Tag: festival

  • Quand le jazz est là,à La Londe-les-Maures

    Quand le jazz est là,à La Londe-les-Maures

    Nous attachons toujours autant d’importance à sortir des sentiers battus, en misant essentiellement sur des artistes français ou francophones qui ont le vent en poupe au sein de cette famille émergente du jazz contemporain et particulièrement créatif », estime le musicien et arrangeur Christophe Dal Sasso, directeur du La Londe Jazz Festival, qui se déploie jusqu’au dimanche 2 août sur la plage de l’Argentière.

    Au menu de sa 17e édition, quatre soirées gratuites sur la partie Ouest, et sous les pins, de la plus grande plage de cette station balnéaire varoise, qui s’ouvre ce jeudi au rythme des notes de ce flûtiste et compositeur avec The spirit of 3. Un projet qu’il porte avec la chanteuse et musicienne américaine Shekinah Rodz, nourri par un « répertoire aussi profond que festif, au croisement des rythmes méditerranéens, africains et indiens ». Un peu plus tôt dans la soirée, le groupe Radio Mezcal aura lancé les festivités avec ses notes latines, afro caribéennes et diablement dansantes. Car chaque soirée du festival se déroule sur le même principe : un « apéro » à 19h, mise en bouche assurée par des « talents locaux », une « scène jazz » autour d’une tête d’affiche, puis, vers 23h15, un « Jazz club » orchestré par le trio du contrebassiste Olivier Lalauze, « avant de laisser place à une jam-session réunissant musiciens amateurs et professionnels dans un esprit de liberté et de partage ».

    Les femmes ont voix

    au chapitre

    « Cette année, les voix seront le fil d’Ariane de la programmation. Puissantes et envoûtantes, incarnées par des artistes aux univers singuliers, capables de faire vibrer le public sur toutes les ondes émotionnelles, tantôt ouatées tantôt étourdissantes d’énergie communicative », qualifie-t-on du côté de Mouissaline Prod, équipe à la manœuvre du La Londe Jazz Festival. Vendredi 31 juillet, la chanteuse toulonnaise au timbre chaud, Andrea Caparros, sera quant à elle invitée par le Big Sud, projet qui « dessine un pont entre les grandes comédies musicales de Broadway et la Méditerranée provençale ». Une création signée du trompettiste Nicolas Folmer et Christophe Dal Sasso, aux côtés de l’Orchestre de l’Opéra de Toulon.

    Le lendemain, au tour d’Abraham Réunion, trio aussi bien inspiré par le jazz que les musiques créoles, de prendre le relais. Charge enfin au groupe Buttshakers, porté par « la soul habitée » de la crooneuse Ciara Thompson, de clore le La Londe Jazz Festival, le dimanche 2 août. Son dernier album Lessons in love dans les cordes vocales, elle « incarne toute la force de ce groupe : une voix tour à tour brûlante, déchirante ou lumineuse digne des plus grandes divas de la soul ».

    www.lalondejazzfestival.com

  • Art Explora, un rendez-vous culturel au parc Chanot à Marseille

    Art Explora, un rendez-vous culturel au parc Chanot à Marseille

    Après deux ans d’absence, la fondation Art Explora est de retour à Marseille pour deux journées placées sous le signe de la culture. Une culture que la fondation souhaite accessible au plus grand nombre, c’est pourquoi ces samedi et dimanche ils investissent le parc Chanot à Marseille autour de trois grands rendez-vous immersifs à destination des familles et gratuits. « L’objectif de la fondation est de lever les barrières qui peuvent exister sur différents plan en ce qui concerne l’accès à la culture et aux musées », explique Lucie Avril, responsable des MuMo de la fondation Art Explora. « Il y a la barrière sociale, la barrière financière mais aussi une barrière symbolique autour des thématiques des expositions, c’est pourquoi nous en avons choisi une qui peut plaire et attirer le plus grand nombre. »

    Les arts du cirque à l’honneur cette année

    Ainsi, avec son musée mobile (MuMo) – Centre Pompidou, ce n’est pas le public qui va à l’art mais l’art qui vient au public et ce week-end, petits et grands pourront découvrir l’exposition « Pompidou Circus ». « Chaque année, le Centre Pompidou, musée national d’art moderne à carte blanche pour trouver une thématique. Cette année c’est Anne Lemonnierqui est attachée de conservation aux collections modernes qui a imaginé l’exposition », continue-t-elle. « On pourra donc découvrir des peintures, des photographies, des vidéos mais aussi des affiches, aquarelles et papiers découpés de grands artistes comme Matisse, Chagall, Dufy ou encore Bombois tous représentant les athlètes ou arts du cirque. »

    En parallèle de l’exposition deux ateliers seront proposés au sein du Palais des Arts du parc Chanot, le premier est une expérience immersive en réalité virtuelle pour plonger au cœur des cultures méditerranéennes intitulé « Merveilles de Méditerranée » et accessible dès 10 ans. Autre activité, un atelier de papier découpé autour de la série « Jazz » d’Henri Matisse en écho aux œuvres présentées dans le camion musée.

    Samedi et dimanche de 10h à 12h30 et de 17h à 21h. Le MuMo ouvrira ses portes à 11h30. Gratuit.

  • 35e édition du Festival du rythme en Cévennes

    35e édition du Festival du rythme en Cévennes

    Depuis 35 ans, le Festival du Rythme en Cévennes propose chaque année un week-end entier de concerts gratuits, dans la commune de Saint-Jean-du-Pin, dans le Gard. « Le principe est d’offrir trois concerts par soir de musiques variées, mais qui donnent toujours le sourire », affirme Karine Lopez, présidente de l’Office municipal de la culture de Saint-Jean-du-Pin, qui organise la manifestation. Environ 3 000 personnes sont attendues, dans un village qui compte seulement 1 500 habitants. « Depuis le départ, nous réunissons une équipe d’une centaine de bénévoles du village, de 18 à 80 ans. »

    Une variété de genres

    Cette année encore, la programmation est éclectique. Le vendredi 24 juillet, à partir de 19h, c’est le groupe de rock Sham’Rock Music qui inaugurera le week-end, avant de laisser place à un concert de blues Mississippi par le trio Joharpo. Le groupe Guilty Delight clôturera la soirée, avec des morceaux de blues et de soul des années 1960. Le lendemain, la soirée du samedi mettra à l’honneur les groupes The Garlic Heads (reprises pop-rock), Chicharron (cumbia afro­t-ropicale et rock psychédélique) et enfin Zarhzä (chansons urbaines balkano-latines).

    Comme chaque année, le festival proposera de quoi se restaurer ainsi qu’une buvette. « La priorité pour nous est que ce festival reste gratuit et pour cela, il faut rassembler le plus de personnes possible pour continuer de faire vivre la culture », conclut Karine Lopez.

  • [C’est l’été] Dans la jungle du Off, deux découvertes

    [C’est l’été] Dans la jungle du Off, deux découvertes

    Avec ses 1 800 spectacles, le Off est devenu une machine impitoyable où les grosses productions s’engraissent tandis que les petites compagnies peinent à faire découvrir leur travail. Les coûts explosent et la véritable sélection est désormais celle de l’argent. Jadis, on venait pour s’immerger dans un monde où le théâtre était roi ; aujourd’hui, on réserve pour les vedettes, laissant peu de place au hasard. « C’était mieux avant », ironise une affiche.

    Pourtant, à qui prend encore le risque de s’éloigner des têtes d’affiche, il arrive de faire de belles découvertes. Derrière les chiffres et les désillusions, subsistent des propositions audacieuses.

    Pièce en plastique

    Marius von Mayenburg est un écrivain de théâtre allemand très apprécié dans son pays, mais aussi outre Rhin : il est traduit dans plus de trente langues. Éditée en France il y a tout juste 10 ans, Pièce en plastique dégomme la bien-pensance avec une cruauté drolatique trempée dans une bassine d’humour noir.

    On rit beaucoup à la sauvagerie de ce couple modèle dézingué par l’arrivée d’une nouvelle bonne, par un fils aux ongles peints, par une artiste ravagée par ses créations obsessionnelles. On devine très vite que Mayenburg vitriole à la volée les codes absurdes de notre société occidentale. Tel Pasolini et son Théorème, l’intrusion de Jessica, la domestique, pulvérise les tocs de nos bourgeois sanglés dans leurs certitudes.

    La compagnie Luüm mêle sa propre folie à celle de l’auteur. Zoé de Barbarin n’a pas froid aux yeux. Sa mise en scène accélère le temps, amplifie les symboles, arrose d’eau et de sang les vêtements, se régale d’installer des flaques de saleté pour que l’artiste qu’elle interprète, puisse de repaître de l’image d’une domestique à quatre pattes munie d’une serpillière. Tous les acteurs acceptent les règles du jeu.

    Entre émotion, répulsion et fous rires le public applaudit ce théâtre ovni qui, on le suppose, passionne davantage un public jeune ouvert à toutes les propositions. Ici on ne triche pas. Et c’est tant mieux.

    Fureur

    Autre adaptation d’une pièce étrangère : Fureur, de Ferdinand von Schirach. Cet auteur allemand, criminaliste, restitue avec une précision documentaire le procès de Laura Koch, pilote de chasse, accusée d’avoir abattu un avion susceptible de s’écraser sur un stade peuplé de 70 000 spectateurs. Elle signait ainsi la mort des 164 passagers de l’avion détourné.

    La Compagnie Hercub a misé gros sur ce projet. Elle réunit sept comédiens et un régisseur engagés à reconstituer un procès inspiré de faits réels. S’agit-il vraiment d’une pièce de théâtre ? Nous entendons tour à tour juge, procureure, avocat de la défense et deux témoins. Si l’on accepte de ne pas se lasser des plaidoiries vertigineuses et fort bien construites, interprétées par des comédiens rompus à ce genre d’exercice, on s’investit confortablement dans ce combat d’idées, de décryptages contradictoires.

    Au théâtre, certains attendent davantage d’être surpris, d’être happés par un certain suspens comme dans la série télévisée Les grands Procès. Fureur choisit de favoriser la brillante rhétorique de nos magistrats. Une autre forme de plaisir.

  • [C’est l’été] Premier festival des Arts

    [C’est l’été] Premier festival des Arts

    Le Château de Berne lance son tout premier festival des Arts et investit l’amphithéâtre à ciel ouvert du domaine, entre vignes et oliviers, pour proposer une programmation éclectique mêlant expositions photographiques, théâtre en plein air, concerts et performances musicales. Nicolas Reyes vous y attend pour un concert.

    Infos sur le site du château

  • Pop, rap et chanson française à Martigues

    Pop, rap et chanson française à Martigues

    Le Martigues Summer festiv’halle pose ses valises sur l’esplanade de la Halle pour sa 8e édition. Sur la rive du canal de Caronte, trois soirées de concerts à ciel ouvert qui « attirent chaque année un public toujours plus large et intergénérationnel », affirme son organisateur, Sud Concerts.

    Un grand spectre attisé par une programmation qui s’élancera ce vendredi 24 juillet par une affiche aux accents pop. Un plateau féminin matérialisé par Styleto, chanteuse ayant émergé sur YouTube il y a une quinzaine d’années et récemment à l’origine d’un premier album intitulé Fille lacrymale, puis Helena, elle aussi auteur d’un premier opus du nom d’Hélé.

    Intergénérationnel

    Le lendemain, charge à Black M de prendre le relais. Depuis sa révélation au sein du groupe Sexion d’assaut à la fin des années 2000, le rappeur parisien poursuit sa carrière en solo, « marquée par son style musical entre hits populaires, titres techniques, nostalgiques et avant-gardistes », résume-t-on du côté de Sud Concerts. C’est à Jean-Louis Aubert que reviendra la tâche de clore la 8e édition du Martigues Summer Festiv’Halle, dimanche 26 juillet.

    L’ancien leader du groupe Téléphone, 71 ans au compteur, est programmé pour un « moment fort et fédérateur », des tubes tels que « Locataire » ou « Juste une illusion » dans la besace.

    Web : martigues-summerfestivhalle.com

  • [C’est l’été] Jazz au Ranquet revient pour trois soirées gratuites à Istres

    [C’est l’été] Jazz au Ranquet revient pour trois soirées gratuites à Istres

    Cet événement dédié au jazz revient cette année encore sur les plages du Ranquet pour offrir au public trois soirées de concerts au bord de l’eau, les pieds dans le sable.

    Initié il y a quelques années par la municipalité, Jazz au Ranquet a su s’imposer comme un rendez-vous incontournable de l’été istréen. Chaque année, le festival rassemble de nombreux curieux et passionnés, vacanciers comme habitants de la région. Ici, les mélodies et le bruit des vagues s’entremêlent pour créer une atmosphère unique, à partager en famille ou entre amis.

    Un orchestre

    de 21 musiciens

    Du côté de la programmation, les festivités débuteront ce vendredi à 20 h avec le Nitcho Reinhardt Quartet. Autodidacte passionné, Nitcho Reinhardt n’a jamais cessé d’enrichir son univers musical. Il sera sur scène aux côtés de ses deux frères, à la guitare rythmique, et accompagné du contrebassiste parisien Thierry Chanteloup. Ensemble, ils présenteront « La vie en cordes ».

    À partir de 22 h, le Big Band de Pertuis prendra le relais. Fondé en 1984, l’ensemble réunit des musiciens professionnels et amateurs chevronnés, passionnés de jazz et de musique latino-américaine. Cet orchestre de 21 musiciens interprète les plus grands standards du genre, de Count Basie à Duke Ellington, entre autres.

    Samedi, la première partie de soirée sera consacrée à un hommage à Michel Petrucciani proposé par Marc Cicero.

    En seconde partie, Ronald Baker et ses fidèles sidemen revisiteront un hard-bop groovy aux racines solidement ancrées dans la tradition du jazz. Une prestation qui promet de ravir les amateurs du genre.

    Enfin, dimanche, une soirée organisée en partenariat avec le Marseille Jazz des Cinq Continents viendra clôturer le festival. À partir de 21 h, Pierre Bertrand et La Caja Negra monteront sur scène. Le groupe, qui a sillonné la France et l’Amérique du Sud, partagera avec le public son identité musicale singulière à travers une musique vibrante, vivante et généreuse.

    Informations auprès de l’office de tourisme au : 04.42.81.76.00

  • Un 80e Corso de la Lavande haut en couleurs se prépare

    Un 80e Corso de la Lavande haut en couleurs se prépare

    Dans le hangar des chars du Corso de La lavande, des dizaines de bénévoles s’activent depuis des mois pour préparer les seize chars de cette édition, qui célébrera les 80 ans de la fête traditionnelle du Pays Dignois.

    « Je travaille sur la préparation de cette édition depuis mars. En mars, on commence à préparer les grosses structures en bois et en métal, puis en mai, on commence à coller », explique Aurélien, 15 ans, bénévole depuis déjà cinq ans. Chaque char est préparé par une équipe d’une quinzaine de bénévoles, qui choisissent un thème libre chaque année. Cette année, pour les 80 ans, on retrouve un char bisounours, un sur le thème des montgolfières, un sur le groupe ABBA, sur les années 80, le tour du monde en 80 jours ou encore sur le film Dragons. En plus des huit chars entreposés dans le hangar pendant leur préparation, huit autres chars sont en plein montage chez les pompiers, à l’hôpital ou encore à la préfecture. Les bénévoles profitent de tracteurs prêtés par des paysans de la région pour tirer leurs chars.

    « Cette année, il y a beaucoup de mécanismes de mouvement qui ont été installés pour que les papillons ou encore les dragons puissent battre des ailes », se réjouit Julien Di Benedetto, maire de Digne et participant au Corso depuis son plus jeune âge, pendant qu’une bénévole installe une guirlande lumineuse pour le défilé nocturne sur son char bisounours.

    Une histoire de famille

    Le Corso est un rendez-vous annuel primordial pour les Dignois depuis des décennies. « à une époque, chaque quartier faisait son propre char », se rappelle Julien Di Benedetto. « Dans ma famille, il était hors de question de partir en vacances pendant le Corso, cela aurait fait scandale ! Souvent, toute la famille vient même à Digne pour la fête », raconte-t-il, tout ému de vivre son premier Corso en tant que maire. Car le Corso, c’est avant tout une histoire de famille. Les enfants dignois baignent dedans depuis tout petit. « Avec l’actuel premier adjoint, mon ami d’enfance, on traversait la ville à vélo pour coller sur les chars tous les après-midi de juillet, c’était incroyable », se rappelle Julien Di Benedetto, qui participe depuis ses 7 ans.

    Cette année, pour le 80e anniversaire du Corso, le nouveau maire a voulu viser grand en proposant à Cyril Féraud, célèbre animateur de télévision, d’être le parrain de cette édition. « C’est un vieux copain, on était à l’école ensemble. Son papa, décédé il y a sept ans, faisait les plus gros chars du Corso », explique Julien Di Benedetto.

    Cette année marque aussi le premier partenariat avec la marque provençale iconique L’Occitane. « Comme c’était leurs 50 ans et qu’ils venaient de sortir une nouvelle gamme lavande, je leur ai dit qu’il y avait quelque chose à faire », détaille le maire.

    « Une autre nouveauté depuis deux ans, c’est que les chars sont conservés et ressortent pour Halloween et pour Noël. Cela leur permet d’avoir une vie plus longue que pendant les quelques jours du Corso », explique Julien Di Benedetto.

  • Le Off d’Avignon, entre précarité et succès

    Le Off d’Avignon, entre précarité et succès

    Le Festival d’Avignon, In et Off, se termine ce samedi 25 juillet après trois semaines intenses sur les planches, entre les remparts (et un peu au-delà) de la Cité des Papes. Ce jeudi 23 juillet, l’association Avignon Festival & Compagnies (AF&C) a indiqué que, selon ses estimations, environ 54 % des places mises en vente par les 141 théâtres avaient été vendues. Ces salles ont réalisé 27 000 levers de rideau de 1 812 spectacles.

    Des « chiffres stables », ont estimé, lors d’une conférence de presse, les dirigeants de la structure qui gère et organise l’événement. C’est en effet la première fois, depuis sa création, qu’ils parviennent à disposer d’un chiffre plus précis de la situation. « Il n’y a pas de billetterie centralisée, donc c’est compliqué d’avoir les données exactes. Mais cette année, oui, grâce aux remontées des différents prestataires », détaille Harold David, directeur délégué de l’AF&C. Les chiffres recueillis représentent 52 % de la billetterie totale au 21 juillet, soit 1 371 000 billets sur 2 600 000. Ce qui est « assez représentatif, car il y a une grosse variété et ça va du plus grand, la Scala, au plus petit, le Chapeau Rouge », estime le directeur délégué. Avec des calculs supplémentaires, il est aussi estimé que la billetterie représente 22 millions d’euros de chiffre d’affaires.

    Vision du futur

    Un peu plus de la moitié du taux de remplissage donc. Si, de l’extérieur, les rues pleines, les tractages à la pelle par des compagnies déguisées, souriantes, et les multiples spectacles de rue animent joyeusement les rues d’Avignon, le bilan est cependant presque systématiquement salé pour les compagnies. « Même si c’est tout le temps complet, c’est dur d’être à l’équilibre économiquement. 54 %, ce n’est pas satisfaisant », confirme Harold David, qui a lui-même été comédien et patron de théâtres. « Avignon, c’est stricto sensu déficitaire. Parce que c’est basé sur l’espoir que l’on va être programmé plus tard dans d’autres théâtres et se refaire, en quelque sorte », ajoute Laurent Domingos, coprésident de l’AF&C.

    En fin de conférence de presse, plusieurs compagnies ont également tenu à témoigner. David Nathanson, des Ailes de Clarence, estime que les « chiffres ne disent pas grand-chose de la suite des diffusions des spectacles » et que les « compagnies ne se payent pas à Avignon ».

    Une réflexion sur l’avenir est ainsi nécessaire. Car les budgets ne cessent de diminuer, tout comme les subventions versées par les collectivités. Selon l’AF&C, 80 % des compagnies ne percevaient aucune subvention en 2026, contre 78 % en 2025. « On est à la croisée des chemins. Il faut se rendre compte de la gravité de la situation. Moins d’aides, c’est aussi moins de programmateurs. Ce qui veut dire moins de théâtres et moins de compagnies. Et, à terme, plus de Off si on se projette dans 5, 10 ou 15 ans », alerte Raymond Yana, autre coprésident de l’AF&C. L’organisation rappelle qu’elle a adressé une lettre ouverte aux candidats à la présidentielle et que huit d’entre eux, surtout des personnalités de gauche, se sont rendus à Avignon pour échanger sur la question de la place de la culture dans leur programme. « Il faut interpeller ceux qui font les lois, car on dépend d’eux malgré tout », glisse Raymond Yana.

    Pistes d’amélioration

    D’autres pistes d’amélioration ont été évoquées, notamment concernant l’accueil et les transports, tant pour les spectateurs que pour les compagnies et leurs équipes. « Mon spectacle se tient à 21h. Mais pour rentrer à Nîmes, par exemple, les derniers trains sont dans ces eaux-là et ça me fait perdre des ventes », glisse un festivalier au micro. D’autant que 41 % du public provient du quart sud-est de la France. Un travail est en cours avec le Grand Avignon, notamment sur les transports en commun pour se rendre dans les villes environnantes. « Les habitants des villages d’à côté aimeraient bien pouvoir louer leurs apparts ou leurs maisons. Mais il n’y a souvent pas de transports. Parfois, il y en a même moins que le reste de l’année puisque l’on est en horaires d’été », pointe Laurent Domingos. Il reste un peu moins d’une année pour réfléchir à ces enjeux. Avec, entre-temps, une élection qui risque de tout chambouler.

    REPÈRES

    54 %

    de taux de remplissage estimé dans les salles de théâtre du Off.

    1 400 000

    billets vendus, d’après ces mêmes estimations.

    27 000

    levers de rideau pendant les trois semaines de l’événement.

    22 000 000

    d’euros de chiffre d’affaires ont été générés grâce à la seule vente de billets.

  • [C’est l’été] Aubagne : le Festimôme de retour !

    [C’est l’été] Aubagne : le Festimôme de retour !

    Cette année, les jeunes curieux s’apprêtent à vivre une édition particulière. En effet, le Festimôme, festival dédié au jeune public, fête son 25e anniversaire ! Dès ce jeudi et jusqu’à dimanche, le parc Jean-Moulin vibrera au rythme des animations et des spectacles proposés aux plus petits.

    éclats de rire et découvertes

    Le tout dans une atmosphère hors du temps, à la fois apaisante, poétique et joyeuse. Les éclats de rire des enfants résonneront au rythme des prouesses artistiques présentées tout au long de ce festival de cirque et des arts de la rue, devenu au fil des années un rendez-vous incontournable pour les familles.

    Une quinzaine de compagnies seront présentes pour émerveiller petits et grands. Au programme : chasse au trésor, grand village circassien, spectacles et ateliers créatifs proposés chaque jour jusqu’à dimanche. De quoi vivre de beaux moments de partage, de découverte et d’émerveillement en famille.