Tag: festival

  • Risc, hôte des arts et des sciences à l’écran à Marseille

    Risc, hôte des arts et des sciences à l’écran à Marseille

    « Ça peut prendre quelques secondes pour fermer une porte, mais des années pour l’ouvrir », citaient avec évocation Jean-Marc Lamoure et Pilar Arcila lors des dernières Rencontres du cinéma de Gindou. Les réalisateurs de Du monde aux portes, projeté en ouverture des Rencontres sciences et cinéma, mardi 9 décembre dans la salle de la Baleine, située sur le cours Julien. « Un documentaire » tendant « vers la fiction » immergé dans le quotidien du Centre hospitalier de Valvert et de ses patients en psychiatrie, dans le 11e arrondissement de Marseille, qui compte huit chambres d’isolement. L’occasion de questionner l’hospitalité, qui connaît une crise profonde dans tous les champs de la société française aujourd’hui, et dont la racine vient « d’hospes, accueillir et hostis, l’ennemi ».

    Le symbole d’un lien entre le cinéma et la recherche dont Risc, organisé par l’association Polly Maggoo, s’est fait une spécialité depuis une quinzaine d’années et qui irriguera cinq jours de projections ainsi que de rencontres dans des salles obscures telles que le Gyptis, le Vidéodrome 2, l’Artplexe, le Polygone étoilé mais aussi le Muséum d’histoire naturelle et celui d’Histoire.

    Questions d’accueil(s)

    Vitrine de productions qui entretiennent une proximité avec les sciences, y compris humaines et sociales, ce festival présente des films qui « questionnent notre relation à l’autre et nos façons de l’accueillir, l’expérience du handicap et de la maladie, les dits et non-dits de nos histoires familiales mais aussi ceux de la grande Histoire », résume son directeur artistique Serge Dentin, ou encore « notre relation à la vérité dans un monde bouleversé par les réseaux et l’intelligence artificielle, brouillant les frontières entre le réel et le virtuel ».

    Toujours liée à la question de l’hospitalité, plus particulièrement à « ce que signifie l’expression être de quelque part », une séance ayant toujours trait à Marseille sera organisée samedi au cinéma le Miroir de la Vieille Charité. Elle sera lancée à 14h par La cité des phoques, « conférence performée » de Camille Goujon qui « monte et démonte l’histoire, rembobine le film déconstruisant la cité phocéenne » à travers « documents, vidéos de ses enquêtes de terrain, récits mythologiques et témoignages scientifiques ». Place ensuite au court-métrage La station, dans lequel la réalisatrice Lisa Chapuisat rend un hommage musical à la dernière station uvale de France, dont le charme désuet mais profondément humain se répand sur le cours Pierre Puget. Là où « Yanis sert du jus de raisin frais dans des petites coupelles dorées » tandis que « des clients s’installent au comptoir et y laissent un peu d’eux-mêmes ».

    Au total, une cinquantaine de films de tous formats sera diffusée pendant la 16e édition de ce festival qui s’achèvera par l’avant-première de Planètes, de Momoko Seto, « odyssée » d’animation « dans un monde microscopique et imaginaire qui évoque les enjeux des migrations environnementales ».

  • Un festival pour briser idées reçues et fake news en région Occitanie

    Un festival pour briser idées reçues et fake news en région Occitanie

    Des tables rondes, des débats, conférences, remises de prix, documentaires, pièces de théâtre et même des matchs de rugby… ! A l’occasion des 120 ans de la loi de séparation des Églises et de l’État, le conseil régional de la laïcité et des valeurs républicaines organise, dans les villes de la région, un festival de la laïcité, du 3 au 9 décembre.

    En présence d’experts, d’associations, de syndicats et de jeunes, les 120 événements* se veulent autant de moments à la fois festifs, vivants et instructifs à rebours de l’image rigide donnée par certains à cette valeur fondamentale de la République française. « Plus que jamais au moment où se développent les fake news via les intégristes et les populistes, la laïcité est une nécessité en démocratie », insiste Carole Delga (PS). La présidente de Région déplore que par « méconnaissance ou incompréhension », la laïcité soit devenue pour certains synonyme de « terreau d’exclusion », alors qu’elle permet au contraire tout l’inverse. « Elle nous permet de vivre ensemble dans la République dans le respect des valeurs et des convictions de chacun. Ce n’est pas un combat contre mais une force bienveillante du commun : la République française », dit-elle par opposition aux 50 ans de la mort de Franco.

    Face à la religion musulmane qui se sent ostracisée, l’élue socialiste l’assure : « La laïcité permet de croire ou de ne pas croire, c’est la liberté de conscience, la capacité à choisir son destin. Il n’y a pas d’excommunication des religions. Il n’y a pas de religion d’État dans notre pays. La loi est toujours supérieure à la foi ».

    Parce que les populations migrent de plus en plus, Henri Peña-Ruiz, évoquant l’assassinat d’une jeune Iranienne (Mahsa Amini) pour « une mèche de cheveu qui dépassait », insiste sur ce bien précieux pour l’avenir. « La laïcité permet le vivre ensemble, l’égalité de droit des convictions spirituelles et l’orientation de la puissance publique vers l’intérêt général ». Et le parrain du conseil régional de la laïcité de conclure à l’attention des jeunes qui doutent : « Dans un pays laïque, il y a de la place pour tout le monde ».

  • Les marionnettes agitent le fil de nos imaginaires à Marseille

    Les marionnettes agitent le fil de nos imaginaires à Marseille

    Contrairement à ce que son nom indique, Le marché noir des petites utopies n’est pas un paradis artificiel illégal. Mais constitue plutôt un rayon de lumière au milieu de nos imaginaires obstrués par « un monde en constante tourmente ». Dans le but de « rappeler que l’art a le pouvoir de transformer notre quotidien, même dans les recoins les plus inattendus, et de faire entendre une voix d’espoir face aux vents de peur et de division », estime Yiorgos Karakantzas, directeur artistique de la compagnie Anima Théâtre, aux manettes de la 7e édition de cette biennale qui présente du vendredi 5 au dimanche 14 décembre de nombreuses formes courtes de spectacles de théâtre d’objet, essentiellement de marionnettes. Après son ouverture au cinéma Le Gyptis avec la projection du film d’Asmae El Moudir, La mère de tous les mensonges, le festival mettra le cap sur le Théâtre Massalia le lendemain : là où La Manékine, « voyage initiatique » interprété par « un homme-orchestre et une marionnettiste » et inspiré par les frères Grimm, prendra ses quartiers. Autant d’envolées suspendues aux fils de multiples fantaisies qui iront crescendo, comme en atteste un « parcours » qui investira la rue Consolat, quartier des Réformés, dimanche 7 décembre. Au menu notamment, Les sept pêchés du capital, détournement des sept péchés capitaux bibliques, mais « réinterprétés » pour l’occasion « à l’heure du capitalisme, une religion plus récente », mentionne L’insomniaque compagnie qui en est à l’origine. « Ici, le péché de gourmandise se transforme en ode à la surconsommation, et celui de l’avarice, en hymne à l’évasion fiscale.»

    Escale port-de-boucaine

    Installée à l’origine sur la rue de l’Arc, Anima Théâtre s’était inspiré du marché à la sauvette à Noailles pour délivrer au public ses « petites utopies ». Comme une métaphore de la pratique de cette compagnie, adepte de spectacles aux formats courts qui peuvent parfois se déployer depuis de petites valises. « Un éveil à la curiosité et à l’esprit de résistance », dixit Yiorgos Karakantzas, déclenché entre autres par une soirée à la Friche Belle de Mai, où sera joué Blue. Échafaudée par la compagnie Hop Signor, « une série de saynètes » qui forment « ensemble une mosaïque d’observations et de questionnements sur l’autorité, la justice, et les dilemmes liés à l’obéissance aux ordres ».

    Outre ces étapes marseillaises, le festival fera également une escale au Théâtre Le Sémaphore de Port-de-Bouc, mardi 9 décembre, notamment avec le spectacle Tria Fata. Avec une marionnettiste et un musicien au service d’un « bijou de poésie scénique » prenant pour point de départ « la Mort qui vient chercher une vieille dame. Celle-ci négocie un dernier détour : revivre son existence en accéléré ».

    Programme complet et réservations sur www.animatheatre.com

  • Une pluie de stars au Festival de Nîmes

    Une pluie de stars au Festival de Nîmes

    Le Britannique, déjà passé plusieurs fois par Nîmes, y présentera sa tournée « Sting 3.0 », une formule trio resserrée avec le guitariste Dominic Miller et le batteur Chris Maas. Une configuration plus brute, plus directe, qui revisite ses grands classiques – de Roxanne à Fields of Gold – dans une atmosphère plus intime.

    Mais Sting n’est qu’un visage parmi une programmation qui s’annonce exceptionnelle. Le public pourra retrouver Vanessa Paradis et Gaëtan Roussel le 12 juin, Lenny Kravitz le 24 juin, ou encore le rappeur Damso le 1er juillet pour un show très attendu. S’ajoutent à la liste Sabaton (17 juin), les Pixies (7 juillet), Katy Perry (11 juillet), Nick Cave (14 juillet), Christophe Maé (17 juillet), Orelsan
    (22 et 23 juillet), ou encore le Béjar Ballet Lausanne (10 juillet). Entre rock, pop, rap, metal et danse, le Festival de Nîmes 2026 promet l’une de ses éditions les plus ambitieuses.

  • La chanson francophone dans toute sa diversité à Marseille

    La chanson francophone dans toute sa diversité à Marseille

    « Avec le temps, va, tout s’en va. On oublie le visage et l’on oublie la voix », chantait en 1972 Léo Ferré. Tout s’en va, peut-être, si ce n’est la vitalité de la chanson française dans tous les styles dont elle recèle. « On a fait le pari d’une grosse programmation, avec des artistes confirmés, patrimoniaux et émergents, à l’image de la scène musicale francophone actuelle », pose d’emblée Josselin Britschgi, parmi les membres du comité de programmation du festival Avec le temps dont la 28e édition se déploie sur plusieurs scènes marseillaises du 5 au 14 mars. Parmi les symboles d’un tel credo, la date du 7 mars à l’Espace Julien, qui accueillera le taulier du rap français Oxmo Puccino, conteur d’histoires hors pair ayant récemment sorti son ultime album, La hauteur de la lune (voir son entretien dans La Marseillaise de ce week-end). La première partie de la soirée sera quant à elle assurée par le trio marseillo-martiniquais Tifol, aux croisements de la chanson française et créole.

    « Le festival est plus ambitieux que jamais avec un programme élargi, beaucoup de têtes d’affiches et de la diversité artistique : de la chanson à la pop en passant par le rap ou la folk », résume Olivier Jacquet, directeur de la coopérative musicale Grand bonheur qui est aux manettes d’Avec le temps.

    Esthétiques diverses

    Du côté des artistes plus chevronnés, on retrouvera notamment « l’incontournable de la pop francophone » Bertrand Belin à l’Espace Julien, Suzanne, la chanteuse avignonnaise et électro récompensée d’une Victoire de la musique il y a 4 ans, ou encore l’instrumentiste iconoclaste Sébastien Tellier « qui viendra présenter son prochain album Kill the beast au Silo ». Sans oublier la chanteuse et pianiste québécoise Cœur de pirate, dont la pop, surgie en 2009 aux oreilles de l’hexagone avec son tube Comme des enfants, continue de tracer son sillon mélancolique.

    Mais Avec le temps, c’est aussi un festival propice aux découvertes. Au menu notamment, la guitariste franco-malgache Juliette Magnevasoa, le concert dessiné Nuit noire qui raconte « l’odyssée d’un navigateur, entre road trip océanique et récit écologique » qui prendra ses quartiers au Théâtre de l’Œuvre. Mais également le quatuor marseillais de rock garage La flemme, ou encore une soirée où des groupes comme Basstong, Ciac Boum et Le mange bal établissent des « ponts entre musiques traditionnelles et techno ». Charge enfin, au groupe de pop emblématique des années 1980, Les innocents, de clore le festival, mais cette fois à Vitrolles, salle Guy Obino.

    Programme complet sur www.festival-avecletemps.com

  • Le festival Charbon Ardent rallume la flamme

    Le festival Charbon Ardent rallume la flamme

    À La Grand-Combe, le mois de décembre commence sous le signe du feu et des émotions. Du 3 au 7 décembre, Charbon Ardent revient pour sa 19e édition, fidèle à son ambition : offrir un festival gratuit, populaire et ancré dans l’identité cévenole. Cette année, la « Symphonie des éléments » servira de fil conducteur à une programmation qui mêlera création artistique, mémoire minière et fête collective. Le froid ne fait pas peur au public, et seule la pluie inquiète la municipalité.

    Un programme bouillant

    Pendant cinq jours, la ville entière s’animera, de la place Jean-Jaurès à l’espace Frida-Kahlo, en passant par le puits Ricard. C’est justement au puits Ricard que se jouera l’un des grands moments du festival. Samedi 6 décembre, la compagnie La Machine présentera « Incandescences », un spectacle de feu et de lumière. Habituée aux performances monumentales à Toulouse, Nantes ou Calais, la troupe promet une création « poétique et lumineuse », spécialement adaptée à ce site classé.

    Autour de ce final très attendu, Charbon Ardent proposera une semaine dense : soirée rap avec Vices & Versets et Benjamin Epps, concert afro-cubain des Panteras, sirènes musicales de la Cie Mécanique Vivante, spectacles de danse, marionnettes, pyromanie ou vernissages. Des centaines d’élèves du territoire participeront aussi à des ateliers artistiques avant des restitutions publiques. La Grand-Combe, autrefois mine de charbon, revendique désormais une autre identité : celle d’une mine de culture.

  • « Tous Courts », le grand écran des films miniatures

    « Tous Courts », le grand écran des films miniatures

    Il s’est imposé comme l’un des rendez-vous incontournables des cinéphiles. Pour sa 42e édition, le Festival Tous Courts, porté par l’Association des Rencontres Cinématographiques d’Aix-en-Provence, propose une programmation aussi dense que pluridisciplinaire, du 2 au 6 décembre.

    « International », riche de productions issues des quatre coins du monde, le festival « se déploie sur cinq jours et se tient dans cinq lieux : les cinémas aixois – Mazarin et Cézanne – l’Institut de l’image à l’École supérieure d’Art d’Aix-en-Provence, mais également à la Manufacture et au Onepoint », indiquent les organisateurs.

    L’ouverture des festivités, « porte d’entrée » du festival, est d’ailleurs prévue ce mardi. Les projections seront lancées dès 19h30 avec Timoura de Azedine Kasri, mais aussi An Irish Goodbye de Tom Berkeley et Ross White, ou Clean with Me (After Dark) de Gabrielle Stemmer, en présence des réalisateurs.

    Au total, 75 courts-métrages seront présentés : expérimentaux, internationaux, animés, documentaires et fictions. L’équipe met en avant trois grands axes. à commencer par une programmation « riche, variée et exigeante », jalonnée par deux compétitions, dont une internationale, des séquences cartes blanche, « coups de cœur », jeunes publics ou films en région. Deuxième priorité, la promotion européenne et la contribution à la « vitalité » du court-métrage par l’ouverture de « perspectives d’achat, de distribution et de diffusion pour les films inscrits en compétition ». Enfin, le dernier, et pas des moindres, la volonté d’une diffusion élargie, avec des séances dans le milieu scolaire et un panel d’actions tournées vers le public dit éloigné de la culture.

    Les réservations, sont à retrouver sur le site du festival. E.B.-G.

  • Tous en sons !, la technique au service de la musique

    Tous en sons !, la technique au service de la musique

    « À chaque pupitre, un enfant appareillé. Avec eux, un jumeau du même âge qui ne l’est pas. Et aussi un parrain adulte, professionnel du même instrument, tous les trois jouant la même partie », décrit Laurence Hebrard, au sujet de l’Orchestre Colibri, premier ensemble mixte réunissant enfants sourds et entendants qui se produira pour l’ouverture de Tous en sons, le 2 décembre au pôle culturel de Venelles, l’Étincelle. Le symbole du thème de la 7e édition de ce festival dédié à la création musicale pour la jeunesse : « Est-ce que la technologie et l’intelligence artificielle prennent soin de l’humain ? »

    Savoir-faire

    Des éléments de réponse mélodieux seront illustrés jusqu’au 21 décembre par 43 représentations de 13 spectacles, parmi lesquels deux coproductions du festival : Métamorphose, à l’œuvre à la Manufacture d’Aix, où le collectif Yokai SO-6 utilise l’IA en direct pour nourrir une création avec le public « inspirée par le rituel japonais Seiji Shiki ». Et Hal2000, à l’Espace culturel Busserine, à Marseille, dans lequel un collectif extrait toute la sève électro-pop d’un dialogue de sourds avec l’intelligence artificielle. Autant d’exemples attestant qu’elle peut avoir des bons côtés, quand elle est bien utilisée. Mais qui ne sauraient faire oublier le vrai pouvoir de la technique. Preuve en est avec L’Aubrac fantôme. Visible à la Cité de la musique de Marseille, un retour vers le futur poétique dans les savoir-faire ancestraux assuré par trois musiciens de la compagnie l’Excentrale pratiquant « la lutherie sauvage ».

  • La der de Achdé au festival de la BD

    La der de Achdé au festival de la BD

    Lucky Luke et Jolly Jumper quittent le Far West pour la Cité des Papes ce week-end à l’occasion de la 7e édition du Festival de la bande dessinée d’Avignon.

    « Vingt-cinq illustrateurs et auteurs de BD seront dans l’hôtel de ville avec pas moins de 10 000 visiteurs attendus ces samedi 29 et dimanche 30 novembre, de 10h30 à 12h30 et de 14h30 à 18h. Avec la volonté d’une édition apothéose », comme le confie la première magistrate (PS) d’Avignon, Cécile Helle. Parmi les artistes présents ce week-end, Achdé, illustrateur de Lucky Luke de 2004 à 2024, pour qui ce sera le dernier festival d’après les organisateurs. Ou encore Enrico Marini, qui signera exceptionnellement une trentaine d’œuvres pour l’événement, et Marc Bourgne, dessinateur de Michel Vaillant. « On a voulu mélanger tous les genres avec des auteurs qui ont permis à la BD d’exploser. Souvent, les gens ne connaissent pas directement les artistes mais connaissent les personnages », précise Frédéric Ranchin, président du Festival, qui se réjouit de l’entrée de l’événement dans les cinq plus gros rendez-vous du 9e art dans l’Hexagone. « Demandez au concierge de la mairie. Dès cinq heures du matin, les férus de BD, qu’on connaît tous au fil des éditions, sonnent pour être les premiers », sourit l’organisateur, qui attend entre 10 000 et 12 000 visiteurs tout au long du week-end.

    Taille humaine

    La taille et l’aspect plus humain et familial du Festival sont également mis en avant, avec « le choix de bien accueillir les dessinateurs et auteurs, qui est devenu notre marque de fabrique et c’est une satisfaction. Notamment avec le débat actuel autour du Festival d’Angoulême », lance Cécile Helle. « On avait beaucoup de demandes et on a dû faire des choix sur les auteurs car on n’a ni le budget, ni les structures pour pouvoir en accueillir plus. Cela montre bien qu’Avignon compte dans le milieu », poursuit Frédéric Ranchin. Et cela permet aussi aux librairies locales, qui tiendront aussi des stands, de faire le plein.

    L’entrée est gratuite lors des deux jours. Plus d’informations sur avignon.fr.

  • Des passerelles festives entre les mondes avec Opéra Mundi

    Des passerelles festives entre les mondes avec Opéra Mundi

    Le premier temps fort de l’année, débuté vendredi soir et qui continue samedi, est l’occasion de participer à deux conférences et rencontrer trois grands chercheurs, ainsi que la projection de deux films d’animation sur la question centrale de l’alimentation.

    « Penser l’alimentation aujourd’hui » est l’intitulé du premier temps fort de cette 11e saison. Depuis 2015, l’association Opéra Mundi propose de nombreuses conférences sur un thème central, suivies des « apéros mundi ». « En déconstruisant l’espace, les gens se permettent de s’exprimer plus librement. On remarque que quand ils prennent la parole, ils parlent au nom de tous et non pas pour leur propre individualité », explique Cécile Arnold, cofondatrice de l’association, revenant sur la richesse des temps d’échanges entre le public et les intervenants. Durant ces deux jours, deux conférences et deux projections ont lieu, dont Patate et le jardin potager pour les enfants, en présence de maraîchers locaux. L’événement est d’ores et déjà complet. En février, s’ensuivra le festival Mundi, le cœur de chaque saison. Du 3 au 7 février, une conférence aura lieu chaque jour, avec la présence de chercheurs à portée nationale voire internationale de haut vol.

    Échanges et réciprocité

    Une « conférence, performance surprise », clôturera le festival lors d’une rencontre entre un chef cuisinier et un philosophe qui synthétiseront cette dense semaine, suivie par une « fiesta » pour danser sur un DJ set de Radio grenouille. Au printemps, le programme n’est pas encore dévoilé, mais le cofondateur d’Opéra Mundi, Éric Giraud, souhaite ouvrir de nouvelles perspectives à l’événement et étendre son rayonnement dans le Var. La ville de Toulon « se développe fortement au niveau de la culture » et sera probablement la prochaine destination de l’association explique-t-il, ajoutant son désir de revenir sur ces terres natales.

    L’approche d’Opéra Mundi se fonde sur la réciprocité. « On fait le choix d’inviter des orateurs capables de véhiculer une pensée forte avec des termes simples, sans pour autant vulgariser. » Cette pensée mouvante permet aussi aux experts de se confronter à la société, dans un milieu restreint où les discussions se font habituellement entre pairs. Tout cela permet aux chercheurs comme au public de « revenir à une simplicité dont chacun a besoin » conclut Cécile Arnold, pour encrer concrètement ces discussions dans les pratiques.

    Toutes les conférences et événements sont gratuits sur réservation sauf la fiesta Mundi.

    La Fabulerie, 10 bd Garibaldi, 13001 Marseille.