Tag: Elections

  • Laurent Belsola combatif et fraternel à Port-de-Bouc

    Laurent Belsola combatif et fraternel à Port-de-Bouc

    À Port-de-Bouc, l’intelligence collective et l’amour doivent gagner », lance Laurent Belsola devant une salle Gagarine pleine à craquer. Le maire (PCF) de Port-de-Bouc, candidat à sa réélection, pèse ses mots en pensant au militant communiste Mathieu Nunez « qui a subi de plein fouet la violence de l’opposition » d’extrême droite, « rétabli et réengagé rapidement dans la campagne contre le camp de la haine, la division et l’agression », assène l’édile.

    Le candidat en tire son énergie. « Face aux violences et aux mensonges, nous répondons par la fraternité, la sincérité et la combativité », assure-t-il, retenant que « cette campagne a élargi nos rangs, nos équipes de collage sont toujours sur le terrain malgré les intimidations, les militants surmotivés chaque soir au porte-à-porte et les témoignages de soutien sont nombreux », relate Laurent Belsola.

    Ancrage local

    Le maire de l’année 2025 n’est pas seul. « Vos futurs élus sont des enfants de Port-de-Bouc : ils y vivent, y travaillent et s’y investissent, chaque jour, pour améliorer la vie de notre cité », affirme le candidat, parlant d’un « ancrage local primordial pour prendre les bonnes décisions » et perpétuer l’« esprit fraternel et solidaire » de la ville.

    L’édile s’appuie sur « la démocratie participative » et la proximité revendiquée au travers des « rendez-vous en mairie, réunions de quartier et temps de rencontre » que Laurent Belsola a déployé comme élu depuis 2008 et maire depuis 2020. « Nous voulons finaliser la rénovation urbaine, les réhabilitations des logements, le réseau de chaleur qui va permettre de réduire les factures des habitants », clame Laurent Belsola, déterminé à « pérenniser l’emploi, (…) protéger nos piliers du sport, de l’éducation populaire et de la culture ». Dimanche, pour de nouveaux jours heureux ?

  • Face à la droite, l’ancien maire d’Aramon à la rescousse

    Face à la droite, l’ancien maire d’Aramon à la rescousse

    Lors des deux mandats de maire de Michel Pronesti, Pascale Prat fut l’une de ses élues (2008-2014) et même son adjointe (2014-2020). Pourtant, le 15 mars, c’est bien contre la maire sortante que Michel Pronesti se présente à Aramon. « Malheureusement, elle a bien changé ! », regrette le militant communiste qui mène la liste divers gauche (DVG) « Aramon : plusieurs générations, une même ambition ». S’il fait son retour au premier plan, c’est dit-il, en raison d’une dérive droitière de la municipalité sortante. « Des citoyens sont venus me chercher, ça ne va pas du tout avec elle ». En 2020, Michel Pronesti décide de faire un break pour « raisons personnelles ». Il soutient la liste (DVG) de Jean-Marie Rosier qui se fait élire. Lequel décède en 2022. Depuis que Pascale Prat a pris sa place, tout irait de travers. « Sa gestion est verticale, elle est frileuse sur l’argent public. Elle se dit apolitique mais a été rejointe par des gens très à droite et parle comme eux alors que nous n’avons pas de problème de sécurité ici », illustre M. Pronesti. L’ancien maire déplore que le projet de maison de santé qu’il avait engagé n’ait jamais vu le jour dans ce désert médical. M. Pronesti s’engage à enfin le concrétiser. Face à celle dont il affirme qu’elle est « incapable d’insuffler de nouveaux projets », il propose un vrai pôle de santé pluridisciplinaire. M. Pronesti entend aussi sécuriser les établissements scolaires, préserver la présence industrielle en redynamisant la centrale EDF fermée via l’énergie verte circulaire ou l’hydrogène vert. Il promet de travailler en « bonne coopération » avec ses voisins et ne briguera pas la présidence de la Communauté de communes.

  • C. Cerpedes : « Trois médecins maintenus et demain l’électricité moins chère »

    C. Cerpedes : « Trois médecins maintenus et demain l’électricité moins chère »

    La Marseillaise : Comment se déroule la campagne ?

    Claude Cerpedes : Depuis que nous avons présenté notre liste fin décembre, nous avons sorti un questionnaire auprès de la population pour avoir leur sentiment. Nous avons renouvelé notre liste à quasiment 50%. Nous avons donc de l’expérience et un renouvellement avec de la jeunesse. Il y a une très belle dynamique. Nous sommes une liste divers gauche avec un maire qui annonce haut et fort son appartenance au Parti communiste.

    Quel bilan tirez-vous de ce mandat ?

    C.C. : J’ai travaillé presque 40 ans dans les collectivités donc je sais où aller chercher les subventions. Nous sommes passés de presque rien comme subvention à des projets qui sont tous financés à au moins 60%, ce qui nous permet de démultiplier nos projets. 80% de notre programme a été réalisé. Nous n’avons pas pu faire le gymnase car l’État ne finance quasiment plus ces infrastructures. Nous n’avions pas prévu la crise énergétique, ni l’inflation, et pourtant nous avons réussi à faire l’isolation de nos trois écoles durant ce mandat avec des subventions entre 64 et 78%. Nous avons aussi inauguré notre maison de santé en septembre 2023 qui a coûté 2 millions d’euros subventionnés à plus de 60%, qui nous a permis de garder les trois médecins de la commune mais aussi d’accueillir d’autres professionnels de santé.

    Dans le premier mandat nous avons refait la pelouse du stade, là, nous venons de refaire les vestiaires. Nous avions aussi eu la volonté d’accueillir des logements sociaux. En cinq ans, nous en avons livré 170. Cela nous a permis de passer la barre des 20 % de logements sociaux et ainsi de ne pas payer la taxe de 17 000 euros que ça nous coûtait. Cette somme, nous l’avons affectée au CCAS pour créer une aide au paiement des licences sportives ou culturelles pour tous les enfants jusqu’à la fin du collège.

    Quel est votre projet pour
    ce prochain mandat ?

    C.C. : Nous allons poursuivre nos trois piliers qui sont la solidarité, le vivre-ensemble et l’environnement. Nous avons en cours la renaturation du quartier populaire historique de Camont. Cela représente deux hectares. Nous proposons aussi de faire la renaturation des cours de nos trois écoles. Dans les projets importants, il y a la création d’une association pour regrouper les producteurs d’électricité photovoltaïque et des locataires. Actuellement, les producteurs vendent leur surplus d’électricité entre 10 et 12 centimes le kilowattheure. Dans l’association, ils le vendraient à 15 centimes. Les locataires achètent cette électricité à 18 centimes au lieu de 25 centimes qu’ils paient actuellement. C’est donc du gagnant-gagnant.

    Vos opposants vous critiquent régulièrement sur la sécurité.
    En avez-vous fait un thème de campagne ?

    C.C. : Nous avons quatre policiers municipaux contrairement aux communes autour de nous qui en ont moins. Ils n’ont pas de tâches administratives et sont sur le terrain avec une équipe de jour et une équipe de nuit. Nous avons un réseau de caméras vieillissant et que nous allons remettre au goût du jour. D’après les statistiques, nous sommes la commune périurbaine qui a le moins de délits. Nous avons une brigade de gendarmerie sur place. Nous avons aussi mis en place des éducateurs de rue pour prendre en amont les problèmes. On pourrait toujours réclamer plus de policiers mais c’est très populiste.

    Entretien réalisé par T.A.

  • Vincent Bouget, enfant de Nîmes

    Vincent Bouget, enfant de Nîmes

    Vincent Bouget aime rappeler qu’il est un « pur produit nîmois ». Dans sa famille, la politique n’est pas une carrière mais une tradition. Ses parents, Nathalie et Michel, militants communistes, se rencontrent au Prolé, lieu emblématique de la gauche nîmoise. L’engagement fait partie du décor. L’histoire familiale remonte même plus loin. Sa grand-mère Betty participe à la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale en faisant passer des messages entre militants. Son grand-père, lui, porte les couleurs du Nîmes Olympique. Deux héritages qui marquent durablement le futur candidat.

    Dans cette famille où l’on parle politique, solidarité et sport populaire, Vincent Bouget grandit au rythme des matchs de football, des corridas et des discussions militantes. Le football occupe très tôt une place particulière dans sa vie. Il joue au ballon au sein du Sporting Club de Castanet pendant des années, du primaire jusqu’au lycée. Mais surtout, il grandit dans l’ambiance du stade. « Le Nîmes Olympique, c’est beaucoup de souvenirs. Des moments qu’on attend en famille, entre amis, depuis tout petit », raconte-t-il. Il se souvient des matchs aux Costières avec son père, des soirées passées à écouter les rencontres à la radio ou à suivre les Crocos même lorsqu’il vivait en région parisienne. Pour lui, le club dépasse largement le simple cadre sportif. « C’est un symbole fort de la vie nîmoise. Dans les tribunes, c’est l’un des rares endroits où des gens qui ne se croisent jamais se retrouvent. »

    L’engagement comme fil conducteur

    Élève studieux passé par la prépa littéraire du lycée Daudet de Nîmes, passionné d’histoire, Vincent Bouget se destine un temps au journalisme sportif avant de devenir enseignant. Il commence sa carrière en région parisienne avant de revenir à Nîmes, sa ville.

    C’est à ce moment qu’il s’engage pleinement au PCF, jusqu’à en devenir le secrétaire départemental. Pour lui, être communiste aujourd’hui signifie « suivre un chemin vers l’émancipation des individus, indissociable de l’égalité et de la liberté ». Au conseil municipal puis au Département, il se forge une image d’élu calme et méthodique, davantage porté sur la discussion que sur l’affrontement.

    Au-delà de la campagne électorale, Vincent Bouget parle souvent de Nîmes comme d’un projet collectif. Une ville populaire, traversée d’inégalités mais riche de cultures et de solidarités. Entre les souvenirs des Jardins de la Fontaine, les matchs des Crocos ou les discussions au Prolé, son histoire personnelle se confond largement avec celle de la ville. C’est sans doute ce mélange de racines familiales, de passion de l’échange et de convictions politiques qui explique sa trajectoire : celle d’un Nîmois convaincu que la politique locale peut encore changer la vie quotidienne.

  • Le maire sortant de Forcalquier fait salle comble

    Le maire sortant de Forcalquier fait salle comble

    Création de logements, nouvelle maison de santé, écoles, pôle des arts et de la culture, pôle aqualudique… Le maire sortant DVD de Forcalquier, candidat à sa réélection, a présenté les projets « structurants » de son programme aux habitants lors d’une réunion publique jeudi soir, à trois jours du premier tour.

    Le candidat s’est félicité à plusieurs reprises d’avoir le soutien de Renaud Muselier, le président Renaissance de la Région Sud, venu la semaine précédente visiter plusieurs établissements financés par sa collectivité, parmi lesquels l’hôpital de Manosque et le centre de soins Paul-Nalin à Forcalquier. Une occasion de marquer son soutien aux deux maires sortants DVD candidats à leur réélection de ces deux villes, Camille Galtier et David Gehant. Lors de ce déplacement, Renaud Muselier avait promis de participer au financement de la nouvelle maison de santé de Forcalquier, prévue dans le programme du maire sortant. C’est l’un des cinq points sur lesquels il a insisté jeudi soir, devant une foule de quelques centaines d’habitants venus l’écouter.

    Attirer des médecins

    « On ne veut surtout pas perdre l’opportunité de pouvoir attirer des médecins, donc on va créer une nouvelle maison de santé. On en a discuté avec les soignants au mois de novembre dernier, et on a validé cette option », a expliqué le maire sortant. Ce projet devrait permettre selon lui « d’aller encore plus loin » et d’attirer « de nouveaux spécialistes qui manquent localement », comme des kinésithérapeutes, des dentistes, des dermatologues ou encore des ophtalmologues. Le candidat a estimé le coût de cette maison de santé à « à peu près 1,8 million » d’euros. Il a rappelé la situation du centre de soins Paul-Nalin, inauguré en juin 2024, qui a déjà accueilli « 22 000 patients ». « On est les seuls du département à avoir accès à des médecins 7 jours sur 7 », a-t-il affirmé.

    Côté éducation, David Gehant s’est engagé à « faire le choix entre la réhabilitation de nos écoles actuelles ou la création d’un nouveau groupe scolaire » en concertation avec les enseignants, les élèves et les parents, et à appliquer l’une de ces deux solutions d’ici la fin de son potentiel prochain mandat en 2032. À la fin de sa réunion publique, le candidat a affirmé avoir mis en œuvre « 96% du projet » pour lequel il a été élu.

    David Gehant avait quitté le parti Les Républicains en décembre 2022, suite à l’élection d’Éric Ciotti à la présidence du parti. Il se présente désormais comme candidat divers droite, tout en affirmant que 93% de sa liste n’a aucune appartenance politique.

  • À Sanary, Jean-Pierre Meyer pour l’alternative

    À Sanary, Jean-Pierre Meyer pour l’alternative

    Pour sa dernière réunion publique avant les élections, Jean-Pierre Meyer recevait Léo Purguette, pour une séance de questions-réponses de près de deux heures vouée à présenter le candidat de Renouveau pour Sanary. « Cela ne compense pas le débat public que j’aurais souhaité, que tous les candidats sauf Philippe Heno ont décliné », relevait toutefois Jean-Pierre Meyer.

    Se présentant comme un candidat « au service des autres », il a justifié son choix d’afficher le soutien de partis politiques de gauche : « Sans partis, il n’y a pas de liste. Nous disons qui nous sommes, quand les quatre autres listes sont divers droite. C’est gênant, car quand on élit un maire, on élit un grand électeur, qui élit les sénateurs. »

    Vers un retour de l’eau

    en régie publique

    Le président et directeur éditorial de La Marseillaise est revenu sur le mandat qui touche à sa fin, marqué par la condamnation du maire Ferdinand Bernhard à 5 ans d’inéligibilité : « Dans le Var, on a créé des petits seigneurs avec des mandats de plus de 30 ans, qui donnent un sentiment de toute-puissance », a répondu Jean-Pierre Meyer, qui s’est dit en faveur d’une « limitation à deux mandats », mais aussi « du référendum d’initiative citoyenne » pour faire contrepoids et renforcer l’engagement citoyen. Sur un dossier qu’il connaît bien, le Centre de traitement obésité infantile Les Oiseaux, sa fermeture est selon lui « un grand gâchis, un scandale d’État ».

    Le candidat communiste s’est ensuite prononcé sur les services publics, déterminants dans le contexte de baisse du pouvoir d’achat, incarnant selon lui l’un des rares leviers communaux. Le candidat propose ainsi, entre autres, la création d’un centre de santé communal : « Les médecins sont plus enclins à devenir salariés. Cela évite aussi la marchandisation de la santé et protège les valeurs fondamentales de la sécu : la santé pour tous et le tiers payant intégral », plaide-t-il.

    Sur l’important sujet de l’eau, il a évoqué sa prise en charge par la communauté d’agglomération, dont « certains candidats ne parlent pas, alors que c’est là que se prennent les décisions », a-t-il fustigé. Il affirme ainsi « envisager le retour à la régie publique, qui coûte moins cher que la DSP », tout en disant espérer que sa liste fera « au moins 15% pour avoir un siège à la communauté d’agglomération ».

    Sur les questions de vie quotidienne, Jean-Pierre Meyer milite en faveur de l’accession sociale à la propriété, du logement social et de la limitation des Airbnb. Avec le logement, la tranquillité publique, remise en cause par le narcotrafic. « S’attaquer aux dealers ne suffit pas, il faut que l’État remplisse sa mission régalienne », martèle-t-il. Un frein au vivre ensemble comme l’est le manque d’accès à la culture, dont « on a laissé croire qu’elle ne pouvait appartenir qu’à des classes sociales élevées », et que celui qui se présente comme un « élu de la minorité, pas de l’opposition » veut avant tout que sa liste soit « utile à l’intérêt commun » comme le proclament ses affiches.

  • Le Gard, un scrutin scruté au national

    Le Gard, un scrutin scruté au national

    C’est un grand mouvement de bascule que pourrait opérer le Gard avec ces élections municipales des 15 et 22 mars. D’abord parce que la capitale du département pourrait revenir à gauche. C’est en tout cas la tendance confirmée par tous les sondages. La personnalité de Vincent Bouget (PCF), sa démarche d’écoute de la population et les nombreux soutiens de poids reçus lui ont permis d’engranger une réelle dynamique. « L’élection à Nîmes est scrutée au niveau national », annonçait la députée européenne socialiste Chloé Ridel il y a quelques semaines. Effectivement, le basculement de Nîmes serait un petit séisme. D’abord parce que la ville, gérée depuis plus de vingt ans par Jean-Paul Fournier, est la dernière cité de plus de 150 000 habitants dirigée par Les Républicains en France. Ensuite, parce que Vincent Bouget pourrait à l’inverse permettre au PCF de conquérir à nouveau une ville de cette ampleur. il pourrait aussi l’emporter au Havre, ville de 166 000 habitants où le député Jean-Paul Lecoq est donné au coude à coude avec Édouard Philippe, le maire sortant.

    Rivenq impopulaire à Alès

    À Alès, la donne semble plus difficile pour la gauche. D’abord parce que la droite municipale reste unie après que Max Roustan a laissé le fauteuil de maire à Christophe Rivenq il y a un peu plus d’un an. La gauche avance aussi divisée avec une liste PCF-LFI et une liste PS-Écologistes, qui ne permet pas d’avoir la même dynamique qu’à Nîmes. Mais l’impopularité de Christophe Rivenq et l’envie de renouvellement rendent le suffrage incertain, là où Max Roustan a été réélu dès le premier tour lors des quatre derniers scrutins…

    Sauf union des droites, une victoire de l’extrême droite dans les deux principales villes du département semble impossible (à Alès, le candidat est quasiment invisible). En réalité, en dehors du bastion Beaucaire et des villes ciblées par les députés (lire page 12), l’extrême droite, qui avait pourtant raflé les six circonscriptions lors des dernières législatives en juin 2024, peine à confirmer son ancrage local. Le parti lepéniste illustre ainsi ses difficultés à monter des listes et à s’appuyer sur des candidats « crédibles ». Face à ce constat, le RN a gangréné de nombreuses listes de droite sans mentionner d’étiquette politique pour entretenir le flou. Une union des droites devenue en somme de moins en moins tabou à l’échelon local, qui prolifère tant en Camargue gardoise que dans le Gard rhodanien.

    Outre les grandes villes, les Cévennes, qui avaient comme le reste du département voté majoritairement à l’extrême droite aux dernières législatives, font tout de même de la résistance pour ces élections municipales. Ainsi, le Parti communiste est seul en lice à La Grand-Combe, Cendras, Domessargues, Le Martinet et conservera donc plusieurs communes. Emmanuel Grieu (Debout!) et l’ancien député Michel Sala (L’Après) resteront aussi aux commandes de leurs petites communes rurales cévenoles. À Anduze, au Vigan, à Barjac ou encore à Saint-Martin-de-Valgalgues, les maires sortants de gauche ont de la concurrence mais ils s’appuient sur un solide bilan avant le scrutin. Partout des listes citoyennes, sans bannière politique mais prônant des valeurs progressistes, ont aussi été montées et se mobilisent contre l’extrême droite.

    À la veille du premier tour, ce dimanche 15 mars, les élections municipales dans le Gard, symbole de la tripartition de la vie politique française, n’ont ainsi jamais été aussi incertaines.

  • Les propositions de la gauche pour conquérir la mairie de Castelnau-le-Lez

    Les propositions de la gauche pour conquérir la mairie de Castelnau-le-Lez

    Dirigée par la droite depuis 43 ans, Castelnau-le-Lez peut-elle enfin rebasculer à gauche ? Face aux trois listes de droite (celles du maire sortant Frédéric Lafforgue, de son ex-adjoint Julien Miro et de Jean-François Vendrell), deux répondent par l’affirmative : « Ici et ensemble » de l’écologiste Richard Corvaisier et « Réinventer Castelnau-le-Lez » de la socialiste Najate Haie.

    Celle-ci a refusé l’union jusqu’au bout avec R. Corvaisier qui a fait le choix, en plus du PCF ou de Génération.s, de s’allier avec les Insoumis. Rédhibitoire pour N. Haie. « Dommage » car leurs idées semblent souvent compatibles. Dans la 5e ville de l’Hérault qui connaît une fulgurance démographique (26 058 habitants en 2023 et 28 678 estimés à ce jour par l’Insee), la gauche veut stopper l’urbanisation galopante et incontrôlée.

    R. Corvaisier fait deux promesses. La première : préserver les acteurs de la filière agricole et leurs terres. Conséquence : avec lui, la clinique du Parc n’ira pas à Sablassou. « On propose une étude d’aménagement autour du lycée Pompidou qui a un arrêt de tramway et la route métropolitaine à côté ». Second engagement : réclamer à la Métropole la modification du Plan local d’urbanisme intercommunal (Plui) pour rehausser les exigences de logements sociaux. Pour atténuer la flambée des loyers dans une commune où le revenu moyen plafonne à 25 160 annuels, l’écologiste promet aussi la transformation d’actuels logements en habitats sociaux et l’encadrement des loyers.

    La clinique à Pompidou

    Soutenue outre le PS par Place publique, Génération Écologie, GRS ou le Parti animaliste, N. Haie se satisfait du Plui qui « sauvegarde les deux tiers des terres agricoles ». Elle milite aussi pour la clinique à Pompidou et déplore un manque de stratégie. « Tout est vendu aux promoteurs, il y a des malfaçons, le quartier Eurêka n’a pas d’école et peu de services ». Plutôt que l’étalement urbain, la socialiste souhaite « reconstruire la ville en hauteur ». Dans une ville qui ne respecte pas encore la loi SRU (20% d’habitat social au lieu de 25%), elle veut aussi développer le Bail réel solidaire pour permettre aux jeunes de devenir propriétaires.

    Entrée Est de Montpellier, Castelnau est embouteillée en dépit du tramway. Pour desservir les nouveaux quartiers excentrés, N. Haie propose une « navette électrique ». Elle veut revoir le plan des mobilités avec la Métropole. Notamment passer en sens unique l’avenue centrale J. Jaurès ou sécuriser le passage à niveau n°39. Même logique chez R. Corvaisier (avenues Jaurès et du jeu de mail en sens unique) qui veut « détourner le flux de transit » vers la route métropolitaine 65. Il prévoit des navettes scolaires et des parkings de covoiturage pour « des alternatives à l’autosolisme ».

    Pour créer de l’emploi pour lutter contre le chômage (7,9%), R. Corvaisier veut instaurer une « régie agricole » ainsi qu’une « cuisine communale » en plus de recrutements pour le soutien scolaire ou la tranquillité publique (médiateurs). N. Haie promet « la fermeture des commerces louches » et le doublement des dotations scolaires par élève.

  • Jean-Pierre Squillari promet un nouveau souffle pour Aubagne

    Jean-Pierre Squillari promet un nouveau souffle pour Aubagne

    Devant les quelque 450 Aubagnais présents dans la salle du Bras d’or, Jean-Pierre Squillari, tête de la liste d’union de la gauche hors LFI, Aubagne en commun, a clamé son désir de redonner vie à une ville qu’il considère n’avoir « jamais été aussi sale, une voirie qui n’a jamais été aussi dégradée ». En introduction, une vidéo a résonné dans la salle, affichant le militant anti-narco et colistier du Printemps marseillais, Amine Kessaci, en soutien de cette « liste qui peut apporter de l’espoir, du changement ». Un début de meeting donnant le ton d’une candidature de rupture.

    De fait, entouré sur scène de ses colistiers, le candidat dénonce un mandat destructeur et promet « de défendre l’intérêt général (…) avec les 31 personnes impliquées dans la vie commune ». Et d’insister sur un changement pour et avec les habitants, une mairie main dans la main avec sa population, avec un désir assumé : recourir au « référendum d’initiative citoyenne ».

    Faire respirer la ville

    L’enjeu, s’il gagne la ville, sera de mettre fin aux travaux de bétonisation du maire sortant, qu’il accuse d’un « bilan catastrophique ». Pour marquer son opposition à Gérard Gazay (LR) et à Joëlle Mélin (RN), Jean-Pierre Squillari martèle une même critique : « Non à l’Aubagne en béton ! »

    La tête de liste promet un rassemblement « pour une vraie rupture et un vrai renouveau », qu’il veut progressiste, pour dépasser ce qu’il nomme la « léthargie » des dernières années. Avec son discours, il scande en trois rythmes son programme : « réparer Aubagne, la faire respirer, la protéger ».

    Il a enfin détaillé ses intentions : celles « d’un service public de qualité », « d’un centre-ville attractif », « d’espaces naturels préservés ». En bref, une ville au nouveau souffle, animée par des « événements culturels, populaires, pour retrouver cette convivialité, cette certaine idée d’Aubagne que nous partageons », a-t-il conclu sous les applaudissements.

  • Erwan Davoux et Nora Preziosi font feu de tout bois dans la dernière ligne droite

    Erwan Davoux et Nora Preziosi font feu de tout bois dans la dernière ligne droite

    Dans la permanence de campagne, ce mercredi soir, une quarantaine de personnes était présente pour la réunion publique organisée par Erwan Davoux (DVD) candidat la liste « Marseille pour tous » et Nora Preziosi, sa tête de liste dans le secteur des 13e et 14e arrondissements, à quelques jours du scrutin.

    « Cette campagne n’a pas été ce qu’on attendait », se désole Erwan Davoux. « Des médias nous ont maltraités, qui ne vivent que grâce aux subventions de la Métropole et nous ont considérés comme une petite liste », poursuit-il. Arguant du « stratagème des sondages » qui ne mentionne pas sa liste, il déplore que les médias n’aient pas « suffisamment repris » son programme. Il continue son discours en s’attaquant aux autres listes, en commençant par celle de Benoît Payan, avant de parler des « listes qui se prétendent antisystème : LFI et le RN », qui sont, selon lui « menées par des parlementaires qui dénoncent un système, mais qui y appartiennent ».

    « Ne vous laissez pas faire », martèle à plusieurs reprises Nora Preziosi, ex-présidente de 13 Habitat, acclamée par les sympathisants. « Avec Erwan Davoux, on a voulu créer un mouvement citoyen qui vous appartient », déclame-t-elle, parce que les autres listes « sont toujours les mêmes ». « Nous, nous avons des personnes de toute origine, de toute confession, c’est ça notre force. » Elle conclut : « Ne vous laissez pas avoir par les sondages »…