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  • À Arles, de Carolis est en tête et la gauche en phase de reconquête

    À Arles, de Carolis est en tête et la gauche en phase de reconquête

    Victoire en demi-teinte pour le maire sortant d’Arles. Patrick de Carolis (Horizons) obtient 34,09% des voix à l’issue du premier tour, après six années d’une gestion vivement critiquée, tant par son opposition que par sa majorité, fragilisée par douze départs. Le candidat, qui a présenté une équipe renouvelée à 60%, s’est tout de même réjoui : « Notre liste est nettement en tête avec près de 9 points d’avance. Elle est en première position dans 29 bureaux sur 35. »

    Avec une ombre au tableau néanmoins pour le macroniste : le candidat de l’Union pour Arles, Nicolas Koukas (PCF), arrivé en deuxième position en améliorant son score par rapport à 2020 avec 25,38% des suffrages, contre 21,16% il y a six ans. « Un score plus qu’honorable dans un contexte national marqué par une droitisation et une poussée de l’extrême droite », que souligne la tête de liste en question, alors que Rémy Benson, éleveur investi par le RN, a obtenu 16,37% des voix. Pour rappel, le parti de Marine Le Pen n’avait fait que 8,5% avec la candidature de Jean-Louis Limonta en 2020. « La gauche résiste, nous avons résisté, nous sommes sur des ratios qui ne correspondent pas aux sondages qu’avait pu sortir La Provence il y a quelques semaines », assure Nicolas Koukas, saluant au passage le score de Jecilla Regad (LFI), 9,81%, qui ne lui permet cependant pas de se maintenir.

    La France insoumise a fixé lundi dernier ses conditions pour d’éventuels rassemblements avec d’autres listes de gauche au second tour, évoquant la possibilité d’une « fusion technique à chaque fois que le risque de la droite et de l’extrême droite existe ». Au niveau local, la candidate a cependant affirmé qu’elle ne donnerait pas de consigne de vote.

    « Ce sont les électeurs qui décident, pas les têtes de liste, réagit Nicolas Koukas. Moi j’ai toujours dit que si j’arrivais derrière Jecilla Regad je voterais pour elle, parce que je suis un homme de gauche et que je ne veux ni de l’extrême droite ni de la macronie. Pour moi, le choix est simple. Je fais confiance aux électeurs de gauche. »

    De Carolis appelle Jalabert à se retirer

    De son côté, Patrick de Carolis s’inquiète d’un « éparpillement des voix au second tour » qui pourrait provoquer « le retour des communistes à la tête de notre ville ». Il appelle donc Jean-Michel Jalabert (DVD), son ancien premier adjoint ayant mené une liste dissidente que les Arlésiens et Arlésiennes ont placée en quatrième position avec 13,69% des voix, à « rester fidèle à ses propres valeurs ». Il lui demande de « faire preuve de responsabilité en se retirant afin de ne pas servir de tremplin au candidat communiste ».

    Un appel du pied qui restera sans réponse. Jean-Michel Jalabert se satisfait de son résultat et confirme qu’il sera bien sur la ligne de départ du second tour, tout en renvoyant la balle à son ancien patron, dont le score montre selon lui un « désaveu d’une grande partie de la population ». « Si notre équipe s’est montée, il y en a un qui porte une lourde responsabilité. Et le résultat de dimanche prochain, ce sera la responsabilité de Patrick de Carolis. On ne pourra pas me reprocher de ne pas être en accord avec moi-même, avec mes valeurs, et avec la façon dont tout le monde devrait faire de la politique », attaque-t-il.

    Nicolas Koukas, sourit devant la stratégie de Patrick de Carolis : « Ça prouve bien qu’il sent la difficulté qui est la sienne. » « C’est vraiment ce système-là mis en place depuis six ans qu’il faut aujourd’hui abattre et proposer une gestion qui soit encore plus près des Arlésiennes et des Arlésiens. »

    Aller convaincre

    Le candidat sera au travail dès ce matin, avec la reprise des porte-à-porte. « On a une semaine pour aller convaincre, notamment ceux qui ne se sont pas exprimés, particulièrement dans les quartiers populaires », affirme-t-il. En fin de journée, la participation à Arles était de 56,42%. Une progression de dix points par rapport à 2020, année Covid, où seuls 46,58% des habitants s’étaient déplacés aux urnes lors du 1er tour, mais qui n’atteint pas le niveau de 2014 (61,37%). En tout cas, à gauche, la motivation est là. « Rien n’est perdu, bien au contraire. J’ai fait beaucoup d’élections, et elles se gagnent aussi au second tour, assène Nicolas Koukas. Ce qui compte c’est le local, la manière de travailler, et nous on veut proposer une autre méthode. »

    « La gauche résiste, nous avons résisté »

  • Marseille sous la menace du RN

    Marseille sous la menace du RN

    Sans recul après une élection 2020 sous covid, et plongé dans l’inconnue du double scrutin, mairie centrale – mairie de secteur, imposé par la réforme de la loi PLM, l’issue du 1er tour des élections municipales à Marseille s’annonçait indécise. Les premiers résultats sortis des urnes dimanche ont confirmé ce sentiment et les sondages des dernières semaines de campagne.

    Premier point, et sans surprise, avec à peine plus de 52% de votants, la participation a été faible. Supérieure évidemment au scrutin 2020, marqué par la crise Covid, où seuls 32,76% des électeurs s’étaient préséntés aux urnes, mais en baisse par rapport à 2008 (57,74 %) et 2014 (53,5%). Un taux d’abstention qui n’a pas pour autant desservi la gauche dont on sait l’électorat moins assidu et lui laisse une marge de manœuvre.

    Le premier indice sur les résultats du vote est paradoxalement venu de Paris où Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a annoncé que l’union de la gauche était « arrivée en tête à Marseille ». Quelques instants plus tard, une estimation sortie des urnes donnait la première photo finish. Elle plaçait Benoît Payan (DVG) en tête avec 35 % des suffrages, aux coude à coude avec le candidat de l’extrême droite, Franck Allisio (RN), également crédité de 35 %. Elle sera affiné au fil de la soirée avec eux autres instituts de sondage, Ifop et Elabe, donnant Benoît Payan en tête, entre 36 et 38%, devant le RN, autour de 34%

    « Rassemblement des électeurs »

    Première indication, l’extrême droite opère une nouvelle percée à Marseille confirmant ses scores des derniers scrutins nationaux. Allisio ferait même mieux que Bardella qui avait obtenu 30,14% des suffrages lors des Européennes de juin 2024. Second enseignement, le maire sortant et la majorité du Printemps marseillais font bien mieux qu’en 2020. La candidate (EELV), Michèle Rubirola avait alors réuni 23% des suffrages au 1er tour et devançait d’une courte Martine Vassal… Plus loin et décrochée, la présidente (DVD) de la Métropole et du Département, confirme six ans plus tard sa dégringolade.

    Elle est créditée de 12 % des suffrages, à égalité ou derrière Sébastien Delogu (LFI) selon ces mêmes estimations sortie des urnes. Un scénario catastrophe pour la droite marseillaise qui pensait avoir fait le plus dur en se présentant unie comme jamais après avoir perdue la ville en 2020 en étant déchirée. Le mal est bien plus profond. Et il faudra méditer les conséquences de cette course effrénée derrière l’extrême droite. A l’heure où nous bouclions, tous deux passaient toutefois la barre des 10% leur permettant de se maintenir au second tour pour un scénario de quadrangulaire inédit.

    Le député insoumis des quartiers Nord persuadé il y a quelques semaines de s’asseoir dans le fauteuil de maire, a été le premier à réagir. Il saluait dans un tweet, « un résultat considérable pour une première participation au scrutin » et appelait à la constitution « d’un front antifasciste pour empêcher le Rassemblement national de conquérir Marseille », tendant « la main à l’ensemble des composantes du Printemps marseillais et à leur candidat, Benoît Payan ». La formule paraît simpliste et interroge sur les intentions de la France insoumise qui plaide une fusion techniqui lui offrirait des places sur la liste du Printemps marseillais tout en restant dans l’opposition. Difficilement recevable pour le reste de la gauche. Marie-Arlette Carlotti, la sénatrice (PS) l’invitera à aller au bout de son idée et à se désister de manière républicaine et Anthony Gonçalves (PCF) préfère lui, appeler au « rassemblement des électeurs » plus qu’au rassemblement des appareils.

    Dans ce contexte, le positionnement de la droite qui a déjà vu ces dernières années, beaucoup de ses élus rejoindre l’extrême droite était attendu. Le RN lui a de nouveau tendu la main dimanche soir. Hier, après moulte renvois, l’entourage de Martine Vassal a indiqué qu’elle ne s’exprimerait finalement pas dans la soirée. Les 31 premiers bureaux dépouillés la plaçaient alors tout juste 4e avec 10,9% des suffrages. Chaque candidat a jusqu’à mardi pour faire son choix pour le 2e tour. Les résultats des mairies de secteur encore au dépouillement après minuit, pourraient être une clé.

  • Beaucaire pourrait-elle changer d’ère ?

    Beaucaire pourrait-elle changer d’ère ?

    Ensuite parce qu’il a laissé la place à Nelson Chaudon, 21e sur sa liste, qui, du haut de ses 33 ans, n’a que peu d’expérience en politique. Pour les électeurs, l’heure est aussi à juger le bilan de 12 ans de gestion par le RN. Et là, les points noirs sont nombreux. Car au-delà d’une ville fracturée, le centre-ville est délaissé, les points de deal n’ont pas tous été démantelés comme promis malgré une hausse importante des effectifs de police municipale, le marché est en perte de vitesse, la voirie est en mauvais état et l’investissement sur la base nautique de 8 millions d’euros contraint aussi les finances de la Ville.

    En face, Luc Perrin, à la tête de la liste « Unis pour Beaucaire », tente d’avancer un programme solidaire pour fédérer la commune en ayant par exemple un élu délégué et un référent dans chaque quartier. Le candidat soutenu par les forces de gauche souhaite aussi rénover l’École nationale, végétaliser les cours d’école, remettre la Maison des jeunes en activité, augmenter les places en crèche et créer un « vrai comité des fêtes ».

  • [Var] Saint-Cyr, Sanary, La Seyne, Ollioules, Six-Fours… la gauche pour porter les valeurs humanistes

    [Var] Saint-Cyr, Sanary, La Seyne, Ollioules, Six-Fours… la gauche pour porter les valeurs humanistes

    Jean-Pierre Meyer est pragmatique. Le candidat (PCF) de Renouveau pour Sanary sait qu’il lui sera difficile de l’emporter dans une commune acquise à la cause de la droite depuis 1971. Mais celui qui se considère comme « conseiller municipal de la minorité, pas de l’opposition », compte « défendre (son) programme, quel que soit le résultat des élections ». Mais aussi agir en responsabilité, et poursuivre, comme depuis 6 ans, « le dialogue respectueux, le refus du conflit permanent. Il y a le temps de l’élection, de la confrontation, puis celui du mandat, où il faut travailler pour la commune », milite-t-il.

    Car sa voix, en tant qu’unique conseiller municipal de gauche, aura compté. « Le bon sens l’a emporté », affirme-t-il, notamment à travers ses propositions liées à la nouvelle ligne de bus 83 entre la gare d’Ollioules/Sanary et Six-Fours. Et Renouveau pour Sanary espère davantage peser lors de la prochaine mandature, en envoyant un (ou des) candidat(s) supplémentaire(s) au conseil municipal, et en atteignant la barre des 15% pour obtenir un siège au conseil communautaire Sud-Sainte-Baume, « là où se prennent les décisions ».

    Mais il s’agira, aussi et surtout, dans nombre d’autres communes, de porter une voix humaniste et singulière au sein des conseils municipaux. Un ensemble de valeurs qui transparaît dans les programmes des candidats. Par exemple, sur la question du logement, priorité de Sylvie Vinceneux à Saint-Cyr-sur-Mer. Une évidence pour la responsable de la commission nationale logement du PCF, tête de liste de Saint-Cyr à Gauche, dans une ville qui compte 45% de résidences secondaires. La candidate veut offrir « un logement digne et accessible à tous », en écho à l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Et même sans fauteuil de maire, elle se battra pour que la commune respecte les 25% de logements sociaux exigés par la loi SRU, et contre l’idée que ces derniers sont l’apanage de la délinquance, alors que plus de 70% des Varois y sont éligibles.

    Un combat primordial contre l’extrême droite

    À La Seyne, trois listes de gauche – qui avancent, malheureusement, chacune de leur côté – mènent le combat progressiste. Parmi elles, celle de Stéphane Sacco (GRS), qui mène la liste de rassemblement Uni.e.s à gauche pour La Seyne, et évidemment, le combat contre l’extrême droite, dont la menace pèse plus que jamais dans la deuxième ville du Var : « On parle d’ordre, mais on oublie la justice. On parle d’identité, mais on oublie la fraternité. On parle de protection, mais on se contente de désigner des boucs émissaires. Ceux qui divisent une ville ne la gouvernent pas, ils l’affaiblissent. Ceux qui attisent les peurs ne construisent pas l’avenir, ils le ferment. Nous ne laisserons pas notre ville devenir le laboratoire du repli », clame Stéphane Sacco.

    Même maux, même remède à Six-Fours, où Pascal Cabras et Six-Fours à Gauche veulent contrer « l’entente bilatérale entre droite extrême et extrême droite », dans une commune où 70% des votes au conseil municipal sont communs à la majorité LR et au RN. « Nous sommes la seule opposition, depuis 2020, qui lutte pour une ville juste solidaire et durable, avec une orientation écologiste et sociale » affirme Pascal Cabras.

    L’écologie, valeur cardinale d’Ollioules Autrement, liste de rassemblement menée par Claudie Cartereau (LE). « Face aux crises qui pèsent sur nos vies, nous choisissons de rompre avec la politique actuelle et d’agir autrement », martèle celle qui veut faire d’Ollioules « un territoire qui prend soin des personnes, du vivant et des ressources ». Énergie solaire, îlots de fraîcheur, et sobriété énergétique, autant d’idée qu’elle veillera à infuser dans le débat public. Tout en prônant, comme les autres listes progressistes, la démocratie participative.

  • La droite et l’extrême droite bousculées dans l’Est-Var

    La droite et l’extrême droite bousculées dans l’Est-Var

    À droite comme à l’extrême droite, il faut plus que quelques affaires judiciaires pour faire vaciller certains maires solidement arrimés. C’est notamment le cas de Frédéric Masquelier, maire (LR) de Saint-Raphaël depuis 2017, et président d’Estérel Côte d’Azur Agglomération depuis 2020. Celui-ci s’était fait tristement remarquer en août dernier en érigeant une stèle en hommage aux victimes du communisme dans sa commune, au mépris de l’histoire et du rôle majeur joué dans la Résistance par le « parti des 75 000 fusillés ». Une prise de position d’autant plus parlante que celui qui était encore secrétaire départemental LR il y a quelques mois de cela, n’a pas demandé l’investiture de son parti. De quoi y voir un rapprochement avec l’extrême droite ?

    En tout cas, un fait l’en rapproche symboliquement : la procédure judiciaire à son encontre révélée par Mediapart en janvier. Une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Draguignan pour harcèlement au travail, avec le dépôt d’au moins une plainte de la part d’un agent municipal.

    Bien partis pour être réélus… avant que la justice ne s’en mêle ?

    La situation de David Rachline, maire (RN) de Fréjus, présente quelques similitudes. À la tête de la ville depuis 2014, il vise un troisième mandat, qui pourrait être rapidement écourté par la justice s’il parvenait à l’emporter le 15 ou le 22 mars. Soupçonné de prise illégale d’intérêts dans le cadre de sa nomination à la tête des deux sociétés d’économie mixte, Fréjus Aménagement et Gestion du port de Fréjus, il a été relaxé en janvier mais le parquet a fait appel. Il doit également être jugé en septembre pour favoritisme quant à l’attribution de marchés publics, ce qui avait valu une perquisition de la mairie en mars 2025. Deux affaires qui ont poussé le RN à lui retirer son investiture, alors qu’il en était l’une des figures de proue dans le Sud.

    Dans les urnes, en tout cas, les deux candidats, élus au premier tour en 2020, semblent bien partis pour un nouveau mandat. À Fréjus, David Rachline bénéficiera encore de la désunion des listes divers droite, tandis qu’à Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier n’aura sur sa route que deux candidats qui se présentent pour la première fois (Écologiste, avec Emmanuelle Cocusse, et Divers Droite, avec Guillaume Jublot). Il n’y aurait alors que la justice qui puisse – hypothétiquement – mettre son grain de sel en cours de mandat.

    Et ce ne sont par ailleurs pas les seules villes briguées par l’extrême droite ou ce qui s’y apparente de plus en plus. Dans le département, 32 listes tenteront de prendre 28 communes, dont les cinq plus grandes (Toulon, La Seyne, Fréjus, Hyères, Draguignan). Avec l’objectif d’en obtenir plus que les deux (Cogolin et Fréjus) acquises en 2020.

  • Un premier tour décisif et indécis pour la bataille de Marseille

    Un premier tour décisif et indécis pour la bataille de Marseille

    Porté au pouvoir en 2020, pour mettre un terme à 25 ans de règne de Jean-Claude Gaudin, le Printemps marseillais (PM) transformera-t-il l’essai ? La question reste entière. Benoît Payan (DVG), installé dans le fauteuil de Michèle Rubirola (EELV) cinq mois après l’élection et un « switch » décrié, mène sa première campagne municipale en son nom. Malgré un mandat sérieux, amputé par le Covid et marqué par la prise en main d’une administration sclérosée, l’ancien socialiste défend un bilan. Imparfait et incomplet sans doute, au regard de l’attente née du drame de la rue d’Aubagne, de la situation des écoles et des problématiques de transports et de propreté inhérentes à la Métropole, mais largement défendable.

    Au fil des semaines, d’ailleurs, les sondages ont laissé un scénario se dessiner. Celui d’un maire sortant, devançant d’une courte tête au 1er tour du scrutin, le candidat d’extrême droite, député de Marignane, Franck Allisio (RN). Tous deux ont été régulièrement jaugés au-dessus des 30%.

    Malgré son absence du terrain et des prises de position à l’emporte-pièce, le candidat du Rassemblement national a capitalisé sur l’étiquette RN et une campagne qui a pris dans les grandes villes une tournure nationale à un an de la présidentielle. Résultat, l’extrême droite n’a jamais semblé aussi haute à Marseille et le risque de voir la deuxième ville de France tomber entre ses mains est réel. Et les conséquences se sont déjà fait sentir sur cette campagne privée d’un véritable débat de fond au nom du vote utile.

    Plusieurs inconnues

    Derrière ce duo, Martine Vassal, présidente de la Métropole et du Département, candidate (DVD) de la droite républicaine largement rassemblée, partie en campagne dès septembre, a, petit à petit, décroché. À force de ne courir que derrière les obsessions sécuritaires de l’extrême droite, elle semble s’être fait avaler. Le débat où Martine Vassal reprend le triptyque pétainiste, « travail, famille patrie » et assume, semble l’avoir définitivement enterré. Juste derrière, le député insoumis, Sébastien Delogu, lui, n’a jamais décollé. Tourné vers les quartiers populaires et chantre du « tous pourris », il semble peiner à convaincre dans une ville qui avait pourtant voté à 31% pour Jean-Luc Mélenchon lors de la présidentielle de 2022.

    Tous les quatre en revanche ont toujours été donnés au-delà des 10% et en capacité de se maintenir au second tour. À ce titre, l’ordre d’arrivée, dimanche, sera évidemment déterminant pour se projeter sur le second tour même si le scénario le plus probable semble celui d’une quadrangulaire.

    Plusieurs inconnues concourent à ce flou dans ce scrutin impossible à comparer avec le vote sous covid de 2020 marqué par une abstention record. Le taux de participation d’abord qui pourrait niveler le niveau de la vague brune qui a déferlé aux législatives, au même titre que celui de la droite. Les modalités du scrutin ensuite. Revues dans le cadre de la réforme de la loi PLM, elles n’offrent pas de recul. Reste enfin les autres listes engagées. Elles sont quatre.

    On retrouve deux listes d’extrême gauche Rémy Bazzali (LO) et Coralie Raynaud (POI). à leur côté figure aussi Erwan Davoux (Divers centre). L’ancien collaborateur de Martine Vassal au Département, parti en guerre contre cette dernière, s’est trouvé une alliée de choix avec Nora Preziosi, l’ex-présidente (DVD) de 13 Habitat. Mais l’interrogation la plus forte concerne la candidature de dernière minute de Christine Juste.

    Adjointe chargée de l’environnement du PM, suspendue du parti Les Écologistes et de facto écartée des listes de l’union de la gauche, elle a monté en réaction, une liste attrape-tout dont la propagande n’a même pas pu être livrée à temps. Mais qu’importe, ses bulletins seront dans les bureaux de vote. Et leur couleur verte, la seule des listes inscrites, pourrait convaincre les indécis et hésitants, pensant bien faire en choisissant un bulletin écologiste. Or cette fois, chaque voix comptera.

  • La presse des milliardaires au soutien de Ménard

    La presse des milliardaires au soutien de Ménard

    La droite -en tout cas ses dirigeants- et ses médias n’ont plus aucune retenue dans leur soutien à celui qui fut élu en 2014 grâce au FN.

    Au sommet de cette montagne de louanges, se trouve Le Point, propriété de François Pinault, un des hommes les plus riches de France. « Un volcan nommé Ménard » titre l’hebdomadaire. « L’emblématique maire de Béziers, candidat à sa réélection, a remis la ville en état de marche. Saisissant » sous-titre l’hebdo, qui célèbre « la très forte attractivité » de la « plus vieille ville de France ». Redoutant le ridicule, le journaliste ajoute « avec Marseille ».

    Paris Match, propriété de Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France, en rajoute en titrant le 6 mars sur une idée que Robert Ménard utilise depuis qu’il sait que le RN va présenter un candidat contre lui, histoire de le narguer : « Qui sait, je pourrais devenir le premier édile centenaire de la ville ? » Et Paris Match illustre la photo du candidat posant avec son chien d’un : « Après tout, Béziers n’a-t-il pas délaissé ses ­haillons de bitume, son manque ­d’attractivité, son insécurité palpable au profit d’atours verdoyants, de pavés, de commerces et de bars branchés… ». Ceux qui habitent à plus de 200 mètres des allées Paul-Riquet, apprécieront. Quant à Gala, propriété de la famille du marchand d’armes Dassault, il fait dans le potin. « Ma femme ne supportait plus mes jérémiades sur le thème : “Béziers, c’était mieux avant.” À un feu rouge, sur les allées Paul-Riquet, elle a arrêté le moteur et m’a dit : “Ou tu arrêtes ou tu te présentes.” Souhaitant faire bouger les choses, il a finalement décidé de s’engager. »

    « Adroit insoumis » ?

    Il faut lire le magazine d’extrême droite Valeurs actuelles pour avoir un peu de recul. Car Ménard n’est désormais plus en odeur de sainteté dans ce média, proche des identitaires, qui a plusieurs fois mis en couverture ce maire qu’il qualifiait de « courageux » lui offrant des dizaines d’interviews, tribunes et autres préfaces de livres qu’il éditait : « Ménard, entre radicalité et compromis : jusqu’où ira le maire de Béziers ? » s’interrogeait-il à propos de ce candidat qualifié d’« Adroit insoumis ». Cela n’empêche pas d’ailleurs une idéologie commune entre eux que Ménard continuera d’instiller sur les plateaux des télés des milliardaires Bolloré et Drahi.

  • L’extrême droite menace Agde

    L’extrême droite menace Agde

    À l’instar de Beaucaire depuis 2014 dans le Gard ou de Perpignan dans les P-O, Agde pourrait-elle devenir la première ville gérée par le RN dans l’Hérault où Robert Ménard (EXD) dirige déjà Béziers ?

    Le danger semble réel tant Agde, en perte de repères et convoitée par le parti de Marine Le Pen, semble au bord du précipice. Depuis 25 ans qu’elle est dirigée par la droite, la « Perle noire de la Méditerranée » n’a cessé de s’enfoncer dans la précarité. Si la dynamique démographique existe avec 29 939 habitants recensés en 2023 (31 431 estimés par l’Insee en 2026), son développement économique anarchique, guidé par les intérêts privés, est une catastrophe.

    Construit à l’entrée du Cap-d’Agde, le nouveau casino maintient à flot les finances de la 4e commune héraultaise. Mais les chiffres sont têtus. Avec un revenu annuel moyen faible (20 410 euros) et un taux de chômage record (17,6%), Agde est une ville pauvre. Au plan national, elle forme avec Béziers et Pézenas le triangle des Bermudes : la pire zone d’activité du pays.

    Agde est avant tout une ville de retraités (35%) : la moyenne d’âge s’élève à 49 ans (41% des habitants ont plus de 60 ans), à peine 35,8% de la population travaille. Le niveau de diplôme est particulièrement bas : seuls 21% des habitants ont un diplôme supérieur au Bac.

    Le poids de l’héritage

    Depuis que le PS de Régis Passérieux a perdu la ville en 2001, les promoteurs y ont fait leur beurre au détriment des habitants qui peinent à se loger avec des loyers élevés. La droite aux affaires a fini par se faire prendre par les radars de la Justice. En mars 2024 éclate la désormais célèbre affaire de la voyante ventriloque, Sophia Martinez. Le 31 mai 2024, Gilles d’Ettore est poussé à la démission. Le 24 juin 2024, celui qui présidait aussi l’Agglomération est mis en examen pour « prise illégale d’intérêts, détournement de fonds publics et corruption ». Il est incarcéré dans la foulée puis libéré et remis en détention provisoire le 21 janvier 2026 après avoir violé son contrôle judiciaire. Prétendant alors vouloir être à nouveau candidat en Agde où il a pourtant interdiction de paraître, il avait rencontré un témoin de l’affaire avec qui il avait interdiction de s’entretenir.

    Le mois dernier, sa mise en examen a été étendue pour corruption passive. Finalement, Gilles d’Ettore ne tentera pas d’improbable come-back politique. Mais sa chute place Agde dans l’inconnu. Son successeur, Sébastien Frey, cherche à se faire élire sur son nom. S’il a tout fait pour couper les ponts avec d’Ettore, les électeurs associeront-ils l’ancien adjoint aux affaires ? C’est ce qu’espère l’opposant Thierry Nadal (divers droite) étrangement soutenu par le PS. En 2020, le docteur avait obtenu un score honorable de 35,1%. Pour le chef d’entreprise Didier Irailles (DVD), ce sera une première.

    Même divisé avec la candidature dissidente de Fabienne Varesano (EXD), le RN espère rafler la mise. Ayant placé Agde sur sa liste des villes gagnables, le parti à la flamme a envoyé l’artillerie lourde. À savoir le député RN Aurélien Lopez-Liguori. En 2020, son homologue Jean-Louis Cousin était loin du compte (9,8%) mais le contexte a changé. Les Agathois ont aussi préféré deux fois Le Pen à Macron.

    Éviter le scénario du pire, c’est le pari difficile d’une gauche faible scrutin après scrutin. Il y a 6 ans, l’écologiste Bertrand de Pontual avait été éliminé au 1er tour (7,22%). Écœuré par les divisions, il a cette fois renoncé à se représenter. Les espoirs des progressistes reposent sur les épaules du jeune Arthur Labatut (PRG), soutenu par l’écolo Chloé Donate Estournet. Pour lutter contre la précarité, la création d’une « sécurité sociale alimentaire » fait partie de leurs propositions phares.

  • Montpellier : les mesures phares des candidats

    Montpellier : les mesures phares des candidats

    Il y a ceux qui croient dur comme fer qu’ils vont diriger Montpellier, ceux qui viennent régler des comptes, d’autres pour témoigner ou faire le pitre. Mais les 13 listes en course le 15 mars ont toutes un programme : plus ou moins crédible, audacieux, finançable. L’examen des mesures phares de chacun rappelle que si des passerelles existent, les gauches et les droites cultivent des visions différentes, parfois à l’opposé.

    Parmi les sujets consensuels, on peut citer la création d’emplois (30 000 pour Delafosse, Atrad…) ou la propreté de la ville. En déclarant son amour à Montpellier, l’ancien maire Philippe Saurel (mouvement Utiles) qui déplore une « brutalisation sans concertation » promet une « ville plus belle » en rénovant le patrimoine à l’instar de la place royale du Peyrou. De l’entretien des parcs et jardins d’Isabelle Perrein (DVD) ou de la « végétalisation » de l’Écologiste Jean-Louis Roumégas, chacun promet un « embellissement ». Y compris le maire Michaël Delafosse (PS) qui entend ralentir sur les grands travaux et se consacrer, quartier par quartier, à la rénovation des places et des trottoirs pour une « ville-parc marchable et respirable ».

    La gratuité quasi unanime

    D’autres thèmes sont plus clivants. À commencer par les mobilités. La plupart de ceux qui en 2020 prétendaient la gratuité des transports « impossible » semblent avoir changé d’avis face à la popularité de la mesure. Seuls Thierry Tsagalos (EXD) et Isabelle Perrein (DVD) y mettraient fin pour une « gratuité intelligente » circonscrite aux jeunes et retraités. Nathalie Oziol (LFI) qui dit incarner une « gauche de rupture » face à ce qu’elle nomme « l’incarnation du macronisme », veut accroître la fréquence des bus et tramways (toutes les 10 ou 5 minutes) jusqu’à 2h du matin. Comme Jean-Louis Roumégas, la députée Insoumise s’oppose aux « méga-projets routiers écocides » (COM, Lien). Michaël Delafosse, lui, promet de mener à bien les 4 lignes de bustram restantes, soutenir la LGV et concrétiser le Service express régional métropolitain (Serm).

    Pour le reste, si personne ne dit vouloir supprimer de pistes cyclables, nombreux promettent de revoir le plan de circulation en ville. Y compris Jean-Louis Roumégas qui promet de rouvrir l’avenue Albert Dubout pour une « circulation en pétales sur les 4 boulevards » embouteillés. Comme T. Tsagalos, F. Jamet (RN) irait jusqu’à rouvrir aux voitures le tunnel sous la Comédie pour « rompre avec la sclérose actuelle » et « libérer Montpellier de l’écologie punitive ». Quant à Isabelle Perrein, qui s’est fait connaître en répertoriant les nids-de-poule et veut redonner toute sa place à la voiture, la notaire imagine un tunnel sous le rond-point du grand M. Osé mais moins que le dôme végétalisé imaginé par l’IA pour Rémi Gaillard avenue de Toulouse.

    Côté urbanisme, le maire sortant, qui prévoit 10 000 logements à prix abordables dont 4 000 en bail réel solidaire, promet de préserver les deux tiers des terres agricoles grâce au Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi). Insuffisant pour Jean-Louis Roumégas qui prône le « zéro artificialisation nette » pour « arrêter l’étalement urbain sur les espaces naturels et terres agricoles ». Même logique chez Nathalie Oziol qui dit stop au « bétonnage ». À l’extrême gauche, Max Müller entend réquisitionner 13 000 logements vides pour loger les sans-abri. À droite, Mohed Altrad veut doubler le parc de logements sociaux et accession à la propriété dès 15 ans en HLM vu en « tremplin et non comme un enfermement ». Isabelle Perrein veut « rénover plutôt que construire ».

    Sur la sécurité, la droite et son extrême font comme toujours dans la surenchère. France Jamet rêve de doubler les effectifs de police municipale et les caméras, Thierry Tsagalos les tripler. Mohed Altrad veut instaurer un « couvre-feu » pour les mineurs non accompagnés de moins de 16 ans après 22h. Du Robert Ménard dans le texte. Même chose pour Isabelle Perrein qui ajoute « l’expulsion des logements sociaux pour fauteurs de troubles ». À noter que Philippe Saurel qui veut 100 à 200 policiers de plus, abandonnera le projet d’hôtel des sécurités jugé trop éloigné à Celleneuve. À gauche, Michaël Delafosse musclera les effectifs de police municipale (+100 agents) et les caméras (1 000 au total). Seul Max Müller veut « désarmer la police municipale, dissoudre les polices des transports et du logement ».

    Déchets : quelle option ?

    Sur le social, la gauche est de loin la mieux armée. Le maire promet de créer un « office du pouvoir d’achat et une agence municipale du logement ». Nathalie Oziol une « régie publique de l’énergie avec tarification sociale » et une « cantine bio à bas prix ». Avec Jean-Louis Roumégas, elle serait même « gratuite » (Altrad aussi) avec des « épiceries municipales à prix coûtant dans les quartiers populaires ». À droite, Isabelle Perrein imagine des maisons de santé et un handipass.

    Enfin, face au « fiasco historique » qui voit Montpellier exporter ses déchets, Michaël Delafosse propose un nouvel outil : une chaudière pour combustibles solides de récupération (CSR) à la place de l’usine Ametyst. Une technologie moderne mais méconnue dont quasiment tous ses adversaires dénoncent les dangers potentiels. « La santé des Montpelliérains n’est pas négociable », assène Mohed Altrad sans ne rien proposer d’autre. Isabelle Perrein préférerait un incinérateur, Thierry Tsagalos une nouvelle usine de traitement à bilan carbone neutre. À gauche, Jean-Louis Roumégas veut muscler le tri à la source et le compostage. Pareil pour Nathalie Oziol qui renvoie à une grande consultation. Un des sujets pour le fameux RIC que l’Insoumise, Jean-Louis Roumégas ou Max Müller promettent aux électeurs.

    « Nous créerons un office du pouvoir d’achat et une agence municipale du logement »

  • [Tribune] Voter, une responsabilité collective face au danger

    [Tribune] Voter, une responsabilité collective face au danger

    À la veille des élections municipales, puis de l’élection présidentielle, notre pays se trouve à un moment décisif de son histoire démocratique. Jamais l’avenir de la République n’a été aussi fragile. Le passé revient au grand galop.

    Face à cette situation, voter n’est pas un simple droit : c’est une responsabilité collective.

    Méfiez-vous des discours mensongers et trompeurs portés par le Rassemblement national, Reconquête et Identité-Libertés. Leurs votes à l’Assemblée nationale comme au Parlement européen sont en contradiction avec leurs déclarations publiques. Refusez toute banalisation de ces discours.

    Ces candidatures n’ont pour effet que de diviser le pays et de promouvoir un projet politique inspiré des dérives populistes observées ailleurs, notamment aux États-Unis sous l’ère trumpiste.

    L’histoire nous l’enseigne avec force : lorsque les démocrates se divisent ou se taisent, les forces extrémistes avancent. Ce mécanisme est constant depuis les années 1930, des idées historiquement portées par l’extrême droite deviennent « acceptables », banalisées ou reprises par des forces politiques traditionnelles. Nous assistons actuellement, en France, à ce glissement progressif d’une partie de la droite républicaine vers les thèses de l’extrême droite.

    Nous rappelons que préserver la démocratie, c’est refuser toute complaisance avec ces extrêmes, c’est défendre l’universalisme contre le repli identitaire, la loi contre l’arbitraire, la vérité historique contre sa falsification.

    Il ne s’agit pas d’être d’accord sur tout, mais de se rassembler autour d’un socle commun essentiel : la démocratie, l’État de droit, l’égalité et la dignité humaine.

    Face au danger, notre histoire est sans ambiguïté. Dès 1943, au cœur de l’Occupation nazie, des femmes et des hommes de gauche, du centre et de droite ont su dépasser leurs divergences pour résister ensemble au nazisme.

    Beaucoup d’entre eux ont parrainé notre association. Ils s’appelaient Lucie Aubrac, Jacques Chaban-Delmas, Marie-Jo Chombard de Lauwe, Geneviève De Gaulle, Père Jean Cardonnel, Georges Guingouin, Jean Matteoli, Pierre Sudreau, Raymonde Tillon, et beaucoup d’autres.

    Ils ont sauvé l’essentiel : la République et ses valeurs démocratiques.

    Ils n’avaient pas les mêmes origines, ni les mêmes parcours, ni les mêmes convictions. Mais tous furent persécutés par un système totalitaire fondé sur la haine, la peur et la négation de l’humain.

    Rappeler cette histoire, ce n’est pas figer le passé. C’est honorer toutes les mémoires – résistante, politique, juive, tsigane, homosexuelle – sans jamais les opposer. C’est faire vivre une mémoire commune qui demeure une leçon universelle contre le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie, le fascisme et toutes les formes d’exclusion.

    Aujourd’hui encore, la République a besoin de vigilance, de courage et d’unité. L’abstention, le vote blanc et la division sont toujours des alliées objectives des forces qui contestent les fondements mêmes de la démocratie.

    Réunis en Assemblée générale nous appelons solennellement l’ensemble des citoyennes et des citoyens à la mobilisation, au vote et à la défense de la démocratie.

    Ne laissez pas votre avenir être confisqué.

    Responsables et candidats, de gauche ou de droite, nous plaçons notre confiance en votre attachement aux valeurs de la République, aux valeurs défendues par le Conseil National De la Résistance et à votre responsabilité de les protéger.

    Françaises, français ne vous résignez ni à l’abstention, ni au vote blanc. Votez et faites voter pour un candidat républicain fidèle aux valeurs démocratiques.

    Marseille le 7 mars 2026.