Tag: France

  • Tout (dé)bloquer

    Tout (dé)bloquer

    Dans notre région, comme dans le reste du pays, c’est un jour de colère qui s’annonce aujourd’hui. Colère provoquée par la mal-vie, l’injustice sociale, le budget d’austérité présenté par François Bayrou.

    Depuis l’appel à « tout bloquer » lancé sur les réseaux sociaux de manière spontanée, la situation a considérablement évolué. D’abord,
    les partis de gauche ont unanimement appelé à soutenir le mouvement. Ensuite, la CGT s’est aussi positionnée en faveur de cette date de mobilisation et l’intersyndicale a appelé également à l’action le 18 septembre. Enfin, et ce n’est pas rien, le gouvernement de François Bayrou a été largement balayé lors du vote de confiance à l’Assemblée nationale.

    Nicolas qui paie, comme ses collègues, ses voisins, a un pouvoir : faire grève

    La crise institutionnelle, politique et sociale est telle, que le pays est déjà bloqué. Dès lors, l’enjeu pour celles et ceux qui descendront dans la rue, aujourd’hui, est de trouver une issue à cette situation dont est responsable le président de la République et l’intransigeance libérale de son camp. En nommant Sébastien Lecornu, c’est lui qui achève de bloquer
    le pays.

    Le monde du travail doit reprendre la main.

    « Nicolas qui paie », cette figure fictive agitée par les populistes sur les réseaux sociaux, a un pouvoir qui découle de son travail : faire grève. Avec son collège Ahmed qui paye et sa voisine Rachel qui paie, ils peuvent tout changer, et en refusant la division et en prenant conscience de leur force par l’action collective qui peut tout (dé)bloquer.

  • 3114, un numéro d’écoute pour prévenir les suicides

    3114, un numéro d’écoute pour prévenir les suicides

    « Le suicide n’est pas une fatalité et sa prévention est un enjeu de santé publique ». Tels sont les mots de Yann Bubien, directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d’Azur, pour évoquer la journée internationale de prévention du suicide, ce mercredi. Avec une moyenne de 800 suicides par an dans la région, l’ARS Paca rappelle l’existence d’un centre régional dédié à l’accompagnement des personnes en détresse psychologique.

    Lutter contre l’isolement

    « La solitude est un facteur aggravant du suicide », explique Jean Marc Henry, psychiatre et responsable médical du centre régional de prévention du suicide. C’est pour briser cet isolement que des plateformes téléphoniques ont été mises en place, depuis 2023, afin d’apporter une aide d’urgence ou pour offrir un suivi. Trois dispositifs existent pour tenter de prévenir le passage à l’acte.

    Le 3114, numéro national de prévention du suicide, constitue la première porte d’entrée. Sa plateforme, située à Marseille, offre un soutien téléphonique 24h/24 et 7 jours sur 7, assuré par des professionnels de santé, psychologues ou infirmiers, dans le respect de l’anonymat. « Ce numéro permet d’être là au bon moment, ce qui est très utile », précise le responsable médical du centre régional. Les interlocuteurs sont formés pour apporter de l’aide aux personnes en détresse. Le numéro s’adresse aussi bien aux personnes ayant des pensées suicidaires qu’à leur entourage, en quête de solutions pour les aider.

    Le deuxième dispositif, VigilanS, également national, propose un suivi aux personnes ayant déjà fait une tentative. En région Paca, il permet l’accompagnement de 2 000 personnes. « Ce dispositif a permis une baisse de 38% des réitérations de l’acte », indique le responsable médical du centre.

    La troisième action du centre se focalise sur les adolescents, en travaillant avec l’Association suicide et mal-être de l’adolescent (Asma). Créée en 2002 au sein de l’AP-HM, l’association a depuis rejoint le centre régional.

    Des dispositifs efficaces

    Ces dispositifs d’écoute et de suivi s’accompagnent également d’actions de formation et de prévention. L’association Asma a, par exemple, développé un jeu de société intitulé « Bien ou quoi » à destination des jeunes de la 4e à la terminale. « Ce jeu permet de prévenir le suicide en apportant aux jeunes les ressources qui existent et en leur apprenant à communiquer », explique émilie Stella-Lyonnet, responsable du service d’Asma.

    Une prévention qui semble porter ses fruits. Bien que les décès par suicide restent la deuxième cause de mortalité évitable en France, leur nombre diminue depuis une dizaine d’années. « En 10 ans, il y a eu une réduction de 14% des décès par suicide, ce qui montre que ces dispositifs fonctionnent. Mais il reste encore beaucoup à faire », conclut Yann Bubien.

  • Les Bleus peuvent remercier un Mbappé déterminé

    Les Bleus peuvent remercier un Mbappé déterminé

    On pensait que l’Ukraine était l’adversaire le plus dangereux pour les Bleus dans cette poule D, mais l’Islande a montré qu’elle était capable de jouer les trouble-fêtes. Sur la pelouse du Parc des Princes, mardi soir, les hommes de Didier Deschamps ont dû s’employer pour aller chercher la victoire (2-1) face à la Terre de Feu et de Glace pour leur deuxième match dans cette phase de qualification pour le Mondial-2026. L’équipe de France, vainqueur de l’Ukraine (0-2) vendredi dernier, prend la tête du groupe, avec trois points d’avance sur les Islandais, deuxièmes, compte tenu du match nul entre l’Ukraine et l’Azerbaïdjan (1-1) plus tôt dans la journée.

    Le capitaine a pris ses responsabilités

    Aussi dominants que face aux Ukrainiens, les Bleus ont toutefois manqué de réalisme devant la cage islandaise, blindée par Elias Olafsson. Le géant gardien de Midtjylland a effectué une première mi-temps solide, quasiment héroïque, sur sa ligne. Il a multiplié les arrêts face aux attaquants tricolores, à l’image d’une double parade magistrale en prenant le meilleur sur Manu Koné et Marcus Thuram. Ce dernier, critiqué pour ses performances en sélection, a tout essayé pour débloquer la situation. De la tête, en profondeur, dans et en dehors de la surface, rien n’a souri au fils du Philosophe.

    Avec près de 75 % de possession de bale dans la première demi-heure de jeu, les Bleus auraient dû trouver la faille pour transformer l’essai. Mais ce sont bien les Scandinaves qui ont ouvert le score, grâce à Andri Gudjohnsen, sur une passe ratée du milieu offensif bavarois Michael Olise, dans la surface de réparation (22e, 0-1). « On a le ballon, on a le monopole, on a fait une erreur et on l’a payé cash. C’est la seule occasion qu’ils ont. Face à une équipe aussi regroupée, avec un bloc, il faut amener plus de percussions », martelait Didier Deschamps à la mi-temps. Les souhaits du sélectionneur sont rapidement devenus réalité.

    En difficulté depuis le début de la partie, Marcus Thuram a provoqué un pénalty en fin de première période. Le capitaine Mbappé s’est exécuté et a égalisé sans trembler (45e, 1-1). Avec 52 buts inscrits désormais, l’ancien parisien devient le deuxième meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France devant un certain Thierry Henry, mais toujours derrière Olivier Giroud. L’attaquant du Real Madrid ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il a offert le but de la victoire à Bradley Barcola, tel un grand seigneur (62e, 2-1). L’exclusion de son coéquipier en club Aurélien Tchouaméni (67e) n’a rien changé au scénario final, même si les Bleus se sont fait quelques frayeurs au passage.

    2e journée – Phase de qualification pour le Mondial-2026

    Au Parc des Princes, à Paris (40 000 spectateurs)

    Arbitre : António Nobre (ESP)

    Buts : Mbappé (45), Barcola (62) pour la France, A.Gudjohnsen (22) pour l’Islande

    Avertissements : Koné (29), T.Hernandez (54), Mbappé (90+2) pour la France ; Anderson (44), A.Gudjohnsen (67) pour l’Islande

    Exclusion : Tchouaméni (67).

    FRANCE : Maignan – Koundé (Gusto, 63), Konaté, Upamecano, T.Hernandez – Olise (Ekitiké, 90+6), Tchouaméni, Koné, Barcola (Coman, 63) – Thuram (Rabiot, 72), Mbappé (cap).

    Sélectionneur : D. Deschamps

    ISLANDE : Ólafsson – Pálsson, Ingason, Grétarsson (Hlynsson, 82) – Þorsteinsson (Helgason, 72), Anderson (Bjarkason, 64), Jóhannesson (Thordarson, 72), Ellertsson – Haraldsson (cap), A. Guðjohnsen, D. Guðjohnsen (Magnusson, 64).

    Sélectionneur : A. Gunnlaugsson

  • Bayrou renversé, Macron au pied du mur

    Bayrou renversé, Macron au pied du mur

    Le rideau est définitivement tombé sur François Bayrou à l’issue d’un dernier acte provoqué par lui-même, lundi 8 septembre, à l’Assemblée nationale. Une écrasante majorité de députés, 364 sur 558 suffrages exprimés, ont refusé de lui accorder la confiance, faisant, de facto, tomber le gouvernement. Ils ont été seulement 194 à voter « pour ». Comme le stipule la Constitution, François Bayrou doit remettre sa démission au président de la République, neuf mois à peine après sa nomination. Il le fera ce mardi. Dans un communiqué, l’Élysée précise qu’Emmanuel Macron « prend acte » du résultat et nommera un nouveau Premier ministre « dans les tout prochains jours. »

    En engageant sa responsabilité, François Bayrou savait qu’il allait à l’échec, ne disposant pas de majorité. « Cette épreuve de vérité, je l’ai voulue », a lancé, bravache, le maire de Pau avant d’enfourcher son dada : la dette. « La France n’a pas connu de budget à l’équilibre depuis 51 ans », a-t-il déclaré pour justifier son « plan pour aller vers le désendettement ». Une cure d’austérité budgétaire de 44 milliards d’euros pour 2026 qu’il avait révélée le 15 juillet. « Vous avez le pouvoir de faire tomber le gouvernement, mais vous n’avez pas le pouvoir d’effacer le réel », a-t-il conclu, en guise d’oraison funèbre. Côté soutiens, Bayrou a reçu celui de son groupe, les Démocrates. Son président, Marc Fesneau, a fustigé les « déficito-spectiques ». Autre allié, le groupe Horizons et Indépendants, par la voix de Paul Christophe, a asséné sa potion amère, celle d’Édouard Philippe : « Nous devons dépenser moins et travailler plus ». Pour les macronistes, Gabriel Attal (Ensemble pour la République), a joué la carte du dialogue avec les socialistes, mais sans les nommer. « Je tends la main et je vous le demande, dialoguons » . Voilà pour les soutiens. Car du côté de la droite LR, pourtant au gouvernement avec Bruno Retailleau, contraint de quitter Beauvau, les votes se sont partagés. Bayrou n’a même pas réussi à faire le plein chez les députés du socle commun : 194 voix sur 210 potentielles. Un désaveu dans le désaveu. Quant à l’extrême droite RN et son supplétif, l’UDR d’Éric Ciotti, Marine Le Pen a martelé son obsession : la dissolution de l’Assemblée nationale. Ce à quoi Macron se refuse, pour l’instant.

    Si les gauches ont été unies dans le vote « contre », les stratégies pour l’après Bayrou divergent fortement. Boris Vallaud (PS) a déclaré que « les socialistes sont prêts, avec la gauche et les écologistes, à gouverner ». Il se tourne vers les députés du socle commun : « Acceptez le désir de changement des Français. Comme socialistes, nous ne nous déroberons pas ». Pour les députés écologistes, Emmanuel Macron doit « nommer un premier ministre issu du Nouveau front populaire », la coalition des gauches arrivée en tête aux législatives anticipées en juin 2024. Mais la présidente du groupe, Cyrielle Châtelain, prévient : « Le dialogue, toujours, la compromission, jamais ». La présidente du groupe FI, Mathilde Panot, a été plus cinglante : « Tous ceux qui tenteront de sauver le soldat Macron tomberont ». Pour la députée insoumise, avec la chute de François Bayrou, « le mouvement du 10 septembre aura obtenu une victoire avant son commencement ».

    Le mouvement social ne peut, en effet, rester en marge. Stéphane Peu (PCF), rappelle que les Français « souhaitent que l’on change de politique ». Le président du groupe Gauche démocrate et républicaine estime ainsi majeurs les rendez-vous sociaux des 10 et 18 septembre, avec notamment une intersyndicale à nouveau unie pour la justice sociale. « L’écart entre les riches et les pauvres n’a jamais été aussi grand depuis 30 ans », a insisté le député, remettant au mitan un enjeu cardinal.

    « Les socialistes sont prêts, avec la gauche et les écologistes, à gouverner. Qu’il vienne nous chercher ! »

  • Le Premier ministre François Bayrou renversé par les députés

    Le Premier ministre François Bayrou renversé par les députés

    Le rideau est définitivement tombé sur François Bayrou à l’issue d’un dernier acte provoqué par lui-même, lundi 8 septembre, à l’Assemblée nationale. 364 députés ont voté « contre » la confiance, dont l’ensemble des députés des quatre groupes de gauche : PS, FI, Les Écologistes, Gauche démocrate et républicaine (qui comprend les communistes). Ils ont été 194 députés à voter « pour ». Très largement insuffisant pour François Bayrou, qui doit quitter Matignon. Comme le stipule la Constitution, François Bayrou doit, en effet, remettre sa démission et celle de son gouvernement, au président de la République, à peine neuf mois après sa nomination. Il devrait le faire mardi 9 septembre.

    En engageant sa responsabilité, le Premier ministre savait qu’il allait à l’échec, ne disposant pas de majorité. « Cette épreuve de vérité, je l’ai voulue » a lancé, bravache, le maire de Pau avant d’enfourcher son dada : la dette. « La France n’a pas connu de budget à l’équilibre depuis 51 ans », a déclaré le Premier ministre pour justifier son « plan pour aller vers le désendettement ». Un plan d’austérité budgétaire d’un montant de 44 milliards d’euros pour l’année 2026 qu’il a révélé le 15 juillet. « Vous avez le pouvoir de faire tomber le gouvernement, mais vous n’avez pas le pouvoir d’effacer le réel », a-t-il encore déclaré aux députés en guise d’oraison funèbre.

    Désormais, la balle est dans le camp du président de la République. Emmanuel Macron, qui exclut de démissionner, a deux options : nommer un nouveau Premier ministre ou dissoudre l’Assemblée nationale.

  • [Tribune] Monsieur le président, laissez-nous accueillir nos confrères et consoeurs palestinien.nes de Gaza

    [Tribune] Monsieur le président, laissez-nous accueillir nos confrères et consoeurs palestinien.nes de Gaza

    Nous sommes plus de 400 journalistes et professionnels des medias français et francophones apportant notre soutien, depuis le mois de juillet, à la constitution de dossiers d’évacuation et à l’accueil de nos confrères et consœurs palestiniens de Gaza, qui entretiennent pour la plupart des liens avérés avec la France. Parmi eux, certains collaborent avec de grandes rédactions comme Le Monde, BFM TV, l’Agence France Presse ou encore LCI. Ces journalistes, au péril de leur vie, permettent aux Français d’accéder à l’information malgré le «black-out» médiatique imposé par Israël, qui a transformé Gaza en une véritable «zone létale» pour la profession.

    De notre côté, nous nous plions aux conditions drastiques de constitution des dossiers de nos confrères et consœurs. Nous récupérons leurs documents d’identité, nous rassemblons les attestations de travail auprès des organes de presse français ou étrangers pour lesquels ils ont travaillé, nous réunissons des promesses d’embauche, des attestations d’hébergement et de soutien financier, nous leur trouvons des logements pour les accueillir dignement. Nous les connaissons : ce sont des journalistes méritants, intègres, qui font honneur à leur profession, loin de l’image que leur attribuent les campagnes de propagande visant à les assimiler à des militants du Hamas. En août, un média israélien a ainsi révélé l’existence d’une «cellule de légitimation» de l’armée, chargée de fabriquer de faux dossiers liant les journalistes au Hamas pour tenter de justifier leur exécution.

    Selon les derniers décomptes d’ONG reconnues, 220 d’entre eux ont déjà été tués dans des frappes israéliennes, faisant de Gaza le conflit le plus meurtrier de l’histoire pour la presse. Or depuis la suspension des évacuations, onze journalistes ont été tués ; l’ONU a déclaré l’état de famine à Gaza ; l’IAGS (International Association of Genocide Sholars) a adopté une résolution inédite qui reconnaît que les actions d’Israël à Gaza répondent à la définition du crime de génocide ; Israël a lancé l’invasion de Gaza-ville, et l’administration Trump a proposé un plan assimilable à un projet de nettoyage ethnique.

    Le sort de ces journalistes tués pourrait être celui de ceux que nous aidons, de ceux figurant déjà sur la liste du ministère des Affaires Étrangères. «En tant que journaliste travaillant sur le terrain, j’ai commencé à avoir peur de sortir, de me déplacer. J’ai peur d’être tué et de n’être qu’une simple brève oubliée après quelques heures», nous écrit un journaliste dont le processus d’évacuation a été suspendu.

    Pourtant, depuis plus d’un mois, toutes les évacuations de Palestiniens de Gaza, sans exception, sont suspendues par les autorités françaises. Cette suspension fait suite à la découverte d’une ancienne publication antisémite, sur les réseaux sociaux, d’une étudiante gazaouie évacuée vers la France, ce qui a entraîné l’ouverture d’une enquête interne. Quelles ont été les conclusions de cette enquête ? Comment une seule publication a-t-elle pu conduire à la suspension de toutes les évacuations, y compris celles des malades, des blessés, et des familles relevant du regroupement familial ? Et ce, alors que chaque évacuation est soumise à des procédures de sécurité et d’investigation menées en premier lieu par le Cogat, unité militaire israélienne rattachée au ministère de la Défense. Pour nous, cette décision s’apparente à une punition collective.

    Cette suspension frappe aussi des universitaires et des étudiants, dont la rentrée de septembre est désormais compromise, des artistes, et des familles qui devaient être réunies au titre du regroupement familial. Elle rappelle le sort tragique d’Ahmed Shameia, architecte et professeur d’ingénierie, décédé en mai dernier faute de soins, alors qu’il devait être accueilli en France grâce au programme PAUSE – aujourd’hui suspendu ; ou celui de Omar Harb, universitaire renommé, mort de maladie et de malnutrition le 5 septembre.

    De nombreuses rédactions, des syndicats et sociétés de journalistes, ainsi que RSF, se sont mobilisés afin que le ministère des Affaires Étrangères lève la suspension de ces évacuations. Après vingt-deux mois à subir des conditions de travail inhumaines, aggravées par la famine, ces journalistes n’ont désormais plus même la force de survivre.

    Nous, journalistes français et francophones, réaffirmons notre solidarité avec nos confrères et consoeurs palestinien.nes qui, jour après jour, documentent la destruction de la société palestinienne de Gaza. C’est pourquoi nous voulons leur offrir un accueil digne de leurs nombreux sacrifices. Et la France gagnerait à appliquer les principes humanitaires et de protection de la presse qu’elle met en avant partout ailleurs. «Pourquoi n’avons-nous pas de protection internationale, comme les autres journalistes dans le monde ? Ou bien notre sang est-il sans valeur ?» interpelle un journaliste figurant sur la liste d’évacuation.

    Il est aujourd’hui essentiel que la France mobilise ses moyens pour contribuer à prévenir le génocide et les crimes contre l’humanité en cours, afin que les Palestiniens puissent vivre dignement sur leur terre. Son rôle diplomatique devrait être déterminant pour garantir l’accès de journalistes internationaux à Gaza et soutenir la reprise des évacuations de leurs confrères gazaouis, dont les dossiers sont déjà constitués ou en cours. Enfin, une simplification des procédures et la création d’un programme spécifique dédié aux journalistes est indispensable pour faciliter le départ de celles et ceux qui ne peuvent plus rester sur place.

    Allan Kaval, journaliste Le Monde, prix Bayeux et prix Albert Londres ; Agnès Briançon-Marjollet, journaliste et première secrétaire du SNJ ; Annette Gerlach, journaliste ARTE ; Ariane Lavrilleux, journaliste Disclose ; Antoine Chuzeville, journaliste et premier secrétaire du SNJ ; Aurélie Charon, journaliste et documentariste France Culture ; Aziza Nait Sibaha, rédactrice en chef France 24, vice-présidente de la SDJ France 24 ; Benjamin Barthe, journaliste Le Monde ; Christophe Boltanski, journaliste, écrivain, chroniqueur ; Dominique Vidal, journaliste et historien ; Edith Bouvier, journaliste et réalisatrice ; Edwy Plenel, journaliste Mediapart ; Elise Descamps, secrétaire générale de CFDT-journalistes ; Hélène Lam Trong, journaliste réalisatrice, prix Albert Londres ; Hervé Kempf, journaliste, Reporterre ; Inès Léraud, journaliste et autrice ; Mona Chollet, journaliste essayiste, cheffe d’édition Monde Diplomatique ; Nicolas Hénin, auteur, ancien journaliste ; Nicolas Vescovacci, journaliste-réalisateur indépendant ; Pablo Aiquel, journaliste, sec. général du SNJ-CGT, vice-président de la FEJ ; Pablo Pillaud-Vivien, rédacteur en chef de Regards ; Paul Moreira, journaliste réalisateur Premières Lignes ; Pierre Jacquemain, rédacteur en chef Politis ; Rosa Moussaoui, rédactrice en chef à L’Humanité ; Sophie Nivelle-Cardinale, journaliste, Prix Albert Londres ; Véronique Gaymard, journaliste RFI

    et Aabla Jounaïdi, reporter RFI ; Abdallah Shokair Khaled, journaliste, correspondant Journal al Wafd (Egypte) ; Adèle Surprenant, journaliste ; Adrien Labit, journaliste ; Adrien Vicente, journaliste, AFP ; Agnès Duperrin, journaliste Notre Temps Bayard ; Akram Belkaïd, journaliste ; Alberic de Gouville, journaliste, France 24 ; Alex Robin, Radio Zinzine ; Alexandra Henry, photojournaliste indépendante ; Alexandre Rito, journaliste ; Alexandre-Reza Kokabi, Reporterre ; Alice Fabre, journaliste free lance ; Alice Froussard, journaliste ; Alix de Crécy – Marsactu ; Amanda Jacquel, journaliste, collectif La Friche ; Amaury Baqué, journaliste La Marseillaise ; Amel Zaki, journaliste Libération ; Amina Kalache, journaliste indépendante ; Amira Souilem, reporter, RFI/ARTE ; Ammar Abd Rabbo – journaliste photographe ; Amélie Mougey, directrice de la rédaction Reporterre ; Amélie Zaccour, journaliste ; Anaïs Delmas, journaliste indépendante ; Anaïs Moran, journaliste Libération ; Anaïs Renevier – journaliste pigiste ; Andreina De Bei, journaliste ; Anne Ilcinkas, journaliste ; Anne Paq, photojournaliste ; Anne Pitoiset, journaliste et réalisatrice ; Anne Proenza, journaliste free lance ; Annika Will, journaliste ARTE ; Antoine Boyer, journaliste AFP ; Antoinette Lorenzi, journaliste ; Antonin Maja- journaliste – La Marseillaise ; Aude Lorriaux, journaliste ; Barbara Lohr, journaliste à ARTE ; Barioulet Lucas, journaliste indépendant ; Benjamin Beraud, journaliste ; Benoît Christal, journaliste TF1 – CFDT Journalistes ; Boris Petzold, journaliste ARTECamille Khellaf – journaliste pigisteCamille Malplat, journaliste, AFP ; Camille Balzinger, journaliste indépendante ; Carole Duffréchou, journaliste pigiste ; Catherine Deunf, journaliste à Splann ! ; Caroline du Saint, journaliste Nova Production ; Catherine Deunf, journaliste à Splann ! ; Caroline Fontaine, journaliste ; Camille Paix, journaliste, Libération ; Caroline Renaux, journaliste indépendante ; Catherine Le Gall, journaliste ; Catherine-Marie Degrace, journaliste ARTE ; Cécile Andrzejewski, journaliste ; Cecilia Baeza, chercheure ; Celia Izoard, journalisteCelia Mebroukine, journalisteCéline Cammarata, journaliste ; Céline Cantat, chercheure ; Celine Clery, journaliste AFP ; Céline Martelet, journaliste ; Cemil Sanli, journaliste, réalisateur ; Chanaël Chemin, journaliste ; Charlotte Gauthier, journaliste ; Christian Dauriac, journaliste ; Clair Rivière, journaliste ; Claire Gatinois Bernaud, journaliste réalisatrice ; Claire Grazini ; Clara Hage, journaliste ; Clara Gabillet, journaliste à RMC ; Claudine Cordani, journaliste indépendante ; Clément Guillou, journaliste Le Monde ; Clément Pouré, journaliste ; Coline Charbonnier – journaliste – 15-38 Méditerranée ; Cristina L’Homme, journaliste free lance ; Cyrielle Granier, journaliste ; Cyril Castelliti – journaliste ; Damien Coquet, journaliste, France 24 ; Daniel Vallot, journaliste RFI ; David Arnold, journaliste ARTE ; David Courbet, journaliste AFP (SNJ-CGT) ; David Zurmely, journaliste ARTE ; Delphine Banas, journaliste au Républicain Lorrain ; Delphine Tanguy, journaliste ; Dilnaz Saadalla, traductrice interprète ; Djamel Belayachi, journaliste France 24 ; Djilali Belaid, journaliste ; Donnia Ghezlane-Lala, journaliste ; Dorothée Haffner, journaliste ARTE ; Dounia Rachati, journaliste ; Eden Ezra, coordinatrice vidéo AFP ; Eléonore Sens, journaliste AFP ; Elena Boffetta, coordinatrice vidéo AFP ; Elena Qleibo, chercheuse associé, Ifpo Amman ; Eliott Brachet, journaliste ; Elisabeth Fleury- journaliste à l’Humanité ; Elodie Safaris, Journaliste Arrêt sur images ; Elsa Casalegno, journaliste ; Elsa de La Roche Saint André, journaliste Libération ; Elza Goffaux, journaliste ; Emilie Baujard, journaliste ; Emilie Beraud, journaliste, AFP ; Émilie Laystary, journaliste ; Emilie Parente, journaliste – La Marseillaise ; Emmanuelle Fauret Cheffe de fabrication JT TF1 ; Emma Audrey, Journaliste / Membre SNJ-CGT ; Emmanuel Clévenot, journaliste à Reporterre ; Emmanuel Haddad, journaliste à L’Orient-Le Jour ; Emmanuel Poupard, journaliste Le Courrier de l’Ouest ; 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Léa Guedj, journaliste ; Lea Martinez, journaliste Off Investigation ; Leïla Beratto – 15-38 Méditerranée ; Leslie Fauvel, journaliste AFP ; Lionel Dian – RMC ; Lionel Jullien, journaliste ARTE ; Lisa Legeay, journaliste – Blast ; Lise Kiennemann, Journaliste ; Loïc Radenac, journaliste BFMTV ; Loreline Merelle, journaliste ARTE ; Lorène Lavocat, journaliste à Reporterre ; Louis Rengard, journaliste ; Louis Witter, journaliste à RMC ; Louisa Benchabane, journaliste ; Louise Bihan, journaliste à Espaces ; Louise Mohammedi, journaliste, Reporterre ; Louizart Lou photographe indépendante ; Luc Mathieu reporter à Libération ; Lucas Lauber, journaliste freelance ; Lucas Roxo, journaliste, collectif La Friche ; Lucien Chapotte, Ouest France ; Lucien Lung, journaliste ; Lucile Leclair, journaliste ; Ludovic Finez, secrétaire général adjoint du SNJ-CGT ; Madjid Zerrouky, journaliste, Le Monde ; Mael Daniel, Journaliste ; Manuel Dantas, journaliste ARTE ; Manuela Bermudez, journaliste France Médias Monde ; Marie Poupinel, journaliste ; Margaux Bergey, journaliste AFP ; Margaux Houcine, journaliste ; Margaux Seigneur, journaliste ; Marianne Skorpis, journaliste ARTE ; Marianne Truffert, ARTE ; Marie Albessard, journaliste pigiste ; Marie Anne Gongora, journaliste indépendante ; Marie Astier, journaliste, Reporterre ; Marie-Claire Polo, journaliste ; Marie Jo Sader journaliste et réalisatrice ; Marie-José Sirach, journaliste l’Humanité ; Marie Gall, journaliste ; Marie-Madeleine Sève, journaliste ; Marie-Noëlle Battaglia, journaliste indépendante, réalisatrice ; Marine Penot, journaliste, BFMTV ; Marius Rivière, journaliste indépendant, membre du collectif Presse-Papiers ; Martin Dumas Primbault, journaliste ; Martine Monti, journaliste – La Marseillaise ; Marin Lefèvre, journaliste AFP ; Mario Lawson, journaliste AFP ; Martin Roux, journaliste à Reporters Sans Frontières (RSF) ; Mathieu Grégoire, journaliste – l’Equipe ; Mathieu Magnaudeix, journaliste, Mediapart ; Maud Vergnol, codirectrice de la rédaction de l’Humanité ; Maël Galisson, journaliste ; Melissa Chemam, journaliste à RFI ; Mélanie Ferhallad, journaliste ; Mellit Derre, journaliste ; Meriem Bioud pigiste ; Meriem Laribi, journaliste ; Michel Despratx, journaliste ; Mohamed Errami, journaliste ; Momolemalin, reporter indépendant pour Taragüi Média ; Mona Hammoud, journaliste réalisatrice indépendante ; Morad Ait-Habbouche Journaliste ; Morgan Large Journaliste ; Muriel Rozelier, journaliste independante ; Mylene Sauloy, réalisatrice reporter, enseignante TV ; Myriam Guillaume, La Marseillaise ; Nabia Makhloufi, journaliste, France 24 ; Nadia Ettayeb, journaliste Aligre FM ; Nadia Henni-Moulaï, journaliste ; Nadia Leila Aissaoui, sociologue, journaliste indépendante ; Nadja Vancauwenberghe, journaliste ; Natacha Marbot, journaliste ; Nathalie Kamileris, Radio Zinzine ; Nathan Gallo, journaliste ; Nicolas Ancellin, journaliste indépendant ; Nicolas Cossic, journaliste ; Nicolas Legendre, journaliste, Prix Albert Londres ; Nicolas Mayart, journaliste au Média TV ; Nicolas Puig, journaliste ; Nicolas Rouger, journaliste ; Nina Droff, journaliste ; Nina Hubinet, journaliste, collectif Presse-Papiers ; Nina Moreno, journaliste Libération ; NnoMan – photojournaliste ; Noé Pignède, journaliste ; Nolwenn Weiler – journaliste ; Noura Doukhi, journaliste à L’Orient-Le Jour ; Nouran Gad, doctorante en science politique, Aix Marseille Université ; Olivia Snaije, journaliste ; Olivier Da Lage, journaliste ; Olivier-Jourdan Roulot, journaliste à Blast ; Olivier Koch, maître de conférence en SIC, Université Paris Sorbonne Nord ; Oriane Mollaret, journaliste ; Oriane Marty, journaliste à Blast ; Ouissem, Urbania ; Paloma Moritz, journaliste Blast ; Pascal Riché, journaliste, Le Monde ; Pascale Mariani, journaliste indépendante ; Patrick Gherdoussi, photojournaliste indépendant ; Paulina Benavente, journaliste RMC ; Pauline Pidoux, journaliste ; Pauline Piraud-Fournet, chercheure – Univ.Paris 1 Panthéon Sorbonne ; Pedro Brito da Fonseca, réalisateur, photojournaliste ; Pierre Labrousse, journaliste – La Marseillaise ; Pierre-Yves Bulteau, journaliste à Splann ; Quentin Bonade-Vernault, journaliste et photojournaliste ; Rachid Laïreche, journaliste Libération ; Rachida El Azzouzi, journaliste, Mediapart ; Remi Dybowski Douat, journaliste ; Rislene Achour, journaliste, présidente du Club de la presse de Marseille ; Romane Frachon, journaliste ; Régine Fiorani – Radio Galère ; Rémi-Kenzo Pagès, journaliste ; Ryad Ouslimani, journaliste ; Sabine Colpart, journaliste AFP ; Sabrina Djellal, photographe ; Sandrine Issartel, journaliste SNJ-CGT ; Sarah Benichou – journaliste ; Sarah Boumghar, journaliste reporter indépendante ; Sarah Tahlaiti – réalisatrice et cofondatrice on.suzane ; Severine Sajous, photojournaliste ; Simon Leplâtre, journaliste, le Monde ; Solène Gripon, journaliste indépendante ; Solène Leroux, journaliste à RMC ; Solenn Guillanton, journaliste à RMC ; Sophie Bouillon, journaliste, prix Albert Londres ; Sophie Boutière-Damahi – journaliste pigiste ; Sophie Shihab, Le Monde ; Sophie Tardy-Joubert, journaliste indépendante ; Soraya Morvan-Smith, secrétaire générale adjointe du SNJ-CGT, journaliste à France 24, enseignante, école de journalisme de Lannion ; Stenka Quillet, journaliste réalisatrice ; Stéphane Antoine, journaliste L’Equipe ; Stéphane Foucart, journaliste Le Monde ; Stéphane Herbert, photographe ; Stéphanie Maupas, journaliste ; Sylvain Mercadier, journaliste ; Sylvie Briet, journaliste indépendante ; Sylvie Dellus, journaliste ; Sébastien Fontenelle, journaliste à Blast ; Ségolène Ragu, photographe indépendante ; Tarek Kai, grand reporter, France 24 ; Thibault Izoret, journaliste à Blast ; Thibaut Schepman, journaliste indépendant ; Thierry Vincent, journaliste à Blast ; Thilelli Chouikrat, journaliste ; Thomas Dandois, journaliste, réalisateur ; Thomas Hofnung, La Croix ; Thomas Lemahieu, journaliste à L’Humanité ; Tristan Arnaud, La Marseillaise ; Vahid Shamsoddinnezhad, journaliste RFI ; Valentina Napolitano, sociologue, IRD ; Valerie Rohart, journaliste indépendante ;Victor Joanin, journaliste à RMC ; Vinciane Joly, journaliste, La Croix ; Véronique Meynier, journaliste La Marseillaise ; Veronique Rossi, graphiste indépendante ; Walid Bourouis, journaliste ; William de Lesseux, journaliste ; Wilson Fache, journaliste ; Wissam Charaf, journaliste et réalisateur ; Xavier Monnier, journaliste à Blast ; Yannis Angles, journaliste ; Yanis Mhamdi, journaliste à Blast ; Yann Plougastel, journaliste (CFDT-Journalistes) ; Yaël Goujon, journaliste et réalisateur ; Yasmine Canga-Valles, coordinatrice vidéo AFP ; Yohanne Lamoulère, photographe ; Youssef Charifi, ancien formateur au CFJ, producteur indépendant ; Yves Souben, journaliste à La Marseillaise, délégué Filpac-CGT ; Zoé Cottin, journaliste ; Zoé Neboit, journaliste pigiste.

  • Le PCF refusera tout budget de recul social

    Le PCF refusera tout budget de recul social

    Alors que le gouvernement Bayrou devrait tomber ce lundi, la direction communiste se réunissait samedi place du Colonel Fabien. À l’ordre du jour : les initiatives à prendre dans cette période d’instabilité politique, l’hypothèse d’une nouvelle dissolution, mais aussi l’adoption d’un cahier thématique sur la Sécurité sociale du XXIe siècle, 80 ans après sa création.

    Dans son introduction, Fabien Roussel ne retient pas ses coups contre le gouvernement Bayrou et son budget qu’il qualifie de « déclaration de guerre sociale ». Les députés communistes et leurs partenaires d’Outre-mer voteront donc contre la confiance demandée par l’hôte actuel de Matignon.

    « Nous n’accepterons aucune ponction supplémentaire sur le pouvoir d’achat des salariés, des retraités, aucun compromis sur ce sujet. Pas touche à la santé, aux salaires, aux pensions, aux allocations », affirme le secrétaire national du PCF avant de prévenir : « nous sommes prêts à voter une nouvelle censure, à faire tomber un nouveau gouvernement s’il s’entête à taper sur les Français et donc nous sommes prêts à une nouvelle dissolution même si nous ne souhaitons pas qu’il y en est une ».

    Décidé à « travailler sur un budget alternatif », il rappelle, à la veille des mobilisations des 10 et 18 septembre, que « l’ADN du PCF est d’être une force au service du monde du travail et des rassemblements les plus efficaces ».

    Dans la discussion, Pierre Lacaze, responsable national en charge des élections souligne la nécessité pour les communistes d’être prêts à des candidatures dans l’ensemble des circonscriptions législatives, tout en recherchant un accord avec les autres forces de gauche. « Nous ne voulons plus d’un accord réduit à 50 circonscriptions qui ne tienne pas compte de notre implantation et de nos combats », avait insisté avant lui, Fabien Roussel.

    Dans la résolution finale, adoptée par 67 voix pour et une abstention, le PCF « met en débat un pacte d’avenir pour la France avec un plan de dépenses publiques, de formation, d’embauches et d’investissement à 500 milliards d’euros pour les cinq prochaines années grâce à un fonds d’avances alimenté par le pôle public bancaire existant », tout en « remettant à plat les 211 millions d’euros d’aides publiques aux entreprises selon des critères sociaux et environnementaux et de nouveaux pouvoirs des salariés ».

    Le texte appelle les organisations du parti communiste « à organiser partout, avec nos concitoyens et concitoyennes, les forces syndicales et associatives et les forces politiques de gauche, le débat sur la politique du pouvoir, l’alternative à y opposer » mais aussi à amplifier la préparation des élections municipales et les mobilisations pour la paix.

    Par ailleurs, la direction communiste donne rendez-vous « aux salariés, à toutes nos concitoyennes et tous nos concitoyens » à la Fête de l’Humanité les 12, 13 et 14 septembre et fixe la date du prochain congrès national du PCF les 3, 4 et 5 juillet 2026.

  • Les Bleus débutent leur aventure vers le Mondial

    Les Bleus débutent leur aventure vers le Mondial

    Après une saison de transition rythmée par la Ligue des nations, place aux choses sérieuses pour les Bleus. Ils vont tenter d’accrocher la première place du groupe D pour se frayer un chemin direct vers la Coupe du monde, organisée l’an prochain aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

    Le contexte sera très particulier avec un sélectionneur en quête d’une 7e phase finale, mais en fin de parcours, puisqu’il a annoncé en janvier qu’il rangerait son costume à l’issue de son contrat après le tournoi nord-américain. La forme disparate des joueurs français, dont certains ont connu une préparation très courte cet été, ajoute encore une part d’inconnu à ce premier déplacement.

    « Pas d’excès de confiance », assure ainsi Didier Deschamps, qui ne veut surtout pas se complaire dans un statut de favori, même si l’Ukraine a raté les quatre dernières Coupes du monde, alors que la France sort de deux finales, dont l’une victorieuse en 2018. « Ça n’a jamais été une formalité de se qualifier », insiste Deschamps, qui était sur le terrain quand les Bleus ont laissé échapper dans les dernières secondes contre la Bulgarie (défaite 2-1) le ticket pour le Mondial-1994, qui se déroulait lui aussi aux États-Unis.

    « Le haut niveau est impitoyable, martèle le sélectionneur. Si on ne met pas ce qu’on doit mettre, on s’expose à des difficultés. Donc, il ne s’agit pas d’avoir de la crainte, mais d’être vigilant et conscient que rien n’est fait. La qualification, il va falloir aller la chercher sur ces six matches. » « Ces qualifications sont très rapprochées, ça durera deux mois et demi, note Koundé. Et, en début de saison, les niveaux de forme sont différents. Il faudra être d’autant plus vigilant et mettre l’intensité qu’il faut pour faire parler nos qualités. »

    Dembélé diminué

    Le retour du Barcelonais, absent en juin, va faire du bien à une défense qui avait explosé lors de la défaite contre l’Espagne (5-4) en demi-finale de la Ligue des nations, en juin. La France retrouvera aussi Dayot Upamecano, le patron de son arrière-garde, mais il manquera une nouvelle fois William Saliba, forfait, ce qui devrait profiter à Ibrahima Konaté en charnière centrale. La grosse incertitude concerne Ousmane Dembélé, touché à la cuisse gauche avec le PSG en Ligue 1.

    Mais Deschamps a du matériel en attaque pour compenser son éventuelle absence et composer son 4-2-3-1, une richesse illustrée par la première convocation de la pépite monégasque Maghnes Akliouche. « Ce système-là offre quand même l’opportunité d’avoir plus de joueurs offensifs, ça demande évidemment de la répétition pour avoir des automatismes », commente le sélectionneur. « J’aime bien ce système dans lequel j’ai l’habitude d’évoluer, complète Koundé. Il apporte de la stabilité avec deux joueurs devant la défense, mais permet aussi de jouer entre les lignes avec un 10 et de faire peser une menace offensive importante. »

    Il faudra faire fonctionner ce schéma, dès vendredi, pour ne pas se mettre en difficulté et vivre sous la menace des barrages prévus en mars 2026.

  • Fin de partie pour le gouvernement Bayrou

    Fin de partie pour le gouvernement Bayrou

    Les ministres et le premier d’entre eux, François Bayrou, se sont retrouvés mercredi à l’Élysée autour du président Emmanuel Macron pour un dernier tour de piste, un Conseil des ministres crépusculaire, cinq jours avant le vote de confiance à l’Assemblée nationale qui devrait signer sa chute. Une ambiance glaciale selon des participants tant la décision de François Bayrou déplaît aux membres du gouvernement, obligés de se faire hara-kiri avec lui.

    « Le président de la République a demandé de faire acte de mobilisation, de pédagogie », a pour sa part rapporté la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, à l’issue de ce Conseil. Un président de la République de plus en plus inaudible. Le chef de l’État a prévenu que, « quel que soit le vote (…) la situation de la France ne sera pas résolue », ajoutant que « s’affranchir du réel n’était pas responsable pour la suite », a affirmé Mme Primas.

    Tentant de conjurer le sort qui lui est promis, François Bayrou reçoit les forces politiques une à une cette semaine et multiplie les passages dans les médias, comme sur BFMTV et RMC mercredi.

    Le PS reçu ce jeudi

    Il a néanmoins semblé se préparer à son départ, concédant que le scénario de sa chute était « peut-être réaliste » mais que lui se refusait à être « défaitiste », jugeant encore « possible » que les députés ne votent pas contre lui. Pour autant le chef du gouvernement n’a fait aucune concession en direction des socialistes, qu’il doit recevoir ce jeudi matin, pour tenter d’inverser leur décision de faire tomber le gouvernement, notamment sur la suppression de deux jours fériés. Il a également balayé les propositions du PS, qui veut diviser par deux l’année prochaine l’effort voulu par le Premier ministre de 44 milliards d’euros.

    Le Premier ministre élude surtout la question sociale et la colère des Français. Et ce alors que les services de renseignements relèvent que la mobilisation du 10 septembre passe désormais « par des réunions et des assemblées générales où les gens se voient et échangent concrètement ». Il y a des réunions « partout, dans des villages et pas seulement dans les grandes villes ». Même si l’hypothèse d’une chute du gouvernement de François Bayrou le 8 septembre est la plus probable, les services considèrent que le 10 septembre sera « une journée qui comptera » car il y a « de la grogne et de la colère ». Elle s’inscrit en outre dans « une séquence, une journée d’action syndicale étant prévue le 18 septembre ».

  • L’accord commercial avec le Mercosur revient au galop

    L’accord commercial avec le Mercosur revient au galop

    « Viande contre voitures ». Le collectif stop CETA/Mercosur, dont fait notamment partie l’association altermondialiste Attac, qualifie ainsi l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays d’Amérique latine du Mercosur. Le 6 décembre 2024, il dénonçait la signature de ce traité commercial entre la présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen et les chefs d’États des pays concernés (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay). Un accord « pensé pour satisfaire l’appétit des entreprises multinationales et non les besoins des populations ».

    Neuf mois plus tard, mercredi 3 septembre, la Commission européenne a approuvé le traité et appelé les 27 pays de l’UE à donner leur feu vert rapidement en promettant des garanties « robustes » aux agriculteurs.

    Jusqu’ici, la France menait la fronde au sein des 27. Pour la convaincre et rassurer les agriculteurs européens, la Commission promet désormais de compléter l’accord par un « acte juridique » renforçant les mesures de sauvegarde pour « les produits européens sensibles ». L’exécutif européen s’engage à intervenir en cas d’impact négatif des importations sur certaines filières, comme le bœuf, la volaille, le sucre et l’éthanol. Des mesures immédiatement saluées à Paris. La porte-parole du gouvernement Sophie Primas s’est réjouie que l’Union européenne « ait entendu les réserves » françaises. Le gouvernement a encore « besoin d’analyser cette clause de sauvegarde », a-t-elle toutefois nuancé. Bruxelles ne cesse de marteler la nécessité de diversifier les partenariats avec des « alliés fiables », alors que la concurrence est féroce avec la Chine et que les taxes douanières sur les produits européens augmentent dans les États-Unis.

    Manif des agriculteurs ce jeudi à Bruxelles

    Cet accord doit notamment permettre à l’Union européenne d’exporter davantage de voitures, de machines, de vins et de spiritueux en Argentine, au Brésil, en Uruguay et au Paraguay. En retour, il faciliterait l’entrée de viande, sucre, riz, miel ou soja sud-américains, au risque de fragiliser certaines filières agricoles européennes. Depuis la conclusion des négociations en décembre, les syndicats agricoles européens sont vent debout. « Le combat se poursuit », a prévenu le premier syndicat agricole français, la FNSEA, en appelant au chef de l’État Emmanuel Macron. Une mobilisation d’agriculteurs est annoncée ce jeudi à Bruxelles. L’exécutif européen remet le dossier du Mercosur sur la table au moment où la France est plongée dans une nouvelle tempête politique. Le gouvernement pourrait tomber lundi lors d’un vote de confiance très mal engagé pour le Premier ministre François Bayrou. LFI réclame une « mobilisation générale » contre le traité. Au Parlement européen, le centriste Pascal Canfin promet une initiative transpartisane pour tenter de « suspendre l’adoption » de l’accord, « en l’absence de transparence et de garanties claires ». L’un des sujets sensibles concerne les normes sanitaires et environnementales. Les agriculteurs européens accusent leurs concurrents latino-américains de ne pas respecter les normes de l’UE.