en début d’après-midi. Un François Bayrou qui lui avait d’ailleurs « soufflé » le poste en décembre dernier, menaçant le président de la République de retirer les centristes du fragile camp présidentiel s’il n’accédait pas à Matignon. Neuf mois après, les désirs macronistes s’accomplissent. La passation de pouvoirs aura lieu, aujourd’hui, à 12h.

    Emmanuel Macron « l’a chargé de consulter les forces politiques représentées au Parlement en vue d’adopter un budget pour la Nation et bâtir les accords indispensables aux décisions des prochains mois.
    à la suite de ces discussions, il appartiendra au nouveau Premier ministre de proposer un gouvernement au président de la République », précise la présidence dans un communiqué.

    « Le Président tire la dernière cartouche du macronisme, bunkerisé avec son petit carré de fidèles », a immédiatement réagi Marine Le Pen sur X. Un agacement de façade. Car Sébastien Lecornu coche bien la case d’acceptabilité par l’extrême droite, avec laquelle il a de réguliers rendez-vous comme l’a révélé Le Canard enchaîné en avril dernier, pointant un dîner officiel à l’Hôtel du ministère des Armées et mentionnant d’autres rencontres plus officieuses. Comme il séduit la droite, dont il est originaire. Le chef des Républicains, Bruno Retailleau, a d’ailleurs immédiatement dit qu’il souhaitait « trouver des accords » avec le nouveau Premier ministre.

    Proche de Darmanin

    Proche de Gérald Darmanin et d’Édouard Philippe, il revendique comme fait d’arme d’avoir fait adopter, à la quasi-unanimité, la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030, en hausse de 40% par rapport à la précédente. Originaire de Normandie, petit-fils de résistant, il a un temps pensé faire Saint-Cyr, mais s’est lancé très jeune en politique. Sa carrière a débuté à droite, à l’UMP puis chez les Républicains (LR), battant plusieurs records de précocité. Assistant parlementaire à 19 ans, il devient en 2008 le plus jeune conseiller dans un cabinet ministériel – celui de Bruno Le Maire aux Affaires européennes – puis en 2015, le plus jeune président d’un Département, l’Eure, devenu un fief puissant de l’extrême droite, après avoir été maire de sa ville, Vernon. Propulsé au gouvernement à 31 ans, il passe par plusieurs ministères : l’écologie, les Collectivités, l’Outre-mer, puis les Armées.

    « Ses jours sont déjà comptés »

    Cet homme de droite et farouchement macroniste est donc nommé la veille d’une journée de mobilisation citoyenne et syndicale afin de réclamer un changement de cap. Le message est clair. Il n’aura pas lieu. « Aucune prise en compte de l’avis des Français », déplore le sénateur communiste Ian Brossat, avant d’ajouter : « À peine nommé, ses jours sont déjà comptés. Rendez-vous dans la rue ». Emmanuel Macron « prend le risque de la colère sociale légitime et du blocage institutionnel du pays », a dénoncé le PS, dans un communiqué. « Seul le départ de Macron lui-même peut mettre un terme à cette triste comédie du mépris du Parlement, des électeurs et de la décence politique », a de son côté réagi le leader insoumis, Jean-Luc Mélenchon. Tandis que la patronne des écologistes, Marine Tondelier, a dénoncé sur BFMTV une « provocation » et « un non-respect total des Français », estimant que « tout ça va mal se terminer ».

    « Orgueil, le plus fatal des conseillers humains » : l’adage de Musset s’applique à Lecornu comme il s’est décliné avec Bayrou et Barnier, qui étaient sûrs de parvenir à maintenir le cap. Lui qui avait coanimé les « grands débats » avec Macron après le mouvement des Gilets jaunes se voit manifestement comme l’homme de la situation. La rue va très vite lui montrer que non.

  • Tout (dé)bloquer

    Tout (dé)bloquer

    Dans notre région, comme dans le reste du pays, c’est un jour de colère qui s’annonce aujourd’hui. Colère provoquée par la mal-vie, l’injustice sociale, le budget d’austérité présenté par François Bayrou.

    Depuis l’appel à « tout bloquer » lancé sur les réseaux sociaux de manière spontanée, la situation a considérablement évolué. D’abord,
    les partis de gauche ont unanimement appelé à soutenir le mouvement. Ensuite, la CGT s’est aussi positionnée en faveur de cette date de mobilisation et l’intersyndicale a appelé également à l’action le 18 septembre. Enfin, et ce n’est pas rien, le gouvernement de François Bayrou a été largement balayé lors du vote de confiance à l’Assemblée nationale.

    Nicolas qui paie, comme ses collègues, ses voisins, a un pouvoir : faire grève

    La crise institutionnelle, politique et sociale est telle, que le pays est déjà bloqué. Dès lors, l’enjeu pour celles et ceux qui descendront dans la rue, aujourd’hui, est de trouver une issue à cette situation dont est responsable le président de la République et l’intransigeance libérale de son camp. En nommant Sébastien Lecornu, c’est lui qui achève de bloquer
    le pays.

    Le monde du travail doit reprendre la main.

    « Nicolas qui paie », cette figure fictive agitée par les populistes sur les réseaux sociaux, a un pouvoir qui découle de son travail : faire grève. Avec son collège Ahmed qui paye et sa voisine Rachel qui paie, ils peuvent tout changer, et en refusant la division et en prenant conscience de leur force par l’action collective qui peut tout (dé)bloquer.

  • 3114, un numéro d’écoute pour prévenir les suicides

    3114, un numéro d’écoute pour prévenir les suicides

    « Le suicide n’est pas une fatalité et sa prévention est un enjeu de santé publique ». Tels sont les mots de Yann Bubien, directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour évoquer la journée internationale de prévention du suicide, ce mercredi. Avec une moyenne de 800 suicides par an dans la région, l’ARS Paca rappelle l’existence d’un centre régional dédié à l’accompagnement des personnes en détresse psychologique.

    Lutter contre l’isolement

    « La solitude est un facteur aggravant du suicide », explique Jean Marc Henry, psychiatre et responsable médical du centre régional de prévention du suicide. C’est pour briser cet isolement que des plateformes téléphoniques ont été mises en place, depuis 2023, afin d’apporter une aide d’urgence ou pour offrir un suivi. Trois dispositifs existent pour tenter de prévenir le passage à l’acte.

    Le 3114, numéro national de prévention du suicide, constitue la première porte d’entrée. Sa plateforme, située à Marseille, offre un soutien téléphonique 24h/24 et 7 jours sur 7, assuré par des professionnels de santé, psychologues ou infirmiers, dans le respect de l’anonymat. « Ce numéro permet d’être là au bon moment, ce qui est très utile », précise le responsable médical du centre régional. Les interlocuteurs sont formés pour apporter de l’aide aux personnes en détresse. Le numéro s’adresse aussi bien aux personnes ayant des pensées suicidaires qu’à leur entourage, en quête de solutions pour les aider.

    Le deuxième dispositif, VigilanS, également national, propose un suivi aux personnes ayant déjà fait une tentative. En région Paca, il permet l’accompagnement de 2 000 personnes. « Ce dispositif a permis une baisse de 38% des réitérations de l’acte », indique le responsable médical du centre.

    La troisième action du centre se focalise sur les adolescents, en travaillant avec l’Association suicide et mal-être de l’adolescent (Asma). Créée en 2002 au sein de l’AP-HM, l’association a depuis rejoint le centre régional.

    Des dispositifs efficaces

    Ces dispositifs d’écoute et de suivi s’accompagnent également d’actions de formation et de prévention. L’association Asma a, par exemple, développé un jeu de société intitulé « Bien ou quoi » à destination des jeunes de la 4e à la terminale. « Ce jeu permet de prévenir le suicide en apportant aux jeunes les ressources qui existent et en leur apprenant à communiquer », explique émilie Stella-Lyonnet, responsable du service d’Asma.

    Une prévention qui semble porter ses fruits. Bien que les décès par suicide restent la deuxième cause de mortalité évitable en France, leur nombre diminue depuis une dizaine d’années. « En 10 ans, il y a eu une réduction de 14% des décès par suicide, ce qui montre que ces dispositifs fonctionnent. Mais il reste encore beaucoup à faire », conclut Yann Bubien.

  • Les Bleus peuvent remercier un Mbappé déterminé

    Les Bleus peuvent remercier un Mbappé déterminé

    On pensait que l’Ukraine était l’adversaire le plus dangereux pour les Bleus dans cette poule D, mais l’Islande a montré qu’elle était capable de jouer les trouble-fêtes. Sur la pelouse du Parc des Princes, mardi soir, les hommes de Didier Deschamps ont dû s’employer pour aller chercher la victoire (2-1) face à la Terre de Feu et de Glace pour leur deuxième match dans cette phase de qualification pour le Mondial-2026. L’équipe de France, vainqueur de l’Ukraine (0-2) vendredi dernier, prend la tête du groupe, avec trois points d’avance sur les Islandais, deuxièmes, compte tenu du match nul entre l’Ukraine et l’Azerbaïdjan (1-1) plus tôt dans la journée.

    Le capitaine a pris ses responsabilités

    Aussi dominants que face aux Ukrainiens, les Bleus ont toutefois manqué de réalisme devant la cage islandaise, blindée par Elias Olafsson. Le géant gardien de Midtjylland a effectué une première mi-temps solide, quasiment héroïque, sur sa ligne. Il a multiplié les arrêts face aux attaquants tricolores, à l’image d’une double parade magistrale en prenant le meilleur sur Manu Koné et Marcus Thuram. Ce dernier, critiqué pour ses performances en sélection, a tout essayé pour débloquer la situation. De la tête, en profondeur, dans et en dehors de la surface, rien n’a souri au fils du Philosophe.

    Avec près de 75 % de possession de bale dans la première demi-heure de jeu, les Bleus auraient dû trouver la faille pour transformer l’essai. Mais ce sont bien les Scandinaves qui ont ouvert le score, grâce à Andri Gudjohnsen, sur une passe ratée du milieu offensif bavarois Michael Olise, dans la surface de réparation (22e, 0-1). « On a le ballon, on a le monopole, on a fait une erreur et on l’a payé cash. C’est la seule occasion qu’ils ont. Face à une équipe aussi regroupée, avec un bloc, il faut amener plus de percussions », martelait Didier Deschamps à la mi-temps. Les souhaits du sélectionneur sont rapidement devenus réalité.

    En difficulté depuis le début de la partie, Marcus Thuram a provoqué un pénalty en fin de première période. Le capitaine Mbappé s’est exécuté et a égalisé sans trembler (45e, 1-1). Avec 52 buts inscrits désormais, l’ancien parisien devient le deuxième meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France devant un certain Thierry Henry, mais toujours derrière Olivier Giroud. L’attaquant du Real Madrid ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il a offert le but de la victoire à Bradley Barcola, tel un grand seigneur (62e, 2-1). L’exclusion de son coéquipier en club Aurélien Tchouaméni (67e) n’a rien changé au scénario final, même si les Bleus se sont fait quelques frayeurs au passage.

    2e journée – Phase de qualification pour le Mondial-2026

    Au Parc des Princes, à Paris (40 000 spectateurs)

    Arbitre : António Nobre (ESP)

    Buts : Mbappé (45), Barcola (62) pour la France, A.Gudjohnsen (22) pour l’Islande

    Avertissements : Koné (29), T.Hernandez (54), Mbappé (90+2) pour la France ; Anderson (44), A.Gudjohnsen (67) pour l’Islande

    Exclusion : Tchouaméni (67).

    FRANCE : Maignan – Koundé (Gusto, 63), Konaté, Upamecano, T.Hernandez – Olise (Ekitiké, 90+6), Tchouaméni, Koné, Barcola (Coman, 63) – Thuram (Rabiot, 72), Mbappé (cap).

    Sélectionneur : D. Deschamps

    ISLANDE : Ólafsson – Pálsson, Ingason, Grétarsson (Hlynsson, 82) – Þorsteinsson (Helgason, 72), Anderson (Bjarkason, 64), Jóhannesson (Thordarson, 72), Ellertsson – Haraldsson (cap), A. Guðjohnsen, D. Guðjohnsen (Magnusson, 64).

    Sélectionneur : A. Gunnlaugsson

  • Bayrou renversé, Macron au pied du mur

    Bayrou renversé, Macron au pied du mur

    Le rideau est définitivement tombé sur François Bayrou à l’issue d’un dernier acte provoqué par lui-même, lundi 8 septembre, à l’Assemblée nationale. Une écrasante majorité de députés, 364 sur 558 suffrages exprimés, ont refusé de lui accorder la confiance, faisant, de facto, tomber le gouvernement. Ils ont été seulement 194 à voter « pour ». Comme le stipule la Constitution, François Bayrou doit remettre sa démission au président de la République, neuf mois à peine après sa nomination. Il le fera ce mardi. Dans un communiqué, l’Élysée précise qu’Emmanuel Macron « prend acte » du résultat et nommera un nouveau Premier ministre « dans les tout prochains jours. »

    En engageant sa responsabilité, François Bayrou savait qu’il allait à l’échec, ne disposant pas de majorité. « Cette épreuve de vérité, je l’ai voulue », a lancé, bravache, le maire de Pau avant d’enfourcher son dada : la dette. « La France n’a pas connu de budget à l’équilibre depuis 51 ans », a-t-il déclaré pour justifier son « plan pour aller vers le désendettement ». Une cure d’austérité budgétaire de 44 milliards d’euros pour 2026 qu’il avait révélée le 15 juillet. « Vous avez le pouvoir de faire tomber le gouvernement, mais vous n’avez pas le pouvoir d’effacer le réel », a-t-il conclu, en guise d’oraison funèbre. Côté soutiens, Bayrou a reçu celui de son groupe, les Démocrates. Son président, Marc Fesneau, a fustigé les « déficito-spectiques ». Autre allié, le groupe Horizons et Indépendants, par la voix de Paul Christophe, a asséné sa potion amère, celle d’Édouard Philippe : « Nous devons dépenser moins et travailler plus ». Pour les macronistes, Gabriel Attal (Ensemble pour la République), a joué la carte du dialogue avec les socialistes, mais sans les nommer. « Je tends la main et je vous le demande, dialoguons » . Voilà pour les soutiens. Car du côté de la droite LR, pourtant au gouvernement avec Bruno Retailleau, contraint de quitter Beauvau, les votes se sont partagés. Bayrou n’a même pas réussi à faire le plein chez les députés du socle commun : 194 voix sur 210 potentielles. Un désaveu dans le désaveu. Quant à l’extrême droite RN et son supplétif, l’UDR d’Éric Ciotti, Marine Le Pen a martelé son obsession : la dissolution de l’Assemblée nationale. Ce à quoi Macron se refuse, pour l’instant.

    Si les gauches ont été unies dans le vote « contre », les stratégies pour l’après Bayrou divergent fortement. Boris Vallaud (PS) a déclaré que « les socialistes sont prêts, avec la gauche et les écologistes, à gouverner ». Il se tourne vers les députés du socle commun : « Acceptez le désir de changement des Français. Comme socialistes, nous ne nous déroberons pas ». Pour les députés écologistes, Emmanuel Macron doit « nommer un premier ministre issu du Nouveau front populaire », la coalition des gauches arrivée en tête aux législatives anticipées en juin 2024. Mais la présidente du groupe, Cyrielle Châtelain, prévient : « Le dialogue, toujours, la compromission, jamais ». La présidente du groupe FI, Mathilde Panot, a été plus cinglante : « Tous ceux qui tenteront de sauver le soldat Macron tomberont ». Pour la députée insoumise, avec la chute de François Bayrou, « le mouvement du 10 septembre aura obtenu une victoire avant son commencement ».

    Le mouvement social ne peut, en effet, rester en marge. Stéphane Peu (PCF), rappelle que les Français « souhaitent que l’on change de politique ». Le président du groupe Gauche démocrate et républicaine estime ainsi majeurs les rendez-vous sociaux des 10 et 18 septembre, avec notamment une intersyndicale à nouveau unie pour la justice sociale. « L’écart entre les riches et les pauvres n’a jamais été aussi grand depuis 30 ans », a insisté le député, remettant au mitan un enjeu cardinal.

    « Les socialistes sont prêts, avec la gauche et les écologistes, à gouverner. Qu’il vienne nous chercher ! »

  • Le Premier ministre François Bayrou renversé par les députés

    Le Premier ministre François Bayrou renversé par les députés

    Le rideau est définitivement tombé sur François Bayrou à l’issue d’un dernier acte provoqué par lui-même, lundi 8 septembre, à l’Assemblée nationale. 364 députés ont voté « contre » la confiance, dont l’ensemble des députés des quatre groupes de gauche : PS, FI, Les Écologistes, Gauche démocrate et républicaine (qui comprend les communistes). Ils ont été 194 députés à voter « pour ». Très largement insuffisant pour François Bayrou, qui doit quitter Matignon. Comme le stipule la Constitution, François Bayrou doit, en effet, remettre sa démission et celle de son gouvernement, au président de la République, à peine neuf mois après sa nomination. Il devrait le faire mardi 9 septembre.

    En engageant sa responsabilité, le Premier ministre savait qu’il allait à l’échec, ne disposant pas de majorité. « Cette épreuve de vérité, je l’ai voulue » a lancé, bravache, le maire de Pau avant d’enfourcher son dada : la dette. « La France n’a pas connu de budget à l’équilibre depuis 51 ans », a déclaré le Premier ministre pour justifier son « plan pour aller vers le désendettement ». Un plan d’austérité budgétaire d’un montant de 44 milliards d’euros pour l’année 2026 qu’il a révélé le 15 juillet. « Vous avez le pouvoir de faire tomber le gouvernement, mais vous n’avez pas le pouvoir d’effacer le réel », a-t-il encore déclaré aux députés en guise d’oraison funèbre.

    Désormais, la balle est dans le camp du président de la République. Emmanuel Macron, qui exclut de démissionner, a deux options : nommer un nouveau Premier ministre ou dissoudre l’Assemblée nationale.

  • [Tribune] Monsieur le président, laissez-nous accueillir nos confrères et consoeurs palestinien.nes de Gaza

    [Tribune] Monsieur le président, laissez-nous accueillir nos confrères et consoeurs palestinien.nes de Gaza

    Nous sommes plus de 400 journalistes et professionnels des medias français et francophones apportant notre soutien, depuis le mois de juillet, à la constitution de dossiers d’évacuation et à l’accueil de nos confrères et consœurs palestiniens de Gaza, qui entretiennent pour la plupart des liens avérés avec la France. Parmi eux, certains collaborent avec de grandes rédactions comme Le Monde, BFM TV, l’Agence France Presse ou encore LCI. Ces journalistes, au péril de leur vie, permettent aux Français d’accéder à l’information malgré le «black-out» médiatique imposé par Israël, qui a transformé Gaza en une véritable «zone létale» pour la profession.

    De notre côté, nous nous plions aux conditions drastiques de constitution des dossiers de nos confrères et consœurs. Nous récupérons leurs documents d’identité, nous rassemblons les attestations de travail auprès des organes de presse français ou étrangers pour lesquels ils ont travaillé, nous réunissons des promesses d’embauche, des attestations d’hébergement et de soutien financier, nous leur trouvons des logements pour les accueillir dignement. Nous les connaissons : ce sont des journalistes méritants, intègres, qui font honneur à leur profession, loin de l’image que leur attribuent les campagnes de propagande visant à les assimiler à des militants du Hamas. En août, un média israélien a ainsi révélé l’existence d’une «cellule de légitimation» de l’armée, chargée de fabriquer de faux dossiers liant les journalistes au Hamas pour tenter de justifier leur exécution.

    Selon les derniers décomptes d’ONG reconnues, 220 d’entre eux ont déjà été tués dans des frappes israéliennes, faisant de Gaza le conflit le plus meurtrier de l’histoire pour la presse. Or depuis la suspension des évacuations, onze journalistes ont été tués ; l’ONU a déclaré l’état de famine à Gaza ; l’IAGS (International Association of Genocide Sholars) a adopté une résolution inédite qui reconnaît que les actions d’Israël à Gaza répondent à la définition du crime de génocide ; Israël a lancé l’invasion de Gaza-ville, et l’administration Trump a proposé un plan assimilable à un projet de nettoyage ethnique.

    Le sort de ces journalistes tués pourrait être celui de ceux que nous aidons, de ceux figurant déjà sur la liste du ministère des Affaires Étrangères. «En tant que journaliste travaillant sur le terrain, j’ai commencé à avoir peur de sortir, de me déplacer. J’ai peur d’être tué et de n’être qu’une simple brève oubliée après quelques heures», nous écrit un journaliste dont le processus d’évacuation a été suspendu.

    Pourtant, depuis plus d’un mois, toutes les évacuations de Palestiniens de Gaza, sans exception, sont suspendues par les autorités françaises. Cette suspension fait suite à la découverte d’une ancienne publication antisémite, sur les réseaux sociaux, d’une étudiante gazaouie évacuée vers la France, ce qui a entraîné l’ouverture d’une enquête interne. Quelles ont été les conclusions de cette enquête ? Comment une seule publication a-t-elle pu conduire à la suspension de toutes les évacuations, y compris celles des malades, des blessés, et des familles relevant du regroupement familial ? Et ce, alors que chaque évacuation est soumise à des procédures de sécurité et d’investigation menées en premier lieu par le Cogat, unité militaire israélienne rattachée au ministère de la Défense. Pour nous, cette décision s’apparente à une punition collective.

    Cette suspension frappe aussi des universitaires et des étudiants, dont la rentrée de septembre est désormais compromise, des artistes, et des familles qui devaient être réunies au titre du regroupement familial. Elle rappelle le sort tragique d’Ahmed Shameia, architecte et professeur d’ingénierie, décédé en mai dernier faute de soins, alors qu’il devait être accueilli en France grâce au programme PAUSE – aujourd’hui suspendu ; ou celui de Omar Harb, universitaire renommé, mort de maladie et de malnutrition le 5 septembre.

    De nombreuses rédactions, des syndicats et sociétés de journalistes, ainsi que RSF, se sont mobilisés afin que le ministère des Affaires Étrangères lève la suspension de ces évacuations. Après vingt-deux mois à subir des conditions de travail inhumaines, aggravées par la famine, ces journalistes n’ont désormais plus même la force de survivre.

    Nous, journalistes français et francophones, réaffirmons notre solidarité avec nos confrères et consoeurs palestinien.nes qui, jour après jour, documentent la destruction de la société palestinienne de Gaza. C’est pourquoi nous voulons leur offrir un accueil digne de leurs nombreux sacrifices. Et la France gagnerait à appliquer les principes humanitaires et de protection de la presse qu’elle met en avant partout ailleurs. «Pourquoi n’avons-nous pas de protection internationale, comme les autres journalistes dans le monde ? Ou bien notre sang est-il sans valeur ?» interpelle un journaliste figurant sur la liste d’évacuation.

    Il est aujourd’hui essentiel que la France mobilise ses moyens pour contribuer à prévenir le génocide et les crimes contre l’humanité en cours, afin que les Palestiniens puissent vivre dignement sur leur terre. Son rôle diplomatique devrait être déterminant pour garantir l’accès de journalistes internationaux à Gaza et soutenir la reprise des évacuations de leurs confrères gazaouis, dont les dossiers sont déjà constitués ou en cours. Enfin, une simplification des procédures et la création d’un programme spécifique dédié aux journalistes est indispensable pour faciliter le départ de celles et ceux qui ne peuvent plus rester sur place.

    Allan Kaval, journaliste Le Monde, prix Bayeux et prix Albert Londres ; Agnès Briançon-Marjollet, journaliste et première secrétaire du SNJ ; Annette Gerlach, journaliste ARTE ; Ariane Lavrilleux, journaliste Disclose ; Antoine Chuzeville, journaliste et premier secrétaire du SNJ ; Aurélie Charon, journaliste et documentariste France Culture ; Aziza Nait Sibaha, rédactrice en chef France 24, vice-présidente de la SDJ France 24 ; Benjamin Barthe, journaliste Le Monde ; Christophe Boltanski, journaliste, écrivain, chroniqueur ; Dominique Vidal, journaliste et historien ; Edith Bouvier, journaliste et réalisatrice ; Edwy Plenel, journaliste Mediapart ; Elise Descamps, secrétaire générale de CFDT-journalistes ; Hélène Lam Trong, journaliste réalisatrice, prix Albert Londres ; Hervé Kempf, journaliste, Reporterre ; Inès Léraud, journaliste et autrice ; Mona Chollet, journaliste essayiste, cheffe d’édition Monde Diplomatique ; Nicolas Hénin, auteur, ancien journaliste ; Nicolas Vescovacci, journaliste-réalisateur indépendant ; Pablo Aiquel, journaliste, sec. général du SNJ-CGT, vice-président de la FEJ ; Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de Regards ; Paul Moreira, journaliste réalisateur Premières Lignes ; Pierre Jacquemain, rédacteur en chef Politis ; Rosa Moussaoui, rédactrice en chef à L’Humanité ; Sophie Nivelle-Cardinale, journaliste, Prix Albert Londres ; Véronique Gaymard, journaliste RFI

    et Aabla Jounaïdi, reporter RFI ; Abdallah Shokair Khaled, journaliste, correspondant Journal al Wafd (Egypte) ; Adèle Surprenant, journaliste ; Adrien Labit, journaliste ; Adrien Vicente, journaliste, AFP ; Agnès Duperrin, journaliste Notre Temps Bayard ; Akram Belkaïd, journaliste ; Alberic de Gouville, journaliste, France 24 ; Alex Robin, Radio Zinzine ; Alexandra Henry, photojournaliste indépendante ; Alexandre Rito, journaliste ; Alexandre-Reza Kokabi, Reporterre ; Alice Fabre, journaliste free lance ; Alice Froussard, journaliste ; Alix de Crécy – Marsactu ; Amanda Jacquel, journaliste, collectif La Friche ; Amaury Baqué, journaliste La Marseillaise ; Amel Zaki, journaliste Libération ; Amina Kalache, journaliste indépendante ; Amira Souilem, reporter, RFI/ARTE ; Ammar Abd Rabbo – journaliste photographe ; Amélie Mougey, directrice de la rédaction Reporterre ; Amélie Zaccour, journaliste ; Anaïs Delmas, journaliste indépendante ; Anaïs Moran, journaliste Libération ; Anaïs Renevier – journaliste pigiste ; Andreina De Bei, journaliste ; Anne Ilcinkas, journaliste ; Anne Paq, photojournaliste ; Anne Pitoiset, journaliste et réalisatrice ; Anne Proenza, journaliste free lance ; Annika Will, journaliste ARTE ; Antoine Boyer, journaliste AFP ; Antoinette Lorenzi, journaliste ; Antonin Maja- journaliste – La Marseillaise ; Aude Lorriaux, journaliste ; Barbara Lohr, journaliste à ARTE ; Barioulet Lucas, journaliste indépendant ; Benjamin Beraud, journaliste ; Benoît Christal, journaliste TF1 – CFDT Journalistes ; Boris Petzold, journaliste ARTECamille Khellaf – journaliste pigisteCamille Malplat, journaliste, AFP ; Camille Balzinger, journaliste indépendante ; Carole Duffréchou, journaliste pigiste ; Catherine Deunf, journaliste à Splann ! ; Caroline du Saint, journaliste Nova Production ; Catherine Deunf, journaliste à Splann ! ; Caroline Fontaine, journaliste ; Camille Paix, journaliste, Libération ; Caroline Renaux, journaliste indépendante ; Catherine Le Gall, journaliste ; Catherine-Marie Degrace, journaliste ARTE ; Cécile Andrzejewski, journaliste ; Cecilia Baeza, chercheure ; Celia Izoard, journalisteCelia Mebroukine, journalisteCéline Cammarata, journaliste ; Céline Cantat, chercheure ; Celine Clery, journaliste AFP ; Céline Martelet, journaliste ; Cemil Sanli, journaliste, réalisateur ; Chanaël Chemin, journaliste ; Charlotte Gauthier, journaliste ; Christian Dauriac, journaliste ; Clair Rivière, journaliste ; Claire Gatinois Bernaud, journaliste réalisatrice ; Claire Grazini ; Clara Hage, journaliste ; Clara Gabillet, journaliste à RMC ; Claudine Cordani, journaliste indépendante ; Clément Guillou, journaliste Le Monde ; Clément Pouré, journaliste ; Coline Charbonnier – journaliste – 15-38 Méditerranée ; Cristina L’Homme, journaliste free lance ; Cyrielle Granier, journaliste ; Cyril Castelliti – journaliste ; Damien Coquet, journaliste, France 24 ; Daniel Vallot, journaliste RFI ; David Arnold, journaliste ARTE ; David Courbet, journaliste AFP (SNJ-CGT) ; David Zurmely, journaliste ARTE ; Delphine Banas, journaliste au Républicain Lorrain ; Delphine Tanguy, journaliste ; Dilnaz Saadalla, traductrice interprète ; Djamel Belayachi, journaliste France 24 ; Djilali Belaid, journaliste ; Donnia Ghezlane-Lala, journaliste ; Dorothée Haffner, journaliste ARTE ; Dounia Rachati, journaliste ; Eden Ezra, coordinatrice vidéo AFP ; Eléonore Sens, journaliste AFP ; Elena Boffetta, coordinatrice vidéo AFP ; Elena Qleibo, chercheuse associé, Ifpo Amman ; Eliott Brachet, journaliste ; Elisabeth Fleury- journaliste à l’Humanité ; Elodie Safaris, Journaliste Arrêt sur images ; Elsa Casalegno, journaliste ; Elsa de La Roche Saint André, journaliste Libération ; Elza Goffaux, journaliste ; Emilie Baujard, journaliste ; Emilie Beraud, journaliste, AFP ; Émilie Laystary, journaliste ; Emilie Parente, journaliste – La Marseillaise ; Emmanuelle Fauret Cheffe de fabrication JT TF1 ; Emma Audrey, Journaliste / Membre SNJ-CGT ; Emmanuel Clévenot, journaliste à Reporterre ; Emmanuel Haddad, journaliste à L’Orient-Le Jour ; Emmanuel Poupard, journaliste Le Courrier de l’Ouest ; Emmanuel VIRE, journaliste (GEO), SNJ-CGT ; Enrique Klaus, MCF en SIC, École de journalisme de Cannes ; Enzo Quenescourt, journaliste ; Eric Aeschimann, journaliste, le Nouvel Obs ; Erin Flanagan, journaliste, AFP ; Esther Meunier, journaliste ; Eva Janus, journaliste La Marseillaise ; Eve Simonet, réalisatrice et cofondatrice d’on.suzane ; Evelyne Herber, journaliste ARTE ; Fabien Rives, journaliste Off Investigation ; Fabienne Loiseau, journaliste Reporterre ; Fabrice Babin, journaliste, Prix Bayeux ; Falestin Naïli, chercheure associée, Ifpo ; Fanny Doumayrou, ancienne journaliste et juriste ; Fanny Marlier, journaliste membre du collectif Hors Cadre ; Farida Soliman, journaliste ; Feriel Alouli, journaliste pigiste ; Fiona Unewisse – journaliste pigiste ; Frantz Durupt, journaliste, Libération ; Frédérique Le Brun, photojournaliste ; Gabrielle Richard, journaliste, La Croix ; Gallagher Fenwick – éditorialiste ; Georgia Makhlouf journaliste ; Gilles Bader photoreporter à La Provence ; Grégory Marin, journaliste, président de la Société des personnels de l’Humanité ; Guenael Lemouée, journaliste ; Hajar Ouahbi, journaliste ; Hamza Dridi, journaliste ; Hervé Dhinaut, journaliste ; Hervé Favre, journaliste honoraire ; Houda Benallal, journaliste pigiste ; Hélène Ferrarini, journaliste ; Imanol Corcostegui, journaliste L’Equipe ; Inès El Kaladi, journaliste Libération ; Ines Gil, journaliste ; Inès Zeghloul, journaliste à RMC ; Isabelle Baillancourt, journaliste ex TF1 et freelance ; Isabelle Piroux, Journaliste ; Isabelle Tirant, icônographe ; Isya Okoué Métogo, journaliste indépendante ; Jean-Baptiste Mouttet, journaliste ; Jean-Francois Poupelin, journaliste pigiste ; Jean-François Eyraud, journaliste – Gomet’ ; Jean-Marie Barrère, documentariste, grand reporter, auteur ; Jean-Pierre Canet, grand reporter, réalisateur ; Jenny Lafond, journaliste au Liban ; Jimmy Hutcheon, journaliste freelance ; Jose Rexach, journaliste à Blast ; Joseph Sotinel, journaliste AFP ; Julie Connan, journaliste, La Croix ; Julie Dungelhoeff, Grand Reporter France 24 ; Julie Pacorel, journaliste AFP ; Julie Schneider, ancienne journaliste, humanitaire et juriste ; Julien Fouchet, journaliste, prix Albert Londres 2014 ; Kamel Boudjemil – journaliste – Reuters ; Karl Laske – journaliste, Mediapart ; Kenan Augeard, journaliste AFP ; Khadija Toufik reporter indépendante ; Kristell Bernaud, journaliste réalisatrice ; Kristen Falc’hon – journaliste ; Latifa Madani, journaliste – l’Humanité ; Laura Menassa, photographe documentaire ; Laura Raim, journaliste ; Laure Piraud, ingénieure de recherche ; Laure Watrin – journaliste ; Laureen Piddiu, journaliste, La Marseillaise ; Laurence Geai photojournaliste free-lance ; Laurent D’Ancona -journaliste ; Laurence Defranoux, journaliste à Libération ; Laurent Mardelay, journaliste SNJ CGT ; Laury-Anne Cholez, journaliste Reporterre ; Laëtitia Moreau réalisatrice-journaliste ; Laure-Maïssa Farjallah, journaliste à L’Orient-Le Jour ; Léa Cornu, journaliste – la Provence ; Léa Guedj, journaliste ; Lea Martinez, journaliste Off Investigation ; Leïla Beratto – 15-38 Méditerranée ; Leslie Fauvel, journaliste AFP ; Lionel Dian – RMC ; Lionel Jullien, journaliste ARTE ; Lisa Legeay, journaliste – Blast ; Lise Kiennemann, Journaliste ; Loïc Radenac, journaliste BFMTV ; Loreline Merelle, journaliste ARTE ; Lorène Lavocat, journaliste à Reporterre ; Louis Rengard, journaliste ; Louis Witter, journaliste à RMC ; Louisa Benchabane, journaliste ; Louise Bihan, journaliste à Espaces ; Louise Mohammedi, journaliste, Reporterre ; Louizart Lou photographe indépendante ; Luc Mathieu reporter à Libération ; Lucas Lauber, journaliste freelance ; Lucas Roxo, journaliste, collectif La Friche ; Lucien Chapotte, Ouest France ; Lucien Lung, journaliste ; Lucile Leclair, journaliste ; Ludovic Finez, secrétaire général adjoint du SNJ-CGT ; Madjid Zerrouky, journaliste, Le Monde ; Mael Daniel, Journaliste ; Manuel Dantas, journaliste ARTE ; Manuela Bermudez, journaliste France Médias Monde ; Marie Poupinel, journaliste ; Margaux Bergey, journaliste AFP ; Margaux Houcine, journaliste ; Margaux Seigneur, journaliste ; Marianne Skorpis, journaliste ARTE ; Marianne Truffert, ARTE ; Marie Albessard, journaliste pigiste ; Marie Anne Gongora, journaliste indépendante ; Marie Astier, journaliste, Reporterre ; Marie-Claire Polo, journaliste ; Marie Jo Sader journaliste et réalisatrice ; Marie-José Sirach, journaliste l’Humanité ; Marie Gall, journaliste ; Marie-Madeleine Sève, journaliste ; Marie-Noëlle Battaglia, journaliste indépendante, réalisatrice ; Marine Penot, journaliste, BFMTV ; Marius Rivière, journaliste indépendant, membre du collectif Presse-Papiers ; Martin Dumas Primbault, journaliste ; Martine Monti, journaliste – La Marseillaise ; Marin Lefèvre, journaliste AFP ; Mario Lawson, journaliste AFP ; Martin Roux, journaliste à Reporters Sans Frontières (RSF) ; Mathieu Grégoire, journaliste – l’Equipe ; Mathieu Magnaudeix, journaliste, Mediapart ; Maud Vergnol, codirectrice de la rédaction de l’Humanité ; Maël Galisson, journaliste ; Melissa Chemam, journaliste à RFI ; Mélanie Ferhallad, journaliste ; Mellit Derre, journaliste ; Meriem Bioud pigiste ; Meriem Laribi, journaliste ; Michel Despratx, journaliste ; Mohamed Errami, journaliste ; Momolemalin, reporter indépendant pour Taragüi Média ; Mona Hammoud, journaliste réalisatrice indépendante ; Morad Ait-Habbouche Journaliste ; Morgan Large Journaliste ; Muriel Rozelier, journaliste independante ; Mylene Sauloy, réalisatrice reporter, enseignante TV ; Myriam Guillaume, La Marseillaise ; Nabia Makhloufi, journaliste, France 24 ; Nadia Ettayeb, journaliste Aligre FM ; Nadia Henni-Moulaï, journaliste ; Nadia Leila Aissaoui, sociologue, journaliste indépendante ; Nadja Vancauwenberghe, journaliste ; Natacha Marbot, journaliste ; Nathalie Kamileris, Radio Zinzine ; Nathan Gallo, journaliste ; Nicolas Ancellin, journaliste indépendant ; Nicolas Cossic, journaliste ; Nicolas Legendre, journaliste, Prix Albert Londres ; Nicolas Mayart, journaliste au Média TV ; Nicolas Puig, journaliste ; Nicolas Rouger, journaliste ; Nina Droff, journaliste ; Nina Hubinet, journaliste, collectif Presse-Papiers ; Nina Moreno, journaliste Libération ; NnoMan – photojournaliste ; Noé Pignède, journaliste ; Nolwenn Weiler – journaliste ; Noura Doukhi, journaliste à L’Orient-Le Jour ; Nouran Gad, doctorante en science politique, Aix Marseille Université ; Olivia Snaije, journaliste ; Olivier Da Lage, journaliste ; Olivier-Jourdan Roulot, journaliste à Blast ; Olivier Koch, maître de conférence en SIC, Université Paris Sorbonne Nord ; Oriane Mollaret, journaliste ; Oriane Marty, journaliste à Blast ; Ouissem, Urbania ; Paloma Moritz, journaliste Blast ; Pascal Riché, journaliste, Le Monde ; Pascale Mariani, journaliste indépendante ; Patrick Gherdoussi, photojournaliste indépendant ; Paulina Benavente, journaliste RMC ; Pauline Pidoux, journaliste ; Pauline Piraud-Fournet, chercheure – Univ.Paris 1 Panthéon Sorbonne ; Pedro Brito da Fonseca, réalisateur, photojournaliste ; Pierre Labrousse, journaliste – La Marseillaise ; Pierre-Yves Bulteau, journaliste à Splann ; Quentin Bonade-Vernault, journaliste et photojournaliste ; Rachid Laïreche, journaliste Libération ; Rachida El Azzouzi, journaliste, Mediapart ; Remi Dybowski Douat, journaliste ; Rislene Achour, journaliste, présidente du Club de la presse de Marseille ; Romane Frachon, journaliste ; Régine Fiorani – Radio Galère ; Rémi-Kenzo Pagès, journaliste ; Ryad Ouslimani, journaliste ; Sabine Colpart, journaliste AFP ; Sabrina Djellal, photographe ; Sandrine Issartel, journaliste SNJ-CGT ; Sarah Benichou – journaliste ; Sarah Boumghar, journaliste reporter indépendante ; Sarah Tahlaiti – réalisatrice et cofondatrice on.suzane ; Severine Sajous, photojournaliste ; Simon Leplâtre, journaliste, le Monde ; Solène Gripon, journaliste indépendante ; Solène Leroux, journaliste à RMC ; Solenn Guillanton, journaliste à RMC ; Sophie Bouillon, journaliste, prix Albert Londres ; Sophie Boutière-Damahi – journaliste pigiste ; Sophie Shihab, Le Monde ; Sophie Tardy-Joubert, journaliste indépendante ; Soraya Morvan-Smith, secrétaire générale adjointe du SNJ-CGT, journaliste à France 24, enseignante, école de journalisme de Lannion ; Stenka Quillet, journaliste réalisatrice ; Stéphane Antoine, journaliste L’Equipe ; Stéphane Foucart, journaliste Le Monde ; Stéphane Herbert, photographe ; Stéphanie Maupas, journaliste ; Sylvain Mercadier, journaliste ; Sylvie Briet, journaliste indépendante ; Sylvie Dellus, journaliste ; Sébastien Fontenelle, journaliste à Blast ; Ségolène Ragu, photographe indépendante ; Tarek Kai, grand reporter, France 24 ; Thibault Izoret, journaliste à Blast ; Thibaut Schepman, journaliste indépendant ; Thierry Vincent, journaliste à Blast ; Thilelli Chouikrat, journaliste ; Thomas Dandois, journaliste, réalisateur ; Thomas Hofnung, La Croix ; Thomas Lemahieu, journaliste à L’Humanité ; Tristan Arnaud, La Marseillaise ; Vahid Shamsoddinnezhad, journaliste RFI ; Valentina Napolitano, sociologue, IRD ; Valerie Rohart, journaliste indépendante ;Victor Joanin, journaliste à RMC ; Vinciane Joly, journaliste, La Croix ; Véronique Meynier, journaliste La Marseillaise ; Veronique Rossi, graphiste indépendante ; Walid Bourouis, journaliste ; William de Lesseux, journaliste ; Wilson Fache, journaliste ; Wissam Charaf, journaliste et réalisateur ; Xavier Monnier, journaliste à Blast ; Yannis Angles, journaliste ; Yanis Mhamdi, journaliste à Blast ; Yann Plougastel, journaliste (CFDT-Journalistes) ; Yaël Goujon, journaliste et réalisateur ; Yasmine Canga-Valles, coordinatrice vidéo AFP ; Yohanne Lamoulère, photographe ; Youssef Charifi, ancien formateur au CFJ, producteur indépendant ; Yves Souben, journaliste à La Marseillaise, délégué Filpac-CGT ; Zoé Cottin, journaliste ; Zoé Neboit, journaliste pigiste.

  • Le PCF refusera tout budget de recul social

    Le PCF refusera tout budget de recul social

    Alors que le gouvernement Bayrou devrait tomber ce lundi, la direction communiste se réunissait samedi place du Colonel Fabien. À l’ordre du jour : les initiatives à prendre dans cette période d’instabilité politique, l’hypothèse d’une nouvelle dissolution, mais aussi l’adoption d’un cahier thématique sur la Sécurité sociale du XXIe siècle, 80 ans après sa création.

    Dans son introduction, Fabien Roussel ne retient pas ses coups contre le gouvernement Bayrou et son budget qu’il qualifie de « déclaration de guerre sociale ». Les députés communistes et leurs partenaires d’Outre-mer voteront donc contre la confiance demandée par l’hôte actuel de Matignon.

    « Nous n’accepterons aucune ponction supplémentaire sur le pouvoir d’achat des salariés, des retraités, aucun compromis sur ce sujet. Pas touche à la santé, aux salaires, aux pensions, aux allocations », affirme le secrétaire national du PCF avant de prévenir : « nous sommes prêts à voter une nouvelle censure, à faire tomber un nouveau gouvernement s’il s’entête à taper sur les Français et donc nous sommes prêts à une nouvelle dissolution même si nous ne souhaitons pas qu’il y en est une ».

    Décidé à « travailler sur un budget alternatif », il rappelle, à la veille des mobilisations des 10 et 18 septembre, que « l’ADN du PCF est d’être une force au service du monde du travail et des rassemblements les plus efficaces ».

    Dans la discussion, Pierre Lacaze, responsable national en charge des élections souligne la nécessité pour les communistes d’être prêts à des candidatures dans l’ensemble des circonscriptions législatives, tout en recherchant un accord avec les autres forces de gauche. « Nous ne voulons plus d’un accord réduit à 50 circonscriptions qui ne tienne pas compte de notre implantation et de nos combats », avait insisté avant lui, Fabien Roussel.

    Dans la résolution finale, adoptée par 67 voix pour et une abstention, le PCF « met en débat un pacte d’avenir pour la France avec un plan de dépenses publiques, de formation, d’embauches et d’investissement à 500 milliards d’euros pour les cinq prochaines années grâce à un fonds d’avances alimenté par le pôle public bancaire existant », tout en « remettant à plat les 211 millions d’euros d’aides publiques aux entreprises selon des critères sociaux et environnementaux et de nouveaux pouvoirs des salariés ».

    Le texte appelle les organisations du parti communiste « à organiser partout, avec nos concitoyens et concitoyennes, les forces syndicales et associatives et les forces politiques de gauche, le débat sur la politique du pouvoir, l’alternative à y opposer » mais aussi à amplifier la préparation des élections municipales et les mobilisations pour la paix.

    Par ailleurs, la direction communiste donne rendez-vous « aux salariés, à toutes nos concitoyennes et tous nos concitoyens » à la Fête de l’Humanité les 12, 13 et 14 septembre et fixe la date du prochain congrès national du PCF les 3, 4 et 5 juillet 2026.