Tag: festival

  • Que faire faire pendant les vacances de février

    Que faire faire pendant les vacances de février

    Bouches-du-Rhône

    Marseille : escape game aux Archives municipales

    Les Archives municipales (3e) proposent un escape game consistant à retrouver le Livre rouge, précieux manuscrit contenant les statuts et chartes de la ville de Marseille au XIIIe siècle, caché par l’archiviste communal Joseph Billioud pendant les combats pour la libération de la ville. Les participants sont invités à revivre l’aventure et le défi logistique qu’ont été l’évacuation, le transfert et la mise à l’abri des œuvres d’art et à découvrir les enjeux de la protection des biens culturels en cas de conflit.

    Dates et horaires : mardi 17 et 24 février à 14 heures, mercredi 18 et 25 à 10 heures et jeudi 19 et 26 à 14 heures. Dès 11 ans. Gratuit.

    Aix-en-Provence : ateliers au Muséum d’histoire naturelle

    Le Museum d’histoire naturelle accueille, du 16 au 20 février, des ateliers à destination des enfants de 7 à 12 ans. Trois animations, organisées entre 14 et 16h, n’affichent pas encore complet : découverte du système de reproduction des plantes le mercredi, étude des effets du changement climatique sur la faune et la flore le jeudi et observation des dents des dinosaures de Provence le dimanche.

    Réservation recommandée au 04.88.71.81.81. Prix : 4,60 euros.

    Aix-en-Provence : carnaval Moby Dick

    Avec un départ prévu samedi 28 février de la place des Prêcheurs, le carnaval d’Aix promet un plongeon dans l’univers de Moby Dick. Invités à découvrir l’adaptation de la compagnie CPPP du best-seller d’Herman Melville, les spectateurs suivront le capitaine Achab dans une odyssée urbaine à la poursuite du célèbre cétacé. Le défilé sera composé de trois chars réalisés par le Comité officiel du carnaval d’Aix, un groupe de jeunes danseurs de la compagnie Grenade, un groupe de gymnastes de la Gym du Pays d’Aix et un dernier groupe d’Aixois pyrotechniciens encadrés par la compagnie Karnavires. Dès 15 heures les plus motivés pourront participer aux ateliers maquillage, création de masque et confection de chapeau, installés sur la place des Prêcheurs et la place Jeanne-d’Arc.

    Aubagne: balades et découvertes culturelles

    L’office du tourisme du Pays d’Aubagne propose pour ces vacances une ribambelle d’activités à destination des familles : visites guidées, ateliers créatifs, balade plein air… de quoi profiter pleinement du territoire. Conçue pour toucher tous les publics, la programmation inclut des moments destinés aux petits (contes musicaux, joutes médiévales, combats immersifs, randonnées médiévales) mais aussi aux grands (visite guidée « Aubagne dans les yeux de Marcel », ateliers à la maison Ferroni et activité reliure).

    Plus d’info sur le site de l’office de tourisme : https://www.tourisme-paysdaubagne.fr

    Arles: découverte de l’abbaye de Montmajour

    Le Centre des monuments nationaux organise plusieurs visites thématiques de l’abbaye de Montmajour à l’occasion des vacances d’hiver. Les 18, 20, 24 et 27 février à 15 heures, il sera possible de découvrir le cloître de l’abbaye, qui présente un bestiaire -ensemble d’animaux dans des œuvres d’art- étendu. L’occasion d’observer, dès 6 ans si on est accompagné d’un adulte, créatures réelles et imaginaires. Sur les mêmes dates à 11 heures, un atelier proposera de déconstruire 10 préjugés sur le Moyen Âge, souvent perçu comme une période sombre. L’accès aux ateliers est inclus dans le prix d’entrée : gratuit pour les moins de 18 ans et 7 euros pour les adultes.

    Réservations et info sur le site web : https://www.abbaye-montmajour.fr/agenda/montmajour-fete-le-carnaval

    Var

    Hyères: visite guidée de la villa Noailles

    Du mercredi au jeudi, la villa Noailles, propose des visites accompagnées d’un guide au tarif d’une visite libre (6 euros). L’occasion de découvrir l’intérieur et l’extérieur de la maison et la vie qu’y menaient Charles et Marie-Laure de Noailles. Des ateliers photographie (20 euros) et architecture (5 euros) sont également organisés les jeudi et vendredi 19 et 20 février.

    Infos et réservations : https://villanoailles.com/

    La Valette-du-Var: ateliers jardinage au Jardin de Baudouvin

    Le mercredi 18 février, à l’occasion de la journée « La Violette », le Jardin de Baudouvin ouvre ses portes au public pour une programmation conviviale et familiale. Ateliers de jardinage pour les enfants, cuisine autour de la violette et atelier artistique rythmeront cette journée placée sous le signe de la nature, de la créativité et du partage.

    Gratuit sur réservation au 04.94.23.74.04.

    Toulon: festival Bibliociné

    Du 14 au 28 février, les médiathèques de Toulon accueillent différentes animations dans le cadre du festival Bibliociné. Entrées gratuites pour les résidants toulonnais. Programme des ateliers, projections et rencontres proposées sur le site web des médiathèques de Toulon : https://mediatheques.toulon.fr

    Vaucluse

    Avignon: des vacances aux musées

    Le Bain Pommer, le musée Calvet, le musée Lapidaire, le muséum Requiem, le palais du Roure et le musée du Petit palais Louvre en Avignon organisent pendant les vacances d’hiver plusieurs visites-ateliers, à destination des familles et des jeunes publics.

    Programme et tarifs : https://avignon-tourisme.com/

    Alpes

    Digne : vacances sportives pour les 12-17 ans

    La Maison des jeunes et des étudiants de la Ville proposent du 16 au 27 février nombreux ateliers sportifs et créatifs pour les 12-17 ans. Natation, ski, yooner, escape game, création de tee-shirts personnalisés ou animation cuisine… Il y en a pour tous les goûts.

    Infos et inscription au 04.92.36.10.31. ou sur le site web de la mairie www.dignelesbains.fr

  • 18 ans de cinéma suisse à Montpellier

    18 ans de cinéma suisse à Montpellier

    Les Journées du cinéma suisse reposent leurs valises à Montpellier pour une 18e édition. Au programme : neuf films qui incarnent « un cinéma engagé, qui ose dénoncer, et qui a aussi beaucoup d’humour », selon Christine Bolliger, fondatrice de l’événement.

    Depuis 2008, ces journées accueillent des films qui interrogent et donnent à voir le réel, les parcours humains et les mutations de la société dans la tradition du cinéma suisse, souvent plus intimiste et réflexif que spectaculaire. Cette année, les neuf films sélectionnés, documentaires et fictions, aborderont des sujets forts tels que l’avenir des montagnes, avec le documentaire Bergfhart (La danse des cimes) de Dominique Margot (5 février), la succession avec le film Nos chastè (Notre château et son histoire fabuleuse), de Suzanna Fanzun ou encore la résilience avec la fiction de Léa Pool : Hôtel Silence (7 février). Chaque projection sera suivie d’un échange avec le public et les invités présents. Une fois de plus, les cinéphiles pourront voyager à travers les différentes régions culturelles et linguistiques de la Suisse et pas seulement.

    Ouverture internationale

    L’événement montpelliérain franchit une étape cette année en accueillant pour la première fois des coproductions internationales. Dans Quir (4 février), Nicola Bellucci capte un lieu de résistance queer au cœur d’une Sicile patriarcale, à travers la boutique de Gino et Massimo. Un élargissement naturel, selon Christine Bolliger : « La plupart des documentaires suisses sont aujourd’hui produits avec nos voisins italiens ou français. On travaille souvent avec la maison de Heidelberg. Je suis persuadée qu’on a plus de visibilité et de facilité si on travaille tous ensemble. »

    Parmi les temps forts de cette édition, une journée consacrée à la famille abordera des thèmes sensibles et universels : la paternité, la maternité, le corps médical, la filiation. Un choix qui résonne aujourd’hui de manière très politique, même si ce n’était pas l’intention première. Si ces questions sont aujourd’hui politisées, c’est presque dramatique, estime-t-elle : elles devraient pouvoir être abordées de manière totalement naturelle. Ici, le cinéma devient alors un espace de dialogue, où l’on regarde le réel en face, sans posture, et où la discussion reprend ses droits après la projection.

  • Un festival d’idées à Marseille pour se nourrir ensemble

    Un festival d’idées à Marseille pour se nourrir ensemble

    Le festival a un slogan fort cette année : « Nourrir et relier les mondes ». Car, selon les organisateurs, « dans un contexte de bouleversements écologiques, géopolitiques et sociétaux aigus, il devient urgent de repenser notre rapport à la nourriture ». Le démographe Marc Véron anime mardi, à 18h, une conférence sur la prospective alimentaire jusqu’en 2050. Une prévision importante puisque d’après un rapport publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), près de 1,7 milliard de personnes vivent dans des régions où la dégradation des terres est une menace croissante pour la productivité agricole, la sécurité alimentaire et la résilience des écosystèmes. Des apéritifs sont organisés après chaque conférence : « On crée des moments d’échanges debout, verre a la main, où on sort des dynamiques de prises de parole assises, ce qui permet à des personnes qui ne s’expriment pas en temps normal de le faire », décrit Cécile Arnold, codirectrice de l’association Opéra Mundi.

    « Les conditions d’une démocratie réelle »

    Ces moments permettent de « recréer les conditions de démocratie réelle, on refait société en plus de placer le savoir dans les mains du citoyen », ajoute la codirectrice. Le biologiste Olivier Hamant sera présent ce samedi pour expliquer son concept de « robustesse ». « Une idée qui repose sur l’importance vitale d’entrer dans un nouveau modèle de société qui replace le vivant et sa fragilité au centre, en opposition totale au culte de la performance », explicite Cécile Arnold. « Quand on observe le vivant, on voit que tous les systèmes fonctionnent en sous-optimalité. C’est ce qui leur permet d’être durables, de continuer à vivre avec les fluctuations de leur environnement », développe le biologiste au micro de France Inter. Pour aussi s’alimenter de joie et d’espérance, une fête est organisée à la Fabulerie, samedi, pour cette dernière journée. L’occasion de danser sur le DJ set original de Milena Rousseau, qui samplera des extraits de conférences de la semaine.

  • [Festival] Du rire et du vin pour réchauffer l’hiver dans l’Hérault

    [Festival] Du rire et du vin pour réchauffer l’hiver dans l’Hérault

    Durant trois week-ends d’affilée, du 30 janvier au 13 février, les Hivernales du rire et du vin sont de retour dans l’arrière-pays héraultais pour une 35e édition. Organisé par la communauté de communes des Avants-Monts, ce festival original marie, comme son nom l’indique, l’humour et la viticulture. Un beau programme pour réchauffer le cœur de l’hiver, « à une période où il y a très peu d’événements sur notre territoire, qui est plutôt touristique donc s’anime davantage aux beaux jours », explique Olivia Losse, responsable du service culturel de la communauté de communes des Avants-Monts.

    Murviel, Roujan et Laurens

    « Sur chaque commune où nous allons, on invite un vigneron qui y est domicilié à venir présenter ses vins. Le spectacle se déroule et à la fin de la représentation, nous organisons un moment convivial avec dégustation et rencontre avec les artistes et les vignerons », détaille Olivia Losse. « Notre but est que tout le monde puisse accéder à la culture, même en ruralité. On n’a pas de salle dédiée sur le territoire, donc on transforme les salles polyvalentes ou les salles des fêtes des différentes communes pour accueillir les spectacles, afin que les habitants s’y sentent comme dans un vrai théâtre. On favorise aussi l’accès à la culture en pratiquant des tarifs accessibles* », poursuit la responsable du service culturel.

    Pour cette édition 2026, quatre spectacles seront proposés dans trois communes différentes. Entre sketch, stand-up, danse et musique, le Montpelliérain Kevin Levy assurera l’ouverture du festival vendredi 30 janvier à Murviel-lès-Béziers avec son premier seul en scène, « Cocu ». « À la fois drôle et authentique, il séduit un public toujours plus large. Dans son spectacle en solo, il retrace la désillusion amoureuse et en profite pour croquer notre époque. »

    Le lendemain, toujours à Murviel-lès-Béziers, c’est « Madame Fraize » qui investira la salle multi-activités. « Clown lunaire à contre-courant des lois de l’humour et des diktats de l’efficacité, Monsieur Fraize est un personnage culte dans l’univers du one man show. Cette fois, il rend hommage à Madame, avec un spectacle délicieusement drôle et absurde. »

    Le week-end suivant, 6 février, cap sur Roujan avec Amor à mort, de la compagnie Boulègue Production. « Un spectacle d’humour noir cathartique, audacieux. Amor à mort, c’est une série de tableaux féroces, drôles, grinçants et résolument transgressifs sur des histoires d’amour. »

    Enfin, en clôture du festival le 13 février, Bernard Mabille, qu’on ne présente plus, se produira à Laurens avec « Loin des cons », « un spectacle incisif et intimiste démontant politiques et société avec humour et liberté. » Le tout en présence, à chaque représentation, des vignerons du territoire invités pour la soirée.

  • Le festival de SF Les Mycéliades vous attend

    Le festival de SF Les Mycéliades vous attend

    Les lieux de culture de Martigues et Marseille donnent rendez-vous au public pour vivre plusieurs temps forts dans le cadre du festival national de science-fiction Les Mycéliades dont la thématique cette année est consacrée aux résiliences qu’elles soient humaines, environnementales ou liées aux effondrements.

    Un programme riche

    En ce sens, la science-fiction devient un terrain d’exploration du monde afin d’imaginer des futurs possibles, le tout à travers des ateliers, des projections, des jeux et conférences. Sont donc au programme pour ce premier week-end d’ouverture, la projection du film Gwen et le livre de sable au Gyptis à Marseille, samedi à 14h et le lendemain à la même heure. Du côté de l’Alcazar, c’est un atelier d’arpentage avec l’autrice Lou Pioupiou qui est prévu à partir de 15h samedi avec l’objectif de laisser une place à l’imaginaire et au rêve pour les participants. Le cinéma Les Variétés quant à lui projettera dimanche à 15h30 le film Nausicaa de la Vallée du Vent suivi d’un atelier ciné-philo avec l’autrice et illustratrice LK Imany.

    à Martigues, le cinéma La Cascade propose la projection de Soleil Vert, samedi à 14h. Il sera présenté par l’auteure et graphiste Anne Defréville. Cette dernière animera le même jour mais de 10h à 13h un atelier peinture de fresque en amont de la projection de Flow, le chat qui n’avait pas peur de l’eau, à 14h30 et le dimanche à 18h. La médiathèque Louis Aragon organise elle une conférence autour du cinéma et des jeux vidéos par la streameuse Quineapple à partir de 17h.

  • Django, Davis et Ellington à l’honneur à Bayssan

    Django, Davis et Ellington à l’honneur à Bayssan

    Lier création et tradition. Tel est le credo de la 4e édition de Jazz à Bayssan, qui se déroulera du 30 janvier au 1er février au domaine éponyme. Une nouvelle édition qui fait la part belle à de grandes figures de jazz : Django Reinhardt mais aussi Duke Ellington et Miles Davis. Un trio de stars qui sera revisité par des talents d’aujourd’hui – 33 artistes pour cinq concerts – tout au long du festival.

    Premier rendez-vous le 30 janvier, avec le trio de Baptiste Herbin pour un Django revisité pour le moins original puisque le concert se fera sans guitare ni piano. « C’est très audacieux. C’est une proposition qui donne une autre sonorité au répertoire de Django Reinhardt, Baptiste vient de sortir son nouvel album, “Django”. Mais on souhaitait avoir les deux versants. Ce concert sera précédé par Adrien Moignard avec son 4tet à cordes. C’est un des guitaristes de jazz manouche les plus reconnus aujourd’hui », détaille Bruno Houlès, directeur de la Scène de Bayssan.

    Le 31 janvier, Miles Davis sera revisité sous un air de flamenco, à travers la rencontre entre le trompettiste Erik Truffaz et Antonio Lizana (20h). Un concert précédé par celui du quartet Prima Kanta, nourri d’influences de Philip Glass.

    Il reviendra au jeune trompettiste Béesau de fermer la marche, le 1er février, pour un concert teinté de hip-hop et d’électro, dans l’intimité de la Chapelle Saint-Félix. « C’est une belle découverte, il viendra avec son quartet, sa trompette singulière et son souffle particulier.  »

    * Programme complet à retrouver sur : scene-de-bayssan.herault.fr.

  • Du cinéma pour débattre du harcèlement scolaire à Aix

    Du cinéma pour débattre du harcèlement scolaire à Aix

    Les chiffres 2025 du baromètre E-enfance sur le harcèlement et le cyberharcèlement chez les jeunes sont affichés sur l’écran du cinéma Renoir. C’est sur ce thème, justement, que s’est ouverte la 9e édition du Festival du film judiciaire aixois, ce mercredi 28 janvier, dans les salles noires, jusqu’au mercredi 4 février.

    L’événement à destination des lycéens, conjointement organisé par la Ville d’Aix, le tribunal judiciaire, le conseil départemental de l’accès au droit, le rectorat, et les Cinémas Aixois, programme cette année le film TKT (Solange Cicurel, 2025). « Un film, qui montre la dynamique du harcèlement, la posture de chacun, la responsabilité de chacun dans ce type de situation », estime Christine Roux, responsable académique de la cellule Non au harcèlement pour le rectorat d’Aix-Marseille, qui le rappelle : « On a au moins quatre élèves sur dix qui sont concernés par ce phénomène de violence. »

    Pour cette première journée de festival, près de 200 lycéens ont inondé le cinéma pour assister à la projection mais, surtout, échanger en fin de séquence avec des personnalités du monde judiciaire, policier, scolaire…

    Dialoguer, responsabiliser

    « L’objectif est de favoriser la réflexion et le dialogue autour de thématiques importantes », rappelle Solène Trévidic, déléguée du Conseil local de sécurité et prévention de la délinquance (CLSPD). Parmi les intervenants présents pour démêler les interrogations, le commandant de police Grégory Omnes, ou Marie Kerbart, vice-présidente en charge des fonctions de juge des enfants. « Il y aura chaque jour un magistrat du tribunal judiciaire qui viendra répondre aux questions et réagir, rappelle la magistrate. On traite beaucoup la question du harcèlement côté victimes. Parmi les problématiques des enfants en danger, la situation du harcèlement revient régulièrement et peut être signalée par les établissements scolaires. »

    Pour Hélène Judes, présidente du tribunal judiciaire d’Aix, il faut « responsabiliser », les acteurs de ces situations de harcèlement, même jeunes : « Les harceleurs peuvent être condamnés et avoir, alors qu’ils sont mineurs, un casier judiciaire (…). C’est un début dans la vie qui est compliqué, explique-t-elle. Alors il y a cet aspect pénal, mais le message que je veux surtout faire passer, c’est qu’on sait que les harceleurs sont parfois eux-mêmes des victimes. Ce qu’il faut faire passer, comme message sociétal, c’est celui de briser la loi du silence (…) L’idée est de faire entendre qu’on peut les aider d’un côté comme de l’autre. Avant que ça n’aille trop loin. C’est avant qu’il faut agir. Cette responsabilité, leur appartient. Parce qu’ils savent. Nous les parents, on ne sait pas, eux savent. »

    Les projections pourraient donc avoir un impact hors salles de cinéma. « On espère que ces jeunes lycéens auront des petits frères et sœurs à qui parler [de ce sujet], espère Rémi Peyron, directeur des Cinémas Aixois. Et qui sait, cela suscitera peut-être des vocations. »

  • Une mosaïque de corps en « Parallèle » à Marseille

    Une mosaïque de corps en « Parallèle » à Marseille

    Dans les équipes du festival Parallèle, les disciplines se croisent et l’héritage se transmet. Sa fondatrice Lou Colombani, directrice jusqu’à l’an passé, vogue vers d’autres cieux et avait préparé la transition avec trois curatrices, Assia Ugobor, Flora Fettah et Lamia Zanna. « Partout, les fascismes néolibéraux gagnent du terrain et s’organisent pour affaiblir les voix et corps dissidents. Face à cette marée brune, que peut la création artistique ? », s’interrogent les programmatrices. Éléments de réponses du 28 janvier au 7 février avec un « récit polyphonique » irrigué par une trentaine de propositions, parmi lesquelles Autothérapie : unbolting colonial statues from our consciousness, à la Friche Belle de Mai. Porté par Mackenzy Bergile, « une forme d’introspection chorégraphique qui se déroule en une série de séances thérapeutiques », et retrace « une géographie de souvenirs et traumatismes », indique le programme. Depuis « le déplacement forcé de 12 millions d’Africains lors de la traite transatlantique des esclaves » jusqu’à « l’Europe contemporaine ».

    « Conversations »

    « Pensé comme une conversation », dixit Anne Kerzerho, sa nouvelle directrice générale, la 16e édition de Parallèle montrera à Klap Maison pour la danse This is la mort, dans lequel Zoé Lakhnati met en scène « le poids de corps capitalistes, body-buildés et victorieux qui se désagrègent comme un grand flop ». Le Théâtre Joliette accueillera quant à lui Mother tongue, solo de Lucia Garcia Pullés dans lequel cette chorégraphe et danseuse argentine « raconte son histoire, pétrie d’expériences personnelles, de récits collectifs et d’engagements féministes ». Soirée de clôture prévue au Ballet national de Marseille avec Bruits marrons, de Calixto Neto, qui infuse « la figure de la musique expérimentale new-yorkaise » Julius Eastman dans « une communauté de corps queer, immigrés et racisés » pour « penser l’émancipation au présent », puis une performance de la DJ aux sons « afro-diasporiques », Cheetah.

  • Les premières têtes d’affiche du Festival des cinq continents

    Les premières têtes d’affiche du Festival des cinq continents

    L’annonce des dix premiers artistes du festival s’est tenue ce mercredi 21 janvier. Pour cette 26e édition, l’objectif reste le même, « la musique instrumentale doit se défendre en continuant de travailler sur un modèle de communauté », campe Hugues Kieffer, directeur du festival. C’est donc « poursuivre l’évolution » de cette manifestation culturelle, qui se tiendra du 1er au 12 juillet prochain, avec une programmation qui rassemble et qui mélange.

    Une fois de plus, le festival projettera sur le devant de la scène son identité singulière : « l’expression de la diversité que l’on défend », souligne le directeur du festival. Au programme : Abdullah Miniawi, Obradovic-Tixier duo, Gilles Peterson, Awa Ly, GoGo Penguin, le Marseillais Cyril Benhamou, le groupe Kyoto Jazz Massive ainsi que le retour attendu du groupe Ezra Collective, récompensé comme meilleur groupe de l’année en 2025.

    Défenseur d’un jazz « ouvert », le festival poursuivra ses initiatives en matière d’accueil du public et d’aménagement des espaces investis. Le festival, qui historiquement prenait place au Parc Longchamp, investit cette année quatre lieux emblématiques : la Vieille Charité, le conservatoire Pierre-Barbizet, la Friche Belle de Mai ainsi que, pour la première fois, le nouveau site du parc Henri-Fabre. Pour cette nouvelle année, l’objectif est à nouveau double : « Nous nous voulons utiles pour favoriser un accès à la culture au plus grand nombre et nous souhaitons créer un lien fort avec l’environnement social dans lequel on s’inscrit », souhaite Hugues Kieffer.

    Hommage à Miles Davis

    Pour cette nouvelle édition, le festival célébrera l’un des plus grands jazzman de tous les temps, le célèbre Miles Davis. Au programme, une rétrospective musicale allant des années 1960 aux années 1980, fil conducteur de cette célébration jazz. Cette année, le festival s’ouvrira par la rencontre entre le trompettiste Michael Leonhart et l’icône du flamenco contemporain, Israel Galván. La clôture, quant à elle, rendra « un hommage flamboyant » à Miles Davis avec sur scène, la figure de l’époque dorée du jazz, Marcus Miller.

    La billetterie est ouverte : marseillejazz.com

  • Explorations des paysages dans les bibliothèques

    Explorations des paysages dans les bibliothèques

    Quatre-vingt-dix auteurs et artistes donnent rendez-vous jusqu’au 14 février dans 70 bibliothèques de la Métropole. Une démesure au diapason d’un thème aux évocations infinies, intitulé « Sur les chemins ». « La possibilité d’admirer différents paysages culturels : performance vocale, projection, exposition, spectacle pour susciter la curiosité des petits et grands », écrit dans un édito la présidente de la Métropole. Top départ mardi, avec « Sur la route de l’exil » à la médiathèque Jean-Claude Izzo de Châteauneuf-les-Martigues. Visible jusqu’à la fin du mois, une exposition du plasticien Peshawa Mahmood, qui raconte avec cette mosaïque son trajet d’Irak jusqu’à Marseille.

    « Flânerie »

    Autre parcours à l’œuvre, du côté de Pertuis, à la médiathèque les Carmes, « Vérité en deçà… et au-delà », du photographe Sébastien Normand. « Guidé par des cartographies et s’inspirant du pyrénéisme, mouvement du XIXe alliant arpentage sportif et création artistique », indique le programme, il « interroge les émotions suscitées par les reliefs des Pyrénées ».

    Parmi d’autres propositions imminentes, la création de Rossinante, magazine d’expéditions et autres cartes postales auxquels contribueront le 21 janvier à 15h, les minots de la médiathèque Salim-Hatubou, à Marseille, ou encore une rencontre littéraire avec Jean-Christophe Bailly, auteur prônant « la flânerie comme manière de faire l’expérience vivante et concrète de la ville », le 23 janvier à la bibliothèque les Méjanes, à Aix.