Tag: Elections

  • La Cité Bergère s’invite dans la campagne

    La Cité Bergère s’invite dans la campagne

    À l’instar de la circulation perturbée sur les 4 boulevards, la Cité Bergère est un caillou dans la chaussure du maire de Montpellier.

    En cause la délivrance en août 2025 d’un permis de construire qui autorise 69 logements sur un terrain privé. Un choix qui, selon le collectif qui a déposé un recours en annulation au tribunal administratif, irait à l’encontre des promesses faites par le maire et écrites en novembre 2023 dans le magazine municipal par son adjoint écologiste Manu Reynaud. À savoir : préserver 100% de la Cité Bergère. « C’est un vestige de l’histoire de ce quartier [avenue Saint-Lazare], la dernière terre agricole exploitée en centre-ville qui produit encore des légumes pour ses habitants », insiste Julien Lorentz.

    Avant de lancer une pétition signée près de 28 000 fois, le président de l’association des « Vrais amis du Père Prévost » a bien rencontré M. Delafosse pour demander le rachat par la mairie des 4 400 m² de maraîchage qui seraient réduits à 1 800 m² après construction. « On pourrait en faire un lieu social et pédagogique pour les enfants, une ferme urbaine. » Impossible, selon la municipalité. « La famille Colomina n’est pas vendeuse au prix des terres agricoles », indique Laurent Nison. L’adjoint aux grands travaux précise que via le nouveau Plan local d’urbanisme intercommunal-climat (PLUI-C), la Ville a « rendu inconstructible 80% de la parcelle qui était constructible à 100% auparavant ». M. Delafosse aurait-il dû forcer le deal à 100% ? « On ne pouvait pas spolier le droit à construire sans justification majeure. Pour une expropriation, il aurait fallu une déclaration d’intérêt général, même en préemptant on était hors des clous. La famille aurait pu attaquer et gagner », assure Laurent Nison. « Le droit s’applique à tout le monde. »

    Délivré in extremis sous les règles de l’ancien PLU déplore Thierry Teulade (Vive Montpellier Nord), le permis de construire va notamment être attaqué sur des risques supposés. « C’est une zone potentiellement sujette aux inondations pour les caves et les parkings souterrains », illustre Tristan Baudoin, citoyen engagé. « Il y a la question de la sécurité hydraulique et l’étude d’un expert agricole qui indique qu’une partie du bâtiment se situe dans une zone boisée classée », ajoute l’avocate Me Tamaris Furstenheim.

    En pleine campagne, ce projet immobilier contre lequel 7 candidats (Roumégas, Müller, Oziol, Gaillard, Saurel, Altrad, Zbairi) se sont engagés, fait resurgir le périlleux sujet de l’urbanisme. A l’instar des vieilles batailles citoyennes pour le stade du Père Prévost ou le Parc Montcalm, les responsables associatifs Tony Chavard et Jean-Michel Justamon ont le sentiment que les engagements urbanistiques des maires respectifs font long feu à Montpellier.

  • À La Bouilladisse, un « contrat de confiance » avec José Morales

    À La Bouilladisse, un « contrat de confiance » avec José Morales

    La salle des fêtes était comble de Bouilladissiens venus écouter le programme de José Morales ce jeudi soir. Accueilli par une trombe d’applaudissements, le maire, élu en 2020, brigue un deuxième mandat. Il précise que « ces élections ne sont pas comme les autres, parce que ce sont celles de gens qui décident pour vous de gérer un village » lance-t-il, aux côtés du sénateur écologiste des Bouches-du-Rhône, Guy Benarroche également colistier « d’Unis pour la Bouilladisse » .

    Un mot d’ordre pour José Morales : poursuivre son action. Le maire a pointé avec fierté un bilan positif : « on arrive à la fin du mandat et on n’a pas tout fini mais presque ». Avec plus de neuf millions d’euros « investis dans des projets structurants », il ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : « on a honoré nos engagements et on repart tout de suite », déclare-t-il.

    Avec son programme, qu’il reconnaît « dense », José Morales entend établir « un contrat de confiance avec vous, concitoyens, que l’on sait que l’on va tenir ». Il l’affirme, « chaque ligne écrite est un engagement pris au lendemain des élections. On a déjà entamé des choses, gérer une commune ce n’est pas des idées en l’air, c’est sérieux ».

    Un programme dense

    « Culture et patrimoine », « Éducation et petite enfance », « Environnement et développement durable » : dans le détail, son programme s’articule autour de dix axes thématiques, avec comme fil rouge, la volonté de continuer à construire une commune conviviale. Pour chaque sujet, l’équipe présente un bilan, puis une, ou plusieurs nouvelles idées, basées sur « vos envies, ce que vous nous avez raconté, tout est pensé sur un principe de réalité », précise le candidat. Dans ses priorités, José Morales insiste sur les services publics, qu’il considère être « la base des missions d’une commune, ce qui doit être la qualification de la vie publique de la Bouilladisse ». Pointant avec fierté le maintien de « la cantine et de la crèche publiques », il promet « de continuer la concertation, pour assurer à nos habitants un service public de qualité ».

    L’arrivée du Val’Tram à La Bouilladisse est une opportunité à saisir. Pour Serge Coucoulis, membre de la liste, c’est « une étape pour notre commune, une occasion pour faire du centre-ville un cœur de vie ». Autour de ces nouveaux rails, le programme projette la construction « d’une halle ouverte de 1 000m2, durable. Elle accueillera des événements, le marché hebdomadaire, un boulodrome, pour en faire un lieu de convivialité et de dynamisme sportif » détaille-t-il.

    Construction d’un café culturel, d’une maison associative ou instauration d’événements inter-générationnels, la liste « Unis pour la Bouilladisse », menée par José Morales, laisse transparaître une volonté d’union et de lien dans le village. Le maire-candidat insiste, à La Bouilladisse, « on construit ensemble, on est arrivés à bien avancer, et on va continuer. On est une commune pas très riche mais pleine d’idées ».

  • [Campagne électorale] Les réseaux sociaux : outils essentiels, miroirs déformants

    [Campagne électorale] Les réseaux sociaux : outils essentiels, miroirs déformants

    Un maire sortant (Michaël Delafosse) qui multiplie les selfies. Un milliardaire (Mohed Altrad) qui se fait filmer façon Trump à manger des frites dans un fast-food. Un humoriste (Rémi Gaillard) qui empile les projets délirants (stade-parc, zoologramme…) générés à base d’intelligence artificielle. Un ancien édile (Philippe Saurel) qui se met en scène en boxant dans un clip pour déclarer sa candidature… Six ans après avoir hérité du titre « plus folle de France », la campagne 2026 à Montpellier illustre le virage pris par la politique. « Les réseaux sociaux sont devenus incontournables dans la communication politique », résume le politiste montpelliérain Romain Fargier. « En être absent aujourd’hui, c’est quasiment une faute professionnelle quand on est un politique », insiste l’enseignant-chercheur en sciences politiques à l’Université Paul Valéry.

    Selon lui, le phénomène n’épargne pas les petites communes et tend à se professionnaliser dans les grandes villes. « Jusqu’en 2020, il y avait une forme d’amateurisme. Les élus locaux avaient une réticence vis-à-vis des réseaux sociaux, ne les prenaient pas au sérieux », se souvient ce membre du Centre d’études politiques et sociales (Cepel). Leur institutionnalisation lors de la Présidentielle 2017 avec J.-L. Mélenchon qui « investit YouTube » a fait son œuvre. « On observe une forme de diplomatie sur les réseaux sociaux des chefs d’État comme Trump, Poutine et même Macron », illustre Romain Fargier. À l’échelle locale, il parle d’une « professionnalisation ». « Ce n’est plus le stagiaire ou le chargé de com’ qui s’occupe des publications. Ce sont des community managers, des communicants dans des staffs dédiés dans les grandes villes ». Chartes, vidéos montées, esthétique numérique, infographie, ajout de musique… les contenus postés sont parfois soigneusement retravaillés.

    Terriers de lapin

    Une façon pour les candidats de mieux maîtriser leur propagande plutôt que de s’en remettre aux médias vis-à-vis desquels la défiance grandit en raison du manque d’indépendance des grands groupes. « Le système médiatico-politique est devenu hybride : il n’y a plus les réseaux sociaux d’un côté et les médias de l’autre ». Au-delà de Facebook, Instagram ou X, cela conduit aussi les candidats à privilégier les « rabbit holes » [terriers de lapin] via des canaux de communication interne type Telegram, Signal, WhatsApp. « Ces réseaux sociaux à usage de commentaire sont l’héritage des forums des années 90-2000. Le volume d’informations partagées qui amplifie l’effet de bulle, dépasse les contenus partagés publiquement », assure Jacqueline Markovic, consultante et formatrice en communication numérique. « Pour les gens, c’est un moyen de se préserver face au déferlement de l’info, de se créer un environnement moins toxique avec moins de trolls, de cyberharcèlement », ajoute l’ancienne déléguée aux contenus numériques auprès de Yannick Jadot.

    IA et fake news

    Aujourd’hui colistière de Michaël Delafosse, elle met en garde contre la reproduction des biais cognitifs sur certaines plateformes. « Les algorithmes de Meta (Facebook, Instagram) discriminent les femmes. Il y a un manque de transparence, de la pub et des comptes recommandés alors qu’on ne les suit pas ». Jacqueline Markovic ajoute que l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) est susceptible de fausser des campagnes électorales. « Cela peut générer des fake news, il faut avoir l’œil pour les repérer. Certaines formations politiques sont plus avancées dans l’utilisation des RS comme la fachosphère qui utilise des fermes à trolls russes comme lors de la campagne d’Éric Zemmour ». Elle estime néanmoins que les réseaux sociaux dans leur ensemble sont un outil de long terme. « Il faut du temps pour créer une audience, une communauté ». Romain Fargier ajoute qu’à ce jour, « il n’existe pas de corrélation directe entre le nombre de likes sur les réseaux sociaux et le résultat des élections car le vote est plurifactoriel, il répond à des logiques complexes propres à chacun ».

    C’est sans doute pourquoi peu de candidats abandonnent les recettes qui ont fait leurs preuves. « Il y a un vrai impact sur les réseaux, une de mes vidéos d’une minute sur les bus a fait 20 000 vues. Mais cela ne remplace pas le contact humain sur les marchés, les porte-à-porte, les réunions, cafés débat… », insiste Thierry Antoine, candidat du Printemps de Béziers. L’écologiste est en revanche « moins fan » des meetings qui « prennent du temps et ont un coût ». C’est là un autre atout des réseaux sociaux. « Ils sont gratuits alors que même les tracts coûtent cher ! », s’exclame l’écologiste Lise Florès. Un argument de poids lorsqu’on n’a pas beaucoup d’argent pour faire campagne comme la tête de liste de Lunel Collectif. « Cela pose une question démocratique : il faut de l’argent pour se présenter aux élections ». Un autre sujet à débattre…

  • Aucun candidat aux municipales à Bayons, les habitants inquiets

    Aucun candidat aux municipales à Bayons, les habitants inquiets

    Le village de Bayons, perdu au milieu des montagnes bas-alpines, est le fruit de la fusion de quatre communes, en faisant un territoire très large et difficile à gérer. Bayons fait partie des communes les plus étendues du département, alors même qu’elle compte moins de 200 habitants. C’est un territoire dépeuplé, fait de terrains difficiles, ce qui rend la tâche compliquée pour le maire.

    Il y a quelques jours encore, une route s’y est effondrée, coupant deux hameaux du reste du monde. « Cela fait trois semaines que je ne fais que ça », regrette Régis Rioton, le maire, qui exerce toujours son activité d’architecte à côté de son mandat, et a donc décidé de ne pas se présenter à nouveau aux élections municipales. Il « ne peut que regretter » que personne n’ait déposé de candidature pour prendre sa suite, mais le comprend : « La tâche fait peur, cela demande un investissement conséquent, ça ressemble à du bénévolat. »

    Une position partagée par les habitants, notamment un ancien conseiller municipal, éleveur à la retraite qui a exercé plusieurs mandats, fait partie de la plus vieille famille du village et trouve que « tout est devenu trop compliqué ici, cela prend beaucoup de temps et de travail ». « C’est pas normal d’être abandonné comme ça, ça m’inquiète », confie Marie Wagner, retraitée qui a une maison secondaire dans le village.

    « Les gens sont inquiets, on préférerait que ça continue comme avant », abonde Jean-Claude Chaix, habitant de Bayons. Il s’inquiète d’un potentiel rattachement à une autre commune si aucune candidature n’était déposée. « C’est pas pareil, si les gens ne sont pas de la commune, ils s’occuperaient moins de nous », suppose-t-il.

    Une délégation spéciale

    Dans les 8 jours suivant le 15 mars, la préfète nommera par arrêté une délégation spéciale de trois membres, « investie des pouvoirs de pure administration conservatoire et urgente et chargée d’organiser de nouvelles élections pour reconstituer le conseil municipal dans les 3 mois suivant le 1er tour », explique la préfecture.

    Les projets du maire sortant, l’installation d’un commerce, la rénovation de la mairie et la création de logements, n’ont pas pu arriver à leur terme en raison d’une forte opposition. Le budget de la commune ne permet pas d’engager des sommes importantes, comme pour la réparation de la route qui s’est effondrée. « Avant le 15 mars, il faut qu’on ait un budget pour signer le devis, payer l’entreprise et caler les travaux. Il y a une urgence pour désenclaver les familles », martèle le maire sortant, Régis Rioton.

    « La répartition des gens sur un territoire immense ne facilite pas les relations », avance le maire. Il estime que chaque habitant dispose de 66 hectares. « On est captif, il faut être là tout le temps. La mairie est le service public numéro 1, les gens se tournent vers nous pour tout, ils n’ont pas conscience de la complexité de gérer ça au quotidien », explique-t-il. Régis Rioton prévoit d’organiser une réunion publique pour préciser le cadre légal aux habitants.

    Bayons fait partie des 68 communes de France à n’avoir aucune liste candidate pour les élections municipales. Elle est la seule de la région. Selon Jean-Claude Chaix, cela est également dû à la parité qui doit être respectée, y compris par les communes de moins de 1 000 habitants, pour ce mandat. « Il y a eu des tentatives d’élaboration de listes, mais aucune n’est arrivée à son terme. De ce que j’ai compris, personne ne voulait endosser la tête de liste », se désole le maire sortant.

    Régis Rioton, qui va sur ses 66 ans, souhaite « laisser la place aux jeunes ». « Je suis vieux, j’ai le cerveau qui se ramolit, des difficultés d’élocution », explique-t-il. Reste à voir s’ils se porteront volontaires pour prendre sa suite.

  • [Entretien] « Les femmes ne représentent que 20% des maires de France »

    [Entretien] « Les femmes ne représentent que 20% des maires de France »

    La Marseillaise : Pour la première fois lors des élections municipales de mars 2026, la parité obligatoire sur les listes électorales s’applique même aux communes de moins de 1 000 habitants. Qu’est-ce que cela va changer ?

    Geneviève Tapié : Depuis la première loi sur la parité, le nombre de conseillères municipales a bondi. Entre 2001 et 2020, on est ainsi passé de 31,7% de femmes dans les conseils municipaux à 42,4%. Ce chiffre incluait les communes de moins de 1 000 habitants, qui sont désormais soumises à la parité également. Donc à la fin du mois de mars 2026, la part de femmes dans les conseils municipaux devrait atteindre les 48%, bien qu’avec une petite déperdition possible, parce qu’il y a eu quelques autorisations de proposer des listes incomplètes. Cependant, il faut bien comprendre que la part des femmes à la tête des exécutifs, c’est-à-dire le nombre de femmes maires, progresse de son côté bien moins rapidement. Aujourd’hui, elles ne représentent qu’environ 20% des maires de France.

    Quelle est la situation en Occitanie ?

    G. T. : L’examen des 6 317 listes candidates au premier tour des prochaines élections municipales dans les 4 446 communes d’Occitanie révèle que les femmes ne représentent toujours que 20,11% des têtes de liste pour 2026. Par ailleurs, l’Hérault est un peu au-dessus de cette moyenne, avec 23,44% de femmes en tête de liste, et le Gard n’en compte que 18,40%. Pourtant, l’Occitanie est une région avec de nombreuses femmes à des postes de commandement, puisque la présidente de Région est Carole Delga et que quatre départements sont présidés par des femmes (l’Ariège, l’Aude, le Gard et les Pyrénées-Orientales).

    Qu’est-ce qui explique que les femmes soient sous-représentées dans les mandats de maires ?

    G.T. : D’abord, c’est tout simplement parce qu’il n’y a pas assez de contraintes légales pour ces élections. Pourtant, on l’a fait pour les élections départementales, donc c’est possible de changer la loi pour instaurer la parité des maires. La deuxième raison, c’est que plus on monte dans les communes importantes et qui ont des moyens, moins il y a de femmes candidates. Ainsi, nous nous sommes rendu compte que les hommes laissent leur place principalement dans des communes dotées de peu de moyens. Sur le mandat sortant, il y avait 19% de femmes maires et 72% d’entre elles l’étaient dans des communes de moins de 1 000 habitants. Et ce manque de contraintes légales a aussi des conséquences dans les intercommunalités, parce que l’usage veut que ce soient les maires des communes qui y siègent et que ce n’est pas un scrutin au suffrage universel. C’est la raison pour laquelle le pourcentage de femmes dans les intercommunalités est honteux : il est inférieur à 30% ; le nombre de vice-présidentes est inférieur à 15% ; et le nombre de femmes présidentes est à peine au-dessus de 5%. Si elles sont rarement à la présidence des intercommunalités, c’est parce que les communes plus importantes y ont davantage de représentativité, et les femmes sont plus souvent à la tête de petites communes, qui ont donc moins de représentativité.

    Donc selon vous, la solution passe par les évolutions législatives ?

    G. T. : Oui, pour que les choses changent, il faut des lois. Notamment parce que souvent, la société est en avance sur ses élites et ses décideurs. La preuve étant que si vous leur demandez, une majorité des Français est favorable en principe à ce que les femmes soient maires. Mais même avec une opinion publique favorable, il y a toujours des résistances. Ce combat pour faire évoluer la loi se mène à plusieurs échelles, et notamment au niveau européen. Rappelons que la première loi sur l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes de 1972 était la traduction dans le droit national d’une directive européenne. Nous, à l’Observatoire régional de la parité, nous menons donc une action internationale poussée, notamment avec des femmes allemandes, parce que si la Commission européenne prend une directive sur la parité des mandats de maire, les États membres seront obligés de suivre.

    Propos recueillis par Nina Bailly

  • José Morales présente un programme ambitieux pour La Bouilladisse

    José Morales présente un programme ambitieux pour La Bouilladisse

    La salle des fêtes de La Bouilladisse accueille, jeudi 5 mars à 18h30, une réunion publique de José Morales et son équipe pour « la présentation de notre programme pour le mandat prochain ». Après son discours introductif, la présentation sera menée par son équipe, « qui montre qu’il y a un renouvellement, de la compétence, de la représentation de tous les hameaux du village, avec des gens expérimentés dans différents domaines », précise-t-il.

    Le rassemblement sera l’occasion pour le maire sortant et sa liste de dévoiler un programme décomposé « en dix enjeux majeurs qui correspondent à des thématiques telles que Sport-Jeunesse, Sécurité-Prévention ou encore Culture-Patrimoine ». José Morales stipule que « les thématiques sont sur un plan d’égalité, bien que dans les six grands projets structurants, il y ait un enjeu dans l’investissement dans des projets destinés à la jeunesse ».

    L’arrivée du tram

    José Morales annonce ses priorités, « qui sont celles de la commune, qui reposent avant tout sur un service public efficient et de qualité ». Cela est aussi lié à « l’arrivée du Val’Tram, qui sera en activité dans les mois à venir. Il faut gérer l’acheminement, la sécurisation des voiries, rendre tout ça facile d’accès ».

  • Sylvain Souvestre fait de la surenchère sécuritaire à Marseille

    Sylvain Souvestre fait de la surenchère sécuritaire à Marseille

    L’élu a d’entrée de jeu blâmé « l’abandon du secteur par Benoît Payan pendant six ans », le mettant dos à dos avec le RN, qu’il accuse d’« incompétence ». Sylvain Souvestre s’est félicité des actions menées par ses équipes dans son secteur, observant la « réalisation d’un grand nombre de travaux avec un grand nombre de satisfactions ».

    Sécurité et proximité

    Si peu de nouveaux projets ont été présentés, le maire sortant a réaffirmé ses lignes de conduite, faisant de la sécurité une « priorité ». Il a annoncé sa volonté de poursuivre des mesures engagées durant le dernier mandat, avec l’installation de « 185 caméras » dans les rues, « l’éviction du squat de la Valentine » et la création de « stationnements intelligents ».

    Valérie Boyer, arrivée à la fin de la conférence, a souligné l’importance de « la sécurité, qui est la première pierre que l’on doit mettre dans cet édifice de reconstruction de Marseille ».

    Le maire des 11-12 a insisté être candidat à « une élection locale, pas nationale », ayant pour préoccupation « le quotidien des habitants ». Il a déclaré avoir « déjà obtenu la prolongation du tramway des Caillols jusqu’à la Valentine et à la Barasse », et a promis « la rénovation immédiate de la piscine de la Bombardière », sa priorité dans la rénovation des équipements publics. La sécurité se jouera aussi aux abords des écoles, qu’il a déclaré vouloir « sécuriser » par « l’installation de barrières ».

  • Un mandat de plus pour Frédéric Lacas à Sérignan ?

    Un mandat de plus pour Frédéric Lacas à Sérignan ?

    Installé confortablement dans le fauteuil de maire depuis 2008 à Sérignan, Frédéric Lacas (DVD) espère décrocher un quatrième mandat dans cette commune biterroise de près de 8 500 habitants. Un projet s’inscrivant dans la continuité. « Depuis 2008, nous avons fait pas mal de choses pour le bien-vivre, porter l’humanisme. Nous ne faisons pas de la politique politicienne mais ce qu’attendent les habitants : encadrer la jeunesse en créant une crèche, mettre de la sécurité », soutient Frédéric Lacas. Le maire sortant annonce néanmoins la couleur : « Nous allons continuer mais dans une gestion raisonnée car l’État, les collectivités se désengagent de plus en plus. On connaît la situation financière de notre France. » Au risque d’opérer différents arbitrages en fonction des projets. La pierre angulaire de Frédéric Lacas est l’attractivité du cœur de ville. En ce sens, le candidat entend favoriser le commerce – en créant notamment des places de stationnement gratuites – développer le tourisme ou encore créer une salle des fêtes.

    L’attractivité de la ville est aussi une priorité pour Raphaël Arnaud, responsable technique chez Enedis et seul autre candidat (SE) en lice. « Il faut agir au niveau du centre qui est en train de mourir. Il n’y a pas eu d’actions particulières par rapport à la rénovation, l’habitat indigne, etc. », insiste celui qui était déjà présent en 2020 sur la liste de Yannick Benezech. Reprochant à Frédéric Lacas un manque d’écoute, Raphaël Arnaud promet de « mettre en place les outils de gestion financière devant conduire à une réduction d’impôt pour la part communale ». Un autre enjeu pour le candidat est le devenir du quartier de la Galine, actuellement sous tutelle de l’État. « Il faut apporter des services à ce quartier qui s’est développé à vitesse grand V. La commune l’a subi mais il n’y a pas eu d’aménagements particuliers pour le cadre de vie », regrette Raphaël Arnaud. Un état des lieux partagé par le maire sortant. « Il va falloir le réorganiser. On voudrait faire sorte qu’il y ait des équipements publics, des espaces de jeux, végétaliser au maximum », énumère Frédéric Lacas. Aux Sérignanais de trancher.

  • [Entretien] Édouard Chaulet : « Je crois que les gens vont nous dire : “continuez !” »

    [Entretien] Édouard Chaulet : « Je crois que les gens vont nous dire : “continuez !” »

    La Marseillaise : Comment se déroule la campagne ?

    Édouard Chaulet : La campagne est l’occasion d’une réflexion globale sur la commune de Barjac qui est insérée dans un pays, dans un budget national, dans des problématiques nationales de dénatalité, de vieillissement de la population, de montée des violences, de coût de la vie… Nous voyons bien dans le local qu’il y a du global. Même si nous ne sommes pas le ministère de l’Agriculture ou de la Santé, nous essayons de répondre à ces problématiques en faisant baisser de 50% les impôts pour les agriculteurs par exemple, en achetant une production en bio dès qu’il y en a une, nous avons trouvé deux docteurs, ce qui est une chance formidable. Dans les domaines qui sont de notre compétence, nous faisons pour le mieux.

    Quels ont été les projets réalisés durant ce mandat ?

    E.C. : C’est un bilan extrêmement positif. Mes opposants disent que depuis 10 ans, nous aurions fléchi. C’est faux. Nous avons créé la Maison médicale, la salle d’évolution Anne Sylvestre avec le préau et la cour, des jeux pour les enfants, renforcé le réseau d’eau, réalisé des travaux de voirie pour 100 000 euros chaque année, créé un padel tennis et réalisé de nombreux travaux au cimetière, sur le rond-point d’entrée de la ville, sur l’assainissement… Nous avons aussi accueilli un maraîcher communal qui est à la fois fournisseur, pour notre cuisine centrale, de très bons produits et éducateur, puisque les enfants s’y rendent régulièrement avec leurs enseignants. On a d’ailleurs déjà remarqué une baisse du gaspillage.

    Quelles sont les grandes lignes de votre programme pour cette campagne ?

    E.C. : Nous avons prévu la création d’un foyer-logement d’une dizaine de logements pour les personnes âgées, où il y aurait des salles communes et un animateur, budgétisé à 1,3 million d’euros. Nous avons aussi trois équipes de foot dont une féminine, donc le terrain est surpiétiné. Nous voulons y installer une pelouse synthétique. Dans les projets incontournables, il faut aussi refaire le clocher et le toit de l’église. Nous allons essayer, avec la Fondation de France et des subventions, de bien étudier la question et de le financer. Nous avons également un projet de réhabilitation du centre ancien, ainsi qu’un projet de lotissement de six lots parce qu’on a remarqué qu’il y avait un petit phénomène de gentrification à Barjac et les prix deviennent inaccessibles pour les salariés moyens ou les ouvriers. Nous voudrions donc un lotissement municipal qui soit accessible à des jeunes ménages, ouvriers ou salariés à revenus modestes. On fait aussi attention à garder l’équilibre sur les logements sociaux. Mais aujourd’hui, les projets communaux vont lentement. Avant, en trois ans, on réglait un projet. Aujourd’hui, il faut un mandat puisqu’on attend des subventions, les aides, les études… Les normes sont plus compliquées.

    Pour la première fois depuis 20 ans, vous aurez une liste en face de vous. Comment l’appréhendez-vous ?

    E.C. : Mes opposants veulent le pouvoir à Barjac pour de la parade. Ils m’attaquent sur mon âge et disent qu’ils veulent me virer. Ce n’est pas très élégant. Je suis aussi le seul du territoire à assumer une étiquette politique et ça les dérange. Ça ne gêne pas mes amis et tous les Barjacois qui me connaissent. C’est même un label d’honnêteté d’être communiste. C’est un label d’engagement pour le bien public et de fraternité. J’ai l’impression que mes opposants font la politique du bouc émissaire. À Barjac, tout est la faute de la mairie. Mais les gens nous accordent d’avoir fait du bon travail et je crois qu’ils vont nous dire : « continuez ! ».

  • [Entretien] Martine Assandri : « Faire vivre la démocratie locale à Embrun »

    [Entretien] Martine Assandri : « Faire vivre la démocratie locale à Embrun »

    La Marseillaise : Contrairement à 2020, il y a cette fois une liste de gauche à Embrun. À quel besoin répond‑elle ?

    Martine Assandri : Il y a eu, aux dernières élections, une forme d’essoufflement car il est extrêmement difficile d’être dans l’opposition dans cette ville et le passage de relais ne s’était pas fait comme nous l’espérions. La mairie agit sur le mode « je décide vous suivez ». Très peu de nos propositions ont été entendues. L’une des rares fois où c’est arrivé, mon collègue à la tête de l’opposition, à l’époque, avait sorti le champagne au conseil municipal ! On a une vraie envie de changement, vingt-cinq ans, ça suffit. à Embrun ou ailleurs, une mairie qui ne change pas finit par lasser.

    Comment votre liste « Uni.e.s pour demain » entend-elle faire mieux ?

    M.A. : Un fil rouge anime toutes nos propositions : faire vivre la démocratie locale, renouveler la pratique de la politique municipale. Ce fil rouge va traverser nos thèmes principaux : le logement, la jeunesse et la transition écologique. On veut relancer une activité agricole et commerciale, recréer du lien avec les associations, notamment en créant un vrai centre social municipal, qui n’existe pas à ce jour. Pour ce faire, chacun, du plus jeune au plus âgé, doit avoir sa place dans une ville plus équilibrée, plus sociale et solidaire.

    Quels outils comptez-vous mettre en place ?

    M.A. : Notre position est que tout projet entraînant un budget municipal important soit proposé aux citoyens. Mais pas qu’on leur soumette un projet déjà ficelé sur lequel ils n’auront pas la main, un type de pseudo-consultation comme on a déjà actuellement sur la ville et qui ne correspond en rien aux attentes des citoyens. Il s’agit d’associer la population à tout projet qui engagerait notre ville sur plusieurs années.