Tag: festival

  • Le polar se réinvente à Villeneuve-lez-Avignon

    Le polar se réinvente à Villeneuve-lez-Avignon

    Depuis plus de vingt ans, le Festival du polar de Villeneuve-lez-Avignon s’impose comme l’un des rendez-vous majeurs du roman noir en France. Pour cette 21e édition, du 5 au 9 novembre, la cité cardinalice s’interroge : les femmes sont-elles vraiment « à armes égales » dans le monde du polar ? Un thème au cœur de l’actualité littéraire et sociale, qui irrigue l’ensemble de la programmation.

    Longtemps cantonnés au rôle de « femme fatale » ou de victime, les personnages féminins occupent désormais toutes les places du récit -enquêtrices, criminelles…- Cette évolution sera au centre des débats, expositions et tables rondes de l’édition 2025. « Le festival se retrouve dans tous les murs de notre commune », résume la maire Pascale Bories, fière d’un événement qui a attiré plus de8 000 visiteurs l’an dernier.

    Entre égalité et suspense

    Les auteurs associés cette année, Sophie Loubière et Marin Ledun, ont nourri la programmation de leurs univers respectifs : la première explore la mémoire des féminicides et l’obsolescence des corps féminins, le second sonde les rapports de domination et les violences sociales.

    Ensemble, ils offriront une carte blanche aux voix féminines et aux littératures venues d’ailleurs, notamment à travers la venue inédite de l’éditeur polynésien Au vent des îles et de ses auteurs : la romancière aborigène Larissa Behrendt, le Néo-Zélandais Witi Ihimaera ou encore Patrice Guirao, installé à Tahiti.Le polar se vivra sous toutes ses formes : rencontres, expositions, enquêtes, bal littéraire, projections et concerts. Parmi les temps forts : la remise du Prix des lecteurs 2025 (samedi 8 novembre à 10 h), les expositions « Des femmes dans le polar » et « Fort[e]s », ou encore le bal littéraire où les écrivains Simon François, Max Monnehay et Michèle Pedinielli feront danser les mots autant que les corps.

  • Festival de la Méditerranée : des lycéens réalisateurs et jurés

    Festival de la Méditerranée : des lycéens réalisateurs et jurés

    Le Primed accorde une attention toute particulière aux jeunes. Deux projection-débats leur permettront d’échanger, en présence d’une journaliste de France Télévisions, sur la place de l’apprentissage de la langue arabe dans l’Éducation nationale avec le Film Mauvaise Langue de Jouar Nadi, et sur les violences sexuelles faites aux femmes avec La Promesse d’Imane de Nadia Zouaoui.

    Ce n’est pas tout. Parmi les douze prix qui seront décernés aux documentaires les plus remarqués, deux reposent entre les mains des lycéens. Le documentaire, qui arrive loin derrière le film dans la consommation des longs-métrages des jeunes, va donc être mis à l’honneur dans les classes de lycées. Au Mucem, le 4 décembre à 10h, le Prix des Jeunes de la Méditerranée récompensera une création parmi trois œuvres soumises à leurs réflexions et sensibilités. Ils seront de ces 3 000 jeunes de la région Sud, mais également du pourtour de la Méditerranée et du Canada, qui auront été émus ou déboussolés, et auront débattu et voté.

    Mais le festival de la Méditerranée en images ne se limite pas à les faire voyager dans des fictions réalistes d’ici et d’ailleurs. Il va plus loin et les fait se glisser dans la peau du réalisateur. Les 4 et 5 décembre, au Mucem et à l’Alcazar, ils rencontreront les réalisateurs en personne lors de deux masterclasses pour découvrir directement le métier et le processus de création qui en découle. Le Prix « Moi, citoyen méditerranéen » décernera ainsi sa seconde récompense le 5 décembre à 16h30 à l’Artplexe Canebière. Ces jeunes auront à convoquer leur imagination et créer un film personnel d’une minute, pour raconter si « Partir, voyager, se perdre ici ou ailleurs, ça vous tente ? ». De quoi conclure cette immersion dans la création documentaire en s’essayant soi-même à l’ouvrage.

  • Apprécier et s’essayer au Lunel Flamenco festival

    Apprécier et s’essayer au Lunel Flamenco festival

    Les talons claquent et les robes volent au rythme des sonorités espagnoles. Cette année encore, dans le cadre de la cinquième édition du Lunel Flamenco festival Lunel réserve un programme chargé aux amateurs de danse et de culture andalouses, du jeudi 6 au dimanche 9 novembre. Les festivités débutent jeudi 6 dès 19h à l’espace Castel avec la chorale « El Coro Río Quema » de Marsillargues, suivie, à 19h30, du vernissage de l’exposition photo « Balada flamenca » de Jean-Louis Duzert, spécialisé dans la photographie en noir et blanc.

    Deux masterclass de Gema Moneo

    Ses œuvres, précédemment exposées à Jerez, Tokyo ou New York, seront visibles jusqu’au 5 décembre. La première journée du festival s’achèvera par le spectacle « Flamencos de Francia » à 21h avec treize danseurs et musiciens.Le lendemain à partir de 20h30, le spectacle « Embrujo Sevillano » réunira sur scène le couple de danseurs natifs de Séville Rocio Reyes et Rafael Campallo à l’espace Castel. Samedi 8 novembre, place au concours de Sévillanes à 14h organisé par l’association Terres du sud également à Castel.

    Entre deux bodegas, Gema Moneo et José Maya se produiront dans « El encuentro Jerez y Madrid » (20h30).Enfin, dimanche 9 novembre, le festival s’achèvera avec deux masterclass de Gema Moneo. Elles s’adressent aux danseurs justifiant d’au moins deux années de pratique.

  • Avec le festival « FEMMES ! », le cinéma s’accorde au féminin

    Avec le festival « FEMMES ! », le cinéma s’accorde au féminin

    Le rendez-vous a été fondé en 2001 suite à la rencontre de deux militants féministes, Luc Patentreger, médecin, dessinateur, et entrepreneur social, et Loutcha Dassa, ancienne déportée à Auschwitz décorée de la médaille de chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2012 et de la Légion d’Honneur en 2021 pour sa lutte pour l’inclusion des femmes dans la société et le milieu artistique.

    Le festival Femmes ! revient pour une 24e édition, du 5 au 24 novembre. Six salles dans quatre villes s’en feront le relais : Théâtre Liberté et cinéma Le Royal à Toulon, cinéma Six n’étoiles à Six-Fours, Casino Joa et centre culturel Tisot à La Seyne-sur-Mer et cinéma Le Rocher à La Garde.

    44 films en compétition

    Ce festival se définit comme « œuvrant pour l’égalité entre femmes et hommes », avec « une conviction : l’art peut et doit être un levier d’émancipation, d’égalité et de liberté. Nous portons un féminisme universaliste qui réunit toutes les femmes, quels que soient leurs origines, leurs parcours ou leurs frontières, et qui invite les hommes à être pleinement partenaires de ce combat ». Cette année, la thématique « Duo », centrée sur la question « que raconte une femme quand elle parle d’elle à travers l’autre ? », invite à porter « ce féminisme du lien, de l’altérité, du respect, qui trouve dans ce thème une résonance naturelle qui refuse les cloisonnements et se nourrit du dialogue, car l’égalité se construit ensemble ».

    44 films de 16 pays seront en compétition pour le Prix du Public, parmi lesquels 8 avant-premières et 14 films en sortie nationale. Seront également remis le Prix du Jury et le Prix d’interprétation féminine avec sept films, en avant-première, en compétition. Autour de la compétition, le public pourra profiter, entre autres, d’une masterclass donnée par les acteurs de l’iconique série Plus belle la vie, d’un atelier cinéma pour apprendre à analyser les films, de soirées thématiques (dont la nuit des courts-métrages), d’expositions, ou encore de douze débats et conférences sur des thématiques féministes (santé mentale, violences sexuelles et sexistes…) et artistiques. De nombreux réalisateurs et acteurs seront également présents pendant ces trois semaines.

    Infos et tarifs sur femmesfestival.fr

  • Un atelier pour apprendre à tisser la paix par-delà les divisions

    Un atelier pour apprendre à tisser la paix par-delà les divisions

    Quatre salves de plusieurs ateliers se sont succédé samedi dans Forum du Mucem (2e), dans le cadre du Festival MED25, centré sur la thématique du dialogue à la paix. Parmi eux : un moment de discussion organisé par les Tisseuses de paix. Composé de femmes issues de religions et sensibilités différentes, l’association est née au lendemain du 7 octobre avec l’ambition de créer un espace de dialogue et d’empathie pour aborder le conflit israélo palestinien. « On s’est dit que même si tout le monde voulait qu’on se déteste, on allait continuer à s’aimer », détaille Alexandra Lemarié, membre du collectif.

    Face à un groupe d’une vingtaine de personnes, les tisseuses de paix présentes samedi ont proposé à leur public de distinguer trois modes d’échanges dans le débat, relevant respectivement de l’émotion, de l’opinion, ou du factuel. Placés par trois, les participants ont ensuite dû répondre à des questions en favorisant un échange émotionnel, recommandé par les animatrices pour établir un dialogue bienveillant.

  • Une soirée dédiée aux courts-métrages présentés au festival de la Côte Bleue

    Une soirée dédiée aux courts-métrages présentés au festival de la Côte Bleue

    La municipalité du Rove propose une soirée cinéma dédiée au court-métrage, le vendredi 7 novembre à 21h, à la salle des fêtes Lantéri. Au programme : une sélection de 5 à 6 films courts présentés en 2023 lors du dernier Festival de courts-métrages de la Côte Bleue – l’édition 2025 prévue mi-octobre ayant été reportée à la fin mars 2026 pour cause de travaux au cinéma fernandel – pour une projection d’une durée totale d’environ 1h20. La séance se déroulera en présence de l’organisateur du festival. L’entrée est gratuite et ouverte à tous.

    Partenaire historique du festival depuis sa création, la commune du Rove soutient cette manifestation regroupant des films français et internationaux, fondée en 2008 par Hélène Baillé (présidente) et Jean-Marc Baillé (organisateur). Le festival, qui se tient tous les deux ans, présente une cinquantaine de courts-métrages venus du monde entier. Il met en lumière le travail de jeunes réalisateurs de moins de 30 ans, dans des genres variés : animation, fiction, documentaire ou expérimental. Son ambition : promouvoir la créativité et favoriser la reconnaissance du court-métrage.

    Et parfois, certaines œuvres s’y distinguent particulièrement : on se souvient du film d’animation Garden Party, réalisé par six anciens étudiants de l’école d’animation d’Arles, présenté à Carry avant d’être nommé aux Oscars en 2018 à Hollywood ! Il avait été projeté au Rove lors d’une séance spéciale.

    6 chemin de la Bergerie.
    Tel
     : 04.91.09.90.25

  • Des films diasporiques voyagent à Marseille

    Des films diasporiques voyagent à Marseille

    « Ce festival incarne la volonté de la Ville de s’ouvrir davantage au monde et de renforcer les liens diplomatiques et culturels par la célébration du cinéma », expliquait l’an passé, la première adjointe au maire de Marseille, Michèle Rubirola, pour justifier la création des Rencontres internationales du cinéma. Fort du succès de cette première mouture, voilà qu’une deuxième édition, toujours gratuite, vient pointer le bout de son nez, du 4 au 7 novembre à l’Alcazar et au Château de la Buzine, pour mettre cette fois en lumière « des œuvres cinématographiques portant sur les diasporas, réalisées ou portées par des acteurs culturels du territoire marseillais », souligne la municipalité à propos de cette série de projections gratuites saluée par un prix destiné à « récompenser la force narrative d’un film, la rigueur de son point de vue et sa résonance avec les enjeux contemporains liés aux diasporas ».

    Neuf œuvres seront projetées, dont un certain nombre en partenariat avec des consulats : d’abord celui de Roumanie pour La guerre du Roi, de Trevor Poots et John Florescu, qui éclaire l’histoire de Michel Ier de Roumanie, jeune monarque alors à la tête de ce pays lors de son entrée dans la deuxième guerre mondiale. La Lettonie sera également représentée avec Plus qu’une danse, documentaire qui « retrace le parcours de Selga Apse et de son groupe de danse folklorique letton Daugavina », stipule le programme.

    Contrastes et réalité

    Mais c’est Dans la peau, de Pascal Tessaud, qui ouvrira le bal de ces rencontres à la bibliothèque de l’Alcazar. Certainement l’un des films réalisés sur Marseille les plus réussis de ces dernières années. Un exercice de style qui louvoie entre la romance et la chronique sociale, et parfois même vers le film de danse. L’histoire de Kaleem, trentenaire qui revient vivre dans le quartier de la Savine après un passage à l’ombre. Travaillant désormais sur des chantiers, mais poursuivant toujours ses rêves de danse, il rencontre Marie, architecte BCBG dont il s’amourache. « Les films sur les quartiers sont la plupart du temps virils, avec des armes. Moi, j’avais envie de parler d’amour », expliquait à La Marseillaise Pascal Tessaud, au lancement de ce film de contrastes entre deux Marseille, du Nord et du Sud, qui se croisent mais ne se rencontrent jamais.

    La clôture du festival coïncidera quant à elle avec la projection de Welcome to Europe. Réalisé par Thomas Bornot et Cyril Montana, un documentaire qui aborde le thème de l’immigration et « son instrumentalisation qui créé un climat de peur en Europe ». Une déconstruction par les faits « à travers le regard d’un petit-fils de réfugié espagnol, qui part sur les traces des exilés, de la France jusqu’en Méditerranée ». Un parcours mis en parallèle avec celui d’un jeune Afghan arrivé en France.

  • Le Bel Espoir a terminé son voyage pour la paix au Mucem

    Le Bel Espoir a terminé son voyage pour la paix au Mucem

    C’est en accostant dans l’anse du Mucem (2e) et devant une foule de tous âges et enthousiaste, que le Bel Espoir, depuis mars sur l’eau pour construire un dialogue de paix en Méditerranée, a samedi terminé son voyage, lançant du même coup le Festival Med25. Imaginé en réponse à l’appel du Pape François lancé lors des Rencontres Méditerranéenne de Marseille en 2023, le projet était construit en 8 grandes étapes au cours desquelles 8 différents groupes de jeunes de toutes nationalités se sont relayés à bord pour réfléchir à la construction d’une paix en Méditerranée.

    « C’est un projet très concret et symboliquement très fort. On a passé deux semaines à tenter de comprendre les situations de chacun, avec des personnes qui sont parfois issues de pays en guerre, des histoires d’immigrations difficiles… », témoigne Emmanuelle, française membre de l’équipage lors de la dernière étape. « C’était un vrai moment d’apprentissage de l’autre. On a réussi à cohabiter dans un petit espace. Si on arrive à partager un bateau, pourquoi ne pas arriver à partager la Méditerranée ? »

    Rentré vendredi soir de Rome, le Cardinal Aveline était présent au Mucem pour accueillir le voilier et son équipage. « Il y a deux ans au Pharo, le Pape François nous a invités à davantage former les jeunes à la paix. C’est ce que nous avons essayé de faire. Cette arrivée est très émouvante pour moi », a-t-il confié samedi. Benoit Payan, maire de Marseille (DVG), a lui aussi fait le déplacement, soulignant la dimension symbolique d’une arrivée dans la cité phocéenne. « Les jeunes qui ont passé des mois sur ce bateau, (…) qui arrivent d’Italie, d’Espagne, d’Algérie, de Bagdad, d’Égypte mais aussi de Marseille, (…) ont vécu une expérience merveilleuse. Je crois que lorsqu’on parle d’espoir, on peut leur faire confiance », s’est-il enthousiasmé. Une opinion partagée par un public venu en force soutenir l’initiative.

    Une journée dédiée

    au dialogue de paix

    La conclusion de ce voyage était marquée par le lancement du Festival Med25, organisé toute la journée au Mucem. À partir de 10h et jusqu’à 19h, débats, conférences et ateliers sur le thème du dialogue pour la paix se sont succédé. L’esplanade du musée accueillait également plusieurs associations, comme les Apprentis d’Auteuil, qui accompagnent les jeunes en difficulté par le biais de programmes d’accueil, de formation, d’éducation et d’insertion. Sur une scène placée près de l’eau, des prestations chantées et dansées se sont enchaînées, représentants de nombreuses cultures méditerranéennes.

    Libyens, Israéliens, Palestiniens, Libanais, Syriens… les peuples méditerranéens sont nombreux à affronter un quotidien de conflits. Et le drame dépasse les frontières terrestres : selon l’Organisation mondiale pour les migrations, plus de 50 000 exilés ont péri en Méditerranée centrale depuis 2014. La mission du Bel Espoir insuffle un véritable vent de paix dans ce contexte de tensions. Cultivons-le.

    ET AUSSI

    SOS Méditerranée présente son action

    Deux bénévoles de l’association de sauvetage en mer sont venus présenter les activités de leur ONG.

    Atelier « AntiClash »

    Le fondateur du podcast a animé une discussion sur les méthodes à adopter pour établir un dialogue serein.

    Éduquer à la Méditerranée

    Un débat sur l’éducation à la paix et à l’identité méditerranéenne s’est tenu dans l’auditorium du Mucem.

    Parvenir à coexister

    L’association Coexister a animé un atelier pour déconstruire les préjugés liés aux convictions religieuses.

  • Un festival pour prôner la paix au Mucem

    Un festival pour prôner la paix au Mucem

    En réponse à un appel du pape François lancé lors du discours de clôture des rencontres méditerranéennes de 2023, à Marseille, le Bel Espoir Med25 est parti en mars pour un voyage de huit mois en Méditerranée. Un voilier de 29 mètres sur lequel 200 jeunes, issus des cinq rives de la mer du milieu, ont successivement embarqué pour recevoir une formation au dialogue à la paix. Après une trentaine d’escales, l’odyssée se termine ce samedi à Marseille, avec le festival Med 25. Un rendez-vous organisé toute la journée au Mucem (2e) par les associations Mar Yam, Bel Espoir -AJD, qui met en œuvre les « intuitions du père jésuite Michel Jaouen », et le diocèse de Marseille.

    En parallèle de la parade de 25 voiliers mise en place entre 9h30 et 12h pour accueillir le Bel Espoir, qui accostera dans l’anse du Pharo, le programme sera chargé entre les murs du musée de la Méditerranée. De 10h30 à 12h, quatre invités échangeront avec les jeunes du Bel Espoir autour de l’art, du dialogue et de la relation. Parmi eux : Julien Loizeau, membre fondateur du Collège de Méditerranée, historien et chercheur à l’Institut de recherches et d’études sur les mondes arabes et musulmans (Iremam, Aix-en-Provence) et Yaël Gronner, docteure en sociologie de l’EHESS et cofondatrice du collectif Tisseuses de Paix, qui regroupe des femmes juives, chrétiennes et musulmanes en France pour parler et tisser des liens au-delà des divisions. Deux autres créneaux de dialogues seront organisés dans l’auditorium, de 15h à 16h30, sur les thèmes de l’éducation, l’intégration et l’environnement et, de 17h30 à 19h, autour de la construction de la paix, avec des personnalités conviées pour chacune des thématiques.

    Ateliers participatifs

    Trois salves de quatre ateliers seront également organisées. De 10h45 à 12h d’abord avec des réflexions sur l’identité méditerranéenne animés par Alexandre Pastor, fondateur de Melting Pot, association marseillaise dédiée à l’engagement citoyen des jeunes ; un atelier d’expression artistique sur le thème des migrations dirigé par un réfugié politique kurde ; un atelier de sensibilisation aux questions liées aux migrations avec la Cimade, association de défense des réfugiés et migrants et enfin jeu de carte spirituel, en lien avec les écrits bibliques.

    Quatre ateliers suivront, au Forum, entre 15h15 et 16h30 : Écritures méditerranéennes au pluriel, Dialoguer utilement et sereinement sur Israël Palestine et autres sujets difficiles, Apprendre à tisser la paix et enfin Coexister : déconstruire les préjugés.

    Entre 17h45 et 19h, les participants pourront choisir entre un atelier de « calligraphie partagée » autour du mot « paix », un moment de sensibilisation à l’éducation des jeunes migrants avec l’association Réseau d’éducation sans frontières (RESF), une présentation à quatre voix (prêtre, imam, rabbin et pasteur ) des rôles et défis des religions face à la violence et à la division ou encore un quiz sur la place des femmes dans les processus de paix.

    Enfin, entre 13h30 et 14h30, Sos Méditerranée, association citoyenne européenne de sauvetage en mer, engagée pour venir en aide aux personnes en détresse qui tentent la traversée de la Méditerranée, présentera ses missions et proposera une réflexion sur la question du vivre ensemble.

    En reliant Naples à Marseille, le Bel Espoir clôtura la 8e et dernière étape de son voyage en Méditerranée. Chaque session a permis à 25 nouveaux jeunes, issus de cultures, nationalités et religions différentes, de recevoir une formation au dialogue à la paix.

    Entrée gratuite sur inscription sur https://med25belespoir.org.

  • Les mômes frissonnent avec des contes à Aix

    Les mômes frissonnent avec des contes à Aix

    Si le théâtre, et la culture en général, sont vecteur d’émancipation pour les plus grands, il peut parfois aussi permettre de s’affranchir de ses peurs en ce qui concerne les tout petits. Illustration faite avec Bouh, le petit fantôme qui avait peur de tout, programmé dans le cadre du festival Momaix. Accessible à partir de l’âge d’1 an, un théâtre de marionnettes dans le sillage de Bouh, petit ectoplasme qui « a peur du noir, du bruit du silence, des gens. Il a tellement peur de tout qu’il a même peur quand on l’appelle par son prénom: Bouh », campe la compagnie Rêve d’un soir, à la manœuvre de ce spectacle qui prendra ses quartiers les 27, 28, 29, 30 et 31 octobre ainsi que les 1er et 2 novembre au Théâtre Le flibustier. Une déconstruction des peurs infantiles également de mise à la Comédie d’Aix ce samedi, et ce jusqu’au 1er novembre, à travers une autre création du nom de Bouhhh, pièce réalisée par Kevin Mostefa-Sbaa pour les 3 ans et plus. Cette fois-ci, l’histoire d’une princesse perdue dans la forêt où elle trouvera « une sorcière par si sombre que ça » sur son chemin.

    Gardien de phare, Chocottes et chamallows

    La deuxième semaine des vacances de la Toussaint sera également l’occasion de voir, mercredi 29 octobre, à L’Ouvre-boîte, Le mystère Léon Plouhinec. Imaginé par la compagnie des étourneaux, une belle divagation dans les pas d’un gardien de phare qui « confond sa vie et ses rêves », autour duquel une commissaire va enquêter. Un mystérieux solitaire avec pour seul lien le rattachant à la terre ferme, les fréquences de Radio méduse qui « stimule son imagination ». Loufoque et poétique, un spectacle « de papiers découpés, d’effets spéciaux artisanaux et de compositions musicales inédites pour tous les publics à partir de 7 ans ».

    Les 29 et 31 octobre, puis le 1er novembre, au Théâtre La fontaine d’argent, retour aux frissons propices à la période avec Chocottes et Chamallows. Alors que les auspices de la pleine lune planent sur leur campement, des petits scouts s’apprêtent au rituel halloweenesque des chamallows grillés et histoires autour du feu… sauf que le jeune Kévin ne l’entend pas de cette oreille, lui qui « préfère rigoler plutôt que frissonner ».